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Plus de 200 ONG demandent aux ministres de l'UE de soutenir une pêche durable

Plus de 200 ONG demandent aux ministres de l'UE de soutenir une pêche durable | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Plus de 200 organisations environnementales, dont Greenpeace, Pew, Oceana ou WWF, ont annoncé jeudi avoir écrit aux ministres européens de la Pêche pour leur demander de s'engager en faveur de pratiques plus durables dans le cadre des discussions sur la réforme de la politique commune de la pêche.

 

Dans un courrier envoyé à tous les ministres, les organisations leur demandent "instamment" "de soutenir l'objectif fixé par le Parlement européen de restaurer les stocks de poissons d'ici 2020 et de mettre fin à la surpêche d'ici 2015".

 

Début février, le Parlement européen a approuvé à une large majorité une réforme qui, si elle est avalisée par les Etats membres, permettra de rendre plus durable la pêche dans l'Union européenne en mettant fin aux pratiques de surpêche.

 

Censée entrée en vigueur en 2014, cette réforme doit encore faire l'objet de discussions entre le Parlement et le Conseil, qui représente les Etats de l'UE. Un accord est espéré avant la fin du mois de juin.

 

"Les prochaines négociations entre le Conseil et le Parlement constituent une bonne occasion de montrer votre volonté d'agir pour la restauration des stocks de poissons", écrivent les associations aux ministres., soulignant que des objectifs de restauration "ont été adoptés par l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, la Russie et les États-Unis".

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Du pain bio et frais dans les cantines à Toulouse

Du pain bio et frais dans les cantines à Toulouse | Des 4 coins du monde | Scoop.it

A partir du 20 février 2017, les cantines des écoles maternelles et élémentaires de Toulouse seront ravitaillées en pain bio par les boulangers eux-mêmes.



Fini le pain bio au réfrigérateur ! Désormais à Toulouse, ce sont 4 artisans boulangers (Les Boulangers Toulousains, La Maie de St-Genies, Marie Boulange et SARL La Gloire) qui livreront du pain bio et frais le jour même pour les enfants issus de la maternelle et du primaire. 


Jusqu'à présent, les cuisines centrales s'occupaient de réceptionner le pain à 4h du matin et de le conserver au réfrigérateur entre 0 et + 3 degrés pour ensuite le répartir dans les écoles en même temps que les repas. 

 Cette réfrigération du pain avait pour conséquence d'amoindrir les qualités nutritionnelles du pain en plus d'assécher la mie du pain frais et d'accélérer son rassissement. Ainsi, les enfants ne mangeaient pas tout leur pain qui finissait irrémédiablement à la poubelle. 



 Les parents d'élèves se sont mobilisés pour obtenir du pain frais Cette protestation initiée par les enfants a trouvé un écho chez les parents d'élèves. Ces derniers ont du subir une forte augmentation des tarifs de la cantine scolaire (sans compter une hausse des impôts locaux) et exigeaient alors que cette mesure s'accompagne d'une réévaluation de la qualité des repas. 


Une pétition avait d'ailleurs été lancée en ligne pour demander une alimentation plus saine, équilibrée et bio dans les cantines en plus de la livraison de pain bio et frais par les petits artisans de la ville. Si la livraison par des petits boulangers locaux n'a pas été retenue pour des questions logistiques, les entreprises déjà en charge de livrer le pain ont été priées de revoir leurs méthodes de fabrication. 


C'est le cas de l'entreprise Marie Boulange par le biais de sa représentante Madame Marcadet : "Nous avons beaucoup investi et n'avons de cesse d'étudier nos recettes et de les affiner (toujours dans le respect du cahier des charges) afin d'améliorer notre qualité et le goût pour les enfants" comme en témoigne l'article sur le blog Qualité Cantines Toulouse de Christine, une maman d'élève. Cette entreprise a témoigné de sa bonne volonté en ouvrant ses portes à cette maman d'élève pour qu'elle et son fils puissent goûter la "nouvelle recette du pain". 


Résultat : le pain a été approuvé par cette maman et son fils mais reste à savoir si ce pain obtiendra les faveurs des autres élèves...

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La France, championne d'Europe de l'agriculture bio en circuit court, mais plus pour longtemps ?

La France, championne d'Europe de l'agriculture bio en circuit court, mais plus pour longtemps ? | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Une fois n’est pas coutume, la France est en pointe en Europe dans le développement de circuits courts, qui associent agriculteurs et consommateurs pour des produits de qualité vendus au prix le plus juste pour chacun. 


L’agriculture biologique poursuit également son essor : 21 nouvelles fermes en bio se créent ou s’y convertissent chaque jour. Mais ce mouvement, porté par des agriculteurs pionniers et des consommateurs engagés reste peu soutenu politiquement, et est menacé par une vision rétrograde de l’agriculture portée par la droite. Les paniers de produits agricoles, souvent bio, distribués directement du producteur au consommateur, ont le vent en poupe. La France est même championne d’Europe en la matière, loin devant la Suisse, les Pays-Bas et l’Allemagne qui la suivent en nombre de consommateurs concernés. Deux mille associations de maintien de l’agriculture paysanne (Amap) y ont été recensées en 2015 par le mouvement Miramap. Elles fournissent fruits et légumes « équitables » en circuits courts à environ 320 000 personnes. C’est davantage que partout ailleurs en Europe, et dix fois plus qu’en Allemagne ou en Italie. « Il s’agit d’un modèle de vente directe contractualisée, s’appuyant sur une relation directe entre le producteur et ses consommateurs, rappelle Jocelyn Parot, secrétaire général d’Urgenci, qui tente de structurer ce mouvement à l’échelle européenne [1]. « Les partenaires fondent leurs échanges sur la relation humaine, en partageant les risques, les responsabilités et les fruits de l’activité agricole, à travers un engagement mutuel de long terme. » Les régions les plus en pointe sont l’Île-de-France, Rhône-Alpes et Pays-de-la-Loire. La dynamique est également forte en Aquitaine, PACA, Midi-Pyrénées et Bretagne comme le montre la carte ci-dessous réalisée par Miramap.


La création de la première Amap en France remonte à 2001, en périphérie d’Aubagne, par deux agriculteurs proches de l’association altermondialiste Attac. L’objectif : prouver que les fermes de proximité peuvent s’en sortir tout en permettant à des consommateurs d’acheter des aliments de qualité. En évitant la grande distribution, ce système permet d’approcher le prix le plus juste, à la fois pour le producteur et pour les consommateurs. Ceux-ci peuvent s’informer facilement de la manière dont leurs aliments sont cultivés ou élevés, les agriculteurs s’engageant à leur ouvrir leurs fermes. Toutes les exploitations membres d’une Amap ne sont pas en bio mais s’engagent à pratiquer une agriculture « respectueuse des hommes, de l’environnement et de l’animal ».



Des partenariats de ce type existent dans les autres pays européens, sous d’autres appellations (Community Supported Agriculture en anglais) [2]. « L’Allemagne, par exemple, connaît actuellement une explosion des initiatives de ce type similaire à celle connue en France il y a 10 ans, souligne Jocelyn Parot. Mais au sein de l’Union européenne, la France apparaît comme le pays le plus structuré. » Pour se prémunir des tentatives de récupération commerciale – des entreprises d’achat-revente proposent par exemple jusqu’à 30 000 « paniers » en Californie ! –, une Déclaration européenne de l’agriculture soutenue par les citoyens a été adoptée en septembre 2016 afin de réaffirmer des principes communs. 



 20% de croissance du marché bio 

 L’agriculture biologique, qu’elle soit ou non en circuits courts, connait parallèlement une forte expansion malgré les dénigrements dont elle a longtemps fait l’objet (à relire : L’agriculture biologique prise au piège de la grande distribution). Fin septembre, l’Agence Bio a annoncé une progression de 20% de croissance du marché bio en France entre 2015 et 2016. Elle estime que les terres consacrées au mode de production bio dépasseront la barre des 1,5 million d’hectares, soit plus de 5,8% de la surface agricole utile. Les disparités restent cependant importantes entre territoires. Et le soutien politique à cette alternative est inégal.



Vingt-et-une nouvelles fermes bio chaque jour 

 Neuf personnes sur dix en France mangent désormais des aliments biologiques, au moins occasionnellement, contre 54 % en 2003 [3]. Face à cette demande, les agriculteurs tentent tant bien que mal de suivre le rythme : chaque jour, vingt-et-une nouvelles fermes bio s’installent ou se convertissent ! « C’est un essor extrêmement important que l’on n’a jamais vécu, se réjouit Stéphanie Pageot, la présidente de la Fédération nationale d’agriculture biologique (FNAB). On espère créer une dynamique collective qui va construire une nouvelle alternative à l’agriculture en France. » [4]. En surface agricole, la France, avec ses 5,8% de territoire agricole en bio, reste cependant loin derrière l’Autriche (20%), l’Italie ou la Suède (10%). Comment poursuivre la dynamique alors que la population agricole ne cesse de diminuer ? Les agriculteurs représentaient un tiers de la population active à la fin de la seconde guerre mondiale, ils ne sont plus que 2 % à travailler la terre. 

« Plus de 10 000 fermes disparaissent par an, faute de repreneur, englouties sous le béton des villes ou accaparées par un voisin agriculteur qui désire s’agrandir », rappellent Lucile Leclair et Gaspard D’Allens dans leur livre Les néopaysans [5]. Le salut pourrait venir de personnes étrangères au monde agricole. « Les néo-paysans prennent peu à peu la relève, ils réunissent déjà 30 % des installations et si la conjoncture se poursuit, ils représenteront un tiers des agriculteurs à l’horizon 2020. (...) À rebours du modèle conventionnel, ils optent pour des productions variées, des transformations à la ferme, des circuits courts. Selon une enquête des Jeunes Agriculteurs et du MRJC (Mouvement rural de jeunesse chrétienne, ndlr), plus de 60 % d’entre eux souhaitent s’installer en agriculture biologique. » 



 A droite : à mort l’agroécologie, vive les pesticides et les OGM Cet état de grâce se poursuivra-t-il en 2017 ? 

A droite, ni François Fillon ni Alain Juppé ne semblent particulièrement sensibles au succès de l’agriculture biologique. Le sujet ne figure pas dans leurs programmes en matière agricole. François Fillon, nouveau favori des primaires de la droite, souhaite même « accélérer l’homologation des produits phytosanitaires » et favoriser l’innovation « génétique » [6]. Comprenez : autoriser plus facilement les pesticides qui souffriraient de règles trop « contraignantes », ainsi que les cultures OGM. « L’argument de santé publique semble peu fondé » précise son programme, au mépris de toutes les études scientifiques sur les effets néfastes des pesticides (lire nos articles). François Fillon envisage de « soutenir les circuits directs de vente du producteur au consommateur » par des crédits d’impôt. Mais l’un de ses récents soutiens mène une politique totalement contraire. 

Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ancien sarkozyste et nouveau fillonniste, diminue drastiquement les financements en faveur de l’agriculture paysanne. Le réseau régional des Amap va connaitre en 2016 une baisse de 35 % de ses subventions, ce qui le contraint à supprimer trois emplois. Pour Nicolas Sarkozy, désormais éliminé, agro-écologie et circuits courts entre agriculteurs et consommateurs se résumaient à un folklore pour bobos : « Et pendant qu’on y est, on pourrait même toucher le béret et on aurait le droit, pour chaque produit acheté, de prendre une photo », se moquait-il en février 2016 [7]. Les 30 000 exploitations en bio génèrent pourtant 72 000 emplois environ, presque deux fois plus que le même nombre de fermes conventionnelles, frappées par la crise [8]. 


Avec ce type de responsables politiques, pas sûr que la France demeure bien longtemps championne d’Europe dans la lente construction d’un modèle agricole satisfaisant pour tous.



Notes 

[1] Lire sa tribune publiée sur Basta ! : Protéger les alternatives de soutien à l’agriculture paysanne de la récupération des multinationales 

[2] Lire le rapport de l’ONG Urgenci 

[3] Source : Baromètre Agence BIO / CSA 2015 

[4] Voir ici 

[5] Les néo-paysans, écrit par Gaspard d’Allens et Lucile Leclair, ed. Seuil-Reporterre, février 2016 

[6] Voir le programme de Fillon en matière d’agriculture. 

[7] Voir la vidéo. 

[8] 2,4 emplois sur une ferme bio, contre 1,5 sur une ferme conventionnelle, selon l’étude réalisée pour le Commissariat général à la stratégie et à la prospective « Vers des agricultures à haute performance », septembre 2013, Chapitre 6.

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Le plus grand magasin bio de la région toulousaine

Le plus grand magasin bio  de la région toulousaine | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Launaguet abrite désormais le plus grand magasin bio de la région toulousaine. Avec ses 620 m², l'enseigne So.bio a investi depuis la mi-décembre les locaux de l'ancien Lidl, face au rond-point de la porte des Sables. 

«Un voisinage des plus sympathiques» observe le gérant du Fournil des saveurs, satisfait de (re) voir le parking se remplir à nouveau. À la manœuvre, Nathalie et Jean-Marc Lachat. Le couple, originaire de Bordeaux, n'en est pas à son coup d'essai, l'ouverture du So.bio launaguétois étant la 7e en 13 ans.


«Pendant 20 ans, on nous a pris pour des hurluberlus, sourit Jean-Marc. On voulait déjà à l'époque retrouver dans nos activités professionnelles les valeurs d'éthique et d'engagement environnemental, et puis on voulait aussi des magasins bios adaptés à nos besoins de consommateurs, qui nous ressemblent, où on aurait envie de faire nos courses». Bien implantée dans le Sud-Ouest (trois points de vente en Gironde, un à Agen, un à Montauban, un à Muret), l'entreprise familiale a jugé le potentiel toulousain conséquent. «Il faut comprendre, continue Jean-Marc Lachat que le marché bio est déjà habitué aux progressions à deux chiffres, entre 10 et 15 %, mais la progression de 24 % depuis le début de l'année 2016 reste inédite, chaque scandale alimentaire amenant son lot de consommateurs définitivement décidés à savoir ce qu'ils déposent dans leurs assiettes». 


 Pour autant, rajoute Nathalie Lachat, le bio ce n'est pas qu'une assiette. C'est le choix de consommer sainement, pour le corps et pour l'environnement. La diversité de la clientèle le confirme. Des actifs, des retraités, des couples dont le 1er bébé développe des allergies alimentaires ou cutanées et qui vont élargir le bio à toute la famille. «C'est une manière différente de consommer, précise-t-elle. Plus de matières premières et moins de produits préparés». 


 Si la volonté de démocratiser le bio est bien marquée, celle de le rendre attractif l'est tout autant, en travaillant directement avec les producteurs, au mieux locaux, français dans tous les cas. Moins d'intermédiaires, une économie répercutée sur le prix de vente pour du bio au même prix que l'alimentation conventionnelle.

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Au plus près : la Drôme, une biovallée

Au plus près : la Drôme, une biovallée | Des 4 coins du monde | Scoop.it

France 3 s'est rendue au plus près des habitants de la biovallée, dans la Drôme, pour rendre compte de la transition écologique dans un territoire.


France 3 est dans le premier département bio de France, dans la Drôme, au cœur de la biovallée, un territoire de 54 000 habitants qui s'étend sur une centaine de kilomètres. 


Ici, l'écologie, c'est une dynamique qui va bien au-delà de l'agriculture. Biovallée, c'est un laboratoire du bio et du développement durable unique en France, qui implique tous les acteurs du territoire, y compris certains industriels plutôt inattendus. Une approche globale de l'écologie 


 Comme par exemple la casse automobile, qui s'affirme entreprise écologique. "On peut recycler 97% de la masse de chaque véhicule", indique Yohan Renaud, directeur développement Géant Pièces. Le grand projet écologique de l'entreprise, c'est l'installation de panneaux photovoltaïques pour couvrir les voitures stockées. De quoi fournir d'ici deux ans, l'électricité nécessaire aux 2 000 habitants de la commune voisine. 


Depuis près de 15 ans, Biovallée est devenue une marque qui défend une approche globale de l'écologie.

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L'agriculture bio gagne du terrain en Europe

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L'Union Européenne se consacre de plus en plus au bio. Selon Eurostat, l'agriculture biologique est en plein essor, passant la barre symbolique des 11 millions d'hectares consacrés au bio.


Selon l'Eurostat, l'office de statistiques européen, 11,4 millions d'hectares agricoles ont été consacrés l'an dernier au bio, soit une augmentation de 6 % de la superficie agricole utile (SAU). Une bonne nouvelle à l'heure où les Français font part d'une inquiétude grandissante face à une agriculture régie par les pesticides, ainsi que leur volonté de voir progresser une agriculture bio, respectueuse de l'homme et de l'environnement. 


 Les surfaces exploitées, selon les principes de l'agriculture biologique, ont gagné 2 millions d'hectares depuis 2010 soit une hausse de 20 % de la SAU en cinq ans. La barre des 10 millions avait été, quant à elle, atteinte en 2012. En France, le taux de SAU est de 5 % soit 1,35 hectares. 

Un beau score pour l'Hexagone. 


Mais le pays le plus « bio » est de loin l'Autriche, avec 20 % de son parc agricole consacré au bio (552.000 ha), talonné par la Suède avec 17 % de sa SAU (519.000 ha). 


Le pays le moins vertueux est Malte avec 30 ha et seulement 0,3 % de la SAU, suivi par l'Irlande (73.000 ha et 1,6 % de la SAU) et la Roumanie avec 246.000 ha pour 1,6 % de sa SAU. 


Deux seuls Etats membres de l'UE ont évolué à contre-courant. Le Royaume-Uni et les Pays-bas ont vu reculer leur SAU bio, entre 2010 et 2015, respectivement de -29 % et -4 %. La France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne forment à eux quatre le cortège de tête du bio avec 52 % de la SAU de l'Europe et le plus fort nombre d'agriculteurs de la filière. 


Aujourd'hui, Eurostat en dénombre 271.500. En France on en compte 26.500, soit 10 % répartis dans l'élevage, les céréales, l'arboriculture, le maraîchage et la viticulture.

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Greenpeace lance Farmers2Farmers.org, une plateforme pour essaimer l'agriculture écologique en Europe - Médiaterre

Greenpeace lance Farmers2Farmers.org, une plateforme pour essaimer l'agriculture écologique en Europe - Médiaterre | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Produire mieux, en harmonie avec la nature, afin de préserver l’environnement et de fournir une alimentation de qualité… 


L’agriculture écologique se développe en Europe. Mais dans beaucoup de pays, d’Europe de l’Est notamment, très peu de structures ou d’outils existent pour permettre les échanges et la diffusion des connaissances entre agriculteurs, ou les accompagner dans leur démarche de changement. 


 « Notre idée est de mettre en relation des agriculteur-rices écologiques avec des agriculteur-rices qui souhaitent changer de modèle mais se posent encore des questions, explique Suzanne Dalle, chargée de campagne agriculture chez Greenpeace France. Greenpeace a un rôle de facilitateur dans cette démarche, via son réseau international. 


Mais cet outil est avant tout celui des agriculteurs : ce sont leurs connaissances, leurs savoirs et leurs savoir-faire qui seront diffusés et partagés sur cette plateforme ». Greenpeace lance donc aujourd’hui Farmers2Farmers.org, une plateforme d’échange développée entre plusieurs pays européens.

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Des eurodéputés de tous bords réclament du bio dans les cantines

Des eurodéputés de tous bords réclament du bio dans les cantines | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Dans une déclaration commune diffusée le 24 octobre, dix eurodéputés de toutes sensibilités politiques ont revendiqué davantage de bio dans les établissements de restauration collective, à l'initiative d'Eric Andrieu, vice-président (groupe socialiste) de la Commission de l'agriculture du Parlement européen. 


 Les eurodéputés demandent aux Etats membres "d'atteindre, à l'horizon 2020, l'objectif de 30 % de produits biologiques, issus d'achats locaux, régionaux et de circuits d'approvisionnement courts, dans les commandes de restauration collective administrative". 


Pour ces parlementaires, "les institutions européennes sont appelées à montrer l'exemple, en assurant que leurs offres de restauration collective comportent une part significative d'aliments d'origine biologique et issus de circuits courts". Ils appellent en outre la Commission européenne à modifier le règlement européen nº 1306/2013 portant sur le régime d'aide à la distribution de fruits et légumes, de bananes et de lait dans les établissements scolaires, afin de rendre obligatoire l'origine biologique de l'ensemble de ces produits et de promouvoir des achats locaux ou régionaux, et les circuits d'approvisionnement courts. 


 Selon un sondage Ifop réalisé en 2016, 76% des Français sont favorables à l'introduction du bio dans les cantines, alors que le Sénat a retardé l'entrée en vigueur du seuil de 20% dans la restauration collective publique en 2020 dans le cadre du projet de loi Egalité et citoyenneté examiné le 4 octobre dernier. 


 Sur les 29 millions d'hectares de terres agricoles françaises, 400.000 hectares suffisent pour approvisionner en bio les cantines à hauteur de 20%, souligne l'association Agir pour l'environnement, qui a lancé le 15 octobre une campagne visant à interpeller les maires pour connaître le niveau d'approvisionnement en bio dans les cantines de leur commune.

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Échangeons graines et savoir-faire pour préserver la biodiversité !

Échangeons graines et savoir-faire pour préserver la biodiversité ! | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Depuis le rachat de Monsanto par Bayer, l'industrie des semences se retrouve sous les projecteurs. Certains, comme Graines de Troc, ont choisi de la défier.


L’initiative « Graines de troc », redécouvrir des semences disparues dans le commerce Connaissez-vous les petits pois carrés, le calamondin ou la mâche sauvage ? Face à la standardisation des semences dans nos champs et assiettes, les variétés anciennes sont très difficiles à trouver. Nos jardins sont donc devenus les seules réserves de biodiversité en France. Mais les jardiniers amateurs sont souvent isolés. 


Grâce à l’association de défense de la biodiversité Graines de troc, il est désormais possible pour eux d’échanger toutes sortes de semences (fleurs, herbes aromatiques, légumes) et cela grâce… à Internet. Le concept est simple : les utilisateurs sont invités à s’envoyer des graines par la poste, après les avoir troquées sur Internet. En plus de cela, les utilisateurs de la plateforme disposent d’un forum dans lequel ils peuvent échanger leurs savoir-faire, astuces et recettes. 


 Comment ça marche ? 

Le numérique au profit de la biodiversité La plateforme Graines de troc se veut simple et accessible. Le propriétaire de semences est averti par la plateforme quand ses graines sont choisies par un autre utilisateur. Il peut alors mettre le sachet de graines dans l’enveloppe, timbrer et poster. A l’inverse, il est également possible de commander des graines en quelques clics. Un courriel est alors envoyé au propriétaire des graines, avec la variété demandée et l’adresse du demandeur. Non marchand, cet échange est basé sur une monnaie virtuelle. Chaque envoi de graines permet d’obtenir un jeton. Le premier jeton est offert, pour obtenir les jetons suivants, il faut expédier des graines à d’autres troqueurs.


Du lancement au développement de Graines de troc 

 Le projet de Graines de troc est né en mai 2012 dans l’esprit de Sébastien Wittevert, ancien cadre financier étonné du peu de place laissé à la diversité dans nos champs et assiettes. Face à l’enthousiasme autour de son projet, l’association Graines de troc est lancée en avril 2013, par la création de la plateforme d’échanges de graines. La plateforme de Sébastien Wittevert rassemble aujourd’hui plus de 14 000 troqueurs, qui s’échangent plus de 5 000 variétés de graines. 64 pays sont représentés pour plus de 30 000 échanges depuis le lancement de la plateforme. Le projet de Sébastien ne s’arrête pas là et intègre les rencontres en face à face avec la mise ne place de potagers dans les écoles, l’organisation d’ateliers ou encore de grainothèques (événements organisés dans le but d’échanger des graines en direct).

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Une "grainothèque" pour préserver les semences face aux OGM en Côte d’Ivoire

Une "grainothèque" pour préserver les semences face aux OGM en Côte d’Ivoire | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Un jeune ivoirien a mis en place une grainothèque à Sangouiné, une localité située dans la région du Tonkpi, dans l’ouest de la Côte d'Ivoire, en octobre 2015. L’objectif : préserver les semences traditionnelles locales et former les jeunes agriculteurs à l’agro-écologie, alors que le pays vient d’autoriser l’usage des organismes génétiquement modifiés (OGM) sur son sol. 


Cette grainothèque a été mise en place par Daniel Oulaï, un Ivoirien de 27 ans originaire de Sangouiné et passionné par l’agro-écologie, grâce au soutien de "Bibliothèques Sans Frontières". En mars 2015, cette ONG avait lancé un appel à candidature afin de sélectionner dix jeunes ayant des idées pour repenser l’usage des bibliothèques sur le continent africain, et son projet avait alors été retenu. 



 "Les semences locales sont en péril en raison de l’industrialisation de l’agriculture"

Nous avons développé cette grainothèque au sein de la bibliothèque municipale de la ville, ce qui a permis de lui redonner vie, puisqu’elle était un peu boudée par les habitants. Un jeune agriculteur de la localité y tient une permanence le mercredi et le samedi, pour accueillir ses collègues. Notre objectif principal est de préserver les semences locales, qui sont en péril en raison de l’industrialisation de l’agriculture. [Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, environ 75 % de la diversité des cultures a été perdue entre 1900 et 2000, NDLR.] En Afrique, on utilise en effet de plus en plus de semences génétiquement modifiées, d’où une homogénéisation croissante des semences, ce qui appauvrit notre alimentation. La Côte d’Ivoire n’a pas échappé à cette tendance, puisque le gouvernement a autorisé l’usage des OGM au mois de mars. Personne n’avait rien vu venir, car beaucoup d’agriculteurs sont illettrés et il n’existe pas d’organisations de consommateurs influentes dans notre pays, alors qu’il est important qu’ils aient le choix lorsqu’ils achètent de quoi se nourrir. L’autre objectif de la grainothèque est de permettre aux agriculteurs d’utiliser des semences traditionnelles s’ils le veulent. Elles sont parfaitement reproductibles, alors que les agriculteurs utilisant des semences génétiquement modifiées sont souvent contraints d’en racheter tous les ans, ce qui crée une dépendance par rapport aux multinationales qui les commercialisent. De plus, les semences génétiquement modifiées sont toujours associées à l’utilisation d’une grande quantité de produits chimiques, ce qui dégrade souvent la santé des paysans et l’environnement.



"Nous avons déjà une cinquantaine de variétés de semences locales" 

 Nous avons déjà une cinquantaine de variétés de semences locales sur place. Par exemple, nous avons des graines de mucuna : cette plante a longtemps été utilisée comme herbicide naturel, puisqu’elle peut étouffer toutes les autres plantes se trouvant autour d’elle jusqu’à une certaine hauteur. Nous avons aussi des semences de jatropha : quand on extrait l’huile de ses grains, elle peut ensuite être utilisée comme agrocarburant. Nous avons également du neem [ou margousier, NDLR], qui peut être utilisé comme fertilisant dans les potagers, du piment, du maïs, du gombo, de l’amarante… Les agriculteurs souhaitant récupérer des graines doivent apporter une nouvelle variété de semences en échange, pour contribuer à enrichir la grainothèque. Et s’ils n’en ont pas, ils doivent faire l’effort de s’instruire sur place. "Nous montrons aux agriculteurs qu’ils peuvent produire davantage sans produits chimiques" La formation des agriculteurs locaux aux techniques de l’agro-écologie est en effet essentielle à nos yeux. À partir d’avril, nous avons d’ailleurs commencé à former 20 agriculteurs – pour la plupart âgés de 25 à 35 ans – au compostage, à la manière dont on peut réutiliser les déchets… Nous leur montrons qu’il est possible de produire davantage sans produits chimiques. Pour ce faire, nous sommes trois formateurs. Et nous allons bientôt lancer une deuxième session de formation, pour 20 autres agriculteurs. De plus, nous avons amené de nouveaux livres dans la bibliothèque pour les paysans, afin de les inciter à venir.



"Nous allons collecter des semences dans tout le pays d’ici deux mois" 

 Actuellement, nous développons une plateforme web, qui fournira notamment des alertes météorologiques et des informations sur les maladies touchant les plantes et sur les méthodes naturelles pour y remédier. Nous souhaiterions également développer des greniers traditionnels dans la grainothèque, afin de mieux conserver les denrées produites en période d’abondance, pour éviter le gaspillage et les pénuries quelques mois plus tard. Par ailleurs, une collecte de semences est prévue dans tout le pays, d’ici deux mois, et nous souhaiterions étendre notre projet à d’autres bibliothèques. Pour l’instant, nous avons mis en place quelque chose d’assez similaire à Treichville [une commune d’Abidjan, NDLR], où il y a déjà 13 variétés.


Cette grainothèque est la première en Côte d’Ivoire, mais il en existe dans d’autres pays, notamment en France. Ce projet a été sélectionné dans le cadre des "Trophées Initiatives Climat – COP22" pour les pays d’Afrique francophone.

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Le Costa Rica bientôt le pays le plus écolo du monde

Le Costa Rica bientôt le pays le plus écolo du monde | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Erigé en modèle lors de la Cop21 pour l'exploitation intelligente de ses ressources naturelles, le Costa Rica a inauguré une centrale entièrement hydraulique vendredi dernier. Cette infrastructure pourrait permettre au pays de devenir le plus écolo du monde.



En 2014 il était troisième sur le podium des pays les plus écolos du monde, derrière la Suède et la Norvège, et loin devant la France classée 13e, selon le Global Green Economy Index. Le Costa Rica est le premier pays d’Amérique Latine à générer près de 100% de son énergie avec des énergies renouvelables. Vendredi dernier, le président Luis Guillermo Solis a inauguré la centrale hydroélectrique Reventazon. 

Une installation qui devrait permettre au pays de sortir de sa dépendance aux énergies fossiles d’ici à la fin de l'année. Le fonctionnement du Costa Rica reposerait dès lors "uniquement sur les énergies renouvelables", d'après Luis Pacheco, le directeur de l'Institut d'Electricité costaricain. L’année dernière, les énergies fossiles, polluantes donc, ne représentaient qu’un peu plus d’1% des émissions et la centrale de Reventazon va donc permettre de les réduire encore plus. "C’est un événement très symbolique pour tous les Costaricains parce que nous produisons l'électricité pour en fournir au-delà de nos frontières", s'est réjoui Luis Roberto Rodriguez, le directeur du projet, évoquant même "une fierté nationale".


6% de la biodiversité mondiale sur 0,03% de la superficie terrestre Le Costa Rica est très en pointe en matière de développement durable. Ce petit pays de 5 millions d'habitants avait annoncé en 2007 son intention de devenir neutre en carbone d'ici à 2021. L'un des piliers à la réalisation de cet objectif passe par la consommation d'énergie. "Pendant 182 jours cette année, nous avons généré de l’énergie renouvelable à 100%, dont 83 jours consécutifs. C’est un record mondial. L’année dernière, nous avons produit pendant 250 jours de l’énergie non polluante. Et cela a eu un impact à l’échelle mondiale", a annoncé fièrement le président Costaricain Luis Guillermo Solis. 


 Le pays avait été érigé en exemple lors de la Cop21 car le pays a su exploiter toutes ses ressources naturelles. L’eau, évidemment, mais aussi la géothermie, l’énergie solaire ainsi que celle issue des vents. Le droit à un environnement sain et protégé a été constitutionnalisé au Costa Rica qui mise tout sur le développement durable, sans pour autant perdre de vue la croissance économique. Détenteur de 6% de la biodiversité mondiale alors qu'il ne représente que 0,03% de la superficie terrestre mondiale, le Costa Rica connaît une augmentation de ses revenus liés au tourisme et plus particulièrement à l'éco-tourisme. 


Avec le quart de son territoire placé en Zone écologique protégée, selon le Petit Futé, le pays a attiré 2,52 millions de touristes en 2014, un record historique.

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L’agriculture bio dans le monde pourrait nourrir toute la population ! Une étude le démontre.

L’agriculture bio dans le monde pourrait nourrir toute la population ! Une étude le démontre. | Des 4 coins du monde | Scoop.it

L'agriculture bio n'est pas seulement plus saine et moins polluante, elle est aussi productive. Suffisamment pour nourrir toute la population mondiale !


L’agriculture bio suffirait à nourrir la population mondiale, sans engendrer autant de pollution et de problèmes sanitaires que l’agriculture conventionnelle. C’est la conclusion d’un rapport de John Reganold et Jonathan Wachter, agronomes à la Washington State University, publié en février sur la revue Nature Plants. Ils ont examiné sur une période de 40 ans l’évolution de l’agriculture biologique à la lumière de 4 critères : la productivité, l’impact sur l’environnement, les performances économiques et le bien-être social. 

Les résultats sont positifs. Sur deux critères, les effets positifs du bio sont incontestables : l’impact sur l’environnement et le bien-être. Les consommateurs mangent des produits plus sains et les travailleurs sont moins exposés aux pesticides. Sur le troisième, on peut désormais constater que les performances économiques sont aussi meilleures, car cultiver bio crée plus d’emplois.


La discussion porte donc surtout sur le premier des critères : la productivité. On reproche parfois à l’agriculture bio son faible rendement par rapport à l’agriculture conventionnelle. Est-ce vraiment le cas ? C’est justement contre cette vision que le rapport des agronomes américains apporte des arguments. 


 Les chiffres des résultats globaux montrent encore un meilleur rendement de l’agriculture traditionnelle, allant de 8 à 25 % selon le type de culture. En se focalisant sur un seul produit, comme le blé, l’agriculture bio n’est pas compétitive. Mais la comparaison n’est pas viable, car le blé a été mis au point pour être cultivé uniquement avec des pesticides. Pour véritablement connaître le rendement de l’agriculture bio, il faut réaliser les études sur des semences qui sont pensées pour elle.


Le mode de cultivation est aussi un facteur déterminant. L’agriculture bio est plus efficace quand il s’agit de cultiver plusieurs produits sur un même terrain. On parle de polyculture. L’écart se réduit alors de 9 % et mieux encore avec une rotation accrue des cultures. En maraîchage, on peut observer des rendements beaucoup plus importants qu’en agriculture traditionnelle.


Selon les chercheurs, il est encore possible de faire mieux. En cas de sécheresse, situation qui devrait devenir plus fréquente avec le réchauffement, l’agriculture bio est plus efficace, car elle préserve mieux ses sols et leur capacité à retenir l’eau.


Il faut aussi considérer la surface cultivable. Beaucoup de superficies sont utilisées pour l’alimentation animale (comme le soja en Amérique du Sud pour nourrir le bétail). Si nous réduisions notre consommation de viande, nous pourrions envisager de les transformer pour faire pousser des fruits et des légumes. Moins de fonds pour la recherche aussi, le bio reste encore le parent pauvre de l’agriculture. Le budget de l’INRA dédié au bio est de 200 000 € (hors masse salariale) sur les 135 millions de budget annuel. Pour les 2 agronomes américains, la conversion de l’humanité de l’agriculture à un mode bio ne doit pas reposer uniquement sur la question du rendement:

« Nous devons aussi réduire le gaspillage alimentaire, améliorer l’accès et la distribution de l’alimentation, stabiliser la population mondiale, éliminer la conversion des cultures en biocarburants et nous orienter vers une alimentation plus tournée vers les végétaux. »


John Reganold et Jonathan Pachter sont optimistes : « Des centaines d’études scientifiques démontrent maintenant que l’agriculture bio devrait jouer un plus grand rôle pour nourrir la planète. Il y a 30 ans, il y avait à peine quelques études comparant l’agriculture bio à la conventionnelle. Ces 15 dernières années, leur nombre a explosé. » 


 Une explosion qui se traduit dans les chiffres en France. Une enquête publiée fin mai, et dont nous parlions dans cet article, montre que la consommation bio a augmenté de façon spectaculaire : 14,7 % en un an ! Tous ces exemples sont des indications nous montrant que le monde ne marche plus sur la tête, mais qu’il avance dans la bonne direction. Lentement, mais sûrement.

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Les Allemands dans la rue contre le libre-échange transatlantique

Les Allemands dans la rue contre le libre-échange transatlantique | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Du nord au sud de l'Allemagne, des centaines de milliers d'opposants au projet controversé de traité de libre-échange transatlantique (TTIP) sont attendus dans les rues samedi alors que le scepticisme n'a cessé de grossir en Europe, en particulier en France. 

 Dans un pays où la population est largement hostile à ce traité en cours de négociation entre les Etats-Unis et l'UE, les organisateurs des manifestations de samedi --une trentaine d'ONG, de syndicats et partis politiques-- espèrent mobiliser plus de 250.000 personnes dans sept villes. Soutenues par la chancelière Angela Merkel, ces négociations divisent cependant son gouvernement, le vice-chancelier social-démocrate Sigmar Gabriel ayant vertement critiqué le traité. A Berlin, où la mobilisation avait déjà été forte l'an dernier, jusqu'à 80.000 manifestants doivent défiler à partir de la mi-journée contre ce texte dont l'objectif est de doper les échanges américano-européens. - 'Commerce équitable' - 

 Les autres manifestations avec pour mot d'ordre "Pour un commerce mondial équitable" se dérouleront à Hambourg, Munich, Francfort, Cologne, Stuttgart et Leipzig. Outre le TTIP, pour lequel un nouveau round de négociations vient d'être fixé à début octobre, les manifestants entendent également exprimer leur opposition au Ceta, le traité de libre-échange avec le Canada dont la signature finale est attendue à la fin du mois prochain. Ces deux traités inquiètent de longue date les Allemands alors qu'à l'inverse Mme Merkel n'a cessé de leur affirmer son soutien, insistant sur les "chances de créations d'emploi" qui doivent en découler, selon elle. "Il est dans notre intérêt de ne pas rétrograder derrière d'autres régions du monde, comme par exemple les régions asiatiques qui ont déjà conclu un tel accord avec les Etats-Unis", a-t-elle également plaidé. Mais selon un sondage de l'institut Ipsos, 52% des Allemands estiment que le libre-échange mène à un affaiblissement des normes sociales et permet l'importation de produits dommageables pour la santé. Ceux qui ont lancé les négociations "ont mal anticipé le fait que dans la période post-crise de 2008, l'idée de libéraliser encore plus, de déréguler encore plus, allait mal passer auprès des opinions publiques", avait récemment indiqué à l'AFP Sylvie Matelly, directrice adjointe de l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). 

 Le ministre de l'Economie et vice-chancelier, Sigmar Gabriel, a quant à lui jeté un pavé dans la mare au début du mois en assurant que le TTIP avait "de facto échoué". "Nous, Européens, ne devons bien sûr pas céder à leurs exigences" (celles des Américains, ndlr), avait assuré M. Gabriel. Les Sociaux-démocrates sont d'ailleurs de plus en plus nombreux à ne plus y croire au point que certaines fédérations locales ont appelé à manifester samedi. Le SPD doit d'ailleurs décider lundi lors d'un mini-congrès s'il approuve ou non le Ceta, que le gouvernement juge être "un accord très réussi". 

Négocié depuis mi-2013 par le gouvernement américain et la Commission européenne, l'accord TTIP (Transatlantic Trade Investment Partnership, également connu sous un autre acronyme anglais, Tafta), vise à supprimer les barrières commerciales et réglementaires de part et d'autre de l'Atlantique pour créer une vaste zone de libre-échange. - 'Attaque contre la démocratie' - Ses détracteurs craignent, outre une remise en cause des normes sociales, sanitaires et environnementales européennes, la création d'un mécanisme d'arbitrage parallèle pour les investisseurs étrangers qui viendrait affaiblir le pouvoir des autorités publiques face aux grandes entreprises. Les organisateurs des manifestations en Allemagne ne cessent également de dénoncer des négociations tenues dans le plus grand secret. Il s'agit d'une "attaque contre la démocratie", juge l'ONG Foodwatch. 

 D'autres pays européens, comme l'Autriche mais surtout la France, sont vent debout contre le traité. Mercredi, le secrétaire d'Etat français au Commerce extérieur Matthias Fekl a affirmé que les négociations entre la Commission européenne et les Etats-Unis n'avaient plus le soutien politique de Paris.

Le Premier ministre français Manuel Valls a également demandé "un coup d'arrêt clair" dans les négociations. Washington, tout comme Mme Merkel, veulent encore achever les négociations avant la fin de l'année, tant que Barack Obama se trouve à la Maison Blanche.
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Ce supermarché commercialise les produits invendus de la grande distribution

Ce supermarché commercialise les produits invendus de la grande distribution | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Au Danemark, le supermarché WeFood lutte contre le gaspillage alimentaire en commercialisant des produits invendus issus de la grande distribution.


D’après l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, un tiers de la production alimentaire mondiale est littéralement jeté à la poubelle. Dans de nombreux supermarchés, les invendus sont d’ailleurs gaspillés inutilement. Au Danemark, pour lutter contre le gaspillage alimentaire, le supermarché WeFood rachète les stocks d’invendus des enseignes de la grande distribution pour les proposer à ses consommateurs. 


 Forcément, les prix sont cassés, et le concept connaît un certain succès auprès de consommateurs engagés et responsables. WeFood n’est pas une société lucrative : ce supermarché basé à Copenhague fonctionne sur le bénévolat, et les profits sont reversés à la lutte contre la pauvreté dans le monde. Une belle initiative qui, nous l’espérons, devrait en inspirer de nouvelles en Europe.

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Les hôtels Accor ne serviront plus d'oeufs de poules élevées en cage

Les hôtels Accor ne serviront plus d'oeufs de poules élevées en cage | Des 4 coins du monde | Scoop.it

La première chaîne hôtelière de France, Accor (Sofitel, Novotel, Mercure, Ibis, HotelF1, etc.) a annoncé qu'elle ne servira plus d'oeufs de poules élevées en cage, en France et en Europe, d'ici 2020. Cette politique s'étendra dans la plupart des autres pays du monde où l'enseigne est présente dans un délai de 8 ans.



Cette nouvelle décision intervient au moment même où Carrefour, premier distributeur français, a mis à jour sa politique de bien-être animal pour y inclure la suppression des oeufs de poules en cage d'ici 2020 sous sa marque de distributeur, et d'ici 2025 pour l'ensemble de son rayon en France. Début décembre, le plus grand groupe hôtelier du monde, InterContinental Hotels Group (qui comprend les hôtels Crowne Plaza, InterContinental et Holiday Inn), avait également annoncé éliminer les oeufs de poules en cage de sa chaîne mondiale d'approvisionnement. 


Au cours des derniers mois, le nombre de sociétés agroalimentaires ayant officialisé leur décision d'abandonner les oeufs de poules en cage s'est multiplié : les discounters Aldi, Lidl et Norma, ainsi que les trois ténors de la restauration collective Sodexo, Compass et Elior (qui totalisent les trois-quarts du marché français), ont tous annoncé en finir avec les oeufs de poules en cage au plus tard en 2025. Ces décisions font suite aux discussions de The Humane League et de la coalition d'associations de défense animale Open Wing Alliance, représentée en France par L214, avec les multinationales. "On ne peut que se réjouir de la décision d'Accor, de Carrefour et de toutes les autres sociétés désormais engagées. Il ne se passe plus un mois sans qu'un géant du secteur alimentaire n'annonce qu'il tourne le dos aux oeufs de poules en cage. D'ici quelques années, l'élevage en cage aura disparu, conformément à l'opposition croissante dans la société à la maltraitance de masse que constitue l'élevage industriel" se réjouit Brigitte Gothière, porte-parole de l'association L214. 


Les marques Amora, Lesieur, Lu, Barilla, Saint Michel, Michel & Augustin ou encore les enseignes McDonald's, Subway ou les supermarchés Atac comptent parmi les autres sociétés ayant pris position contre les oeufs de poules en cage. En France, 68% des poules sont aujourd'hui maintenues dans des cages, n'ayant chacune pour surface disponible que l'équivalent d'une feuille de papier A4. De nombreuses études scientifiques ont mis en évidence les sévères privations comportementales et la souffrance des poules associées à ce mode d'élevage. Ce chiffre devrait ainsi chuter dans les années à venir suite aux engagements des entreprises du secteur alimentaire. On attend maintenant que ces entreprises s'engagent à s'approvisionner de plus en plus en oeufs bio. Le label bio AB (Agriculture Biologique) garantit notamment que les poules pondeuses sont nourries avec 90% d'aliments issus de l'agriculture biologique, dont 65% de céréales, et sans OGM .

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Les épiceries en vrac de France

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Le site Conso Collaborative a élaboré une carte qui rassemble toutes les épiceries en vrac de France. Pratique et ludique, cette carte est une invitation à se tourner vers un mode de consommation sain et durable mais aussi vers une démarche zéro déchet


Moins d’emballage, moins de déchets et plus d'économies, le concept du vrac n’aura désormais plus de secret pour vous. La carte indique de nombreux points de vente en vrac. Ces épiceries se situent le plus souvent dans les grandes villes de France et leur nombre varie d’une ville à une autre. 


 L’enseigne Day by Day est celle que l’on retrouve le plus souvent mais il existe d’autres marques, parfois propre à une région, comme La Recharge (Bordeaux), Le Bocal (Strasbourg) ou encore La Juste Dose (Nancy). Pour chaque épicerie en vrac, son l’adresse est indiquée. Vers un mode de vie zéro déchet L’achat de produits en vrac est plus économique puisque ce mode de distribution supprime le conditionnement du produit. Une vérité prouvée par l’expérience de Béa Johnson, auteur du livre Zéro Déchet : “on peut économiser jusqu’à 40 % sur le budget en achetant en vrac”. 


Pauline Imbault, une française originaire des Ardennes, s'est lancé le défi de vivre une année sans emballage. Elle adopte alors le vrac et trouve que “vivre sans déchets simplifie la vie. Si on décide de passer au vrac, le choix alimentaire est moindre, il va falloir apprendre à cuisiner de nouvelles recettes”. Le vrac incite alors à prendre du temps pour mettre en place de nouvelles habitudes telles que cuisiner ou s’organiser avant d’aller faire ses courses (établir une liste d’aliments à acheter et penser à prendre tous les contenants nécessaires pour mettre les produits en vrac à l’intérieur). “Lorsque ces habitudes seront incorporées à votre quotidien, vous gagnerez du temps.” s’exprime Pauline Imbault pour qui le vrac à changer sa façon de vivre en ne produisant quasi plus de déchets aujourd’hui..

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Comment faire des économies tout en passant au bio ? Cette cantine a trouvé la réponse ! 

Comment faire des économies tout en passant au bio ? Cette cantine a trouvé la réponse !  | Des 4 coins du monde | Scoop.it

À Paris, les politiques n'y croient pas. Pourtant, sur le terrain, des communes relèvent chaque jour le défi d'une nourriture saine et écolo. Exemple.


Nos sénateurs ne veulent pas du bio dans les cantines françaises : ils sont convaincus que cela alourdirait le prix des repas. Quel dommage ! S’ils avaient seulement pris la peine de sortir de leur palais du Luxembourg, ils auraient évité une grossière erreur et permis à nos enfants de manger des produits sains, respectueux de l’environnement et favorables aux économies locales. Exemple (parmi d’autres) dans la commune de Mouans-Sartoux.


Les trois cantines scolaires de Mouans-Sartoux (10 000 habitants dans les Alpes-Maritimes) sont passées au 100% bio (et local) en 2012. Depuis, le prix des repas n’a pas augmenté d’un centime. Au contraire, il a même diminué !


Loin d’être un miracle, ce phénomène s’explique par des choix très rationnels et, notamment, par une politique anti gaspillage très efficace (on vous en avait déjà parlé ici). Alors que, en 2010, la commune gaspillait 147g de nourriture par repas (légèrement moins que la moyenne nationale), elle n’en gaspille plus que 30g. Résultat : des économies spectaculaires ! Pour comprendre pourquoi et comment toutes les cantines scolaires pourraient passer à une alimentation 100% bio et locale, voyez ce reportage : il résume parfaitement l’exemple réussi et spectaculaire de Mouans-Sartoux…


Qui sait, si ça se trouve, nos sénateurs manquent juste d’un poil de motivation… Si les calculs de Gilles Pérole, adjoint au maire de Mouans-Sartoux, sont exacts, il suffirait d’exploiter 80 000 hectares de terre pour alimenter toutes les cantines en nourriture bio (3 milliards de repas par an). Or, la France compte déjà 1,3 millions d’ha de terres consacrées au bio. C’est donc très loin d’être insurmontable ! Et, comme démontré plus haut, si l’on combinait ce choix avec une chasse au gaspillage, ça ne couterait pas plus cher 



Cette vidéo a été produite et réalisée par la campagne « 0 phyto 100% bio » qui cherche à encourager et valoriser toutes les bonnes pratiques mises en oeuvre par les communes autour du bio. Espérons que nos politiques y jettent un oeil. Cela pourrait avoir des conséquences heureuses pour la santé des enfants, la protection de notre environnement et le porte-monnaie des agriculteurs locaux… Rien que ça.

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Supermarché collaboratif : les raisons du succès 

Supermarché collaboratif : les raisons du succès  | Des 4 coins du monde | Scoop.it

C’est une vénérable institution qui compte pas moins de 17 000 membres aujourd’hui. 

Un supermarché alimentaire, participatif et autogéré, créé en 1973 en pleine crise économique. 


Le principe ? 

Les membres travaillent dans la structure 3 heures par mois et en échange ont le droit d’y acheter les meilleurs produits alimentaires aux prix les plus bas. Le tout avec une bonne gestion : mixité sociale, circuits courts, produits de qualité 20% moins chers, relations entre membres de la coop, tâches réalisées à 75% bénévolement par les membres voilà en résumé le modèle de ce qu’est un supermarché collaboratif. Nous avons aussi quelques supermarchés de ce genre mais pas aussi importants ! Nous avons pris du retard mais il y a trois ans deux américains ont ouvert à Paris La Louve. L’un d’eux est Tom Boothe, le réalisateur du film Food Coop, sorti le 2 novembre dernier, qui retrace justement l’expérience new-yorkaise. La Louve compte aujourd’hui 3000 adhérents et, après avoir fonctionné dans un tout petit local, est en train d’aménager les 1500 m2 de son nouveau supermarché dans le 18ème arrondissement. 


Ouverture dans les jours qui viennent ! 

Une vraie réussite sur la voie de laquelle s’engagent la Supercoop à Bordeaux, la Chouette Coop à Toulouse, la Cagette à Montpellier, Otsokop à Bayonne et d’autres comme à Lille, à Nantes et à Biarritz. Quelle est leur particularité par rapport aux autres coopératives alimentaires ? Elles, elles partagent le capital entre copropriétaires, les bénéfices sont investis dans la coopérative mais les prix sont normaux et on n’y travaille pas bénévolement. Les supermarchés coopératifs, eux, s’appuient sur une association loi 1901 c’est-à-dire sans but lucratif. I

ls se financent donc par des aides, crownfunding, des partenariats avec des associations, etc. On reste dans l’entraide. La force du collaboratif !

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Le Burkina Faso chasse les OGM Monsanto de ses champs de coton. Résultat : une récolte miraculeuse !

Le Burkina Faso chasse les OGM Monsanto de ses champs de coton. Résultat : une récolte miraculeuse ! | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Dans certains cas, la marche arrière s'avère être le meilleur des choix. La preuve avec ces agriculteurs burkinabé qui renouent enfin avec le succès !


Pour booster leur activité, les producteurs de coton burkinabé ont eu une idée : en finir avec les semences OGM de Monsanto. Est-ce que ça a marché ? Oh que oui ! Non seulement la récolte est bonne mais, en plus, le produit est d’excellente qualité… et se vend bien plus cher ! 


Gros plan sur un retour en arrière heureux et salvateur. 

 Le mariage entre Monsanto et le Burkina Faso remonte à 2009. À l’époque, ce pays (qui compte parmi les plus pauvres de notre planète) avait mis tous ses espoirs dans un coton OGM aux promesses extraordinaires : moins de travail, davantage de rendements, plus de profits. En gros, Monsanto allait changer la vie du pays…


Seulement voilà, les producteurs ont très vite déchanté : le coton issu de ces semences n’était pas de bonne qualité et se revendait très mal. D’où le divorce récent entre la firme américaine et le Burkina. Pour assister à la première récolte de coton sans OGM, les journalistes de France 2 se sont rendus sur place. Résultat ? Enthousiasmant !


Quoi qu’il en soit, les agriculteurs burkinabé n’ont pas du tout l’air de regrette leur choix d’un retour aux semences traditionnelles. Inspireront-ils d’autres cultivateurs dans d’autres pays ? À suivre…

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Cultiver sans pesticides grâce aux insectes est désormais possible en Martinique - martinique 1ère

Cultiver sans pesticides grâce aux insectes est désormais possible en Martinique - martinique 1ère | Des 4 coins du monde | Scoop.it

La FREDON a trouvé une alternative aux produits phytosanitaires. Désormais, des insectes sont utilisés dans la lutte contre les parasites. Un bâtiment d’élevage d'insectes a été inauguré le 27 octobre, sur le site de la FREDON à Croix-Rivail (Ducos).


C’est la consécration de cinq années de recherches pour la FREDON. Aujourd’hui, il est possible en Martinique de cultiver sans pesticides, grâce aux insectes. 

De nombreux parasites ravagent les plantations, comme par exemple les pucerons, les mouches blanches ou encore les chenilles. La FREDON a trouvé des espèces locales, issues de la biodiversité martiniquaise. 


 La FREDON a développé l’élevage de deux types d’insectes : une guêpe minuscule que l’on appelle le tricogramme et une larve, surnommée le chrysope. Ces prédateurs de parasites, protègent les cultures de tomates, concombres, courgettes, melons, pastèques ou encore piments. 


 Un site d’élevage d'insectes à Croix Rivail 

 Pour le moment, ils sont une dizaine de producteurs à avoir testé cette méthode naturelle, car c’est encore la phase expérimentale. Mais la FREDON a déjà obtenu des résultats très intéressants. Arnaud de Meillac, producteur de tomates sous serre du Morne-Rouge, a diminué son utilisation de produits phytosanitaires de 80 % et a augmenté sa production de 11%. 


 D’ici à l’année prochaine, la FREDON sera en mesure d’approvisionner l’ensemble de la profession agricole martiniquaise, grâce à son site d’élevage à Croix Rivail qui lui permettra donc, de passer à une phase plus importante. 

La protection des cultures par les insectes, est possible sous serre, en plein air, sur les grandes parcelles mais également dans les jardins.

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Ces semences rares et anciennes étaient conservées en Russie. Elles ont été plantées en France !

Ces semences rares et anciennes étaient conservées en Russie. Elles ont été plantées en France ! | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Préserver la diversité de la flore mondiale est encore possible. La preuve avec ce type de projet initié entre la France et la Russie.


Face au monopole grandissant des géants de l’agroalimentaire, les variétés de végétaux comestibles se raréfient à toute allure. Ce tout nouveau potager 100% constitué de graines rares et anciennes n’en est donc que plus remarquable et précieux ! Explications. Le jardin conservatoire d’Ecully (agglomération lyonnaise) est unique en son genre : s’il a pu voir le jour, c’est uniquement grâce à la richesse d’un institut d’exception : l’institut Vavilov de St-Petersbourg qui recueille précieusement quelque 325 000 semences, racines et boutures prélevées dans le monde entier depuis la fin du XIXè siècle !



Nicolaï Vavilov (1887-1943) était un visionnaire : il était persuadé que seule la diversité biologique pouvait garantir la sécurité alimentaire de l’humanité. Du coup, au cours de ses incessants voyages il n’a eu de cesse de prélever toutes sortes de variétés végétales sauvages ou cultivées. Des variétés toujours précieusement conservées dans l’institut qui porte aujourd’hui son nom.


Preuve de la richesse de cet endroit, il a fallu se rendre à Saint-Pétersbourg pour retrouver la trace de légumes français tels que le chou quintal d’Auvergne ou encore le haricot beurre nain des Mont d’or ! Pas étonnant : jamais les employés de l’Institut Nicolaï Vavilov n’ont failli à leur tâche. 

Pendant le siège de Leningrad, douze d’entre aux ont même préféré mourir de faim plutôt que de consommer les espèces dont ils avaient la garde. C’est dire leur détermination…


Le jardin d’Ecully, né grâce à quelques-uns des trésors de l’institut Vavilov, résulte d’une convention de coopération signée entre la France et la Russie. Il a été inauguré jeudi (au siège du groupe Seb) et une quinzaine d’autres devraient voir le jour en France.

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Le label Cosmos Organic devient obligatoire en 2017

Le label Cosmos Organic devient obligatoire en 2017 | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Le référentiel Cosmos Organic créé par Cosmebio, Ecocert, BDIH, Icea, Soil Association, va désormais être obligatoire sur tous les produits adhérents ou certifiés au 1er janvier 2017. La certification devient européenne et sera pourvue de deux nouveaux critères.



Une éclaircie dans la jungle des labels des cosmétique bio? C'est peut-être chose faite avec le référentiel européen Cosmos (pour Cosmetic Organic Standard ) Organic: 5 membres fondateurs, à savoir Cosmebio et Ecocert en France, BDIH -Allemagne, ICEA -Italie, Soil Association -Royaume-Uni, ont créé ce label, qui devient désormais obligatoire au 1er janvier 2017 pour tout nouveau cosmétique bio (dont le producteur est adhérent et/ou certifié par l'une des des 5 organisations).


 "Concrètement, un cosmétique labellisé bio Cosmebio, sera certifié non plus selon les référentiels français Bureau Veritas ou Ecocert mais selon le référentiel européen Cosmos Organic", explique l'association professionnelle Cosmebio. 


Deux nouveaux critères 

Les sociétés adhérentes, ou bien certifiées par les membres fondateurs (Cosmebio, Ecocert, BDIH, Soil Association et ICEA), représentent aujourd’hui plus de 2000 marques, distribuées dans plus de 50 pays, produisant plus de 45 000 produits cosmétiques. Autour de 85% des cosmétiques certifiés bio dans le monde porteront donc la signature Cosmos. 


 Concrètement, une formulation avec mention Cosmos Organic contiendra: 

- 95 à 100% d’ingrédients naturels (comme auparavant, sous le label Cosmebio), 

- 95 à 100% d’ingrédients bio sur les ingrédients végétaux (comme auparavant), 

- Maximum de 5% d’ingrédients approuvés dans une liste restrictive (comme auparavant). 


S'y ajoutent deux nouveaux critères: 

 - La teneur en ingrédients bio sur le total des ingrédients (avec l'eau) augmente, passant de 10 à 20%, 

- La biodégradabilité: seuls les ingrédients biodégradables sont acceptés.

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La Bretagne veut nous faire manger des algues

La Bretagne veut nous faire manger des algues | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Mangera-t-on un jour des makis préparés à partir d’algues élevées en Bretagne ? C’est ce qu’espèrent les élus du Conseil régional qui cherchent à développer l’algoculture sur les côtes bretonnes. Contrairement aux pays asiatiques où la culture en masse des algues est très répandue, la filière peine à se développer dans la région.


Sur les 72.000 tonnes d’algues produites l’an dernier en Bretagne, seulement 350 étaient issues de la culture. « Cela reste très marginal comme mode de production. La quasi-totalité de la production est issue de la récolte avec les goémoniers », indique Pierre Karleskind, vice-président de la région Bretagne chargée de la mer et des infrastructures portuaires. 



Des smoothies à base d’algues déjà sur le marché 

Pour inverser la tendance et développer l’algoculture en Bretagne, la région avait engagé en 2012 un plan baptisé Breizh’Alg. Quatre ans plus tard, les résultats se font toujours attendre. « Plusieurs freins peuvent expliquer ce retard. Certains projets de culture d’algues étaient bien lancés comme à Moëlan-sur-Mer mais il y a eu une levée de boucliers d’habitants s’inquiétant de l’impact sur le paysage et l’environnement marin », souligne François-Claude Plaisant, sous-préfet de Saint-Malo.


La question des débouchés se pose également. Pour l’heure, le consommateur manque de connaissances sur les algues alimentaires. Les gens mangent des algues quand ils ne le savent pas », poursuit le sous-préfet. Certains entrepreneurs bretons ont déjà flairé le filon de « l’or brun » comme Tête en Mer qui commercialise des smoothies à base d’algues ou Globe Export qui a développé toute une gamme de produits à base d’algues alimentaires. 



Une image ternie par les algues vertes 

Malgré ces initiatives, la production bretonne peine à décoller. « Nous importons 70 % des algues que l’on consomme en France », précise François-Claude Plaisant. Pour satisfaire cette demande intérieure, la région va donc relancer un programme d’investissement avec 13 millions d’euros qui vont être injectés d’ici 2020 dans le développement de l’aquaculture.


« La Bretagne bénéficie d’une extraordinaire diversité d’algues et dispose de tout l’environnement et de la technologie pour développer la culture d’algues. Il va donc falloir réussir à lever les freins car il y a un vrai potentiel, aussi bien dans l’alimentation ou la cosmétique », assure Pierre Karleskind. Pour transformer l’essai, la région devra aussi se débarrasser de l’image négative qu’elle traîne avec les algues vertes.

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Propolis, pollen, gelée royale, piqûres, venin d'abeille - Se soigner avec les abeilles

Propolis, pollen, gelée royale, piqûres, venin d'abeille - Se soigner avec les abeilles | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Propolis, pollen, gelée royale... Les abeilles ont depuis longtemps imposé leur pharmacopée naturelle et vivante. Et voilà qu’aujourd’hui, piqûres et venin révèlent à leur tour des vertus.



L'abeille thérapeute 

Les Égyptiens la croyaient née des larmes du dieu soleil Râ, les Grecs la voyaient sous les traits de la déesse des récoltes Déméter. Les Celtes en firent le symbole de la sagesse, les chrétiens, celui de la résurrection. L’abeille suit l’histoire du monde et des hommes depuis la nuit des temps et jusqu’à aujourd’hui se fait sentinelle moderne de notre environnement. Mais la butineuse ne se contente pas d’être le baromètre de notre planète, elle est aussi gardienne de notre santé. Voilà des millénaires qu’elle joue les thérapeutes. Les premières traces de ses soins intensifs remontent à 1600 ans av. J.-C., et Hippocrate, père de la médecine, décline déjà les vertus d’une pharmacopée à base de miel. 



 Une action sur la cicatrisation 

Aujourd’hui, l’« apithérapie » (du latin apis, « abeille »), dont le nom ne figure toujours pas dans le dictionnaire, sort de l’anecdote historique pour se frotter à l’exigence scientifique du monde médical. Largement dans certains pays, où, comme le précise Roch Domerego, biologiste de formation et naturopathe, « elle permet de remplacer valablement 70 % de la pharmacopée de première intention ». Plus modestement en Europe, où elle a besoin de s’appuyer sur des travaux et essais cliniques pour valider ses propriétés. 

En France, constate le professeur Henri Joyeux dans Les Abeilles et le Chirurgien, une vingtaine d’hôpitaux utilisent le miel, après que le professeur Bernard Descottes, également chirurgien, en eut démontré l’action sur la cicatrisation des plaies de trois mille cinq cents patients. 



 Le médicament sans effet secondaire 

Se soigner à partir de ce que nous propose un être vivant est une démarche très différente de celle d’avaler un comprimé. D’un côté, un produit variable, sous influence régionale, climatique, saisonnière... De l’autre, la constance d’une formule fabriquée pour être toujours disponible. Préférer la pharmacopée naturelle au répertoire chimique, c’est se reconnecter avec une nature dont on s’est éloigné pour s’installer en ville, et accepter l’idée qu’elle nous veut, et nous fait, du bien. Dans ce domaine, la phytothérapie a su accumuler les preuves de sa bienveillance.


Pour l’apithérapie, c’est moins simple. On a beau savoir que l’abeille est indispensable à la biodiversité, elle a un capital sympathie moins grand que la plante verte, et son catalogue d’actifs paraît plus limité. Pourtant, la butineuse « est l’archétype même de la générosité, affirme Catherine Ballot-Flurin, pionnière de l’apiculture douce. Elle fabrique de l’or, le miel, et satisfait ses besoins sans jamais nuire à son environnement. Au contraire, elle l’enrichit grâce à la pollinisation ». Entre l’abeille et la nature, c’est du donnant-donnant, une sorte de pacte écologique basé sur le respect et la confiance. 


 L’abeille nous donnerait-elle en plus des leçons de savoir-être ? Pour Maryse Pioch, qui dit avoir « guéri [sa] sclérose en plaques » grâce au venin d’hyménoptère – famille d’insectes dont font partie les abeilles –, cela ne fait aucun doute : « L’apithérapie nous demande d’être à la fois plus près de la nature et plus près de soi. » Préserver la richesse de ce qui nous entoure pour continuer à profiter de ses avantages, c’est presque une évidence. Etre à l’écoute de son corps, apprendre à en décoder les messages pour mieux utiliser les produits de la ruche, voilà qui est moins flagrant. « 


On ne soigne pas une maladie, mais une personne vivante avec ses émotions, ses sensations », précise Catherine Ballot-Flurin. À la différence de l’allopathie, l’apithérapie ne se contente pas d’agir sur le symptôme, mais sur l’équilibre de notre organisme tout entier. Vivre ce qui se passe à l’intérieur de soi, sentir cette vague de chaleur, ce léger picotement, et lier cette sensation à l’abeille, ouvre à l’expérience de la gratitude, dont on sait qu’elle affaiblit les émotions négatives.

 « C’est la victoire du mieux-être sans la peur des effets secondaires d’une prescription médicamenteuse classique », confirme Maryse Pioch. Mais son expérience reste singulière et, à ce jour, nulle étude ne vient corroborer son récit.



L'ordonnance apicole 

Le miel, recommandé contre les affections des voies respiratoires (miel de sapin ou de montagne), est aussi un excellent antibactérien à appliquer directement sur les brûlures (miel de thym ou de lavande) ou les coupures (miel de châtaignier) afin de régénérer les tissus. 


 Le pollen est un complément alimentaire riche en protéines (une cuillerée à soupe vaut cent grammes de viande environ). Attention : à chaque pollen son action. Le pommier renforce le système immunitaire, le ciste règle les problèmes digestifs, le châtaignier est antioxydant. Très yang, il veille aussi à la bonne vitalité des organes génitaux masculins. 


 La gelée royale, appelée aussi « lait d’abeille », est le produit de la ruche le plus élaboré. Très yin, elle stimule l’énergie vitale et favorise l’équilibre de la femme. À consommer fraîche. La propolis s’utilise avec parcimonie, un peu comme un produit d’urgence. Sous forme de spray sans alcool pour réveiller l’immunité naturelle lors d’affections pharyngées ou d’allergies saisonnières ; avec alcool, lorsque l’organisme peine à se défendre contre les microbes et que le mal de gorge se fait « cuisant ». 


Livres : 

 Les Abeilles et le Chirurgien d’Henri Joyeux. Les abeilles, l’apiculture, l’apithérapie : pour tout savoir sur le monde merveilleux et fragile des butineuses (Éditions du Rocher, 2012). 


 Ces abeilles qui nous guérissent de Roch Domerego. Pour mieux appréhender les produits de la ruche comme solution de santé naturelle (JC Lattès, 2011). 


 Les Bienfaits de l’apithérapie de Catherine Ballot-Flurin. Comment utiliser les produits de la ruche au quotidien (Eyrolles, 2009).

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Abeilles domestiques et biodiversité : Pourquoi avoir un rucher ?

Abeilles domestiques et biodiversité : Pourquoi avoir un rucher ? | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Comment et pourquoi préserver les abeilles domestiques ? Quelle est leur rôle et comment installer un rucher ? Voyons ça ensemble !


Les abeilles domestiques jouent un grand rôle dans la reproduction des plantes entomophiles (pollinisées par les insectes, les abeilles, les papillons), car elles représentent un facteur de pollinisation de près de 80% dans l’agriculture pour un service rendu qui représente une valeur économique annuelle d’environ 20 milliards d’euros rien qu’en Europe.


Ce que vous allez apprendre 

Quel est l’intérêt d’avoir une ruche 

Comment installer une ruche 

Ce qui menace les abeilles domestiques 

L’intérêt d’une ruche pédagogique 

Quelle législation concerne l’installation de ruches 

 Abeilles domestiques et biodiversité : Pourquoi avoir un rucher ?


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Japon : hécatombe de limules, espèce marine parmi les plus anciennes au monde 

Japon : hécatombe de limules, espèce marine parmi les plus anciennes au monde  | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Des centaines de limules, ces invertébrés marins parmi les espèces les plus anciennes de la planète, ont été retrouvées mortes sur les côtes du sud du Japon



Des centaines de limules, ces invertébrés marins parmi les espèces les plus anciennes de la planète, ont été retrouvées mortes sur les côtes du sud du Japon, une hécatombe inhabituelle qui suscite nombre d’interrogations parmi les spécialistes. Ces animaux à la carapace en forme de fer à cheval, qualifiés de fossiles vivants tant ils ont traversé les âges, et connus pour la couleur bleue de leur sang, se rendent régulièrement sur les plages du sud et de l’ouest du Japon pour y pondre. 


 Chaque fois, un certain nombre meurent mais cette année une association de protection des limules créée en 1978 par des passionnés a constaté des pertes inhabituellement élevées chez cet arthropode marin, a indiqué jeudi à l’AFP un responsable de la ville de Kitakyushu près de laquelle se trouve un lieu de ponte. « Ce groupe a repéré environ cinq à dix limules mortes par jour pendant la période de ponte et a donc commencé à les compter », a raconté ce responsable, Kenji Sato, précisant que le nombre total de limules mortes trouvées était de 500. Huit fois plus que la normale, selon le quotidien Asahi Shimbun. 


 Ces animaux appelés au Japon « kabutogani », littéralement « crabe au casque de guerrier », sont classés par le ministère japonais de l’Environnement parmi les « espèces menacées » mais il n’y a pas d’obligation particulière à les protéger, d’après un responsable du ministère de l’Environnement. Les autorités locales ont fait appel aux spécialistes pour tenter de déterminer la cause de ces décès en grand nombre, sans obtenir de réponse consensuelle, a expliqué M. Sato. 


Des universitaires ont évoqué « un manque d’oxygène dû à la hausse de la température des océans ou un parasite ou bien une maladie spécifique aux limules », a-t-il ajouté. Malgré son nom français de crabe des Moluques, ou américain de « horseshoe crab », il ne s’agit pas d’un crabe. Il s’apparente en fait aux araignées ou aux scorpions.


Recouvert d’une carapace en forme de fer à cheval où percent seulement des yeux minuscules, son corps est prolongé d’une sorte de dard inoffensif. Il peut atteindre 50 cm de long et vivre jusqu’à 30 ans. La résistance exceptionnelle des limules leur a permis de tenir tête aux grandes périodes glaciaires ou à des cataclysmes, faisant remonter cette espèce à plusieurs centaines de millions d’années. 


Son surprenant sang bleu est la seule substance dans le monde permettant de détecter les toxines nocives pour l’homme dans les médicaments. 

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