Des 4 coins du monde
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Un repas complet au resto = dix bains

A l’image des machines à laver, les restaurants pourraient eux aussi arborer une réglette colorée détaillant leur consommation d’énergie et leur impact sur l’environnement.

 

L’idée émane des étudiants du Collège de hautes études en développement durable (CHEDD), qui regroupe des écoles supérieures de Nantes (Loire-Atlantique) et Angers (Maine-et-Loire).

Dans le cadre d’un projet de fin d’études, ceux-ci ont mis au point une méthode d’évaluation destinée à aider les restaurateurs à se positionner, voire à se distinguer par l’adoption de comportements écolos.

 

Pour fixer un point de référence, les étudiants ont mené une enquête auprès de 31 établissements en passant au crible leur consommation d’eau, d’énergie, le gaspillage alimentaire et les émissions de CO2 qu’implique leur activité.

Résultat : en moyenne, un repas complet (entrée, plat, dessert) coûte à l’environnement 2,5 m3 d’eau, soit l’équivalent de dix bains, dont 98% proviennent de la phase de production des aliments, 8 kg d’équivalent CO2, liés en grande partie à leur transport et leur transformation, ainsi que 13kWh d’énergie primaire pour faire fonctionner le frigo et la gazinière.

 

Pour les porteurs du projet, appliquer l’affichage environnemental à la restauration pourrait, dans le cadre du « passeport vert » onusien, transformer l’engagement des restaurateurs en un critère de sélection pour leurs clients.

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Le Costa Rica bientôt le pays le plus écolo du monde

Le Costa Rica bientôt le pays le plus écolo du monde | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Erigé en modèle lors de la Cop21 pour l'exploitation intelligente de ses ressources naturelles, le Costa Rica a inauguré une centrale entièrement hydraulique vendredi dernier. Cette infrastructure pourrait permettre au pays de devenir le plus écolo du monde.



En 2014 il était troisième sur le podium des pays les plus écolos du monde, derrière la Suède et la Norvège, et loin devant la France classée 13e, selon le Global Green Economy Index. Le Costa Rica est le premier pays d’Amérique Latine à générer près de 100% de son énergie avec des énergies renouvelables. Vendredi dernier, le président Luis Guillermo Solis a inauguré la centrale hydroélectrique Reventazon. 

Une installation qui devrait permettre au pays de sortir de sa dépendance aux énergies fossiles d’ici à la fin de l'année. Le fonctionnement du Costa Rica reposerait dès lors "uniquement sur les énergies renouvelables", d'après Luis Pacheco, le directeur de l'Institut d'Electricité costaricain. L’année dernière, les énergies fossiles, polluantes donc, ne représentaient qu’un peu plus d’1% des émissions et la centrale de Reventazon va donc permettre de les réduire encore plus. "C’est un événement très symbolique pour tous les Costaricains parce que nous produisons l'électricité pour en fournir au-delà de nos frontières", s'est réjoui Luis Roberto Rodriguez, le directeur du projet, évoquant même "une fierté nationale".


6% de la biodiversité mondiale sur 0,03% de la superficie terrestre Le Costa Rica est très en pointe en matière de développement durable. Ce petit pays de 5 millions d'habitants avait annoncé en 2007 son intention de devenir neutre en carbone d'ici à 2021. L'un des piliers à la réalisation de cet objectif passe par la consommation d'énergie. "Pendant 182 jours cette année, nous avons généré de l’énergie renouvelable à 100%, dont 83 jours consécutifs. C’est un record mondial. L’année dernière, nous avons produit pendant 250 jours de l’énergie non polluante. Et cela a eu un impact à l’échelle mondiale", a annoncé fièrement le président Costaricain Luis Guillermo Solis. 


 Le pays avait été érigé en exemple lors de la Cop21 car le pays a su exploiter toutes ses ressources naturelles. L’eau, évidemment, mais aussi la géothermie, l’énergie solaire ainsi que celle issue des vents. Le droit à un environnement sain et protégé a été constitutionnalisé au Costa Rica qui mise tout sur le développement durable, sans pour autant perdre de vue la croissance économique. Détenteur de 6% de la biodiversité mondiale alors qu'il ne représente que 0,03% de la superficie terrestre mondiale, le Costa Rica connaît une augmentation de ses revenus liés au tourisme et plus particulièrement à l'éco-tourisme. 


Avec le quart de son territoire placé en Zone écologique protégée, selon le Petit Futé, le pays a attiré 2,52 millions de touristes en 2014, un record historique.

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L’agriculture bio dans le monde pourrait nourrir toute la population ! Une étude le démontre.

L’agriculture bio dans le monde pourrait nourrir toute la population ! Une étude le démontre. | Des 4 coins du monde | Scoop.it

L'agriculture bio n'est pas seulement plus saine et moins polluante, elle est aussi productive. Suffisamment pour nourrir toute la population mondiale !


L’agriculture bio suffirait à nourrir la population mondiale, sans engendrer autant de pollution et de problèmes sanitaires que l’agriculture conventionnelle. C’est la conclusion d’un rapport de John Reganold et Jonathan Wachter, agronomes à la Washington State University, publié en février sur la revue Nature Plants. Ils ont examiné sur une période de 40 ans l’évolution de l’agriculture biologique à la lumière de 4 critères : la productivité, l’impact sur l’environnement, les performances économiques et le bien-être social. 

Les résultats sont positifs. Sur deux critères, les effets positifs du bio sont incontestables : l’impact sur l’environnement et le bien-être. Les consommateurs mangent des produits plus sains et les travailleurs sont moins exposés aux pesticides. Sur le troisième, on peut désormais constater que les performances économiques sont aussi meilleures, car cultiver bio crée plus d’emplois.


La discussion porte donc surtout sur le premier des critères : la productivité. On reproche parfois à l’agriculture bio son faible rendement par rapport à l’agriculture conventionnelle. Est-ce vraiment le cas ? C’est justement contre cette vision que le rapport des agronomes américains apporte des arguments. 


 Les chiffres des résultats globaux montrent encore un meilleur rendement de l’agriculture traditionnelle, allant de 8 à 25 % selon le type de culture. En se focalisant sur un seul produit, comme le blé, l’agriculture bio n’est pas compétitive. Mais la comparaison n’est pas viable, car le blé a été mis au point pour être cultivé uniquement avec des pesticides. Pour véritablement connaître le rendement de l’agriculture bio, il faut réaliser les études sur des semences qui sont pensées pour elle.


Le mode de cultivation est aussi un facteur déterminant. L’agriculture bio est plus efficace quand il s’agit de cultiver plusieurs produits sur un même terrain. On parle de polyculture. L’écart se réduit alors de 9 % et mieux encore avec une rotation accrue des cultures. En maraîchage, on peut observer des rendements beaucoup plus importants qu’en agriculture traditionnelle.


Selon les chercheurs, il est encore possible de faire mieux. En cas de sécheresse, situation qui devrait devenir plus fréquente avec le réchauffement, l’agriculture bio est plus efficace, car elle préserve mieux ses sols et leur capacité à retenir l’eau.


Il faut aussi considérer la surface cultivable. Beaucoup de superficies sont utilisées pour l’alimentation animale (comme le soja en Amérique du Sud pour nourrir le bétail). Si nous réduisions notre consommation de viande, nous pourrions envisager de les transformer pour faire pousser des fruits et des légumes. Moins de fonds pour la recherche aussi, le bio reste encore le parent pauvre de l’agriculture. Le budget de l’INRA dédié au bio est de 200 000 € (hors masse salariale) sur les 135 millions de budget annuel. Pour les 2 agronomes américains, la conversion de l’humanité de l’agriculture à un mode bio ne doit pas reposer uniquement sur la question du rendement:

« Nous devons aussi réduire le gaspillage alimentaire, améliorer l’accès et la distribution de l’alimentation, stabiliser la population mondiale, éliminer la conversion des cultures en biocarburants et nous orienter vers une alimentation plus tournée vers les végétaux. »


John Reganold et Jonathan Pachter sont optimistes : « Des centaines d’études scientifiques démontrent maintenant que l’agriculture bio devrait jouer un plus grand rôle pour nourrir la planète. Il y a 30 ans, il y avait à peine quelques études comparant l’agriculture bio à la conventionnelle. Ces 15 dernières années, leur nombre a explosé. » 


 Une explosion qui se traduit dans les chiffres en France. Une enquête publiée fin mai, et dont nous parlions dans cet article, montre que la consommation bio a augmenté de façon spectaculaire : 14,7 % en un an ! Tous ces exemples sont des indications nous montrant que le monde ne marche plus sur la tête, mais qu’il avance dans la bonne direction. Lentement, mais sûrement.

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Les Allemands dans la rue contre le libre-échange transatlantique

Les Allemands dans la rue contre le libre-échange transatlantique | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Du nord au sud de l'Allemagne, des centaines de milliers d'opposants au projet controversé de traité de libre-échange transatlantique (TTIP) sont attendus dans les rues samedi alors que le scepticisme n'a cessé de grossir en Europe, en particulier en France. 

 Dans un pays où la population est largement hostile à ce traité en cours de négociation entre les Etats-Unis et l'UE, les organisateurs des manifestations de samedi --une trentaine d'ONG, de syndicats et partis politiques-- espèrent mobiliser plus de 250.000 personnes dans sept villes. Soutenues par la chancelière Angela Merkel, ces négociations divisent cependant son gouvernement, le vice-chancelier social-démocrate Sigmar Gabriel ayant vertement critiqué le traité. A Berlin, où la mobilisation avait déjà été forte l'an dernier, jusqu'à 80.000 manifestants doivent défiler à partir de la mi-journée contre ce texte dont l'objectif est de doper les échanges américano-européens. - 'Commerce équitable' - 

 Les autres manifestations avec pour mot d'ordre "Pour un commerce mondial équitable" se dérouleront à Hambourg, Munich, Francfort, Cologne, Stuttgart et Leipzig. Outre le TTIP, pour lequel un nouveau round de négociations vient d'être fixé à début octobre, les manifestants entendent également exprimer leur opposition au Ceta, le traité de libre-échange avec le Canada dont la signature finale est attendue à la fin du mois prochain. Ces deux traités inquiètent de longue date les Allemands alors qu'à l'inverse Mme Merkel n'a cessé de leur affirmer son soutien, insistant sur les "chances de créations d'emploi" qui doivent en découler, selon elle. "Il est dans notre intérêt de ne pas rétrograder derrière d'autres régions du monde, comme par exemple les régions asiatiques qui ont déjà conclu un tel accord avec les Etats-Unis", a-t-elle également plaidé. Mais selon un sondage de l'institut Ipsos, 52% des Allemands estiment que le libre-échange mène à un affaiblissement des normes sociales et permet l'importation de produits dommageables pour la santé. Ceux qui ont lancé les négociations "ont mal anticipé le fait que dans la période post-crise de 2008, l'idée de libéraliser encore plus, de déréguler encore plus, allait mal passer auprès des opinions publiques", avait récemment indiqué à l'AFP Sylvie Matelly, directrice adjointe de l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). 

 Le ministre de l'Economie et vice-chancelier, Sigmar Gabriel, a quant à lui jeté un pavé dans la mare au début du mois en assurant que le TTIP avait "de facto échoué". "Nous, Européens, ne devons bien sûr pas céder à leurs exigences" (celles des Américains, ndlr), avait assuré M. Gabriel. Les Sociaux-démocrates sont d'ailleurs de plus en plus nombreux à ne plus y croire au point que certaines fédérations locales ont appelé à manifester samedi. Le SPD doit d'ailleurs décider lundi lors d'un mini-congrès s'il approuve ou non le Ceta, que le gouvernement juge être "un accord très réussi". 

Négocié depuis mi-2013 par le gouvernement américain et la Commission européenne, l'accord TTIP (Transatlantic Trade Investment Partnership, également connu sous un autre acronyme anglais, Tafta), vise à supprimer les barrières commerciales et réglementaires de part et d'autre de l'Atlantique pour créer une vaste zone de libre-échange. - 'Attaque contre la démocratie' - Ses détracteurs craignent, outre une remise en cause des normes sociales, sanitaires et environnementales européennes, la création d'un mécanisme d'arbitrage parallèle pour les investisseurs étrangers qui viendrait affaiblir le pouvoir des autorités publiques face aux grandes entreprises. Les organisateurs des manifestations en Allemagne ne cessent également de dénoncer des négociations tenues dans le plus grand secret. Il s'agit d'une "attaque contre la démocratie", juge l'ONG Foodwatch. 

 D'autres pays européens, comme l'Autriche mais surtout la France, sont vent debout contre le traité. Mercredi, le secrétaire d'Etat français au Commerce extérieur Matthias Fekl a affirmé que les négociations entre la Commission européenne et les Etats-Unis n'avaient plus le soutien politique de Paris.

Le Premier ministre français Manuel Valls a également demandé "un coup d'arrêt clair" dans les négociations. Washington, tout comme Mme Merkel, veulent encore achever les négociations avant la fin de l'année, tant que Barack Obama se trouve à la Maison Blanche.
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Ce supermarché commercialise les produits invendus de la grande distribution

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Au Danemark, le supermarché WeFood lutte contre le gaspillage alimentaire en commercialisant des produits invendus issus de la grande distribution.


D’après l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, un tiers de la production alimentaire mondiale est littéralement jeté à la poubelle. Dans de nombreux supermarchés, les invendus sont d’ailleurs gaspillés inutilement. Au Danemark, pour lutter contre le gaspillage alimentaire, le supermarché WeFood rachète les stocks d’invendus des enseignes de la grande distribution pour les proposer à ses consommateurs. 


 Forcément, les prix sont cassés, et le concept connaît un certain succès auprès de consommateurs engagés et responsables. WeFood n’est pas une société lucrative : ce supermarché basé à Copenhague fonctionne sur le bénévolat, et les profits sont reversés à la lutte contre la pauvreté dans le monde. Une belle initiative qui, nous l’espérons, devrait en inspirer de nouvelles en Europe.

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Le Danemark en route vers une agriculture 100% biologique

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Déjà en avance dans le développement de l'alimentation bio, le Danemark veut devenir le premier pays européen avec une agriculture 100% biologique.


L’État danois montre l’exemple Bien entendu, les terres appartenant au secteur public vont montrer l’exemple et être cultivées en utilisant des méthodes biologiques et biodynamiques, mais le gouvernement a également décidé de soutenir et d’encourager, par un système d’allocations, tous ceux qui travaillent et financent ce secteur, tous ceux qui développent de nouvelles technologies et de nouvelles idées pour promouvoir cette agriculture biologique. Celle-ci ayant des coûts de production plus élevés que l’agriculture classique, des systèmes d’aides et de suppléments par hectare cultivé ont aussi vu le jour pour inciter les agriculteurs à franchir le pas sans mettre en danger leur entreprise. 

Le plan d’action implique les autorités publiques danoises, différents ministères mais aussi les régions, les villes et les collectivités locales qui s’engagent à soutenir ces efforts. Le premier objectif à court terme est que 60 % de la nourriture servie en restauration collective (hôpitaux, écoles, crèches, etc..) soit d’origine biologique, et à plus long terme le 100 % est bien entendu visé avec la conversion progressive des terres. 

Cet objectif qui pouvait sembler irréalisable au départ est en passe de devenir opérationnel. 



Le Danemark pourrait effectivement d’ici quelques années devenir le premier pays en Europe avec une agriculture 100 % biologique, tout cela grâce à une collaboration active de tous les acteurs du secteur agricole qui ont joué le jeu et répondu favorablement aux incitations du gouvernement danois. Cette mesure s’applique non seulement aux fruits, aux légumes, aux céréales mais également à la viande avec des incitations à des destinations des éleveurs qui doivent aussi jouer le jeu du biologique. 


Stimuler la demande des consommateurs pour les produits biologiques 

97 % des danois connaissent déjà le logo de l’agriculture biologique qui a fêté ses 25 ans d’existence et 8 % de la nourriture vendue au Danemark est d’origine biologique. 


Cela ressemble déjà fort à un record mondial, pourtant le Danemark n’a pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin. Pour stimuler la demande, et encourager le consommateur à acheter bio, le gouvernement danois a développé des mesures incitatives et créé des allocations qui favorisent l’utilisation de produits issus de l’agriculture biologique auprès des institutions publiques mais également auprès des marques pour les inciter à produire bio et à promouvoir l’agriculture biologique. 



Les marques produisant déjà bio seront soutenues et encouragées par le gouvernement danois qui veut faire de l’agriculture biologique la première agriculture et la seule agriculture du Danemark. Les produits biologiques vendus dans les supermarchés seront donc plus accessibles et plus visibles pour favoriser l’achat de ces produits. 


Mais le gouvernement n’entend cependant pas se restreindre au marché national et vise également une augmentation des exportations de produits biologiques. Pour ce faire, une présence accrue sur les foires et salons biologiques étrangers, un dialogue soutenu avec les ambassades sur le terrain ainsi qu’une collaboration active des différents ministères impliqués dans la production biologique pour promouvoir le bio danois à l’étranger. 


Ce petit pays nordique pourrait ainsi, grâce à une détermination sans faille et des mesures politiques effectives et soigneusement planifiées, surprendre le reste de l’Europe en imposant un nouveau modèle de production agricole et donner au biologique la primeur qu’il mérite. 

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A Paris, des halles alimentaires pour bien se nourrir de manière équitable

A Paris, des halles alimentaires pour bien se nourrir de manière équitable | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Une première halle, soutenue par la ville, proposera à la fin de l’année, dans le 10e arrondissement, des produits accessibles à tous, issus des circuits courts et solidaires des producteurs.



Pourra-t-on enfin assurer l’accès de tous aux produits locaux et issus de l’agriculture durable ? Le Conseil de Paris a voté en ce sens mardi 5 juillet. La commission chargée de l’économie sociale et solidaire a en effet entériné la proposition des « 4 saisons solidaires » portée par Nicolas Bonnet-Oulaldj, président du groupe Parti Communiste Français-Front de Gauche. 


La ville de Paris soutiendra donc ces halles d’alimentation alternative à travers une politique de loyers modérés et une aide financière pour l’aménagement des locaux. Une première halle proposera dans le 10e arrondissement des produits accessibles à tous, issus des circuits courts et solidaires des producteurs. 


L’ouverture est prévue pour la fin de l’année 2016. Si certaines enseignes proposent d’ores et déjà une alimentation locale et bio, « ce sont les prix abordables pour tous les consommateurs qui feront l’originalité des projets soutenus par la Ville de Paris », indique Olivia Polski, adjointe à la maire, chargée du commerce, de l’artisanat, des professions libérales et indépendantes. Pour ce faire, le modèle employé par la halle est celui du circuit court. Ce mode de fonctionnement réduit le nombre d’intermédiaires entre producteurs et consommateurs pour assurer des tarifs décents pour l’agriculteur comme pour le citadin. Reste à trouver un modèle économique viable pour concrétiser cette forme de commerce alternatif qui entend verser 80 % du prix aux producteurs. Les halles alimentaires : un commerce convivial 


Le défi a été relevé par l’entreprise de l’économie sociale et solidaire Kelbongoo, qui a remporté en avril 2016 l’appel d’offres lancé par la Mairie de Paris. L’établissement possède d’ores et déjà une boutique dans le 20e arrondissement. En décembre dernier, on pouvait y commander des pommes pour 1,30 euro le kilo, du lait cru pour 1,10 euro le litre ou encore du potimarron pour 2,40 euros l’unité. « Pour nous, la Halle alimentaire de la rue Bichat, ce sera un vrai changement d’échelle » résume Léa Barbier, cofondatrice de Kelbongoo. « La boutique du 20e arrondissement fait 70 m² et n’est ouverte que deux jours dans la semaine pour la livraison des commandes. Dans le 10e, nous disposerons de 176 m² et nous ouvrirons chaque jour de la semaine. » L’ouverture de la Halle alimentaire permettra d’augmenter l’offre de produits issus de l’agriculture durable et solidaire. Mais le projet ne s’arrête pas là, insiste l’entrepreneure : « L’idée à long terme, c’est de développer un espace d’éducation populaire sur les problématiques liées à l’alimentation et l’agriculture. Nous préparons notamment des animations pour recréer du lien entre consommateurs urbains et producteurs locaux. » Une dynamique qui séduit de plus en plus Une deuxième halle alimentaire est à l’étude dans le 14e arrondissement. Dans le 18e, c’est le supermarché collaboratif « La Louve » qui ouvrira ses portes à la rentrée 2016. Cette initiative cherche elle aussi à populariser la consommation de produits bio. Elle se distingue des halles alimentaires par la participation régulière des consommateurs au bon fonctionnement du commerce. Léa Barbier est optimiste : « Ce qui se passe en ce moment est intéressant, il y a une rencontre entre nos projets et les attentes des élus et des habitants. C’est une dynamique qui se met en place, et elle séduit de plus en plus. »


 Cette évolution qui gagne à la fois les consommateurs et les élus est sans doute la clé de la réussite pour le commerce d’aliments bio, solidaires des producteurs et accessibles à tous. D’après l’Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique, la vente de produits bio sur le territoire français a connu une croissance de 15 % au cours de l’année 2015. Concernant la ville de Paris, le nombre d’enseignes spécialisées dans le domaine a augmenté de 48 % entre 2007 et 2014. Une augmentation de l’offre qui répond à un intérêt croissant des Français pour une alimentation saine et une production locale et durable. 


Un baromètre de l’Agence Bio/CSA indique qu’en 2003, 54 % des sondés déclaraient consommer bio (au moins occasionnellement) contre 89 % des personnes interrogées en 2015. « Nous avons de faibles marges, nous comptons donc sur des grands volumes de commande pour que le projet soit viable », précise Léa Barbier. Les halles ouvertes dans les 10e et 14e arrondissements pourraient être couronnées de succès. Il se pourrait alors que l’on assiste à une véritable transition alimentaire. 

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De plus en plus de viande bio dans les assiettes en France

De plus en plus de viande bio dans les assiettes en France | Des 4 coins du monde | Scoop.it


Les ventes de viande bio ont connu une nette hausse en 2015 en France, et devraient continuer de progresser dans les années à venir, selon des données diffusées mardi par la profession. 


Les ventes de viande bio ont connu une nette hausse en 2015 en France, et devraient continuer de progresser dans les années à venir, selon des données diffusées mardi par la profession. En 2015, le chiffre d'affaires des viandes bio au détail a progressé de 13% en viande bovine à 231 millions d'euros, et de 5% en viande porcine à 69 millions d'euros, tout en restant stable dans la filière ovine (42 millions d'euros), selon les statistiques de l'agence Bio.


 L'évolution la plus impressionnante porte sur les abattages de bovins laitiers bio qui ont fait un bond de 27% en 2015, à 7.059 tonnes, contre 5.551 tonnes en 2014 (et 2.723 tonnes en 2005), a indiqué Interbev, l'organisme de l'interprofession Bétail et viande. En 2015, les abattages de veaux bio ont bondi de 22% à 1.852 tonnes contre 1.513 tonnes en 2014 (et 255 tonnes en 2005). Les abattages de bovins allaitants bio ont eux progressé de seulement 3% l'an dernier à 9.995 tonnes contre 9.719 en 2014 (et 3.212 en 2005). La disponibilité des animaux se justifie par l'augmentation de 14% des cheptels en bio (bio+conversion) en 2015 et surtout par des cours bio relativement stables, quand ceux de la boucherie traditionnelle ont fluctué et diminué. 


Côté distribution, ce sont les magasins spécialisés qui ont le plus profité de la tendance, avec un bond de 29% de leurs tonnages vendus, portant à 16% leur part du marché bio. La grande distribution, qui garde la principale part du marché de la viande bio (51%) a vu ses tonnages progresser de 9%. Les bouchers traditionnels qui assurent 15% des ventes, ont augmenté leurs tonnages de 2%. Selon un sondage réalisé par l'Ifop à la demande d'Interbev, la viande bio séduit aujourd'hui 70% des Français, soit un bond de 11 point (59% en 2015), ce qui marque l'intérêt grandissant des consommateurs. 


Et six Français sur dix se disent prêts à payer plus cher (5/10 en 2015) pour de la viande bio. Le sondage qui en est à sa deuxième édition, a été réalisé en ligne du 21 au 23 mars 2016 auprès d'un échantillon de 1.002 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus, suivant la méthode des quotas.

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Cette maison autosuffisante produit plus d’aliments que de déchets

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De plus en plus, les architectes travaillent d’arrache-pied pour construire les maisons de demain, qui seront aussi saines pour l’Homme que pour l’environnement. La Nature House en Suède en est le parfait exemple : autosuffisante et écologique, celle-ci produit plus d’aliments que de déchets. 


 Conçue par les architectes du cabinet Göteborg Tailor Made Arkitekter, la Nature House Uppgrenna se situe dans le sud de la Suède, non loin du lac Vättern. Prenant l’aspect extérieur d’une grande maison typiquement suédoise avec ses murs de couleur rouge terre, elle possède en son sommet un toit sous forme de verrière qui rappelle l’architecture d’une serre. Un charme incontestable qui abrite un lieu destiné à faire coexister les hommes et les plantes en parfaite harmonie.


Divisée en deux parties, cette maison autosuffisante dispose d’un côté destiné à la vie quotidienne des habitants : un spa, un restaurant, des salles de réunion et des chambres d’hôtes. L’autre côté, quant à lui, est destiné aux plantations de fruits et légumes et dispose même d’un étang et d’une cascade : cette partie a pour but de produire les aliments consommés par les habitants et les visiteurs de cette maison hors du commun. Ainsi, la Nature House est (presque) totalement autosuffisante en termes d’alimentation. L’architecte Frederik Olson qui a été en charge du projet explique ainsi à nos confrères du site Dezeen : “Notre vision : construire des maisons “autodurables” qui produisent des aliments plutôt que des déchets. Vivre dans une serre encourage un mode de vie durable et non toxique.”


A noter également que la Nature House n’est pas connectée aux réseaux d’égouts et qu’elle réutilise ses eaux usées grâce à un système d’irrigation fermé. Autrement dit, elle utilise ses eaux, les recycle, les nettoie et les utilise à nouveau. De la même façon, l’éclairage des parties communes se fait grâce à des panneaux solaires.


Cette maison est tout à fait exceptionnelle, tant par son charme architectural que par son concept respectueux de l’environnement et qui permet de vivre d’une façon plus saine et plus écoresponsable. A la rédaction, nous aimerions beaucoup pouvoir y séjourner ! Si vous êtes intéressé par l’architecture respectueuse de l’environnement, alors installez-vous dans ces petites maisons écologiques et modulables à votre guise.

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Pétition anti-vaccin : le professeur Henri Joyeux radié de l’Ordre des médecins

Pétition anti-vaccin : le professeur Henri Joyeux radié de l’Ordre des médecins | Des 4 coins du monde | Scoop.it

La décision a été rendue par la chambre disciplinaire ordinale de première instance du Languedoc-Roussillon. Le professeur Henri Joyeux, à l'origine d'une pétition controversée sur les dangers de certaines vaccinations, sera radié de l'Ordre des Médecins à compter du 1er décembre, indique apmnews.com, site d’information spécialisé dans la médecine et les politiques de santé. Cette pétition, toujours active, a recueilli plus d'un million de signatures.


La décision a été rendue par la chambre disciplinaire ordinale de première instance du Languedoc-Roussillon. Le professeur Henri Joyeux, à l'origine d'une pétition controversée sur les dangers de certaines vaccinations, sera radié de l'Ordre des Médecins à compter du 1er décembre, indique apmnews.com, site d’information spécialisé dans la médecine et les politiques de santé. Cette pétition, toujours active, a recueilli plus d'un million de signatures. Le cancérologue montpelliérain avait fait l'objet d'une plainte du Conseil national de l'Ordre des médecins en juin 2015, pour la mise en ligne de cette pétition, à l'attention de la ministre de la Santé Marisol Touraine, mettant en garde sur la présence d'"aluminium et de formaldéhyde, deux substances dangereuses voire très dangereuses pour l'humain et en particulier le nourrisson", dans le vaccin hexavalent DTPolio-Hib-Coqueluche-Hépatite B, appelé Infanrix Hexa. "Les propos du Pr. Joyeux ne se fondent sur aucune preuve scientifique" Depuis septembre 2014, d'après Henri Joyeux, le recours à ce vaccin serait généralisé car "la situation s'est encore aggravée avec une pénurie généralisée de vaccins tétravalents (DTpolio-Coqueluche) et pentavalents (DTPolio-Hib-Coqueluche)". Marisol Touraine, qui a fustigé en mai 2015 l'initiative de ce médecin connu d'après elle pour avoir "pris des positions rétrogrades sur toute une série de sujets", a toutefois elle-même déploré en janvier une "situation préoccupante s'agissant de l'approvisionnement de certains vaccins essentiels". 


Les fabricants de vaccins et le syndicat de l'industrie pharmaceutique (Leem) avaient alors pris des "engagements" pour lutter contre ces pénuries à l'issue d'une réunion avec la ministre. En juin 2015, le président du Conseil national de l'Ordre, Patrick Bouet (réélu le 23 juin 2016), avait reproché deux infractions à Henri Joyeux, à la retraite depuis 2014 : "la tenue de propos non appuyés sur des bases scientifiques [et portant] atteinte à la profession", et "un discours qui peut être dangereux pour la population parce qu'il s'agirait de discréditer le mécanisme de vaccination préventive". "Les propos du Pr. Joyeux ne se fondent sur aucune preuve scientifique, voire alignent des contre-vérités, comme l'a rappelé l'Académie de médecine", relevait le 25 juin 2015 l'Ordre des médecins sur son compte Twitter, en rappelant que "la vaccination est un outil capital de santé publique".

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Le Freegan poney : la cantine cachée sous le périph parisien

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Le restaurant-squat Freegan Pony cuisine avec les rebuts du marché de Rungis. Sous le périphérique, un hangar s'est transformé en cantine participative.



Chaque soir, du vendredi au lundi, sous le périphérique porte de la Villette, un hangar se transforme en cantine participative. 

Meubles de récupération, bénévoles en cuisine et légumes frais du marché, l’idée du restaurant végétarien est de créer du lien social tout en sensibilisant au gâchis alimentaire. 


Le prix y est libre et c’est ouvert à tous : allez jeter un œil!

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La Fondation Nicolas Hulot pour des cantines plus durables

La Fondation Nicolas Hulot pour des cantines plus durables | Des 4 coins du monde | Scoop.it

La Fondation Nicolas Hulot présente une méthode pour manger mieux, bio, sans que ça coûte plus cher. Une école parisienne l'a déjà testée.



La cité scolaire Janson-de-Sailly, c'est 3.500 élèves à nourrir chaque jour à Paris. Elle teste depuis trois ans les méthodes que va préconiser la Fondation Hulot. À la cantine, on y mange du bœuf bio limousin acheté directement à un éleveur, du porc bleu-blanc-cœur nourri aux oméga 3, des légumes et des fruits de saisons produits en Île-de-France, de la baguette de tradition, du riz bio de Camargue. Les menus sont de haute qualité. Les produits sont plus beaucoup chers, c'est vrai. Mais le gestionnaire de la cantine, Christophe Chaumon, le compense en réduisant le gaspillage.


 Quand il est arrivé, chaque jour, la cantine produisait 600 kilos de déchets organiques. Aujourd'hui c'est trois fois moins. Le meilleur exemple, c'est le pain. Juste en changeant la corbeille de place, il a réduit le gaspillage de 80%. Avant, elle était au début du self service. Quand les gens arrivent, ils ont faim, tout le monde en prenait. En la mettant à la fin, ils se servent beaucoup moins. Autre astuce, il a réduit la taille des assiettes. Si les enfants ont faim, ils reviennent demander. Ensuite, il cuit la viande la nuit dans des appareils à cuisson lente. Un pot-au-feu a 63 degrés, c'est excellent et ça demande beaucoup moins d'énergie. 


 Il y a trois ans, l'établissement payait 36.000 euros de taxe sur les ordures ménagères, la somme a été divisée par trois. Donc on peut manger mieux, sain et sans que ça coûte plus cher. Tous ces outils parfois simples, la Fondation Hulot va les mettre à disposition sur le site Internet Restau responsable.

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Cette assiette innovante absorbe les surplus de graisses de vos plats

Cette assiette innovante absorbe les surplus de graisses de vos plats | Des 4 coins du monde | Scoop.it

La cuisine thaïlandaise est très réputée pour ses parfums et son piquant. Mais son principal inconvénient, c’est la quantité d’huile utilisée pour la préparation et la cuisson. 


Cette graisse en excès est tellement importante que la Thaïlande est au deuxième rang au niveau du taux d’obésité en Asie du Sud-Est. Un réel problème dans le pays que la fondation Thaï Health, très engagé dans le domaine de la santé, a souhaité améliorer. 


En collaboration avec l’agence BBDO Bangkok, elle a eu l’ingénieuse idée de créer l’ « AbsorbPlate », une assiette novatrice qui permet de retirer le surplus d’huile dans les plats grâce à 500 petits trous. 


A l’image d’une éponge qui absorbe l’eau, cette nouvelle assiette peut absorber jusqu’à 7ml de graisse, soit environ 30 calories. Une bonne idée pour réduire notre consommation en graisse sans pour autant changer nos habitudes de cuisine !

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Préparations naturelles : une centaine de plantes médicinales autorisées

Préparations naturelles : une centaine de plantes médicinales autorisées | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Le décret simplifiant la procédure d'autorisation des préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP) à usage biostimulant est paru le 30 avril. L'association Aspro-PNPP déplore une liste de substances a minima.


Il se faisait attendre par les militants "anti-pesticides", plus de quinze mois après la promulgation de la loi d'avenir agricole d'octobre 2014… Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll l'a confirmé la semaine dernière devant les députés. Le décret reconnaissant les préparations naturelles non préoccupantes (PNPP) (purin d'ortie, etc), comme biostimulants et non plus comme produits à usage phytopharmaceutique, a été publié au Journal Officiel le 30 avril. 


 Pour rappel, l'article 50 de la loi d'avenir agricole prévoit un régime simplifié pour l'utilisation et la commercialisation de ces préparations. Il définit qu'une PNPP doit être constituée exclusivement de substances de base ou de substances naturelles à usage biostimulant, comme l'ail par exemple, qui "n'a pas d'effet directement insecticide mais facilite la résistance de certaines plantes à certains insectes". Une PNPP doit également être obtenue à partir d'un procédé accessible à tout utilisateur final. 


 Ce décret stipule que les substances naturelles à usage biostimulant doivent, pour être autorisées, être inscrites sur une liste, également publiée par arrêté du ministre le 30 avril au JO. Les produits "qui contiennent uniquement une ou plusieurs substances autorisées par l'arrêté mélangées avec de l'eau, et donc accessibles à tout utilisateur, peuvent désormais être mis sur le marché sans autre formalité", a expliqué le ministre de l'Agriculture. 


L'autorisation de ces substances est "ainsi simplifiée, plus rapide et chacun peut donc fabriquer et commercialiser ses propres produits pour stimuler la croissance des plantes". Une première liste de substances sur le marché Cet arrêté fixe une première liste de "plus d'une centaine de substances naturelles" à usage biostimulant autorisées, dont le purin d'ortie. Le texte comprend toutes les préparations "simples contenant des plantes médicinales pouvant être librement vendues en dehors des pharmacies, telles que l'ail, la menthe ou l'ortie, sous forme de poudre ou diluées", a précisé M. Le Foll. 


Ces plantes sont autorisées par l'article D4211-11 du code de la santé publique. La sauge, le thym ou le tilleul en font également partie. La liste sera complétée par d'autres substances PNPP, après avoir été évaluées par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) "garantissant qu'elles ne présentent pas d'effet nocif sur la santé humaine, sur la santé animale et sur l'environnement". Ces substances seront d'origine végétale mais aussi "animale ou minérale, à l'exclusion des micro-organismes" et ne sont pas génétiquement modifiées, précise le décret. Ces substances doivent être "non traitées ou traitées uniquement par des moyens manuels, mécaniques ou gravitationnels, par dissolution dans l'eau, par flottation, par extraction par l'eau, par distillation à la vapeur ou par chauffage uniquement pour éliminer l'eau." La substance PNPP, inscrite sur la liste, peut être retirée ou modifiée, "dès lors que l'une des conditions requises pour cette inscription n'est plus remplie", prévient le décret. Un délai, n'excédant pas douze mois, pourra être fixé pour permettre l'écoulement des stocks à la commercialisation. Toute publicité commerciale pour les PNPP, composées exclusivement de substances naturelles à usage biostimulant, "ne peut comporter d'autres allégations que celles relatives à leur caractère naturel à usage biostimulant", ajoute le décret. 


 800 substances en attente de validation 

 Les professionnels ont présenté au ministère une liste de près de 800 substances au total, évaluées par l'Anses, susceptibles d'être considérées comme des PNPP. Pour Jean-François Lyphout, président de l'association Aspro-PNPP dédiée à la promotion de leur usage : Cet arrêté "reprend basiquement une liste (des plantes ou parties de plantes médicinales, ndlr) du ministère de la Santé mais cela ne correspond pas vraiment à ce qu'il se passe sur le terrain !". 


Le décret, salué par l'association, évoque aussi des substances animales et minérales. Mais elles ne figurent pas sur cette liste, jugée par Aspro-PNPP "a minima". Cet arrêté "est pauvre. Les fougères, les purins de prêle ou de consoude ne sont pas dedans. Ceux qu'on retrouve communément dans les supermarchés ou les jardineries n'y figurent pas", déplore M. Lyphout, en appelant l'Anses à ajouter ces produits de substitution aux pesticides. "Si on arrive à mettre la pression, ce qui n'est pas gagné !", craint-il toutefois. L'association dénonce un "lobbying" des firmes agrochimiques qui souhaiteraient éviter que ces produits naturels ne viennent concurrencer leurs produits chimiques sur le marché. "La guerre de l'ortie" n'est donc pas terminée.

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Propolis, pollen, gelée royale, piqûres, venin d'abeille - Se soigner avec les abeilles

Propolis, pollen, gelée royale, piqûres, venin d'abeille - Se soigner avec les abeilles | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Propolis, pollen, gelée royale... Les abeilles ont depuis longtemps imposé leur pharmacopée naturelle et vivante. Et voilà qu’aujourd’hui, piqûres et venin révèlent à leur tour des vertus.



L'abeille thérapeute 

Les Égyptiens la croyaient née des larmes du dieu soleil Râ, les Grecs la voyaient sous les traits de la déesse des récoltes Déméter. Les Celtes en firent le symbole de la sagesse, les chrétiens, celui de la résurrection. L’abeille suit l’histoire du monde et des hommes depuis la nuit des temps et jusqu’à aujourd’hui se fait sentinelle moderne de notre environnement. Mais la butineuse ne se contente pas d’être le baromètre de notre planète, elle est aussi gardienne de notre santé. Voilà des millénaires qu’elle joue les thérapeutes. Les premières traces de ses soins intensifs remontent à 1600 ans av. J.-C., et Hippocrate, père de la médecine, décline déjà les vertus d’une pharmacopée à base de miel. 



 Une action sur la cicatrisation 

Aujourd’hui, l’« apithérapie » (du latin apis, « abeille »), dont le nom ne figure toujours pas dans le dictionnaire, sort de l’anecdote historique pour se frotter à l’exigence scientifique du monde médical. Largement dans certains pays, où, comme le précise Roch Domerego, biologiste de formation et naturopathe, « elle permet de remplacer valablement 70 % de la pharmacopée de première intention ». Plus modestement en Europe, où elle a besoin de s’appuyer sur des travaux et essais cliniques pour valider ses propriétés. 

En France, constate le professeur Henri Joyeux dans Les Abeilles et le Chirurgien, une vingtaine d’hôpitaux utilisent le miel, après que le professeur Bernard Descottes, également chirurgien, en eut démontré l’action sur la cicatrisation des plaies de trois mille cinq cents patients. 



 Le médicament sans effet secondaire 

Se soigner à partir de ce que nous propose un être vivant est une démarche très différente de celle d’avaler un comprimé. D’un côté, un produit variable, sous influence régionale, climatique, saisonnière... De l’autre, la constance d’une formule fabriquée pour être toujours disponible. Préférer la pharmacopée naturelle au répertoire chimique, c’est se reconnecter avec une nature dont on s’est éloigné pour s’installer en ville, et accepter l’idée qu’elle nous veut, et nous fait, du bien. Dans ce domaine, la phytothérapie a su accumuler les preuves de sa bienveillance.


Pour l’apithérapie, c’est moins simple. On a beau savoir que l’abeille est indispensable à la biodiversité, elle a un capital sympathie moins grand que la plante verte, et son catalogue d’actifs paraît plus limité. Pourtant, la butineuse « est l’archétype même de la générosité, affirme Catherine Ballot-Flurin, pionnière de l’apiculture douce. Elle fabrique de l’or, le miel, et satisfait ses besoins sans jamais nuire à son environnement. Au contraire, elle l’enrichit grâce à la pollinisation ». Entre l’abeille et la nature, c’est du donnant-donnant, une sorte de pacte écologique basé sur le respect et la confiance. 


 L’abeille nous donnerait-elle en plus des leçons de savoir-être ? Pour Maryse Pioch, qui dit avoir « guéri [sa] sclérose en plaques » grâce au venin d’hyménoptère – famille d’insectes dont font partie les abeilles –, cela ne fait aucun doute : « L’apithérapie nous demande d’être à la fois plus près de la nature et plus près de soi. » Préserver la richesse de ce qui nous entoure pour continuer à profiter de ses avantages, c’est presque une évidence. Etre à l’écoute de son corps, apprendre à en décoder les messages pour mieux utiliser les produits de la ruche, voilà qui est moins flagrant. « 


On ne soigne pas une maladie, mais une personne vivante avec ses émotions, ses sensations », précise Catherine Ballot-Flurin. À la différence de l’allopathie, l’apithérapie ne se contente pas d’agir sur le symptôme, mais sur l’équilibre de notre organisme tout entier. Vivre ce qui se passe à l’intérieur de soi, sentir cette vague de chaleur, ce léger picotement, et lier cette sensation à l’abeille, ouvre à l’expérience de la gratitude, dont on sait qu’elle affaiblit les émotions négatives.

 « C’est la victoire du mieux-être sans la peur des effets secondaires d’une prescription médicamenteuse classique », confirme Maryse Pioch. Mais son expérience reste singulière et, à ce jour, nulle étude ne vient corroborer son récit.



L'ordonnance apicole 

Le miel, recommandé contre les affections des voies respiratoires (miel de sapin ou de montagne), est aussi un excellent antibactérien à appliquer directement sur les brûlures (miel de thym ou de lavande) ou les coupures (miel de châtaignier) afin de régénérer les tissus. 


 Le pollen est un complément alimentaire riche en protéines (une cuillerée à soupe vaut cent grammes de viande environ). Attention : à chaque pollen son action. Le pommier renforce le système immunitaire, le ciste règle les problèmes digestifs, le châtaignier est antioxydant. Très yang, il veille aussi à la bonne vitalité des organes génitaux masculins. 


 La gelée royale, appelée aussi « lait d’abeille », est le produit de la ruche le plus élaboré. Très yin, elle stimule l’énergie vitale et favorise l’équilibre de la femme. À consommer fraîche. La propolis s’utilise avec parcimonie, un peu comme un produit d’urgence. Sous forme de spray sans alcool pour réveiller l’immunité naturelle lors d’affections pharyngées ou d’allergies saisonnières ; avec alcool, lorsque l’organisme peine à se défendre contre les microbes et que le mal de gorge se fait « cuisant ». 


Livres : 

 Les Abeilles et le Chirurgien d’Henri Joyeux. Les abeilles, l’apiculture, l’apithérapie : pour tout savoir sur le monde merveilleux et fragile des butineuses (Éditions du Rocher, 2012). 


 Ces abeilles qui nous guérissent de Roch Domerego. Pour mieux appréhender les produits de la ruche comme solution de santé naturelle (JC Lattès, 2011). 


 Les Bienfaits de l’apithérapie de Catherine Ballot-Flurin. Comment utiliser les produits de la ruche au quotidien (Eyrolles, 2009).

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Abeilles domestiques et biodiversité : Pourquoi avoir un rucher ?

Abeilles domestiques et biodiversité : Pourquoi avoir un rucher ? | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Comment et pourquoi préserver les abeilles domestiques ? Quelle est leur rôle et comment installer un rucher ? Voyons ça ensemble !


Les abeilles domestiques jouent un grand rôle dans la reproduction des plantes entomophiles (pollinisées par les insectes, les abeilles, les papillons), car elles représentent un facteur de pollinisation de près de 80% dans l’agriculture pour un service rendu qui représente une valeur économique annuelle d’environ 20 milliards d’euros rien qu’en Europe.


Ce que vous allez apprendre 

Quel est l’intérêt d’avoir une ruche 

Comment installer une ruche 

Ce qui menace les abeilles domestiques 

L’intérêt d’une ruche pédagogique 

Quelle législation concerne l’installation de ruches 

 Abeilles domestiques et biodiversité : Pourquoi avoir un rucher ?


A lire en cliquant sur l'article...

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Japon : hécatombe de limules, espèce marine parmi les plus anciennes au monde 

Japon : hécatombe de limules, espèce marine parmi les plus anciennes au monde  | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Des centaines de limules, ces invertébrés marins parmi les espèces les plus anciennes de la planète, ont été retrouvées mortes sur les côtes du sud du Japon



Des centaines de limules, ces invertébrés marins parmi les espèces les plus anciennes de la planète, ont été retrouvées mortes sur les côtes du sud du Japon, une hécatombe inhabituelle qui suscite nombre d’interrogations parmi les spécialistes. Ces animaux à la carapace en forme de fer à cheval, qualifiés de fossiles vivants tant ils ont traversé les âges, et connus pour la couleur bleue de leur sang, se rendent régulièrement sur les plages du sud et de l’ouest du Japon pour y pondre. 


 Chaque fois, un certain nombre meurent mais cette année une association de protection des limules créée en 1978 par des passionnés a constaté des pertes inhabituellement élevées chez cet arthropode marin, a indiqué jeudi à l’AFP un responsable de la ville de Kitakyushu près de laquelle se trouve un lieu de ponte. « Ce groupe a repéré environ cinq à dix limules mortes par jour pendant la période de ponte et a donc commencé à les compter », a raconté ce responsable, Kenji Sato, précisant que le nombre total de limules mortes trouvées était de 500. Huit fois plus que la normale, selon le quotidien Asahi Shimbun. 


 Ces animaux appelés au Japon « kabutogani », littéralement « crabe au casque de guerrier », sont classés par le ministère japonais de l’Environnement parmi les « espèces menacées » mais il n’y a pas d’obligation particulière à les protéger, d’après un responsable du ministère de l’Environnement. Les autorités locales ont fait appel aux spécialistes pour tenter de déterminer la cause de ces décès en grand nombre, sans obtenir de réponse consensuelle, a expliqué M. Sato. 


Des universitaires ont évoqué « un manque d’oxygène dû à la hausse de la température des océans ou un parasite ou bien une maladie spécifique aux limules », a-t-il ajouté. Malgré son nom français de crabe des Moluques, ou américain de « horseshoe crab », il ne s’agit pas d’un crabe. Il s’apparente en fait aux araignées ou aux scorpions.


Recouvert d’une carapace en forme de fer à cheval où percent seulement des yeux minuscules, son corps est prolongé d’une sorte de dard inoffensif. Il peut atteindre 50 cm de long et vivre jusqu’à 30 ans. La résistance exceptionnelle des limules leur a permis de tenir tête aux grandes périodes glaciaires ou à des cataclysmes, faisant remonter cette espèce à plusieurs centaines de millions d’années. 


Son surprenant sang bleu est la seule substance dans le monde permettant de détecter les toxines nocives pour l’homme dans les médicaments. 

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Un supermarché où vous pouvez cueillir les légumes

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Au Brésil, un supermarché propose à ses consommateurs de venir directement cueillir leurs légumes en magasin.


Plus que jamais, l’écologie est devenu une véritable tendance. Les consommateurs s’attachent de plus en plus au fait de manger sain et naturel. Au Brésil, le supermarché Zona Sul a eu une idée très intelligente pour suivre la tendance et séduire toujours plus ses consommateurs. En partenariat avec l’agence WMcCANN, ce supermarché a eu l’idée de proposer directement à ses clients de venir cueillir les légumes… en boutique.


Au lieu de proposer les légumes sur les étals habituels, ce supermarché propose à ses clients de venir les cueillir à même la terre. Une idée simple mais efficace, qui vient renforcer le positionnement naturel de cette société. Et les chiffres le prouvent : cette opération a permis d’augmenter les ventes de cette boutique de 14%.



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Quand les hôpitaux produisent leurs fruits et légumes

Quand les hôpitaux produisent leurs fruits et légumes | Des 4 coins du monde | Scoop.it

'Que ta nourriture soit ton médicament', disait Hippocrate : cette citation résonne d'autant plus dans les hôpitaux souvent décriés pour leur alimentation.


La nourriture industrielle est une des plus grandes menaces pour notre santé. Aujourd’hui un nombre toujours croissant de personnes souffrent d’obésité, de maladies du coeur, de cancer… Des maladies dues en grande partie à nos modes d’alimentation souvent trop sucrés et trop gras et aux produits chimiques contenus dans nos aliments : pesticides, conservateurs… 



Une nourriture peu saine aussi dans les hôpitaux 

Ironie du sort, la nourriture servie dans les hôpitaux n’échappe pas à cette règle. Ainsi selon une étude réalisée par le chef James Martin, 67 % des équipes des services hospitaliers aux États-Unis ne voudraient pas consommer la nourriture servie aux patients, c’est peu dire ! Ce retour négatif n’est pas passé inaperçu et plusieurs hôpitaux étasuniens ont mis en place leur propre ferme afin de cultiver en agriculture biologique leurs fruits et légumes. 



États-Unis : une production biologique à l’hôpital Saint-Luc 

C’est le cas de l’hôpital Saint-Luc en Pennsylvanie qui a installé une ferme avec le soutien de l’Institut Rodale qui travaille « à la recherche des avantages de l’agriculture biologique pour la santé humaine et planétaire ». Les produits de la ferme, salades, concombres ou haricots, alimentent les menus de la cafétéria et sont également vendus sur un marché hebdomadaire. Le modèle de ferme développé dans cet hôpital se veut reproductible. 



En France, un potager bio sur le toit de la clinique Pasteur 

De l’autre côté de l’Atlantique, en France, c’est la clinique Pasteur à Toulouse qui s’est lancée dans l’aventure. En partenariat avec la start-up Macadam Gardens, la clinique a créé un jardin potager de 500 m² sur son toit. Livré clé en main, ce jardin sera progressivement géré par le personnel, les patients, tout particulièrement ceux souffrant de maladies chroniques, des anciens salariés de la clinique et des travailleurs handicapés de l’établissement et du service d’aide par le travail (ESAT) de Nailloux. Cet établissement fournit déjà les légumes bio pour les 300.000 repas servis chaque année. 



Un jardin bio : un lieu pour créer du lien et sauvegarder la biodiversité 

Au-delà de produire des aliments sains pour les menus de la clinique, l‘objectif de ce jardin sur le toit est de créer des liens différents entre patients et soignants que seulement ceux des soins médicaux, ainsi que de « sensibiliser à la perte de la biodiversité, à travers des espèces anciennes » explique Alexandre Belin, co-fondateur de la start-up Macadam Gardens. 


Un amortissement en trois ans Les 20.000 euros nécessaires à ce projet seront amortis en trois ans. Ceci donne déjà des idées à Olivier Collet, directeur technique de la clinique, comme celle de transformer la grande jardinière du patio en potager pour que les patients puissent aussi cultiver des légumes pendant leurs traitements en chimiothérapie. 

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L'origine de la viande enfin indiquée sur les plats préparés

L'origine de la viande enfin indiquée sur les plats préparés | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Cela fait trois ans que les éleveurs français et le gouvernement se battent à Bruxelles. Ils ont enfin obtenu gain de cause.


Le scandale des lasagnes au cheval, c'était il y a quand même trois ans. Il a donc fallu du temps. Les éleveurs français ont demandé que soit indiquée sur l'étiquette l'origine de la viande. Cela se fait déjà pour la viande fraîche ("entrecôte origine France" ou "cote de porc française"), mais pas pour les plats préparés (les lasagnes, les pizza ou la charcuterie). Bruxelles n'en voulait pas, car elle jugeait que c'était une entrave au commerce. 

Mais il est possible de faire changer d'avis la Commission. 


Elle a accepté que la France teste un étiquetage pendant deux ans. Après, on fera le point et on verra s'il faut le rendre obligatoire dans toute l'Europe. Le décret est devant le Conseil d'État et sera publié dans la foulée. La mesure entrera en vigueur le 1er janvier prochain sur tout ce qui contiendra de la viande ou du lait et qui sera produit en France. Il devra y avoir l'origine de la vache, du porc, de l'agneau. C'est important pour les éleveurs français, car quand c'est écrit "France" sur des emballages, les consommateurs aiment bien, ça les rassure. 


Or beaucoup de charcuteries ou de plats industriels sont faits avec des viandes qui ont transité par plusieurs pays. C'est une bonne nouvelle surtout pour le consommateur, car il n'y a rien de plus flou qu'une étiquette de pizza ou de raviolis. 

Cela dit, en attendant si vous avez la chance d 'être en vacances, prenez le temps de cuisiner vous-même. Ce sera forcement meilleur. 

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Dans 4 ans, 20 % des repas à la cantine devront être bio

Dans 4 ans, 20 % des repas à la cantine devront être bio | Des 4 coins du monde | Scoop.it

L'amendement a fixé une obligation d'intégrer 40 % de produits provenant d'agriculteurs locaux dans les repas servis dans les cantines scolaires, mais aussi, et c'est une nouveauté, dans les restaurants d'entreprise


Les députés, qui sont souvent aussi des maires, ont adopté une loi courageuse le 1er juillet dernier. Dans un amendement à la loi “Égalité et citoyenneté”, l’obligation d’intégrer des produits bio dans les repas servis dans les cantines et dans les restaurants d’entreprise, a été fixée à 2020. 


L’amendement a en fait fixé une obligation d’intégrer 40 % de produits provenant d’agriculteurs locaux dans les repas servis dans les cantines scolaires, mais aussi, et c’est une nouveauté, dans les restaurants d’entreprise. C’est la promotion du fameux « circuit court », qui a motivé les rédacteurs de cet amendement. Du bio dans les restaurants d’entreprise Les restaurants collectifs pourront aussi, dans ces fameux 40 %, proposer des produits répondant à des critères de développement durable. On pense notamment aux produits de saison, qui peuvent cependant être produits dans des pays de l’Union Européenne soumis au même climat que la France…  


Cet amendement a aussi fixé l’obligation d’utiliser 20 % d’aliments issus de l’agriculture biologique, ou bien d’exploitations agricoles en cours d’agrément. Ce seuil est très élevé, car à ce jour, seuls 75 % des cantines et 62 % des restaurants d’entreprise intègrent du bio dans leurs plats, et encore il ne s’agit que de quelques produits, et pas tous les jours. Certains jours, des repas 100 % bio dans les cantines 


Avec cet amendement, le seuil de 20 % sera logiquement analysé sur une période de plusieurs jours, ou plusieurs semaines. Certains repas pourront ainsi être 100 % bio, et d’autres, pas du tout. En 2015, le bio représentait 3,5 % des achats de la restauration collective scolaire ou d’entreprise. 

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Angèle Ferreux-Maeght, la nouvelle référence de la healthy food

Angèle Ferreux-Maeght, la nouvelle référence de la healthy food | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Sa cuisine a le goût du bonheur et des pures saveurs. L’arrière-petite-fille d’Aimé et Marguerite Maeght est la jeune chef dont tout le monde parle. Elle nous dévoile ses recettes bienfaisantes 100 % bio.


Elle ressemble à la Béatrice de Dante, avec ses boucles blondes ramassées en une tresse qui encadre un pâle visage de Madone, réveillé par un regard myosotis et un simple trait de rouge géranium sur les lèvres. Elle bat fougueusement de l’eau de pois chiches et des copeaux de lavande pour fabriquer des meringues sans gluten et mixe rageusement du potimarron, de l’ortie et de la poudre d’urucum pour un pancake bonne mine riche en silicium. Angèle est l’arrière petite-fille d’Aimé Maeght, graveur, lithographe, marchand d’art, éditeur et créateur de la fondation du même nom à Saint-Paul-de-Vence. Comme son aïeul, Angèle est née chef d’entreprise. Elle crée en 2012 La Guinguette d’Angèle, société de traiteur bio et détox, et règne sur un mini-potager, dans le XIVe arrondissement qu’encadrent au nord la maison familiale et au sud une partie des imprimeries de son grand-père transformées en cuisine et laboratoire. Là, dans cette atmosphère ultrabohème, où les chats s’assoupissent sous les verrières, où les bananiers prospèrent et les lavandes explosent de bonheur, Angèle dirige d’une main de maître ses dix-huit petits mitrons.


Une enfance passée en pleine nature sur les hauteurs de Grasse, un père qui fait le reporter culinaire pour la chaîne brésilienne TV Globo, une éducation qui se poursuit à l’École alsacienne de Paris - « où les cordons-bleus de la cantine lui ont laissé une certaine amertume » - : toutes les conditions étaient réunies pour qu’Angèle décide de se passionner pour ce qu’elle appelle la cuisine santé. Elle passe son bac à San Francisco en travaillant au Ferry Building Market, célèbre marché bio de Californie. Son bac en poche, elle fait un tour du monde, où elle découvre la cuisine végétalienne. De retour en France, elle s’inscrit en médecine, puis en psychologie - « Je n’étais pas faite pour ça » - jusqu’à la découverte, lors d’un stage de jeûne en Bretagne, de la papesse de la naturopathie, Céleste Candido. « Une rencontre capitale, explique-t-elle. J’ai découvert avec elle que des aliments pouvaient guérir le corps. J’ai appris à son contact à cuire les légumes à basse température, à éviter le gluten, à connaître les propriétés des plantes. »


Depuis cinq ans, La Guinguette d’Angèle prépare des repas diététiques. D’abord créée pour des particuliers, l’entreprise prend une nouvelle ampleur quand elle commence à travailler pour le monde de la mode et fournir des repas pour les défilés Dior, Isabel Marant, A.P.C., Berluti, ou des évènements Ines de La Fressange, Louboutin... Parallèlement, elle ouvre dans le premier arrondissement de Paris, un petit estaminet de 2,85 mètres carrés, où elle propose ses salades parfumées et ses douceurs épicées directement importées de ses cuisines (où elle fournit 150 repas par jour). Et quand elle ne cuisine pas, Angèle cherche de nouvelles saveurs, fleurs de bourrache et algues wakamé, basilic nain et poivre de Cayenne. Et demain, elle s’envole pour Pointe-à-Pitre réviser ses examens pour son diplôme de fin d’études de naturopathe et réfléchir à une nouvelle carte pour l’écolodge Tendacayou, situé à Basse-Terre, dans la partie sud de l’île, au milieu du Parc national de Guadeloupe.

L B-M's insight:
laguinguettedangele.com

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Le label V végétarien arrive en France

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C’est une nouvelle qui va ravir les végétariens français et ceux désirant réduire leur consommation de viande. Le Label V de l’Union végétarienne européenne arrive en France.

Il existe déjà un label européen végétarien qui garantit les aliments dénués de tout produit d’origine animale. Mis en place par l’Union végétarienne européenne depuis 1996, le label V était déjà très répandu dans plusieurs pays tels que l’Allemagne, la Suisse, l’Autriche, le Portugal, la Belgique ou encore la Russie.


Une certification bienvenue Distribué et contrôlé par l'Association végétarienne de France (AVF), le label V existe en deux déclinaisons: 

- le végétarien garantie l’absence de chair animale (viande ou poisson), d’ingrédients fabriqués à partir de viande ou d’os (arômes, sauces), de graisses animales, d’huile de poisson, de gélatine de porc, d’oeufs de poule élevées en batterie et d’OGM. 


- le végane assure en plus l’absence de produits laitiers (lait, beurre, fromage, yaourt, crème), d’oeufs et ses dérivés, de miel, d’arômes et d’additifs d’origine animale. Même s’ils ne laissent pas de trace, l’utilisation de produits d’origine animale est également interdite pour la fabricationdes aliments.



Un label pour les flexitariens aux véganes A l’heure où les scandales alimentaires révèlent des problèmes de traçabilité, de qualité et de cruauté envers les animaux, le consommateur s’interroge sérieusement sur sa consommation de viande. De ce fait, la demande de produits végétariens et véganes ne fait que croître. D’après un sondage Médiaprim de 2015, 40% des Français sont flexitariens (ils mangent de la viande moins de deux fois par semaine) et 56% ont réduit leur consommation de viande ces dernières années. 



 Un gain de temps dans les rayons 

En un coup d’oeil, le label permet de voir rapidement les produits végétariens et de ne pas décortiquer les étiquettes des produits alimentaires à la recherche d’éventuelles traces de composés d’origine animale. Le label permet une identification simple, rapide et garantit une certification selon un cahier des charges strict. C’est aussi une façon de promouvoir une alimentation plus végétale.

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La Fondation Nicolas Hulot lance les cantines bio et durables

La Fondation Nicolas Hulot lance les cantines bio et durables | Des 4 coins du monde | Scoop.it

La Fondation Nicolas Hulot lance un outil concret qui repense la manière de concevoir les cantines dans les écoles, les maisons de retraite et en milieu hospitalier. Du bio, du local et écologique, c’est la promesse de Mon Restau Durable®.



Cuisiner ses matières premières, valoriser le bio et le local, limiter le gaspillage alimentaire dans les restaurations collectives, c’est ce que propose le projet “Mon Restau Durable®” lancé par la Fondation pour la Nature et l’Homme créée par la fondation Nicolas Hulot et le réseau Restau’Co, un réseau de 10 000 restaurants collectifs. “3 milliards de repas chaque année, 3% des achats en bio”, c’est le triste constat que fait la Fondation. Mais, elle voit en la restauration collective un formidable levier pour valoriser le bio et le local, de la production à la consommation. Le but étant de “Repenser la manière de concevoir ses menus, d’acheter les matières premières, de les préparer, de limiter le gaspillage, de diminuer et de valoriser ses déchets”.



 L'introduction de produits bio et locaux 

Alors que la proposition de loi qui visait à introduire 20% de bio dans les cantines scolaires n’avait pas été approuvée par le Sénat, c’est finalement sur le terrain que les décisions se prennent. Avec 3 milliards de repas servis chaque année, les restaurations collectives sont un formidable vecteur pour l’agriculture biologique et la production locale. Mais pas question de brusquer les établissements, l’outil est basé sur une démarche encadrée et progressive. Pour changer leurs habitudes, l’outil permet au personnel de restauration d’évaluer ses propres pratiques: qualité et la préparation des aliments, aspect éducatif des repas, limitation des déchets et utilisation de produits d’entretien écologiques.



Nos enfants sont les acteurs de demain 

En plus de repenser la filière d’approvisionnement et la façon de cuisiner, le but de cet outil est de déployer une démarche de pédagogie nutritionnelle et environnementale auprès des enfants. Plusieurs écoles se sont déjà engagées dont celle de Janson-de-Sailly, une école parisienne de 3 500 élèves. Depuis trois ans, elle teste la méthode préconisée par la Fondation Hulot. Les produits sont plus chers mais en limitant le gaspillage alimentaire, l’école fait des économies et réinjecte le budget dans l’achat de produits de qualité et notamment en bio !

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L'Agriculture Biologique (AB) connaît un essor sans précédent 

L'Agriculture Biologique (AB) connaît un essor sans précédent  | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Les producteurs bio sont de plus en plus nombreux : plus de 200 fermes supplémentaires chaque mois de l'année 2015. Ainsi, fin 2015, la France comptait 28 884 fermes bio, une hausse de 9 % par rapport à 2014. Ces fermes cultivent un total de 1,375 million d'hectares en bio, un chiffre en augmentation de 23 % par rapport à 2014. La part de la SAU (surface agricole utile) française consacrée à la Bio fin 2015 passe ainsi pour la première fois la barre des 5 %. Une excellente nouvelle alors que la plupart des grandes surfaces françaises (Carrefour, Intermarché, Leclerc...) proposent toujours quasi exclusivement des légumes bio importés d'Espagne, un non sens total quand on connaît les conditions environnementales et sociales de production en Espagne, mais aussi le transport nécessaire et surtout l'offre française qui peine toujours à trouver des débouchés sur son propre territoire. En aval de la production, le nombre d'opérateurs a augmenté de 5 %, pour atteindre 13 528 entreprises de transformation, de distribution et d'import / export. Au total, la France compte 42 412 opérateurs exerçant des activités certifiées bio, soit +8 % par rapport à 2014.


 Les produits bio français gagnent du terrain 

 En cohérence avec les valeurs portées par la Bio, notamment la préservation de l'environnement, 76 % des produits bio consommés en France sont « Made in France ». A l'avenir, cette proportion devrait progresser, notamment pour des produits comme le pain. Les surfaces de grandes cultures enregistrent la plus forte progression de 2015 avec +33 % de surfaces supplémentaires depuis 2014. D'ici 2017, les meuneries françaises devraient pouvoir disposer de blé bio 100 % français. Les produits bio d'origine France gagnent également du terrain à l'international. En 2015, les exportations ont progressé de 27 % vs 2014. Les vins bio sont particulièrement concernés par cet essor : ils ont enregistré une croissance à l'exportation de +26 %. 


 Vente directe et magasins spécialisés plébiscités 

 En 2015, les ventes de produits bio aux consommateurs ont progressé dans tous les circuits de distribution. Particulièrement dynamiques, les circuits courts et magasins spécialisés mettent l'accent sur la confiance et le contact humain. La vente directe a en effet progressé de 20 % par rapport à 2014, les magasins spécialisés bio de 17 % et les artisans-commerçants de 15 %, devant les grandes surfaces alimentaires (+ 11 %). 


 La restauration collective s'y met petit à petit 

 Début 2016, près de 6 restaurants collectifs sur 10 servaient quelques produits bio dans leurs menus, contre 46 % en 2011 et seulement 4 % avant 2006. La Bio est particulièrement présente dans la restauration scolaire, avec 75 % des établissements qui en proposent. Hors pain, les achats des restaurants collectifs sont estimés à 225 millions d'euros, en hausse de 18 % vs 2014. Désormais, la Bio représente 3,2 % des achats alimentaires de la restauration à caractère social en France. Néanmoins, la part de bio dans le montant total des achats des établissements qui en proposent est en moyenne de 14 % en 2015, en constante progression depuis 2008 quand cette part s'élevait à 5 %. Sur ce marché en forte croissance, les achats bio de la restauration collective ont progressé de 18 % en un an. Et pourtant, en décalage complet avec le mouvement bio, les sénateurs viennent de rejeter l'objectif de 20% d'aliments issus de l'agriculture biologique introduits en restauration collective publique d'ici à 2020. "Après l'abandon de toute interdiction totale en 2020 des insecticides néonicotinoïdes, la validation de la poubelle nucléaire de Bure et la suppression de l'objectif de 20% de bio en restauration collective, le Sénat redevient ce qu'il n'a jamais cessé d'être : le haut lieu du « destructivisme »" s'indigne l'association Agir pour l'Environnement. Selon un sondage IFOP commandé par Agir pour l'Environnement, 76% des personnes interrogées se déclarent favorables à l'introduction d'aliments biologiques en restauration collective. 


 Printemps BIO 2016 

 Pour mettre en avant cette dynamique sans précédent, l'ensemble des acteurs de la Bio se mobilise dans le cadre de l'édition 2016 de Printemps BIO. Du 1er au 15 juin, partout en France, des centaines d'animations seront proposées pour faire découvrir les principes et les valeurs de l'agriculture biologique et la grande diversité de ses produits. La 17e édition de Printemps BIO sera le reflet de la dynamique de la Bio en France. Tous les acteurs de la Bio invitent consommateurs et professionnels à profiter de la première quinzaine de juin pour (re)découvrir le mode de production biologique et ses produits partout en France. Portes ouvertes, dégustations, conférences... De nombreuses animations sont à découvrir sur le site web dédié. 

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Pesticides : les Français sont massivement opposés à la ré-homologation du Glyphosate

Pesticides : les Français sont massivement opposés à la ré-homologation du Glyphosate | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Alors que la Commission européenne veut réautoriser le glyphosate pour 10 ans, l'association Générations Futures a décidé de porter plainte pour mise en danger de la vie d'autrui. Elle est soutenue par 69% des Français qui sont opposés à la ré-homologation de ce redoutable pesticide pour la santé et l'environnement.


La mauvaise nouvelle a été révélée fin avril par le journal "Le Monde" : la Commission européenne devrait proposer une réautorisation du glyphosate pour 10 ans ! C'est en tout cas le sens d'un projet de règlement d'exécution dont "Le Monde" a obtenu copie* et qui sera soumis au vote des Etats-membres les 18 et 19 mai prochains. 


Le glyphosate est un redoutable pesticide pour la santé et l'environnement. Il entre notamment dans la composition du Roundup de Monsanto et est considéré par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) rattaché à l'OMS, comme cancérigène. Il est cependant très largement utilisé en France, par les professionnels, mais aussi par les jardiniers amateurs. L'homologation du glyphosate arrive à son terme le 30 juin. 


Sa réautorisation est au centre d'une vive polémique. Plus de 130 000 citoyens ont déjà signé la pétition lancée par les ONG Foodwatch, Générations Futures et La Ligue contre le cancer pour faire interdire ce produit extrêmement toxique pour l'environnement et la santé. L'ONG Générations Futures a vivement réagi dans un communique : "Alors que nous regrettions déjà, mi-avril, le vote des parlementaires européens en faveur d'une ré homologation du glyphosate (certes pour 7 ans et avec des restrictions d'usage), nous sommes scandalisés de lire cette proposition". "Il faut en effet rappeler que le glyphosate a été clairement classé comme un pesticide probablement cancérogène pour l'homme par le Centre international de recherche sur le Cancer de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé)" explique François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. 

" Le texte voté par le Parlement européen reconnaissait le manque de données du dossier accepté par la Commission européenne, notamment en ce qui concerne les effets de perturbation endocrinienne ou les résidus alimentaires de glyphosate. La Commission semble vouloir balayer d'un revers de main ces données sanitaires. Nous demandons fermement au Gouvernement français de continuer à afficher son volontarisme sur ce dossier en s'engageant clairement à ne pas voter pour la ré-homologation du glyphosate en Europe les 18 et 19 mai prochains. Il ne doit pas céder aux sirènes des lobbies, surtout lorsque la santé de ses concitoyens est en jeu. " ajoute t'il. Générations Futures a décidé de porter plainte devant la justice française avec l'aide de son avocat Maître Lafforgue pour mise en danger de la vie d'autrui et tromperie aggravée. "L'agence sanitaire de l'Etat membre rapporteur, l'EFSA et la Glyphosate Task Force (commanditée par Monsanto) ont mis en oeuvre de nombreux moyens pour nier le caractère cancérogène du glyphosate" explique François Veillerette.


 "Cette situation est totalement inacceptable car elle pourrait conduire à une ré-autorisation du glyphosate en Europe pour de nombreuses années, alors que cette substance est reconnue par le CIRC probablement cancérogène pour l'Homme et ne devrait donc pas être autorisée. Considérant que les moyens mis en oeuvre par l'Etat Membre, l'EFSA et le GTF peuvent conduire à prolonger l'exposition des populations à cette substance cancérogène pour de nombreuses années, nous décidons de porter plainte avant que ne tombe la décision de ré-homologation ou non du glyphosate des 18 et 19 mai prochains". En France, la position reste peu claire. Entre la ministre de l'Environnement Ségolène Royal affirmant haut et fort - notamment lors de la conférence environnementales des 25 et 26 avril - le refus de la France de soutenir cette ré-autorisation et la position, lors de ce même événement, bien plus ambiguë du 1er Ministre Manuel Valls déclarant que " dans les conditions actuelles, la France ne soutiendrait pas la ré-autorisation " sans exclure fermement l'hypothèse de la ré-homologation, rien ne semble clairement tranché... 


Ce qui est sûr, c'est que, comme le révèle le sondage exclusif de l'IFOP commandé par Générations Futures et dévoilé le 2 mai, 69% des Français sont opposées au renouvellement de cette autorisation ! Cette majorité écrasante en défaveur de cette homologation doit être entendue par le Gouvernement français qui doit peser de tout son poids à Bruxelles pour que le Glyphosate ne soit pas ré-autorisé.

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