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Ecomouton: les moutons comme tondeuses écologiques

Ecomouton: les moutons comme tondeuses écologiques | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Ecomouton loue des moutons aux entreprises et aux collectivités pour tondre leurs pelouses. Cet écopâturage évite la tonte mécanique et les pesticides.

 

Aux pesticides et aux tondeuses mécaniques, des entreprises préfèrent l’écopâturage ! Des moutons paissent toute l’année sur leur terrain et les entretiennent sans faire de bruit. Les moutons proposés par Ecomouton sont des moutons d’Ouessant, une race rustique originaire de l’île du même nom. En tant que plus petits moutons du monde, ils mesurent moins de 50 cm au garrot et ne pèsent pas plus de 20 kg !

 

Ecomouton s’adresse principalement aux entreprises qui ont de grandes surfaces d’espèces à entretenir. Il s’agit notamment des sites avec des entrepôts, des lieux de stockage ou de bureaux. En effet, pour adhérer au système, il faut tout de même une surface minimum de 3000 m2 pour l’installation de 2 moutons !

 

17 sites de tonte sont actifs début décembre 2013, pour un cheptel de 330 moutons. Trois sites supplémentaires en Ile-de-France viendront agrandir le cheptel de 120 têtes d’ici la fin de l’année. Si les sites actuels se retrouvent principalement dans le Nord et dans l’Ile-de-France, l’entreprise espère s’étendre sur 20 sites supplémentaires au niveau national en 2014 ! Des installations sont d’ores et déjà prévues en Région Centre et dans les Pays de la Loire.

 

« Les tarifs commencent à 240 euros par mois pour deux moutons, mais les retours d’expériences montrent que les dépenses liées à la tonte diminuent de 20 % en moyenne pour les entreprises qui travaillent avec nous », explique Sylvain Girard, Président-fondateur d’Ecomouton. De plus, l’arrêt de la tonte mécanique et de l’utilisation des pesticides permet de retrouver une certaine biodiversité sur les sites. Les avantages ne s’arrêtent pas là : les crottes de ces moutons, de petites tailles sont peu odorantes, sèchent rapidement et rentrent dans le sol, apportant un engrais naturel, permettant de retrouver le cycle naturel de l’azote et du phosphore.

Des moutons, pour améliorer le cadre de vie de l’entreprise

Les moutons d’Ouessant peuvent vivre dehors toute l’année pour le plaisir des employés. « Les employés sont ravis et adoptent rapidement leurs nouveaux compagnons ; certains leurs donnent même des noms ! », livre Alix Monnin, l’assistance commerciale de la PME.

 

L’entreprise demande simplement un petit abri où les moutons pourront se réfugier en cas de pluie ou de soleil intense. Ecomouton installera aussi quelques clôtures pour délimiter l’espace de vie des animaux.

Un berger rend visite au troupeau deux fois par mois, en moyenne, pour s’assurer de leur bonne santé, du bon état des clôtures et du site de tonte. Il leur prodigue tous les soins nécessaires, vérifie les grossesses et mesure la qualité de la pâture.

L’hiver, il peut également apporter du foin supplémentaire si besoin. Il peut aussi déplacer les moutons, d’une zone de tonte à une autre pour assurer une tonte régulière du site. Entre les visites, un référent doit simplement contrôler l’aspect général des moutons et signaler tout comportement inhabituel !

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Food Inc, Les alimenteurs

Food, Inc. (Les Alimenteurs au Québec) est un documentaire américain de 2008, réalisé par Robert Kenner. Le film traite de la production de nourriture à grande échelle aux États-Unis et conclut que la viande et les légumes produits par ce type d’industrie sont mauvais pour la santé et pour l’environnement.

Le documentaire  a été fortement critiqué par les grosses entreprises américaines engagées dans la production alimentaire industrielle.

Food, Inc. est nommé en 2010 pour l’Oscar du meilleur film documentaire.

Via Shabba
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Fin des sacs plastiques. Le décret sur l'interdiction publié fin mars

Fin des sacs plastiques. Le décret sur l'interdiction publié fin mars | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Le décret sur l'interdiction des sacs de caisse en plastique à usage unique, qui doit entrer en vigueur le 1er juillet, paraîtra le 31 mars au Journal officiel.


L'annonce est signée Ségolène Royal. « Signature du décret d'interdiction des sacs plastiques à usage unique. Publication le 31 mars », écrit la ministre de l'Environnement dans un tweet.


Cette interdiction devait à l'origine entrer en vigueur le 1er janvier. Ségolène Royal avait annoncé début février qu'elle s'appliquerait finalement à partir du 1er juillet prochain. « J'ai écouté le besoin de transition » qui s'est exprimé, avait-elle expliqué. 


 L'interdiction des sacs de caisse en plastique à usage unique est prévue par la loi sur la transition énergétique. Seront interdits les sacs en plastique d'épaisseur inférieure à 50 micromètres aux caisses des magasins, sans considération de volume, gratuits ou payants. 

 Puis, seront prohibés, au 1er janvier 2017, les sacs ou emballages en plastique qui ne sont pas en caisse et contenant des denrées alimentaires. 


 8 milliards de sac abandonnés chaque année Les consommateurs doivent se voir proposer aux caisses des sacs en plastique réutilisables (plus de 50 micromètres) ou des sacs en papier. 

 En 2010, au niveau européen, on estimait à 8 milliards le nombre de sacs en plastique abandonnés dans la nature chaque année, qui mettent ensuite plusieurs centaines d'années à se dégrader et viennent affecter durablement la faune marine en particulier.

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Cultivez votre potager virtuel et récoltez de (vrais) fruits et légumes locaux

Cultivez votre potager virtuel et récoltez de (vrais) fruits et légumes locaux | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Avec Monpotager.com, les internautes peuvent gérer un potager virtuel à la façon d'un jeu vidéo. Mais ici, les légumes deviennent réalité quand arrive l'heure de la récolte.


À la manière d'un jeu vidéo, Monpotager.com permet aux internautes de gérer leur propre potager en ligne. Sa différence avec FarmVille ou FarmMania : les légumes deviennent réalité quand vient l'heure de la récolte.


Combiner les saveurs d'une alimentation locale et la dimension ludique d'un jeu vidéo, c'est le pari de Monpotager.com. Sur ce site, les internautes peuvent planter virtuellement un potager en sélectionnant leurs fruits et légumes parmi plus de 40 variétés, dont de nombreuses anciennes ou rares. Mais contrairement à des jeux tels FarmVille ou FarmMania, ici les légumes deviennent réalité quand arrive la récolte. Moyennant un abonnement mensuel compris entre 15 et 100 euros selon la surface cultivée, les internautes reçoivent régulièrement des prod


"Je souhaitais répondre à une attente forte des populations urbaines tout en y apportant une touche d’originalité et de sympathie" explique le fondateur, Thierry Desforges à We Demain. Fils de paysan, il a créé cette plateforme en 2013 afin de permettre aux citadins de mieux se nourrir, mais aussi d'apprendre les bases de l'agriculture. "Sur Monpotager.com, les utilisateurs peuvent suivre la croissance des plantes et ils reçoivent des notifications dès qu'il se passe quelque chose. C'est aussi une façon de renouer avec le rythme des saisons."Fruits frais dans l'un des nombreux points relais inscrits au réseau.


Carottes Yellowstone, betteraves Burpees golden et autres framboises Tulameen sont disponibles à un prix à peine supérieur de 10 à 15 % à celui des grandes surfaces. Le tout issu de l'agriculture biologique ou raisonnée avec "un niveau de qualité et de service sans commune mesure" avec les supermarchés assure Thierry Desforges. Les agriculteurs sont également bien rémunérés avec des prix d'achat supérieurs de 15 à 30 %.


Présent en région parisienne et à Lyon, où il fédère déjà 21 000 utilisateurs, le service devrait s'étendre cette année à Lille, Nantes, Bordeaux et Toulouse. À quand à un partenariat avec FarmVille, le jeu leader de l'agriculture virtuelle ? "Nous n’excluons pas un jour, s’ils sont intéressés, de pouvoir travailler main dans la main pour accroître de part et d’autre l’expérience utilisateur". L’appel est donc lancé !

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Comment manger sans huile de palme au supermarché ? 

Comment manger sans huile de palme au supermarché ?  | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Biscuits, pâtes à tartiner, pizzas, biscottes… la liste des produits alimentaires contenant de l’huile de palme est longue. On a, depuis quelques années, tendance à critiquer celle qui se glisse dans quasiment tous les rayons du supermarché. Pourquoi est-elle si mauvaise ? C’est ce que l’on vous propose de découvrir à travers la série « comment consommer sans huile de palme dans le commerce* ? » 

* D’après les produits vendus dans les enseignes AUCHAN, CASINO, CARREFOUR, MONOPRIX, LECLERC, U.


Si on a déclaré la guerre à la monoculture du palmier à huile c’est parce qu’elle est responsable de la déforestation intensive en Malaisie, Indonésie, Afrique et Amérique du Sud. Pour protéger les forêts d’Afrique, immenses puits de carbone et réserves naturelles de biodiversité, Greenpeace a entamé une action contre Vincent Bolloré. L’investisseur français détient en effet 38,75 % du capital de la Socfin, le groupe de la famille belge Fabri, propriétaire de plantation d’hévéas et de palmiers à huile en Afrique et Asie. 


L’ONG souhaite que Bolloré fasse pression et s’engage dans une politique Zéro déforestation. Côté santé, l’huile de palme est loin d’être inoffensive puisqu’elle est particulièrement riche en acides gras saturés, le fameux gras qui se glisse dans nos artères et qui est responsable du « mauvais » cholestérol (LDL). Certes, ce n’est pas en en mangeant une fois ou deux que l’on risque la crise cardiaque, mais plutôt en la consommant tous les jours : l’huile de palme contient 50% d’acides gras saturés, contre 15% pour l’huile d’olive d’après l’Institut des corps gras ITERG. 


 Pire qu’un moustique acharné, l’huile de palme est partout. Elle se faufile l’air de rien dans tous nos produits préférés comme les plats préparés, les céréales ou encore le chocolat, qu’ils soient bio ou non ! Révolution sans huile de palme C’est sûrement un peu radical comme solution mais qu’on se rassure, il existe des alternatives. 


Selon WWF, l’huile de palme est présente dans 50% de nos produits… Il nous reste donc les 50 autres pour cent ! On voit de plus en plus la mention « huile de palme issue de l’agriculture bio », mais on ne va pas se leurrer, de l’huile de palme reste de l’huile de palme élevée dans des conditions plus ou moins similaires. Pire encore, elle possède des centaines de dérivés, aussi vicieux les uns que les autres. Fruit du palmier à huile, Pixabay Fruits du palmier à huile, Pixabay 


Dans l’alimentaire on retrouve des produits issus de la transformation du palmier à huile sous les appellations « huile ou graisse végétale » hydrogénée ou non : c’est de l’huile de palme sauf mention contraire. On a également le « mono-di glycéride d’acides gras, monostéarate de glycérol ou sucroesters d’acides gras » (encore une fois, sauf mention contraire), « l’oléïne de palme ou stéarine de palme », les « acide hexadécanoïque ou acide cétylique, acide saturé caprilyque » ou encore dans les additifs alimentaires comme E 304, E 335, E 472, E 495. Bref, la liste est longue, vous pouvez en trouver une sur le blog Sans Huile de Palme du géochimiste Adrien Gontier. 



 Que choisir ? Que l’on soit d’accord ou non, il faut au moins un BAC +12 spécialisation « déchiffrage d’étiquetage » pour réussir à tout comprendre. Pour tout ceux qui auraient raté leur vocation, voici une sélection – non-exhaustive – de produits présents en grande surface, pour savoir quels chocolats, pizzas ou biscottes prendre. En ce qui concerne la friture, il est possible de remplacer l’huile de palme par de l’huile de colza ou de tournesol, comme pour les chips de pomme de terre et autres légumes par exemple.


 CHOCOLATS & PÂTES A TARTINER 

 L’huile de palme remplace le beurre de cacao, mais elle peut elle-même être substituée par de l’huile de tournesol, de colza ou le beurre de karité. Il existe même du chocolat sans graisse ! Le choix de la pâte à tartiner : prenons en comparaison le NUTELLA, qui pour 100 grammes de produit contient 11g d’Acides Gras Saturés (AGS), 7.4% de cacao et 13% de noisettes. 


 MONOPRIX : à l’huile de tournesol et de coco. AGS 5.7 gr ; 7.4% de cacao ; noisettes 13%. 

NOCCIOLATA RIGONI DI ASIAGO : à l’huile de tournesol. AGS 6 gr ; cacao 6.5% ; noisettes 16%. 

CASINO : à l’huile de tournesol et coco. AGS 6.1 gr ; cacao 7.4% ; noisette 13%. 

JARDIN BIO : à l’huile de tournesol. AGS 6.2 gr ; existe au chocolat noir et au lait 16.5% ; noisettes 10%. 

BANANIA : à l’huile de tournesol et de coco. AGS 6.2 gr ; cacao 19% et poudre de BANANIA ; banane 3% ; peut contenir des noisettes. 

U SAVEURS : à l’huile de colza. AGS 9 gr ; chocolat noir 24% ; noisettes 40%. 

GAVOTTES : à l’huile de colza, karité et coco. AGS 9,1 gr ; cacao ; éclat de crêpe dentelle 10%, noisettes. 


Tablettes de chocolat : les marques à consommer pour un chocolat pâtissier et gourmand. 

 U et U BIO 

NESTLE Dessert, 

MENIER MAGNUM 

MONOPRIX et MONOPRIX BIO, 

GOUMET, 

PTIT PRIX 

AUCHAN et AUCHAN BIO 

VILLAGE LECLERC 

CASINO, DOODINGUES 

 LINDT


 Les tablettes bios 

 ALTER ECO 

GERBLE 

ETHIQUABLE 


PIZZA & PÂTES A PIZZA 

Niveau pizzas, les marques ont fait un effort. Seuls MARIE et BIEN VU utilisent encore de l’huile de palme, les autres l’on remplacée par de l’huile de tournesol ou de colza. On reste septique pour Dr.OETKER qui utilise des « protéines végétales hydrolysées »… de palme ? Pour les pizzas à faire soi-même, « HERTA s’engage » et MONIQUE RANOU BIO persiste à utiliser de « l’huile de palme ».  


Pizza à faire réchauffer 

 U et U BIO : avec la mention « certains ingrédients de ce produit ne proviennent pas de France ». 

JARDIN BIO : des produits fait le jour même ! 

AUCHAN : avec de la farine de blé et du lait, comme on aime. CASINO : sans conservateur mais avec des traces de poisson, crustacés, mollusques, œuf, céleri et moutarde… pour une pizza au fromage, c’est un peu trop.

 AMY’S KITCHEN : Sans gluten avec une pâte à base de riz. SODEBO : avec des nitrites de sodium classés « certainement cancérigène pour l’homme », par l’ARTAC. 

BUITTONI : avec des nitrites et autres produits dont on se passerait bien 


 Pâte à pizza, pour une pizza « maison » 

 CROUSTIPATES : Sans gluten mais avec alcool éthylique. 

U : à l’alcool éthylique. 

BIO VILLAGE : avec des diglycérides et alcool éthylique. MONOPRIX et MONOPRIX BIO : avec des ingrédients issus de l’agriculture biologique, mais avec des émulsifiants mono et diglycérides d’acides gras et antioxydant d’acide ascorbique. CASINO : avec des poudres à lever, des émulsifiants et antioxydant. 

 BLANC de LECLERC : avec des conservateurs tels que E450, E500, E 471. 

AUCHAN : avec des poudres à lever, des émulsifiants et antioxydant. 

FRANCINE : avec des additifs alimentaires comme E500-E575. 


CÉRÉALES & BISCOTTES 

Céréales pour un petit déjeuné gourmand 

 KELLOGS BREND 

QUAKER 

BJORG 


Et des biscottes craquantes 

 PELLETIER 

PASQUIER 

CEREAL BIO 

MONOPRIX 

SCHAR 

BIO VILLAGE 

EPI D OR DE MARQUE REPERE 

AUCHAN 


Bonnes courses et au prochain article pour savoir quels produits d’entretien acheter !

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Season Square : une cuisine 100 % végétale et de saison en plein Paris

Season Square : une cuisine 100 % végétale et de saison en plein Paris | Des 4 coins du monde | Scoop.it

La prochaine bonne adresse vegan à Paris ? Ce pourrait être Season Square, le futur restaurant qui proposera une cuisine maison, de saison et entièrement végétale en plein Paris. Pour que ce projet devienne réalité, une opération crowdfunding est en cours. Il reste quelques jours pour participer !



Tout a commencé par la création d'un blog de cuisine vegane, Season Square. Chic et carrément gourmand, le blog est animé par Morgan et Jean-Matthieu, respectivement fils de restauratrice et vegane et chef cuisinier touche à tout, qui ne jurent que par les produits locaux et de saison. Mêler responsabilité et plaisir des papilles, c'est un pari que les deux amis ont relevé haut la main. 


On pourrait même ajouter qu'ils ont pensé au plaisir des yeux : les recettes sont alléchantes dès le premier regard ! A peine plus d'un an après la création du blog, les deux compères passent à la vitesse supérieure : la création d'un restaurant qui proposera leurs recettes, 100 % végétales, conçues avec des produits frais, locaux et de saison. Une démarche éthique et responsable qui, l'assurent-ils, a vocation à s'adresser au plus grand nombre puisqu'une attention particulière est portée aux prix. Burgers, plats en sauce, bols, sandwichs, tartes, gâteaux, cookies, beignets, boissons chaudes et froides… la carte s'annonce variée, et changera bien entendu au rythme des saisons.


 Un pari motivant pour un chef cuisinier et une variété à la carte bienvenue pour les clients. Pour avoir une idée de ce qui pourra vous régaler, rendez-vous sur le blog Season Square !

L B-M's insight:
Participez à la campagne de crowdfunding sur Ulule !

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Pourquoi faut-il consommer davantage de légumineuses ?

Pourquoi faut-il consommer davantage de légumineuses ? | Des 4 coins du monde | Scoop.it

2016 a été proclamée année internationale des légumineuses par l’Onu. Une invitation à redécouvrir les multiples vertus nutritionnelles des légumes secs.


Haricot tarbais, Mogette de Vendée ou lentille verte du Puy... Le patrimoine culinaire français regorge de ces légumineuses appelées aussi légumes secs. Nourrissantes et faciles à conserver, ces petites graines sont les plus anciens légumes connus, des lentilles ayant été découvertes sur le site préhistorique d’Argos en Grèce daté de 13 000 avant J.-C. Présentes sur l’ensemble du globe, certaines espèces comme les fèves et les pois chiches ornaient déjà les étals romains, tandis que d’autres, comme les haricots secs, furent importés d’Amérique en Europe et en Afrique à la Renaissance. Mais la vie moderne les a peu à peu jugées trop longues à préparer et difficiles à digérer. Pis, leur image "rustique" a été source de désamour et il s’en consomme aujourd’hui dix fois moins qu’au XIXe siècle.


Hier source essentielle de glucides et de protéines, les légumineuses ont depuis été largement supplantées par les sucres complexes comme le riz, les pâtes et les pommes de terre et par les protéines de la viande, dont la consommation annuelle en France est passée de 20 kg par personne en 1850 à près de 100 kg en 2015 même si elle tend désormais à baisser. «Par un fâcheux paradoxe, les protéines végétales [tourteau de soja, lupin, pois protéagineux] produites aujourd’hui, servent en priorité à nourrir les animaux », constatait Jean-Marie Pelt dans son récent ouvrage Légumes d’ailleurs et d’autrefois (1). Le botaniste y rappelait que l’intérêt tant nutritionnel qu’écologique des légumineuses était pourtant connu de toutes les cultures, concluant : « Les choses sont claires : l’avenir de l’alimentation humaine appartient aux légumineuses. »


On distingue 3 sous-familles


La famille des légumineuses (fabacées) rassemble les plantes portant des fruits appelés gousses qui contiennent des graines. Les légumineuses destinées à l’alimentation humaine peuvent être subdivisées en trois sous-familles° : les haricots (soja, haricots rouges et blancs, mungo, fèves), les lentilles (brunes, vertes, blondes, corail…) et les pois (petits pois, pois cassés, pois chiches) (2).


Elles sont de bonnes sources de sucres complexes


Les légumineuses font partie, avec les pâtes et le riz, de nos plus grands fournisseurs de glucides complexes, essentiellement de l’amidon. Contrairement aux glucides simples absorbés directement dans le sang, les glucides complexes sont assimilés progressivement par l’organisme et fournissent de l’énergie au rythme de nos efforts. 100 g de lentilles, de haricots blancs ou de petits pois frais contiennent respectivement 16 g, 14 g et 10 g de glucides complexes pour 100 g.


Elles sont riches en vitamines et minéraux


Bien dotées en vitamines, les légumineuses contiennent aussi du carotène (provitamine A), de l’acide folique (vitamine B9) et peuvent fournir un apport intéressant en vitamine C, à condition de consommer les graines vertes ou de laisser germer les légumes secs avant de les manger. Enfin ce sont d’excellentes sources de minéraux, les lentilles étant par exemple cinq fois plus riches en fer que le riz.


Elles sont indispensables à l’équilibre des régimes végétariens


Les légumineuses sont parmi nos principales sources de protéines végétales : soja (38,2 %), pois cassés (33 %), haricot rouge et lentilles (environ 20 %). Dans les régimes végétariens, les légumes secs sont souvent associés aux céréales, permettant de couvrir les besoins en protéines et pouvant remplacer la viande et le poisson. Des études fiables (3) ont en effet montré que l’association de légumes secs et de céréales fournit l’ensemble des neuf acides aminés essentiels que notre corps n’est pas capable de synthétiser, indispensables pour la formation des os et de la masse musculaire et pour la défense de l’organisme. Ils sont en effet complémentaires : les légumineuses sont riches en un acide aminé (lysine) mais pauvre en un autre (méthionine). À l’inverse des céréales (4).


Elles sont riches en fibres satiétogènes


Les légumineuses sont riches en fibres alimentaires, des glucides non assimilables qui accélèrent le transit digestif. 100 g de pois cassés ou de flageolets en fournissent respectivement 10,6 et 7,8 g. Une alimentation riche en fibres aide à satisfaire l’appétit en apportant plus rapidement une sensation de satiété et pourrait jouer un rôle préventif en diminuant le risque de cancer du côlon (5). Selon les objectifs nutritionnels fixés par le Haut Conseil de la santé publique, un adulte devrait consommer au moins 25 .g de fibres par jour. Or cet objectif est atteint par moins d’un Français sur quatre. La consommation de légumes secs compense cette déficience.


Attention à leur digestion


Elles peuvent être difficiles à digérer et provoquer des ballonnements. Les personnes ayant des intestins fragiles devraient les consommer de préférence sous forme de purée afin d’éliminer l’enveloppe des graines (téguments) qui peut irriter les muqueuses intestinales. Enfin pour éviter les flatulences, il est conseillé de faire tremper les légumineuses une nuit avant la cuisson, puis de les rincer afin d’éliminer les sucs non digestibles. Mieux vaut également éviter d’abuser du sucre raffiné au cours du même repas car celui-ci facilite la fermentation des fibres.


Elles nécessitent moins de traitements chimiques


Les légumineuses sont parmi les plantes qui subissent le moins de traitements chimiques (6) car leur culture ne nécessite pas de fertilisation azotée. Elles abritent en effet dans leurs racines des bactéries qui captent l’azote présent dans l’air et le sol et le stockent sous forme de protéines dans les graines. Après la récolte, les racines des légumineuses restent dans le sol, s’y décomposent et l’enrichissent en azote organique, limitant l’usage de pesticides.


 


(1) Légumes d’ailleurs et d’autrefois, Jean-Marie Pelt, Fayard 2015.


(2) Légumes et légumineuses, Patricia Bargis, Eyrolles, 2015


(3) Dietary protein quality evaluation in human nutrition, FAO, Food and Nutrition Paper, 2011.


(4) La Nutrition dans les pays en développement, rapport pour la FAO, Michael C. Latham, 2001.


(5) « Dietary fiber intake and mortality in the NIH-AARP Diet and Health Study », Park Y. et coll. Arch. Intern. Med. 2011 ; 171 (12) :1061-8.


(6) European Food Safety Authority : Conclusion on the peer review of the pesticide risk assessment of the active substance diquat, EfsaJournal 2015;13.

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Agriculture paysanne & agroécologie - Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières

AVSF (Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières) est une association de solidarité internationale reconnue d'utilité publique, qui agit depuis 1977 pour soutenir l'agriculture paysanne.

Via Catherine Closson
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Bio : consommation record en 2015 

Bio : consommation record en 2015  | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Neuf français sur dix ont consommé du bio en 2015 : le baromètre 2015 Agence bio-CSA révèle une consommation record. La production suit la demande, avec une augmentation de 17 % des surfaces cultivées en agriculture biologique par rapport à 2014.


89 % des français ont consommé du bio au moins occasionnellement en 2015, dont 65 % au moins une fois par mois. Le baromètre 2015 Agence Bio-CSA, présenté le 25 février 2016, indique une forte attente des consommateurs en la matière. Leur choix est guidé majoritairement par la volonté de préserver leur santé (63 %), l'environnement (58 %), et par la qualité et le goût des produits (56 %). Ce sont les produits frais (fruits et légumes, œufs et produits laitiers) qui sont les plus achetés.

Surfaces agricoles bio en augmentation de 17 %
Face à cette demande croissante, la production se développe : les surface cultivées en bio ont augmenté de 17 % par rapport à 2014 : 4,9 % du territoire agricole (1,3 million d'hectares) est conduit selon le cahier des charges de l'agriculture biologique fin 2015, contre 2 % en 2007.

« C'est un mouvement profond », se réjouit Elisabeth Mercier, directrice de l'agence bio. 82 % des Français font confiance à l'agriculture biologique, et 78 % s'accordent à dire qu'elle est une solution face aux problèmes environnementaux. Elisabeth Mercier rappelle qu'elle est aussi une source d'emplois et qu'elle contribue à maintenir le tissu rural.
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Quand le social et l’écologique se rencontrent : Recup’kitchen

Quand le social et l’écologique se rencontrent : Recup’kitchen | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Chaque année en Belgique l’équivalent de 33 millions d’assiettes finit à la poubelle, de quoi nourrir 30 000 personnes pendant un an. Face à ce gaspillage, un groupe de bénévoles bruxellois décide d’agir en établissant une cuisine dans une caravane. Celle ci servira des plats végétariens, cuisinés à partir de surplus alimentaires et de produits locaux et/ou bio.


Le principe du projet est simple : récupérer les invendus des marchés bruxellois afin de leur donner une seconde vie et de réduire le gaspillage. Les bénévoles serviront ensuite ces plats à petit prix en se déplaçant grâce à un foodtruck dans les espaces publics de Bruxelles. Ce projet a été lancé par certains participants du potager Latinis, situé sur le site de l’ancienne gare Josaphat, à Schaerbeek. « Notre initiative n’est pas marchande. Nous sommes tous bénévoles », explique Quentin Fabri, membre du projet.


Des objectifs bien précis


Ces bénévoles ont trois objectifs. Il s’agit premièrement de faire en sorte qu’une petite partie des aliments destinés à la poubelle finisse dans nos assiettes. Ensuite, ils souhaitent permettre à la population de s’approprier les espaces publics dans leurs quartiers. « Il y a dans la ville beaucoup d’espaces inoccupés et oubliés que nous pouvons revaloriser », ajoute Quentin Fabri. Leur « Recup’kitchen » sera aussi un point de rencontre et de discussion. Ils souhaitent en faire un outil pour créer des liens et réfléchir sur plusieurs sujets. « Malgré le fait que notre initiative soit petite, nous voulons montrer qu’il est possible de vivre ensemble de manière écologique et sociale dans notre ville » souligne Hanne Van Reusel, l’une des porteuses du projet.


Afin d’acheter le matériel nécessaire à leur projet, Recup’kitchen a récolté 7530 euros grâce à une campagne de financement participatif. Ces dons leur permettront d’acheter la caravane, les meubles et d’aménager un espace agréable. « L’idée est d’aménager la cuisine comme à la maison afin d’amener le coté convivial du lieu », nous explique Quentin Fabri.


Mais en attendant…


En attendant, bien qu’ils ne soient pas encore établis dans leur « cuisine mobile », ce groupe de bénévoles se rend déjà dans les marchés bruxellois à la quête de produits alimentaires invendus. Ils cuisinent ensuite ces aliments et se déplacent à l’aide de vélos. Ils sensibilisent ainsi une plus grande partie des citoyens en partageant leur cuisine, vendue à prix libre. « Le principe du prix libre est que le client donne ce qu’il veut. Vous payez donc en fonction de votre satisfaction », détaille Quentin Fabri.


La nourriture servie varie selon les fruits et légumes récupérés sur les marchés : soupe, quiche et desserts en tout genre. Vous ne trouverez par contre pas de viande dans cette cuisine entièrement végétarienne. « Nous récoltons nos produits sur les marchés, ce sont donc des fruits et légumes locaux ce qui explique que la nourriture que l’on présente dépend aussi des saisons », conclut Quentin Fabri.



Au niveau mondial :

1/3 de la nourriture produite pour la consommation humaine est jeté;

1,3 milliard de tonnes d’alimentation jetées chaque année tout au long de la chaine de production;

¼ de cette alimentation permettrait de nourrir les 870 millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde.

A Bruxelles :


Pour les ménages : 15 000 tonnes de produits alimentaires jetées chaque année (équivalent de 15 kg par personne);

Pour les entreprises : 10 000 tonnes de produits alimentaires;

Les produits alimentaires représentent 12% du volume de nos poubelles blanches.

Source : Bruxelles environnement


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La prison de Mulhouse récompensée pour son projet bio

La prison de Mulhouse récompensée pour son projet bio | Des 4 coins du monde | Scoop.it

La maison d’arrêt de Mulhouse a été récompensée par le ministère de l’Agriculture pour son projet consistant à augmenter la part du bio et du local dans ses approvisionnements. Le modèle est la maison d’arrêt de Strasbourg-Elsau, déjà axée sur le développement durable. 


L’objectif est d’arriver à 8-10 % de produits bio et locaux dans les assiettes des détenus, soit environ un repas par semaine. La prison mulhousienne veut aussi réduire le gaspillage alimentaire, qui s’élève à environ 170 tonnes de produits par an. Certains détenus prendront donc leurs repas en commun, plutôt que seuls dans leurs cellules, une démarche qui pourrait les amener à apprécier davantage leur repas et donc à réduire le gaspillage, espèrent les responsables du projet. 


Les 300 détenus pourront travailler dans un potager en permaculture qui devrait voir le jour au printemps dans la prison, ainsi que dans la cuisine ou à la construction de ruches.

 

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Le bio français rattrape son retard en Europe

Le bio français rattrape son retard en Europe | Des 4 coins du monde | Scoop.it

En forte progression, l’agriculture biologique représente aujourd’hui  4,9% de la surface agricole utile française. Mais le pays demeure loin des pays leader comme  l’Autriche ou la Suède. Un article de notre partenaire le Journal de l’Environnement.


L’agriculture bio affiche une insolente santé, contrastant avec les crises que connaissent les industries laitières ou porcines traditionnelles.


Jeudi 25 février, les dirigeants de l’Agence Bio ont présenté les chiffres 2015 de l’«agrobio» française, une activité en plein boom. Ce sont désormais 28.725 fermes qui respectent les cahiers des charges siglés AB, cultivant 1,3 million d’hectares, soit 4,9% de la surface agricole utile française (SAU), contre 4,1% en 2014 et 2% en 2007.



Une progression qui permet au secteur de se rapprocher de la moyenne européenne, ou le bio représente 5,7% de la SAU. 63% des surfaces cultivées se situent en Espagne, Italie, France, Allemagne, Pologne, et Royaume-Uni. La part de la bio a dépassé les 20% en Autriche et 10% en Suède, Estonie, en République tchèque, en Lettonie et en Italie.


«En un an, le nombre d’exploitations bio a progressé de 8% et les surfaces de 17%», résume Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence Bio. Même dynamisme chez les transformateurs. Ils sont désormais près de 13 500, soit 4% de plus qu’en 2014.


+10% EN UN AN


Côté financier, le baromètre est au beau fixe. Le chiffre d’affaires de la bio tricolore bondit de 10% en un an et atteint les 5,5 milliards d’euros. C’est que l’alimentation bio a de plus en plus d’adeptes: en témoigne un sondage de CSA commandé par l’Agence Bio, selon lequel 65% des personnes interrogées disent «avoir consommé des produits bio ces 12 derniers mois».



Entre 2004 et 2012, ce chiffre était légèrement supérieur à 40%. «La bio ce n’est pas qu’une affaire de bobos», tonne Elisabeth Mercier. D’autant que la consommation de fruits, de légumes ou de produits transformés issus de l’agriculture biologique progresse en régularité: 27% des sondés en achètent chaque semaine, contre 19% en 2014. Parmi les produits phares: fruits et légumes, œufs, jus de fruits, fromages et lait.


Les grandes surfaces alimentaires restent le premier point de vente où les clients choisissent de s’approvisionner en produits bio (44,3 du chiffre d’affaires national), devant les distributeurs spécialisés (34,3%) et la vente directe (13%).



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Un supermarché spécialisé dans les produits frais périmés

Un supermarché spécialisé dans les produits frais périmés | Des 4 coins du monde | Scoop.it
A Copenhague, WeFood ne vend que des produits dont la date limite de consommation est dépassée, ou dont l’emballage a été abîmé. En France, cette pratique est illégale : seules les denrées non périssables peuvent être proposées à la vente.

 

Pour contribuer à la réduction du gaspillage alimentaire au Danemark, un supermarché de produits périmés a ouvert lundi à Copenhague, selon le site The Local.

WeFood ne vend en effet que des produits dont la date limite de consommation est dépassée, ou dont l’emballage a été abîmé. Pain, viande, fruits et légumes sont ainsi disponibles en rayons à un prix de 30 à 50% moins cher que dans les magasins habituels .Le projet a été mis en place par l’association caritative DanChurch Aid et est géré par des bénévoles.

Acheter du périmé? Ce concept existe déjà aux Pays-Bas et remporte un franc succès. Plusieurs supermarchés de ce type ont également vu le jour aux Etats-Unis et un café dernièrement a été développé par le chef Adam Smith en Angleterre.

En France, qu'est-ce qui est autorisé?

Et en France? La pratique est légale sous certaines conditions. Les produits qui peuvent être vendus sont ceux dont la date de péremption est expirée, mais ce sont tous des denrées non périssables -pâtes, céréales...- qui affichent une date limite d'utilisation optimale (DLUO). On peut les consommer au-delà de cette date : les risques pour la santé sont nuls. Seules les qualités gustatives et nutritives sont altérées avec le temps.

Pour les produits frais, pas question de les consommer au delà de la date indiquée sur l'emballage, qui est la date limite de consommation (DLC). Ils doivent impérativement être retirés de la vente une fois la date dépassée.

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Au Canada, on peut cueillir ses légumes au supermarché

Au Canada, on peut cueillir ses légumes au supermarché | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Au Canada, on pourra bientôt cueillir ses légumes vivants au supermarché. Une idée qui garantit la fraicheur des produits, et qui limiterait le gaspillage.

 

Dès le mois de mars, il sera possible de cueillir soi-même salades et fines herbes dans des supermarchés de La Pocatière, au Québec. À l’origine de cette innovation qui pourrait créer une petite révolution dans le secteur de la grande distribution, une entreprise québécoise : Inno 3B.

En effet, pour les produits très frais ou fragiles comme les salades ou fines herbes, le transport est problématique, et le gaspillage est très important, les clients souhaitant des produits d’une extrême fraîcheur. Dès lors, quoi de mieux que des végétaux vivants pour garantir la fraîcheur ? Cela réduirait en outre la production de déchets pour ces produits souvent sur-emballés.

Les plants sont livrés par la société avec une solution baptisée Grow to go, qui permet de maintenir le légume vivant pendant trois à quatre semaines. Le client peut ainsi cueillir le produit directement en supermarché, ou le laisser encore pousser chez soi. Pratique pour les fines herbes afin de garantir une fraîcheur optimale.

Cueillir ses légumes vivants comme dans des serres

Pas question bien sûr de proposer des pommes de terre ou des carottes, trop gourmands en terre et en espace. L’entreprise propose aujourd’hui, outre des salades et des fines herbes, des graines germées de blé ou maïs. La prochaine étape ? Faire pousser des plants de fraises et de tomates en supermarché.


Selon Martin Brault, président de l’entreprise Inno 3B, sa technologie « permet maintenant la production avec un rendement qui est comparable ou sinon supérieur à celui des serres traditionnelles ». Même si les solutions d’agriculture hors-sol et de fermes suspendues se développent partout dans le monde, l’idée de faire venir directement les produits vivants dans les supermarchés est unique.

 

On peut toutefois se demander quel sera le coût énergétique de faire pousser des légumes hors-sol et sans lumière naturelle. Il s’agit du même problème que lorsque l’on fait pousser des légumes dans des serres chauffées pour pouvoir les consommer hors-saison. Ici, l’initiative règle toutefois le problème des coûts de transport et de conditionnement, et constitue une solution partielle au gaspillage alimentaire.

Même si rien ne vaut le croquant d’une laitue que l’on vient de cueillir dans son potager, cueillir ses légumes soi-même dans son supermarché semble quand même bien plus intéressant que de la consommer en sachet sous vide. Et plus amusant !

 
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Le compte Instagram qui sensibilise au sucre que vous consommez au quotidien

Le compte Instagram qui sensibilise au sucre que vous consommez au quotidien | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Le compte Instagram Dealer de Sucre vous sensibilise à la quantité de sucre que vous consommez dans les aliments du quotidien.



Parfois, on ne se rend pas vraiment compte de la quantité de sucre qu’on ingurgite avec certains aliments. Sur Instagram, le compte Dealer de Sucre vous propose de visualiser de façon très explicite la quantité de sucre présente dans les aliments et les boissons du quotidien. 


 Sur l’Instagram en question, vous pouvez donc voir des images plutôt esthétiques qui créent le contraste entre les aliments et la teneur en sucre. Bien sûr, le concept n’est pas nouveau, mais le rendu est plutôt agréable à voir sur Instagram. 


Une façon pertinente, à l’heure où le food porn fait rage sur les réseaux sociaux, de se rendre compte de la quantité de sucre que nous ingérons, parfois à notre insu, au quotidien. Pour découvrir tous les visuels, rendez-vous sur le compte Instagram de Dealer de Sucre.


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Santé : les cosmétiques bio permettent de réduire la présence de produits chimiques dans le corps

Santé : les cosmétiques bio permettent de réduire la présence de produits chimiques dans le corps | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Une étude scientifique vient de montrer que l'utilisation des cosmétiques bio permet de réduire en quelques jours la quantité de produits chimiques toxiques, notamment les perturbateurs endocriniens, présents dans l'organisme.



Les adolescentes sont particulièrement sensibles aux perturbateurs endocriniens qui peuvent déclencher de graves perturbations hormonales pendant cette période fondamentale de leur développement. Or elles utilisent beaucoup de produits cosmétiques de beauté et d'hygiène corporelle. 


Des chercheurs de l'université de Berkeley et de la Clinica de Salud del Valle de Salinas en Californie ont donc lancé une étude chez une centaine d'adolescentes, pour déterminer si l'utilisation de cosmétiques bio permettait de réduire la quantité de produits chimiques de synthèse contenant des perturbateurs endocriniens retrouvés dans leur organisme. 


Ils ont procédé à des prélèvements d'urine chez les adolescentes, puis leur ont demandé de remplacer pendant trois jours leurs cosmétiques habituels par des cosmétiques naturels ne contenant pas de perturbateurs endocriniens, notamment les phtalates, les parabens, le triclosan et l'oxybenzone, des composés chimiques de synthèse présents dans les produits de maquillage, les produits capillaires, les savons, les crèmes de protection solaire et les parfums. 


Après ces trois jours de test, un nouveau prélèvement urinaire a été effectué et les chercheurs ont constaté que les quantités de métabolites de produits chimiques présents dans l'organisme des adolescentes avait diminué de façon significative : baisse de 27% des métabolites de phtalates très utilisés dans les parfums; baisse de 45% des parabens utilisés comme conservateurs ; baisse de 36% du triclosan présent dans les dentifrices, et les savons antibactériens ; baisse de 36% des benzophénones-3 présents dans les crèmes solaires. 


Selon les chercheurs, cette étude montre que non seulement les cosmétiques bio permettent d'éviter les perturbateurs endocriniens, et autre produits chimiques potentiellement toxiques pour la santé (entraînant maladies métaboliques, obésité, troubles neurologiques, troubles du comportement, troubles du développement, malformation génitales, cancers...), mais aussi de détoxifier rapidement les organismes chargés de ces molécules de synthèse. 


Pour protéger leur santé, il suffit ainsi que les femmes, dès le plus jeune âge, changent leurs habitudes et choisissent des produits contenant moins de produits chimiques. Il existe de plus en plus de marques de cosmétiques naturels et bio, disponibles en parapharmacie, en grandes et moyennes surfaces et en magasins bio comme Weleda, Cattier, SO'BiO étic, Coslys, Lavera, Douce Nature, Dr. Hauschka, Fleurance Nature ou encore Melvita.

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Biocoop fête ses 30 ans avec une croissance à deux chiffres et en renouvelant ses engagements militants

Biocoop fête ses 30 ans avec une croissance à deux chiffres et en renouvelant ses engagements militants | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Le groupement coopératif Biocoop fête ses 30 ans en annonçant une nouvelle progression à deux chiffres de ses résultats et en renouvelant ses engagements «politiques» en faveur de l'agriculture biologique et de la consommation responsable. 


«Biocoop n'est ni une ONG, ni une entreprise strictement commerciale, mais un mélange des deux», a expliqué jeudi Patrick 

Marguerie, directeur de la communication du groupement. 


Fondée en 1986 en tant qu'association, Biocoop a pris le statut de société anonyme coopérative en 2002, et rassemble aujourd'hui à la fois une société à vocation commerciale (le réseau de 383 magasins sociétaires) et douze groupements d'agriculteurs, soit 2.000 exploitations et 6.000 producteurs locaux . «Ce qui est atypique, c'est qu'on a mis pour diriger l'entreprise des acteurs a priori divergents: des commerçants et des producteurs» mais qui ont pour point commun des engagements clairs autour de la promotion de l'agriculture biologique et de la consommation responsable, a commenté Claude Gruffat, président de Biocoop SA. 

Et selon lui, ce mélange hybride fait partie intégrante du succès de l'enseigne. 


En 2015, le réseau de magasin a ainsi réalisé un chiffre d'affaires de 768 millions d'euros, en hausse de 16,9% (+10% à magasins constants). Biocoop se revendique comme «le premier acteur bio en France», avec une part de marché de 16% et de 50% sur le secteur des chaines spécialisées. En 2014, Biocoop avait déjà vu son activité croître de 13,4% (+9% à magasins constant). Le groupement profite notamment du succès grandissant auprès des consommateurs du bio, qui a enregistré l'an dernier une croissance de 10% et représente désormais un chiffre d'affaires global de 5,5 milliards d'euros dans l'Hexagone. - «ne pas passer au commerce-roi» - 


En parallèle, le nombre de surfaces agricoles bio a connu «une envolée» en 2015, avec plus de 200.000 hectares supplémentaires, dans un contexte de crise agricole «où le modèle agricole productiviste arrive peut-être en fin de cycle», a expliqué M. Gruffat. Alors que la France a longtemps été un «peu à la traîne, on constate que le bio fait aujourd'hui figure de valeur refuge, aussi bien pour les consommateurs qui veulent manger plus sainement après les crises alimentaires des dernières années, que pour les producteurs», se félicite le dirigeant. 


Biocoop a également profité de la hausse de la fréquentation de ses magasins, et de son expansion. Le groupement a ouvert 33 nouveaux points de vente l'an dernier, et prévoit d'en inaugurer au moins 40 autres cette année. «Renforcer notre maillage territorial traduit notre volonté d'être un acteur de proximité, et n'est pas là pour faire davantage de profit», explique Gilles Piquet-Pellorce, directeur général de Biocoop. «La finalité n'est pas +toujours plus de magasins+, c'est le projet politique», a-t-il ajouté, précisant que «le premier métier de Biocoop c'est d'être constructeur de filières». 



Pour cela, la société coopérative s'appuie sur les recettes de ses groupements et magasins mais également sur une autonomie financière. En 2015, ses fonds propres ont ainsi progressé de 22%, à 32 millions d'euros, et son bénéfice net a augmenté de 33%, à 4,4 millions d'euros. «On a longtemps été considéré comme des gens bizarres, voire sectaires, mais on est aussi une entreprise solide financièrement», fait valoir M. Gruffat. «Grâce à cela, on a la possibilité de ne jamais trahir nos valeurs fondatrices et de ne pas passer au commerce roi», explique le dirigeant. «D'ailleurs dans ma lettre de mission en tant que dirigeant, j'ai l'obligation de ne pas faire trop de bénéfice» comptable, car «créer de la valeur pour créer de la valeur n'a pas de sens, les bénéfices sont donc redistribués et investit» dans nos métiers, explique-t-il. Pour 2016, le groupement affiche sa confiance, après avoir déjà enregistré une progression de son activité de 25% sur les premiers mois. Il compte également poursuivre ses engagements militants avec le renforcement de «Defibio», son initiative destinée à soutenir financièrement les producteurs et les conversions en bio. 



Le 21 mai, il lancera la deuxième édition de la «Journée des biotonomes», destinée à «sensibiliser les consommateurs à de nouvelles façons de consommer», et qui cette année aura pour thème «le commerce équitable, local et de proximité».

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Agriculture bio : le succès fait exploser l'enveloppe

Agriculture bio : le succès fait exploser l'enveloppe | Des 4 coins du monde | Scoop.it

L’enveloppe régionale prévue jusqu’en 2020 a déjà été consommée ! En cause, une explosion des conversions en 2015, que l’assèchement des aides fragilise.



Si j'ai choisi de convertir le domaine en bio, c'est pour une raison éthique, pas économique. Mais ces aides, ce n'est franchement pas du luxe. S'il faut faire sans, ça va être encore plus dur… Valérie Forgues n'est pas du genre à se plaindre. Mais cette vigneronne dynamique de la vallée du Cher vient de réaliser que les aides 2015 auxquelles elle a droit pour accompagner sa conversion pourraient ne jamais arriver. Son cas est loin d'être unique. Car la région Centre - Val de Loire est une des deux régions de France à avoir déjà consommé l'intégralité de l'enveloppe européenne, destinée au soutien de l'agriculture biologique. Une enveloppe de 20 M€ (*), complétée par une participation de l'État de 5,5 M€, qui aurait dû permettre d'intervenir jusqu'en 2020 ! 3.000 hectares en 2014 13.500 en 2015 ! 


 Ce budget, géré pour la première fois par la Région, aurait-il été sous-estimé ? « C'est vrai en partie, répond Jean-François Vincent, président de l'association régionale Bio Centre, nous avions alerté la Région dès février 2014 sur la répartition de l'aide européenne, trop faible à nos yeux. Mais il est également vrai que les conversions bio déclarées en 2015 ont littéralement explosé. »


 Deux chiffres suffisent à confirmer cette explosion : en 2014, 3.000 hectares agricoles sont entrés en conversion bio en Centre - Val de Loire, en 2015 (estimation au 10 décembre), 13.500 ha ! « Or l'enveloppe devait permettre d'assumer, entre 2014 et 2020, la mise en conversion de 17.000 ha, précise Jean-François Vincent. On y est déjà ! » D'autant que cette enveloppe doit aussi financer l'aide des précédents convertis (pendant 5 ans), et donner un coup de pouce au maintien (après les 5 ans). « Même si nous sommes moins dépendants des prix des marchés, il n'est pas simple partout de monter des filières qui soient rémunératrices. » 


 Le 10 décembre dernier, le conseil régional agroenvironnemental et climatique (Craec), instance officielle regroupant la Région, l'État et les professionnels, a décidé de réduire un peu les plafonds d'aides, pour pouvoir au moins assurer les demandes 2015, mais en consommant l'intégralité de l'enveloppe. « Nous avons une prochaine réunion du Craec le 17 mars, qui devrait valider cela, avance Jean-François Vincent. 


Mais il va falloir trouver des solutions pour 2016 et la suite. Il ne faudrait pas que le mouvement de fond vers le bio soit mis en péril. » Au milieu de ses vignes en conversion depuis 2013, Valérie Forgues n'en pense pas moins. 



 (*) Million d'euro


s en chiffres 

 > Conversions 2015 en Centre - Val de Loire. Nombre de fermes par département où de nouvelles surfaces en conversion bio ont été déclarées pour la PAC 2015, selon les estimations fournies à la Craec le 10 décembre dernier : Cher : 60 fermes et 5.000 ha. Indre : 53 fermes et 3.100 ha. Indre-et-Loire : 81 fermes et 2.700 ha. Loir-et-Cher : 32 fermes et 1.277 ha. Loiret : 27 fermes et 650 ha. Eure-et-Loir : 21 fermes et 630 ha. Soit pour la région Centre - Val de Loire, un total de 275 fermes et 13.500 ha ayant entamé une conversion bio.  


> Montant des aides à la conversion et au maintien. Elles vont de 900 € (600 € pour le maintien) par hectare et par an pour le maraîchage à 350 € (150 €) pour les vignobles, ou encore 300 € (160 €) pour les cultures céréalières. 


> Plafonds régionaux des aides. Pour tenter de répondre aux demandes 2015, le Craec a décidé le 10 décembre de plafonner les aides à la conversion à 25.000 € par ferme, et 10.000 € pour le maintien.

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La Nature Parle : Sophie Marceau lui prête sa voix

Superbe vidéo ; Sophie Marceau prête sa voix à Mère Nature

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L'agriculture biologique : un atout pour lutter contre le réchauffement climatique

L'agriculture biologique : un atout pour lutter contre le réchauffement climatique | Des 4 coins du monde | Scoop.it

L'agriculture biologique n'est pas seulement favorable à notre santé et à l'environnement. Elle respecte le climat, bien plus que l'agriculture conventionnelle. L'Agence bio, officiellement chargée de communiquer sur l'agriculture et l'alimentation bio, a listé les atouts climatiques de la bio, au stade de la culture et de la transformation.


Que devrait faire l'agriculture pour mieux respecter le climat ? C'était la question posée par le ministère de l'Agriculture et feu celui de l'écologie à l'Institut national de le recherche agronomique (INRA). L'institut a fait ses recommandations dans lesquelles " la bio s'inscrit pleinement ", souligne l'Agence bio.


Voici les cinq points forts de l'agriculture biologique en matière de climat.


1/ Les engrais chimiques sont interdits en agriculture biologique. C'est un très bon point pour le climat. Car ces engrais sont source d'émissions importantes de gaz à effet de serre. Leur fabrication, à base de pétrole et de gaz, émet beaucoup de CO2. Une fois épandus dans les champs, ces engrais relarguent du protoxyde d'azote dans l'atmosphère, un gaz à effet de serre environ 300 fois plus réchauffant que le CO2.

A savoir : Le prix Nobel de chimie Paul Crutzen estime que les émissions de protoxyde d'azote agricoles ont été sous-estimées. Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) a évalué le "taux de conversion" de l'azote des engrais en protoxyde d'azote à environ 1 %. Selon Paul Crutzen, ce taux est plus vraisemblablement situé entre 3 % et 5 % (étude publiée dans la revue Atmospheric chemistry and physics discussions en 2007).


Que fait l'agriculture biologique ? Elle recycle la matière organique (les déchets végétaux, les effluents d'élevage...) en fertilisants. L'azote nécessaire à la croissance des plantes, elle la fait produire par des légumineuses à la place des engrais. Ces plantes puisent l'azote de l'air et la fixent dans le sol. Ainsi, après une culture de légumineuses, le sol est assez riche pour cultiver des céréales. De plus, elles sont consommables par les animaux et les hommes (pois, fèves, lupins...).



2/ En matière d'élevage, l'agriculture biologique est également plus performante. Elle privilégie l'élevage en plein air sur des prairies qui stockent du CO2 dans les sols, entre 500 et 1200 kg de carbone par hectare, 1000 kg en moyenne. Les prairies bio permanentes (celles qui ne sont pas labourées) font mieux encore. D'autre part, une bonne partie des aliments pour les animaux provient de l'exploitation ou de ses environs proches. En élevage bovin par exemple, 60% des aliments proviennent de la ferme. Ce qui évite de les importer d'autres continents et économise du carburant. Enfin, l'élevage biologique est extensif et nécessite pas ou peu de chauffage.



3/ Autre pratique exemplaire : les sols sont moins labourés, de ce fait ils retiennent plus de CO2. Les sols bio ne restent jamais nus. Entre les cultures, des végétaux de couverture captent du CO2. Ces " inter-cultures " deviennent ensuite un engrais naturel ou sont consommées, souvent par les animaux. Du fait des soins prodigués aux sols cultivés en bio, ces derniers contiennent en moyenne 0,2% de carbone en plus. Plus riches en matière organique du fait des apports en compost et autres fertilisants naturels, ils retiennent davantage l'eau de pluie et limitent le ruissellement.



4/ Les agriculteurs biologiques entretiennent et protège les talus, les haies et les arbres qui consomment du CO2 et qui servent également d'habitat aux insectes utiles et aux oiseaux. Ils développent l'agroforesterie, c'est-à-dire qu'ils plantent et entretiennent des arbres sur les terres cultivées. L'agriculture conventionnelle au contraire ne cesse de les faire disparaître depuis la révolution verte de l'après-guerre, d'abord pour remembrer les terres agricoles puis pour manoeuvrer des engins toujours plus gros, équipés de pulvérisateurs à rampes toujours plus larges. Il suffit de regarder la campagne pour s'en apercevoir.



5/ " La question de la responsabilité environnementale et de l'atténuation du changement climatique est également au coeur des préoccupations des transformateurs bio ", observe l'Agence bio. Au delà de leur cahier des charges, beaucoup d'entre eux multiplient les efforts pour réduire leur empreinte écologique à travers l'éco-conception des produits, des emballages et des machines. Ils cherchent à optimiser leur consommation d'énergie et recourent aux énergies renouvelables. Ils pratiquent les " bilans carbone " et mettent en place des mesures pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre tout au long de la chaine de production.

Alors que l'Organisation météorologique mondiale (OMM) vient d'annoncer que l'année 2015 a été la plus chaude jamais enregistrée (les températures ont dépassé d'environ 1 °C celles de la période préindustrielle), le développement de agriculture biologique doit ainsi plus que jamais être favorisé.


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La taxe sur l’huile de palme débarque en France

La taxe sur l’huile de palme débarque en France | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Une taxe additionnelle sur l’huile de palme devrait être définitivement adoptée la semaine prochaine à l’Assemblée, au grand dam des principaux pays producteurs, la Malaisie et l’Indonésie.


L’huile de palme, accusée depuis des années d’être une des principales responsables de la déforestation dans certains pays tropicaux, devrait voir sa fiscalité s’alourdir en France.


L’expansion des plantations de palmier à huile dans les pays tropicaux a largement contribué à dégrader les ressources forestières ainsi que la biodiversité. Pourtant, l’Europe demeure un des principaux importateurs de cette matière première.



En France, la question d’une taxation additionnelle de l’huile de palme a été plusieurs fois mise sur le tapis. Une première tentative avait échoué en 2013 lors de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale, puis en 2015 au cours de l’examen du projet de loi sur la modernisation du système de santé.


Mais le projet de loi sur la biodiversité, dont le vote en deuxième lecture se tiendra du 15 au 18 mars à l’Assemblée nationale, pourrait bien signer la concrétisation de cette surtaxe.



Limitation


Lors de l’examen du texte en commission du développement durable, les députés ont conservé le principe de la taxation additionnelle, déjà introduite par les sénateurs en première lecture. Un vote qui devrait garantir un large soutien lors du vote final de la mesure.


Les députés ont cependant introduit certaines limitations à la taxe additionnelle proposée par les sénateurs.



La surtaxe a ainsi été ramenée à un prix de 90 euros supplémentaires par tonne, contre les 300 prévus en 2017 par les sénateurs. Un niveau trop élevé pour ne pas être jugé discriminatoire par l’Organisation mondiale du commerce (OMC), ont estimé les députés.


Selon la députée socialiste Geneviève Gaillard, auteur de l’amendement et rapporteur sur le texte, ce prix plus modeste permettrait de « conserver le principe de la création d’une taxe ciblée sur l’huile de palme […] » en permettant « à la fiscalité sur l’huile de palme de « rattraper » la fiscalité pesant sur l’huile d’olive ».



Filières durables épargnées


Autre changement, la production alimentaire d’huile de palme issue des filières durables serait exemptée de la surtaxe. Un changement visant à encourager les démarches de traçabilité entamée par les producteurs d’huile de palme pour garantir une production sans déforestation.


>>Lire : Le label huile de palme « durable » menace les forêts indonésiennes


Le projet de taxe ne vise cependant que les importations huile de palme à destination alimentaire, ce qui laisse de côté un large pan de la production destinée aux biocarburants.



Accueil glacial de l’Indonésie


L’initiative française a reçu un accueil glacial de la part des grands pays producteurs. L’Indonésie, principal exportateur, a violemment réagi par le biais de sa ministre des Ressources naturelles et maritimes, Rizal Ramli, qui a dénoncé une mesure « arrogante » et « excessive », ajoutant que l’Indonésie appelait le gouvernement français et le Parlement à retirer cet amendement, rapporte l’AFP.


« L’attitude inamicale de la France montre une intention claire et délibérée de tuer l’industrie indonésienne de l’huile de palme », qui emploie 16 millions de personnes, a estimé la ministre, observant que des considérations écologiques et environnementales ne pouvaient pas justifier une « politique protectionniste qui est discriminatoire et injuste ».



Argument économique


La Malaisie, second producteur d’huile de palme au niveau mondial, serait également touchée de front par cette augmentation de la fiscalité. Le Conseil Malaisien de l’Huile de Palme (MPOC) a pour l’occasion commandité un rapport visant à démonter l’argument économique de l’alignement de la taxation de l’huile de palme sur celle de l’huile d’olive, défendue par les députés.


Selon l’étude, l’alignement de la taxe résulterait en une taxation très élevée de l’huile de palme par rapport aux autres huiles alimentaires, puisque son prix de vente est très inférieur à celui de l’huile d’olive par exemple.


« Cet acte nuit clairement aux objectifs nationaux de développement des pays en développement. La taxe différentielle est en opposition avec le droit européen ainsi qu’avec les principes de l’OMC. […] Jean-Marc Ayrault, le ministre français des Affaires étrangères […] a déjà promis au peuple malaisien qu’aucune taxe sur l’huile de palme ne verrait le jour. Cette promesse doit être tenue. » a rappelé le président du MPOC, Dr Yusof Baseront.

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HumdeBut's comment, March 12, 5:06 PM
pourrait ... espérons !
HumdeBut's curator insight, March 12, 5:07 PM
POURRAIT .....  à suivre donc !
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Les 4 Accords Toltèques racontés aux enfants

Le 4 accords toltèques racontés aux enfants : à regarder absolument !!



Via Shabba
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Gaspillage alimentaire : Comment le Danemark a économisé 600 millions en lui déclarant la guerre

Gaspillage alimentaire : Comment le Danemark a économisé 600 millions en lui déclarant la guerre | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Au cours des cinq dernières années, le Danemark a réduit d’environ 25 % son gaspillage alimentaire, ce qui représente une économie de presque 600 millions d’euros. À quoi tiennent ces réussites ? Notre contributrice passe en revue les acteurs et les principales initiatives locales qui ont permis une telle avancée. 



Baptisé dans les colonnes de We Demain “pays le plus vert du monde ”, le Danemark fait aussi figure de premier de classe dans la lutte contre le gâchis alimentaire. Ses résultats sont probants : au cours des 5 dernières années, le pays a réalisé une réduction d’environ 25 % de son gaspillage alimentaire, selon les chiffres du Conseil Danois pour l’Agriculture et les Produits Alimentaires (Landbrug og Fødevarer), ce qui représente une économie de presque 600 millions d’euros. À quoi tiennent ces réussites ? 

  

Les actions de l’association Stop Spild Af Mad (Cessez le gâchis alimentaire) ne sont certainement pas étrangères à ces résultats. Fondé il y a 8 ans par Selina Juul, cet organisme indépendant multiplie les campagnes et programmes pour sensibiliser la population dès le plus jeune âge et impliquer les principaux acteurs dans cette lutte. Ainsi, plus de 9 500 restaurants, hôtels et institutions disposant d’une cuisine industrielle affichent désormais le certificat REFOOD, attestant de leur engagement contre le gaspillage alimentaire.



Maillon central de la chaîne de consommation, les supermarchés du pays ont fait de la réduction du gâchis alimentaire un axe de développement stratégique. L’implication précoce de Rema 1 000 a été suivie de celle de Netto, Aldi, Coop et d’autres. D’après Selina Juul, le Danemark est le pays de l’Union Européenne avec la plus grande concentration de supermarchés impliqués dans la question. La vente à prix bas de produits dont la date d’expiration est proche a rencontré un tel succès de la part des consommateurs que tous les supermarchés pratiquent désormais cette politique. 


De même, nombre de ces organisations et grossistes du pays travaillent en partenariat avec la Banque Alimentaire nationale (Fødevarebanken ), qui gère la redistribution des invendus aux associations concernées, telles que l’Auberge des sans abris. Une véritable logistique doit en effet être mise en place pour rendre les bonnes intentions effectives. 


Ainsi, Selina Juul est réservée face à la récente loi française interdisant aux distributeurs du secteur alimentaire de rendre leurs invendus impropres à la consommation. Les associations qui vont profiter de ces surplus vont-elles être en capacité de les absorber ou crouler sous la nature ? Si le second scénario se réalise, le problème n’aura été que déplacé… 



Témoins de la sensibilisation grandissante de la population danoise sur le sujet, des initiatives à plus petite échelle se mettent également en place. Ainsi, grâce à l’appli Too Good To Go Ud, les consommateurs peuvent acheter pour quelques euros les invendus de la journée auprès de restaurateurs partenaires, juste avant leur fermeture. 


De même, les habitants de Copenhague peuvent profiter de dîners au restaurant sans se ruiner. Ouvert en 2013, Rub og Stub (qu’on pourrait traduire par “Tout sans exception”) élabore ses menus à partir des invendus de l’industrie alimentaire. Concombres difformes, oignons trop petits, pommes de terre irrégulières, etc. constituent la matière première de cette cuisine, aux côtés d’articles qui ne peuvent être transportés ou placés dans les rayons des supermarchés, par manque de place par exemple. Plus encore qu’ailleurs, les volontaires se doivent de rivaliser de créativité pour composer des plats gouteux avec les trouvailles du jour.



Ce sont également des bénévoles qui tiennent le nouveau supermarché WeFood, dans le quartier populaire d’Amager à Copenhague. Établi par l’organisation caritative Folkekirkens Nødhjælp, en partenariat avec une vingtaine de supermarchés, fournisseurs, restaurateurs, cafés et autres acteurs locaux, WeFood vend des surplus alimentaires à un prix de 30 à 50 % moins cher que dans un supermarché traditionnel. 



La boutique est ouverte à tous et Folkekirkens Nødhjælp récupère les invendus pour les donner à des personnes dans le besoin. WeFood a rencontré un franc succès auprès de la population, avant même son ouverture. Son lancement a en effet été réalisé grâce à une campagne de crowdfunding qui a permis de récolter environ 130 000 euros à travers la vente d’actions participatives. Si l’intérêt se poursuit, d’autres boutiques ouvriront dans le reste du pays. 

  

En attendant, Stop Spild Af Mad continue son combat. “25 % de réduction du gâchis alimentaire, c’est bien, mais on peut faire encore mieux”, estime Selina Juul. Le défi majeur : réussir à inciter les individus à adopter de nouveaux comportements d’achat et de consommation. Pour cela, la Danoise passe à la vitesse supérieure et travaille avec l’Union Européenne afin de créer le premier think-tank sur le sujet. La date de lancement, les modalités d’action et les partenaires sont cependant encore secrets. Affaire à suivre. 

 

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Plus de conversions et plus d'achats, le bio ne connaît pas la crise

Plus de conversions et plus d'achats, le bio ne connaît pas la crise | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Le bio résiste à la crise agricole actuelle, avec une hausse continue des exploitations et une demande des consommateurs toujours plus forte. Mais la filière bio dénonce une coupe des aides, face au boom des conversions.



Alors que s'ouvre samedi le salon de l'agriculture à Paris, les consommateurs français se tournent de plus en plus vers le bio qui ne connaît pas la crise. La demande et la production locale ont continué d'augmenter en 2015, selon les derniers chiffres présentés par l'Agence bio jeudi 25 février.


Les surfaces engagées en bio s'élèvent à plus de 1,3 million d'hectares fin 2015, soit une hausse de 17% par rapport à 2014, selon l'Agence. La France reste le troisième pays européen producteur de bio derrière l'Espagne et l'Italie. La surface agricole utile (SAU) bio représente encore 4,9% fin 2015, alors que le plan Ambition bio, présenté en 2013 par le ministère de l'Agriculture, vise 8% fin 2017.


Une filière source d'emplois


Plus de 2.250 agriculteurs ont également converti leur exploitation en bio en 2015. Ce qui porte à 28.725 le nombre de fermes bio en France. Soit une hausse de 8,5% par rapport à 2014. A l'aval, le nombre d'opérateurs a également augmenté de 4,4% par rapport à 2014, avec 9.739 transformateurs et 3.513 distributeurs recensés.


Malgré cette progression, les producteurs bio ne représentent que 6,4% des exploitants français mais près de "10% des emplois agricoles", a souligné Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence bio, devant la presse. La filière représente aujourd'hui plus de "100.000 emplois directs équivalent temps plein" : 69.000 dans les fermes bio et 30.000 liés aux activités de transformation et de distribution.


La production bio "poursuit son solide développement, entraînée par la hausse de la demande", a ajouté Mme Mercier. Consommer bio est ouvert à "toutes les catégories sociales. Le bio n'est pas une affaire de bobos !", a-t-elle renchéri. Selon le dernier sondage de l'institut CSA commandé par l'Agence, 65% des Français ont déclaré consommer au moins une fois par mois des produits bio, contre 49% en 2014. Ils sont 27% à en acheter au moins une fois par semaine, contre 19% en 2014.


Les magasins spécialisés plus fréquentés


Les préoccupations liées à la santé (63% des sondés) influencent les consommateurs à acheter du bio (sans engrais chimiques de synthèse ni OGM). 58% d'entre eux disent consommer bio pour "préserver l'environnement".


"La bio se veut une réponse à une alimentation responsable, citoyenne", a souligné Didier Perréol, président de l'Agence bio. Il s'est félicité de "la vitalité économique" de la filière. Le marché des produits bio a encore augmenté de 10% en 2015 par rapport à 2014 et atteint aujourd'hui 5,5 milliards d'euros. Les ventes "ont augmenté dans tous les circuits de distribution". Le premier lieu d'achat bio restent les grandes et moyennes surfaces (GMS) qui concernent 81% des consommateurs et représentent près de la moitié des ventes. 33% des consommateurs achètent sur les marchés, suivis des magasins spécialisés (29%) et de la ferme (23%).


"Le panier est plus rempli dans les magasins bio spécialisés qui représentent désormais 36% des ventes", a précisé Elisabeth Mercier. "Depuis le début de l'année, l'augmentation moyenne des ventes de produits bio dans ces réseaux est de l'ordre de 15%. Les réseaux spécialisés bio prennent de l'ampleur avec des ouvertures de magasins et des agrandissements, mais avant tout une hausse de la fréquentation".


Les fruits et légumes bio restent les produits les plus achetés des consommateurs en 2015 (78% des sondés), suivis des produits laitiers (65%), des œufs (53%), des produits d'épicerie (huiles, pâtes, riz) (51%), des boissons (47%), de la viande (39%) et du pain (31%).


Les trois quarts des produits bios consommés proviennent de France et "un quart de l'extérieur", a ajouté Mme Mercier. Les produits exotiques (café, cacao…), les produits d'aquaculture, le riz ou le blé dur restent importés. Tandis que des bananes bio proviennent désormais de Martinique, a-t-elle souligné. Les produits bios français continuent aussi de s'exporter (vin, biscuits, poulets, canards, choux fleurs, salades vertes…).


Plus de conversions … mais moins d'aides


Sur fond de crise des éleveurs, l'agriculture biologique a "une meilleure performance économique que le conventionnel", a indiqué le président de l'Agence bio Didier Perreol. Par exemple, le prix de vente du lait bio est aujourd'hui de 430 euros la tonne, contre environ 300 euros la tonne pour le lait conventionnel.


"De multiples raisons" conduisent les agriculteurs à la conversion vers le bio, a expliqué Elisabeth Mercier, comme "la santé". Les agriculteurs "sont les premières victimes des pesticides". La crise est également "un accélérateur". "Les raisons peuvent aussi être liées aux politiques publiques. Pour les grandes cultures, il y a eu une évolution du niveau d'aide", a ajouté Mme Mercier.


Le second pilier de la Politique agricole commune (PAC) 2015-2020, mis en œuvre par les programmes régionaux de développement rural, prévoit des aides à la conversion et au maintien de l'agriculture biologique. Dans un communiqué de presse commun publié jeudi, les Chambres d'agriculture (Apca), la fédération nationale d'agriculture biologique (Fnab) et le syndicat des transformateurs Synabio ont alerté le ministre de l'Agriculture et les Présidents des nouveaux Conseils Régionaux sur "la fin programmée des aides à l'agriculture bio".


"Parce qu'un nombre croissant d'agriculteurs souhaite passer à l'agriculture biologique et que ce mouvement a été largement sous-estimé (…), dans plusieurs régions les aides programmées pour la période 2015-2020 sont d'ores et déjà épuisées, comme dans le Centre et en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées", ont prévenu l'Apca, la Fnab et le Synabio. "Sur un marché intérieur en croissance de 10% par an, les milliers d'exploitants qui veulent passer à la bio doivent – sans exception – être soutenus et accompagnés dans leur projet de conversion", ont-ils indiqué.

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Surendettés, des éleveurs choisissent de sortir du « dépenser plus pour produire plus »

Surendettés, des éleveurs choisissent de sortir du « dépenser plus pour produire plus » | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Trois éleveurs laitiers de la Sarthe racontent comment ils ont réussi à réduire leur endettement en changeant de pratiques, à contre-courant des conseils du milieu.


Un dimanche de printemps 2014, Marie-Yvonne Lethuillier a vu la carapace de son mari se fendre : « Il m’a dit qu’il n’allait pas pouvoir faire la traite. » Une « grande fatigue » s’est abattue sur les épaules de Frédéric, éleveur laitier à Auvers-sous-Monfaucon (Sarthe). Une maladie dont il peine aujourd’hui à retrouver le nom en anglais. Son « burn-out », somme d’un trop plein de travail et d’une accumulation de dettes, lui vaudra quatre mois d’arrêt de travail et une grande remise en question.

Deux ans plus tard, en cette fin de février, le vert luisant des champs qui mènent à la ferme est désormais facteur de soulagement pour le couple. D’ici à quelques jours, quand le sol aura épongé la pluie tombée cet hiver, les soixante vaches laitières de l’élevage pourront sortir paître. Une image d’Epinal qui n’a pourtant rien de conventionnel dans le département.

Ici, les ruminantes passent l’essentiel de leur temps en intérieur, dans les stabulations des fermes, nourries à l’ensilage de maïs cultivé à la ferme et aux compléments de ration achetés à l’extérieur. C’est de ce modèle intensif que la famille Lethuillier est revenue, constatant qu’il était l’un des poids pesant sur sa comptabilité déficitaire. Et sur son moral.

Lire l’entretien avec le président de Solidarité paysans : « Les agriculteurs ont un réel sentiment d’abandon vis-à-vis de la société »



« Vider leur sac »

Balayant l’étendue verte de la main, Mathieu Chartier, salarié de l’association Solidarité paysans, se souvient de la première fois où il a longé ces champs, après l’appel de détresse de Marie-Yvonne. « Il y a deux ans, tout ça c’était du maïs », sourit-il face aux terres devenues prairies. « C’est souvent la femme qui fait la démarche », poursuit-il, expliquant que son rôle est, d’abord, d’apporter un soutien moral aux familles qui commencent par « vider leur sac » sur la toile cirée de la salle à manger.

Sa démarche consiste ensuite à les accompagner – il le fait avec trente nouvelles familles par an – dans les démarches juridiques nécessaires pour redresser l’exploitation quand c’est possible. Selon les fermes, il lui arrive de proposer, avec le Centre d’initiatives pour valoriser l’agriculture en milieu rural (Civam), une réorientation du mode de production pour aller vers un fonctionnement « plus économe et autonome ».


Ecoutant les conseils du milieu agricole, Frédéric et Marie-Yvonne Lethuillier ont renoncé à un projet herbager, auquel ils reviennent aujourd'hui.

40 000 euros d’économies par an

Des graminées et du trèfle. Tel est le cocktail avec lequel sont désormais nourries, dès les beaux jours, les Prim’holstein de la ferme des Lethuillier. A la sortie de l’hiver, fini le maïs et les compléments : le trèfle fournit de l’azote au sol et, avec les graminées, des protéines nécessaires à la fabrication du lait qui fait vivre l’exploitation. La ferme a conservé 13 hectares de maïs (contre presque 30 auparavant) pour l’hiver, que les vaches passeront au chaud.

Le couple est loin d’avoir épongé toutes ses dettes mais il a réduit ses achats d’aliment de 40 000 euros. Et semble visiblement souffler après des années de doute. « On ne voit plus arriver les factures », se réjouit Marie-Yvonne.

Cette histoire ressemble à celle de nombreux agriculteurs aujourd’hui en difficulté. Celle d’une installation ou d’un investissement dont l’équilibre prévu par les plans de financement est mis en miette par un incident d’exploitation.

Chez les Lethuillier, la paratuberculose, une maladie contagieuse fatale pour le troupeau, déclarée quinze jours après leur installation, a contraint les exploitants à renouveler le cheptel quasi intégralement en un an, plombant le budget de la ferme et les économies de la famille. Au point qu’elle s’est trouvée rapidement incapable de payer ses fournisseurs.



Accompagnés par Mathieu Chartier de Solidarité paysans, Nicolas Haubert et Angélique Lecomte ont transformé d'anciens champs de maïs en prairies où viendront bientôt paître leurs vaches.

A Bouër, à 35 kilomètres au nord-est du Mans, c’est la crise du lait de 2009 qui a fait voler en éclats les plans de Nicolas Haubert et Angélique Lecomte. Trois semaines après leur installation, le prix de la tonne a chuté de plus de 100 euros sous leurs prévisions. Ils n’avaient alors que 23 ans et un emprunt de 650 000 euros d’installation à rembourser.

Sept ans plus tard, « ça porte » aussi sous les chaussures dans leurs prairies, signe que les vaches pourront bientôt s’installer sans s’enfoncer dans la terre. Mais le couple, lui, est loin d’être sorti de l’ornière. Au moins, Angélique a-t-elle recommencé à « ouvrir les factures » qu’elle avait fini par ne plus regarder quand, il y a un peu plus de deux ans, l’exploitation a vu « les huissiers débarquer dans la cour ».

Le couple, en redressement judiciaire, a pu ensuite bénéficier de dix-huit mois de gel de ses remboursements aux banques et aux fournisseurs. Sa dette a été réétalée sur treize ans, l’équivalent d’une nouvelle installation pour la famille qui s’est agrandie avec deux fillettes de 6 et 3 ans. Elle saura dans quelques jours combien le « système herbager » lui a permis d’économiser sur son bilan comptable.

Retrouver son autonomie

Ce système n’est toutefois pas une solution miracle pour le monde agricole en crise. « C’est propre à un terrain particulier, et à un type d’élevage », insiste Mathieu Chartier. Les plaines sarthoises et les parcelles de prairie proches des fermes facilitent cette transition, qu’un partenariat entre Solidarité paysans et le Civam permet d’accompagner.

Pour les deux associations, l’essentiel de leur action est de proposer des scénarios aux exploitants et de, surtout, « ne pas prendre de décision à leur place ».


La crise du lait a enrayé le projet de financement de Nicolas Haubert et Angélique Lecomte trois semaines après leur installation.

Car l’autonomie des agriculteurs est un combat de longue haleine qui reste en travers de la gorge des Lethuillier, comme de Nicolas Haubert et Angélique Lecomte. Tous ont en mémoire ceux qui, à leur installation, les ont détournés de leur intuition, et intention, de « faire de l’herbe ». « A l’école d’agriculture, on vous apprend qu’on fait du lait avec du maïs, pas avec de l’herbe », confirme Mathieu Chartier, lui-même diplômé d’agronomie.

« Pourquoi personne ne nous a dit que l’on pouvait faire autrement ? », interroge Marie-Yvonne la main sur la croix qu’elle porte en pendentif, ne décolérant pas contre tous ceux qui les ont orientés vers ces mauvais choix. « Le problème, c’est qu’on est une profession où on est trop conseillés », ironise à ses côtés Frédéric. Mais ces avis peuvent toutefois apparaître bienvenus à un moment donné quand, comme lui, on a appris le métier sur le tard, et qu’on redoute de faire couler sa petite entreprise.

Outre l’orientation de l’exploitation, la négociation de l’achat de la ferme (« qu’on paie toujours trop cher », résume Frédéric Lethuillier), c’est le choix des intrants, des compléments, vitamines, engrais ou pesticides qui fait l’objet des conseils de techniciens… qui en sont aussi les vendeurs.

Le visage marqué, Angélique Lecomte revoit ce fournisseur, auprès de qui elle est pourtant déjà lourdement endettée, leur recommander l’achat d’un nouveau complément pour les vaches censé accroître la production de lait pour leur permettre de gagner davantage. « On est jeunes et naïfs, alors on écoute », regrette-t-elle.

Quand Solidarité paysans et le Civam les rencontrent, ils leur proposent de commencer par diminuer de moitié les compléments alimentaires. Incrédules, Nicolas et Angélique ont vu la production se maintenir, avec pourtant deux fois moins d’intrants. Le couple, qui dépensait 80 000 euros par an en aliments achetés à l’extérieur, commence alors à voir où il pourra faire des économies.

Arrêter de dépenser plus pour produire plus

En pleine difficulté, Frédéric Lethuillier s’était, lui, toujours entendu dire par son contrôleur laitier que le seul moyen de sortir ses comptes du rouge était de « faire son quota », c’est-à-dire atteindre son maximum de production autorisé par l’Union européenne (le système, aboli l’année dernière, continue de servir de référence dans la filière laitière). D’un geste, Frédéric résume les implications de ce choix : il plie le bras d’avant vers l’arrière, mimant à la fois le tiroir-caisse et l’ouverture de l’épandeur sur les champs.



Aujourd'hui Claude Marchais (ici avec sa femme Christine) est bénévole chez Solidartié paysans où il accompagne d'autres éleveurs en difficulté.

Dépenser plus pour produire plus. Claude Marchais, exploitant laitier, ne veut plus entendre parler de ce « productivisme à outrance » depuis qu’en 2010, tous ses conseillers lui ont recommandé de vendre son exploitation. Installé depuis 1989, il venait tout juste de se constituer en groupement agricole d’exploitation en commun (GAEC) avec d’autres agriculteurs et de s’endetter pour faire construire une stabulation et une salle de traite moderne.

Distributeur automatique de portions d’aliments, racloire automatisé pour nettoyer les excréments des vaches, salle de traite rotative qui facilite le travail de l’éleveur… Les paysans y gagnent en confort et en espace, dans la perspective d’agrandir l’élevage de 160 vaches, pour 250 hectares de terres. « C’était dans l’air du temps », reconnaît Christine, sa femme, associée à la ferme.

« On est formatés à faire de l’intensif, à l’école, à la chambre d’agriculture… »

Mais le GAEC est lui aussi pris dans le piège de la crise du lait de 2009 et ne peut plus rembourser son emprunt. Entré en procédure de sauvegarde, Claude, qui avait jusque-là dit tout le mal qu’il pensait du système herbager, finit par être convaincu de son utilité. Aujourd’hui président de Solidarité paysans en Sarthe, il en est même devenu l’un des défenseurs.



La trayeuse rotative apporte un grand confort à Christine et Claude Marchais mais l'investissement a failli leur coûter la ferme.

Si désormais l’une des travées de leur stabulation, qui devait accueillir l’agrandissement de l’élevage, est vide, hors de question de la remplir. « On est formatés à faire de l’intensif, à l’école, à la chambre d’agriculture… On nous dit : faites plus et vous aurez plus. Mais, parfois, le plus tourne au moins », constate le couple Marchais.

Outre son apaisement d’éleveur, Claude Marchais assure avoir vu une différence sur ses animaux qui sont « plus calmes », lorsqu’ils vont au champ. Une amélioration du bien-être du bétail qu’il lit aussi dans ses comptes : « J’ai diminué ma facture de vétérinaire de 30 %. »


Frédéric Lethuillier se réjouit, lui, d’être « redevenu le patron de sa ferme » : « Je n’écoute plus les conseils, c’est moi qui prends les décisions. » La prochaine pourrait être de se convertir en bio, si l’avenir assombri par une nouvelle crise du lait le permet.

Nicolas Haubert s’est également donné un an de réflexion sur le sujet. « Avec le système herbager, il ne nous manque pas grand-chose pour passer au bio et le lait est payé 100 euros de plus la tonne », calcule-t-il. Il y a manifestement de la demande : sa laiterie cherche des contrats en agriculture biologique.



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Créer votre propre réseau d'alimentation locale ? C'est facile, grâce à cette plateforme

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Open Food France permet en quelques clics de créer un réseau entre producteurs et consommateurs. Le tout gratuitement et en open source.

 

"La principale cause de tous nos problèmes alimentaires, c'est la concentration du système entre les mains de quelques multinationales. Ce sont elles qui forcent les prix à la baisse, ce qui entraîne des risques pour la santé et l'environnement", explique Myriam Boure.  

 

Pour renforcer le lien entre producteur et consommateur, cette jeune entrepreneuse sociale vient de lancer Open Food France. Une plateforme à but non lucratif qui permet à tout un chacun de développer facilement son réseau d'alimentation alternatif. 
  

"La difficulté du créateur d'une Amap, d'un groupement d'achat ou d'un service de livraison à domicile, c'est de développer des outils de gestion. Et un agriculteur n'a pas forcément l'argent ou le temps pour faire ça, surtout en période de récolte", explique-t-elle. 

 

Sa solution ? Développer ces outils en open source afin de permettre à quiconque de se les approprier gratuitement. Et ainsi permettre la multiplication des réseaux d'alimentation alternatifs sur tout le territoire. 

 

"Si un agriculteur veut par exemple participer à un drive fermier, il lui suffit de créer une page sur Open Food France pour que les clients puissent acheter en ligne ses produits", explique Myriam Boure. L'exploitant peut également copier ce code informatique pour lancer son propre site Internet. "C'est le principe de l'open source. Tout est librement réutilisable. Ça permet de ne pas réinventer la roue à chaque fois".
 
Supporter une infinité de modèles

Côté consommateur, Open Food France permet également de rechercher des produits frais près de chez soi. Des denrées généralement bio ou issues de l'agriculture raisonnée. 


Mais quelle différence avec une plateforme comme La Ruche qui dit oui ? "Leur idée est intéressante, car avec les Ruches ils ont inventé un modèle réplicable. Mais leur système est propriétaire : il ne bénéficie qu'à cette entreprise. Nous proposons à l'inverse une infrastructure libre qui permet de supporter une infinité de modèles, adaptés à chaque contexte", explique la fondatrice d'Open Food France.

 

 
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