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Le Parlement adopte la loi sur les "lanceurs d'alerte" sanitaires ou environnementaux

Le Parlement adopte la loi sur les "lanceurs d'alerte" sanitaires ou environnementaux | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le texte écologiste vise à protéger les "lanceurs d'alerte" sur des risques sanitaires ou environnementaux et à renforcer l'indépendance des expertises scientifiques.

 

Les lanceurs d'alerte, ces scientifiques ou simples citoyens qui attirent l'attention sur des risques sanitaires et environnementaux, seront désormais protégés. Le Parlement a adopté, mercredi 3 avril, la proposition de loi qui vise à préserver ces"lanceurs d'alerte" et à renforcer l'indépendance des expertises scientifiques.Un sujet brûlant, que ramènent régulièrement au-devant de l'actualité des dossiers comme la prescription de médicaments à risque, l'exposition aux pollutionschimiques ou aux ondes électromagnétiques.

Les sénateurs ont voté sans modification, en deuxième lecture, la proposition de loi présentée par le groupe écologiste du Sénat, rendant son vote définitif. C'est la première fois de son histoire que le Parlement adopte un texte écologiste.

Le Parti socialiste, les communistes et une grande partie du groupe RDSE (à majorité PRG) ont soutenu le texte de leurs collègues écologistes, ainsi que quatre centristes, l'UMP s'y opposant. Les autres centristes se sont abstenus. Le rapporteur du texte, Ronan Dantec, a exprimé "son émotion" devant cette première.

 

Déposé en octobre 2012 par les sénateurs d'Europe Ecologie - Les Verts (EELV), le texte veut éviter que les lanceurs d'alerte soient victimes de discrimination professionnelle "pour avoir relaté ou témoigné, de bonne foi", à leur employeur ou aux autorités, "des faits relatifs à un danger pour la santé publique ou l'environnement" dont ils auraient eu connaissance par leurs fonctions.

 

De la dénonciation du Mediator par la pneumologue Irène Frachon au renvoi du toxicologue André Cicolella de l'Institut national de recherche et de sécurité après qu'il a sonné l'alerte sur les dangers des éthers de glycol, les exemples ne manquent pas de combats solitaires de chercheurs ou de citoyens contre l'institution.

 

 

"UNE CULTURE DE L'ALERTE EN ENTREPRISE"

Lors du passage devant l'Assemblée nationale, les députés ont ajouté au texte sénatorial une définition de l'alerte : "Toute personne physique ou morale a le droit de rendre publique ou de diffuser de bonne foi une information concernant un fait, une donnée ou une action, dès lors que la méconnaissance de ce fait, de cette donnée ou de cette action lui paraît dangereuse pour la santé ou pour l'environnement."


Dans les entreprises, un droit d'alerte est accordé au représentant du personnel au Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), et celui-ci doit être informé spécifiquement des alertes lancées et des suites données. Les députés ont ajouté qu'en cas de litige sur le bien-fondé ou la suite donnée à l'alerte par l'employeur, le représentant du personnel au CHSCT pourra saisir le préfet."Une culture de l'alerte est bien créée dans l'entreprise, mais l'alerte n'est pas gérée en son sein", s'est félicité M. Dantec.

 

Le texte crée aussi une Commission nationale de la déontologie et des alertes en matière de santé et d'environnement, chargée d'établir des règles de déontologie qui s'appliqueront à toutes les agences d'expertise. La commission aura aussi pour mission de recevoir les alertes et des les transmettre aux agences concernées. Elle ne pourra toutefois être saisie que par des associations ou des corps constitués, et non par les lanceurs d'alerte eux-mêmes.

 

 

LE GOUVERNEMENT A IMPOSÉ UN COMPROMIS

Les sénateurs écologistes ambitionnaient initialement la création d'une Haute autorité de l'expertise scientifique et de l'alerte en matière de santé et d'environnement, dotée de la personnalité morale et de pouvoirs étendus. Les parlementaires socialistes et le gouvernement ont imposé un compromis : la création d'une commission aux compétences et aux moyens plus restreints.

 

Pour Delphine Batho, ministre de l'écologie, cette commission nouvelle "constitue un maillon manquant pour rétablir la confiance de nos citoyens dans nos instituts de contrôle". "Il n'y aura pas création d'une institution nouvelle", s'est-elle en outre félicitée. La Commission nationale de la déontologie et des alertes en matière de santé et d'environnement sera créée par une refonte de l'actuelle Commission de prévention et de sécurité.

 
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Solutions locales pour un désordre global

"Solutions locales pour un désordre global" reportage de Marie-Monique Robin

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Cuisine : quand un chef étoilé s'engage pour la planète

Cuisine : quand un chef étoilé s'engage pour la planète | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Reportage à Reims, dans les pas de Philippe Mille, Chef deux étoiles Michelin, pour qui la clé du bien-être « responsable » est de manger de saison et de proximité.

 

8 heures du matin, Romain, village de la Marne situé à 20 kilomètres de Reims. Des champs s’étalent à perte de vue. Avec ses deux étoiles Michelin, on imaginerait davantage le chef Philippe Mille entouré de brillantes casseroles en cuivre, plutôt que serpentant entre des rangs de salades, tomates, courgettes, navets, carottes, oignons… « Je fais mon marché », lance-t-il.


Surprenant ? A ses côtés, Benoît Deloffre, 33 ans, maraîcher, comme son père et son grand-père avant lui. Mais sur ses terres, la production n’est pas identique à celle de ses aïeux. « Mon père faisait les marchés, indique Benoît. Il m’avait toujours dit de me méfier des restaurateurs car ils étaient «pénibles»… ».

La rencontre avec Philippe Mille a fait basculer son a priori négatif. Lorsque le chef du restaurant gastronomique du célèbre Domaine des Crayères de Reims est venu le solliciter, Benoît a écouté. Et la philosophie de Philippe Mille l'a séduit. Philosophie basée sur un Manifeste mis en place par Relais & Châteaux pour cuisiner fruits et légumes de saison et de proximité.

Complicité

Visiblement, les deux hommes entretiennent une saine complicité. Sur la même longueur d’ondes, ils vivent en harmonie sur leur planète verte. Philippe Mille vient deux fois par semaine dans les champs, suivre les récoltes, l’évolution de la pousse des carottes ou vérifier la date à laquelle les tomates commenceront à mûrir : « Pas avant août ! lance-t-il. Celles que vous trouvez en GMS (NDLR, grandes et moyennes surfaces) sont cultivées hors-sol, dans de l’eau. Elles n’ont aucune saveur. Ici, elles sont rougies au soleil, la chair sera tendre et ferme. ».


Le maraîcher est habitué à goûter les plats préparés par le chef, comprenant mieux ainsi ses besoins en produits, notamment les miniatures, qu’il s’est mis à cultiver. «Des betteraves en cubes, en dés, ce n’est pas joli. Des navets non plus. Par contre en mini… ça change tout, avoue Philippe Mille. Le dressage dans l’assiette est plus harmonieux, c’est intéressant à cuisiner, très goûteux. On peut préparer les portions sans gaspiller».

Green éthique

L’alchimie fonctionne parce qu’entre les deux, le dialogue est permanent. Il n’y a pas un chef qui donne des ordres, mais un duo qui s’amuse à chercher à travers le monde de nouvelles saveurs, de nouveaux produits, comme la laitue-asperge Celtuce. Par amour du bon et du beau.

Benoît Deloffre cultive une douzaine de variétés de carottes, blanches, oranges, ou simplement rosées, des kabus, navets japonais très ronds. «Chaque légume nous force à être réactif et créatif», insiste le cuisinier.

Au milieu des champs, des coquelicots, des fleurs et des herbes sauvages. le maraîcher n’utilise pas de produits chimiques et compte sur les coccinelles gourmandes de pucerons (50-100 jour/coccinelle). « Je préfère brosser un peu les fleurs de courgettes, mais au moins je sais qu’il n’y a pas de pesticides », indique Philippe Mille. Evidemment, avec un tel système naturel, il y a des pertes, compensées par le tarif obtenu par Benoît : « Le juste prix ».  

En hiver, lorsque la récolte des potimarrons, courges, potirons et autres légumes d’hiver est terminée, ils passent des heures à scruter Internet, à commander des graines ici et là, notamment au Canada.

Les étoiles du Michelin ne se conquièrent pas uniquement par le tour de main en cuisine, mais se préparent aussi en amont. Un vrai travail d’orfèvre et de passionnés. Et un militantisme gourmand pour la préservation de la planète.

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Paris: Des expatriés japonais nettoient la ville

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Des expatriés japonais et des Parisiens sillonnent les rues pour nettoyer le sol et les trottoirs de la capitale...

 

Et si on nettoyait notre ville ? L’idée du nettoyage citoyen a été importée il y a 8 ans du Japon, où ce genre d’activité est devenu banal et presque ancrée dans la culture. Depuis 2007, l’association japonaise Green Bird organise des tournées une fois par mois pour nettoyer Paris. Et depuis plusieurs mois, elle séduit aussi de nombreux citoyens parisiens qui rejoignent chaque semaine les expatriés du pays du Soleil levant.

« Au Japon, les habitants sont éduqués à la propreté à l’école et nettoient autour de leur habitation » explique Yoshiko, une des membres de l’association, au Parisien. L’association a d’abord nettoyé les lieux très touristiques comme les Champs Elysées, le jardin des Tuileries ou les alentours des gares. Mais depuis plusieurs semaines, Green Bird s’attaque aussi aux parcs et squares de la capitale.

 

« Pourquoi ce sont les Japonais qui nettoient les rues et pas nous ? »

Ce mois-ci, ils œuvraient dans un espace vert du 15e arrondissement, où les déchets et les mégots sont de plus en présents. « Nous n’allons pas souvent dans les quartiers résidentiels, mais une mère de famille qui habite à côté nous a contactés car elle ne comprenait pas pourquoi il y avait autant de mégots dans le parc » confie la quadragénaire au Parisien.

Dans ce parc, les touristes mais aussi les Parisiens, regardent avec étonnement les membres de l’association, tous affublés d’une chasuble verte et d’une paire de gants, pour éviter les coupures, s’affairer à la tâche. Et c’est bien l’intention de Green Bird. « Le but, c’est que les gens prennent conscience du problème. Qu’ils se disent : " Pourquoi ce sont les Japonais qui nettoient les rues et pas nous ? " », ajoute Yoshiko au Parisien.

 

Des incivilités plus lourdement sanctionnées

Parallèlement, la Ville, a déployé des mesures préventives cet été, en distribuant plus de 15.000 cendriers de poches. Mais aussi des mesures répressives, puisqu’à partir du 1er octobre, l’amende pour avoir jeté un mégot ou un papier gras par terre ou pour avoir laissé son chien se soulager dans la rue, passera de 35 à 68 euros.

Une augmentation qui fera peut être changer les mentalités et qui évitera des situations telles que celle du Canal Saint-Martin, dans le 10e arrondissement, souillé par les bouteilles de bières et autres mégots de cigarettes.

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Greener Family's curator insight, August 25, 5:48 AM

C'est bien une question de mentalité ...

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L'alchémille, plante méconnue aux incroyables bienfaits

L'alchémille, plante méconnue aux incroyables bienfaits | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Populaire au Moyen Âge, l’alchémille fait aujourd’hui partie des plantes injustement oubliées. Elle regorge pourtant de bienfaits pour notre santé et mérite amplement son heure de gloire.

 

L’alchémille, ou pied-de-lion est une plante herbacée reconnaissable à ses larges feuilles arrondies et ses petits bouquets de fleurs jaune pâle. Originaire d’Europe, elle doit son surnom de “plante des alchimistes” à ses nombreuses propriétés médicinales.

L’alliée des femmes

L’alchémille est sans aucun doute une alliée de poids pour les femmes. Elle est réputée pour soulager les règles douloureuses et réguler le cycle menstruel. Elle protège les femmes enceintes en diminuant les risques de fausses couches et facilite leur accouchement. Enfin, grâce à ses propriétés astringentes qui favorisent le resserrement des tissus, elle donne du tonus à la peau et combat ainsi les vergetures et la cellulite.

 

Elle favorise la circulation sanguine

Riche en flavonoïdes, l’alchémille favorise la circulation sanguine et permet de lutter contre l’insuffisance veineuse responsable des jambes lourdes, des chevilles gonflées et des œdèmes.

Soigne les maladies gastro-intestinales

Ses propriétés astringentes, stomachiques (qui favorise la digestion) et spasmolytiques font de cette plante un traitement d’appoint contre les diarrhées légères, les gastrites, les entérites et les colites chroniques.

Cicatrise nos plaies

 

L’alchémille est particulièrement connue pour ses propriétés cicatrisantes. Elle est notamment très efficace pour soigner les maux de bouche: aphtes, gingivites et stomatites.

Contre-indications et effets secondaires indésirables

L’alchémille est déconseillée aux femmes qui prennent des contraceptifs oraux. Les patients à risque de thrombose ou de phlébite et ceux qui suivent des traitements anti-vitamines K doivent aussi éviter la consommation de cette plante.

 

Compte tenu de ses propriétés antidiarrhéiques, l’alchémille peut augmenter le risque de constipation.

 

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Menus de substitution à la cantine : "Les repas végétariens sont un moyen de mettre tout le monde d'accord"

Menus de substitution à la cantine : "Les repas végétariens sont un moyen de mettre tout le monde d'accord" | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le député Yves Jégo a lancé une pétition appelant à imposer la présence d'un repas végétarien au menu des cantines. Interrogé par francetv info, l'élu centriste revient sur cette proposition.

 

"Pour une alternative végétarienne obligatoire dans les cantines scolaires." Le député UDI Yves Jégo a lancé, vendredi 14 août, une pétition en ligne pour demander la présence obligatoire, chaque jour, d'un repas végétarien dans les cantines scolaires françaises. Lundi matin, la pétition totalisait plus de 11 000 soutiens.

Cette initiative fait suite au débat sur les menus de substitution proposés aux enfants qui ne mangent pas de porc, et sur la décision du tribunal administratif de Dijon, jeudi, de rejeter le référé qui avait pour but de maintenir des repas de substitution dans les cantines de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). Yves Jégo compte désormais déposer une proposition de loi à ce sujet, lors de la rentrée parlementaire en septembre. Interrogé par francetv info, le député revient sur cette proposition.

 

 

Francetv info : Pourquoi avoir choisi de lancer une pétition en faveur de l'obligation des menus de substitution végétariens dans les cantines scolaires ?

Yves Jégo : Cela fait dix ans que la France est empêtrée dans ce débat. La récente polémique du repas sans porc lancée par le maire de Chalon-sur-Saône n'est que le dernier événement en date. J'ai voulu donner une réponse à un débat religieux pervers, malsain et stigmatisant.

J'ai choisi internet car aujourd'hui, tout le monde est connecté : la pétition en ligne est un moyen de mesurer l'adhésion du public, de voir si cette solution les intéresse. En à peine 48 heures, près de 10 000 personnes ont signé la pétition et j'ai reçu le soutien de personnalités politiques de tous bords : Cécile Duflot, Chantal Jouanno... On peut dire que c'est une réussite.

De plus, en tant que maire de Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne), j'ai déjà instauré la présence de menus végétariens dans les cantines et ça se passe très bien. Je sais combien les maires sont démunis et délaissés face à cette question mais je veux leur dire qu'il existe une solution.

 

 

N'est pas une façon d'occulter l'aspect religieux du débat ?

Il faut plutôt se demander pourquoi le débat religieux a atterri dans l'assiette de nos enfants. Jusqu'où va-t-on aller ? Pour moi, la religion n'a rien à faire dans les cantines laïques. C'est une question de fond qui appartient à chaque enfant, chaque famille, mais à la maison. 

La loi ne doit pas accepter la présence de repas confessionnels dans les cantines. Elle doit promouvoir le bien vivre ensemble entre tous les enfants, et ce qu'importe leur religion. Pour l'instant, à chaque fois, les réponses données sont stigmatisantes et punitives. On veut pointer du doigt les musulmans et les juifs avec des menus halal ou casher ou des menus sans porc, qui n'ont aucune place à l'école de la République.

Moi je suis pour la laïcité du choix, de la liberté. Les repas végétariens sont un moyen de mettre tout le monde d'accord et de faire taire les prosélytes. De plus, c'est complètement en phase avec les mœurs de la société. Aujourd'hui, la consommation de viande baisse en France, et beaucoup de Français, pour des raisons idéologiques, ne mangent plus de viande. Certaines personnes ont réagi à la pétition en disant : "Ils n'ont qu'à pas prendre de viande." Mais dans ce cas, le problème devient nutritionnel. Il faut que les enfants puissent bénéficier d'un repas complet, avec un apport en protéines équivalent, mais 100% végétal.

 

 

Toutes les communes ont-elles les moyens d'appliquer ce nouveau menu ?

Si la loi passe, on donnera du temps aux communes pour s'adapter. Je vais envoyer un courrier au président de l'Association des maires de France (AMF), François Baroin (Les Républicains), ainsi qu'au président des Régions de France (ARF), Alain Rousset (Parti socialiste), pour leur faire part de ma proposition et pour que les communes puissent se préparer.

La mesure a déjà été mise en place par certaines municipalités, comme à Perpignan, et le coût n'est pas forcément plus élevé. Si on supprime la viande, qui reste l'aliment le plus cher d'un repas, on gagne des marges pour les légumes. Les petites communes aussi pourront facilement s'adapter car en général, elles utilisent des produits locaux pour la cantine des enfants.

De mon côté, j'ai contacté les entreprises de restauration collective, elles sont tout à fait capables de s'adapter à ce projet. La question de faisabilité est un faux débat.

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Pourquoi une simple balade dans la nature peut avoir un impact positif sur votre cerveau

Pourquoi une simple balade dans la nature peut avoir un impact positif sur votre cerveau | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Selon une étude menée par des chercheurs de l'Université de Stanford, le contact avec la nature aurait tendance à favoriser notre bien-être, contrairement aux environnements fabriqués par l'humain.


Atlantico : Selon une étude publiée par l'Université de Stanford, le contact avec la nature serait à même d'influer positivement sur notre cerveau (en modifiant le flux sanguin dans le cortex pré-frontal), et notamment comme prévention contre la dépression. Comment expliquez un tel phénomène ?

Hervé Platel : La région du gyrus cingulaire antérieur est la partie du cerveau ciblée dans l'étude.

 

Elle montre une suractivité chez les personnes qui ont tendance à la "rumination mentale", terme qui désigne l'état des personnes qui n'arrêtent pas de penser, qui ont du mal à lâcher prise, à se déconnecter. C'est pour cela qu'aller dans un parc, un espace vert, peut-être un moment de calme. Un moment de repos pour notre pensée, notre psychisme et bien sûr notre cerveau.

Parmi les contextes qui a priori moduleraient la dépression et les états anxieux, on sait par exemple qu'il y a l'activité physique. Des études montrent que la marche à pied est source de régulation positive. Les gens qui vont faire de la marche à pied, qu'elle soit effectuée en ville ou dans la nature, vont bénéficier d'une neuro-régulation, et avoir tendance à être moins stressés et moins dépressifs.

En effet, l'activité physique peut entraîner une réduction de l'activité cérébrale dans certaines régions du cerveau. Mais cela ne signifie pas que l'état de rumination mentale soit lié à une activité cérébrale trop intense. Ce n'est pas aussi simple car dans le cerveau, il y a des effets d'équilibrage.

 

Il y a des endroits dans le cerveau qui peuvent montrer une suractivité qui est corrélée avec des comportements négatifs. Mais à l'inverse, on va avoir des régions du cerveau qui montrent une sous-activité, voire une activité anormalement basse, et qui est là aussi corrélée avec une manière de pensée qui est négative.

 

De tels effets sont-ils durables ? Une exposition prolongée est-elle nécessaire pour produire des effets observables ?

On peut penser que c'est la préservation de l'activité, le fait de la faire perdurer, l'entrainement, qui est quand même le plus efficace. C'est-à-dire que lorsqu'on arrête les balades, les exercices physiques, la méditation, on peut avoir une résurgence des pensées négatives. Il y a donc un entretien à produire.

C'est comme lorsqu'on veut entretenir son corps pour être en forme. Il est bien évident que pour notre état mental, le cerveau, c'est la même chose. Si on ne continue pas à entretenir cet état, à travailler dessus, potentiellement les effets ne vont pas durer.

C'est une question de régulation. On casse le mécanisme de rumination en mettant le cerveau dans un mode de fonctionnement qui va en limiter l'effet négatif. Mais cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas penser à ses soucis, seulement, il faut un moment donné pouvoir casser cette boucle d'anxiété qui peut nous amener à ne penser qu'au négatif.

 

Inversement, de quelle manière la vie citadine produit-elle un stress sur notre cerveau?

De nombreuses manières. Le fait d'être dans un environnement où l'on est très sollicité, notamment perceptivement, le fait qu'il y ait du bruit autour de soi. Il ne faut pas caricaturer la vie citadine mais il est certain que dans les villes, on va avoir un mode de vie, un rythme, qui nous oblige à tout réaliser de manière peut-être plus précipitée. On prend moins le temps.

Evidemment la vie citadine est sensoriellement très agressive donc très stimulante. L'absence de moment de calme a tendance à augmenter le niveau de stress. On est toujours pris par quelque chose qui peut monopoliser notre pensée. C'est un environnement dans lequel il est peut-être moins facile d'arriver à se poser, se vider la tête et être dans la perception des sensations de manière calme.

 

D'autres environnements sont-ils susceptibles d'influer positivement sur notre cerveau ?

Tous ceux qui permettent de focaliser sa pensée sur autre chose et empêcher les pensées d'être dans un cercle de rumination.

Pour prendre l'exemple des vacances, c'est un moment qui permet de se déconnecter des contingences matérielles du quotidien. Cela permet d'avoir d'autres types de pensées et d'être plus réceptif à notre environnement sensoriel, mais de manière plus contemplative. On est plus dans le moment présent et moins à ruminer des pensées.

Un moment donné, avoir une pensée vagabonde qui n'est jamais posée dans les sensations corporelles favorise l'obsession, la frustration ou l'angoisse. On sait très bien que l'on peut avoir le même résultat avec la pratique d'une activité physique, l'écoute de la musique relaxante ou encore la méditation.

Bien évidemment, ces recommandations peuvent paraître simplistes et tomber sous le coup du bon sens, mais s’il était si facile par soi-même d’arriver à décrocher de nos tracas quotidiens, certainement que la France ne serait pas un des pays européens où l’on consomme le plus d’antidépresseurs ! Ainsi, il est parfois utile de se faire aider transitoirement afin de trouver la bonne technique et accéder de nouveau à un bon équilibre mental et cérébral.

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La filière Pruneau d'Agen se développe en bio

La filière Pruneau d'Agen se développe en bio | Des 4 coins du monde | Scoop.it
En modernisation permanente, la filière des Pruneaux d'Agen se développe depuis quelques années à travers des exploitations labellisées Agriculture Biologique, pour le plus grand plaisir des consommateurs de bio. Une démarche engagée, mise en oeuvre directement par une nouvelle génération de producteurs, désireux de travailler selon certaines valeurs et avec des technologies innovantes.

 

Un bon pruneau c'est d'abord une prune récoltée à pleine maturité. La récolte se fait traditionnellement entre mi-août et mi-septembre quand la prune arrive à pleine maturité et que se produit la chute naturelle des fruits ou celle provoquée par un léger secouage de l'arbre.

Il existe aujourd'hui en France 100 producteurs de Pruneaux d'Agen bio. Leur production représente 8 % des surfaces d'exploitations (1 100 ha) et 5 % de la production totale de Pruneaux d'Agen. Si le bio ne représente encore qu'une faible partie de la filière, il tend cependant à se développer. La filière du Pruneau d'Agen a noté une vague de " conversions " vers le bio depuis 2012. Les consommateurs français sont en effet de plus en plus demandeurs de produits bio et le Pruneau d'Agen bio dispose également d'un fort potentiel à l'export, notamment en Europe. Actuellement c'est près de 20% des ventes qui se font sur les marchés étrangers, en concurrence avec la Californie. Un pourcentage amené à grossir au fil des ans, l'Asie par exemple étant un nouveau marché très demandeur.

 

Une nouvelle génération de producteurs

Regroupant aujourd'hui de véritables passionnés, ces producteurs bio sont souvent plus jeunes que dans la filière conventionnelle et on y trouve davantage de femmes. Ils représentent une communauté dynamique, qui s'organise en groupes de travail, pour échanger autour des freins (économique, social, ou technique) liés à la production de bio et trouver ensemble des solutions. Bien que minoritaires au sein de la filière, ils n'hésitent pas à dresser des ponts avec leurs " collègues conventionnels " lors d'échanges techniques par exemple.

Un producteur qui souhaite convertir ses vergers en agriculture biologique dispose de 3 ans, à partir de la signature de son contrat d'engagement avec l'organisme certificateur, pour pouvoir proposer sa première récolte certifiée Agriculture Biologique. Cependant, dès 12 mois, il peut commercialiser sa production sous l'appellation " En conversion vers l'agriculture biologique ". Ce passage vers l'Agriculture Biologique est aidé, grâce à des fonds européens qui varient selon les régions.

 

Garanties et exigences de la production bio

Qu'ils aient repris une exploitation familiale déjà sous le sceau du bio, ou que la conversion ait été effectuée directement par leur soin, les producteurs de Pruneaux d'Agen bio ont tous les mêmes problématiques : proposer les meilleurs produits, avec les contraintes liées à la production de bio. L'approche est différente de la culture en conventionnel : il faut pallier à l'utilisation de produits chimiques de synthèse et faire face à un rendement moindre au regard du reste de la filière. Une démarche qui exige disponibilité, savoir-faire et des connaissances particulières.

 

Comme pour toute production en agriculture biologique, un cahier des charges européen est à respecter scrupuleusement. Son respect est garanti par le contrôle régulier d'organismes certificateurs indépendants, tels Ecocert, Agrocert, Certipaq ou encore Bureau Véritas. Ces organismes contrôlent notamment la prohibition de tout désherbage chimique, remplacé par des interventions manuelles, l'impact environnemental mais aussi social.

 

L'utilisation de produits 100% naturels (argile, minéraux naturels, calcium, compost, entre autres) pour la production des Pruneaux d'Agen bio permet de substituer les produits utilisés en conventionnel. Les producteurs mettent en effet en place toutes les méthodes prophylactiques à disposition, c'est-à-dire les remèdes préventifs pour éviter le développement et la propagation des maladies et des insectes ravageurs.

Du fait d'un rendement moindre (moins 50% par rapport au conventionnel), du temps passé dans les vergers qui est plus important et qui nécessite davantage de main d'oeuvre, le Pruneau d'Agen bio est plus cher que le conventionnel (entre 50% et 80%).

 

Mais on ne peut que se réjouir que la filière bio de ce fruit de terroir, qui fait partie du patrimoine agricole du Sud-Ouest depuis plusieurs siècles, se développe, garantissant ainsi un produit sans traitements chimiques nocifs pour l'environnement et la santé. Et nul doute que son prix sera amené à baisser si le nombre de producteurs engagés en bio continue de progresser.


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Un bracelet pour mesurer son exposition aux produits chimiques

Un bracelet pour mesurer son exposition aux produits chimiques | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Myexposome est un bracelet en silicone doté d’une fonctionnalité bien spécifique : surveiller notre exposition aux produits chimiques au quotidien.

 

 

Présenté comme un bracelet ordinaire, Myexposome a pour particularité d’absorber les substances et les produits chimiques présents dans l’environnement. L’accessoire fait appel à une technologie mise au point par les chercheurs de l’université d’Oregon. Il est ainsi capable de détecter plus de 1400 produits, dont les pesticides et les composés organiques volatiles.

 

Le principe est simple : l’utilisateur doit porter le bracelet durant une semaine avant de l’envoyer à un laboratoire. Après une série de tests, il devient ainsi possible de définir et d’évaluer les produits chimiques auxquels le bracelet a été exposé. Le but consiste à surveiller les substances chimiques, présentes dans son environnement immédiat, susceptibles de nuire à la santé. Une fois les résultats connus à vous de prendre les mesures adéquates ou de déménager...  

 

A l’état de prototype, ce bracelet traqueur de produits chimiques fait l’objet d’une campagne de financement en vue de lancer sa production.

 

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Comment Cannes a imposé le 100% français dans ses cantines scolaires

Comment Cannes a imposé le 100% français dans ses cantines scolaires | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Depuis un an, la mairie de Cannes a choisi de favoriser l'approvisionnement local pour ses cantines. Sans que cela n'ait d'incidence sur le prix payé par les familles.

 

Manger de la viande 100% française dans les cantines scolaires, c'est possible. Ce choix d'approvisionnement, encouragé par Manuel Valls jeudi 23 juillet, le maire de Cannes (Alpes-Maritimes), David Lisnard, l'a déjà fait : "La lutte contre la malbouffe est l'une des actions municipales dont je suis le plus satisfait", se réjouit l'édile (Les Républicains), contacté par francetv info.

Lors de la campagne municipale de 2014, qui coïncidait avec la renégociation du contrat pour la restauration scolaire, David Lisnard s'était engagé à réformer le mode de fonctionnement des cantines. "Nous avons lancé un appel d'offres comprenant des critères précis, explique Dominique Aude Lasset, directrice générale adjointe en charge de l'éducation et de la famille à la mairie de Cannes, interrogée par francetv info. Le cahier des charges précisait que nous voulions une garantie de qualité et d'approvisionnement court." Des conditions que les mairies ont le droit d'imposer à leurs prestataires. 

Plus de 50% des légumes produits en région Paca

Si la législation européenne interdit d'imposer une origine géographique dans les appels d'offres des marchés publics, les communes peuvent légalement demander aux entreprises de restauration de favoriser les circuits courts, c'est-à-dire n'ayant requis qu'un seul intermédiaire. La société peut ensuite proposer dans le contrat de ne fournir que des produits venant de la région.

Compass, l'entreprise aujourd'hui en charge de la restauration scolaire à Cannes, s'est ainsi engagée dans son contrat à fournir des viandes 100% labellisées : les volailles possèdent toutes le label rouge, le bœuf provient uniquement de vaches charolaises… Toute la viande consommée dans les cantines cannoises est garantie d'origine française.

Selon l'engagement pris par la commune, plus de 50% des fruits et des légumes proviennent en outre de filières courtes et sont cultivés dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. "Les salades et les fraises sont même produites dans la vallée voisine de la Siagne, par des agriculteurs cannois", se vante Dominique Aude Lasset.

Le prix des repas n'a pas augmenté

De nombreuses mairies refusent pour l'instant de faire ce choix, estimant que le "100% français" leur reviendrait trop cher. Cannes a pourtant réussi à modifier ses menus sans augmenter le budget alloué chaque année aux cantines, d'un montant de deux millions d'euros. "Nous avons fourni un cahier des charges précis, et le montant dont nous disposions : il revenait aux entreprises de restauration d'y répondre en terme de prix et de qualité", explique Dominique Aude Lasset.

Les prix des repas restent en outre dans la moyenne nationale : les parents cannois payent 2,80 euros par jour, contre 2,90 euros dans le reste de l'Hexagone en 2014, selon les statistiques de l'Union nationale des associations familiales (Unaf). Au total, un repas coûte 5,97 euros à la municipalité, pour les écoles maternelles, et 6,18 euros pour l'élémentaire.

Ce faible coût est rendu possible grâce aux filières courtes, selon David Lisnard. "Les circuits courts limitent les frais de transport et de conservation. Les produits de saison reviennent aussi moins cher que ceux qu'il faut importer, souligne le maire de Cannes. Sans compter que les produits industriels coûtent cher, notamment à cause des emballages."

Un élément "essentiel" pour répondre à la crise des éleveurs

Ces contrats seraient toutefois plus faciles à négocier pour les grandes municipalités comme Cannes, qui sert 3 900 à 4 000 repas par jour dans ses cantines scolaires. L'Association des maires de France estime ainsi, dans un communiqué adressé au président de la République mardi 21 juillet, que les plus petites communes ne disposent pas des moyens leur permettant de favoriser l'approvisionnement en France.

"Ça peut être plus difficile, mais ce n'est pas infaisable, argumente David Lisnard. Les petites communes peuvent gérer elles-mêmes leurs achats en faisant des cantines en régie, ou avoir recours à des groupements de commande entre plusieurs municipalités."

S'il admet ne pas avoir pensé aux intérêts des agriculteurs français lorsqu'il a pris cet engagement, le maire de Cannes affirme que l'approvisionnement local est "essentiel" pour répondre à la crise des éleveurs. "Cette solution ne doit toutefois pas occulter la nécessité pour le gouvernement de revoir les charges et les coûts de production de l'agriculture", conclut-il.

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10 raisons pour être végétarien - Néoplanète

10 raisons pour être végétarien - Néoplanète | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Alimentation bio, commerce équitable, financement participatif... la consommation responsable touche de plus en plus de monde. À l'appui, un rapport mené par l'Observatoire qui y est dédié montre que les Français sont sensibles aux problématiques de la limitation des ressources et de la qualité de vie collective. Si les pompes à chaleur et l'emploi des transports en commun ont moins eu la cote en 2014 que l'année précédente, la production d'énergie via les éoliennes ou l'achat de biodiesel fait aujourd'hui partie intégrante des modes de consommation des Français. Retour sur ce vaste marché en quelques chiffres. 

• 16% de croissance

Le commerce équitable poursuit sa croissance avec 16% de progression en 2014. Café, sucre, riz... les aliments soutiennent largement ce secteur évalué à 499 millions d'euros tout confondu l'année dernière. 

Les produits équitables sont principalement présents dans les grandes surfaces, avec près de 40% du chiffre d'affaires du secteur issu de la vente en grande distribution. 

• 1,1 million d'hectares 

Voici la totalité des surfaces cultivées en bio. Avec une croissance de 10% entre 2013 et 2014, le marché du bio est en très bonne santé. 

Près de 9 Français sur 10 ont consommé au moins une fois des produits issus de l'agriculture biologique, selon un sondage cité dans le rapport. Seuls 12% des personnes sondées déclarent ne jamais y avoir touché, contre 46% en 2003. Un vrai grand écart. L'oeuf est le produit le plus consommé en bio, autrement dit les consommateurs optent pour des oeufs produits en France, selon le mode de production fermier. La vente d'oeufs «conventionnels» a baissé de 3% en volume en 2014, contre une progression de 8% pour le bio. L'eau du robinet est également plus appréciée que les années précédentes: 7 Français sur 10 affirment qu'ils sont satisfaits de sa qualité. 

• 16,2 terawatt-heure

Ce chiffre correspond à la production éolienne de l'année passée. Le réseau éolien français se développe doucement: en 2014, il a crû de près de 7%, représentant ainsi 3,7% de la production électrique nationale. À l'origine de cette progression, une simplification du cadre réglementaire qui entoure l'achat d'éolien. 

• 1er pays du classement

Champions d'Europe de consommation de biodiesel, les Français. Si la consommation de biocarburants a diminué ces derniers temps à l'échelle européenne, ce recul est en grande partie dû à la chute de la consommation de l'Espagne. Avec sa loi de finances, la France affiche l'objectif le plus ambitieux d'incorporation d'agrocarburants dans les carburants traditionnels, soit 7,7% . 

Par ailleurs, les ventes de vélos électriques ont nettement augmenté en 2014, avec 77.500 pièces vendues. Le réseau TER a perdu des voyageurs: leur nombre par kilomètre a diminué de près de 4% entre 2013 et 2014.

• 10 millions

C'est le nombre de membres de BlaBlaCar. Un chiffre qui a doublé entre 2013 et 2014, et qui permet à la plateforme de faire 200% de croissance par an. L'autopartage comme l'Autolib's'ajoute aux solutions de mobilité partagée à succès puisque son marché est évalué à 937 millions de dollars dans le monde entier et pourrait atteindre 6,2 milliards de dollars en 2020. Même chose pour le vélopartage. L'année 2014 a vu le réseau Vélib' consolider son succès. 

• Multipliés par 2...

... les fonds récoltés par financement participatif en France entre 2013 et 2014. Via des plateformes comme Ulule ou KissKissBankBank, 152 millions d'euros ont été collectés en 2014 permettant à une multitude de projets de voir le jour, selon le Baromètre du Crowdfunding 2014. La communauté de contributeurs de ces dons, prêts ou prise de participation a elle aussi doublé en un an pour atteindre 1,3 million de personnes. Six Français sur dix considèrent même ce mode «de financement comme une façon durable et pérenne de financer l'économie», selon les termes du rapport. De quoi encourager les porteurs de projets!

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La Turquie, le nouveau marché du bio - Europe, autres pays

La Turquie, le nouveau marché du bio - Europe, autres pays | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Depuis cinq ans, en Turquie, l’alimentation biologique est en pleine croissance malgré un marché bio encore très timide, rapporte Aujourd'hui la Turquie. Le pays est l’un des premiers exportateurs de produits biologiques en Europe. Au fil des années, des réseaux de producteurs se sont créés pour collecter, contrôler et exporter cette marchandise. C’est de cette façon qu’est né Rapunzel, une entreprise de distribution basée en Allemagne (en France : Raiponce, maintenant indépendant). Une initiative qui a tellement bien marché que désormais plusieurs villages se sont entièrement convertis au bio. Désormais, près de 300 producteurs sont affiliés à Rapunzel.
(Photo : bâtiment de production à Ören près d'Izmir ; au premier plan : des amandiers)

Mais la grande nouveauté est l’entrée des produits bio dans la consommation des Turcs. À Istanbul, les marchés bio se sont multipliés ces dernières années. Des magasins bios ont également ouvert leur porte. La plus grande chaîne de magasins bio en Turquie est City Farm. En cinq ans, dix nouveaux magasins ont ouvert. Le marché reste encore petit, mais le chiffre d’affaire a été décuplé en cinq ans en passant de 350 000 livres turques à 35 millions de livres turques.

La Turquie compte 29 instituts de certifications privés et indépendants dont une partie sont étrangers comme Ecocert. Le principal problème du bio en Turquie reste son coût. Il n'est accessible qu'à une partie de la population. 

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La Chine construit une « grande muraille verte » de 4.500 km

La Chine construit une « grande muraille verte » de 4.500 km | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Pour contrer l’avancée du désert de Gobi et lutter contre le réchauffement climatique global, la Chine adopte un vaste plan de reforestation considéré comme le plus grand projet écologique mondial. Une véritable « grande muraille verte » qui fait de la Chine, contre toute attente, la première puissance en matière de politique de reforestation.

 

L’empire du milieu voit les choses en grand. Le pays le plus pollueur du monde tente de se racheter une conduite et un avenir respirable avec un projet pharaonique débuté il y a quelques années et qui, selon une récente étude, commence à porter ses fruits.

Un cordon sanitaire d’arbres d’une étendue de 4.500 km plantés en lisière du désert pour freiner son extension, voici en quoi consiste ce qui serait le plus vaste projet écologique au monde. Lutter contre la désertification semble être un enjeu majeur en Chine où chaque année, les zones arides supplantent 3600 km⊃2; de prairies. Le phénomène, en plus de réduire la surface de terres arables précieuses pour nourrir une population de 1,3 milliards d’humains engendre de grandes tempêtes de sable et favorise les inondations massives comme ce fut le cas avec le fleuve Bleu en 1998.

Mais les efforts du gouvernement Chinois en matière de politique de reforestation semblent aujourd’hui s’avérer payants, du moins si l’on en croit l’étude Australienne menée par l’Université de New South Wales qui a analysé 20 ans de données satellitaires sur les émissions de gaz à la surface de la terre.

 

Selon le docteur Yu Liu, l’un des auteurs de l’étude en question : « L’augmentation de la végétation vient d’une combinaison chanceuse de facteurs environnementaux et économiques, ainsi que des projets de plantation massives d’arbres en Chine. L’augmentation de la végétation dans les savanes d’Australie, d’Afrique et d’Amérique du Sud est le résultat de l’augmentation des précipitations alors qu’en Russie et dans les anciens pays du bloc soviétique nous avons vu une croissance des forêts sur les terres agricoles abandonnées. La Chine est le seul pays à avoir augmenté intentionnellement sa végétation avec les projets de plantation d’arbres. »

En effet, selon l’administration des forêts de l’État, ce ne sont pas moins de 13 millions d’hectares de forêt qui ont été plantés depuis 2008. Cette croissance végétale, conjuguée à la repousse sur les terres agricoles Russes, aurait permis de compenser à hauteur de 85% les pertes en carbone de la biomasse dues à la déforestation.

 

Pep Canadell, co-auteur de l’étude, explique qu’il est primordial de reconnaître que la croissance végétale capture une grande quantité de nos émissions de CO⊃2; et qu’elle permet de freiner considérablement le réchauffement climatique avant de nuancer toutefois : « Nous savons que 50% des émissions dues aux activités humaines restent dans l’atmosphère, même après que l’autre moitié a été prise en charge par la végétation terrestre et les océans »


Cette course effrénée à la reforestation dans le but de compenser les quantités astronomiques de gaz émis dans l’atmosphère provoqués par la croissance économique Chinoise vertigineuse trouve également sa source dans l’inquiétude grandissante de la population quant aux divers épisodes de smog, cette brume épaisse constituée de polluants qui vient régulièrement assombrir les mégalopoles et dont un reportage d’une critique rare à récemment fait le buzz en Chine.

 Il ne reste plus qu’à espérer que le gouvernement Chinois maintienne ce cap dans la lutte contre le réchauffement climatique et, pourquoi pas, ouvrir la voie à d’autres régions du monde, à l’instar de l’Amazonie et des provinces indonésiennes de Sumatra et Kalimantan où la végétation décline considérablement.
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La part du colibri de Pierre Rabhi

La part du colibri de Pierre Rabhi | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Jeudi 30 avril, Fip mettait en musiques "La part du colibri : l'espèce humaine face à son devenir" de Pierre Rabhi.

 

Chaque jeudi de 21h à 21h30, Fip livre ses musiques. Une émission musicale originale où Fip illustre d’une savante ambiance musicale un ouvrage, vous invitant à la découverte d’une œuvre, nouveauté ou réédition.

"Dans les temps sombres, froids et en danger il convient de trouver un phare pour se diriger, une lumière pour se réchauffer, une source pour s’y abreuver !

 

Le poète Pierre Rabhi serviteur et thérapeute de la terre est devenu, pour beaucoup, un guide en redonnant de la noblesse au mot paysan : "celui qui tient le pays" et en nous rappelant que la terre ne nous appartient pas mais que nous appartenons à la terre. Fip livre ses musiques autour de son essai "La part du colibri" écrit d’une plume aussi douce qu’écorchée. Suivons en musique le sillon qu’il a creusé de ses Cévennes au Sahara, celui de son histoire personnelle et collective !

 

Jeudi 30 avril, Fip mettait en musiques "La part du colibri : l'espèce humaine face à son devenir" de Pierre Rabhi paru aux éditions de L'Aube. Une émission présentée par Jane Villenet, réalisée par Lise Côme et mise en musique par Milena Rousseau.

 

Pierre Rabhi parle aux hommes comme aux arbres ou aux abeilles : avec la même douceur et le même intérêt ! Fip livre ses musiques sur les traces de celui  qui ne cesse de démontrer que la crise de l’agriculture est liée à la perte d’une sagesse paysanne. Mettez des produits chimiques dans votre sol vous les retrouverez dans les cellules de votre corps ! Pour lui bientôt on ne se souhaitera pas "bon appétit mais bonne chance en se mettant à table". Pierre Rabhi en plus d’être un libre penseur est un libre rêveur , il a toujours ajouté à ses textes de la poésie diluée ou pure comme ces quelques songes heureux pour ensemencer les siècles.

 

Site du Mouvement Colibris =>

Remercions Pierre Rabhi dont la première énergie renouvelable est l’Amour avec un grand A idem pour l’Agriculture. Un jardinier rare, un philosophe en action qui cultive nos  consciences avec autant de talent que ses terres ardéchoises ! Tout le monde n’a pas la chance d’avoir un bout de jardin mais chacun a en lui une parcelle de beauté ! Lisez Pierre RAbhi pour tendre vers une sobriété heureuse, à chacun sa part du colibri !

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5 mythes sur les OGM démontés par Dr. Vandana Shiva

5 mythes sur les OGM démontés par Dr. Vandana Shiva | Des 4 coins du monde | Scoop.it

OGM. Trois petites lettres qui font trembler l’opinion publique. Si dans les domaines médicaux les OGM peuvent sauver des vies, en matière d’agriculture, les avis s’opposent. Dans les discussions, certains disent que les OGM peuvent nourrir la planète contre des famines annoncées. D’autres affirment qu’ils aident concrètement les fermiers à augmenter leur production annuelle et de ce fait, leurs revenus. Enfin il n’y aurait rien à craindre pour la santé. Devrait-on donc finalement remercier Monsanto ? C’est un peu plus complexe que ça, comme nous l’explique la très renommée Vandana Shiva…

Là où triomphe la main invisible des marchés et les monopoles industriels, difficile de distinguer le vrai du faux. Si tout le monde connait l’avis de la doxa, qui peut se résumer en « les OGM sont un mal nécessaire », qu’en est-il des voix discordantes ? Dans ce fatras informationnel, se démarque Vandana Shiva, une activiste indienne bien connue du paysage militant. Toujours souriante malgré la gravité des sujets abordés, Vandana Shiva est une environnementaliste, activiste, féministe, philosophe, écrivain et avant tout une femme de convictions.

Née en 1952, en Inde, d’une mère fermière et d’un père protecteur de forêts, elle a depuis toujours été bercée par l’amour et la protection de la nature. Directrice de la Fondation de la recherche pour la science, les technologies et les ressources naturelles (Research Foundation for Science, Technology and Natural Resource Policy) et détentrice du prix nobel alternatif (1993), Vandana Shiva s’est engagée dans une voie militante contre les puissances de l’agrochimie et leurs lobbies. Auteur de nombreux ouvrages, elle propose d’exposer et de démonter 5 grands mythes concernant les OGM qui gangrènent, selon elle, les esprits.

 

1. La révolution verte, mythe ou réalité ?

Le Dr. Shiva est à l’origine d’un rapport intitulé « La Violence de la Révolution Verte » au profit de l’Université des Nations Unies. Selon les données récoltées, en Inde, cette révolution verte (industrielle, donc) apparue fin des années 60 n’aurait pas véritablement porté ses fruits. Une étude du Dr. Jatinjar Bajaj viendra confirmer ses observations en ce sens. Selon leurs études combinées, la production de plusieurs céréales et d’autres cultures était supérieure avant ces grandes modifications dans la manière de percevoir l’agriculture moderne. Le bilan ne serait donc pas si pertinent.

Comme l’indique le journal India Today, le modèle de cette « révolution » aurait plongé les fermiers dans une dette profonde tout en générant une nouvelle forme de malnutrition, des maladies nouvelles et un coût environnemental élevé. Depuis 1995, plus de 300 000 fermiers indiens se seraient suicidés après avoir réalisé des investissements qui se sont avérés bien moins productifs qu’espéré. La révolution verte, qui n’en porte que le nom, n’a donc pas sauvé l’Inde de la famine et ne sera pas en mesure de sauver le pays sans changer de modèle, selon l’activiste qui préconise des modes de production plus respectueux du vivant.

 

2. “Golden Rice”, est-ce vraiment la solution à la malnutrition ?

En Inde règne toujours la faim et la malnutrition. Le pays doit faire faire face à l’une des pires crises de son histoire. 1 habitant sur 4 a faim. L’Inde est également l’épicentre d’une « épidémie » de diabètes. La réaction des industriels à ces problèmes fut d’inventer le Golden Rice. Le fameux riz à la couleur dorée génétiquement modifié pour fournir du bêta-carotène que le corps transforme en vitamine A. Ce manque de vitamines est une cause importante de la mortalité en Inde et le riz modifié se voit utilisé comme quasi-médicament.

Vandana Shiva s’insurge contre ce mythe qui servirait à vendre une fausse solution. Selon elle, cette carence qui s’est généralisée à la suite de la révolution verte est liée à la généralisation des monocultures et à un appauvrissement de l’alimentation. Sur base de rapports et d’avis de nutritionnistes, la carence en vitamine A réside dans le manque de diversification de l’alimentation. Créer un aliment unique, le Golden Rice, en perpétuant le principe des monocultures, ne règlerait pas l’origine du problème mais le renforcerait. Un retour à la biodiversité dans l’agriculture et dans l’alimentation serait, selon elle, la solution la plus saine.

 

 

3. L’obésité est-elle seule responsable ?

Dans les années 2000, Monsanto affichait des spots publicitaires affirmant que les OGM étaient bons pour la santé, qu’ils étaient là pour aider l’être humain à se nourrir et que le bien de l’humanité était la seule chose qui comptait pour la multinationale. Depuis, en Inde et ailleurs, de nombreux cancers ont été observés en particulier chez les agriculteurs. L’obésité est alors généralement pointée du doigt. Mais pour Vandana Shiva, cette épidémie de cancers est liée à une sur-utilisation de pesticides dans une agriculture trop peu diversifiée.

Au-delà des pertes humaines, cette question sanitaire couterait à l’Inde plus de 1,26 milliards de dollars selon la chercheuse. Dans un de ses rapports, elle met en évidence le lien qui existerait entre la généralisation des OGM / Monocultures et l’augmentation des problèmes de santé en Inde. Le retour à des techniques plus traditionnelles (sans nier l’apport des nouvelles techniques), axées sur la bio-diversification, serait pratiquement inévitable autant pour des questions énergétiques que sanitaires. Plus de détails dans son ouvrage : Wealth Per Acre.


4. Le mythe de la sécurité

Aujourd’hui, tout le monde semble convaincu qu’il n’existe aucun risque concernant les OGM agricoles. Les rares à avoir mis en doute ce postulat, largement médiatisé par les études de Monsanto qui établissent que les OGM ne peuvent pas nuire aux être humains, au règne animal ainsi qu’à l’environnement, furent vivement critiqués par la communauté scientifique et les médias pour leur manque de moyen et leur méthodologie faible qui en découle.

Vandana Shiva considère quant à elle que la biosécurité des OGM est loin d’être établie. En tant que membre d’un groupe d’experts de l’UNEP sur la biosécurité, le Dr. Shiva met en avant deux publications officielles récentes qui mettent sérieusement en doute le principe d’équivalence substantielle. En principe, un test d’équivalence substantielle compare un élément OGM à un équivalant naturel. La similitude de la composition chimique permet d’établir la non-toxicité et donc favoriser l’autorisation d’un OGM sans réaliser d’analyses biologiques, toxicologiques et immunologiques profondes.

Pour Vandana Shiva, cette approche est erronée, comme le confirme une étude du gouvernement Norvégien publiée cet été par le Centre Genok pour la biodiversité. Cette étude se concentre sur les graines de soja Intacta Roundup Ready 2 Pro de la compagnie Monsanto au Brésil, mais également en Argentine, au Paraguay ainsi qu’en Uruguay. Le rapport de Monsanto montrerait des faiblesses méthodologiques, selon les chercheurs. Pour Vandana Shiva, la plupart des recherches sur les graines OGM sont basées sur des études à court terme qui ne détectent pas les subtilités des effets de long terme sur la santé et encore moins l’effet cocktail d’une exposition au monde réel.

Plutôt que de déterminer si les OGM sont dangereux, Vandana Shiva préfère établir qu’il n’existe aucune garantie que ceux-ci ne le soient pas. Ainsi, c’est le principe de précaution qui serait déterminant, donc le pouvoir des décisions collectives d’accepter ou non de s’exposer au risque (étude 1 / étude 2).

 

 

5. OGM, une histoire scientifique, un mythe ?

Pour Dr. Vandana Shiva, nous sommes tous des graines : “Pendant un moment, nous restons sous terre jusqu’à l’instant où nous germons, puis, au moment opportun, nous éclatons avec tout notre potentiel. Nous venons malgré tout de la terre.”

Avec une approche qui peut sembler parfois mystique, la chercheuse estime que l’histoire de la modification génétique des graines en laboratoire est davantage une prise de contrôle mercantile, industrielle et illégale sur le vivant, plus qu’une véritable science. Son angle d’approche est davantage axé sur des questions de pouvoir, de démocratie citoyenne et de prise de contrôle de l’alimentaire par des super-puissances économiques. Il conviendra à chacun d’en juger. Certains pays, comme l’Écosse ont purement et simplement décidé d’interdire les OGM dans leurs méthodes d’exploitation.

Adulée des uns, critiquée des autres, à 62 ans, Vandana Shiva continue de planter ses propres graines… dans les esprits !

 
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L’Allemagne et l’Écosse vont interdire la culture d’OGM

L’Allemagne et l’Écosse vont interdire la culture d’OGM | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Comme le permet la nouvelle réglementation européenne, l’Allemagne va entamer les démarches pour interdire officiellement la mise en culture d’organismes génétiquement modifiés (OGM). Elle emboîte ainsi le pas à l’Écosse.

 

C’est le ministre allemand de l’Agriculture Christian Schmidt qui a annoncé la nouvelle dans une lettre consultée par l’agence Reuters. La missive indique que Berlin va actionner « l’opt-out » pour interdire la mise en culture de tout OGM sur son territoire.

Ce nouveau dispositif a été ouvert par la directive 2015/412 entrée en vigueur début avrildans l’Union européenne. Le ministre précise que cette interdiction poursuit logiquement le moratoire établi jusque-là par Berlin. Il demande à toutes les régions allemandes si elles souhaitent s’associer à la démarche.

 

Bras de fer outre-Manche

Outre-Manche, l’Écosse a pris le même virage le 9 août par la voix du ministre de l’environnement. « Edimbourg va prochainement demander que l’Écosse soit exclue de toute autorisation de mise en culture d’OGM dont le maïs GM déjà autorisé [MON810, ndlr] ainsi que les 6 plantes en attente d’une autorisation », a déclaré Richard Lochhead. « Il n’y a aucune preuve d’une demande significative de produits GM par les consommateurs écossais. Cette interdiction va protéger et améliorer notre image propre et verte », a-t-il ajouté.

Cette interdiction exclura toutefois la culture de plantes GM à des fins scientifiques, dans des laboratoires ou des serres confinées. « Plusieurs instituts de recherche écossais comme le James Hutton Institute ou le Rowett Institute of nutrition and health sont déjà impliqués dans de telles recherches », explique Christophe Noisette d’Inf’OGM.

 

 

Londres ne l’entend pas de la même oreille. Le gouvernement britannique est l’un des plus grands défenseurs des OGM en Europe et il est à l’origine du changement de législation, qui introduit l’opt-out mais permet aussi à tout État membre d’autoriser à lui seul une mise en culture d’OGM sans avoir besoin, comme auparavant, de la majorité qualifiée des États. Paradoxalement, c’est pourtant auprès de Londres –l’interlocuteur officiel de Bruxelles- que l’Écosse devra déposer sa demande d’interdiction.

D’autres pays, dont la France, devraient suivre le mouvement dans les prochaines semaines, les États membres ayant jusqu’au 3 octobre pour faire part de leur demande formelle d’interdiction auprès de la Commission européenne.

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Argentine : une mère de famille défie Monsanto au péril de sa vie

Argentine : une mère de famille défie Monsanto au péril de sa vie | Des 4 coins du monde | Scoop.it
En Argentine, pays du tango mais aussi du soja transgénique, une mère de famille se bat depuis quinze ans contre le géant Monsanto qui empoisonne son pays. Un combat sans répit mené au péril de sa vie.
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Des producteurs unis pour court-circuiter la grande distribution

Des producteurs unis pour court-circuiter la grande distribution | Des 4 coins du monde | Scoop.it

« On marche très bien sans elle ! »  Elle, c'est la grande distribution.

A Wambrechies, dans le nord de la France, plusieurs producteurs ont décidé de se passer de tout intermédiaire en ouvrant « Talents de ferme », un magasin qui fêtera le 19 août son premier anniversaire.


Un système de circuits courts qui fait ses preuves, alors que le monde agricole traverse une énième crise en raison des prix exigés par les distributeurs jugés trop bas.



Contre la grande distribution qui impose ses prix

« On a laissé tomber la grande distribution car ils imposent leurs prix, leur qualité et le calibre des produits. Nous n'avons pas peur de vendre des produits moches à partir du moment où ils sont bons et de saison ! », argue Isabelle Ruhant, maraîchère de légumes bio. A la mi-août, sur les étals, les cerises ont naturellement cédé leur place aux pommes.

Consommer de saison n'est pas l'unique avantage de l'offre de « Talents de ferme ». Le magasin permet également aux producteurs d'éviter le gaspillage alimentaire. « Les distributeurs me demandaient de produire, mais sans réfléchir. Aujourd'hui, je peux prévoir mes stocks et je ne jette plus de légumes, alors qu'en 2014, quand j'étais en contrat avec eux, j'ai dû jeter plus de 12 tonnes de carottes », rapporte Georges Eric Vermon, maraîcher de 33 ans de la commune voisine de Marcq-en-Baroeul. 

Sur les étals ne se trouvent que des produits locaux issus de l'une des 13 exploitations dont la plus lointaine, celle d'un éleveur de « porcs élevés sur paille », se trouve à 80 km.


 
Des emplois crées

Outre le chiffre d'affaires de plus de 2 millions d'euros, soit deux fois plus que ce qui était attendu, 28 emplois à temps-plein ont été crées. Plus de 250 clients, des environs mais aussi de Lille voire de Belgique, fréquentent quotidiennement le magasin, dont certains sont déjà des habitués. « Habitant à côté, je viens régulièrement pour la qualité et la fraîcheur de leurs produits. Et si en plus je peux aider des agriculteurs locaux... », se réjouit Myriam Catteau, son panier rempli de légumes et de jus de pomme artisanal. 

« On fixe le prix de vente par rapport à notre prix de revient », précise une exploitante. « On veut juste gagner correctement notre vie pour l'investissement qu'on y consacre ». Tous arrivent à présent à vivre de leur métier, écoulant leurs denrées en vente directe puis à « Talents de ferme ». S'ils produisent toujours autant en quantité, les exploitants ont diversifié leurs productions, contrairement à la grande distribution qui leur demandait de se spécialiser sur un ou deux produits.

Lien social

Avec près de 70 heures d'activité par semaine, partagées entre le temps sur l'exploitation, la quinzaine d'heures de permanence dans le magasin ou encore les réunions hebdomadaires, la charge de travail est lourde.  « On ne compte plu s! », s'amuse Pascale Baron, productrice de produits laitiers qui explique que tous ont dû apprendre à gérer un magasin, sa communication ou encore l'échange direct avec les clients.

« Notre motivation, on la trouve dans la satisfaction des clients quand on leur prodigue des conseils ou des idées de recettes par exemple, ce qu'ils ne trouveront pas en grande surface », indique Mme Ruhant. 250 autres points de vente de ce type existent dans l'Hexagone

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Un député UDI veut rendre obligatoire un menu végétarien dans les cantines

Un député UDI veut rendre obligatoire un menu végétarien dans les cantines | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Le député UDI Yves Jégo veut déposer à la rentrée une proposition de loi pour rendre obligatoire la présence d'un menu végétarien dans les cantines scolaires, a-t-il indiqué vendredi 14 août sur BFMTV. "Je vais déposer une proposition de loi (...) il faut rendre obligatoire dans les cantines scolaires en alternative aux repas servis un repas végétarien, sans viande, ni poisson", a lancé le maire de Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne).

 

Cela permettra aux enfants "qui pour des raisons médicales, pour des raisons éthiques, pour des raisons religieuses ne veulent pas manger de viande parce que ceci parce que cela (...) de ne pas les stigmatiser", a-t-il expliqué. Il déposera cette proposition de loi "à la rentrée parlementaire". "C'est simple, et cela garantit l'apport en protéines", a-t-il encore argumenté.

 

Jeudi, le tribunal administratif de Dijon a rejeté le référé - mais sur la question de l'urgence - contestant la décision du maire de Chalon-sur-Saône de supprimer les menus de substitution au porc dans les cantines de sa ville. La création d'un menu végétarien, "le plus laïc de tous", a été proposée dans une tribune du journal Le Monde signée par des intellectuels, dont le moine bouddhiste et écrivain Matthieu Ricard.

 

A Perpignan, la mairie (Les Républicains, ex-UMP) a décidé en juin de ne plus servir de menu de substitution au porc et de proposer un menu végétarien. La mairie de Toulouse (LR) a aussi indiqué en juillet qu'elle proposerait à la rentrée un menu sans viande. Le président du MoDem, François Bayrou, avait indiqué en mars dernier qu'il travaillait à l'idée d'un menu végétarien dans sa ville de Pau. Ce débat revient régulièrement. En 2008, la mairie de Lyon avait crée un menu sans viande dans les cantines.

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L'Ecosse veut interdire la culture d'OGM sur son territoire

L'Ecosse veut interdire la culture d'OGM sur son territoire | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Depuis janvier, l'autorisation des cultures OGM est à la discrétion des pays de l'Union Européenne. L'Ecosse a choisi de les bannir de son territoire.

Un « statut vert et propre » : c'est pour conserver cette réputation de l'Ecosse que le ministre aux Affaires rurales, Richard Lochhead, a annoncé ce dimanche 9 août que la culture d'OGM serait désormais interdite dans le pays.

« Nous n'avons pas la preuve que les consommateurs écossais sont demandeurs de produits OGM et je suis inquiet du fait qu'autoriser des cultures OGM en Ecosse puisse porter tort à notre image de pays propre et vert, et puisse ainsi remettre en cause l'avenir d'un secteur de l'alimentation et la boisson qui pèse 14 milliards de livres », a-t-il détaillé.

 

Depuis janvier 2015, une décision du Parlementeuropéen autorise tout pays de l'Union à s'opposer aux cultures OGM sur son territoire. Pour cela, les pays membres peuvent désormais évoquer des motifs socio-économiques, environnementaux ou d'aménagement du territoire, et ce même si les semences en question ont été validées par Bruxelles.

Dix-sept OGM destinés à l'alimentation humaine ou animale ont obtenu une autorisation d'importation et de commercialisation dans l'Union européenne en avril dernier. Cette autorisation vaut pour 10 ans. 

Le gouvernement britannique est favorable aux cultures OGM mais les questions de politique agricole sont décentralisées. Ces dernières appartiennent donc aux gouvernements autonomes régionaux du pays.

 

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Le 1er concours de cuisine bio en France

La marque Priméal a lancé cet été "Les Toques Bio", le 1er grand concours de cuisine bio et végétale en France.

Ouvert à tous les cuisiniers amateurs passionnés de cuisine et de produits bio, le concours est présidé par le Chef étoilé Régis Marcon et est organisé en partenariat avec le journal Bioaddict.fr et le site de cuisine Marmiton. Afin d'y participer chaque participant est invité à présenter sur le site lestoquesbio un plat bio, végétale et originale, au choix entrée, plat ou dessert.
Cette recette doit être élaborée avec un produit bio Priméal. La date butoir est le 13 septembre 2015. Du 13 au 20 septembre 2015, les recettes des participants seront ouvertes au public et chaque internaute pourra voter pour ses recettes préférées. Les 12 recettes qui auront reçu le plus de "j'aime" seront ensuite pré-séléctionnées. Parmi celles-ci, le Jury désignera ses 3 recettes préférées. Ces 3 lauréats seront invités en Ardèche le samedi 3 octobre 2015  pour la grande épreuve finale. Les 9 autres pré-sélectionnés recevront un tablier en coton bio. Durant cette épreuve, chaque lauréat devra cuisiner individuellement un plat imposé dans un temps limité. Après dégustation, le Jury élira le grand gagnant du Concours.
Le gagnant recevra un séjour dans l'hôtel Le Clos des Cîmes créé par le Chef Régis Marcon ainsi qu'un cours privé de cuisine avec le Chef. Le second lauréat se verra offrir un cours de cuisine avec le Chef et le troisième recevra un bon d'achat de 100€ à valoir dans le magasin bio de son choix.

06.08.2015

 

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OGM : quand Paul Moreira empoisonne la vie de Monsanto

OGM : quand Paul Moreira empoisonne la vie de Monsanto | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Avec “Bientôt dans votre assiette (de gré ou de force)”, le journaliste d'investigation signe une remarquable enquête sur les effets dévastateurs du combo “OGM-herbicides”, le cocktail préféré du géant agrochimique américain. Flippant et écœurant. 

 

 

Grand reporter, réalisateur et producteur, le très pugnace Paul Moreira parcourt inlassablement la planète en quête de vérité. Sa spécialité : des documentaires explosifs tournés au long cours sur le trafic d'armes en République Démocratique du Congo, les déchets toxiques en Somalie, la colonisation israélienne en Cisjordanie ou les nouveaux électeurs du Front National. Prix de l'investigation de la SCAM (Société Civile des Auteurs Multimédias) et Prix du Jury Jeune au Figra 2015, l'édifiant “Bientôt dans votre assiette (de gré ou de force)” s'attaque cette fois-ci à Monsanto.

 

Enfants déformés, nappes phréatiques infectées... Le géant agrochimique américain nie être à l'origine d'un terrifiant scandale sanitaire en Argentine, causé par l'utilisation massive et incontrôlée de produits chimiques dangereux sur les zones de cultures trangéniques. Et pourtant... Moreira dénonce en creux les manœuvres des lobbies pro-OGM qui sévissent en toute impunité à l'échelle planétaire et tentent d'imposer leurs semences en Europe.

 

D'où vous est venue cette envie d'enquêter à nouveau sur les OGM ?

Les questions clés de l'agriculture et de la nourriture m'intéressent et j'avais déjà fait un film sur le sujet en 1999. Je trouvais fascinant que Monsanto brevète des plantes au même titre que Microsoft brevète des logiciels. Pour autant, tout en me disant que le futur nous réservait des choses effrayantes, j'étais sans doute passé à côté du sujet à l'époque. Depuis ce film, j'étais cependant resté en éveil. C'est une dépêche d'Associated Press signalant un nombre croissant d'enfants vivant dans les zones agricoles en Argentine et victimes de déformations, qui m'a alerté.

 

 

Votre enquête prend ancrage en Argentine où vous découvrez, caméra à la main, des enfants lourdement handicapés et des familles anéanties... 

Alors que le discours officiel consiste à dire que la culture extensive des OGM ne présente aucun risque sur les humains, ce qu'on voit sur le terrain est assez choquant. On y découvre par exemple des camions d'épandage qui pulvérisent des produits interdits comme l'atravine. Plus généralement, on constate que les herbicides du type Round up ne fonctionnent plus et que les agriculteurs doublent, voire triplent, les produits désherbants pour continuer à produire du maïs ou du soja. C'est un fait largement dissimulé or, il faut savoir que certains de ces produits ont un impact et une rémanence durable sur les nappes phréatiques.

Sur place, mon premier choc a été de découvrir un village de vingt-cinq maisons avec cinq cas d'enfants déformés et malades. Cela m'a heurté en tant qu'homme et que parent… Et encore dans le film, nous n'avons montré que les images “les plus belles” d'une petite fille, qui essayait d'embrasser sa maman. Dans certaines familles, les parents cachent leurs enfants handicapés comme s'ils en avaient honte. Les autorités ont essayé de nier cette réalité dans un premier temps, en évoquant des cas de mariages consanguins, elles ont ensuite fini par la reconnaître devant notre caméra.

 

 

On comprend aussi à quel point les lobbys pro-OGM américains et le Département d'Etat travaillent main dans la main, depuis l'ère Bush, pour imposer leurs semences en Europe notamment.

C'est l'un des découvertes de cette enquête : la puissance des lobbys OGM et les gouvernements américains successifs qui mobilisent tout l'appareil d'Etat en faveur des industries transgéniques. Ils se sont mis au service de Monsanto et des autres. C'est devenu un enjeu économique stratégique, au même titre que le pétrole ou les armes. On en a eu la preuve avec la révélation par Wikileaks de câbles de la diplomatie américaine. Depuis, Obama s'est engagé à mieux étiqueter les produits alimentaires et indiquer la part d'OGM. C'est une mesure normale qui ne devrait pas poser problème. Pourtant, il a en partie échoué. Seul l'Etat du Vermont a réussi à l'imposer, mais il est en but à un méga-procès des industriels qui invoquent le droit au silence et se positionnent sur le terrain des libertés publiques ! C'est du Kafka, ou de la poésie !

   
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En Tunisie, le mouvement naissant d’une permaculture citoyenne

En Tunisie, le mouvement naissant d’une permaculture citoyenne | Des 4 coins du monde | Scoop.it
En Tunisie, des amoureux de la nature ont créé l’association tunisienne de permaculture. Un mouvement naissant encore timide mais qui applique et défend ce mode d’agriculture respectueux de l’environnement, et cherche son positionnement par rapport au politique et au militantisme.

 

Goyavier, citronnier, cerisier, bananier, grenadier, mûrier, figuier, abricotier, amandier… Abdelhamid ose encore déplorer l’absence d’un manguier. Mais fort est le frugivore qui saurait nommer un autre fruit manquant. Des pamplemousses aux kiwis en passant par les kumkats et les avocats, le jardin de ce jeune retraité tunisien ressemble à un véritable paradis du fruit.

Forcément, ça fait des envieux. Des oisillons nichent à l’ombre des branches de l’oranger. Et depuis quelques semaines, Abdelhamid fait face à une invasion de pucerons. C’est pourquoi il a planté des capucines, une plante médicinale connue pour attirer ces nuisibles. « Chaque plante doit avoir deux fonctions minimum », explique le jardinier en passant devant les oliviers, alignés en brise-vent. Et lorsque la nature ne lui offre pas de solutions immédiates, il philosophe devant les limaces qui attaquent ses fraisiers : « La nature est généreuse, on partage le surplus. C’est un autre principe de la permaculture. »

 

La magie de la permaculture

Depuis trois ans, ce n’est pas pour profiter des criques rocheuses du Golfe de Tunis que l’homme se rend, un ou deux jours par semaine, à Sounine. C’est pour cultiver son petit bout de terre, grand d’à peine un millier de mètres carrés : « La magie, c’est ce qu’un tout petit espace peut contenir », glisse-t-il en observant son jardin. La magie, c’est surtout celle de la permaculture, cette démarche qui vise à construire des écosystèmes résilients et durables, basés sur les interactions fertiles du monde vivant.

L’agriculture biologique en est un des premiers piliers, et en la matière, Abdelhamid n’en est plus à son premier compost : système de butte, couverture en paillis du sol, cultures associées… Il maîtrise les techniques naturellement productives : les semis de courge et les plants de tomates sont recouverts de luzerne, une plante fourragère réputée pour sa fertilisation des sols. Et si son hôtel à insectes – « en pension complète » – n’est pas encore achevé, un petit dôme en pierre sert d’abri pour les trois hérissons qu’il a ramenés de Sidi Bouzid.

« Le Fukuoka tunisien »

A l’image du fenouil devant lequel il s’enthousiasme – « une plante vivace qui se régénère toute seule une fois plantée, pas besoin de s’en occuper » –, Abdelhamid recherche une certaine forme d’autonomie à travers la permaculture. Mais c’est aussi une certaine idée de la nature, et de son efficacité propre, qui transparaît dans la justification du choix de cette méthode :

 

Replacer l’intervention humaine dans son meilleur rôle, celui d’organisation de la productivité naturelle : voilà à quoi s’attache toute entreprise permacole. « Tout peut pousser, partout. On peut tout planter, même dans le désert, il suffit juste de créer le bon micro-climat », assure Nessrine, qui reconnaît qu’elle ne s’attendait pourtant pas à trouver de la permaculture en Tunisie. « C’est un concept encore assez nouveau, même en France », raconte l’ancienne étudiante de Sup Agro à Montpellier, rentrée au moment de la révolution de 2010-2011. « Je n’ai jamais entendu parler de permaculture de toutes mes études », concède celle qui s’était spécialisée dans les relations entre les plantes et les micro-organismes. « C’est en travaillant sur un projet associatif d’agriculture urbaine que j’en ai découvert l’existence. »

La permaculture est-elle politique ?

En mai 2013, pour fédérer les quelques initiatives éparses sur le territoire national, l’association tunisienne de permaculture est créée autour des premières fermes recensées. « On a découvert une ferme à 5 km de Sounine, une autre à Kairouan, etc. C’est internet qui nous a réunis », dit Samir, le troisième compère de la bande. L’association compterait aujourd’hui une vingtaine de membres, « et notre page Facebook est suivie par un millier de personnes », dit Samir. Suffisant pour exister dans le mouvement de la société ? Pas sûr, en fait, que ce soit l’objectif.

Logo de l’association tunisienne de permaculture

Car la question du positionnement politique du mouvement des permaculteurs tunisiens crée le malaise. « Il n’y a pas d’obligation d’avoir une arrière-pensée politique pour vivre comme un paysan », assène Samir. Celui qui travaille comme financier dans une banque publique précise : « Je ne vois pas la permaculture comme un outil du vivre-ensemble. Je cherche à faire du bien à mon terrain et à le protéger des menaces. J’aime le sol, les arbres et la nature, et je ne supporte pas leur dégradation. Mon idée est de revenir à un certain âge d’or de l’état de nature. »

De son côté, Abdelhamid appréhende tout de même « un modèle de développement qui est dans l’impasse » : « On dilapide des sources d’énergie qui auront disparu dans trente ans. Aujourd’hui, on change de téléphone tous les deux ans, et même des enfants de six ans en ont. Il y a dix ans, les Tunisiens n’avaient pas de portable. » Pourtant, celui que ses pairs ont surnommé « le Fukuoka tunisien » [du nom d’un des fondateurs du concept, Masanobu Fukuoka, ndlr], n’envisage pas de rapport de force plus collectif : « Ce n’est pas lutter dans le sens des années 70 – j’ai été gauchiste, normal, j’étais étudiant ! – une opposition frontale ne mène à rien. Ce qu’il faut, c’est changer sur le terrain. »

De gauche à droite, Samir, Abdelhamid et Nesrine

Samir surrenchérit : « Il y a un proverbe qui dit : ‘Au lieu d’insulter l’ombre, il vaut mieux allumer une bougie’. On n’est pas dans l’idéologie, on est dans l’action. On ne s’inspire pas du marxisme, la priorité est de ne pas faire de mal à la nature. » Seule Nessrine revendique une approche plus militante : « La permaculture est une révolution déguisée en jardinage. » Mais elle est reprise par Samir : « Nous avons aujourd’hui le même contexte post-révolutionnaire en Tunisie et à qui profitent toujours ces révolutions ? Aux élites d’avant. »

Comme le rappelle Graham Burnett dans son introduction à la permaculture, « la permaculture a désormais probablement autant de définitions qu’elle a de praticiens ». Difficile alors d’en faire un mouvement univoque dans une société tunisienne où le mouvement écologiste ne se reconnaît pas en tant que tel. A l’image de cette bande aux profils générationnels et socio-professionnels très variés, Nessrine croit à une « grande biodiversité dans le rapport au politique. Chacun est libre de faire ce qu’il veut. » Samir, lui, n’en démord pas : « Les permaculteurs n’ont pas vocation à être des militants écologistes. On peut être de droite et permaculteur. »

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Les Français sont de plus en plus engagés dans la consommation responsable

Les Français sont de plus en plus engagés dans la consommation responsable | Des 4 coins du monde | Scoop.it
INFOGRAPHIES - En hausse constante ces dernières années, le marché de la consommation responsable séduit de plus en plus de Français. Une étude menée par l'Observatoire de la consommation responsable dévoile leur l'appétence pour les oeufs bio, le covoiturage ou les énergies renouvelables.

 

Alimentation bio, commerce équitable, financement participatif... la consommation responsable touche de plus en plus de monde. À l'appui, un rapport mené par l'Observatoire qui y est dédié montre que les Français sont sensibles aux problématiques de la limitation des ressources et de la qualité de vie collective. Si les pompes à chaleur et l'emploi des transports en commun ont moins eu la cote en 2014 que l'année précédente, la production d'énergie via les éoliennes ou l'achat de biodiesel fait aujourd'hui partie intégrante des modes de consommation des Français. Retour sur ce vaste marché en quelques chiffres. 

• 16% de croissance

Le commerce équitable poursuit sa croissance avec 16% de progression en 2014. Café, sucre, riz... les aliments soutiennent largement ce secteur évalué à 499 millions d'euros tout confondu l'année dernière. 

Les produits équitables sont principalement présents dans les grandes surfaces, avec près de 40% du chiffre d'affaires du secteur issu de la vente en grande distribution. 

• 1,1 million d'hectares 

Voici la totalité des surfaces cultivées en bio. Avec une croissance de 10% entre 2013 et 2014, le marché du bio est en très bonne santé. 

Près de 9 Français sur 10 ont consommé au moins une fois des produits issus de l'agriculture biologique, selon un sondage cité dans le rapport. Seuls 12% des personnes sondées déclarent ne jamais y avoir touché, contre 46% en 2003. Un vrai grand écart. L'oeuf est le produit le plus consommé en bio, autrement dit les consommateurs optent pour des oeufs produits en France, selon le mode de production fermier. La vente d'oeufs «conventionnels» a baissé de 3% en volume en 2014, contre une progression de 8% pour le bio. L'eau du robinet est également plus appréciée que les années précédentes: 7 Français sur 10 affirment qu'ils sont satisfaits de sa qualité. 

• 16,2 terawatt-heure

Ce chiffre correspond à la production éolienne de l'année passée. Le réseau éolien français se développe doucement: en 2014, il a crû de près de 7%, représentant ainsi 3,7% de la production électrique nationale. À l'origine de cette progression, une simplification du cadre réglementaire qui entoure l'achat d'éolien. 

• 1er pays du classement

Champions d'Europe de consommation de biodiesel, les Français. Si la consommation de biocarburants a diminué ces derniers temps à l'échelle européenne, ce recul est en grande partie dû à la chute de la consommation de l'Espagne. Avec sa loi de finances, la France affiche l'objectif le plus ambitieux d'incorporation d'agrocarburants dans les carburants traditionnels, soit 7,7% . 

Par ailleurs, les ventes de vélos électriques ont nettement augmenté en 2014, avec 77.500 pièces vendues. Le réseau TER a perdu des voyageurs: leur nombre par kilomètre a diminué de près de 4% entre 2013 et 2014.

• 10 millions

C'est le nombre de membres de BlaBlaCar. Un chiffre qui a doublé entre 2013 et 2014, et qui permet à la plateforme de faire 200% de croissance par an. L'autopartage comme l'Autolib's'ajoute aux solutions de mobilité partagée à succès puisque son marché est évalué à 937 millions de dollars dans le monde entier et pourrait atteindre 6,2 milliards de dollars en 2020. Même chose pour le vélopartage. L'année 2014 a vu le réseau Vélib' consolider son succès. 

• Multipliés par 2...

... les fonds récoltés par financement participatif en France entre 2013 et 2014. Via des plateformes comme Ulule ou KissKissBankBank, 152 millions d'euros ont été collectés en 2014 permettant à une multitude de projets de voir le jour, selon le Baromètre du Crowdfunding 2014. La communauté de contributeurs de ces dons, prêts ou prise de participation a elle aussi doublé en un an pour atteindre 1,3 million de personnes. Six Français sur dix considèrent même ce mode «de financement comme une façon durable et pérenne de financer l'économie», selon les termes du rapport. De quoi encourager les porteurs de projets!

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Pain bio ou pétri de chimie, pâtisserie industrielle ou artisanale : comment reconnaître une bonne boulangerie ?

Pain bio ou pétri de chimie, pâtisserie industrielle ou artisanale : comment reconnaître une bonne boulangerie ? | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Comment déceler que des pâtisseries sont industrielles, même si elles sont vendues dans des boulangeries artisanales ? Comment reconnaître des baguettes gonflées aux produits chimiques, ou qui arrivent congelées de Pologne ? Où dénicher des pains pétris avec de la farine bio et locale… Difficile de s’y retrouver en matière de boulangerie ou de pâtisserie ! Basta ! est allé à la rencontre de trois boulangeries pour tenter de comprendre à quoi correspondent les différents labels et comment se fabrique un pain de bonne qualité, respectueux de l’environnement... et du métier de boulanger. Réponse en cinq questions.

Des terminaux de cuisson qui ont pignon sur rue ; des grandes surfaces qui vendent du pain chaud toute la journée, une baguette à 39 centimes d’euros ou du pain artisanal ; des entreprises industrielles qui abreuvent le marché de produits parfois standardisés ; des franchises qui connaissent un véritable âge d’or ... et de petites boulangeries artisanales subissant de plein fouet la concurrence.

La boulangerie française est en pleine mutation. Que certains qualifient de crise. On compte actuellement 32 000 entreprises de boulangerie-pâtisserie, auxquelles il faut ajouter les grandes surfaces qui vendent du pain « frais ». Certaines ont ouvert plusieurs points de vente. Une concentration des enseignes dans un secteur qui continue, malgré tout, à employer plus de 160 000 personnes. Mais les petites boulangeries sont touchées de plein fouet. Elles doivent souvent s’adapter... ou disparaître.

 

Dans ce contexte, le consommateur est placé devant des choix multiples. Où les apparences sont parfois trompeuses. En dehors du goût, comment peut-on savoir si le pain acheté est de bonne qualité ? Comment s’assurer que les viennoiseries et les pâtisseries sont faites maison ? Quelles sont les conditions de travail ? Voilà quelques-unes des questions auxquelles nous tentons de répondre, à partir des témoignages de trois boulangers et du directeur de la formation de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie Française.

 Question n°1 : Comment savoir si le pain, les pâtisseries et les viennoiseries sont faits maison ou dans une usine agroalimentaire ?

Des croissants qui ont tous la même forme. Des tartelettes au citron qui ressemblent à des clones, parfaitement calibrées... Les produits industriels ont franchi la porte des boulangeries artisanales. Des fonds de tartes à garnir aux pâtes feuilletées pour les galettes des rois, en passant par des pâtisseries et des viennoiseries toutes faites, prêtes à être décongelées ou cuites, certains boulangers « artisanaux » font appel aux services d’industriels pour garnir leur boutique. « Certains sortent les pâtisseries le soir, dans leur vitrine, le matin elles sont décongelées, raconte un boulanger. Ces boulangeries se font livrer dans des cartons blancs, pour ne pas éveiller la suspicion du consommateur. »


« Si une vitrine est garnie toute la journée, c’est suspect, estime Sébastien Defay, boulanger à Gréville-Hague, dans le Cotentin. Cela implique d’avoir toute une armada d’employés, aux horaires surchargés. » Ou de recourir à des produits industriels : au moins 25% des viennoiseries vendues dans les boulangeries artisanales seraient d’origine industrielle [1]. Le boulanger réduit ainsi sa masse salariale. Mais le calcul économique n’est parfois pas vraiment avantageux... « Parmi nos adhérents, un de nos boulangers achetait des croissants industriels à 27 centimes d’euros, pour les revendre à 90 centimes, raconte Hervé Besnoit-Gironière, directeur de la formation de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française. En réorganisant sa méthode de travail, en utilisant mieux le froid et en les concevant une seule fois par semaine, il a réussi à les fabriquer lui-même, pour un coût de sept centimes l’unité. »

L’appellation pâtissier n’est pas contrainte par le fait-maison

Dans leur boulangerie normande, Sébastien et Sophie Defay ont choisi d’adapter leur production à leurs capacités de travail et de tout faire maison, jusqu’à la confiture qui vient garnir le Grévillais, leur spécialité en pâte feuilletée. Au centre de ce processus artisanal, il y a la congélation (-18°C) et la surgélation (-21°C). Elles permettent de stocker une partie de la production, avant ou après cuisson, pour mieux la répartir les jours d’ouverture. Plus besoin de fabriquer des croissants ou des pains au chocolat tous les jours. La congélation sert aussi à créer des pâtisseries avec des mousses ou des coulis. Le respect de la chaîne du froid et la qualité des produits sont contrôlés par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Tout produit qui a été décongelé après avoir été cuit doit porter une petite icône.

 

Selon la réglementation, un pâtissier n’est pas tenu de produire tout sur place. Difficile pour le client de s’y repérer. A l’inverse, pour le pain, l’appellation Artisan boulanger n’est décernée qu’aux entreprises qui le fabriquent sur place, du pétrissage de la pâte jusqu’à sa cuisson. Ce qui explique que de nombreux points de vente, comme les enseignes Paul ou la Mie Câline, n’utilisent pas le terme « boulangerie ». Cette appellation est donc un bon moyen pour savoir si son pain est fabriqué sur place. Pour la viennoiserie, un label « Fait maison » a été mis en place. Enfin, de nombreuses franchises de boulangerie proposent des pains fait-maison mais avec des pâtisseries industrielles... Au client de se renseigner !

 Question n°2 : Comment reconnaître un pain traditionnel ou bio d’une baguette gonflée aux produits chimiques ?

Un bon pain se fabrique avec des matières premières de qualité. Le choix de la farine, par exemple, influe sur le goût, la couleur et la consistance du pain. A la Conquête du pain, à Montreuil (Seine-Saint-Denis), c’est une farine bio d’un meunier de la Marne qui a été choisie. Écrasée sur meule, elle est plus riche en enzymes et en ferments. 35% plus chère qu’une farine non bio, elle est issue de blés cultivés sans insecticides, herbicides ou engrais chimiques. La présence de résidus chimiques dans le pain est donc réduite. Même choix pour la boulangerie La Falue, à Caen, qui travaille avec des farines bio peu raffinées pour obtenir des pains complets ou semi-complets, aux apports nutritionnels plus élevés par rapport au pain blanc. Cela lui permet d’être labellisée « bio ». Un label facile à repérer pour le consommateur et contrôlé au moins une fois par an.


Ailleurs, la farine blanche d’une baguette classique peut contenir des additifs (naturels ou synthétiques), joliment nommés « améliorants », directement intégrés par le meunier. On trouve de l’acide ascorbique (E300) ou du gluco-oxydase pour donner de la force aux pâtes, ou de la lécithine de soja (E322) et des mono et glycérides d’acides gras (E472) qui gonflent le volume et retarde le durcissement du pain. Autant de composants chimiques qui sont censés faciliter le travail du boulanger. « Cela évite les cloques ou le séchage », indique Sébastien Defay. Mais ces composants se retrouvent dans nos assiettes ! « Avec ce qu’il y a déjà dans les champs des paysans et dans les silos des meuniers, pas besoin d’en rajouter », estime Dominique Gosselin, le gérant de la coopérative La Falue. Pour éviter les additifs chimiques, le consommateur peut choisir le pain dit de « tradition ». Sa composition est encadrée par un décret, qui lui impose également de ne pas subir de surgélation.

Laisser le temps à la pâte de se former

Enfin, pour faire lever la farine et l’eau, les boulangers utilisent soit du levain, soit de la levure de boulanger. « Avec de la levure de boulangerie, la pâte a un très fort développement, explique Dominique Gosselin. En apparence, le pain est volumineux, mais en fait, il est moins dense. » Inconvénient pour le levain, il exige un pétrissage lent et une longue fermentation, pour « laisser le temps à la pâte de se former ». Le levain donne une plus haute acidité au pain, ce qui facilite la digestion, car la fermentation est plus aboutie. « Cela dépend du goût que tu souhaites donner à ton pain, estime Pierre, de la Conquête du Pain. Une baguette tradition avec un goût acide, ce n’est pas terrible. »


Levure ou levain, c’est la fermentation ou la pousse – la période pendant laquelle la pâte repose – qui est essentielle pour la qualité du pain. A La Falue, elle dure en moyenne sept heures. Les boulangeries de Montreuil et Gréville utilisent des chambres de pousse – des frigos – qui ralentissent la fermentation pour mieux maîtriser le processus de fabrication. Plus la fermentation est longue, plus le pain lève et est alvéolé, plus les arômes se diffusent. Dans certaines boulangeries, ce temps est réduit au minimum, parfois trois heures (à comparer avec les 18h d’un artisan boulanger dans le Morbihan), afin de produire le plus possible. Certains ajoutent du sel, ce qui réduit le temps de fermentation, mais nuit à la santé du consommateur. Là aussi, un pain de tradition donne au consommateur un repère : sa fermentation a duré au minimum cinq heures.

 Question n°3 : Quid des conditions de travail et de la pénibilité dans les métiers de boulangerie ?

Un pain de qualité peut être fabriqué dans de mauvaises conditions de travail ! Pour avoir des vitrines toujours remplies, la pression est grande sur les ouvriers ou les apprentis, parfois exploités. De même, un boulanger industriel peut parvenir à de bons produits... grâce à un travail mécanisé, à la chaîne et répétitif. Enfin, certaines franchises de boulangeries, qui produisent parfois un pain de très bonne qualité, concurrencent fortement les petites boulangeries de plus petites tailles installées aux alentours [2]. « On sait que dans l’une de ces enseignes, il y a un turn-over du personnel de vente hallucinant », indique Hervé Benoist-Gironière.

En 50 ans, le travail de boulanger est devenu moins pénible. « Les chambres de pousse permettent de maîtriser la fermentation et de mettre le pain à notre disposition, plutôt que d’être à la disposition du pain », constate Sébastien Defay. Grâce à cette technique, le boulanger n’est plus obligé de tout faire la nuit. Il prépare son pain la veille, le stocke dans les chambres de pousse, dont la température est ajustée afin qu’il soit prêt à 5h00 du matin, pour être cuit. Un investissement de plus de 13 000 euros pour mieux répartir la charge de travail et gagner quelques heures de sommeil, tout en garantissant un pain de qualité.

 

Ce choix matériel, la coopérative La Falue, à Caen, ne l’a pas fait. Ses six boulangers travaillent de nuit, et sans chambre de pousse. Mais le travail collectif qu’ils ont choisi permet une organisation plus souple. « Nous n’avons pas un seul salarié qui ne sache faire qu’une seule chose, explique Dominique Gosselin. Notre fonctionnement collectif oblige à être attentif à l’autre, à mettre en valeur le travail réalisé, ou pallier les faiblesses... C’est pour cela que notre pain n’a pas le même goût. » A La Falue, pas de vendeurs attitrés : le comptoir donne directement sur l’atelier, et c’est le boulanger présent ce jour-là qui interrompt son travail pour servir le client.

Des coopératives qui favorisent la créativité

On retrouve cette organisation collective à la Conquête du pain, à Montreuil. Créée en 2010, la boulangerie a choisi d’être une entreprise autogérée, où les neuf employés prennent les décisions en assemblée générale hebdomadaire, sans l’aval d’un patron. « Notre organisation nous permet d’être plus inventifs, de faire des essais, de valoriser par exemple les compétences artistiques de certains de nos employés, souligne Pierre. Dans une boulangerie conventionnelle, il faut que le patron soit le créateur. » 

Car si tous les boulangers partent des mêmes ingrédients, tout l’art du métier est de créer un produit unique. « Chaque boulanger a une signature en fonction de la qualité, de la couleur du pain, et de la gamme qu’il va fournir à ses clients », indique Hervé Benoist-Gironière. Une créativité essentielle pour pouvoir concurrencer les plus grosses structures, qui bénéficient d’économies d’échelle. « La boulangerie française est figée, estime Dominique Gosselin. Les céréaliers ont recherché la simplicité et la rentabilité. Souvent, les meuniers aident les boulangers dans leur installation, mais en échange, le boulanger doit lui acheter telle ou telle farine... ». Et certains produits sont calibrés et codifiés.

 

Les choix structurels de la Conquête du pain et de La Falue s’accompagnent d’une vraie répartition des bénéfices. A La Falue, les salaires se situent entre 1200 et 1600 euros nets, et à la fin de l’année, un tiers du résultat est reversé aux salariés. A la Conquête du pain, la base salariale est la même pour tous : 1350 euros/net pour 35h. « En ce moment, on s’interroge pour pouvoir compenser la pénibilité des tâches de certains d’entre nous, précise Pierre. Le travail du boulanger est physique. Celui de vendeur n’est pas forcément très gratifiant. » Comment proposer un système juste et égalitaire de rémunérations ?

 Question n°4 : Quel bilan carbone et quel impact sur l’environnement ?

39 centimes d’euros la baguette ! C’est le prix affiché en février dernier par le hard-discount Dia. « Ces bâtons congelés viennent de Pologne et sont ensuite cuits dans les fours du hard-discount », explique Hervé Benoist-Gironière. Un produit qui n’a rien à voir, en terme de qualité, avec les traditions de nos trois boulangers. Et avec un bilan carbone catastrophique ! Savoir si son pain est bon pour l’environnement est une question qui commence à émerger parmi les priorités de certains clients et boulangers. Les blés ont-ils été traités ? Combien de kilomètres a parcouru la farine ? Dans quel type d’emballage est vendu le pain ?

 

« On aimerait réduire la distribution de nos emballages en papier kraft, avance Dominique Gosselin. On peut faire payer le sac distribué, pour inciter le client à rapporter son sac. Mais nous ne sommes pas en position dominante comme peut l’être une grande surface. Il faut du temps pour faire changer les comportements. » Le circuit de production peut en tout cas être un argument à mettre en avant. « Aujourd’hui, le boulanger pâtissier est le plus court circuit de production qu’on imagine en artisanat, estime Hervé Benoist-Gironière. La farine est de plus en plus régionale, grâce à de petits meuniers. Il faut que les boulangers communiquent sur le bilan carbone de leurs produits. Ma baguette coûte tant, parce que j’utilise tel produit, etc. Les consommateurs jugeront ! C’est un axe de progrès à travailler. »

 Question n°5 : Quel est le juste prix ?

Le juste prix du pain dépend des différents critères évoqués ci-dessus. Est-il fait maison ? Les matières premières sont-elles bio et locales ? Le temps de la fermentation a-t-il été respecté ? Combien d’ouvriers travaillent dans la boulangerie par rapport aux quantités produites ? Le prix d’un pain doit aussi être ramené au kilo et à sa consistance. Un pain bio peut souvent paraître plus cher. Mais à volume égal, son poids est plus élevé et sa mie plus compacte. Donc on peut en manger moins. Au final, la différence de prix est plus faible...

Mais qualité ne rime pas forcément avec prix élevés. A la Conquête du pain, « des tarifs de crise » ont été mis en place pour les clients qui en font la demande. « Parce que nous ne voulons pas que la qualité soit réservée à une élite. » La baguette passe à 0,75 euros, contre 1 euro habituellement. Mais l’engagement social de la boulangerie ne s’arrête pas là. Du pain est livré aux migrants de la Chapelle, à Paris, ou à des mouvements de solidarité aux Kurdes. Une implication dans la vie sociale et locale rendue possible grâce à certains choix : les produits laitiers utilisés dans la pâtisserie ne sont par exemple pas bio. De quoi maintenir des prix classiques, et garantir une marge économique suffisante pour pouvoir en redistribuer à ceux qui en ont besoin. Loin des logiques industrielles !


« Une démarche de boulangerie la plus artisanale possible aura forcément un prix plus élevé... ou une marge plus faible pour le boulanger », estime Dominique Gosselin. A La Falue, pour garantir des prix du marché tout en étant bio, la coopérative a décidé de se fixer des salaires modérés. Car les bonnes matières premières coûtent chères. Le savoir-faire artisanal, avec un minimum d’outils industriels, exige du temps, donc de l’argent. Mieux vaut ne pas chercher à tirer les prix vers le bas. A défaut, le savoir-faire artisanal du boulanger-pâtissier risque de s’affaiblir, et ses fabrications d’être de plus en plus standardisées.


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Fruits et légumes en circuit court type AMAP les moins chers du marché

Fruits et légumes en circuit court type AMAP les moins chers du marché | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Consommer en bio et en circuit court, c'est s'économiser le porte-monnaie, la santé, et rendre service à l'économie locale. Étude des Paniers Marseillais.

 

Une étude menée en France par l’association des Paniers Marseillais, un réseau de distribution de paniers de légumes et de fruits issus de l’agriculture biologiques vendus en circuits courts solidaires sans intermédiaire, montre qu’à volume et type de produits égaux, le panier circuit court est gagnant en prix par rapport à tous ses concurrents.

Circuit court : 30 % moins cher qu’en hypermarché

L’étude, menée pendant un an, a consisté à comparer les prix des fruits et légumes contenus dans le panier avec celui pratiqué pour le même volume et les même types de produits en supermarché bio, auprès d’un grand distributeur de produits issus de l’agriculture biologique et dans un hypermarché avec des produits issus de l’agriculture conventionnelle.

Résultat : les prix les moins chers sont ceux du panier de circuit court solidaire sans intermédiaire. La différence est notable : deux fois moins cher que dans un magasin spécialisé dans le bio ; 30 % moins cher que dans un hypermarché, pour les légumes conventionnels, ou que les grands distributeurs vendant des produits bio.

Une économie de 217 euros sur l’année

Derrière l’exercice de communication du panier marseillais, une réalité : mieux consommer, local, bio, sans intermédiaire, est dans l’intérêt de tous. Le panier moyen permet ainsi de réaliser, à produits et en quantités comparables (mais non bio) achetés en hypermarché 217 euros d’économie sur l’année.

« Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, et pourquoi ne pas payer pour se ruiner la santé », pourrait être la conclusion, ironique, du rapport. Plus sérieusement, l’eurodéputée Michèle Rivasi (Vert, Sud-Est) en conclut que le bio n’est pas réservé aux personnes de catégories sociales supérieurespouvant se permettre de « payer le prix ». Elle relève que les paniers marseillais sont implantés dans les quartiers populaires de Marseille et diffusent aussi sur les campus étudiants.


Elle souligne aussi « que l’étude de prix réalisée ne prend pas en compte le coût des dommages environnementaux et sanitaires collatéraux causés par l’agriculture industrielle conventionnelle : pollution des sols et des nappes phréatiques, disparition des insectes pollinisateurs, maladies liées à la malbouffe… »

Comment favoriser les circuits courts en France ?

Michèle Rivasi déclare à consoGlobe : « Ces circuits introduisent beaucoup de lien humain. Il faut pour les développer une politique draconienne pour maintenir les terres agricoles. Toute zone commerciale doit être compensée par le maintien du double en zones agricoles. Il faut faire des zones vertes à proximité des villes où on encourage ce type d’agriculture. Donc il faut aussi encourager les élus à acheter des terres agricoles, ce qui pourrait aider à favoriser l’installation de jeunes agriculteurs


Donc il faut une politique du foncier, mais il faut aussi inciter la coopération entre agriculteurs et favoriser l’agriculture bio : il y a beaucoup d’aides pour l’agriculture conventionnelle, mais, ce qu’on sait moins, peu sur le bio. Or, tous ces circuits courts sont en agriculture bio ou en agriculture paysanne avec très peu de pesticides. »

 

 

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Live Earth: Morrissey veut des concerts végétariens pour le climat

Live Earth: Morrissey veut des concerts végétariens pour le climat | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Grand défenseur des animaux, le chanteur Morrissey, a demandé que les concerts Live Earth contre le changement climatique deviennent végétariens. Dans une lettre à l'ancien vice-président américain Al Gore, organisateur de ces concerts, le chanteur britannique fait valoir qu'une alimentation sans viande émet moins de gaz à effet de serre qu'un menu carné.

 

«Servir de la viande et des laitages à un événement dédié à la lutte contre le changement climatique c'est comme vendre des pistolets à un rassemblement anti-armes», explique Steven Morrissey dans un courrier publié mercredi par l'association People for the Ethical Treatment of Animals (PETA). «Votre responsabilité est d'alerter les gens sur cette crise, et pas de vendre ceux qui en sont responsables», a-t-il ajouté.

 

 

«Ne pas servir de viande du tout» 

«Je ne veux pas dire proposer une option de menu végétarien, je veux dire ne pas servir de viande du tout. Sinon l'événement n'aurait aucun sens, ce serait du "greenwashing"» (écoblanchiment), soutient-il. Le chanteur, auteur en 1985 avec son ancien groupe The Smiths d'un album intitulé Meat is Murder (la viande est un meurtre), demande que tous les endroits où il se produit soient végétariens. Il avait quitté une fois la scène du festival Coachella en Californie après avoir senti l'odeur d'un barbecue.

 

Al Gore s'est associé au chanteur du tube Happy Pharrell Williams pour organiser des concerts sur tous les continents le 18 juin destinés à mobiliser l'opinion publique dans la perspective d'un accord global sur le climat en décembre à Paris. Al Gore, ex-lauréat d'un Prix Nobel de la paix pour son activité en faveur du climat, serait lui aussi devenu végétarien.

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