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Une ado découvre comment purifier l'eau grâce à l'énergie solaire

Une ado découvre comment purifier l'eau grâce à l'énergie solaire | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Une ado découvre comment purifier l'eau grâce à l'énergie solaire

 

Elle a été récompensée au Discovery Education 3M Young Scientist Challenge par un prix de 25 000 $.

 

Deepika Kurup n’est pas une ado comme les autres : cette jeune américaine de 14 ans a inventé une cruche qui purifie l’eau grâce à l’énergie solaire. Sa technologie est basée sur un mélange de composés chimiques qui se transforment en « mangeurs de bactéries » lorsqu’ils sont exposés à la lumière du soleil. Un projet d’avenir admirable !

Une solution pour surmonter la crise de l’eau


L’eau, ressource vitale, n’est pourtant pas accessible à tous.

Dans le monde, 1 milliard d’individus n’a pas accès à l’eau potable. Un enfant meurt toutes les 15 secondes d’une maladie causée par de l’eau souillée. Des chiffres qui font froid dans le dos.


Le fait de ne pas accéder à l’eau engendre de graves problèmes de santé. Selon l’OMS, une bonne gestion de l’eau permettrait d’éviter :

1,4 million de décès d’enfant par diarrhée500 000 décès par paludisme860 000 décès d’enfants par malnutrition

La moitié des hospitalisations dans le monde met en cause la qualité de l’eau.

L’eau est une ressource qui se raréfie et que l’on gaspille pourtant, ou que l’on gère mal (voir les chiffres du Planetoscope sur l’eau)

Un système de purification économique et écologique

C’est en rentrant d’un voyage en Inde que Deepika Kurup a voulu développer sa propre technologie pour surmonter la crise de l’eau. La jeune fille, touchée par la vue d’enfants buvant de l’eau croupie, s’est fixé pour objectif de trouver une solution simple et économique pour purifier l’eau, afin que toutes les populations, et surtout les plus défavorisées, aient accès à cette ressource vitale.

 

Après des mois de recherche, l’adolescente a trouvé le moyen de traiter l’eau souillée : en mélangeant 2 substances, l’oxyde de titane et le zinc, et en les exposant aux rayons du soleil, on obtient une réaction chimique.

Se forment alors des radicaux hydroxyles qui s’attaquent aux bactéries nocives, dont le fameux E. Coli, devenu célèbre suite à l’affaire des concombres contaminés.

La technologie extrêmement innovante de Deepika Kurup a un grand avantage sur les technologies actuelles : elle fonctionne grâce à une énergie propre. En effet, jusqu’à maintenant, les technologies utilisées nécessitaient l’intervention de lampes à UV ou de pétrochimie, et étaient plutôt coûteuses.

 

Les recherches de Deepika représentent une grande avancée et une solution concrète aux millions d’individus qui n’ont pas accès à l’eau potable aujourd’hui. On a envie d’aborder le futur avec un grand sourire et avec confiance : la nouvelle génération sait se montrer pleine de promesses ! Bravo !

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Dans divers pays, des gens prennent la parole, se mobilisent ; des choses bougent. Restons à l'écoute.
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Solutions locales pour un désordre global

"Solutions locales pour un désordre global" reportage de Marie-Monique Robin

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Montpellier proposera des repas sans protéine animale dès septembre 2015

Montpellier proposera des repas sans protéine animale dès septembre 2015 | Des 4 coins du monde | Scoop.it

« L’alimentation végétarienne ou végétalienne bien conçue est bonne pour la santé, adéquate sur le plan nutritionnel et peut être bénéfique pour la prévention et le traitement de certaines maladies » : ce sont les mots de la plus grande association de diététique américaine (l’ADA), qui compte pas moins de 72 000 médecins.

A Montpellier, on en est tout à fait convaincu : l’adjointe au maire déléguée à l’éducation a répondu favorablement à une pétition demandant l’instauration d’une journée végétarienne dans ses cantines. 

Dans un courrier, elle précise que la ville de Montpellier « va proposer, dès la rentrée de septembre 2015, des repas alternatifs, sans protéine animale.« 

On espère que l’adjointe au maire entend par là proposer une alternative à tousles produits d’origine animale, y compris les œufs et produits laitiers, et que la rentrée 2015 verra un véritable menu végétalien enfin proposé dans les cantines.

Dans tous les cas, nous saluons d’avance cette initiative positive, visant à faire connaître l’alimentation végétale, et à donner aux enfants le choix d’une alimentation sans cruauté.

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« Insecticide mon amour » : le plaidoyer d'un ouvrier viticole contre les pesticides

« Insecticide mon amour » : le plaidoyer d'un ouvrier viticole contre les pesticides | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Il se décrit comme un amoureux de la nature. Ouvrier viticole, Guillaume Bodin a décidé de quitter son travail en 2013. La raison ? Un arrêté préfectoral de Saône-et-Loire qui impose à tous les viticulteurs un traitement préventif à base d’insecticides contre une maladie de la vigne, la flavescence dorée. Les symptômes inquiétants provoqués par ces épandages à répétitions l’ont poussé à prendre la caméra, pour comprendre les ressorts de ces décisions administratives, mais aussi les impacts des insecticides sur la santé et l’environnement. Par ce documentaire, le jeune réalisateur espère ouvrir d’autres voies pour l’agriculture, face au tout chimique.

 

« Moi qui croyais que l’on pouvait produire du vin en parfaite harmonie avec la nature... Je devais être un peu naïf. » Guillaume Bodin, ouvrier viticole en Saône-et-Loire (Bourgogne), est victime en 2013 des traitements obligatoires aux insecticides contre une maladie de la vigne, la flavescence dorée [1]. Saignements de nez, maux de tête réguliers... « Je suis hyper-sensible aux produits », explique t-il à Basta !. Ce qui le choque en particulier, c’est l’absence d’informations relative aux épandages et à leurs conséquences. « Je vois des familles, des enfants, marcher sur la voie verte, sans qu’aucun panneau d’information n’indique les traitements sur les parcelles à proximité. Les journaux évoquent l’absence d’incidence sur la vigne et le vin. Mais on ne parle pas de celle sur la santé des gens. Est-ce que ces produits sont vraiment dangereux ? »


Éprouvant des difficultés à se faire entendre sur ce sujet, il décide de quitter son travail et d’enquêter sur la question. « En tant qu’ouvrier viticole ou riverain de ces vignobles, on subit ces traitements sans comprendre ce qu’il se passe derrière », souligne t-il. Quatre ans après son premier documentaire, « La Clef des terroirs » (voir la bande annonce), dans lequel il suit le travail de vignerons en biodynamie, Guillaume Bodin s’attache ici à dénoncer la dangerosité des insecticides sur le plan sanitaire et environnemental, et leur usage préventif souvent dévastateur.

 

Le jeune réalisateur part à la rencontre de nombreux acteurs du milieu viticole. Comme Emmanuel Giboulot, ce viticulteur bio qui a refusé de se plier à un arrêté préfectoral l’obligeant à épandre un insecticide pour lutter contre la flavescence dorée. Poursuivi en justice, il est finalement relaxé en décembre 2014 (voir nos articles). Le témoignage de Thibault Liger Belair, vigneron en Bourgogne, vient corroborer l’inadéquation de ces arrêtés avec la réalité des pratiques. Au milieu de ses vignobles, il montre la route qui traverse ses vignes, situées sur deux départements différents. D’un côté, celles qui sont traitées, comme l’y oblige un arrêté préfectoral, de l’autre celles qui échappent aux insecticides parce que le département n’oblige pas au traitement. « Quand une loi est mal faite, ça ne nous pousse pas à la suivre, argue le vigneron. Les gens qui prennent des décisions [doivent venir] voir les gens qui sont sur le terrain, [afin] qu’ils prennent une décision qui soit agronomique et pas de bureaucrate ! »

Le chemin de Guillaume Bodin croise aussi celui de scientifiques comme Lydia Bourguignon, microbiologiste des sols. « Quand on utilise des insecticides, on perd cette vie en surface », rappelle-t-elle. C’est justement cette vie qui crée une porosité, qui oxygène le sol et contribue à la formation de l’humus. Documents d’archives à l’appui, ce film atteste d’une inquiétude vieille d’un demi-siècle concernant les effets des insecticides. « En théorie il ne devrait jamais subsister d’insecticide dans les aliments que nous consommons, énonce la voix off du film Le Pain et le Vin de l’an 2000, diffusé en 1964. Ce n’est pas toujours le cas malheureusement. Souvent il en reste des traces, trop faibles pour nous empoisonner rapidement, mais comment savoir si à la longue ces traces ne favoriseront pas un trouble plus grave, le cancer par exemple ».

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Consommer de la viande bio : un acte citoyen

Consommer de la viande bio : un acte citoyen | Des 4 coins du monde | Scoop.it
La viande bio provient d'élevages respectueux du bien être animal, elle est bénéfique pour l'environnement et participe à une meilleure rémunération des producteurs. Elle a un inconvénient : elle peut être plus chère que la viande conventionnelle. D'après un sondage Ifop réalisé en mars, 16% des Français en consomment dès qu'ils en trouvent.


Bonne nouvelle pour les producteurs de viande bio 

D’après un sondage Ifop réalisé en mars, un Français sur trois déclare en consommer au moins une fois par semaine. 16% y sont accros et en achètent dès qu’ils en trouvent.  
Certains la choisissent pour des raisons liées à la santé, ou parce qu’ils la trouvent meilleure au goût. Mais pour la majorité des consommateurs français, consommer de la  viande bio est un acte citoyen.
C’est vrai, ce mode d’élevage est bon pour l’environnement, et le bien être animal est pris en compte. 


Un éleveur qui travaille en bio a plus de travail qu’un autre

Seul, il ne pourra pas gérer un troupeau de plus de 50 truies par exemple, contre 150 pour un éleveur conventionnel.
Et si la viande bio a un goût plus caractéristique, c’est parce que les bêtes sont nourries le plus possible au pré, avec de l’herbe fraiche, et qu’elles sont un peu plus âgées que la moyenne lorsqu’elles sont abattues, ce qui a des conséquences gustatives notoires.

Après la crise de la vache folle, le marché de la viande bio progressait de 20 % par an. Depuis 2012, il croit encore de 8 à 10 % par an.  
 

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Paolo Sari, seul étoilé de France 100% bio, met la nature dans l'assiette

Paolo Sari, seul étoilé de France 100% bio, met la nature dans l'assiette | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Paolo Sari, seul chef étoilé de France à servir une cuisine certifiée 100% bio, arpente le Sud à la recherche des meilleurs produits de la nature qu'il transforme en singulière promenade gastronomique méditerranéenne.

 

Aux fourneaux du restaurant Elsa, face à la Méditerranée, à la lisière de Monaco, ce Vénitien en mission veut «convaincre les gens de se faire du bien quand ils mangent». «Les chefs doivent montrer l'exemple», dit-il. Ici tout doit être bio et bon. 

«Je laisse les ingrédients avoir la vedette, après une recherche maniaque des bons produits», explique Paolo Sari, qui ajoute ensuite ses «toutes petites touches» de maestro. Son travail acharné a été couronné en 2014 par une première étoile Michelin.

Si nombre de petits restaurants revendiquent aujourd'hui une cuisine «bio», Paolo Sari a adopté une approche jusqu'au-boutiste. 

«Parmi les restaurants gastronomiques, je suis le seul établissement certifié 100% bio au monde», avance-t-il. Un titre en tout cas incontestable sur le guide Michelin France. 

Ecocert, spécialiste international de la certification des produits issus de l'agriculture bio, lui a attribué son label en cuisine (niveau 3 maximum).

«Chaque ingrédient, chaque fournisseur, chaque transporteur même, doivent avoir une certification», stipule le chef. La démarche exige une organisation rigoureuse: «Tous les menus doivent avoir une fiche technique, indiquant le pourcentage des plats vendus, car un contrôleur peut vérifier n'importe quelle date.»

«Le chef s'est lancé dans le bio, à peine arrivé il y a trois ans. Son approche m'a plu», raconte Danièle Garcelon, directrice du Monte-Carlo Beach, établissement hôtelier et balnéaire, plébiscité à la belle saison par une clientèle fortunée. Elle rêve désormais d'appliquer le credo du petit étoilé Elsa (40 couverts midi et soir) aux autres tables du site.

 

- Gastronomie bio = coûts plus élevés -

 

«Au départ, c'était cher. La rareté fait la cherté», reconnaît-elle. «Puis nous avons accru la palette des fournisseurs pour plus de régularité, de choix et de volume.»

Le restaurant a l'avantage d'être adossé à la Société des Bains de Mer, qui gère de nombreux hôtels et restaurants à Monaco et dispose d'une centrale d'achats. Pour autant, le 100% bio implique encore un coût des matières premières supérieur d'environ 20% à celui d'un établissement classique.

Asperges de Cavaillon, stigmates de safran biologique du village d'Eze, risotto du Piémont, pêche locale... Il n'y a pas de bœuf à la carte, car aucun producteur dans un périmètre raisonnable. Le chef, élevé avec les arômes de l'Italie, achète néanmoins ses amandes en Sicile pour concocter un diabolique soufflé.

La fermeture d'octobre à début mars facilite le recours aux produits de saison. Paolo Sari dispose aussi d'un terrain de 3 hectares sur sa commune de Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes) cultivé par un particulier, ainsi que 2 hectares à San Remo (côte ligure italienne). 

Côté cuisine, il aime «la simplicité», avec une présentation sobre et délicate sur assiettes blanches influencée par l'Asie.

«Chaque établissement m'a donné un peu de poivre et de sel», résume le chef de 45 ans, un polyglotte qui a bourlingué dans le monde en passant par le Japon, la Corée du Sud, la Chine, la Suisse, Londres, New York, Los Angeles, Moscou, ou Venise. 

 

Son plat signature diététique, «Bio Sama», est un bouquet coloré de légumes de saison finement ciselés, qui change chaque jour. 

Ses autres assiettes prolongent le festival de couleurs et de finesse. Entrée d'asperges vertes, avec de généreuses tranches de truffe noir, sur un lit de pomme de terres. Risotto doré éclatant au safran avec une touche de moelle. Côtes d'agneau rôties au miel d’acacia sur une purée de céleri-rave... Servies avec une carte des vins en expansion, qui compte désormais 98 choix bios triés sur le volet.

 

Paolo Sari conclut sur «une tarte tatin de crème brûlée» ou «des toutes petites crêpes Suzette avec des poires caramélisées». Sous influence de l'Italie et de la France, «les deux plus grandes traditions culinaires du monde», il a aussi marié dans la même assiette le Saint-Honoré et le tiramisu.

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Des supermarchés en circuits courts

En France, 60% des ventes alimentaires se font par la grande distribution. Face à ce modèle dominant, fondé sur les importations, producteurs et consommateurs tentent de renouer avec les circuits courts. À Lille des supermarchés misent sur les produits locaux et saisonniers. Et ce sont parfois les producteurs eux-mêmes qui tiennent le magasin !


À New York, nous partons visiter Park Slope Food Coop, un supermarché coopératif qui fait école depuis déjà 30 ans.


Via Hubert MESSMER @Zehub on Twitter
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CLEMENT's curator insight, April 21, 2:43 AM

L'agriculture durable, c'est aussi les filières de vente

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Koenigshoffen, un jardin qui pousse tout seul

Un havre de paix à quelques kilomètres du centre-ville de Strasbourg, ça fait rêver. Dans le quartier de Koenigshoffen, une quarantaine de jardiniers, novices commes confirmés, cultivent carottes, pommes de terre ou encore plantes sauvages, dans le plus grand respect de la nature.

C'est le principe de la permaculture. On ne travaille pas la terre, on la "laisse faire".

 

Dans quelques années, le jardin Saint-Gall deviendra quasiement autonome. Une aventure écologique et humaine.


Via Hubert MESSMER @Zehub on Twitter
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Paul François, l'agriculteur qui défie Monsanto : "J'étais un pur produit du tout-chimique"

Paul François, l'agriculteur qui défie Monsanto : "J'étais un pur produit du tout-chimique" | Des 4 coins du monde | Scoop.it
A l'occasion du Salon de l'agriculture, francetv info est allé à la rencontre d'agriculteurs qui ont été sous le feu des projecteurs.

 

Pour un agriculteur, Paul François a un agenda de ministre. Par chance, il n'a jamais eu besoin de beaucoup de sommeil. Le céréalier parcourt des milliers de kilomètres par an, et passe presque autant de temps à Paris que dans sa ferme. Il reçoit le visiteur dans cette bâtisse proprette, avec ses dépendances aux murs de vieilles pierres, à l'entrée de Bernac, un petit village de Charente, entre Poitiers et Angoulême.

Habillé d'un camaïeu de gris assorti à ses cheveux poivre et sel, le quinquagénaire parle d'une voix rapide et passionnée. De sa bataille judiciaire contre Monsanto. De son combat pour les agriculteurs victimes, comme lui, des produits phytosanitaires. Et de sa lutte contre l'agriculture intensive nourrie aux pesticides.

 

"Je vis avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête"

Paul François a cessé d'en manipuler depuis bientôt onze ans. Depuis le 27 avril 2004, précisément. Ce jour-là, il vient d'épandre du Lasso, un puissant herbicide, sur son champ de maïs. Il ouvre la cuve de son pulvérisateur et se penche pour vérifier qu'elle est vide. Mais l'engin est resté au soleil tout l'après-midi et sous l'effet de la chaleur, le liquide s'est évaporé. Paul François inhale le gaz toxique. La suite ? Une amnésie de onze jours, de redoutables migraines, des comas à répétition, cinq mois d'hospitalisation et neuf mois d'arrêt de travail.


Je me souviendrai toujours de ce que m’a dit un médecin : 'Vous auriez dû mourir dans l’heure qui a suivi votre accident.'

Paul François

 

Aujourd'hui, il évoque ses séquelles avec pudeur. A 51 ans, il souffre de lésions neurologiques, immunitaires et rénales, de problèmes d'élocution, de douleurs dans les membres et toujours de terribles maux de tête. Son taux d’incapacité est de 40%, et il doit passer un check-up complet tous les six mois. "Il y a des jours où je ne peux pas travailler", dit-il sans s'apitoyer. "Je vis avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête, mais je n’y pense pas en me réveillant chaque matin." Il sort sur le pas de la porte donner des consignes à ses deux ouvriers agricoles. Il faudrait traiter un champ, mais aujourd'hui, il y a trop de vent. 

"Pragmatique avant tout", il a organisé sa succession, "comme si tout pouvait s’arrêter demain". Ses deux filles étudiantes ne se destinent pas à devenir agricultrices, mais l'aînée sait déjà qu'elle reprendra la gestion de l'exploitation. Dans la grande cuisine, les bûches crépitent dans le poêle à bois. Le téléphone allumé sur la table, Paul François participe par textos à une réunion.

 

 

Paul François est un battant. Son premier combat a été la reconnaissance de ses maux comme maladie professionnelle par la Mutuelle sociale agricole (MSA). Il l'a remporté en 2010, au bout de cinq longues années de procédure. En parallèle, il s'est lancé dans une bataille d'une toute autre ampleur : attaquer en justice le fabricant du Lasso, le géant américain Monsanto.

En février 2012, en première instance, Monsanto a été jugé responsable de son intoxication et condamné à l'indemniser. Une expertise médicale doit évaluer le montant du préjudice. Monsanto décide de faire appel.

 


Paul François avec son épouse et l'une de ses filles à l'ouverture du procès contre Monsanto pour son intoxication, au palais de justice de Lyon (Rhône), le 12 décembre 2011. (MAXPPP)

 

"Cela a a été très dur, mais je n'avais encore rien vu, confie l'agriculteur. Pendant l'expertise, les avocats de Monsanto ont refait le procès, mettant en cause ma bonne foi, contestant toutes les décisions devant le tribunal. C'est une pression énorme, psychologique et financière. Tous les frais de justice sont à ma charge. Cela représente plusieurs dizaines de milliers d'euros." Ses avocats l'avaient mis en garde. Il s'exposait à dix à quinze années de procédure. Il s'en approche. L'affaire revient devant le tribunal le 28 mai prochain.

 

Paul François est devenu agriculteur "un peu par défaut" en travaillant dès 14 ans dans la ferme de ses parents. "Je n'ai pas été très longtemps à l'école, je n'aimais pas ça. J'ai bac moins 5", plaisante-t-il. En 1987, il s'est installé à quelques champs de là. Il a débuté avec 20 hectares. Il en gère aujourd'hui 400 avec son associé. "J'ai tout fait à la force du poignet", s'enorgueillit-il. Sous les appentis, devant et derrière le corps de ferme, des tonnes de maïs séchés sont entreposées.

 

"J'ai cru à cette agriculture intensive"

Paul François est à la tête d'une grosse exploitation. "J'ai cru à cette agriculture intensive. J'étais formaté, un pur produit du tout-chimique. Je considérais qu'on ne pouvait pas se passer de ces produits qui apportaient une solution à tout", confesse-t-il. Mais dès les années 1990, "le modèle montre ses limites". La monoculture et les produits phytosanitaires épuisent les sols. Les rendements stagnent. Il décide de réduire les doses dans "une démarche purement économique".

 

"Il m'a fallu dix ans pour ramener de la vie dans le sol. Je sais combien il est difficile de sortir de ces méthodes-là", déplore-t-il. "Il m'a fallu ce que j'ai vécu pour comprendre que tous ceux qui nous disaient : 'On ne peut pas faire autrement' étaient ceux qui en profitaient." 

Désormais, il a diminué "de façon drastique" le recours au chimique. Il a remplacé les sempiternels maïs, blé et colza par une douzaine d’espèces végétales cultivées en alternance, réintroduit des engrais verts, fumier, paillage et couverts végétaux, qui apportent de l'azote et font vivre le sol. Sa coopérative agricole, elle aussi, a réduit la dose, et sélectionne les produits les moins toxiques possibles.


Il faut changer notre agriculture dans sa globalité. Il faut retrouver le bon sens paysan. Ce n’est pas rétrograde. Au contraire, c’est l’avenir.

Paul François

 

Cette "agriculture durable", il la prêche dans les lycées agricoles. "Je leur dis : 'Vous avez l’un des plus beaux métiers du monde entre les mains. Ma génération a été stigmatisée. On nous disait qu’on vivait des subventions de la PAC. Et maintenant, nous sommes les empoisonneurs. Retrouvez cette fierté d’être agriculteurs, parce que nous, on rase les murs.'"

"L'agriculture biologique est beaucoup plus technique"

Cette année, il va passer une centaine d'hectares en agriculture biologique. "Ce n'est pas un petit challenge, reconnaît-il. L'agriculture biologique est beaucoup plus technique." Il le fait par conviction. Et par intérêts. Parce qu'il est dans une zone semi-urbaine et qu'il ne peut pas utiliser de produits chimiques trop près des habitations. 

Il reste encore des produits phytosanitaires sur son exploitation. Ils sont stockés dans un conteneur à l'arrière de la ferme, à côté du hangar des engins agricoles. Ses employés n'y touchent pas sans avoir revêtu leur tenue de protection, gants, bottes et masque intégral. 

 

Avec d'autres victimes des produits phytosanitaires, il a créé, en 2011, une association, Phyto-Victimes, pour venir en aide aux agriculteurs atteints de Parkinson, de lymphomes et de cancers après avoir été exposés, souvent de longues années, aux produits phytosanitaires. Il veut éveiller les consciences.

"Des agriculteurs ont perdu la santé et se retrouvent dans un gouffre financier, et on les laisse crever la gueule ouverte", s'insurge-t-il, renvoyant industriels et politiques dos à dos. "On a parfois travaillé n'importe comment avec ces produits, c'est vrai. Mais on a fait avec les préconisations qu'on avait. Et les pouvoirs publics ont fait preuve de laxisme." Le Lasso n'a été interdit qu'en 2007 par la France, alors que le Canada et le Royaume-Uni l'avaient banni depuis 25 et 15 ans.

 

La Légion d'honneur épinglée à la veste 

"Les produits les plus dangereux ont été retirés, mais ceux qui restent entre les mains des agriculteurs sont bien trop nombreux. Il faut une politique d'élimination très rapide", lance-t-il, pointant les carences du plan Ecophyto. Il met en garde contre une bombe à retardement : "Les agriculteurs qui ont aujourd'hui entre 40 et 70 ans sont la génération qui aura utilisé la plus grande quantité de produits et le plus de molécules différentes." 

En 2014, il a été décoré de la Légion d’honneur, à sa "grande surprise". "J’ai mis longtemps à savoir si j’allais l’accepter, assure-t-il. Je l’ai acceptée au nom de mon combat et de mon association. Et aussi pour dire aux politiques : 'Vous me l’avez donnée, alors maintenant, vous allez m’écouter.'"

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Un homme a planté une forêt de plus de 550 hectares en 30 ans.

Un homme a planté une forêt de plus de 550 hectares en 30 ans. | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Depuis 1979, Jadav Payeng a replanté à lui tout seul une forêt entière de plus de 550 hectares. Soit une superficie plus grande que le Central Park de New York !

Soit une superficie plus grande que le Central Park de New York ! Et le plus fou, c’est qu’il a fait tout cela avec ses mains comme seul outil, sans aide extérieure… et en plantant un arbre à la fois.



L’île de Majuli se trouve dans le nord de l’Inde. Il s’agit d’un banc de sable géant qui abrite près de 150 000 habitants et qui est l’une des plus grandes îles fluviales dans le monde. Sur cette île, on trouve la forêt de Molaï, une forêt des plus étrange, unique au monde et pour cause : Elle a été plantée par un seul homme.

Là-bas, cet homme, on l’appelle « Forest man ». Et ces arbres sont l’aventure d’une vie, le résultat de 30 années de travail intensif.

 L’histoire

À cause du manque d’arbres pour stabiliser le sol avec leurs racines, l’île de Majuli a perdu plus de la moitié de sa surface au cours du dernier siècle, à cause de l’érosion. La faute à d’énormes digues qui ont été construites dans les villes en amont du fleuve, ce qui a profondément modifié le flux de l’eau. À ce rythme-là, Majuli aurait pu disparaître totalement d’ici 15 à 20 ans.

Mais c’était sans compter sur Jadav Payeng, qui pour remédier au problème s’est mis à planter des milliers et des milliers d’arbres et de plantes. Jour par jour, année après année, il lui aura fallu une patience incroyable pour mener à bien cette tâche herculéenne.

En 1979, à la suite d’importantes inondations, des centaines de serpents d’eau s’échouent sur l’île et meurent d’épuisement. Jadav explique au Times of India que cela a été l’élément déclencheur de son incroyable aventure :

« Il n’y avait pas d’arbres pour protéger ces serpents. Alors je me suis assis, et j’ai pleuré. J’ai contacté le ministère des Forêts et je leur ai demandé s’ils pouvaient planter des arbres. Ils m’ont répondu que ça ne servirait à rien d’essayer, que rien ne pousserait jamais de toute façon. Comme j’ai insisté, ils m’ont dit que je n’avais qu’à planter des bambous. Ce fut dur mais je l’ai fait. Et tout seul. »

 

 

Pendant les 30 ans qui suivirent, Jadav s’est attelé à la tâche et s’est mis à planter des milliers de plantes… dont 300 hectares de bambous !

Et bien lui en a pris : le travail et le dévouement de Jadav a eu pour effet de fortifier l’île de manière significative et durable. Double effet kiss-cool : sa forêt fournit un habitat de choix à de nombreux animaux en voie de disparition, qui sont retournés s’installer dans la région. Un troupeau d’une petite centaine d’éléphant, des tigres du Bengale, et même une espèce de vautour qui semblait avoir disparu depuis plus de 40 ans !

 

Voilà de quoi nous redonner un peu d’espoir dans l’humanité…

 

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Pour faire ses courses au supermarché La Louve, il faudra aussi y travailler

Pour faire ses courses au supermarché La Louve, il faudra aussi y travailler | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Pour pouvoir faire ses courses au supermarché La Louve, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, il faudra y travailler quelques heures chaque mois: en s'inspirant d'un exemple new-yorkais, deux Américains installés dans la capitale ont conçu un projet innovant qu'ils espèrent concrétiser fin 2015.

 

Objectif: offrir à ces consommateurs un peu particuliers des prix inférieurs à ceux des autres commerces, moyennant un allègement des coûts.

 

Ce supermarché "coopératif et participatif", à but non lucratif, n'aura en fait pas de clients mais des "membres": chacun doit y investir au moins 100 euros (10 euros pour les bénéficiaires de minima sociaux), et devra y travailler trois heures consécutives toutes les quatre semaines.

"A la caisse, au nettoyage, à la manutention ... Tout ce qui peut s'effectuer par microtranches", explique à l'AFP l'un des cofondateurs, Tom Boothe, 45 ans. "Les tâches nécessitant un suivi, telles qu'achats ou comptabilité, seront elles confiées à des salariés, cinq au début".

 

Tom Boothe et Brian Horihan se sont rencontrés alors qu'ils étudiaient le cinéma dans le Wisconsin. Installés à Paris depuis plusieurs années, ces gastronomes se sont appuyés sur le modèle de la Park Slope Food Coop, qui existe depuis 40 ans à Brooklyn, pour concevoir leur projet.

Grâce à ses coûts de main d'oeuvre allégés, le supermarché pourra afficher des prix inférieurs "de 15 à 40%" à ceux des autres commerces, estime Tom Boothe. "Cela peut élargir l'accès aux bons produits des personnes qui ont peu de moyens".

 

Les produits vendus dans un local de 1.450 mètres carrés, situé rue des Poissonniers dans le XVIIIe, seront bio mais pas seulement. "C'est un projet adulte, pas moralisateur. Je déteste les gens qui se permettent de dire aux autres ce qu'il faut manger", explique Tom Boothe, qui donne des cours d'oenologie à ses heures perdues. 

Selon lui, ouvrir une boutique exclusivement bio dans ce quartier populaire aurait exclu une partie de la clientèle, "qui n'a peut-être pas les mêmes moyens ou valeurs éthiques". Les produits seront donc de différentes gammes, du bio de haute qualité à quelques marques industrielles. 

 

 

- 'Aventure humaine' -

Les premiers membres de la Louve ont déjà pu tester les produits grâce au groupement d'achats lancé en 2011, basé dans un local provisoire, rue de la Goutte d'Or. La viande est achetée à un producteur bio en Bretagne, le fromage sélectionné par un "meilleur ouvrier de France", les légumes choisis avec l'aide du "responsable du potager du roi du château de Versailles".

 

Le projet de supermarché semble sur les rails: les statuts de la coopérative ont été déposés en décembre, et un appel de fonds avait réuni à la mi-février 135.000 euros, sur les 150.000 de fonds propres nécessaires au démarrage. Cette somme apportée par des donateurs, mais surtout par 945 membres, représente environ 10% du budget total.

Parmi les autres financeurs figurent la Fondation Macif, qui a accordé en 2014 une subvention de 20.000 euros et accompagne le montage du projet. "On réfléchit à un nouveau soutien en 2015 pour ce projet socialement innovant, qui répond à un besoin d'une alimentation plus saine et plus accessible", indique Alice Sorel, de la Fondation.

France Active, qui finance des projets d'économie sociale et solidaire, a accordé un prêt de 400.000 euros. La région Ile-de-France, la Ville de Paris et la mairie du XVIIIe soutiennent également le projet.

 

Une réunion d'information a lieu chaque mercredi soir dans le local de la Goutte d'Or. Mathilde, 27 ans, chargée de mission dans un réseau associatif, est membre depuis 2013, attirée par "une solution pas chère pour bien manger" mais surtout par "l'aventure humaine". "Chacun amène son temps, son argent, sa bonne volonté", s'enthousiasme-t-elle.

 

Nicole Pernot, une retraitée de 68 ans, a pour sa part adhéré il y a un mois, séduite par l'idée de "manger autrement" et d'"en faire profiter (sa) famille. Je ne connais rien au commerce, mais je peux aider à dresser les étagères, faire le ménage, des tâches banales".

"On partage les risques, mais aussi la fierté", résume Tom Boothe, estimant qu'"il faut 2.000 membres pour atteindre l'équilibre financier".

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Le portrait robot du consommateur bio : une femme de 42 ans habitant en ville

Le portrait robot du consommateur bio : une femme de 42 ans habitant en ville | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Fruits, céréales, algues... un Français sur deux achète régulièrement bio. Mais qui sont-ils au juste ? Une enquête réalisée par le site Bio à la Une en janvier 2015 dresse leur portrait robot. Voici les grandes tendances révélées par cette étude.

 

Fruits, céréales, algues... un Français sur deux achète régulièrement bio. Mais qui sont-ils au juste ? Une enquête réalisée par le site Bio à la Une en janvier 2015 dresse leur portrait robot. Voici les grandes tendances révélées par cette étude.

 

Six consommateurs bio sur dix sont des urbains. Ce sont surtout les femmes qui sont conquises par ces produits, puisqu'elles représentent 87% des consommateurs bio. Ceux-ci ont surtout entre 26 et 55 ans, avec une moyenne d'âge de 42 ans. Les séniors de plus de 66 ans (4,5%) et les jeunes de 18 à 25 ans (7%) restent à la marge. Les étudiants représentent à peine 3% des consommateurs.

Le bio encore "un peu cher"

Les moyens financiers ne semblent pourtant pas être déterminants. Les employés représentent ainsi 35% des consommateurs bio, tandis que les cadres et les cadres supérieurs ne dépassent pas les 13%. Une bonne moitié (57%) des amateurs de bio gagnent entre 15.000 et 40.000 euros par an. Il n'empêche que plus de la moitié des consommateurs considèrent que les produits bio sont "un peu cher".

  

L'offre en magasin spécialisé bio satisfait la grande majorité (88,5%) des consommateurs mais leur nombre est jugé insuffisant par la moitié d'entre eux. La grande surface ne comble pas les acheteurs bio dans ce domaine : ils sont 40% à y aller pour acheter des produits biologiques tandis que les deux tiers se rendent en boutique spécialisée.

 

Les fruits et légumes arrivent en tête des produits les plus achetés (pour 95% des consommateurs bio). Les produits frais (85,5%) se placent juste derrière, suivis des produits d'épicerie comme les céréales, les compotes et les algues (78%). Les aliments sans gluten (27,5%) gagnent du terrain. Les cosmétiques naturels, utilisés quotidiennement par un 63% des acheteurs de bio, se taillent également la part du lion.

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Une serre du futur construite à Neuenburg – agriculture bio

Une serre du futur construite à Neuenburg – agriculture bio | Des 4 coins du monde | Scoop.it
La serre est capable de produire des légumes et du poisson avec le minimum d'énergie possible, et sans recours au pétrole. Le concept s'appuie sur le principe de l'aquaponie, un circuit fermé qui reproduit un mini-écosystème dans un bâtiment de 200 m2.

 

Le principe de l’aquaponie, c’est de raccorder des bassins de poissons avec des serres de culture maraîchère. L’eau contenant les déjections des poissons est filtrée puis sert à irriguer les plantes, qui profitent de cet engrais naturel. En retour, les salades, concombres et autres plants de tomates purifient l’eau qui peut être ré-injéctée dans le bassin des poissons. Dans les grandes lignes, ce système fermé reproduit et condense un cycle naturel. L’exploitant de la serre peut ainsi prélever régulièrement et vendre les légumes et les poissons.


Un goût inchangé

La serre est capable de produire des fruits et légumes toute l’année, et pour tuer dans l’œuf un a priori, ils n’ont rien du goût de poisson. Pour avoir goûté un plant de salade produit sur place, je n’ai pas noté de différence d’avec une salade de culture biologique en plein champs. Les promoteurs du projet détaillent d’autres avantages de la culture sous serre. En étant isolées du sol, les cultures ne subissent pas les attaques de parasites comme les escargots. Les traitements sont donc inutiles et la production doit pouvoir être certifiée biologique.


Sécurité alimentaire

Pour augmenter l’efficacité de cette nouvelle forme d’agriculture, les concepteurs de la serre ont bardé la serre de panneaux solaires qui doivent produire l’essentiel de l’énergie nécessaire au fonctionnement des systèmes de pompage et de chauffage du bâtiment. L’objectif de la société créatrice de ce projet, EBF, est de se passer complètement du pétrole. « Aujourd’hui, tout notre modèle alimentaire dépend du pétrole, explique Franz Schreier, le fondateur d’EBF. Que ce soit pour faire fonctionner les tracteurs, les systèmes d’irrigation, le séchage des céréales, la fabrication des emballages, le transport vers les lieux de vente… tout est basé sur le pétrole ». La logique des créateurs de la serre est que si l’on veut éviter une montée en flèche des prix de la nourriture, qui suivre celle à long terme des prix du pétrole, il faudra trouver d’autres techniques de culture et d’élevage. L’aquaponie est donc pour eux une façon de sécuriser la production de nourriture et de maintenir des prix raisonnables.

 

Réduire le coût de construction de la serre

Le prototype grandeur nature de la serre a coûté 500.000 €. EBF est bien consciente que ce prix est trop élevé pour que des agriculteurs soient intéressés par la technique. « Notre but est de réduire le coût à 100.000 € grâce à l’optimisation de nos techniques, ce qui rendra l’exploitation de la serre économiquement viable » explique Franz Schreier. Deux à trois autres prototypes de serre doivent être construits à Neuenburg.


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Alter Eco lance des capsules biodégradables de cafés bio équitables

Alter Eco lance des capsules biodégradables de cafés bio équitables | Des 4 coins du monde | Scoop.it
La marque Alter Eco vient de lancer des capsules de café biodégradables compatibles avec la machine Nespresso ! Les café proposés sont délicieux, bio et issus du commerce équitable. What else ?!

 

Les amateurs d'espresso vont pouvoir allier préservation de l'environnement et plaisir de boire un bon café ! Alors qu'il est aujourd'hui primordial de réduire nos déchets, la marque Alter Eco vient de lancer une gamme de cafés bio et équitables en capsules biodégradables entièrement composées de matières végétales et ne comportant aucun OGM ! Ces capsules ont la particularité de se décomposer à 90% en moins de 6 mois. Une fois utilisée, elles  peuvent être mélangées avec les déchets ménagers ou dans les bacs de récupération de déchets organiques.

 

Il faut savoir que le bilan énergétique (CO2) des capsules de café en plastique ou en aluminium est très élevé. Il est de plus assez contraignant et compliqué de les recycler. Et surtout, ces capsules peuvent s'avérer potentiellement toxiques pour la santé. Le plastique et l'aluminium, quand ils sont chauffés, peuvent en effet migrer dans l'aliment. 

L'aluminium présente une neurotoxicité pouvant notamment entraîner la maladie d'Alzheimer ainsi que d'autres maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson. "L'aluminium est une neurotoxine qui peut rendre malade et même tuer" précise Chris Exley, professeur de chimie bio-inorganique à l'Université de Keele au Royaume-Uni, dans un documentaire sur l'aluminium diffusé sur Arte en octobre 2014.

 

Avec les capsules biodégradables, vous allez ainsi pouvoir réduire vos déchets, protéger votre santé, et même favoriser le développement du commerce équitable, sans pour autant faire une croix sur un bon café !

Alter Eco propose deux capsules espresso au goûts délicieux :

- un espresso corsé aux notes florales du Guatemala, et fruitées du Mexique alliées à l'intensité du robusta de Tanzanie.

- un espresso doux aux notes florales du Guatemala et fruitées du Mexique, alliées à la douceur de l'arabica du Pérou et relevées par l'intensité aromatique de l'arabica d'Ethiopie.

 

 

A savoir : Les capsules sont non-pré-percée pour retenir tous les arômes ! Elles sont compatibles avec la machine Nespresso 19 bars.

Vous pouvez retrouver cette gamme au rayon bio des grandes surfaces au prix de 3,79 euros la boite de 10 capsules, soit environ 38 centimes le café. What else ?

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En Allemagne, elle crée une fibre textile à base... de lait recyclé

En Allemagne, elle crée une fibre textile à base... de lait recyclé | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Et si, demain, votre garde-robe, mais aussi vos sacs plastiques et vos pneus contenaient du lait ? La microbiologiste Anke Damaske en extrait une protéine pouvant se substituer au coton et à d'autres matériaux synthétiques.

 

C’est pour trouver une solution aux allergies que provoquent les substances chimiques contenues dans nos vêtements qu'une jeune entrepreneuse allemande, étudiante en microbiologie, a créé une fibre de textile à base de protéine de lait. 

Qmilch  , c’est le nom de sa start-up (littéralement "lait de vache"), produit de la fibre de lait sans ajouts chimiques, à faible consommation d’énergie et entièrement compostable. Ses t-shirts, fabriqués à partir d'une protéine appelée caséine, sont dégradables en six semaines seulement, sans être détériorés par la machine à laver. 

 

Mais surtout, la caséine produite à des fins vestimentaires est, elle-même, à 100 % issue du recyclage : elle provient de lots échoués de laiteries, du lait périmé des grandes surfaces ou encore de vaches qui viennent de mettre bas. Une solution bienvenue dans un pays comme l'Allemagne, où, chaque année, deux millions de litre de lait sont gâchés. 

Pour cette solution inédite, la jeune start-up vient d’être primée par le prestigieux GreenTec Awards, qui récompense les initiatives européennes en matière de technologie verte, et dont la remise des prix aura lieu fin mai. "On n’imagine pas combien la chimie est encore utilisée dans la production de coton ou d’autres textiles comme le polyester ou le polyamide, et combien de résidus de pesticides ou additifs composent nos pantalons et chemises", souligne Anke Domaske, désormais à la tête d’une équipe de dix employés basée à Hannovre, dans le nord de l’Allemagne. 

Pour lutter contre cette "réalité désolante", la désormais ex-étudiante, aujourd’hui âgée de 31 ans, a commencé, dans sa cuisine, par tester différentes recettes de fibres, toutes à base de caséine. 
"C’était en 2009. J’avais acheté mon mixeur et d’autres ustensiles de cuisine au supermarché et j’ai commencé à mélanger la protéine avec différents ingrédients, pour voir", se souvient Anke Domaske.
 
UNE FIBRE PLUS FINE QU'UN CHEVEU HUMAINDésormais, elle dispose de machines professionnelles, d’un lieu de production et de 5 millions d'euros de fonds d’investissement. La fibre est produite selon une technique inédite : après avoir éliminé les impuretés du lait, on en extrait la caséine. La protéine est ensuite mélangée avec de l’eau et des ingrédients naturels tenus secrets. 
"Cette sorte de pâte à gâteau passe à travers une tuyère, à 80 degrés au lieu de 200 degrés pour des fibres classiques comme le polyester : sous l’action de la chaleur, le condensé qui reste est ensuite transformé en une fibre plus fine qu’un cheveu humain", détaille Anke Domaske.
Cette fine fibre est donc créée avec très peu d’énergie "et également très peu d’eau". 
"En cinq minutes, nous produisons un kilogramme de fibres : avec des machines d'une capacité de 2 000 tonnes de fibres au total, ce sont 240 millions de t-shirts qui peuvent être conçus à base de caséine, chaque année", poursuit l’entrepreneuse.
 
Cette production écologique est certes plus chère que le coton, mais son prix de revient au kilo, reste inférieur à celui de la soie, tout en affichant des caractéristiques proches : le tissu produit est très résistant, antibactérien et antistatique. Et, pari gagné pour l’entrepreneuse, il est aussi hypoallergénique. 

Désormais, Anke Domaske a pour ambition d’utiliser le gras et d’autres ingrédients du lait, toujours dans l’optique de ne produire des fibres sans aucun déchet. 
VÊTEMENTS, COSMÉTIQUE, SACS PLASTIQUES, AUTOMOBILE...Déjà, des t-shirts à base de fibre de lait sont en train d'être produits. Ce sont essentiellement des "clients allemands" qui achètent la matière première pour l’instant, se contente d'affirmer Anke Domaske, qui précise toutefois que l'on retrouve parmi eux des "chaînes de vêtements". À terme, l'entrepreneuse confie espérer "trouver des vêtements à base de caséine chez H&M et consorts". 

En attendant, la protéine de lait de Qmilch est aussi utilisée par différentes marques de cosmétique. La production de films et sacs plastiques est également en cours d'expérimentation. La technique est la même que pour fabriquer des composants textiles, sauf qu’au lieu de créer une fibre, l’entreprise produit un granulat. Ce dernier est d'ores et déjà fourni à des marques automobiles de l’industrie allemande, qui font entrer ces granulats dans la composition des revêtements intérieurs ou encore celle des pneus.
L’aventure lactée de Qmilch n’en est, selon sa fondatrice, "qu’à ses débuts". "Nous comptabilisons 700 demandes pour l’industrie textile, deux cent de plus pour l’industrie plastique pour l’instant" résume-t-elle, avant de préciser que les premiers produits à base de protéine de lait arriveront sur le marché en 2016. 

Porter une robe à base de lait sera alors possible, de même que la jeter dans votre compost lorsque vous en serez lassé. Si cette nouvelle fibre "green" a donc tout pour réussir, elle n’en reste pas moins un produit de l’élevage industriel. Pour autant, elle permet la réutilisation d'un lait destiné à la poubelle, l'économie de coton et de textiles chimiques. 
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Caen: distribution de larves de coccinelles gratuites pour remplacer les pesticides dans votre jardin

Caen: distribution de larves de coccinelles gratuites pour remplacer les pesticides dans votre jardin | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Comme chaque année, depuis 33 ans, la ville de Caen met gratuitement à la disposition des habitants des larves de coccinelles mais aussi des chrysopes distribuées gratuitement tous les vendredis matins au Jardin des Plantes, et ce jusqu'au début de l'été.

 

"Elle perfore sa proie pour y injecter sa salive chargée de suc digestif. En un instant, l’adversaire est anéanti." Voici, la dure loi de la sélection naturelle de Charles Darwin appliquée à la coccinelle et au puceron. L'Agence régionale de l'environnement de Haute-Normandie n'y va pas de main morte pour décrire les bienfaits de ces petits insectes dans un jardin. Normal car les coccinelles sont plus efficaces que n'importe quel pesticide et beaucoup plus écologiques. Il y a 33 ans, la ville de Caen l'a bien compris. L'idée a germée en 1982. Depuis lors, tous les espaces verts municipaux sont protégés des insectes nocifs de cette manière naturelle. Comme tous les ans, et comme chaque année, la commune met gratuitement à la disposition des habitants des larves de coccinelles mais aussi des chrysopes distribuées gratuitement tous les vendredis matins au Jardin des Plantes, et ce jusqu'au début de l'été.


Les larves plus efficaces que les coccinelles

Les larves sont plus efficaces encore que les coccinelles adultes. Elles dévorent jusqu'à 150 pucerons par jour. C'est la chaleur qui favorise leur développement. Les premières coccinelles font donc leurs apparition en mars. Trois à quatre jours après la ponte, les larves naissent.

" Celles-ci se mettent très rapidement à la recherche de nourriture. Elles attaquent les pucerons, quelquefois beaucoup plus gros qu’elles. Mangeuses insatiables, elles muent au bout de trois jours, leur corselet ne pouvant plus les contenir. Elles répètent ce processus encore trois fois jusqu’à atteindre une dimension de 1,5 à 2 cm." selon l'agence régionale de l'environnement. 

 

L'année dernière 1500 personnes sont venues chercher des larves.

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« Un métier n’est pas là pour vous emprisonner mais pour vous rendre libre »

« Un métier n’est pas là pour vous emprisonner mais pour vous rendre libre » | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Daniel Testard est un boulanger atypique. Il ne travaille que deux jours par semaine pour pouvoir s’occuper de son jardin, pratiquer le chant et la musique, écrire et s’exercer à la méditation. Il ne vend pas lui-même son pain : il fait confiance à ses clients qui paient directement leurs achats, dans une corbeille. Il récupère l’eau de pluie, qu’il filtre et incorpore aux farines de blé anciens, biologiques, qu’il se procure illégalement. « J’ai toujours résisté à l’idée que soit on augmente son chiffre d’affaires, soit on disparaît. » Une pratique construite depuis 30 ans, à Quily, dans le Morbihan, qui vise à bâtir une vie harmonieuse où le travail n’aliène pas mais rend libre.

 

Un petit livret à la couverture orange, une impression ancienne, un objet que l’on a envie de garder précieusement. Il l’a écrit il y a quelques années, après avoir réinventé son métier. Parce que la formule vaut le coup d’être dupliquée, il voulait la partager... Avec son idée, il est possible de retrouver des commerces dans les villages, de la vie dans les campagnes. Des artisans qui sont heureux et qui ne manquent de rien.

 

À la base, il y a beaucoup d’envies : être proche de sa famille, produire sa nourriture, avoir du temps pour soi, écrire, avoir deux mois de congé l’été pour partir. La solution, il l’a inventée à partir de ces idées-là. Et au final, cela correspondait bien à son métier passion, à son métier d’origine, la boulange. Deux jours de pain dans la semaine, parce qu’il aime faire naître la vie dans la pâte, il aime son monastère panaire, ermite dans la nuit à converser avec les étoiles. Il participe ainsi à la vie du pays dans lequel il vit, 700 pains pour nourrir 150 familles, peut-être 300 à 500 consommateurs.

 

Et comme il ne pouvait pas vendre son pain en même temps qu’il le faisait, Daniel a choisi de ne pas le vendre lui-même. Il a ouvert son fournil à ses clients, qui viennent chercher leur pain quand ils le souhaitent et qui payent directement dans la caisse. « L’avantage du système, c’est que personne n’est prisonnier de l’autre. Les gens peuvent venir quand ils veulent, même la nuit, même le lendemain, et moi, je peux être là ou pas là. » Comme il faut autant de temps pour vendre son pain qu’il n’en faut pour le fabriquer, il gagne ainsi deux jours par semaine de liberté.

Et cela dure depuis 30 ans...

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J'ai arrêté le sucre pendant un an : -6 kilos et peau lumineuse, une expérience magique

J'ai arrêté le sucre pendant un an : -6 kilos et peau lumineuse, une expérience magique | Des 4 coins du monde | Scoop.it
LE PLUS. Un petit dessert en fin de repas ? Un sucre dans son café ? Danièle Gerkens y a renoncé pendant un an, et en a fait un livre intitulé "Zéro Sucre". Après des débuts chaotiques, la journaliste a réussi à se défaire de cette habitude et a constaté des résultats inattendus sur sa santé. Elle nous raconte son expérience.

 

Pendant un an, je n'ai pas mangé de sucre. J'ai éliminé tous les sucres simples (qu'on appelait avant sucres rapides).

 

Je n'ai plus mangé de sucre brut, chocolat, crèmes glacées, crèmes desserts, yaourt sucrés, pâtisseries, viennoiseries, gâteaux, et évidemment tout ce qui est nourriture transformée, où le sucre est omniprésent.

 

J'ai conservé les sucres complexes (ou lents), et j'ai donc continué à manger des pâtes, du boulgour, des légumineuses etc…

 

Pourquoi me lancer dans une telle expérience ?

 

Le sucre responsable de tous les maux chez les Anglo-saxons

 

D'abord, j'ai une histoire familiale qui fait que je suis sensibilisée aux soucis de santé et au diabète. Ensuite, je suis passionnée depuis toujours par tout ce qui touche à l'alimentation, et à "Elle" je travaille depuis quelques années sur les sujets santé et société.

 

J'ai remarqué que ce sujet "no sugar" montait depuis longtemps dans les médias anglo-saxons. Selon eux, le sucre est responsable d'énormément de maladies et de maux.

 

J'aime vulgariser des sujets qui me paraissent importants et j'avais envie d'un projet plus vaste. Je me suis dit qu'il fallait tester, sur une durée suffisamment longue pour qu'on puisse constater des effets. Un an est une période symbolique.

 

Un peu comme arrêter la cigarette

 

Je ne vais pas mentir, au départ, cela a été laborieux. Je ne suis pas une grande consommatrice de sucre, mais j'en consommais quand même plusieurs fois par jour : au petit déjeuner, à la fin du déjeuner en dessert, et le soir, en terminant mon repas par un gros morceau de chocolat.

 

J'avais beau ne pas sucrer mon thé, j'avais quand même une consommation non négligeable.

 

Les deux premiers mois, il a fallu que mon organisme s'habitude à ce changement soudain. D'après ce qu'on m'a dit, cela m'a fait le même effet que lorsqu'un fumeur arrête la cigarette. Il y a eu des hauts et des bas, des craquages et des frustrations.

 

Un teint plus lumineux

 

Et puis, après huit premières semaines, les effets positifs sont arrivés. Au niveau du teint, plus lumineux. Mon blanc d'œil était plus blanc, j'avais l'impression d'avoir la peau en meilleur état. Mon esthéticienne m'a dit que la peau nettement plus propre et les pores plus serrés.

 

Au bout de ces deux mois, le voyant sucre ne s'allume plus. Je n'en avais plus du tout envie. Je n'y pensais même plus.

 

Au bout d'un an, j'ai perdu six kilos. J'en pesais 66 au départ, et j'en pèse aujourd'hui 60,5. Mon poids ne fluctue plus.

 

Je n'ai plus de coup de barre. Plus de fringales, presque plus de sinusites et mes terribles allergies aux pollens ont disparu.

 

Au cours de cette année, j'ai appris que manger un petit déjeuner trop sucré provoque une baisse de glycémie violente quelques heures plus tard, en dessous de la normale. Alors qu'avec un petit déjeuner salé, on n'oscille plus toute la journée, et la glycémie est stable.

 

Mon palais a changé : on trouve des saveurs sucrées dans des produits alors qu'elles vous échappaient avant. Les tomates, le lait… Aujourd'hui, je trouve ça extrêmement sucré.

 

Regarder les étiquettes

 

Ce mode de vie a changé mon quotidien mais n'a pas non plus été si contraignant : je cuisine beaucoup et j'adore ça. J'ai toujours fait mes courses au marché et chez des petits producteurs et commerçants. Ça ne m'a pas fait peur. J'ai simplement regardé les étiquettes un peu plus qu'avant.

 

Je n'ai pas non plus imposé ma façon de manger à ma famille. Ma fille, qui avait 7 ans au départ, a d'abord paniqué quand j'ai annoncé mon intention de ne plus manger de sucres, alors qu'elle n'est pas non plus bec sucré elle-même.

 

Mais au final, comme j'ai cuisiné moins de pâtisseries et de desserts (même pas 15 en un an), elle a réduit aussi d'elle-même et naturellement sa consommation de sucre.

 

Non à l'aspartame

 

Durant cette période, je ne me suis pas tournée vers l'aspartame, qui me laisse perplexe. J'ai intégré trois édulcorants dans ma cuisine, mais à faibles doses pour ne pas stimuler l'envie de sucré :

 

-la stevia, mais elle est très difficile à utiliser et laisse un goût de métal dans la bouche lorsqu'on l'utilise pure

-le sirop de riz que l'on peut cuire, ce qui est pratique

- le xylitol fait à partir de l'écorce du bouleau

 

Je n'ai jamais eu peur d'une carence quelconque, car le sucre n'apporte rien, ni vitamines, ni minéraux, surtout lorsqu'il est blanc. C'est ce qu'on appelle des calories vides. 

 

Surtout un plaisir normatif

 

On m'a souvent dit que j'avais retiré tout le plaisir de ma vie. Dieu merci, le plaisir n'est pas que buccal. Je crois seulement que j'ai retiré un plaisir social et normatif. C'est dérangeant car ne plus manger de sucre remet en cause quelque chose de totalement intégré dans le quotidien, des rituels scandant l'année religieuse (Noël, Pâques), le calendrier social (mariage, baptême, dîners) et les anniversaires.

 

Mais pour moi, cela a été libérateur : j'ai été capable de le faire, j'ai été capable de marquer mon indépendance vis-à-vis de ce produit. Ça nourrit une belle confiance.

 

Je ne veux pas être un gourou "no sugar" : je pense juste qu'il faudrait passer du "sucre partout et tout le temps" au "sucre que je veux quand je veux". 

 

Moins, c'est mieux, c'est l'idée du concept de "slow sugar".

 

Je reste attentive

 

J'ai réintégré le sucre très légèrement dans mon alimentation depuis un mois et demi. Je constate que c'est comme si la "pensée sucre" était remontée de quelques étages, qu'elle était plus proche de la surface, qu'elle rôdait. Ça ne m'inquiète pas, mais je reste attentive.

 

C'est définitivement quelque chose auquel on est très sensible. Et qui laisse supposer qu'on pourrait très peut facilement reglisser dans une (sur)consommation de sucre.

 

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My Free Kitchen : 100% bio, gourmand, sans gluten ni lactose

My Free Kitchen : 100% bio, gourmand, sans gluten ni lactose | Des 4 coins du monde | Scoop.it
C'est une petite adresse dans le 9ème à Paris, qui va vite devenir incontournable : 100 % sans gluten et sans lactose, 100 % bio, la carte est variée et sacrément gourmande !

 

L'aventure a commencé en septembre 2014, le 29 exactement, jour de l'inauguration de My Free Kitchen. Mais peut-être faut-il faire remonter l'histoire à 2012, lorsque Carole découvre qu'elle est intolérante au gluten et au lactose. « Ca a coïncidé avec mon départ pour Londres. Là-bas, c'est très facile de vivre sans gluten et sans lactose. Et les gens sont très ouverts à ces intolérances. On me disait 'Oh, c'est super, tu dois manger des choses très variées'. En France, j'ai été frappée et parfois même blessée par les réactions que mon intolérance sucitait. C'était trop souvent négatif et réducteur ». 

 

Carole traverse la Manche avec une idée qui commencer à poindre : ouvrir un restaurant 100 % sans gluten et lactose… A son retour, elle entraine son frère Philippe dans l'aventure. « Je suis rentrée en septembre 2012, Philippe avait démissionné pendant l'été. On a tout de suite commencer à plancher sur le projet ». Deux ans de réflexion qui mènent à l'ouverture de My Free Kitchen. 100 % sans gluten, sans lactose et bio. « Le bio s'est ajouté tout seul. En choisissant nos fournisseurs, nous avons réalisé que 80 % d'entre eux étaient bio. Alors on s'est dit qu'on pouvait faire le challenge du 100 % bio ». 

Et travailler entre frère et sœur, n'est-ce pas un challenge de plus ? « Quand ça va bien, ca va super bien, quand ça va mal, ça va très mal ! Mais c'est une belle expérience. Philippe et moi nous complétons très bien ». C'est vrai qu'à les regarder, on sent une vraie complicité. Philippe approuve sa soeur et explique : « Carole gère la carte, je gère les papiers, et on se partage le temps en salle ». La salle parlons-en justement : une déco légère et authentique rend l'endroit chaleureux. « Carole adore chiner ! », s'esclame Philippe. Le mur couvert de miroirs reflète cet intérêt : avez-vous déjà vu un miroir en forme de hibou ou de pomme ?  Et puis surtout, la salle est là où profiter du menu. « La carte change tous les jours, selon l'inspiration et les saisons, nous consommons au maximum local. Nous proposons toujours un plat végétarien et un plat avec de la viande. Nous mettons le menu sur Facebook à 11h. Souvent les gens arrivent en sachant déjà ce qu'ils veulent ! Tout est frais et cuisiné maison, c'est d'ailleurs une des raisons qui font que les gens poussent la porte du restaurant », souligne Carole.  Beaucoup d'habitués ne sont en effet pas intolérants. Parfois même l'argument du bio ne les a pas convaincus. Ils viennent et reviennent parce que c'est bon, tout simplement ! Et pour avoir goûté le premier muffin à la framboise de la saison, on approuve cet argument.Carole puise son inspiration dans les recettes de gâteaux de sa mère. « Je voulais réussir à faire des gâteaux aussi bons que les siens. Pendant 6 mois, j'ai élaboré des recettes qu'elle faisait tester à ses amis sans préciser que c'était sans lactose ni gluten, et elle me faisait des retours. Ils n'ont rien vu ! C'était la meilleure façon de savoir si j'étais prête ». Aujourd'hui, Carole puise son inspiration dans les livres de recettes, dont elle est très friande, et dans les vidéos qu'elle ne se lasse pas de visionner. « Elle en regarde vraiment beaucoup ! » appuie Philippe d'un air malicieux. Il y a aussi une touche libanaise dans certaines recettes, qui rappelle leurs origines familiales méditerranéennes.Le prochain défi ? Proposer quelques recettes sans œufs, car « il y a une demande qui émerge depuis trois mois. Et nous avons aussi beaucoup de clients végétaliens » remarque Carole. On sent bien que ce nouveau challenge la ravit et qu'elle a déjà plein d'idées. Entre ça et l'arrivée des fruits et légumes d'été, la carte des mois à venir s'annonce passionnante pour tous les gourmets !
L B-M's insight:
My Free Kitchen
1bis rue bleue
75009 Paris
Téléphone: 01 48 01 67 64
Contact : via Facebook
Lundi au vendredi : 10h-22h
Brunch tous les samedis de 12h à 17h  
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San Francisco, la ville zéro déchet

San Francisco, la ville zéro déchet | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Avec bientôt 100 % de ses détritus recyclés, San Francisco est en train de prouver au monde que la lutte contre le gaspillage et les émissions de CO2 est non seulement possible mais très rentable. Comment l'une des principales villes d'Amérique a-t-elle réussi à transformer une contrainte en challenge économique et en aventure citoyenne? Explications.

 

A chaque assaut des engins, la pile se cabre dans un remous de cartons, de verre et de canettes multicolores. Haute comme une maison de trois étages, longue de 30 mètres, sa masse immense, nourrie toute la nuit par 200 camions à poubelles de San Francisco, semble se gausser du ballet des bulldozers, insectes dérisoires qui, toutes les trente secondes, lui arrachent une tonne de rebuts pour la recracher dans l'entonnoir béant de l'usine de traitement des ordures. 

 

On peut railler la bien-pensance écolo, mais une visite à l'aube dans l'impossible boucan du Pier 96, ce hangar maritime de 20 000 mètres carrés abritant le plus grand centre de recyclage de la planète, ne peut que susciter un brin de mauvaise conscience. "Vous voyez cette montagne d'emballages, explique Robert Reed, directeur de la communication de Recology, la coopérative chargée de la collecte des ordures de la ville. Elle représente deux jours d'emplettes en ligne des San-Franciscains." Quant à l'Everest de boîtes de bières et de soda, il trahit aussi l'ampleur du défi qu'a choisi de relever cette cité de 850 000 habitants lorsqu'elle s'est fixé pour objectif, il y a treize ans, de recycler la totalité de ses rebuts à l'horizon de 2020. La ville pionnière des causes écologiques américaines retraite déjà 80% du contenu de ses poubelles, un record absolu, mais son ambition du "zero waste" (zéro déchet au dépotoir), se heurte chaque matin au tsunami de plus de un millier de tonnes de détritus. La réussite de San Francisco rendrait crédible, aux yeux du monde, l'espoir d'un recyclage total de nos déchets, clef d'une réduction sensible des émissions de gaz à effet de serre. 

Le recyclé, une affaire d'avenir

Au Pier 96, tout ce qui est organique, bref, "tout ce qui a eu une vie à un moment donné, ce qui pourrit, pue et se dégrade naturellement", détaille Robert Reed, a déjà été embarqué dans les rues par camions entiers aux heures les plus froides de la nuit, puis déversé près de Vacaville, à 40 kilomètres au nord de San Francisco, afin de produire 650 tonnes d'un riche compost, vendu aux fermes de la région. Le reste, le solide et le réutilisable, est donc trié au Pier 96. Dans un bruit de tam-tam géant, des nuages de papiers multicolores flottent sur les chaînes de tri en direction des compacteurs. Des tapis high-tech munis d'yeux laser trient les plastiques, propulsés par des jets d'air pulsé vers des bennes. Des courroies aimantées escamotent les métaux. 


A l'autre extrémité du hangar, derrière les cascades de bouteilles, les balles de cartons d'une demi-tonne, empilées en falaises - premier produit d'exportation californien, en volume, après l'acier -, attendent de partir vers les usines d'emballages de Chine ou du Vietnam. Comme le verre, les centaines de milliers de canettes compressées en massifs cubes à la César rejoindront le jour même les fonderies américaines, avant de réapparaître, pleines et ressuscitées, moins de deux mois plus tard, dans les rayons des supermarchés. La chute spectaculaire du prix du pétrole, base chimique des plastiques, rend moins compétitive la récup par rapport aux produits neufs, mais le recyclé reste une affaire d'avenir. Recology en tire maintenant plus de 15% de ses revenus annuels. Et le business du "zéro déchet" compte désormais ses courtiers, ses analystes et lobbyistes, agents d'un cercle vertueux amorcé par le consommateur de base. 

Un cadavre dans la poubelle verte

Depuis le vote historique du conseil municipal, en 2002, et surtout depuis 2009, début du recyclage obligatoire dans la ville, le "magic three" - le triptyque des trois poubelles, noire pour les détritus non traitables, bleue pour le recyclable et verte pour le compost - s'est, à San Francisco, mué en fait de société. En témoigne cette légende urbaine colportée par les 1000 employés de Recology, à propos du corps de cette femme, découvert voilà six ans dans le local à ordures d'un immeuble. L'assassin avait pris soin de placer le cadavre dans la poubelle verte, réservée à l'organique. "Il avait dû assister à l'une de nos réunions d'information", suggère, non sans humour noir, le porte-parole de Recology. La mairie, par l'entremise de la coopérative, dépense en effet plus de 4 millions de dollars par an en campagnes d'affichages et en séances de sensibilisation. "Notre public n'a que faire des mièvreries sur le sauvetage de la planète, reconnaît Reed. Il demande juste à être guidé dans sa vie quotidienne de consommateur responsable." 

"Croyez-vous qu'une décharge publique engendre de la richesse?"

Le recyclage au Pier 96 a ainsi créé 178 emplois, rémunérés entre 40 000 et 80 000 dollars par an, tous réservés aux habitants des quartiers défavorisés proches. "Croyez-vous qu'une décharge publique ou un de ces incinérateurs dont raffolent les Européens engendrent de la richesse économique?, interroge Debbie Raphael, directrice de l'environnement de la ville. Le recyclage crée de la valeur et des jobs, là où d'autres ne produisent que des champs d'immondices stériles." Les mesures les plus spectaculaires de la municipalité sont, du coup, applaudies dans les sondages. Par exemple, l'interdiction de vendre des petites bouteilles d'eau minérale dans les lieux publics. Bannis également, à "Frisco", les emballages en polystyrène imputrescibles et les sacs en plastique. 


Quiconque douterait de ce consensus n'a qu'à observer, vers 6h du matin, le sémillant éboueur Jeff Rattaro replacer respectueusement les poubelles alignées au cordeau dans Noriega Street, tandis que les riverains matinaux observent le ramassage de leurs fenêtres. "Ils nous suivent comme des supporteurs d'une équipe de foot", s'amuse-t-il. Dans ce quartier investi par une nouvelle classe moyenne immigrée, venue d'Asie ou d'Europe centrale, on pense "vert" au point d'arroser les plates-bandes avec l'eau de rinçage des machines à laver. "Le recyclage est une fierté. Un signe d'appartenance à la ville." 

Il aura fallu plus d'une décennie pour en arriver là. Jared Blumenfeld, ancien directeur de l'environnement de San Francisco, aujourd'hui patron de l'Environnemental Protection Agency, l'agence fédérale pour tout l'Ouest américain, explique comment le miracle s'est produit "grâce à un mélange de diplomatie et d'indéniable courage politique". Comme les plus gros utilisateurs des décharges publiques étaient les entreprises de construction, il a fallu 18 mois de négociations pour les convaincre de recycler 75% de leurs matériaux, avant d'en faire, dès 2006, la condition d'obtention d'un label écolo indispensable pour être autorisé à travailler à San Francisco. 

"Envoyez-nous vos ordures, on vous renvoie de la bouffe"

Quant au grand public, il a joué le jeu de lui-même, atteignant sans contrainte réglementaire la barre des 75% de recyclage en 2009. "Pour aller plus loin, il fallait rendre le zero waste obligatoire", admet Blumenfeld. Hormis les amendes, fort rares, allant de 100 à 1000 dollars pour les contrevenants, la mairie mise sur les tarifs: la poubelle noire, réservée aux déchets non recyclables, est louée très cher, ce qui incite les particuliers à prendre le plus petit modèle, et donc à mieux vérifier son contenu, dont, souvent, la moitié pourrait encore être exploitée ou transformée en compost. Mieux qu'une quelconque police verte, ce sont les comptables de l'énorme hôtel Hilton de San Francisco qui, dès 2000, ont convaincu leur direction de tenter l'expérience pilote de compostage de la totalité des restes des 7500 repas servis quotidiennement dans l'établissement. En assurant le tri, l'hôtel a fait baisser de 250 000 dollars par an le coût du ramassage de ses ordures. Les 4500 restaurants de la ville ont suivi l'exemple, en 2005, avant que la mairie impose sa fameuse poubelle verte à tous les habitants de San Francisco. Cette révolution-là est visible dans l'immense champ de compostage de Vacaville, où chaque nuit sont déversés les restes de repas de San Francisco. La précieuse pourriture azotée, mélangée à des débris végétaux riches en carbone, est filtrée dans des tamis géants, broyée, entassée en andains de 3 mètres de hauteur, puis soumise durant vingt et un jours à une température de 50 °C du fait de sa seule activité bactérienne. Le produit final part fertiliser les terres de Californie du Nord. 


Dans la Napa Valley, Dave Vella, manager des prestigieux vignobles de Chateau Montelena, en répand près de 1000 mètres cubes par an sur ses 100 hectares de vignes. "J'ai vu trop de sols bousillés par les engrais chimiques", raconte ce descendant de vignerons italiens en malaxant son tas de poudre brune. A Petaluma, au nord de San Francisco, Bob Cannard règne, lui, sur les 500 hectares de légumes et de vignes de sa Green String Farm. "Notre mot d'ordre est: "Envoyez-nous vos ordures et on vous renvoie de la bouffe", rappelle le chantre de l'agriculture bio de masse. Le compost maintient l'humidité de la terre, un vrai plus au moment où la sécheresse en Californie oblige, pour la première fois, à rationner l'eau dans la région." 

Un an d'ordures non-recyclables dans un bocal

Les agronomes venus de Chine, du Brésil ou de l'Ohio se bousculent aussi dans le ranch de John Wick, à Nicasio, un bourg bucolique à 20 kilomètres du Golden Gate Bridge. L'ancien charpentier, heureux époux de Peggy Rathmann, auteur connue de livres pour enfants et héritière de l'empire de biotechnologie Amgen, a investi 8 millions de dollars dans l'étude des effets du compost sur ses herbages. Les résultats, établis avec l'aide de chercheurs de l'Université de Californie à Berkeley, sont sidérants. Une couche de 1,5 centimètre sur 15 hectares tests, accompagnée de culture de plantes pérennes et du pâturage ordonné de bovins, transforme l'herbe en dévoreuse du CO2 de l'atmosphère. "En une application, vous multipliez pendant des décennies la capacité de stockage de carbone du sol, professe-t-il. Cette méthode permettrait à l'agriculture, responsable de beaucoup des émissions de gaz à effet de serre, de contribuer de manière spectaculaire à résoudre la crise du réchauffement planétaire, sans bouleverser nos modes de vie." A San Francisco, le zero waste a bousculé les consciences. Plutôt que d'aller dans la Silicon Valley, des dizaines de jeunes diplômés postulent pour des stages dans l'école d'agriculture de Bob Cannard, à Petaluma. Quant au programme Artist in Residence, proposé par Recology, il en dit long sur l'évolution des moeurs urbaines. MaLi, une jeune Asiatique, vous reçoit au milieu de ses mobiles fantasques faits d'oiseaux factices et de carrés de mousse glanés dans le dépôt d'ordures voisin. "En Chine, il n'est pas évident d'ironiser sur la civilisation industrielle, ici, oui!" se réjouit-elle. Dans l'atelier voisin, le sculpteur Michael Arcega poursuit un projet de longue haleine: l'étude par un anthropologue ignare de la culture des indigènes Nacirema ("American" à l'envers) à partir de ses poubelles. Délire garanti en trois dimensions. 

image: http://static.lexpress.fr/medias_10390/w_400,c_fill,g_north/zero-waste-report-3328-5_5319919.jpg

 

Béa Johnson, championne toutes catégories du zero waste: dans ce bocal, un an de ses déchets non recyclables.

Frederic Neema/Polaris

Autre visite instructive: celle du domicile quasi monacal de Béa Johnson, à Mill Valley, coquette banlieue de San Francisco. Avant de devenir l'idole des zero wasters, cette Provençale transplantée en Californie vivait avec son mari, Scott, ingénieur en informatique, dans une maison de 280 mètres carrés "truffée de possessions inutiles". Un déménagement qui l'a obligée à mettre tous ses biens au garde-meubles lui a ouvert les yeux sur sa boulimie matérialiste. "J'ai découvert la différence entre être et avoir", confie Béa, devenue depuis la vedette d'un cycle de conférences national sur les vertus de la non-consommation. Aujourd'hui, les tables de nuit sont prohibées chez elle, parce qu'elles attirent le fatras. Les placards de ses deux jeunes garçons (certes dotés d'ordinateurs) recèlent quatre tee-shirts et trois pantalons de seconde main achetés sur eBay. Désormais, rien qui ne soit compostable ou réutilisable - pas même une carte de visite! - ne peut franchir sa porte. Dans sa traque de l'inutile, Béa est allée jusqu'à renvoyer son trophée reçu pour "mérite écologique". 

A la voir, armée de son unique cabas, faire ses courses à la Rainbow Grocery, Mecque san-franciscaine de la nourriture en vrac, on découvre qu'elle n'est pas la seule à se rebiffer contre la culture du gâchis. L'endroit pullule de zero wasters venus remplir une énième fois leurs bouteilles d'huile. Mais bien peu pourraient rivaliser avec cette phobie du déchet. Dans sa cuisine, Béa montre un bocal d'un litre. Il contient un an d'ordures non recyclables, dont un morceau de chatterton de son guidon de vélo. Comparée à elle, même San Francisco la pionnière est loin du compte. 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/etats-unis-san-francisco-la-ville-zero-dechet_1672251.html#9mzIKh84gYfKLrjk.99

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François Bayrou pour un repas végétarien dans les cantines

François Bayrou pour un repas végétarien dans les cantines | Des 4 coins du monde | Scoop.it

 Depuis quelques jours a lieu un débat entre nos politiques pour savoir si oui ou non il faut un menu de substitution sans porc dans nos cantines scolaires. Personne ne semble se demander s’il est normal qu’un animal qui n’a jamais rien demandé se retrouve imposé dans toutes les cantines de France et sert d’attiseur de haine envers des communautés religieuses.

Comme le demande depuis longtemps les véganes qui consomment uniquement des produits végétaux, la solution la plus simple qui conviendrait au plus grand nombre serait de proposer des repas végétaliens, ceux-ci satisferaient non seulement les religieux qui veulent consommer des produits hallal ou casher, mais cela respecterait enfin les animaux.

« Il y aura toujours un menu végétarien à la disposition des enfants »

Interviewé par BFM TV ce mercredi 18 mars, le président du Modem et actuel maire de Pau, François Bayrou, explique vouloir proposer non pas un menu végétalien dans les cantines mais un menu végétarien :

À Pau nous travaillons sur le fait que, dans les cantines scolaires, il y aura toujours un menu végétarien à la disposition des enfants [en plus d’un autre menu avec viande, ndlr]. Un menu végétarien, ça n’a pas de connotation religieuse. […] Un menu végétarien qui pourra permettre à ceux qui, soit ont des préférences alimentaires, soit sont végétariens, soit ont des problèmes médicaux, de trouver une réponse pratique à leurs questions. Et ce n’est pas une manière d’opposer, c’est une manière de réunir.

François Bayrou retourne même les propos stigmatisants des politiques qui veulent imposer le porc à la cantine. En effet, imposer un seul et unique menu c’est faire preuve d’une intolérance envers les personnes ne pouvant le consommer (que ce soit pour une question d’allergie, d’éthique ou bien encore de religion) :

Si on peut faire en sorte que des jeunes juifs, des jeunes musulmans ou des jeunes simplement qui ont d’autres préférences alimentaires, soient assis à la même table, avec les mêmes bancs, et se comprennent un peu mieux après l’école qu’avant l’école, là on sert la laïcité.

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Flow Hive : une ruche « à robinet » qui permet de récolter le miel sans gêner les abeilles

Flow Hive : une ruche « à robinet » qui permet de récolter le miel sans gêner les abeilles | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Récolter du miel directement à la source, le tout sans perturber les abeilles qui vivent dans la ruche ? C'est aujourd'hui possible !

 

Récolter du miel dans la ruche sans perturber les abeilles qui vivent dedans ? Voici l’idée de Stuart et Cedar Anderson, un Australien et son fils, qui viennent d’inventer la ruche baptisé Flow Hive. 

 

La ruche contient des alvéoles déjà formées, qui sont replient de cire puis de miel par les abeilles. Quand l’apiculteur veut récolter le miel, il lui suffit seulement de tourner un robinet qui laisse le miel s’écouler par un petit tuyau relié à un pot. Une ruche révolutionnaire qui respecte les animaux !

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Les 8 propositions de Pierre Rabhi pour vivre en prenant soin de la vie

Les 8 propositions de Pierre Rabhi pour vivre en prenant soin de la vie | Des 4 coins du monde | Scoop.it

« La planète Terre est à ce jour la seule oasis de vie que nous 
connaissons au sein d’un immense désert sidéral. En prendre soin, respecter son intégrité physique et biologique, tirer parti de ses ressources avec modération, y instaurer la paix et la solidarité entre les humains, dans le respect de toute forme de vie, est le projet le plus réaliste, le plus magnifique qui soit. 


Les propositions qui suivent sont extraites de la Charte Internationale pour la Terre et l’Humanisme, écrite par Pierre Rabhi pour le mouvement Colibris, issue de son livre Vers la Sobriété Heureuse, paru en 2010 aux éditions Actes-Sud.

Plus que de simples idées, ces propositions réinventent un modèle de société pour proposer une alternative au monde d’aujourd’hui. Pour que le temps arrête de n’être que de l’argent, pour que le silence redevienne merveilleux, pour que la logique du profit sans limites cède face à celle du vivant, pour que les battements de nos coeurs ne sonnent pas comme des moteurs à explosion, et enfin pour vivre et prendre soin de la vie.

 

 

#1 : L’agroécologie, pour une agriculture biologique et éthique

De toutes les activités humaines, l’agriculture est la plus indispensable, car aucun être humain ne peut se passer de nourriture. L’agroécologie que nous préconisons comme éthique de vie et technique agricole permet aux populations de regagner leur autonomie, leur sécurité et leur salubrité alimentaires, tout en régénérant et préservant leurs patrimoines nourriciers.

 

 

#2 : Relocaliser l’économie pour lui redonner un sens

Produire et consommer localement s’impose comme une nécessité absolue pour la sécurité des populations à l’égard de leurs besoins élémentaires et légitimes. Sans se fermer aux échanges complémentaires, les territoires deviendraient alors des berceaux autonomes valorisant et soignant leurs ressources locales. Agriculture à taille humaine, artisanat, petits commerces, etc., devraient être réhabilités afin que le maximum de citoyens puissent redevenir acteurs de l’économie.

 

 

#3 : Le féminin au cœur du changement

La subordination du féminin à un monde masculin outrancier et violent demeure l’un des grands handicaps à l’évolution positive du genre humain. Les femmes sont plus enclines à protéger la vie qu’à la détruire. Il nous faut rendre hommage aux femmes, gardiennes de la vie, et écouter le féminin qui existe en chacun d’entre nous.

 

 

#4 : La sobriété heureuse contre le “toujours plus”

Face au « toujours plus » indéfini qui ruine la planète au profit d’une minorité, la sobriété est un choix conscient inspiré par la raison. Elle est un art et une éthique de vie, source de satisfaction et de bien-être profond. Elle représente un positionnement politique et un acte de résistance en faveur de la terre, du partage et de l’équité.

 

 

#5 : Une autre éducation pour apprendre en s’émerveillant

Nous souhaitons de toute notre raison et de tout notre cœur une éducation qui ne se fonde pas sur l’angoisse de l’échec mais sur l’enthousiasme d’apprendre. Qui abolisse le « chacun pour soi » pour exalter la puissance de la solidarité et de la complémentarité. Qui mette les talents de chacun au service de tous. Une éducation qui équilibre l’ouverture de l’esprit aux connaissances abstraites avec l’intelligence des mains et la créativité concrète. Qui relie l’enfant à la nature, à laquelle il doit et devra toujours sa survie, et qui l’éveille à la beauté, et à sa responsabilité à l’égard de la vie. Car tout cela est essentiel à l’élévation de sa conscience.

 

 

#6 : Incarner l’utopie

L’utopie n’est pas la chimère mais le « non-lieu » de tous les possibles. Face aux limites et aux impasses de notre modèle d’existence, elle est une pulsion de vie, capable de rendre possible ce que nous considérons comme impossible. C’est dans les utopies d’aujourd’hui que sont les solutions de demain. La première utopie est à incarner en nous-mêmes, car la mutation sociale ne se fera pas sans le changement des humains.

 

 

#7 : La terre et l’humanisme

Nous reconnaissons en la terre, bien commun de l’humanité, l’unique garante de notre vie et de notre survie. Nous nous engageons en conscience, sous l’inspiration d’un humanisme actif, à contribuer au respect de toute forme de vie et au bien-être et à l’accomplissement de tous les êtres humains. Enfin, nous considérons la beauté, la sobriété, l’équité, la gratitude, la compassion, la solidarité comme des valeurs indispensables à la construction d’un monde viable et vivable pour tous.

 

 

#8 : La logique du vivant comme base de raisonnement

Nous considérons que le modèle dominant actuel n’est pas aménageable et qu’un changement de paradigme est indispensable. Il est urgent de placer l’humain et la nature au cœur de nos préoccupations et de mettre tous nos moyens et compétences à leur service.

 
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Toujours plus de consommateurs bio en France

Toujours plus de consommateurs bio en France | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le bio confirme sa résistance à la crise en 2014, avec un marché en légère hausse estimé à 5 milliards d'euros, selon l'Agence bio. La France est devenue la troisième surface bio de l'UE.

 

Selon les chiffres présentés par l'Agence bio mercredi 18 février, la demande française en produits issus de l'agriculture biologique a continué de croître en 2014. "Les nouvelles sont bonnes ! Les Français sont plus nombreux à consommer des produits bio et de plus en plus souvent", s'est félicitée Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence bio, devant la presse.

Ainsi, selon le dernier sondage de l'institut CSA, 62% des Français ont déclaré consommer régulièrement du bio en 2014, c'est-à-dire au moins une fois par mois contre 49% en 2013. Ils sont 33% à en acheter au moins une fois par semaine contre 28% en 2013. Seuls 12% des sondés ont indiqué ne jamais consommer bio alors qu'ils étaient 25% en 2013.

"Malgré un contexte difficile, les consommateurs s'engagent de plus en plus vers une alimentation responsable et la bio répond à cette attente (…) en lien avec une production locale", a déclaré Etienne Gangneron, président de l'Agence bio et président de la Chambre d'agriculture du Cher (18).

Pour 39% des Français, consommer bio fait évoluer leurs comportements alimentaires. "L'arrivée d'un enfant dans une famille est un acte déclencheur d'achat de produits bio", a souligné Mme Mercier. D'autant que 62% des consommateurs réguliers invoquent des questions de santé tandis qu'ils sont 57% à vouloir préserver l'environnement.

 

 

Marché estimé à 5 milliards d'euros

Le panier bio continue de "s'élargir", a-t-elle ajouté. Les fruits et légumes bio restent les produits les plus achetés des consommateurs en 2014 (79%), suivis des produits laitiers (58%), des produits d'épicerie (huiles, pâtes, riz) (48%) mais aussi des œufs et des boissons (45%), de la viande (33%) et du pain (30%). "Plus de 10% du lait produit en France est bio", a précisé Mme Mercier. Les produits frais tels que le lait et les œufs en crémerie "sont la partie prédominante du panier moyen". L'achat de produits bio autres qu'alimentaires a également augmenté en 2014 : 67% des Français déclarent en acheter (contre 45% en 2013), selon l'Agence. 38% consomment des cosmétiques bio et 20% des textiles bio.

"De plus en plus de produits sont accessibles. De nombreux consommateurs achètent dans plusieurs circuits de distribution", a ajouté Mme Mercier. Le premier lieu d'achat bio restent les grandes et moyennes surfaces (GMS) qui concernent 80% des consommateurs et représentent près de la moitié des ventes. 29% des consommateurs achètent sur les marchés, suivis des magasins spécialisés (25%), de la ferme (20%), des artisans (5%) et des drives (service au volant ou point-retrait) (5%).

Le marché des produits bio a atteint les 5 milliards d'euros en 2014, soit une hausse de 10% par rapport à 2013. Mais il représente seulement 2,6% du marché alimentaire national. Le prix des produits bio demeurant le premier frein à l'achat pour la moitié des Français (56%).

 

 

Troisième surface agricole bio de l'UE

La production bio française n'est pas en reste et poursuit sa croissance pour répondre à cette demande. D'autant que la France est devenue le troisième pays européen en surfaces bio, ex-aequo avec l'Allemagne, avec plus d'1,1 million d'hectares cultivés dont 100.000 au stade de la conversion,s'est réjoui Etienne Gangneron. L'Hexagone se situe derrière l'Italie et l'Espagne qui reste premier producteur d'oliviers bio. Le nombre de fermes bio a augmenté de 4% par rapport à 2013. Fin 2014, près de 26.500 producteurs sont ainsi engagés bio. Ils représentent 5,5% des exploitants agricoles français. A l'aval, le nombre d'opérateurs a crû de 3% par rapport à 2013, avec près de 13.000 transformateurs et distributeurs recensés.

La surface agricole utile (SAU) bio s'élève donc à plus de 4% fin 2014 en France alors que le plan Ambition bio, présenté en mai 2013 par le ministère de l'Agriculture, vise 8% fin 2017. Si cet objectif paraît ambitieux, M. Gangneron estime qu'il est "faisable" de l'atteindre via les productions "importantes" céréalières. Il juge également "possible d' hisser (la France) à la deuxième place (européenne) d'ici trois à quatre ans en dépassant l'Italie".


En 2014, plus de 2.000 producteurs se sont nouvellement engagés en bio, principalement en cultures maraîchères et fruitières, grandes cultures et élevages bovins (lait et viande). Les importations ont par conséquent une nouvelle fois baissé : "75% des produits consommés en France viennent de notre pays", a souligné Mme Mercier. Fin 2012, les exportations s'élevaient encore à 30%. "L'offre répond à la demande dans l'élevage bovin, ovin ou encore porcin ", a-t-elle ajouté.10% des produits exotiques restent importés : café, banane, cacao…


Le plan Ambition bio prévoit d'atteindre 20% de produits bio dans la restauration collective d'Etat en encourageant "la contractualisation". Ils ne représentaient que 2,4% du total des achats alimentaires dans ces établissements fin 2013. En 2014, ce marché a connu "une évolution moindre" dans un contexte d'élections municipales qui n'a pas été "propice aux nouveaux engagements", a expliqué Mme Mercier.

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Des paysans court-circuitent la grande distribution en créant leur supermarché

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Encore une belle alternative, venue de la région lilloise : afin de s’opposer à une chaine de grande distribution cherchant à s’implanter dans leur région au détriment des circuits courts déjà existant, une poignée de paysans s’allient pour créer leur propre point de vente en circuit court. Talents de ferme est né.

 

L’Union fait la ferme

A Wambrechies, près de Lille, une enseigne de grande distribution annonce son intention d’implanter un second supermarché dans la commune, qui comporte pourtant déjà un réseau de vente en circuits court bien implanté. Les petites exploitations de la commune ont alors une idée : prendre de court l’enseigne de grande distribution en ouvrant elles-mêmes un supermarché en vente directe.

Des produits fermiers vendus directement par des agriculteurs : quoi de plus logique ? L’idée est pourtant peu répandue, la distribution se faisant en France majoritairement avec deux, trois voir quatre intermédiaires (grossistes, semi-grossistes, négociants, grande distribution…) se servant tous au passage sur  le dos des producteurs.


Nos douze paysans lancent donc l’association « l’Union fait la ferme », soutenus par la commune et le Civam Nord-Pas de Calais (Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural, proche de la Confédération Paysanne

 

Un parcours semé d’embuches

Le chemin fut long et semé d’obstacles. Démarches administratives, réunions, formations, voyages d’étude…cinq années furent nécessaires pour mener le projet à son terme. Résultat : le collectif, constitué de douze fermes et d’un artisan boulanger, a pu ouvrir un bâtiment de 600 m2 uniquement destiné à de la vente directe en produits frais ou en plats cuisinés sur place. Les paysans se relayeront pour assurer la vente de tous les produits disponibles : fruits, légumes, produits laitiers, viande, pain, etc


Ces paysans ont donc réussi à couper l’herbe sous le pied de Matthieu Leclercq, fils du patron de l’enseigne Décathlon et petit-fils du créateur d’Auchan, et à son projet de supermarché initialement appelé « La Ferme du Sart ». Appellation mensongère qu’il avait dû changer en « O’Tera » sous la pression des paysans de la Confédération Paysanne, toujours à la pointe de la lutte paysanne.


Il ne reste plus qu’à espérer voir cette expérience, profitable aux habitants, aux paysans et à l’économie locale,  se reproduire un peu partout sur le territoire.

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La base de la vie est la santé, la base de notre santé est l’alimentation

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Pierre Rabhi répond aux questions des lecteurs de Kaizen sur la thématique de l’alimentation. 

 

Didier et Echos verts : Compte-tenu de la pauvreté des sols, peut-on encore croire à une alimentation saine ? Selon vous, qu’est-ce qu’une alimentation éthique ?

Pierre Rabhi : Rares sont les terres parfaitement vierges de toutes nuisances. Il y en a effectivement de moins en moins. Et comme le sol est un organisme vivant qui nourrit le végétal, lequel nous nourrit à son tour, il est certain que notre alimentation et notre santé en pâtissent. En cela, les reconversions sont louables et méritent d’être encouragées. Même si régénérer et revitaliser une terre pauvre peut prendre beaucoup de temps, c’est toujours possible et c’est ce que nous avons prouvé en Ardèche et au Sahel. Il ne s’agit pas seulement de supprimer les résidus de pesticides mais de rendre au sol toute sa capacité à transformer les éléments en véritable énergie de vie. Ce n’est pas qu’une question chimique mais aussi vibratoire ! Une alimentation saine est une alimentation vivante qui nous relie à l’énergie de la terre et du cosmos. Une alimentation éthique s’inscrit dans une démarche globale qui respecte la terre d’où elle est issue et les humains qui l’ont cultivée.

Katia, Kattalin et Amélie : Peut-on continuer à manger de la viande ? Des oeufs ? Du lait ?

Pierre Rabhi : Il revient à chacun le libre arbitre de choisir son alimentation. Je ne suis pas moi-même végétarien. Il m’est arrivé de penser avec mon mental que je devrais l’être mais d’être vite ramené à l’évidence que mon corps a besoin de protéines animales pour se maintenir en bonne santé. Tomber dans des régimes péremptoires me semble dangereux. Il est important que chacun reste à l’écoute de ses ressentis.

Là où réside le cœur du problème est la façon dont sont traités les animaux au sein de la modernité. Concentration hors-sol, nourriture inadaptée, maladies, stress, etc. : cela n’est pas admissible. Les protéines issues de la souffrance animale sont forcément nocives pour nous. Donc, continuer à manger de la viande, oui cela est possible, en fonction des besoins de chacun, mais tout dépend des conditions de production. Il est également évident que la modération est requise afin de ne pas épuiser notre terre à produire quantités de végétaux pour nourrir les animaux, alors que tant d’humains ne mangent toujours pas à leur faim !

David : Si vous ne deviez garder que 3 aliments, lesquels seraient-ils ?

Pierre Rabhi : Personnellement, ma préférence se porte sur les céréales, les légumineuses et les protéines animales. Je ne tolère pas bien les fruits et les crudités. Je pense que nous portons tous en nous une hérédité qu’il est difficile de renier. Dans mon cas, il s’agit de l’alimentation carnée des peuples du désert.

Hélène : Quelles solutions pour que l’alimentation tienne une part plus importante dans les préoccupations de tous, qu’elle retrouve une place digne ?

Pierre Rabhi : Il y a malheureusement de par le monde bien des êtres humains qui n’ont pas accès à une alimentation suffisante et encore moins équilibrée, alors que nous disposons de toutes les ressources et savoir-faire nécessaires pour satisfaire les besoins de tous. C’est pourquoi Jean Ziegler* disait : « Tout enfant qui meurt de faim est victime d’un assassinat ». Il est grand temps qu’une humanité plus généreuse donne à cet enjeu vital plus d’importance que celle accordée à la destruction par la fabrication d’armes, objets superflus et déchets de toutes sortes.

La base de la vie est la santé, la base de notre santé est l’alimentation ; et le premier maillon de cette chaîne est la terre. Si peu de médecins en ont eux-mêmes conscience ! Redonner à la terre ses lettres de noblesse, c’est ce à quoi nous nous attelons depuis 20 ans avec l’association Terre & Humanisme, puis avec le centre Amanins et le Mouvement Colibris, à travers la formation des paysans, les stages d’initiation à l’agroécologie et la sensibilisation du plus grand nombre.

 

*Reporter pour le droit à l’alimentation auprès des Nations Unies.

 

Propos retranscrits par Claire Eggermont

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Bio A Casa : des paniers de fruits et légumes bio livrés sur Paris

Bio A Casa : des paniers de fruits et légumes bio livrés sur Paris | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Vous habitez Paris ou la région parisienne ? "Bio A Casa" vous livre chez vous ou sur votre lieu de travail des paniers de fruits et légumes biologiques frais et de saison toutes les semaines !

 

Vous n'avez pas le temps de faire les courses ou vous avez des difficultés à trouver des bons fruits et légumes bio près de chez vous ? faites-vous livrer !

 

 

Bio A Casa, comment ça marche ?

Vous découvrez le panier bio de la semaine tous les samedis sur le site www.bioacasa.com. S'il vous donne envie, vous le commandez par mail, téléphone ou directement sur le site, puis vous êtes livrés à domicile, à votre bureau ou chez votre commerçant "point relais" le plus proche un à deux jours après. Bio A Casa livre sur Paris, le 92, 93 et le 94. Consultez les lieux et horaires de livraison.

Bon plan : la livraison en point relais vous fait bénéficier d'une remise de 3 euros. Voir la liste des points relais.

Le petit plus : ce service est proposé sans abonnement obligatoire ni engagement de durée ! Vous êtes ainsi libres de choisir en fonction de vos besoin et de votre emploi du temps de vous faire livrer ou non.

 

 

4 tailles de paniers sont proposées :

- le "mini" (pour une personne) avec 3 à 4 kilos de légumes et de fruits au prix de 18 euros

- le"petit" (pour 2 à 3 personnes) avec 5 à 6 kg de légumes et de fruits aux prix de 28,50 euros

- le "grand" (pour 4 personnes) avec 8 à 9 kg de légumes et de fruits aux prix de 39 euros

- le "famille" (pour 4 à 5 personnes) avec 10 à 11 kg de légumes et de fruits aux prix de 47 euros

Il faut noter que les paniers d'hiver pèsent plus lourds que les paniers d'été et que les prix indiqués comprennent la livraison.

 

 

Tous les fruits et légumes sont extra frais, 100% bio, et issus majoritairement de petits producteurs français ! Des recettes sont proposées avec chaque panier pour cuisiner vos légumes de saison et préparer de bons petits plats !

La rédaction du journal Bioaddict a testé et approuvé le service de livraison sur Paris de fruits et légumes bio de Bio A Casa ! à vous maintenant de vous laisser tenter.

Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site www.bioacasa.com

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