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Produits bio : où en est le made in France ?

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Ces dernières années ont vu la consommation de produits bio augmenter, malgré la crise, malgré le prix. Entre les produits régionaux et ceux en provenance de Pologne ou du Maroc, on ne sait plus si préférer le bio au local, ou l’inverse. Les chiffres le disent, la tendance actuelle du bio pencherait du côté « made in France » !


Le bio de plus en plus local et régional

Même si en 2012 les ventes de produits bio ont été effectuées en grande majorité dans les grandes surfaces et les magasins spécialisés (83%), laconsommation bio locale a tendance à augmenter.

La vente locale directe (producteur-consommateur) a représenté 12% des ventes totales en 2012 (croissance de 16% depuis 2011). D’ailleurs, les 3/4 des aliments ou produits bio vendus sont « made in France » et cela atteint presque les 100% pour les produits comme la viande, les oeufs et le vin. Comment expliquer l’augmentation de ces chiffres ?

 

L’augmentation de la vente directe de matières premières ou de produits transformés sur place démontre un intérêt pour les produits locaux. Chez les distributeurs, on dénote une tendance à l’approvisionnement de plus en plus régional et national. Les acheteurs quant à eux considèrent à 67 % ( en 2013 contre 62 % en 2012) que la provenance régionale est un critère importantpour le choix de leur produit bio.

 

Le critère d’origine française reste quand même relatif selon les produits. Le graphique suivant montre la consommation des aliments bio français selon le type de produit.

 

Les fraises en hiver et les oranges en été, même bio, n’ont pas la côte, 80% des consommateurs sont également très attentifs à la saisonnalité des produits.



La restauration collective s’y met aussi

Tous secteurs confondus, la restauration collective fait également le choix du bio « made in France ». En 2013, les produits utilisés sont à 85% d’origine française et à 45% d’origine régionale. Mais à quelle fréquence la restauration collective propose ces ingrédients bio ?

 

Ce sont 56%  des restaurants collectifs qui se fournissent en produits bio, que ce soit régulièrement ou de temps en temps. Et la fréquence est à la hausse avec 45% des restaurateurs qui en proposent au moins une fois par semaine.

73% de la restauration collective scolaire propose du bio (idem en 2012)50%  de la restauration collective d’entreprise (contre 53% en, 2012)30% de la restauration collective secteur social-santé (contre 29% en, 2012)

 

De plus, le gouvernement souhaite développer la restauration hors-domicile avec son plan « ambition bio 2017″ et a pour objectif d’atteindre les 20% de produits bio dans les restaurants collectifs appartenant à l’Etat.

 

 

Inégalités parmi les régions

Il existe et persiste cependant, des régions qui sont plus bio que d’autres. Parmi les 3 régions qui possèdent le plus d’exploitations on retrouve :

la région Rhône-Alpes avec 2 704 exploitations biola région Languedoc-Roussillon avec 2 633 exploitationsla région Midi-Pyrénées  avec 2 600 exploitations

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Solutions locales pour un désordre global

"Solutions locales pour un désordre global" reportage de Marie-Monique Robin

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Paul François, l'agriculteur qui défie Monsanto : "J'étais un pur produit du tout-chimique"

Paul François, l'agriculteur qui défie Monsanto : "J'étais un pur produit du tout-chimique" | Des 4 coins du monde | Scoop.it
A l'occasion du Salon de l'agriculture, francetv info est allé à la rencontre d'agriculteurs qui ont été sous le feu des projecteurs.

 

Pour un agriculteur, Paul François a un agenda de ministre. Par chance, il n'a jamais eu besoin de beaucoup de sommeil. Le céréalier parcourt des milliers de kilomètres par an, et passe presque autant de temps à Paris que dans sa ferme. Il reçoit le visiteur dans cette bâtisse proprette, avec ses dépendances aux murs de vieilles pierres, à l'entrée de Bernac, un petit village de Charente, entre Poitiers et Angoulême.

Habillé d'un camaïeu de gris assorti à ses cheveux poivre et sel, le quinquagénaire parle d'une voix rapide et passionnée. De sa bataille judiciaire contre Monsanto. De son combat pour les agriculteurs victimes, comme lui, des produits phytosanitaires. Et de sa lutte contre l'agriculture intensive nourrie aux pesticides.

 

"Je vis avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête"

Paul François a cessé d'en manipuler depuis bientôt onze ans. Depuis le 27 avril 2004, précisément. Ce jour-là, il vient d'épandre du Lasso, un puissant herbicide, sur son champ de maïs. Il ouvre la cuve de son pulvérisateur et se penche pour vérifier qu'elle est vide. Mais l'engin est resté au soleil tout l'après-midi et sous l'effet de la chaleur, le liquide s'est évaporé. Paul François inhale le gaz toxique. La suite ? Une amnésie de onze jours, de redoutables migraines, des comas à répétition, cinq mois d'hospitalisation et neuf mois d'arrêt de travail.


Je me souviendrai toujours de ce que m’a dit un médecin : 'Vous auriez dû mourir dans l’heure qui a suivi votre accident.'

Paul François

 

Aujourd'hui, il évoque ses séquelles avec pudeur. A 51 ans, il souffre de lésions neurologiques, immunitaires et rénales, de problèmes d'élocution, de douleurs dans les membres et toujours de terribles maux de tête. Son taux d’incapacité est de 40%, et il doit passer un check-up complet tous les six mois. "Il y a des jours où je ne peux pas travailler", dit-il sans s'apitoyer. "Je vis avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête, mais je n’y pense pas en me réveillant chaque matin." Il sort sur le pas de la porte donner des consignes à ses deux ouvriers agricoles. Il faudrait traiter un champ, mais aujourd'hui, il y a trop de vent. 

"Pragmatique avant tout", il a organisé sa succession, "comme si tout pouvait s’arrêter demain". Ses deux filles étudiantes ne se destinent pas à devenir agricultrices, mais l'aînée sait déjà qu'elle reprendra la gestion de l'exploitation. Dans la grande cuisine, les bûches crépitent dans le poêle à bois. Le téléphone allumé sur la table, Paul François participe par textos à une réunion.

 

 

Paul François est un battant. Son premier combat a été la reconnaissance de ses maux comme maladie professionnelle par la Mutuelle sociale agricole (MSA). Il l'a remporté en 2010, au bout de cinq longues années de procédure. En parallèle, il s'est lancé dans une bataille d'une toute autre ampleur : attaquer en justice le fabricant du Lasso, le géant américain Monsanto.

En février 2012, en première instance, Monsanto a été jugé responsable de son intoxication et condamné à l'indemniser. Une expertise médicale doit évaluer le montant du préjudice. Monsanto décide de faire appel.

 


Paul François avec son épouse et l'une de ses filles à l'ouverture du procès contre Monsanto pour son intoxication, au palais de justice de Lyon (Rhône), le 12 décembre 2011. (MAXPPP)

 

"Cela a a été très dur, mais je n'avais encore rien vu, confie l'agriculteur. Pendant l'expertise, les avocats de Monsanto ont refait le procès, mettant en cause ma bonne foi, contestant toutes les décisions devant le tribunal. C'est une pression énorme, psychologique et financière. Tous les frais de justice sont à ma charge. Cela représente plusieurs dizaines de milliers d'euros." Ses avocats l'avaient mis en garde. Il s'exposait à dix à quinze années de procédure. Il s'en approche. L'affaire revient devant le tribunal le 28 mai prochain.

 

Paul François est devenu agriculteur "un peu par défaut" en travaillant dès 14 ans dans la ferme de ses parents. "Je n'ai pas été très longtemps à l'école, je n'aimais pas ça. J'ai bac moins 5", plaisante-t-il. En 1987, il s'est installé à quelques champs de là. Il a débuté avec 20 hectares. Il en gère aujourd'hui 400 avec son associé. "J'ai tout fait à la force du poignet", s'enorgueillit-il. Sous les appentis, devant et derrière le corps de ferme, des tonnes de maïs séchés sont entreposées.

 

"J'ai cru à cette agriculture intensive"

Paul François est à la tête d'une grosse exploitation. "J'ai cru à cette agriculture intensive. J'étais formaté, un pur produit du tout-chimique. Je considérais qu'on ne pouvait pas se passer de ces produits qui apportaient une solution à tout", confesse-t-il. Mais dès les années 1990, "le modèle montre ses limites". La monoculture et les produits phytosanitaires épuisent les sols. Les rendements stagnent. Il décide de réduire les doses dans "une démarche purement économique".

 

"Il m'a fallu dix ans pour ramener de la vie dans le sol. Je sais combien il est difficile de sortir de ces méthodes-là", déplore-t-il. "Il m'a fallu ce que j'ai vécu pour comprendre que tous ceux qui nous disaient : 'On ne peut pas faire autrement' étaient ceux qui en profitaient." 

Désormais, il a diminué "de façon drastique" le recours au chimique. Il a remplacé les sempiternels maïs, blé et colza par une douzaine d’espèces végétales cultivées en alternance, réintroduit des engrais verts, fumier, paillage et couverts végétaux, qui apportent de l'azote et font vivre le sol. Sa coopérative agricole, elle aussi, a réduit la dose, et sélectionne les produits les moins toxiques possibles.


Il faut changer notre agriculture dans sa globalité. Il faut retrouver le bon sens paysan. Ce n’est pas rétrograde. Au contraire, c’est l’avenir.

Paul François

 

Cette "agriculture durable", il la prêche dans les lycées agricoles. "Je leur dis : 'Vous avez l’un des plus beaux métiers du monde entre les mains. Ma génération a été stigmatisée. On nous disait qu’on vivait des subventions de la PAC. Et maintenant, nous sommes les empoisonneurs. Retrouvez cette fierté d’être agriculteurs, parce que nous, on rase les murs.'"

"L'agriculture biologique est beaucoup plus technique"

Cette année, il va passer une centaine d'hectares en agriculture biologique. "Ce n'est pas un petit challenge, reconnaît-il. L'agriculture biologique est beaucoup plus technique." Il le fait par conviction. Et par intérêts. Parce qu'il est dans une zone semi-urbaine et qu'il ne peut pas utiliser de produits chimiques trop près des habitations. 

Il reste encore des produits phytosanitaires sur son exploitation. Ils sont stockés dans un conteneur à l'arrière de la ferme, à côté du hangar des engins agricoles. Ses employés n'y touchent pas sans avoir revêtu leur tenue de protection, gants, bottes et masque intégral. 

 

Avec d'autres victimes des produits phytosanitaires, il a créé, en 2011, une association, Phyto-Victimes, pour venir en aide aux agriculteurs atteints de Parkinson, de lymphomes et de cancers après avoir été exposés, souvent de longues années, aux produits phytosanitaires. Il veut éveiller les consciences.

"Des agriculteurs ont perdu la santé et se retrouvent dans un gouffre financier, et on les laisse crever la gueule ouverte", s'insurge-t-il, renvoyant industriels et politiques dos à dos. "On a parfois travaillé n'importe comment avec ces produits, c'est vrai. Mais on a fait avec les préconisations qu'on avait. Et les pouvoirs publics ont fait preuve de laxisme." Le Lasso n'a été interdit qu'en 2007 par la France, alors que le Canada et le Royaume-Uni l'avaient banni depuis 25 et 15 ans.

 

La Légion d'honneur épinglée à la veste 

"Les produits les plus dangereux ont été retirés, mais ceux qui restent entre les mains des agriculteurs sont bien trop nombreux. Il faut une politique d'élimination très rapide", lance-t-il, pointant les carences du plan Ecophyto. Il met en garde contre une bombe à retardement : "Les agriculteurs qui ont aujourd'hui entre 40 et 70 ans sont la génération qui aura utilisé la plus grande quantité de produits et le plus de molécules différentes." 

En 2014, il a été décoré de la Légion d’honneur, à sa "grande surprise". "J’ai mis longtemps à savoir si j’allais l’accepter, assure-t-il. Je l’ai acceptée au nom de mon combat et de mon association. Et aussi pour dire aux politiques : 'Vous me l’avez donnée, alors maintenant, vous allez m’écouter.'"

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Un homme a planté une forêt de plus de 550 hectares en 30 ans.

Un homme a planté une forêt de plus de 550 hectares en 30 ans. | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Depuis 1979, Jadav Payeng a replanté à lui tout seul une forêt entière de plus de 550 hectares. Soit une superficie plus grande que le Central Park de New York !

Soit une superficie plus grande que le Central Park de New York ! Et le plus fou, c’est qu’il a fait tout cela avec ses mains comme seul outil, sans aide extérieure… et en plantant un arbre à la fois.



L’île de Majuli se trouve dans le nord de l’Inde. Il s’agit d’un banc de sable géant qui abrite près de 150 000 habitants et qui est l’une des plus grandes îles fluviales dans le monde. Sur cette île, on trouve la forêt de Molaï, une forêt des plus étrange, unique au monde et pour cause : Elle a été plantée par un seul homme.

Là-bas, cet homme, on l’appelle « Forest man ». Et ces arbres sont l’aventure d’une vie, le résultat de 30 années de travail intensif.

 L’histoire

À cause du manque d’arbres pour stabiliser le sol avec leurs racines, l’île de Majuli a perdu plus de la moitié de sa surface au cours du dernier siècle, à cause de l’érosion. La faute à d’énormes digues qui ont été construites dans les villes en amont du fleuve, ce qui a profondément modifié le flux de l’eau. À ce rythme-là, Majuli aurait pu disparaître totalement d’ici 15 à 20 ans.

Mais c’était sans compter sur Jadav Payeng, qui pour remédier au problème s’est mis à planter des milliers et des milliers d’arbres et de plantes. Jour par jour, année après année, il lui aura fallu une patience incroyable pour mener à bien cette tâche herculéenne.

En 1979, à la suite d’importantes inondations, des centaines de serpents d’eau s’échouent sur l’île et meurent d’épuisement. Jadav explique au Times of India que cela a été l’élément déclencheur de son incroyable aventure :

« Il n’y avait pas d’arbres pour protéger ces serpents. Alors je me suis assis, et j’ai pleuré. J’ai contacté le ministère des Forêts et je leur ai demandé s’ils pouvaient planter des arbres. Ils m’ont répondu que ça ne servirait à rien d’essayer, que rien ne pousserait jamais de toute façon. Comme j’ai insisté, ils m’ont dit que je n’avais qu’à planter des bambous. Ce fut dur mais je l’ai fait. Et tout seul. »

 

 

Pendant les 30 ans qui suivirent, Jadav s’est attelé à la tâche et s’est mis à planter des milliers de plantes… dont 300 hectares de bambous !

Et bien lui en a pris : le travail et le dévouement de Jadav a eu pour effet de fortifier l’île de manière significative et durable. Double effet kiss-cool : sa forêt fournit un habitat de choix à de nombreux animaux en voie de disparition, qui sont retournés s’installer dans la région. Un troupeau d’une petite centaine d’éléphant, des tigres du Bengale, et même une espèce de vautour qui semblait avoir disparu depuis plus de 40 ans !

 

Voilà de quoi nous redonner un peu d’espoir dans l’humanité…

 

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Pour faire ses courses au supermarché La Louve, il faudra aussi y travailler

Pour faire ses courses au supermarché La Louve, il faudra aussi y travailler | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Pour pouvoir faire ses courses au supermarché La Louve, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, il faudra y travailler quelques heures chaque mois: en s'inspirant d'un exemple new-yorkais, deux Américains installés dans la capitale ont conçu un projet innovant qu'ils espèrent concrétiser fin 2015.

 

Objectif: offrir à ces consommateurs un peu particuliers des prix inférieurs à ceux des autres commerces, moyennant un allègement des coûts.

 

Ce supermarché "coopératif et participatif", à but non lucratif, n'aura en fait pas de clients mais des "membres": chacun doit y investir au moins 100 euros (10 euros pour les bénéficiaires de minima sociaux), et devra y travailler trois heures consécutives toutes les quatre semaines.

"A la caisse, au nettoyage, à la manutention ... Tout ce qui peut s'effectuer par microtranches", explique à l'AFP l'un des cofondateurs, Tom Boothe, 45 ans. "Les tâches nécessitant un suivi, telles qu'achats ou comptabilité, seront elles confiées à des salariés, cinq au début".

 

Tom Boothe et Brian Horihan se sont rencontrés alors qu'ils étudiaient le cinéma dans le Wisconsin. Installés à Paris depuis plusieurs années, ces gastronomes se sont appuyés sur le modèle de la Park Slope Food Coop, qui existe depuis 40 ans à Brooklyn, pour concevoir leur projet.

Grâce à ses coûts de main d'oeuvre allégés, le supermarché pourra afficher des prix inférieurs "de 15 à 40%" à ceux des autres commerces, estime Tom Boothe. "Cela peut élargir l'accès aux bons produits des personnes qui ont peu de moyens".

 

Les produits vendus dans un local de 1.450 mètres carrés, situé rue des Poissonniers dans le XVIIIe, seront bio mais pas seulement. "C'est un projet adulte, pas moralisateur. Je déteste les gens qui se permettent de dire aux autres ce qu'il faut manger", explique Tom Boothe, qui donne des cours d'oenologie à ses heures perdues. 

Selon lui, ouvrir une boutique exclusivement bio dans ce quartier populaire aurait exclu une partie de la clientèle, "qui n'a peut-être pas les mêmes moyens ou valeurs éthiques". Les produits seront donc de différentes gammes, du bio de haute qualité à quelques marques industrielles. 

 

 

- 'Aventure humaine' -

Les premiers membres de la Louve ont déjà pu tester les produits grâce au groupement d'achats lancé en 2011, basé dans un local provisoire, rue de la Goutte d'Or. La viande est achetée à un producteur bio en Bretagne, le fromage sélectionné par un "meilleur ouvrier de France", les légumes choisis avec l'aide du "responsable du potager du roi du château de Versailles".

 

Le projet de supermarché semble sur les rails: les statuts de la coopérative ont été déposés en décembre, et un appel de fonds avait réuni à la mi-février 135.000 euros, sur les 150.000 de fonds propres nécessaires au démarrage. Cette somme apportée par des donateurs, mais surtout par 945 membres, représente environ 10% du budget total.

Parmi les autres financeurs figurent la Fondation Macif, qui a accordé en 2014 une subvention de 20.000 euros et accompagne le montage du projet. "On réfléchit à un nouveau soutien en 2015 pour ce projet socialement innovant, qui répond à un besoin d'une alimentation plus saine et plus accessible", indique Alice Sorel, de la Fondation.

France Active, qui finance des projets d'économie sociale et solidaire, a accordé un prêt de 400.000 euros. La région Ile-de-France, la Ville de Paris et la mairie du XVIIIe soutiennent également le projet.

 

Une réunion d'information a lieu chaque mercredi soir dans le local de la Goutte d'Or. Mathilde, 27 ans, chargée de mission dans un réseau associatif, est membre depuis 2013, attirée par "une solution pas chère pour bien manger" mais surtout par "l'aventure humaine". "Chacun amène son temps, son argent, sa bonne volonté", s'enthousiasme-t-elle.

 

Nicole Pernot, une retraitée de 68 ans, a pour sa part adhéré il y a un mois, séduite par l'idée de "manger autrement" et d'"en faire profiter (sa) famille. Je ne connais rien au commerce, mais je peux aider à dresser les étagères, faire le ménage, des tâches banales".

"On partage les risques, mais aussi la fierté", résume Tom Boothe, estimant qu'"il faut 2.000 membres pour atteindre l'équilibre financier".

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Le portrait robot du consommateur bio : une femme de 42 ans habitant en ville

Le portrait robot du consommateur bio : une femme de 42 ans habitant en ville | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Fruits, céréales, algues... un Français sur deux achète régulièrement bio. Mais qui sont-ils au juste ? Une enquête réalisée par le site Bio à la Une en janvier 2015 dresse leur portrait robot. Voici les grandes tendances révélées par cette étude.

 

Fruits, céréales, algues... un Français sur deux achète régulièrement bio. Mais qui sont-ils au juste ? Une enquête réalisée par le site Bio à la Une en janvier 2015 dresse leur portrait robot. Voici les grandes tendances révélées par cette étude.

 

Six consommateurs bio sur dix sont des urbains. Ce sont surtout les femmes qui sont conquises par ces produits, puisqu'elles représentent 87% des consommateurs bio. Ceux-ci ont surtout entre 26 et 55 ans, avec une moyenne d'âge de 42 ans. Les séniors de plus de 66 ans (4,5%) et les jeunes de 18 à 25 ans (7%) restent à la marge. Les étudiants représentent à peine 3% des consommateurs.

Le bio encore "un peu cher"

Les moyens financiers ne semblent pourtant pas être déterminants. Les employés représentent ainsi 35% des consommateurs bio, tandis que les cadres et les cadres supérieurs ne dépassent pas les 13%. Une bonne moitié (57%) des amateurs de bio gagnent entre 15.000 et 40.000 euros par an. Il n'empêche que plus de la moitié des consommateurs considèrent que les produits bio sont "un peu cher".

  

L'offre en magasin spécialisé bio satisfait la grande majorité (88,5%) des consommateurs mais leur nombre est jugé insuffisant par la moitié d'entre eux. La grande surface ne comble pas les acheteurs bio dans ce domaine : ils sont 40% à y aller pour acheter des produits biologiques tandis que les deux tiers se rendent en boutique spécialisée.

 

Les fruits et légumes arrivent en tête des produits les plus achetés (pour 95% des consommateurs bio). Les produits frais (85,5%) se placent juste derrière, suivis des produits d'épicerie comme les céréales, les compotes et les algues (78%). Les aliments sans gluten (27,5%) gagnent du terrain. Les cosmétiques naturels, utilisés quotidiennement par un 63% des acheteurs de bio, se taillent également la part du lion.

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Une serre du futur construite à Neuenburg – agriculture bio

Une serre du futur construite à Neuenburg – agriculture bio | Des 4 coins du monde | Scoop.it
La serre est capable de produire des légumes et du poisson avec le minimum d'énergie possible, et sans recours au pétrole. Le concept s'appuie sur le principe de l'aquaponie, un circuit fermé qui reproduit un mini-écosystème dans un bâtiment de 200 m2.

 

Le principe de l’aquaponie, c’est de raccorder des bassins de poissons avec des serres de culture maraîchère. L’eau contenant les déjections des poissons est filtrée puis sert à irriguer les plantes, qui profitent de cet engrais naturel. En retour, les salades, concombres et autres plants de tomates purifient l’eau qui peut être ré-injéctée dans le bassin des poissons. Dans les grandes lignes, ce système fermé reproduit et condense un cycle naturel. L’exploitant de la serre peut ainsi prélever régulièrement et vendre les légumes et les poissons.


Un goût inchangé

La serre est capable de produire des fruits et légumes toute l’année, et pour tuer dans l’œuf un a priori, ils n’ont rien du goût de poisson. Pour avoir goûté un plant de salade produit sur place, je n’ai pas noté de différence d’avec une salade de culture biologique en plein champs. Les promoteurs du projet détaillent d’autres avantages de la culture sous serre. En étant isolées du sol, les cultures ne subissent pas les attaques de parasites comme les escargots. Les traitements sont donc inutiles et la production doit pouvoir être certifiée biologique.


Sécurité alimentaire

Pour augmenter l’efficacité de cette nouvelle forme d’agriculture, les concepteurs de la serre ont bardé la serre de panneaux solaires qui doivent produire l’essentiel de l’énergie nécessaire au fonctionnement des systèmes de pompage et de chauffage du bâtiment. L’objectif de la société créatrice de ce projet, EBF, est de se passer complètement du pétrole. « Aujourd’hui, tout notre modèle alimentaire dépend du pétrole, explique Franz Schreier, le fondateur d’EBF. Que ce soit pour faire fonctionner les tracteurs, les systèmes d’irrigation, le séchage des céréales, la fabrication des emballages, le transport vers les lieux de vente… tout est basé sur le pétrole ». La logique des créateurs de la serre est que si l’on veut éviter une montée en flèche des prix de la nourriture, qui suivre celle à long terme des prix du pétrole, il faudra trouver d’autres techniques de culture et d’élevage. L’aquaponie est donc pour eux une façon de sécuriser la production de nourriture et de maintenir des prix raisonnables.

 

Réduire le coût de construction de la serre

Le prototype grandeur nature de la serre a coûté 500.000 €. EBF est bien consciente que ce prix est trop élevé pour que des agriculteurs soient intéressés par la technique. « Notre but est de réduire le coût à 100.000 € grâce à l’optimisation de nos techniques, ce qui rendra l’exploitation de la serre économiquement viable » explique Franz Schreier. Deux à trois autres prototypes de serre doivent être construits à Neuenburg.


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Alter Eco lance des capsules biodégradables de cafés bio équitables

Alter Eco lance des capsules biodégradables de cafés bio équitables | Des 4 coins du monde | Scoop.it
La marque Alter Eco vient de lancer des capsules de café biodégradables compatibles avec la machine Nespresso ! Les café proposés sont délicieux, bio et issus du commerce équitable. What else ?!

 

Les amateurs d'espresso vont pouvoir allier préservation de l'environnement et plaisir de boire un bon café ! Alors qu'il est aujourd'hui primordial de réduire nos déchets, la marque Alter Eco vient de lancer une gamme de cafés bio et équitables en capsules biodégradables entièrement composées de matières végétales et ne comportant aucun OGM ! Ces capsules ont la particularité de se décomposer à 90% en moins de 6 mois. Une fois utilisée, elles  peuvent être mélangées avec les déchets ménagers ou dans les bacs de récupération de déchets organiques.

 

Il faut savoir que le bilan énergétique (CO2) des capsules de café en plastique ou en aluminium est très élevé. Il est de plus assez contraignant et compliqué de les recycler. Et surtout, ces capsules peuvent s'avérer potentiellement toxiques pour la santé. Le plastique et l'aluminium, quand ils sont chauffés, peuvent en effet migrer dans l'aliment. 

L'aluminium présente une neurotoxicité pouvant notamment entraîner la maladie d'Alzheimer ainsi que d'autres maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson. "L'aluminium est une neurotoxine qui peut rendre malade et même tuer" précise Chris Exley, professeur de chimie bio-inorganique à l'Université de Keele au Royaume-Uni, dans un documentaire sur l'aluminium diffusé sur Arte en octobre 2014.

 

Avec les capsules biodégradables, vous allez ainsi pouvoir réduire vos déchets, protéger votre santé, et même favoriser le développement du commerce équitable, sans pour autant faire une croix sur un bon café !

Alter Eco propose deux capsules espresso au goûts délicieux :

- un espresso corsé aux notes florales du Guatemala, et fruitées du Mexique alliées à l'intensité du robusta de Tanzanie.

- un espresso doux aux notes florales du Guatemala et fruitées du Mexique, alliées à la douceur de l'arabica du Pérou et relevées par l'intensité aromatique de l'arabica d'Ethiopie.

 

 

A savoir : Les capsules sont non-pré-percée pour retenir tous les arômes ! Elles sont compatibles avec la machine Nespresso 19 bars.

Vous pouvez retrouver cette gamme au rayon bio des grandes surfaces au prix de 3,79 euros la boite de 10 capsules, soit environ 38 centimes le café. What else ?

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Les nouveaux entrepreneurs prospèrent en vélo

Les nouveaux entrepreneurs prospèrent en vélo | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Les sociétés confrontées au déplacement urbain délaissent de plus en plus la voiture pour le vélo. Coursiers, plombiers, glaciers ou encore infirmiers libéraux, ces cycloentrepreneurs voient là un gain de temps et d’argent, et défendent une certaine vision de la ville.

En 2009, Arane Dumont décide qu’il est temps de ne plus être un plombier comme les autres. « La difficulté à trouver des places lors des interventions, la perte de temps, les PV, ça m’a vraiment amené à un ras-le-bol de la voiture », explique le Toulousain. Avec deux amis, il lance le collectif des Zecoplombiers, artisans intervenant à vélo au cœur de la ville rose.

D’après l’Ademe, plus de la moitié des trajets urbains font moins de trois kilomètres (zone de pertinence du vélo). Alors que seuls 3 % de ces déplacements se font en pédalant ! Nombre de sociétés regardent le vélo comme un véhicule efficace.

Au premier rang d’entre eux, les coursiers, dont l’efficacité n’est plus à prouver dans des villes comme Paris. Viennent ensuite les sociétés de livraison, qui résolvent à moindre coût l’enjeu du « dernier kilomètre », considéré comme étant le plus coûteux (la faute aux centre-villes engorgés et bondés).

 

Et il y a cette large catégorie d’entrepreneurs pour qui l’acheminement n’est pas forcément la finalité. Les Zecoplombiers n’y sont pas seuls, on s’en rend compte avec le collectif Boîtes à vélo, fondé fin 2013 - mais qui a dû mettre la clé sous la porte cet hiver. Un glacier, un infirmier, un peintre en bâtiment, des cafetiers itinérants et bien d’autres, tous pédalant à Nantes.

 

 

Un atout en zone urbaine dense

« Le vélo n’a pas d’intérêt dans les villes de taille moyenne. Nous, on agit sur l’île de Nantes où la densité urbaine justifie l’usage du vélo, avec 18 000 habitants pour quatre kilomètres carrés », explique Céline Emoulou-Zoa qui livre des paniers bio pour Croquinelle.

A Rennes, Sébastien Le Menac’h fait le même constat. Sa SCOP Toutenvélopropose, entre autres, des déménagements intra-muros faits entièrement à vélo. « Tant qu’on reste dans l’hypercentre, il y a un vrai gain de temps : avec les remorques on se faufile partout. Sur une heure de temps, on gagne quinze minutes comparé au camion », constate-t-il. Cela dépend aussi de la qualité des aménagements cyclables décidés par les villes, que le Rennais juge corrects chez lui, malgré la rudesse du pavé breton.

Le gain de temps n’est pas le seul avantage de cette mobilité douce. « Les frais n’ont aucune commune mesure avec la voiture. Nos vélos électriques valent 3 000 euros, un coût très vite amorti. Derrière, pour le client, on n’est pas forcément moins cher qu’un autre sur la main d’œuvre. Mais on facture le déplacement à 15 euros là où
d’autres sont à 50 », garantit Arane Dumont.

A Toutenvélo, grâce à ces économies, on se dit 40 % moins cher qu’un déménageur classique. Contrepartie du biclou : le périmètre d’action forcément restreint limite le nombre de clients potentiels. Pas forcément une contrainte selon les Zécoplombiers. « Moins il y a de distance, mieux on se porte. Si on voulait se développer, au lieu d’élargir le périmètre, on créerait plusieurs équipes autours de plusieurs pôles, comme pour quadriller la ville. »



L’entrepreneur, acteur de la ville de demain

Cette stratégie entrepreneuriale fait écho à une philosophie plus globale, empreinte d’écologie. Les Nantais de Croquinelle font dans l’alimentation durable, les Rennais de Toutenvélo insistent sur le caractère non-polluant, les Zecoplombiers promeuvent les dispositifs d’économies d’eau.

A écouter Arane Dumont, c’est surtout d’une vision de la cité dont il est question. « On défend une ville à échelle humaine : on fait plus facilement des rencontres à vélo. Une ville avec une facilité de circulation, une ambiance sonore... L’étalement urbain, ce n’est pas le futur. Il faut relocaliser la ville, quartier par quartier. »


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Il y a bio et bio. Voici comment s'y retrouver dans les labels d'agriculture biologique

Il y a bio et bio. Voici comment s'y retrouver dans les labels d'agriculture biologique | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Si le label AB domine largement les rayons alimentaires bio des magasins, il n’est pas le seul à signaler des produits issus de l’agriculture biologique. D’autres, moins connus mais plus exigeants, défendent une agriculture plus humaine, plus écologique et plus autonome face aux lobbies agro-alimentaires. Présentation des différents labels de l’agriculture bio en huit questions/réponses.

 

Quels sont les labels de l’agriculture biologique ?

En France, on dénombre trois labels nationaux dédiés à l’agriculture biologique : le label européen et sa déclinaison française AB, Nature & Progrès, et Bio Cohérence. A ceux-là s’ajoutent plusieurs labels régionaux ainsi que Demeter, qui est un peu à part puisqu’il certifie les productions agricoles répondant aux règles de la biodynamie. Le plus répandu des trois est le label européen.

Plus de 26.500 producteurs et presque 12.600 transformateurs, distributeurs et importateurs affichent sur leurs produits la feuille étoilée, souvent assortie du sigle AB (mais dont l’inscription n’est plus obligatoire). Il est géré par le ministère de l’Agriculture, à travers l’Agence Bio et l’Inoa, l’Institut national de l’origine et de la qualité.

Si c’est le principal, ce n’est pas le plus ancien. La mention Nature & Progrèsest née en 1972, treize ans avant AB. Elle est portée par une association qui regroupe des producteurs et des consommateurs militant pour un « modèle agricole alternatif à l’agro-industrie, à même de préserver la fertilité naturelle des sols, d’assurer l’autonomie des paysans et une alimentation saine à portée de tous ».

Quant au petit dernier, Bio Cohérence, il a vu le jour en 2009, en réaction à la nouvelle réglementation du label européen qui diminuait les exigences de l’agriculture biologique, par exemple en faisant passer le taux d’OGM autorisé de 0,1 à 0,9 %. Il dépend de l’association du même nom, constituée d’associations et syndicats tels que la Fnab, la Fédération nationale d’agriculture biologique, le réseau des magasins Biocoop, etc.

 

Sont-ils tous aussi bio ?

Aujourd’hui, c’est un règlement européen qui définit le cahier des charges et les critères de l’agriculture biologique, laquelle consiste avant tout à ne pas utiliser de produits chimiques de synthèse. C’est la définition officielle de la « bio », et toute marchandise non certifiée par le label européen ne peut donc pas être vendue en tant que production biologique.

Mais pour les autres organismes, c’est insuffisant. « La définition officielle se limite à une dimension technique qui ne questionne ni l’industrialisation de la bio, ni ses répercussions sociales et écologiques », dénonce ainsi Nature & Progrès en préambule de sa charte.

Sur la même longueur d’ondes, Bio Cohérence milite pour « une agriculture biologique plus cohérente, dans un souci de pérennité des structures et de cohérence agronomique ». Cependant, Bio Cohérence reconnaît tous les critères de l’Agence Bio et ne labellise que des produits déjà estampillés AB, tandis que Nature & Progrès ne le demande pas à ses producteurs ou distributeurs (environ 40 % des mentions Nature & Progrès n’ont pas le label AB).

Outre des exigences écologiques supérieures à celles du règlement européen, Bio Cohérence et Nature & Progrès ont la particularité de prendre en compte les aspects sociaux : ils plaident pour une juste rémunération et un droit du travail respecté. Ils interdisent par exemple la vente en supermarchés, pour ne pas faire le jeu de l’industrialisation de l’agriculture biologique.

 

Quelles sont les principales différences de cahiers des charges ?

Quasiment tous les critères du label AB figurent aussi dans les cahiers des charges de Bio Cohérence et Nature & Progrès. Mais eux vont plus loin sur de nombreuses normes, notamment en ce qui concerne les OGM puisqu’ils limitent le taux à 0,1 % en cas d’intrusion accidentelle.

Ils interdisent également la mixité bio et non bio sur une même exploitation, ce que permet le label AB à condition qu’il s’agisse d’espèces ou de variétés différentes, ainsi que l’utilisation de farines de sang comme amendements pour la terre.

Nature & Progrès interdit aussi, entre autres, l’huile de palme, même bio, car ils estiment qu’elle n’est pas produite dans des conditions sociales et écologiques satisfaisantes. L’association encourage également l’utilisation de semences non inscrites au catalogue officiel, pour promouvoir l’autonomie des paysans face à l’industrie semencière.

 

Qui attribue les labels ?

Là encore, les labels présentent des divergences. AB et Bio Cohérence reposent sur le système de la certification par un tiers indépendant, le seul mode reconnu par le règlement européen. En France, il existe aujourd’hui huit organismes certificateurs pour l’agriculture biologique : Ecocert, Qualité France, Agrocert, Certipaq Bio, Certisud, Certis, Qualisud et Bureau Alpes Contrôle. Ce sont eux qui délivrent les labels après avoir vérifié que la production, la transformation ou la commercialisation répond bien au cahier des charges de l’agriculture biologique.

Ils sont rémunérés par le demandeur du label, à qui ils doivent rendre visite au minimum une fois par an. Ce contrôle annuel se fait sur rendez-vous, et porte essentiellement sur une vérification des documents administratifs : factures des semences, des aliments, des engrais, des produits phytosanitaires, etc. Si le contrôleur a un doute, il peut parfois procéder à un contrôle inopiné, voire effectuer des prélèvements pour analyse. Mais ces derniers, coûteux, sont assez rares.

De son côté, Nature & Progrès a opté pour un « Système participatif de garantie » (SPG) qui implique les producteurs et les consommateurs dans la labellisation. Cette pratique, qui existe dans d’autres pays et est reconnue par certains organismes internationaux (IFOAM, FAO) ne l’est pourtant pas à l’échelle européenne.

Chaque année, au moins deux adhérents de Nature & Progrès (un consommateur et un producteur) rendent visite aux agriculteurs du réseau. Ils contrôlent que le travail est fait selon la charte de l’association mais surtout, ils échangent sur les pratiques de production et les conditions de travail afin de faire progresser tous les membres de l’association.

 

Qui contrôle les certificateurs ?

Les huit organismes certificateurs sont accrédités par le Cofrac, le Comité français d’accréditation, et agréés par l’Inao. S’il se veut indépendant, le Cofrac est pourtant sujet aux conflits d’intérêts puisque William Vidal, président d’Ecocert (qui détient 70 % du marché de la certification bio), siège au Conseil d’administration du Cofrac.

 

Donnent-ils tous le droit aux aides de l’agriculture bio ?

Seul le label AB étant reconnu par l’Europe, les autres ne donnent pas droit aux aides de la PAC pour la conversion et le maintien en agriculture biologique, ni au crédit d’impôt en faveur de l’agriculture biologique (d’un montant de 2.500 € en 2014).

 

Quel est l’intérêt pour un professionnel d’adhérer à un autre label que AB ?

Bien qu’ils ne donnent pas droit à des aides, ni même à la mention « biologique » sur leurs produits, des labels comme Demeter ou Nature & Progrès intéressent les agriculteurs et les transformateurs (530 pour le premier et 840 pour le second).

Geoffroy Raout, coordinateur interne chez Nature & Progrès, explique cet engouement par le fait que « c’est l’envie d’afficher une marque de garantie et de s’identifier à un courant commercial qui correspondent vraiment à leurs pratiques ». Bio Cohérence compte aujourd’hui 300 producteurs adhérents.

Combien ça coûte ?

S’il est un secteur où le principe du pollueur-payeur n’est pas mis en place, c’est bien l’agriculture. L’usage de produits chimiques n’est pas taxé et la labellisation bio est payante. Le contrôle annuel réalisé par Ecocert, principal organisme certificateur en bio, pour obtenir le label AB coûte entre 350 et 850 € en fonction de la surface et du type de produit. Certaines régions remboursent tout ou en partie la certification pour ce label, mais le prix peut être dissuasif pour les petits agriculteurs.

Pour adhérer à Bio Cohérence, il faut ajouter 120 € en plus de la certification AB et 0,1 % du chiffre d’affaires dès la deuxième année. Refusant « la logique marchande » et basée sur le volontariat, la labellisation Nature & Progrès est un peu moins chère. L’adhésion inclut l’enquête annuelle et tourne autour de 285 €, une somme qui peut être revue à la baisse dans les régions où l’association est bien implantée et dispose de nombreux bénévoles pour se rendre chez les producteurs. à compter de la seconde année, les labellisés s’engagent également à verser 0,3% de leur chiffre d’affaires à l’association.

  

Stéphanie est éleveuse de poules pondeuses en Bourgogne. Elle fait des œufs bio, qui étaient jusqu’à récemment labellisés AB. Pour cela, elle achetait des poulettes non bio et les convertissait pendant dix semaines avec de l’aliment bio.

 

Mais depuis janvier 2014, la conversion d’une poulette non bio est interdite. Pour conserver son label AB, Stéphanie aurait dû immédiatement faire abattre ses 600 poules et acheter des poulettes bio ou des poussins de 1 jour (les poussins bio n’existent pas en France. Pour obtenir des poules bio, il faut acheter des poussins conventionnels et les nourrir en bio dès leur deuxième jour).

« Mais les poulettes bio disponibles ne sont pas adaptées à ici et élever des poussins, ce n’est pas le même métier et ça demande du temps », explique-t-elle.

 

Face à la menace de la fermeture de son activité, l’agricultrice a renoncé à son label AB et s’est tournée vers Nature & Progrès. « Eux prennent en compte l’aspect humain et financier, ils ont une démarche plus humaine, ne se contentent pas de cocher les cases d’un cahier des charges ».

En dialoguant avec eux, Stéphanie a choisi d’adhérer au réseau, qui lui laisse six mois pour se mettre à l’élevage de poussins de 1 jour. Pour entrer dans le label, elle devra aussi nourrir ses poules avec des aliments provenant au moins à 50 % de son exploitation car Nature & Progrès est très attaché au « lien au sol ».

 

Ses 20 ha de céréales ne seront donc plus vendues à une coopérative mais utilisées directement pour son élevage. « Ce n’est pas un mal car ça devrait faire baisser les charges », se réjouit-elle.

Elle réalisera aussi des économies sur la labellisation : alors qu’elle payait 600 € annuels à Qualité France pour être certifiée AB, elle s’acquittera désormais de 180 €. Le seul inconvénient de ce changement, c’est qu’elle ne pourra plus inscrire « œufs bio » sur ses boîtes ni apposer le tampon 0 sur ses œufs, synonyme de bio.

Ils seront désormais notés 1, qui correspond aux œufs de poules élevées en plein air et ses boîtes porteront la mention alambiquée : « Poules élevées en plein air, nourries avec de l’alimentation issue de l’agriculture biologique ».

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Moins cher, plus écolo : isolez votre corps plutôt que votre maison

Moins cher, plus écolo : isolez votre corps plutôt que votre maison | Des 4 coins du monde | Scoop.it
L’isolation des logements, les chauffages économes... on connait. Mais que sait-on de la capacité des vêtements à nous faire économiser de l'énergie ? We Demain vous livre les conseils techniques de Kris De Decker, fondateur de Low-Tech Magazine, pour vous transformer en véritable centrale à chaleur.

 

Ces dernières décennies, le mercure s'est affolé dans nos foyers. Selon David MacKay, conseiller scientifique au ministère britannique de l'énergie, la température moyenne des logements anglais était de 13°C en hiver en 1970... Bien loin des 19°C aujourd’hui recommandés par l’ADEME, ou des 21°C préconisés par son homologue américain. 

Mais le fait de regarder la télé en T-shirt en plein hiver a un coût : en France, le chauffage représente en moyenne 65 % des dépenses d’énergie domestiques. Comment réduire sa facture, même en ces temps de grand froid ? Trois méthodes s'offrent à vous. Les deux premières sont bien connues : opter pour un mode de chauffage plus efficients et une isolation plus performante. En la matière, de réels progrès ont été accomplis ces dernières années. Mais leur généralisation prendra des décennies, au rythme actuel des rénovations. 

NOTRE CORPS, CETTE PETITE USINE CHAUFFÉE À 37°C 

Moins souvent évoquée lorsqu'il est question d'économies d'énergie, la troisième méthode est, elle, à effet immédiat : baisser le thermostat... et enfiler davantage de vêtements. Évident ? Pas tant que cela, à en lire Kris De Decker, fondateur de Low-Tech Magazine, dans un passionnant article scientifique (en anglais). À partir de savants calculs, le journaliste nous explique comment tirer le meilleur profit (énergétique) de notre corps, cette petite usine continuellement chauffée à 37°C.  

 

Doté ni de plumes, ni de fourrure (et de moins en moins de poils) l'Homme n'a d'autre alternative que de porter des vêtements pour capturer cette chaleur. Sous ces derniers, l'air se réchauffe et devient un isolant. Le principe est le même que celui appliqué à nos maisons. À une différence d'échelle près : alors que l’isolation d’un bâtiment nécessite tout un arsenal de matériaux, celle de notre corps ne demande qu’une faible surface isolante. Il existe de nombreuses unités pour mesurer l’isolation fournie par un vêtement. Celle retenue par Kris De Decker est le « clo » (pour clothes, vêtements en anglais). ». Un clo (ou 0,155 m⊃2;K/W) correspond à l'isolation offerte par un costume et une chemise, tenue permettant d'être à son aise à 21°C. Burton, qui a définit cette unité, écrivait ainsi en 1946 : « Nous avons découvert que nous pouvions expliquer à un général ou un amiral, sans passer par un cours de physique pour lequel il n’avait ni le temps, ni la patience, que son uniforme valait à peu près un clo, son manteau un deuxième clo, et que tous les deux ils lui fournissaient un total de deux clos. » Pour revenir à des tenues plus contemporaines, un T-shirt vaut environ 0,1 clo, un pantalon 0,25, et un sweat-shirt entre 0,2 et 0,4. 
UN PULL, 20 À 30 % DE CHAUFFAGE ÉCONOMISÉSSelon les calculs de Burton, le fait de porter 0,18 clo permet de compenser une variation d’1°C. Il faut donc se vêtir de 2,7 clos pour être à son aise dans un intérieur à 10°. Sans aller jusqu'à extrémité, prenez un individu (vous ?) en T-shirt/pantalon (soit 0,55 clo), à son aise dans un intérieur à 24°C. Faites-lui enfiler un pull et, atteignant un niveau d'isolation de 1 clo, elle se contentera d'un air à 21°C. Mais surtout, elle économisera entre 20 et 30 % de chauffage ! Car, sachez-le, diminuer la température de votre logement de seulement 1°C vous permet d’économiser entre 9 et 10 % d’énergie.  
Cette technique d'empilement vestimentaire a toutefois une limite : le poids. On s'explique. Pour gagner un clo, il faut s'affubler en moyenne de 3 kilos de vêtements. Ainsi, pour résister à une température 0°C sans sourcilier, il faut porter 4 clos, soit... 12 kg de vêtements. L’armée américaine, qui s’est penchée sur la question, a d'ailleurs conclu que ce poids était le maximum permettant de rester dextre et mobile.Pour gagner en insolation sans perdre en agilité, de nouveaux tissus à la fois chauds, fins, et légers ont été conçus ces dernières décennies par l’industrie du vêtement de montagne. Cette dernière a notamment développé des sous-vêtements thermiques (caleçons longs et T-shirts). Situés au plus près de la peau, ces vêtements évitent « l’effet cheminée », c’est à dire la déperdition de l’air chaud ventilé lors des mouvements. 

Oui mais qu'en est-il côté style ? Rassurez-vous, ces vêtements isolants, qui se portent sous des vêtements classiques, n'enlèveront rien à votre sex-appeal. Preuve en est, les collants thermiques sont entrés dans les moeurs outre-Atlantique, où les températures hivernales ont cessé d'être tue-la-mode depuis bien longtemps. Selon le manuel de survie de l’US Air Force, une couche de sous vêtements longs correspond à 0,6 clo, et deux couches…à 1,5 clos. Résultat, on peut se balader en costume par seulement 12,7°C, ceci sans ressembler à un mammouth laineux ! 
150 EUROS L'ENSEMBLE COLLANTS/T-SHIRT EN MÉRINOSi une partie de ces sous-vêtements est fabriquée à base de dérivés du pétrole, ces isolants restent écologiques vis à vis de l'économie d'énergie qu'ils permettent. Mais à côté du synthétique, qui a tendance à salir rapidement, existe une alternative naturelle. Elle est à aller chercher du côté du mérino. Venue de Nouvelle-Zélande, cette laine à l'aspect cotonneux est beaucoup plus douce et surtout naturellement anti-bactérienne. En clair, on peut porter le même T-shirt pendant une semaine sans la moindre odeur. Certaines marques, comme Woolpower, le leader suédois du secteur, la mélangent à des fibres synthétiques pour la rendre plus résistante. Seule barrière, son prix : aux alentours de 150 euros pour un ensemble collants/T-shirt, là où son équivalent en synthétique vous en coûtera trois fois moins cher. Kris De Decker ne nous incite bien évidemment pas à abandonner le chauffage, qui demeure une nécessité sous certaines latitudes. Seulement, il rappelle que si l’efficience énergétique de nos logements doit être une priorité à moyen terme, l’isolation de nos vêtements est de loin la méthode la plus rapide et simple, et surtout la moins chère à court terme. Concrètement, le fait de porter des sous-vêtements thermiques vous permettra de baisser le chauffage de quelques degrés ou de l'allumer plus tard dans l’année, le tout sans perdre en confort (ni en élégance). Seul problème : quand vous inviterez des amis non-initié à la science des « clo », il vous faudra leur prêter vos sous-vêtements...
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Chômage ? On peut créer 600 000 emplois dans l'agriculture !

Chômage ? On peut créer 600 000 emplois dans l'agriculture ! | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Alors que le chômage atteint en France un nouveau sommet, économistes et politiques ressassent les mêmes idées qui ne marchent pas, "politique de l’offre", "charges des entreprises“, et autres fadaises serinées depuis des années. Il faut changer la donne et la logique. S’engager dans des politiques écologiques. Regarder, par exemple, du côté d’une agriculture fondée sur le bio et la souveraineté alilmentaire : elle permettrait de créer 600 000 emplois en France, selon Terre de Liens Normandie.

Et si on décidait de protéger la terre agricole par notre alimentation ?

 

Et si on décidait de ré-ancrer notre alimentation dans nos territoires ?

 

Et si on décidait de se rendre solidaires des paysans et paysannes (qui souhaitent explorer et construire un véritable développement alimentaire soutenable...) en généralisant le commerce alimentaire équitable de proximité ? Un commerce qui permette à cette profession (et aux activités qui lui sont liées) de retrouver une vraie autonomie face à des marchés mondiaux dont ils ne maîtriseront probablement jamais la régulation ?

 

Et si on développait notre citoyenneté économique créatrice d’emplois, partout, maintenant, pour montrer qu’elle est bien plus qu’un concept mais bien un acte probant, qui montre aux dirigeants de tous nos territoires et de tous bords politiques les voies possibles pour une économie agricole et alimentaire réellement soutenable, qui conteste aussi, en actes, le manque de légitimité sociale de l’actuelle PAC alors qu’une autre PAC est possible...

 

1 187 847 : c’est le nombre (minimum !...) de paysans et paysannes (installé-e-s en bio) que nous devrions avoir en France (contre moins de 500 000 actuellement...) si tout le monde mangeait local.

 

22 963 759 : c’est le nombre d’hectares de Surface Agricole Utile (SAU) que nous pouvons protéger de nombreux mésusages grâce aux nouvelle Dynamiques de Développement Économique par l’Alimentation Locale (new-DDEAL...). 
Ce sont également autant de terres agricoles soustraites à la compétition économique alimentaire mondiale qui ruine les possibilités d’auto-développement et de souveraineté alimentaire des pays « dits » non ou peu développés.

 

17 193 800 : c’est le nombre d’hectares de SAU nécessaires pour se nourrir localement si nous faisons évoluer notre régime alimentaire en diminuant notre consommation de viande rouge au profit de la viande blanche et des protéines végétales.

 

5 769 959 : c’est la surface agricole que cette évolution progressive vers un régime alimentaire moins carné pourrait dégager ; autant de terres agricoles que nous pourrions alors destiner aux autres fonctions « oeconomiques » (se loger, se vêtir, se chauffer, etc.). Celles dans lesquelles il nous faut investir et innover pour réaliser la nécessaire transition agricole telle que la dessinent certains scénarios d’alter-développement comme Afterre 2050.

 

Terre de Liens Normandie vous invite donc à

calculer le nombre de paysans que vous pouvez soutenir et installer près de chez vous

et à passer à l’action solidaire et écologiquement responsable ici et maintenant.

Source : Convertisseur Terre de Liens Normandie

 

 
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Une alternative au cuir animal : le textile à base de fibre d'ananas

Une alternative au cuir animal : le textile à base de fibre d'ananas | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Puisant dans la tradition textile Philippine, la designeuse Carmen Hijosa a mis au point un tissu moins cher et aussi souple et résistant que le cuir animal.

 

Aux Philippines, lors de cérémonies officielles, les hommes portent un vêtement spécial - appelé Barong Tagalog - par dessus d'une chemise. Celui-ci est fabriqué à base de fibres de feuilles d'ananas. Carmen Hijosa, une designeur espagnole, a découvert ce textile fin et robuste dès les années 1990. Elle a tout de suite détecté le potentiel de cette fibre à remplacer le cuir, très critiqué par les associations de défense des animaux. 

Carmen Hijosa s'est alors inspirée de cet usage philippin pour lancer la marque Piñatex  et l'entreprise Ananas Anam. Après une dizaine d'années de recherche et développement, la designeuse a mis au point des chaussures, sacs, sièges auto, poufs, chapeaux et accessoires pour téléphone en fibres de feuilles d'ananas. Le 12 décembre dernier, ces produits ont été présentés au grand public au Royal College of Art de Londres. 
MOINS CHER QUE LE CUIRPremier maillon de la filière, une communauté de fermiers philippins décortique les fibres du fruit exotique. Celles-ci sont ensuite envoyées en Angleterre et en Espagne afin d'être transformées en maillage non tissé. Le reste des matières végétales, est transformé en bio-gaz et engrais organique, destiné aux communautés philippines, dans l'esprit "cradle to cradle", qui consiste à considérer tout élément comme une ressource et non plus comme un déchet. Prix de ce textile nouvelle génération: 23 euros du mètre carrés, contre 25 à 38 euros pour du cuir traditionnel, rapporte The Guardian.  

 

Le cycle de vie des produits de Piñatex selon le modèle "cradle to cradle" - ©Piñatex
Si les accessoires de la marque Piñatex sont encore des prototypes, Carmen Hijosa espère vendre son textile au mètre dès 2018. Cela ne devrait certes pas provoquer une baisse sensible de la production de peaux animales : 7 000 tonnes annuelles selon la FAO... Mais pourrait constituer une alternative parmi d'autres au cuir. 

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Juste, une marque de vêtements 100% écolo

Juste, une marque de vêtements 100% écolo | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Zoom sur une marque de vêtements, Juste, 100% écolo. Les maîtres mots de la marque ? Traçabilité, transparence, durabilité et qualité !

 

« Consommer peu mais consommer mieux » est la ligne directrice de la marque Juste. Cette dernière présente une collection minimale entièrement made in France et conçue à partir de matériaux écologiques. Zoom sur une marque qui vaut le détour.

Juste : une marque écolo made in France

Juste, la révolution textile est la 1ère marque à faire réaliser 10 étapes sur 10 en France pour sa collection LAINE et 9 étapes sur 10 pour sa collection LIN (la dernière est réalisée en Italie)*.

Chacun de leur fournisseur est labellisé Oeko-Tex® pour les étapes de fabrication qui nécessitent des produits ou des processus chimiques. Ainsi, la filature et la teinture du fil sont certifiées Oeko-Tex®.

 

 

La fondatrice de Juste, Myriam Underwood a même pu visiter les usines et constater les mesures mises en place. Par exemple, sur des thématiques comme le traitement des eaux, la sécurité au travail, le recyclage des déchets etc.

La proximité géographique lui permet de voir de ses propres yeux les installations de ses fournisseurs et c’est d’ailleurs la raison principale qui a motivé le « Made in France ».

Juste : une marque transparente de A à Z

Chez Juste, l’ambition est claire : la marque souhaite démontrer qu’un système de production textile autre que celui de la délocalisation et de la recherche de coûts de main d’oeuvre toujours plus bas est possible.

Sur leur site http://www.larevolutiontextile.fr/, la marque détaille chaque étape de la production des vêtements de sa collection LIN.


Tracabilité collection LIN

Du stylisme et modélisme à Paris à l’emballage à l’aide de fournitures écologiques dans plusieurs régions françaises, vous pouvez consulter tous les lieux de production identifiés sur une carte de l’Hexagone.

Pour chaque étape et chaque élément, un descriptif complet est proposé dans une transparence totale. Le même procédé est en cours de création pour la collection LAINE.

  Juste : une marque engagée pour l’environnement

A l’origine du projet de création de la marque Juste, un besoin : celui de militer pour une consommation raisonnable et raisonnée, ainsi que pour une industrie respectueuse de ses salariés, de l’environnement et de la santé des clients.

Et une volonté : offrir aux clients une alternative de consommation basée sur des logiques saines et responsables.

 

Cela passe par plusieurs éléments : la taille de la collection très minimaliste, l’utilisation des 2 seules matières d’origine française qui existent (lin et laine) et des matières qui poussent en culture raisonnée (c’est-à-dire avec peu d’intrants chimiques et qui n’a pas besoin d’être irrigué).


Pour être cohérent, il est impératif que les matières soient cultivées en France ou en Europe, ou proviennent d’élevages français ou européens.

Le développement de modèles dans d’autres matières est donc quasiment impossible : pas de coton, de soie, de cachemire ou d’autre laine que le mérinos ! Et nulles matières synthétiques, qui en plus d’être dérivées du pétrole, ont un impact écologique fort lors de leur transformation.

Oeko-Tex® : le label écologique international passé à la loupe

Chez Juste, on privilégie les produits siglés Oeko-Tex®. Leader mondial des labels santé dans le textile, le label international est apposé sur les textiles qui ne contiennent pas d’éléments chimiques nocifs pour la santé et la peau.

Ce dernier garantit l’absence (ou une teneur très faible) de substances indésirables pour la santé et pour la peau (formaldéhyde, métaux lourds, phénols chlorés, pesticides, phtalates, organo-étains, benzène et toluène chlorés, colorants cancérigènes ou allergènes, …).

 

Toutes les substances interdites ou limitées sont répertoriées selon une liste précise.

Les garanties du label :

des critères de contrôle identiques partout dans le monde et scientifiquement fondés.le contrôle et la certification des produits textiles par des instituts de contrôle indépendants ayant l’expertise requise.la conformité de la production grâce à la gestion qualité dans les entreprises.des contrôles réguliers dans le commerce et des visites des entreprises par des auditeurs indépendants de l’Association Oeko-Tex®.

 

Le label s’intéresse aux effets des procédés de fabrication sur les hommes et l’environnement, ainsi qu’à la sécurité au travail, la consommation de matières premières, d’eau et d’énergie, le traitement des eaux usées et des déchets et à la génération de bruit et de poussière.

Juste : des prix justes et transparents !

Chez Juste, les marges sont calculées au plus bas et permettent uniquement de rémunérer leurs fournisseurs ainsi que de payer les charges de l’entreprise. C’est pourquoi ces derniers ne pratiquent pas de soldes, les prix étant déjà fixés au minimum.

 

Y compris sur le sujet des prix, Juste est 100% transparente. Sur son site, elle affiche noir sur blanc les affectations du budget : 16% à la création et au développement, 44% à la production, 8% à la commercialisation et à la communication, 12% au fonctionnement de l’entreprise et enfin, 20% à la TVA sur le modèle.

Un pari audacieux clairement affiché : « nous faisons le pari de limiter au minimum notre marge au lancement de la société afin de pouvoir proposer un produit qui soit au meilleur prix. Notre objectif est ensuite de produire plus pour diminuer nos coûts de production afin de faire de JUSTE une société responsable et pérenne ».

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dhamelincourt's curator insight, March 30, 7:03 AM

JUSTE, la révolution textile est la 1ère marque à faire réaliser 10 étapes sur 10 en France pour sa collection LAINE et 9 étapes sur 10 pour sa collection LIN, à privilégier les produits Oeko-Tex® et surtout à être 100% transparente sur l’ensemble de son cycle de production.

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François Bayrou pour un repas végétarien dans les cantines

François Bayrou pour un repas végétarien dans les cantines | Des 4 coins du monde | Scoop.it

 Depuis quelques jours a lieu un débat entre nos politiques pour savoir si oui ou non il faut un menu de substitution sans porc dans nos cantines scolaires. Personne ne semble se demander s’il est normal qu’un animal qui n’a jamais rien demandé se retrouve imposé dans toutes les cantines de France et sert d’attiseur de haine envers des communautés religieuses.

Comme le demande depuis longtemps les véganes qui consomment uniquement des produits végétaux, la solution la plus simple qui conviendrait au plus grand nombre serait de proposer des repas végétaliens, ceux-ci satisferaient non seulement les religieux qui veulent consommer des produits hallal ou casher, mais cela respecterait enfin les animaux.

« Il y aura toujours un menu végétarien à la disposition des enfants »

Interviewé par BFM TV ce mercredi 18 mars, le président du Modem et actuel maire de Pau, François Bayrou, explique vouloir proposer non pas un menu végétalien dans les cantines mais un menu végétarien :

À Pau nous travaillons sur le fait que, dans les cantines scolaires, il y aura toujours un menu végétarien à la disposition des enfants [en plus d’un autre menu avec viande, ndlr]. Un menu végétarien, ça n’a pas de connotation religieuse. […] Un menu végétarien qui pourra permettre à ceux qui, soit ont des préférences alimentaires, soit sont végétariens, soit ont des problèmes médicaux, de trouver une réponse pratique à leurs questions. Et ce n’est pas une manière d’opposer, c’est une manière de réunir.

François Bayrou retourne même les propos stigmatisants des politiques qui veulent imposer le porc à la cantine. En effet, imposer un seul et unique menu c’est faire preuve d’une intolérance envers les personnes ne pouvant le consommer (que ce soit pour une question d’allergie, d’éthique ou bien encore de religion) :

Si on peut faire en sorte que des jeunes juifs, des jeunes musulmans ou des jeunes simplement qui ont d’autres préférences alimentaires, soient assis à la même table, avec les mêmes bancs, et se comprennent un peu mieux après l’école qu’avant l’école, là on sert la laïcité.

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Flow Hive : une ruche « à robinet » qui permet de récolter le miel sans gêner les abeilles

Flow Hive : une ruche « à robinet » qui permet de récolter le miel sans gêner les abeilles | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Récolter du miel directement à la source, le tout sans perturber les abeilles qui vivent dans la ruche ? C'est aujourd'hui possible !

 

Récolter du miel dans la ruche sans perturber les abeilles qui vivent dedans ? Voici l’idée de Stuart et Cedar Anderson, un Australien et son fils, qui viennent d’inventer la ruche baptisé Flow Hive. 

 

La ruche contient des alvéoles déjà formées, qui sont replient de cire puis de miel par les abeilles. Quand l’apiculteur veut récolter le miel, il lui suffit seulement de tourner un robinet qui laisse le miel s’écouler par un petit tuyau relié à un pot. Une ruche révolutionnaire qui respecte les animaux !

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Les 8 propositions de Pierre Rabhi pour vivre en prenant soin de la vie

Les 8 propositions de Pierre Rabhi pour vivre en prenant soin de la vie | Des 4 coins du monde | Scoop.it

« La planète Terre est à ce jour la seule oasis de vie que nous 
connaissons au sein d’un immense désert sidéral. En prendre soin, respecter son intégrité physique et biologique, tirer parti de ses ressources avec modération, y instaurer la paix et la solidarité entre les humains, dans le respect de toute forme de vie, est le projet le plus réaliste, le plus magnifique qui soit. 


Les propositions qui suivent sont extraites de la Charte Internationale pour la Terre et l’Humanisme, écrite par Pierre Rabhi pour le mouvement Colibris, issue de son livre Vers la Sobriété Heureuse, paru en 2010 aux éditions Actes-Sud.

Plus que de simples idées, ces propositions réinventent un modèle de société pour proposer une alternative au monde d’aujourd’hui. Pour que le temps arrête de n’être que de l’argent, pour que le silence redevienne merveilleux, pour que la logique du profit sans limites cède face à celle du vivant, pour que les battements de nos coeurs ne sonnent pas comme des moteurs à explosion, et enfin pour vivre et prendre soin de la vie.

 

 

#1 : L’agroécologie, pour une agriculture biologique et éthique

De toutes les activités humaines, l’agriculture est la plus indispensable, car aucun être humain ne peut se passer de nourriture. L’agroécologie que nous préconisons comme éthique de vie et technique agricole permet aux populations de regagner leur autonomie, leur sécurité et leur salubrité alimentaires, tout en régénérant et préservant leurs patrimoines nourriciers.

 

 

#2 : Relocaliser l’économie pour lui redonner un sens

Produire et consommer localement s’impose comme une nécessité absolue pour la sécurité des populations à l’égard de leurs besoins élémentaires et légitimes. Sans se fermer aux échanges complémentaires, les territoires deviendraient alors des berceaux autonomes valorisant et soignant leurs ressources locales. Agriculture à taille humaine, artisanat, petits commerces, etc., devraient être réhabilités afin que le maximum de citoyens puissent redevenir acteurs de l’économie.

 

 

#3 : Le féminin au cœur du changement

La subordination du féminin à un monde masculin outrancier et violent demeure l’un des grands handicaps à l’évolution positive du genre humain. Les femmes sont plus enclines à protéger la vie qu’à la détruire. Il nous faut rendre hommage aux femmes, gardiennes de la vie, et écouter le féminin qui existe en chacun d’entre nous.

 

 

#4 : La sobriété heureuse contre le “toujours plus”

Face au « toujours plus » indéfini qui ruine la planète au profit d’une minorité, la sobriété est un choix conscient inspiré par la raison. Elle est un art et une éthique de vie, source de satisfaction et de bien-être profond. Elle représente un positionnement politique et un acte de résistance en faveur de la terre, du partage et de l’équité.

 

 

#5 : Une autre éducation pour apprendre en s’émerveillant

Nous souhaitons de toute notre raison et de tout notre cœur une éducation qui ne se fonde pas sur l’angoisse de l’échec mais sur l’enthousiasme d’apprendre. Qui abolisse le « chacun pour soi » pour exalter la puissance de la solidarité et de la complémentarité. Qui mette les talents de chacun au service de tous. Une éducation qui équilibre l’ouverture de l’esprit aux connaissances abstraites avec l’intelligence des mains et la créativité concrète. Qui relie l’enfant à la nature, à laquelle il doit et devra toujours sa survie, et qui l’éveille à la beauté, et à sa responsabilité à l’égard de la vie. Car tout cela est essentiel à l’élévation de sa conscience.

 

 

#6 : Incarner l’utopie

L’utopie n’est pas la chimère mais le « non-lieu » de tous les possibles. Face aux limites et aux impasses de notre modèle d’existence, elle est une pulsion de vie, capable de rendre possible ce que nous considérons comme impossible. C’est dans les utopies d’aujourd’hui que sont les solutions de demain. La première utopie est à incarner en nous-mêmes, car la mutation sociale ne se fera pas sans le changement des humains.

 

 

#7 : La terre et l’humanisme

Nous reconnaissons en la terre, bien commun de l’humanité, l’unique garante de notre vie et de notre survie. Nous nous engageons en conscience, sous l’inspiration d’un humanisme actif, à contribuer au respect de toute forme de vie et au bien-être et à l’accomplissement de tous les êtres humains. Enfin, nous considérons la beauté, la sobriété, l’équité, la gratitude, la compassion, la solidarité comme des valeurs indispensables à la construction d’un monde viable et vivable pour tous.

 

 

#8 : La logique du vivant comme base de raisonnement

Nous considérons que le modèle dominant actuel n’est pas aménageable et qu’un changement de paradigme est indispensable. Il est urgent de placer l’humain et la nature au cœur de nos préoccupations et de mettre tous nos moyens et compétences à leur service.

 
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Toujours plus de consommateurs bio en France

Toujours plus de consommateurs bio en France | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le bio confirme sa résistance à la crise en 2014, avec un marché en légère hausse estimé à 5 milliards d'euros, selon l'Agence bio. La France est devenue la troisième surface bio de l'UE.

 

Selon les chiffres présentés par l'Agence bio mercredi 18 février, la demande française en produits issus de l'agriculture biologique a continué de croître en 2014. "Les nouvelles sont bonnes ! Les Français sont plus nombreux à consommer des produits bio et de plus en plus souvent", s'est félicitée Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence bio, devant la presse.

Ainsi, selon le dernier sondage de l'institut CSA, 62% des Français ont déclaré consommer régulièrement du bio en 2014, c'est-à-dire au moins une fois par mois contre 49% en 2013. Ils sont 33% à en acheter au moins une fois par semaine contre 28% en 2013. Seuls 12% des sondés ont indiqué ne jamais consommer bio alors qu'ils étaient 25% en 2013.

"Malgré un contexte difficile, les consommateurs s'engagent de plus en plus vers une alimentation responsable et la bio répond à cette attente (…) en lien avec une production locale", a déclaré Etienne Gangneron, président de l'Agence bio et président de la Chambre d'agriculture du Cher (18).

Pour 39% des Français, consommer bio fait évoluer leurs comportements alimentaires. "L'arrivée d'un enfant dans une famille est un acte déclencheur d'achat de produits bio", a souligné Mme Mercier. D'autant que 62% des consommateurs réguliers invoquent des questions de santé tandis qu'ils sont 57% à vouloir préserver l'environnement.

 

 

Marché estimé à 5 milliards d'euros

Le panier bio continue de "s'élargir", a-t-elle ajouté. Les fruits et légumes bio restent les produits les plus achetés des consommateurs en 2014 (79%), suivis des produits laitiers (58%), des produits d'épicerie (huiles, pâtes, riz) (48%) mais aussi des œufs et des boissons (45%), de la viande (33%) et du pain (30%). "Plus de 10% du lait produit en France est bio", a précisé Mme Mercier. Les produits frais tels que le lait et les œufs en crémerie "sont la partie prédominante du panier moyen". L'achat de produits bio autres qu'alimentaires a également augmenté en 2014 : 67% des Français déclarent en acheter (contre 45% en 2013), selon l'Agence. 38% consomment des cosmétiques bio et 20% des textiles bio.

"De plus en plus de produits sont accessibles. De nombreux consommateurs achètent dans plusieurs circuits de distribution", a ajouté Mme Mercier. Le premier lieu d'achat bio restent les grandes et moyennes surfaces (GMS) qui concernent 80% des consommateurs et représentent près de la moitié des ventes. 29% des consommateurs achètent sur les marchés, suivis des magasins spécialisés (25%), de la ferme (20%), des artisans (5%) et des drives (service au volant ou point-retrait) (5%).

Le marché des produits bio a atteint les 5 milliards d'euros en 2014, soit une hausse de 10% par rapport à 2013. Mais il représente seulement 2,6% du marché alimentaire national. Le prix des produits bio demeurant le premier frein à l'achat pour la moitié des Français (56%).

 

 

Troisième surface agricole bio de l'UE

La production bio française n'est pas en reste et poursuit sa croissance pour répondre à cette demande. D'autant que la France est devenue le troisième pays européen en surfaces bio, ex-aequo avec l'Allemagne, avec plus d'1,1 million d'hectares cultivés dont 100.000 au stade de la conversion,s'est réjoui Etienne Gangneron. L'Hexagone se situe derrière l'Italie et l'Espagne qui reste premier producteur d'oliviers bio. Le nombre de fermes bio a augmenté de 4% par rapport à 2013. Fin 2014, près de 26.500 producteurs sont ainsi engagés bio. Ils représentent 5,5% des exploitants agricoles français. A l'aval, le nombre d'opérateurs a crû de 3% par rapport à 2013, avec près de 13.000 transformateurs et distributeurs recensés.

La surface agricole utile (SAU) bio s'élève donc à plus de 4% fin 2014 en France alors que le plan Ambition bio, présenté en mai 2013 par le ministère de l'Agriculture, vise 8% fin 2017. Si cet objectif paraît ambitieux, M. Gangneron estime qu'il est "faisable" de l'atteindre via les productions "importantes" céréalières. Il juge également "possible d' hisser (la France) à la deuxième place (européenne) d'ici trois à quatre ans en dépassant l'Italie".


En 2014, plus de 2.000 producteurs se sont nouvellement engagés en bio, principalement en cultures maraîchères et fruitières, grandes cultures et élevages bovins (lait et viande). Les importations ont par conséquent une nouvelle fois baissé : "75% des produits consommés en France viennent de notre pays", a souligné Mme Mercier. Fin 2012, les exportations s'élevaient encore à 30%. "L'offre répond à la demande dans l'élevage bovin, ovin ou encore porcin ", a-t-elle ajouté.10% des produits exotiques restent importés : café, banane, cacao…


Le plan Ambition bio prévoit d'atteindre 20% de produits bio dans la restauration collective d'Etat en encourageant "la contractualisation". Ils ne représentaient que 2,4% du total des achats alimentaires dans ces établissements fin 2013. En 2014, ce marché a connu "une évolution moindre" dans un contexte d'élections municipales qui n'a pas été "propice aux nouveaux engagements", a expliqué Mme Mercier.

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Des paysans court-circuitent la grande distribution en créant leur supermarché

Des paysans court-circuitent la grande distribution en créant leur supermarché | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Encore une belle alternative, venue de la région lilloise : afin de s’opposer à une chaine de grande distribution cherchant à s’implanter dans leur région au détriment des circuits courts déjà existant, une poignée de paysans s’allient pour créer leur propre point de vente en circuit court. Talents de ferme est né.

 

L’Union fait la ferme

A Wambrechies, près de Lille, une enseigne de grande distribution annonce son intention d’implanter un second supermarché dans la commune, qui comporte pourtant déjà un réseau de vente en circuits court bien implanté. Les petites exploitations de la commune ont alors une idée : prendre de court l’enseigne de grande distribution en ouvrant elles-mêmes un supermarché en vente directe.

Des produits fermiers vendus directement par des agriculteurs : quoi de plus logique ? L’idée est pourtant peu répandue, la distribution se faisant en France majoritairement avec deux, trois voir quatre intermédiaires (grossistes, semi-grossistes, négociants, grande distribution…) se servant tous au passage sur  le dos des producteurs.


Nos douze paysans lancent donc l’association « l’Union fait la ferme », soutenus par la commune et le Civam Nord-Pas de Calais (Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural, proche de la Confédération Paysanne

 

Un parcours semé d’embuches

Le chemin fut long et semé d’obstacles. Démarches administratives, réunions, formations, voyages d’étude…cinq années furent nécessaires pour mener le projet à son terme. Résultat : le collectif, constitué de douze fermes et d’un artisan boulanger, a pu ouvrir un bâtiment de 600 m2 uniquement destiné à de la vente directe en produits frais ou en plats cuisinés sur place. Les paysans se relayeront pour assurer la vente de tous les produits disponibles : fruits, légumes, produits laitiers, viande, pain, etc


Ces paysans ont donc réussi à couper l’herbe sous le pied de Matthieu Leclercq, fils du patron de l’enseigne Décathlon et petit-fils du créateur d’Auchan, et à son projet de supermarché initialement appelé « La Ferme du Sart ». Appellation mensongère qu’il avait dû changer en « O’Tera » sous la pression des paysans de la Confédération Paysanne, toujours à la pointe de la lutte paysanne.


Il ne reste plus qu’à espérer voir cette expérience, profitable aux habitants, aux paysans et à l’économie locale,  se reproduire un peu partout sur le territoire.

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La base de la vie est la santé, la base de notre santé est l’alimentation

La base de la vie est la santé, la base de notre santé est l’alimentation | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Pierre Rabhi répond aux questions des lecteurs de Kaizen sur la thématique de l’alimentation. 

 

Didier et Echos verts : Compte-tenu de la pauvreté des sols, peut-on encore croire à une alimentation saine ? Selon vous, qu’est-ce qu’une alimentation éthique ?

Pierre Rabhi : Rares sont les terres parfaitement vierges de toutes nuisances. Il y en a effectivement de moins en moins. Et comme le sol est un organisme vivant qui nourrit le végétal, lequel nous nourrit à son tour, il est certain que notre alimentation et notre santé en pâtissent. En cela, les reconversions sont louables et méritent d’être encouragées. Même si régénérer et revitaliser une terre pauvre peut prendre beaucoup de temps, c’est toujours possible et c’est ce que nous avons prouvé en Ardèche et au Sahel. Il ne s’agit pas seulement de supprimer les résidus de pesticides mais de rendre au sol toute sa capacité à transformer les éléments en véritable énergie de vie. Ce n’est pas qu’une question chimique mais aussi vibratoire ! Une alimentation saine est une alimentation vivante qui nous relie à l’énergie de la terre et du cosmos. Une alimentation éthique s’inscrit dans une démarche globale qui respecte la terre d’où elle est issue et les humains qui l’ont cultivée.

Katia, Kattalin et Amélie : Peut-on continuer à manger de la viande ? Des oeufs ? Du lait ?

Pierre Rabhi : Il revient à chacun le libre arbitre de choisir son alimentation. Je ne suis pas moi-même végétarien. Il m’est arrivé de penser avec mon mental que je devrais l’être mais d’être vite ramené à l’évidence que mon corps a besoin de protéines animales pour se maintenir en bonne santé. Tomber dans des régimes péremptoires me semble dangereux. Il est important que chacun reste à l’écoute de ses ressentis.

Là où réside le cœur du problème est la façon dont sont traités les animaux au sein de la modernité. Concentration hors-sol, nourriture inadaptée, maladies, stress, etc. : cela n’est pas admissible. Les protéines issues de la souffrance animale sont forcément nocives pour nous. Donc, continuer à manger de la viande, oui cela est possible, en fonction des besoins de chacun, mais tout dépend des conditions de production. Il est également évident que la modération est requise afin de ne pas épuiser notre terre à produire quantités de végétaux pour nourrir les animaux, alors que tant d’humains ne mangent toujours pas à leur faim !

David : Si vous ne deviez garder que 3 aliments, lesquels seraient-ils ?

Pierre Rabhi : Personnellement, ma préférence se porte sur les céréales, les légumineuses et les protéines animales. Je ne tolère pas bien les fruits et les crudités. Je pense que nous portons tous en nous une hérédité qu’il est difficile de renier. Dans mon cas, il s’agit de l’alimentation carnée des peuples du désert.

Hélène : Quelles solutions pour que l’alimentation tienne une part plus importante dans les préoccupations de tous, qu’elle retrouve une place digne ?

Pierre Rabhi : Il y a malheureusement de par le monde bien des êtres humains qui n’ont pas accès à une alimentation suffisante et encore moins équilibrée, alors que nous disposons de toutes les ressources et savoir-faire nécessaires pour satisfaire les besoins de tous. C’est pourquoi Jean Ziegler* disait : « Tout enfant qui meurt de faim est victime d’un assassinat ». Il est grand temps qu’une humanité plus généreuse donne à cet enjeu vital plus d’importance que celle accordée à la destruction par la fabrication d’armes, objets superflus et déchets de toutes sortes.

La base de la vie est la santé, la base de notre santé est l’alimentation ; et le premier maillon de cette chaîne est la terre. Si peu de médecins en ont eux-mêmes conscience ! Redonner à la terre ses lettres de noblesse, c’est ce à quoi nous nous attelons depuis 20 ans avec l’association Terre & Humanisme, puis avec le centre Amanins et le Mouvement Colibris, à travers la formation des paysans, les stages d’initiation à l’agroécologie et la sensibilisation du plus grand nombre.

 

*Reporter pour le droit à l’alimentation auprès des Nations Unies.

 

Propos retranscrits par Claire Eggermont

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Bio A Casa : des paniers de fruits et légumes bio livrés sur Paris

Bio A Casa : des paniers de fruits et légumes bio livrés sur Paris | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Vous habitez Paris ou la région parisienne ? "Bio A Casa" vous livre chez vous ou sur votre lieu de travail des paniers de fruits et légumes biologiques frais et de saison toutes les semaines !

 

Vous n'avez pas le temps de faire les courses ou vous avez des difficultés à trouver des bons fruits et légumes bio près de chez vous ? faites-vous livrer !

 

 

Bio A Casa, comment ça marche ?

Vous découvrez le panier bio de la semaine tous les samedis sur le site www.bioacasa.com. S'il vous donne envie, vous le commandez par mail, téléphone ou directement sur le site, puis vous êtes livrés à domicile, à votre bureau ou chez votre commerçant "point relais" le plus proche un à deux jours après. Bio A Casa livre sur Paris, le 92, 93 et le 94. Consultez les lieux et horaires de livraison.

Bon plan : la livraison en point relais vous fait bénéficier d'une remise de 3 euros. Voir la liste des points relais.

Le petit plus : ce service est proposé sans abonnement obligatoire ni engagement de durée ! Vous êtes ainsi libres de choisir en fonction de vos besoin et de votre emploi du temps de vous faire livrer ou non.

 

 

4 tailles de paniers sont proposées :

- le "mini" (pour une personne) avec 3 à 4 kilos de légumes et de fruits au prix de 18 euros

- le"petit" (pour 2 à 3 personnes) avec 5 à 6 kg de légumes et de fruits aux prix de 28,50 euros

- le "grand" (pour 4 personnes) avec 8 à 9 kg de légumes et de fruits aux prix de 39 euros

- le "famille" (pour 4 à 5 personnes) avec 10 à 11 kg de légumes et de fruits aux prix de 47 euros

Il faut noter que les paniers d'hiver pèsent plus lourds que les paniers d'été et que les prix indiqués comprennent la livraison.

 

 

Tous les fruits et légumes sont extra frais, 100% bio, et issus majoritairement de petits producteurs français ! Des recettes sont proposées avec chaque panier pour cuisiner vos légumes de saison et préparer de bons petits plats !

La rédaction du journal Bioaddict a testé et approuvé le service de livraison sur Paris de fruits et légumes bio de Bio A Casa ! à vous maintenant de vous laisser tenter.

Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site www.bioacasa.com

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Le numéro un européen du miel se mobilise contre les pesticides

Le numéro un européen du miel se mobilise contre les pesticides | Des 4 coins du monde | Scoop.it
L'entrepise Michaud a lancé sa fondation «Lune de Miel» afin d'aider à la sauvegarde des abeilles dans l'Hexagone et de développer le métier d'apiculteur. La production de miel dans l'Hexagone s'est effondrée à 10.000 tonnes en 2014 contre 32.000 tonnes en 1995.

 

40.000! C'est le nombre de pots de miel produits par heure par l'entreprise familiale Michaud près de Pau (Pyrénées-Atlantiques). Leader européen du miel avec un chiffre d'affaires de 120 millions d'euros en 2014, la société est aujourd'hui confrontée à la raréfication des abeillesmenacées notamment par les insecticides. Face à cette situation et pour assurer son activité, la PME a créé l'an dernier la fondation «Lune de Miel». «Elle a pour mission d'aider à la sauvegarde des abeilles dans l'Hexagone et de développer le métier d'apiculteur», explique Bernard Saubot, le directeur du développement apicole de la PME. Le but est également d'assurer à long terme la survie de l'entreprise. 

 

Cette dernière doit faire face à un effondrement de la production du miel français, qui est revenue de 32.000 tonnes en 1995 à 10.000 tonnes en 2014. «L'Espagne est devenue notre premier fournisseur! Elle produit trois fois plus de miel que la France, longtemps championne en la matière», indique Bernard Saubot, directeur du développement apicole chez Michaud. En France comme dans le reste de l'Europe, la surmortalité des abeilles s'accentue. Un phénomène dû à l'utilisation de l'insecticide néonicotinoïde. «Cet insecticide est 1200 fois plus toxique que les pesticides pulvérisés qui disparaissent avec les pluies. Le néonicotinoïde reste présent à la naissance du plant jusqu'à sa mort», fustige Bernard Saubot. 

 

Pourtant en 2013, trois substances néonicotinoïdes (clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxam) ont été interdites au niveau européen pour deux ans et pour certaines cultures (maïs, tournesol, colza et coton). Ce moratoire avait été décidé à l'instigation de la Commission européenne à la suite d'un avis de l'agence sanitaire européenne (Efsa) de janvier 2013. L'agence reconnaissait la dangerosité de certains néonicotinoïdes pour les abeilles, dont les taux de mortalité sont en forte hausse. Le 4 février 2015, le Sénat a rejeté la proposition de résolution portée par le sénateur écologiste Joël Labbé demandant au gouvernement d'agir auprès de l'Union européenne «pour une interdiction de toutes les utilisations des pesticides néonicotinoïdes en Europe tant que les risques graves pour la santé humaine, animale et l'environnement ne seront pas écartés».

500.000 euros sur cinq ans

«Lune de Miel», sous l'égide de la Fondation de France, s'est dotée d'un budget de 500.000 euros, étalé sur cinq années. Sur quinze projets, quatre ont été sélectionnés en 2014 pour un financement total de 52.970 euros. «On a fait le choix de supporter peu de projets. Mais ces derniers représentent notre action», justifie Bernard Saubot. C'est l'Institut technique et scientifique de l'apiculture et de la pollinisation (Itsap) à Paris qui a bénéficié du plus gros financement: 34.000 euros sur deux ans pour un programme de recherche sur les effets des produits phytosanitaires sur le retour à la ruche des butineuses. Et 14.000 euros pour un programme portant sur l'évaluation des causes d'affaiblissement des colonies d'abeilles en fin de saison et durant l'hiver. Enfin le Rucher Ecole du Béarn, dont les ruches ont été emportées par une crue du Gave, a touché 2300 euros et le Rucher pédagogique de Châtillon-sur-Chalaronne (Ain) 2500 euros. 

Présent dans soixante pays, Michaud assure ses meilleures ventes en Chine, Scandinavie, Espagne et Italie. Pour 2015, l'entreprise familiale table sur un chiffre d'affaires de 150 millions d'euros. Le numéro un européen du miel veut davantage investir en Chine, premier pays producteur de miel au monde où les ventes de la PME ont été multipliées par quatre en 2014. «Il y a une vraie opportunité à saisir avec la classe moyenne chinoise qui représente 200 millions d'individus», indique Bernard Saubot.

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Nantes: L'unique restaurant certifié 100% bio veut être copié

Nantes: L'unique restaurant certifié 100% bio veut être copié | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Nicolas Lunel, chef du restaurant Terroirs bio, lance un appel aux restaurateurs intéressés pour développer son concept de restauration rapide certifiée 100% bio...


Il est le seul restaurant nantais à disposer de la certification bio catégorie 3. C’est-à-dire le seul dont la démarche et la carte sont garanties 100 % biologiques. Ouvert depuis 2010 quartier République, Terroirs bio connaît un joli succès avec son concept de restauration rapide du midi où tout est cuisiné face aux clients.

«Je fais une cuisine simple, avec des produits d’excellence, raconte Nicolas Lunel, le gérant. Etre certifié bio est un gage de confiance pour les gens. Ils savent qu’il n’y aura pas de produits industriels ou surgelés. Certains midis, j’arrive à faire 100 couverts alors que je n’ai que 30 places assises. J’ai des clients qui font plusieurs kilomètres pour venir déjeuner ici.»

Recherche des candidats restaurateurs

Nicolas Lunel est satisfait, donc, mais il se sent seul. Il aimerait bien voir son concept copié, si possible derrière l’enseigne Terroirs bio. Le chef nantais a donc décidé de lancer un appel aux restaurateurs intéressés, qu’il promet d’accompagner. «Je recherche des candidats motivés et désireux de se lancer dans une aventure où la transparence et le respect sont les maîtres mots.»

Les produits devront être certifiés bio, provenir de producteurs installés dans un rayon de 40 km, et être cuisinés sur place. Nicolas Lunel s’engage à dispenser une formation, à fournir des fiches techniques de recettes, à aider à la recherche de fournisseurs, ou à mettre à disposition un protocole de certification.

Faire face aux contraintes du bio

Bien sûr, il n’ignore pas que les contraintes administratives, nombreuses par rapport à la cuisine conventionnelle, peuvent faire peur. «C’est la rançon de la transparence, mais avec une organisation assez rigoureuse, on s’y fait très bien. J’en suis la preuve.» L’approvisionnement, instable, peut aussi inquiéter. «On est lié aux saisons et aux aléas des marchés. On ne peut pas proposer le même menu chaque semaine. Mais on a la chance d’être dans une région très productrice dans le domaine du bio. L’offre est abondante.»

Des partenariats entre restaurants permettraient de réaliser des économies d’achat auprès des fournisseurs, ou de développer une activité traiteur. «L'engouement pour le bio ne faiblit pas, insiste Nicolas Lunel. Je suis persuadé que Terroirs bio peut marcher ailleurs, y compris hors de Nantes.»

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7 bonnes résolutions pour la transition écologique

7 bonnes résolutions pour la transition écologique | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Au moment de prendre nos bonnes résolutions à la veille du réveillon, pourquoi ne pas décider de devenir acteur de la transition écologique?

 

Notre environnement est pollué, plusieurs événements nous le rappellent tout au long de l’année. Alors, au moment de prendre nos bonnes résolutions à la veille du réveillon, pourquoi ne pas décider de devenir acteur de la transition écologique? Nous vous proposons ici 7 actions simples à mettre en oeuvre pour commencer.

N’oubliez pas vos bonnes résolutions pour un monde plus écolo !

1- Je mange bio, local, de saison et solidaire

Pesticides, importations massives de produits hors-saison ramassés par des travailleurs agricoles sous payés… les scandales en agriculture ne manquent pas. Plus largement, l’industrie agroalimentaire n’ouvre que trop rarement ses portes et lorsqu’elle le fait, c’est généralement à son insu en caméra cachée. On y découvre alors des pratiques douteuses, loin de la traçabilité revendiquée.

Il est très rare qu’un plat transformé ou qu’un produit surgelé mentionne l’origine des ingrédients qui le composent. Différentes mentions vagues telles que « cuisiné en france », « élaboré en France » ou « recette française » existent, mais elles ne donnent aucune information sur l’origine des matières premières agricoles. Pour dépasser cet état de fait, privilégiez désormais les produits artisanaux, bio, de saison et issus d’une agriculture paysanne locale ! Pour les produits tropicaux, optez pour le commerce équitable.

Pour en savoir plus, lire Manger bio, local, de saison et solidaire, c’est l’idéal et naviguez à travers le mot-clé « circuits courts » ou « commerce équitable »

 2- Je diminue ma consommation de viande et de poisson

Entre impacts sur le changement climatique, déforestation, pollution et manque de bien-être animal, l’élevage industriel fait couler beaucoup beaucoup d’encre. De même, la pêche industrielle vide nos océans et bouleverse les écosystèmes. Grâce à vous, l’élevage ne sera plus une industrie et les poissons pourront à nouveau nager sans risquer de se prendre dans les filets.

Votre santé ne s’en trouvera qu’améliorée. En effet, l’excès de consommation de viande favorise les maladies cardiovasculaires. De même, une consommation excessive de poisson est néfaste en raison des micropolluants qu’il peut contenir. Il faut trouver un équilibre entre micropolluants et oméga-3.

 3- Je réduis ma consommation de déchets et deviens un maître trieur

Le recyclage est globalement rentré dans les moeurs. Mais faute de temps pour nous informer, les erreurs de tri restent nombreuses. Grâce à notre poster de tri, apprenez à les éviter en 2 minutes !

Pourquoi ne pas profiter également de cette nouvelle année pour commencer un compost, apprendre à lutter contre le suremballage et le gaspillage alimentaire et s’engager à diminuer l’achat de dosettes et autres petites portions?

En savoir plus : Envahis par les dosettes et le suremballage !

 4 – Je réduis la pollution aux perturbateurs endocriniens

Tous les jours nous sommes exposés aux perturbateurs endocriniens. En trompant nos récepteurs hormonaux, ces molécules dérèglent notre équilibre hormonal et constituent une dangereuse pollution invisible. Pour les éviter, suivez là encore notre guide Comment limiter les perturbateurs endocriniens ?

 5- J’arrête de fumer

Les fumeurs le disent chaque année. « J’arrête de fumer le 31 décembre». Alors, pourquoi ne pas le faire réellement cette fois-ci ? Outre les impacts sur la santé bien documentés, peut-être que l’impact environnemental de la culture du tabac et des mégots vous incitera à franchir le pas. Sachez aussi que la cigarette électronique, bien que a priori moins néfaste, n’est pas sans danger et ne semble pas être très efficace pour arrêter de fumer définitivement.

 6- Je change de fournisseur de gaz et d’électricité pour une offre « verte »

Vous pouvez être acteur de la transition énergétique. Pour cela, il vous suffit de souscrire une offre d’électricité « verte » chez un fournisseur alternatif d’électricité. Vous pouvez aussi opter pour un contrat de gaz compensé carbone chez un fournisseur alternatif de gaz. Ces offres ne sont pas forcément plus chères et sont généralement sans engagement. Vous pourrez ainsi revenir au tarif réglementé d’EDF ou de GDF-SUEZ sans conditions en cas de problème. Renseignez-vous notamment auprès d’Enercoop, Planète Oui et Lampiris.

 7- Je rénove mon logement

Le plan de rénovation énergétique de l’habitat prévoit de nombreuses aides pour accélérer la rénovation énergétique des bâtiments. Vous pouvez peut-être en profiter !

Lire : Quelles aides pour la rénovation énergétique de votre logement ?

Si vous n’êtes pas propriétaire ou si vous n’avez pas le budget pour entreprendre ces travaux, vous pouvez toujours vous équiper d’ampoules LED ou d’appareils pour faire de l’efficacité énergétique active.

 

Auteur : Matthieu Combe, fondateur du webzine Natura-sciences.com

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Eco-cleaner : une machine révolutionne le compostage !

Eco-cleaner : une machine révolutionne le compostage ! | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Zoom sur Eco-cleaner, une machine révolutionnaire pour le compostage. Et si composter était finalement un jeu d'enfants ?

 

En France, nous jetons en moyenne 21% des aliments que nous achetons, soit 89,9 kg par an et par habitant. Or, tri insuffisant, gestion coûteuse et polluante pointent du doigt le manque d’efficacité du traitement des déchets alimentaires. Une solution écologique pourrait cependant venir contrecarrer ces données : le compostage. Mais cette pratique est-elle vraiment accessible à tous ? Enquête.

Eco-cleaner : une invention signée GET innovation

Pour remédier aux constats amers dressés sur la thématique des déchets et de la pollution, la société GET innovation, spécialiste des technologies verte a imaginé l’Eco-cleaner.

 

Soucieuse du fait que les denrées alimentaires qui finissent leur vie dans des centrales d’incinération coûteuses, énergivores et polluantes sont trop nombreuses, l’entreprise a créé une machine capable de composter les déchets organiques en 24 heures.


Cette volonté est née d’un constat simple : composter les déchets organiques est une alternative écologique intéressante. Mais particuliers et professionnels n’ont pas toujours la possibilité de stocker leurs détritus et de disposer de bac à compostage, notamment en milieu urbain.

Eco-cleaner : une révolution pour le compostage

Pour inciter au compostage, GET innovation, petite société francilienne, a imaginé l’Eco-cleaner.

Cette machine innovante serait capable de transformer les déchets alimentaires en résidus compostables et cela, seulement en une journée ! A titre de comparaison, le processus normal de compostage peut prendre jusqu’à plusieurs mois.

 

Mais comment cela se présente-t-il ? Le bac métallique d’Eco-cleaner est un peu plus grand qu’un four. Il fonctionne grâce à l’action de 33 espèces de bactéries. Similaires à celles qui composent la flore intestinale, leur action assure la décomposition des rebuts de façon très rapide. Et cela, sans générer de pollution !

Dans l’Eco-cleaner, tout est broyé jusqu’à atteindre un taux de compression des déchets de 97% après un cycle de 24h maximum. Par exemple, 40 kg de déchets deviennent 1,2 kilo de résidu. Les 3% qui ne peuvent pas être réduits sont donc appelés « résiduels ».

D’après les tests réalisés par les laboratoires agronomes, le substrat poudreux de type séchât biologique possède les propriétés d’un fertilisant organique naturel.

 
 Eco-cleaner : tout est dans la bactérie !

Avec l’Eco-cleaner, épluchures, fruits, légumes, viande, poisson etc. sont mélangés et chauffés, ce qui favorise l’activité des bactéries mangeuses de déchets tout en éliminant germes et parasites.

 

Ainsi, en un temps record, les restes alimentaires sont transformés en engrais. Ce dernier peut être utilisé directement par les composteurs ou être redistribué par la société Get innovation aux producteurs alentours.

Eco-cleaner : une invention pratique et 100% écolo

L’entreprise s’adresse à la fois aux professionnels et au grand public. Elle propose une gamme de matériels dimensionnée pour recycler une production journalière de déchets organiques de 2 kg à 1 tonne.

 

Grâce à l’Eco-cleaner, les déchets sont recyclés à la source, éliminés en 3 à 24 heures et transformés en engrais biologique.


Nul besoin d’adjonction d’eau, ni de rejets liquides ou autre émission de gaz nocifs, et par là même pas d’odeur désagréable. Enfin, la mise en service et l’exploitation de la machine sont très simples.

Eco-cleaner : certains l’expérimentent déjà

La municipalité de Serris a fait l’acquisition d’un appareil « Eco-cleaner ».

Sous la forme d’un contrat de location dans un premier temps, l’appareil de 20 kg est installé dans la salle de restauration du C.S Jules Verne.

 

Le but ? Familiariser les élèves et les enfants du centre de loisirs à ce mode de valorisation des déchets, dont l’utilisation finale en engrais servirait au service espaces verts.

L’objectif à venir : élargir cette démarche aux autres groupes scolaire et pérenniser l’action par la suite.

Eco-cleaner : une problématique de taille, son prix !

A ce jour, et même si l’objet souhaite s’adresser au plus grand nombre, le prix du composteur reste encore problématique pour une acquisition chez le particulier.

En effet, commercialisé entre 13 900 et 26 400 euros selon son format, il convient davantage aux écoles, hôpitaux ou autres établissements de la restauration.

 

Mais aussi aux collectivités locales, à qui l’Eco-cleaner permet de réaliser des économies en termes de traitement des déchets. Autre défaut soulevé : il nécessite une alimentation électrique (environ 111 Kw/mois pour l’Eco-cleaner à capacité de 2 kg).

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L'agriculture bio, plus rentable qu'on ne le croit

Une étude de méta-données publiée le 10 décembre dans la revue scientifique de référence PNAS (Proceedings of the Royal Society) montre que l’écart entre cultures biologiques et conventionnelles peut être considérablement réduit grâce aux techniques de diversification des cultures. 

Des agronomes de l’Université de Berkeley (Californie) ont passé au crible quelque 1071 comparaisons de rendement entre les deux types de culture, provenant de 115 études scientifiques. "Nos méta-données proviennent de publications scientifiques balayant les 35 dernières années, et concernant 38 pays ainsi que 52 types de culture." Le résultat est une différence entre bio et conventionnel d’à peine 8% en cas de rotation des cultures ; et de 9% lorsque plusieurs cultures sont exploitées sur la même parcelle (polyculture).

Voilà qui confirme que la diversification est essentielle pour améliorer la performance en agriculture biologique. Les auteurs estiment en outre que "ces résultats prometteurs révèlent qu’un investissement approprié dans la recherche agronomique en vue d’améliorer la gestion des cultures biologiques pourrait réduire drastiquement, voire mêmeéliminer l’écart avec l’agriculture conventionnelle pour certaines cultures ou régions."

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Cinéma : un agriculteur bio en haut de l'affiche !

Cinéma : un agriculteur bio en haut de l'affiche ! | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Une fois n'est pas coutume, un agriculteur est en haut de l'affiche d'un film ! Le réalisateur Yves Garric, dans un film documentaire plein de générosité et de sagesse, met en lumière Gilbert Espinasse, un agriculteur bio aveyronnais pour lequel il éprouve estime et admiration.

 

Le réalisateur et journaliste Yves Garric, qui a longtemps côtoyé les personnalités du monde politique et culturel, met pleins feux sur les vraies valeurs, celles de ceux qui travaillent sans relâche ni récompense à la santé des autres. Gilbert Espinasse, agriculteur bio depuis 46 ans est de ceux là ! " Les célébrités ne m'ont pas impressionné plus que ça mais Gilbert Espinasse lui, il est dans mon hit-parade. Je veux que son témoignage reste pour les paysans, pour les jeunes générations. J'ai vu son combat dès les années 1970, le milieu agricole et nombre de politiciens étaient hostiles à cette démarche. C'était le déchainement contre les agriculteurs bio, considérés comme des illuminés ou des gens dangereux " raconte Yves Garrice dans une interview pour ladepeche.fr.

 

C'est en 1968 que Gilbert Espinasse, persuadé du lien entre la santé de la terre et celle de l'homme, décide de devenir un agriculteur bio. " Je ne suis pas un exploitant agricole. Je n'exploite pas ! Le jour où les habitants de la planète feront la différence entre exploiter et cultiver, beaucoup de problèmes seront réglés. C'est une question de respect ! Encore faut-il pratiquer cette valeur ! " explique-t-il à ladepeche.fr.

 

Le film, qui a pour titre "Gilbert Espinasse, agriculteur de conscience ", porte bien son nom. Il rend hommage à cet agriculteur aveyronnais qui n'a pas cédé aux sirènes de l'intensification, des engrais chimiques et des pesticides, ni même à celles des institutions agricoles. C'est avec le recul du temps que l'on peut mesurer la conscience, l'intelligence et la sagesse d'un agriculteur héros de son temps !

 

Ainsi, Yves Garric et son complice Georges Berte à la caméra, qui ont vécu plus d'un an chez Gilbert Espinasse, nous livrent un documentaire précieux, qui nous immerge, au fil des saisons, dans la vie d'un agriculteur. Pas n'importe lequel, d'un agriculteur porteur de valeurs, qui travaille la terre avec respect et traite les animaux qu'elle porte avec amour.

Ce film fera chaud au coeur à tous ceux de la ville, qui ont connu dans leur enfance, la vie à la ferme, parmi des paysans charismatiques dont ils ont, aujourd'hui, la nostalgie. Il édifiera les jeunes générations qui n'ont pas eu cette chance ! Peut-être créera-t-il des vocations ?

 

Le film, qui dure 1h30, est disponible en DVD dans les librairies et les maisons de la presse. Edité par la maison Fleurines, il est vendu au prix de 15 euros.

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