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Perturbateurs endocriniens : l'UFC-Que choisir alerte sur la composition des produits cosmétiques et d'hygiène

L'UFC-Que Choisir a mené l'enquête sur la présence de perturbateurs endocriniens (PE) dans les produits cosmétiques et d'hygiène. Au total, 66 produits de grande consommation ont été passés au crible.

 

 Et selon l'association des consommateurs, les résultats sont alarmants : "Alors même que ces molécules peuvent avoir un effet hormonal à des concentrations infimes, certains fabricants continuent à les incorporer dans les produits cosmétiques. Sur le dentifrice Colgate Total nos mesures ont révélé une teneur en triclosansusceptible d'effet sur la thyroïde. Quant au gel douche Nivea « Water lily & oil », nous y avons trouvé dupropylparaben à une dose supérieure à la recommandation du Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs (CSSC)".

Les PE sont présents dans les produits de cosmétique et d'hygiène en tant que conservateurs, antibactériens, filtres solaires mais aussi émollients. L'UFC-Que choisir dénonce leur omniprésence dans les produits, sachant que les multi-expositions à une même molécule ou à deux molécules présentant les mêmes effets augmente les risques.

Pour le triclosan, "nous avons trouvé des teneurs acceptables sur les dentifrices et les déodorants pris isolément, mais qui atteignent un niveau de risque significatif pour une utilisation combinant les deux produits. Le problème est encore plus marqué dans le cas du propylparaben, retrouvé dans pas moins de 9 familles de produits cosmétiques et d'hygiène (1 déodorant, 1 shampoing, 1 dentifrice, 1 bain de bouche, 2 gels douche, 6 laits corporels, 3 crèmes solaires, 3 rouges à lèvres, 4 fonds de teint, 4 crèmes visage…)".

L'association demande donc à la commission européenne, qui planche sur une révision de sa stratégie sur les perturbateurs endocriniens, "de diligenter des recherches indépendantes sur l'impact de ces molécules sur le long terme, et en application du principe de précaution, de renforcer sans plus attendre le cadre réglementaire en prenant en compte l'effet cocktail de ces molécules dans l'évaluation de la toxicité des produits" et de rendre obligatoire l'étiquetage "sur la composition réelle de leurs produits, et de retirer de leurs formulations les molécules ayant des effets de perturbateurs endocriniens avérés ou suspectés, afin de réduire les quantités totales auxquelles sont exposés les consommateurs".

 

 

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Dans divers pays, des gens prennent la parole, se mobilisent ; des choses bougent. Restons à l'écoute.
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Solutions locales pour un désordre global

"Solutions locales pour un désordre global" reportage de Marie-Monique Robin

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Fruits et légumes en circuit court type AMAP les moins chers du marché

Fruits et légumes en circuit court type AMAP les moins chers du marché | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Consommer en bio et en circuit court, c'est s'économiser le porte-monnaie, la santé, et rendre service à l'économie locale. Étude des Paniers Marseillais.

 

Une étude menée en France par l’association des Paniers Marseillais, un réseau de distribution de paniers de légumes et de fruits issus de l’agriculture biologiques vendus en circuits courts solidaires sans intermédiaire, montre qu’à volume et type de produits égaux, le panier circuit court est gagnant en prix par rapport à tous ses concurrents.

Circuit court : 30 % moins cher qu’en hypermarché

L’étude, menée pendant un an, a consisté à comparer les prix des fruits et légumes contenus dans le panier avec celui pratiqué pour le même volume et les même types de produits en supermarché bio, auprès d’un grand distributeur de produits issus de l’agriculture biologique et dans un hypermarché avec des produits issus de l’agriculture conventionnelle.

Résultat : les prix les moins chers sont ceux du panier de circuit court solidaire sans intermédiaire. La différence est notable : deux fois moins cher que dans un magasin spécialisé dans le bio ; 30 % moins cher que dans un hypermarché, pour les légumes conventionnels, ou que les grands distributeurs vendant des produits bio.

Une économie de 217 euros sur l’année

Derrière l’exercice de communication du panier marseillais, une réalité : mieux consommer, local, bio, sans intermédiaire, est dans l’intérêt de tous. Le panier moyen permet ainsi de réaliser, à produits et en quantités comparables (mais non bio) achetés en hypermarché 217 euros d’économie sur l’année.

« Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, et pourquoi ne pas payer pour se ruiner la santé », pourrait être la conclusion, ironique, du rapport. Plus sérieusement, l’eurodéputée Michèle Rivasi (Vert, Sud-Est) en conclut que le bio n’est pas réservé aux personnes de catégories sociales supérieurespouvant se permettre de « payer le prix ». Elle relève que les paniers marseillais sont implantés dans les quartiers populaires de Marseille et diffusent aussi sur les campus étudiants.


Elle souligne aussi « que l’étude de prix réalisée ne prend pas en compte le coût des dommages environnementaux et sanitaires collatéraux causés par l’agriculture industrielle conventionnelle : pollution des sols et des nappes phréatiques, disparition des insectes pollinisateurs, maladies liées à la malbouffe… »

Comment favoriser les circuits courts en France ?

Michèle Rivasi déclare à consoGlobe : « Ces circuits introduisent beaucoup de lien humain. Il faut pour les développer une politique draconienne pour maintenir les terres agricoles. Toute zone commerciale doit être compensée par le maintien du double en zones agricoles. Il faut faire des zones vertes à proximité des villes où on encourage ce type d’agriculture. Donc il faut aussi encourager les élus à acheter des terres agricoles, ce qui pourrait aider à favoriser l’installation de jeunes agriculteurs


Donc il faut une politique du foncier, mais il faut aussi inciter la coopération entre agriculteurs et favoriser l’agriculture bio : il y a beaucoup d’aides pour l’agriculture conventionnelle, mais, ce qu’on sait moins, peu sur le bio. Or, tous ces circuits courts sont en agriculture bio ou en agriculture paysanne avec très peu de pesticides. »

 

 

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Live Earth: Morrissey veut des concerts végétariens pour le climat

Live Earth: Morrissey veut des concerts végétariens pour le climat | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Grand défenseur des animaux, le chanteur Morrissey, a demandé que les concerts Live Earth contre le changement climatique deviennent végétariens. Dans une lettre à l'ancien vice-président américain Al Gore, organisateur de ces concerts, le chanteur britannique fait valoir qu'une alimentation sans viande émet moins de gaz à effet de serre qu'un menu carné.

 

«Servir de la viande et des laitages à un événement dédié à la lutte contre le changement climatique c'est comme vendre des pistolets à un rassemblement anti-armes», explique Steven Morrissey dans un courrier publié mercredi par l'association People for the Ethical Treatment of Animals (PETA). «Votre responsabilité est d'alerter les gens sur cette crise, et pas de vendre ceux qui en sont responsables», a-t-il ajouté.

 

 

«Ne pas servir de viande du tout» 

«Je ne veux pas dire proposer une option de menu végétarien, je veux dire ne pas servir de viande du tout. Sinon l'événement n'aurait aucun sens, ce serait du "greenwashing"» (écoblanchiment), soutient-il. Le chanteur, auteur en 1985 avec son ancien groupe The Smiths d'un album intitulé Meat is Murder (la viande est un meurtre), demande que tous les endroits où il se produit soient végétariens. Il avait quitté une fois la scène du festival Coachella en Californie après avoir senti l'odeur d'un barbecue.

 

Al Gore s'est associé au chanteur du tube Happy Pharrell Williams pour organiser des concerts sur tous les continents le 18 juin destinés à mobiliser l'opinion publique dans la perspective d'un accord global sur le climat en décembre à Paris. Al Gore, ex-lauréat d'un Prix Nobel de la paix pour son activité en faveur du climat, serait lui aussi devenu végétarien.

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A Lille, des solutions pour lutter contre le gaspillage alimentaire

A Lille, des solutions pour lutter contre le gaspillage alimentaire | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Moins de déchets, plus de recyclage. Alors que le Sénat vient de voter la loi autorisant les supermarchés à donner leurs invendus à des associations caritatives, la métropole lilloise est un bon exemple d’espace où plusieurs acteurs se sont lancés dans la course au zéro déchet, ou du moins au déchet « utile ». Entre services publics et initiatives citoyennes, nous sommes allés à la rencontre de ces militants du détritus.

Halte au gaspillage : ce qui est jeté n’est pas forcément perdu

L’huile des frites qui fait rouler un bus ? C’est l’un des projets actuellement mené par l’entreprise nordiste Gecco, fondée en 2007 par Julien Pilette. « L’idée c’est de récupérer toutes les huiles de friture, dans les restaurants et les usines de la région, pour en faire du biodiesel », explique son fondateur. Pour une région où les moules-frites sont reines, l’idée semble viable.

Mais le projet avance doucement : « Pour le moment nous sommes encore à l’étape du prototype, en collaboration avec la faculté des sciences. On devrait avoir fini à la fin de l’année », précise Julien Pilette. Pour lui et son équipe de 8 personnes, il s’agit bien là d’une « idée unique, pour inciter à consommer et produire localement », mais aussi d’une « innovation sociale », puisque l’entreprise embauche déjà dans des entreprises d’insertion du bassin minier et de la métropole lilloise.

 

La métropole lilloise qui l’a d’ailleurs peut-être inspiré en partie, puisque l’ensemble de la flotte de bus roule au biogaz, et ce depuis 2007 également. Si la technique diffère la volonté est similaire : utiliser les déchets alimentaire de la métropole (cantines scolaires, établissements hospitaliers…) pour en faire un carburant. « En 2014, nous avons recyclé 4578 tonnes de déchets alimentaires, sur toute la métropole », explique-t-on à la Communauté urbaine.

Du côté de Littoral-Métropole-Assainissement, qui travaille en partenariat avec CVO et la LMCU pour produire ce gaz, on se plaît à rappeler l’origine de cette collecte : « Au départ on appelait ça les bennes à cochons, parce que tout ce qu’on ramassait était destiné aux cochons. Ça a un peu changé… »

Au départ, on appelait ça les bennes à cochons, parce que tout ce qu’on ramassait était destiné aux cochons. Ça a un peu changé…Julien Pilette, entreprise Gecco Avant la poubelle, la récup’

Mais dans le cercle de la lutte contre la gaspillage alimentaire, on trouve aussi des initiatives qui tentent de prendre le problème en amont… pour faire en sorte que tout soit mangé. C’est le cas de la Tente des Glaneurs ou de l’association les Gars’pilleurs, désormais célèbres à Lille, qui s’occupent chaque semaine de récupérer les invendus des marchés pour les redistribuer sur leur stand, gratuitement.

« Parfois, ce sont des fruits un peu abîmés, certains jours, ce sont juste des produits que les vendeurs ne pouvaient pas ramener avec eux », témoigne Leslie, 25 ans, qui se rend régulièrement à la Tente. « C’est à la fois un moyen de lutter contre le gaspillage alimentaire, et aussi une manière de réguler une pratique qui se faisait de toutes manières, à savoir la glanage en fin de marché


Dans le même esprit, plusieurs restaurants du centre-ville proposent désormais aux clients de ramener chez eux ce qu’ils n’ont pas mangé, dans des « doggy-bags ». Une pratique très courante aux États-Unis qui se développe peu à peu dans la métropole.

Concernant ce qui va de pair avec les déchets organiques, à savoir les emballages, ils sont plusieurs également à vouloir donner une seconde vie aux bouteilles de lait et aux cartons de yaourts. L’association le Jardin des Bennes, comme les Filles à Retordre, proposent ainsi des ateliers grand public pour faire de ces déchets des oeuvres d’art, où du moins leur donner une seconde utilité avant d’adopter le réflexe « poubelle ».

La révolution à la source

Alice Bigorgne, installée depuis peu dans sa boutique Day by Day de la rue Gambetta, prend elle le problème encore plus en amont. Avant de recycler les aliments partis à la poubelle, la jeune Roubaisienne propose depuis le 17 février de venir faire ses courses… en vrac. « Ça faisait un an que je m’intéressais au Zéro Déchet », explique la gérante, tandis que le manifeste de Béa Johnson est disponible à la caisse.

A Roubaix en effet, la municipalité a lancé un programme de réduction des déchets en partenariat les familles. « Mais je ne trouvais du vrac que dans des magasins bio. Alors j’ai décidé d’ouvrir ce magasin, où la priorité, c’est la lutte contre le gaspillage alimentaire. »


Ici, 70 % de la clientèle ramène ses propres contenants, et se servent la quantité réellement désirée. Un moyen d’éviter l’entassement dans les placards et les produits périmés dans le frigo. « C’est une formule intéressante, exprime une nouvelle cliente en souriant. Je vais revenir équipée ! » Pour les autres, des bocaux sont à disposition, « c’est une forme de prêt », conclut Alice Bigorgne en pesant un bidon de lessive à moitié rempli.

 


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7 restaurants bio à découvrir en Bretagne

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Vous cherchez un restaurant authentique et chaleureux en Bretagne qui propose une cuisine gourmande composée de bons produits bio et locaux ? Voici 7 adresses à connaître absolument !

 

1/ Le Jardin Gourmand (Lorient, Morbihan) : le restaurant 100% Breizh de Nathalie Beauvais

Situé non loin de la gare de Lorient et du centre-ville, à quelques pas de l'église de Kerentrech, Le Jardin Gourmand est situé dans une vieille maison lorientaise pleine de charme. Le restaurant possède deux espaces intérieurs et, pour les beaux jours, une belle terrasse entouré de verdure. Ici, Nathalie et Arnaud Beauvais proposent une cuisine savoureuse réalisée à partir de produits frais, locaux et bio à 50%. Tous les plats sont fait "maison" ! La carte varie en fonction des saisons et du marché journalier. Parmi les recettes phares du restaurant, vous craquerez pour les douceurs Armor & Argoat du Jardin Gourmand (trois préparations de produits de la mer accompagnées de légumes de saison cuisinés), l'Andouille de Guémené-sur-Scorff et saucisse de Molène sur son écrasée de pommes de terre à l'ancienne et le " Tutti Chocolat " du Jardin pour finir le repas en beauté. Comptez entre 20€ et 25€ le plat et entre 26€ et 52€ pour un menu.

 

Le petit plus : Star de la cuisine en Bretagne, Nathalie Beauvais propose également des cours de cuisine bretonne en semaine. Vous pourrez découvrir dans son restaurant les nombreux livres de cuisine gourmande qu'elle a écrit.

 

A savoir : Le 13 avril 2015, le restaurant Le Jardin Gourmand a reçu l'étiquette environnementale. Une première en France dans le secteur de la restauration !

Le restaurant est ouvert tous les jours, midi et soir. Retrouvez plus d'informations sur ce restaurant en cliquant ici : voyagez-responsable.tourismebretagne.com/bonnes-adresses/restaurants/le-jardin-gourmand

 

 

2/ Les Jardins Sauvages (La Gacilly,Morbihan) : le restaurant gastronomique bio de l'éco-Hôtel Spa Yves Rocher "La Grée des Landes"

Vous cherchez un restaurant chic situé au coeur de la nature bretonne ? Le restaurant gastronomique Les Jardins Sauvages, du magnifique éco-hôtel La Grée des Landes va vous ravir ! Ici, le chef Gilles Le Gallès travaille des produits frais, bio et locaux, dont certains proviennent même du potager de l'établissement. La cuisine locavore, certifié bio à 100%, est servie dans une salle à l'ambiance zen et élégante dont les larges baies vitrées s'ouvrent sur la campagne alentours. Un endroit et une cuisine magiques qui émerveillent les yeux et les papilles... Menus de 27 à 70 € et plats végétarien à la carte.

 

A savoir : Tous les jeudis de l'été, l'Eco-Hôtel Spa Yves Rocher organise des aperos bio-concerts dans son "Végétarium Café Brasserie" (situé au coeur du village de la Gacilly, à 800 m de La Grée des Landes). Entrée libre et gratuite.

Le restaurant est ouvert tous les jours pour les déjeuners et dîners. Retrouvez plus d'informations sur ce restaurant en cliquant ici : voyagez-responsable.tourismebretagne.com/bonnes-adresses/restaurants/eco-hotel-spa-yves-rocher-restaurant-les-jardins-sauvages

 

 

3/ La Ferme Auberge France (Guignen, Ille et Vilaine) : un restaurant bio traditionnel à la ferme

Si vous cherchez un restaurant gourmand, rustique et dépaysant en pleine nature, la Ferme Auberge France est à découvrir absolument ! Ici, la cuisine est réalisée selon des recettes traditionnelles et locales à partir des produits de la ferme, conduite en agriculture biologique depuis 1994. Les bons petits plats bio de Françoise, la maîtresse de maison, sont connus dans toute la région ! Au menu vous trouverez notamment du canard rôti, du poulet fermier, du cochon grillé (au four à pain!), du jambon fumé au cidre, des terrines "maison" ou encore des légumes de saison du potager. (Les autre produits proviennent de fermes des alentours, bio également). Avis aux gourmands : le menu complet entrée, plat, fromages et dessert est au prix de 20,50 euros par personne !

Et pour profiter de ce bon repas, vous pourrez choisir selon les saisons et les envies de vous attabler au coin du feu ou en extérieur au soleil. Ambiance familiale et convivialité garantis !

 

Le petit plus : la ferme possède uen cour fermée où les enfants peuvent profiter des jeux de plein air mis à leur disposition.

Le restaurant est ouvert du vendredi soir au dimanche midi. Acceuil possible en semaine pour les groupes.

Retrouvez plus d'informations sur ce restaurant en cliquant ici : voyagez-responsable.tourismebretagne.com/bonnes-adresses/restaurants/ferme-auberge-france

 

 

4/ L'Effet Papillon (Quimper,Finistère) : un restaurant bio - boutique d'artisanat local

Voici un adorable endroit à connaître à Quimper ! Beaucoup plus qu'un restaurant, l'Effet Papillon est également une boutique d'artisanat local, une salle d'expo, un café, une salle de conférence et de discussions (souvent autour de l'écologie), de rencontres... bref, un endroit convivial et artistique dans lequel on se sent tout simplement bien... à l'image de Karen, Caro et Lubally quatre copines qui ont quitté l'artisanat et les marchés pour créer ce lieu atypique. Et si l'ambiance chaleureuse est au rendez-vous, la gourmandise l'est aussi ! Confortablement installé dans cette ambiance colorée de joyeux bric-à-brac, vous pourrez déguster les bons petits plats de la maison, préparés à base de produits frais et bio et tous les jours différents. Comptez 14,50€ pour un menu complet comprenant plat du jour, dessert et café.

 

Conseil : Au moment de régler, demandez leur des infos sur les Sardines, la monnaie locale.

Le restaurant ets ouvert pour le déjeuner du mardi au samedi à partir de 10h et ouvert pour le diner le vendredi soir (dernier service à 20h30). L'Effet Papillon fait également salon de thé en journée.

 

A savoir : l'Effet Papillon possède également une caravane ambulante qui déambule dans la ville toute la semaine. Au menu, du bio évidemment : des pains pitas chauds à la viande ou végétariens (6,50€ le sandwich), des gâteaux "maison", etc... et surtout des smotthies et milkshake que vous pourrez déguster... après avoir pédalé pour les mixer !

Retrouvez plus d'informations sur ce restaurant en cliquant ici : voyagez-responsable.tourismebretagne.com/bonnes-adresses/restaurants/l-effet-papillon

 

 

5/ Un Midi dans les Vignes (Rennes, Ille et Vilaine) : un restaurant - cave à vins bio

En créant ce restaurant-cave à vins il y a 3 ans, Isabelle et Christophe ont voulu en faire un lieu cohérent avec leurs convictions : tous les vins sont naturels, les produits de restauration sont bio et ils travaillent main dans la main avec producteurs et vignerons. Ici, tout est fait maison. Le choix est donné chaque midi entre 2 entrées, 2 plats et 2 desserts, tous savoureux et à base de produits frais, bio, locaux et de saison.

 

Conseil : En repartant, n'hésitez pas à choisir une bouteille en suivant les conseils des maîtres des lieux !

Le restaurant est ouvert le midi du lundi au vendredi. Réservation fortement conseillée.

Retrouvez plus d'informations sur ce restaurant en cliquant ici : voyagez-responsable.tourismebretagne.com/bonnes-adresses/restaurants/un-midi-dans-les-vignes

 

 

6/ Le Ker Soazig (Rennes, Ille et Vilaine) : une crêperie bretonne 100% bio

La crêperie Ker Soazig est à l'image de la Bretagne : authentique et vraie ! Cette crêperie créée par le fils du créateur du groupe Le Duff, relate une belle histoire: la volonté de remettre en avant des produits du terroir, de travailler en circuit court et de montrer que le bio peut être accessible à tous sans se ruiner. La démarche est à saluer, d'autant plus que la qualité est présente dans l'assiette et que tout a été pensé en ce sens : produits à 99,9% bio et 70% locaux, tenues des serveurs fabriquées en Bretagne et en coton bio, travail avec le musée de la Bretagne pour mettre en valeur des recettes oubliées, produits d'entretien écologiques, etc... Très engagé dans une démarche "de la fourche à la fourchette ", Philippe Le Duff a monté cette crêperie en souvenir de Soazig, sa grand-mère !

Ici, vous vous régalerez à petit prix (comptez de 8,50€ à 13,90€ pour un menu comprenant un plat et un dessert) tout en profitant d'une décoration soignée et conviviale alliant bois, vieilles pierres et esprit maritime.

 

Bon plan : profitez d'une réduction 20% sur votre table avec le mot de passe " Voyage Responsable " (hors menu et non cumulable)

Le restaurant est ouvert tous les jours, midi et soir. Retrouvez plus d'informations sur ce restaurant en cliquant ici : voyagez-responsable.tourismebretagne.com/bonnes-adresses/restaurants/ker-soazig

 

 

7/ Le Bistrot de nos Terroirs (Rennes, Ille et Vilaine) : un restaurant avec des plats bio du terroir français

Le restaurant Le Bistrot de nos Terroirs est une adresse incontournable de la ville de Rennes ! (créé également par Philippe Le Duff, il est d'ailleurs situé juste à côté de la crêperie Ker Soazig) Son originalité ? le restaurant propose plusieurs salles très joliment décorées aux couleurs des différentes régions de France ainsi que les plats traditionnels qui y sont associés ! Et la carte propose des recettes "maison" préparées à partir de bons produits bio, majoritairement achetés directement à des petits producteurs ! 13,90€ le menu entrée/plat ou plat/dessert (midi et soir).

 

Bon plan : profitez d'une réduction 20% sur votre table avec le mot de passe " Voyage Responsable " (hors menu et non cumulable)

Le restaurant est ouvert tous les jours, midi et soir. Retrouvez plus d'informations sur ce restaurant en cliquant ici : voyagez-responsable.tourismebretagne.com/bonnes-adresses/restaurants/le-bistrot-de-nos-terroirs

 

 

Envie de découvrir la gastronomie bretonne locale ? Découvrez une sélection d'établissements (restaurants bio, cuisine végétarienne, salons de thé, ferme auberge bio...) sur le site voyagez-responsable.tourismebretagne.com/bonnes-adresses/restaurants.

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Comment donner du poids à la vente en vrac

Comment donner du poids à la vente en vrac | Des 4 coins du monde | Scoop.it
En France, la vente sans emballage se cantonne à quelques boutiques. Réunis pour le lancement de Réseau Vrac, les acteurs du secteur identifient cinq obstacles à surmonter pour lui donner de l'ampleur.

 

Acheter seulement la quantité d’amandes effilées que réclame une recette. Arrêter de nourrir sa poubelle à chaque retour d’emplettes. Cesser de consacrer une part de son budget alimentaire au seul financement de contenants éphémères… Sur le papier, la vente en vrac a tout pour plaire. Pourtant, son développement est encore balbutiant. A ce jour, la France compte, tout au plus, « une dizaine de magasins 100% vrac », selon l’association Zero Waste France (ex-Centre national d’information indépendante sur les déchets), co-auteure d’une cartographie des lieux de vente en vrac. L’achat à la pesée, très répandu avant l’essor des supermarchés, est aujourd’hui cantonné aux fruits et légumes, aux thés et épices ou aux enseignes bio. Partout ailleurs, les emballages jetables se portent bien, leur poids se chiffrant toujours en millions de tonnes.


A l’autre bout de la chaîne, la France dépense 15 milliards d’euros par an pour traiter l’ensemble de ses déchets, selon un rapport de l’Ademe, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ici en pdf). Soit un budget plus conséquent que celui consacré à l’enseignement supérieur. Ulcérés par cette gabegie d’argent et de ressources, une quarantaine d’entrepreneurs et militants associatifs ont lancé, le 24 avril dernier, le collectif Réseau Vrac. En se regroupant, ils espèrent faire sauter les verrous qui bloquent le retour de la vente à la pesée. Un parcours en cinq étapes.

 

1. Abolir une réglementation pensée pour le préemballéDe la farine au dentifrice, peut-on tout vendre en vrac ? Non. Principalement pour des questions de règlementation. « Prenons les cosmétiques à rincer, shampoings, gels douche… Tels que les textes sont rédigés, leur vente en vrac suppose d’avoir parmi le personnel du magasin un bac + 3 en biotechnologies », rapporte Hélène Person, cheffe de marché secteur non alimentaire chez Biocoop. Autre bizarrerie, « pour des raisons historiques, de lutte contre la fraude et de contrebande, la vente d’huile d’olive à la pesée est strictement interdite », ajoute Laura Caniot, responsable de l’accompagnement des projets locaux au sein de Zero Waste France. Quant aux contenants utilisés par les commerçants, « la loi indique qu’ils ne doivent pas être souillés, ce qui ne dit pas si on a le droit ou non de les réutiliser » s’inquiète Fanny Allorent, qui lance une gamme de sacs et boîtes destinés à la vente en vrac, baptisée Je m’appelle reviens. En clair, qui se lance dans le vrac aujourd’hui redoute forcément les contrôles de la DGCCRF (la Direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes ). « La réglementation a été pensée pour la grande distribution, pour une société du préemballé, résume Fanny Allorent. Si l’on veut voir le vrac se développer, il est urgent de dissiper ce flou. » Cette aspiration est l’une des raisons d’être de Réseau Vrac. « En se regroupant, on compte faire entendre notre voix auprès des pouvoirs publics », explique Laura Caniot.

 

2. Ressusciter la consigne et le filet à provisions« L’essor du sac plastique nous a fait oublier le bon sens d’un filet à provision », sourit Fanny Allorent. Pour que le vrac prenne de l’ampleur, les membres de réseau comptent en partie sur le consommateur. En relançant l’opération de sensibilisation « Mon commerçant m’emballe durablement », initiée en 2011, Zero Waste France incite les clients à snober les emballages à usage unique. En échange de ristournes, de desserts gratuits ou d’un euro de consigne, les clients sont invités à se servir de leur propres contenants ou à ramener ceux fournis par les commerçants dans le réseau de magasins participants. L’association estime qu’en France, 100 000 points de vente pourraient jouer le jeu.

Certaines enseignes misent déjà sur le sens de l’organisation de leurs clients. Ainsi, dans les 180 magasins Biocoop proposant des produits d’entretien au poids, « nous avons pris le parti de ne pas fournir de bidons vides, explique Hélène Person. Se lancer dans le vrac et faire venir les contenus et les contenants séparément, sur le plan écologique, ce n’est pas cohérent. » Mais chacun est-il prêt à changer ses pratiques ? « Avec l’allongement des trajets quotidiens, personne n’a envie de trimballer un demi-mètre cube de contenants pour faire ses courses le soir », résume Didier Onraita, fondateurs du réseau d’épiceries 100% vrac Day by day qui compte aujourd’hui cinq boutiques. C’est alors au commerçant de faire sa part. « Si l’on veut que le vrac gagne du terrain, le client doit pouvoir arriver les mains vides » poursuit l’entrepreneur. Intervient alors la laveuse, l’investissement phare du vendeur en vrac lui permettant de remettre dans le circuits les contenants rapportés par ses clients.

 

3. Rendre le vrac vraiment moins cherContrairement aux idées reçues, « pour le commerçant, le vrac est fatalement plus cher, souligne Didier Onraita. Conditionner en industrie un produit dans un emballage jetable ne coûte rien, à peine quelques centimes par produits. A l’inverse, se passer d’emballages jetables implique de démonter, laver, sécher, remonter des contenants, ce qui suppose du mobilier, de la logistique et de la main-d’œuvre. » Autre raison du surcoût des produits en vrac : à l’heure actuelle, les faibles quantités distribuées ne permettent pas de faire des économies d’échelle. « On est par exemple incapables de vendre en vrac des pâtes sans œufs, du type farfalles et coquillettes, illustre Didier Onraita. Sur ce type de produits, les marges sont tellement faibles qu’il nous faudrait en écouler des tonnes pour simplement amortir le meuble qui les contient. » Paradoxalement, un client s’attend à ce que, vendus en vrac, ses pâtes, son riz, ses céréales, lui reviennent moins cher. Conscients de cette aspiration, les enseignes vendent ces produits « de 10% à 40% moins cher » selon les relevés de Zero Waste France. « Pour convaincre d’acheter en vrac, en dehors du réseau militant, le prix est notre meilleur argument », souligne Didier Onraita. Payer plus cher et vendre meilleur marché : cette équation rend la viabilité économique du vrac compliquée. Pour y remédier, les membres du réseau misent sur la mutualisation de la livraison et des achats.4. Refaire de la vente un métier En matière de conservation aussi, les produits vendus au poids ou sous vide ne posent pas les mêmes défis. « Pour éviter les pertes liées au stockage, les vendeurs de vrac doivent évaluer très précisément la demande », constate Laurent Dupont, de Bio création Bois, un distributeur de mobilier pour la vente en vrac. « En supprimant l’emballage jetable, on se prive de 95% des informations, comme les recettes, les modes de consommation, temps de cuissons, souligne Didier Onraita. C’est alors au vendeur de bien connaître ses produits et d’apporter ces informations. »Tandis qu’en supermarché la vente se résume à la mise en rayon et l’encaissement, « le vrac donne l’opportunité de retrouver l’essentiel d’une relation client », se réjouit le commerçant. A l’inverse, « la vente en vrac dans des grands espaces avec peu de personnel est vouée à l’échec », confirme Laura Caniot. Ainsi, quand en 2005, Auchan a tenté l’expérience pour ses produits discount, l’enseigne a déploré « d’énormes pertes ».5. Redorer l’image de la vente à la pesée« La grande distribution a relevé tous les défis de la praticité et de la rapidité, reconnaît Aude Camus, qui monte un projet de halle alimentaire 100% vrac dans l’est parisien. Le vrac va devoir faire le même chemin. » Pour rendre cette forme de distribution la « moins moins pratique possible », l’entrepreneuse mise sur « des systèmes de pesée innovants, des systèmes de conservation protégeant de la lumière et de l’oxygène ». Mal pensé ou mal géré, le vrac peut très vite mal tourner. « Le principal frein à l’achat en vrac c’est la propreté », souligne Laurent Dupont. « Acheter en vrac demande de faire preuve d’un peur de civisme. Or, le consommateur a pris l’habitude jeter des choses au fond du caddie, déplore-t-il. Il nous faut réapprendre à respecter ce qui nous nourrit. »

Le poids des emballages jetables en chiffres 

Un tiers de nos déchets ménagers sont des emballages jetablesLa France doit traiter 5 millions de tonnes de déchets d’emballages ménagers chaque année.1,7 milliard de sacs plastique à usage unique sont encore distribués en France chaque année. Qu’ils soient gratuits ou payants, la loi prévoit leur interdiction en 2016. 

Demain, du vrac à foison ? 

Pour 2016, Zero Waste France s’attend à « une ouverture massive de points de vente en vrac ». Après La Recharge de Bordeaux, la Re-source de Lyon, La Juste dose de Nancy ou encore Day by Day, Laura Caniot dénombre une soixantaine de projets en gestation. Avec sa franchise, Didier Onraita table sur l’ouverture de 100 boutiques d’ici à 2018, contre 5 actuellement. « Avec les autres magasins 100% vrac, je pense que dans trois ans, on sera au moins 500 », affirme-t-il, analyses de marché à l’appui. « La demande existe, les porteurs de projets sont là, on est dans une période économique où l’on supporte mal le gaspillage, si l’on arrive à relever quelques défis, toutes les conditions sont réunies pour que le vrac change d’échelle », assure Laura Caniot. Parmi les entrepreneurs qui portent les projets, certains viennent de l’industrie de l’emballage jetable ou de la grande distribution. Pratique inimaginable dans leurs anciennes fonctions, les pionniers du vrac ont décidé de partager méthodes et savoirs en open source. « On défriche un secteur complètement nouveau, chacun a intérêt à ce que la pratique prenne de l’ampleur. Pour l’instant, nous ne sommes pas concurrents », souligne Aude Camus. Laura Caniot confirme : « Pour les achats alimentaires, les consommateurs vont au plus près, constate-t-elle. Tant que deux boutiques de vente en vrac sont éloignées de plus de 300 mètres, elles ne se font pas d’ombre. »

 


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Témoignage : "j'ai créé mon foodtruck bio"

Témoignage : "j'ai créé mon foodtruck bio" | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Pari fou ? Peut-être, mais surtout, pari réussi ! Voilà 6 mois que Sandrine propose aux Bretons des repas bio dans son foodtruck. Un témoignage green et gourmand.

 

Comment vous est venue l'idée de créer un foodtruck ?
Au départ, une passion pour la cuisine et le fait maison, des habitudes de consommation bio et locale et une envie de partage. Puis, je me suis dis qu'il était possible de réunir  mes convictions  en créant un lieu où l'on servirait un menu complet pour moins de 10 euros. L'idée du camion s'est vite imposé afin de réduire les charges.

 

Pourquoi avez-vous eu envie de vous lancer ?
J'avais de l'expérience dans le commerce et la restoration, et je souhaitais allier le plaisir d'être en contact avec les clients et ma passion pour la cuisine. Je suis maman de 2 enfants de 4 ans et pendant mon congé parental, il m'est apparut évident que c'est la voie que je devais suivre. Après des stages en restauration, sur la gestion de l'entreprise et des clients, je me sentais prête à ouvrir La Boulette 56.

 

Comment y êtes vous parvenue?
Pour pouvoir réaliser ce challenge, il a fallut baisser les coûts au maximum. J'ai refais moi-même l'intérieur de la camionnette et j'ai cherché des solutions pour réduire toutes les dépenses, tout en respectant les normes d'hygiène. Un financement participatif m'a aussi aidé à boucler mon budget.

Le but ce n'était pas de me faire plaisir en commandant un camion tout beau, tout neuf. Je voulais avoir une démarche cohérente dans ma proposition. Je souhaitais que mon camion soit un endroit convivial où l'on peut échanger et déguster. Mon désir est de réunir les meilleurs produits locaux et d'avoir une relation avec les producteurs et la clientèle.

 

Au menu, on trouve...
Des grandes galettes de blé (Tortillas) fraîches, cuites minute, garnies de boulettes de viande,  de poisson ou de légumes avec du fromage, des légumes frais ou cuisinés et une sauce. Tout est fait maison avec des produits biologiques et des légumes de saison, et je travaille au maximum avec les producteurs locaux. Les emballages sont écologiques.

 

Quels sont vos satisfactions et vos difficultés ?
Après 6 mois d'ouverture, je suis très satisfaite de la relation que j'ai avec mes clients et de leur soutien. Je suis fière de proposer des produits de qualité et un concept que j'ai inventé. Les débuts ont été un peu difficiles car il faut être partout à la fois : trouver des emplacements qui fonctionnent, faire de la communication, créer des nouvelles recettes, fidéliser sa clientèle, gérer les stocks...Je ne compte pas mes heures de travail et j'ai encore du mal à me verser un salaire, mais mon métier est passionnant. J'ai également du apprendre à travailler seule et prendre des décisions. Pour l'instant, je suis contente et épanouie dans mon travail et le nombre de client ne cesse de croître, donc tout va bien !

 
L B-M's insight:

Sandrine et son foodtruck bio sur Facebook : La Boulette 56


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Montpellier proposera des repas sans protéine animale dès septembre 2015

Montpellier proposera des repas sans protéine animale dès septembre 2015 | Des 4 coins du monde | Scoop.it

« L’alimentation végétarienne ou végétalienne bien conçue est bonne pour la santé, adéquate sur le plan nutritionnel et peut être bénéfique pour la prévention et le traitement de certaines maladies » : ce sont les mots de la plus grande association de diététique américaine (l’ADA), qui compte pas moins de 72 000 médecins.

A Montpellier, on en est tout à fait convaincu : l’adjointe au maire déléguée à l’éducation a répondu favorablement à une pétition demandant l’instauration d’une journée végétarienne dans ses cantines. 

Dans un courrier, elle précise que la ville de Montpellier « va proposer, dès la rentrée de septembre 2015, des repas alternatifs, sans protéine animale.« 

On espère que l’adjointe au maire entend par là proposer une alternative à tousles produits d’origine animale, y compris les œufs et produits laitiers, et que la rentrée 2015 verra un véritable menu végétalien enfin proposé dans les cantines.

Dans tous les cas, nous saluons d’avance cette initiative positive, visant à faire connaître l’alimentation végétale, et à donner aux enfants le choix d’une alimentation sans cruauté.

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« Insecticide mon amour » : le plaidoyer d'un ouvrier viticole contre les pesticides

« Insecticide mon amour » : le plaidoyer d'un ouvrier viticole contre les pesticides | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Il se décrit comme un amoureux de la nature. Ouvrier viticole, Guillaume Bodin a décidé de quitter son travail en 2013. La raison ? Un arrêté préfectoral de Saône-et-Loire qui impose à tous les viticulteurs un traitement préventif à base d’insecticides contre une maladie de la vigne, la flavescence dorée. Les symptômes inquiétants provoqués par ces épandages à répétitions l’ont poussé à prendre la caméra, pour comprendre les ressorts de ces décisions administratives, mais aussi les impacts des insecticides sur la santé et l’environnement. Par ce documentaire, le jeune réalisateur espère ouvrir d’autres voies pour l’agriculture, face au tout chimique.

 

« Moi qui croyais que l’on pouvait produire du vin en parfaite harmonie avec la nature... Je devais être un peu naïf. » Guillaume Bodin, ouvrier viticole en Saône-et-Loire (Bourgogne), est victime en 2013 des traitements obligatoires aux insecticides contre une maladie de la vigne, la flavescence dorée [1]. Saignements de nez, maux de tête réguliers... « Je suis hyper-sensible aux produits », explique t-il à Basta !. Ce qui le choque en particulier, c’est l’absence d’informations relative aux épandages et à leurs conséquences. « Je vois des familles, des enfants, marcher sur la voie verte, sans qu’aucun panneau d’information n’indique les traitements sur les parcelles à proximité. Les journaux évoquent l’absence d’incidence sur la vigne et le vin. Mais on ne parle pas de celle sur la santé des gens. Est-ce que ces produits sont vraiment dangereux ? »


Éprouvant des difficultés à se faire entendre sur ce sujet, il décide de quitter son travail et d’enquêter sur la question. « En tant qu’ouvrier viticole ou riverain de ces vignobles, on subit ces traitements sans comprendre ce qu’il se passe derrière », souligne t-il. Quatre ans après son premier documentaire, « La Clef des terroirs » (voir la bande annonce), dans lequel il suit le travail de vignerons en biodynamie, Guillaume Bodin s’attache ici à dénoncer la dangerosité des insecticides sur le plan sanitaire et environnemental, et leur usage préventif souvent dévastateur.

 

Le jeune réalisateur part à la rencontre de nombreux acteurs du milieu viticole. Comme Emmanuel Giboulot, ce viticulteur bio qui a refusé de se plier à un arrêté préfectoral l’obligeant à épandre un insecticide pour lutter contre la flavescence dorée. Poursuivi en justice, il est finalement relaxé en décembre 2014 (voir nos articles). Le témoignage de Thibault Liger Belair, vigneron en Bourgogne, vient corroborer l’inadéquation de ces arrêtés avec la réalité des pratiques. Au milieu de ses vignobles, il montre la route qui traverse ses vignes, situées sur deux départements différents. D’un côté, celles qui sont traitées, comme l’y oblige un arrêté préfectoral, de l’autre celles qui échappent aux insecticides parce que le département n’oblige pas au traitement. « Quand une loi est mal faite, ça ne nous pousse pas à la suivre, argue le vigneron. Les gens qui prennent des décisions [doivent venir] voir les gens qui sont sur le terrain, [afin] qu’ils prennent une décision qui soit agronomique et pas de bureaucrate ! »

Le chemin de Guillaume Bodin croise aussi celui de scientifiques comme Lydia Bourguignon, microbiologiste des sols. « Quand on utilise des insecticides, on perd cette vie en surface », rappelle-t-elle. C’est justement cette vie qui crée une porosité, qui oxygène le sol et contribue à la formation de l’humus. Documents d’archives à l’appui, ce film atteste d’une inquiétude vieille d’un demi-siècle concernant les effets des insecticides. « En théorie il ne devrait jamais subsister d’insecticide dans les aliments que nous consommons, énonce la voix off du film Le Pain et le Vin de l’an 2000, diffusé en 1964. Ce n’est pas toujours le cas malheureusement. Souvent il en reste des traces, trop faibles pour nous empoisonner rapidement, mais comment savoir si à la longue ces traces ne favoriseront pas un trouble plus grave, le cancer par exemple ».

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Consommer de la viande bio : un acte citoyen

Consommer de la viande bio : un acte citoyen | Des 4 coins du monde | Scoop.it
La viande bio provient d'élevages respectueux du bien être animal, elle est bénéfique pour l'environnement et participe à une meilleure rémunération des producteurs. Elle a un inconvénient : elle peut être plus chère que la viande conventionnelle. D'après un sondage Ifop réalisé en mars, 16% des Français en consomment dès qu'ils en trouvent.


Bonne nouvelle pour les producteurs de viande bio 

D’après un sondage Ifop réalisé en mars, un Français sur trois déclare en consommer au moins une fois par semaine. 16% y sont accros et en achètent dès qu’ils en trouvent.  
Certains la choisissent pour des raisons liées à la santé, ou parce qu’ils la trouvent meilleure au goût. Mais pour la majorité des consommateurs français, consommer de la  viande bio est un acte citoyen.
C’est vrai, ce mode d’élevage est bon pour l’environnement, et le bien être animal est pris en compte. 


Un éleveur qui travaille en bio a plus de travail qu’un autre

Seul, il ne pourra pas gérer un troupeau de plus de 50 truies par exemple, contre 150 pour un éleveur conventionnel.
Et si la viande bio a un goût plus caractéristique, c’est parce que les bêtes sont nourries le plus possible au pré, avec de l’herbe fraiche, et qu’elles sont un peu plus âgées que la moyenne lorsqu’elles sont abattues, ce qui a des conséquences gustatives notoires.

Après la crise de la vache folle, le marché de la viande bio progressait de 20 % par an. Depuis 2012, il croit encore de 8 à 10 % par an.  
 

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Paolo Sari, seul étoilé de France 100% bio, met la nature dans l'assiette

Paolo Sari, seul étoilé de France 100% bio, met la nature dans l'assiette | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Paolo Sari, seul chef étoilé de France à servir une cuisine certifiée 100% bio, arpente le Sud à la recherche des meilleurs produits de la nature qu'il transforme en singulière promenade gastronomique méditerranéenne.

 

Aux fourneaux du restaurant Elsa, face à la Méditerranée, à la lisière de Monaco, ce Vénitien en mission veut «convaincre les gens de se faire du bien quand ils mangent». «Les chefs doivent montrer l'exemple», dit-il. Ici tout doit être bio et bon. 

«Je laisse les ingrédients avoir la vedette, après une recherche maniaque des bons produits», explique Paolo Sari, qui ajoute ensuite ses «toutes petites touches» de maestro. Son travail acharné a été couronné en 2014 par une première étoile Michelin.

Si nombre de petits restaurants revendiquent aujourd'hui une cuisine «bio», Paolo Sari a adopté une approche jusqu'au-boutiste. 

«Parmi les restaurants gastronomiques, je suis le seul établissement certifié 100% bio au monde», avance-t-il. Un titre en tout cas incontestable sur le guide Michelin France. 

Ecocert, spécialiste international de la certification des produits issus de l'agriculture bio, lui a attribué son label en cuisine (niveau 3 maximum).

«Chaque ingrédient, chaque fournisseur, chaque transporteur même, doivent avoir une certification», stipule le chef. La démarche exige une organisation rigoureuse: «Tous les menus doivent avoir une fiche technique, indiquant le pourcentage des plats vendus, car un contrôleur peut vérifier n'importe quelle date.»

«Le chef s'est lancé dans le bio, à peine arrivé il y a trois ans. Son approche m'a plu», raconte Danièle Garcelon, directrice du Monte-Carlo Beach, établissement hôtelier et balnéaire, plébiscité à la belle saison par une clientèle fortunée. Elle rêve désormais d'appliquer le credo du petit étoilé Elsa (40 couverts midi et soir) aux autres tables du site.

 

- Gastronomie bio = coûts plus élevés -

 

«Au départ, c'était cher. La rareté fait la cherté», reconnaît-elle. «Puis nous avons accru la palette des fournisseurs pour plus de régularité, de choix et de volume.»

Le restaurant a l'avantage d'être adossé à la Société des Bains de Mer, qui gère de nombreux hôtels et restaurants à Monaco et dispose d'une centrale d'achats. Pour autant, le 100% bio implique encore un coût des matières premières supérieur d'environ 20% à celui d'un établissement classique.

Asperges de Cavaillon, stigmates de safran biologique du village d'Eze, risotto du Piémont, pêche locale... Il n'y a pas de bœuf à la carte, car aucun producteur dans un périmètre raisonnable. Le chef, élevé avec les arômes de l'Italie, achète néanmoins ses amandes en Sicile pour concocter un diabolique soufflé.

La fermeture d'octobre à début mars facilite le recours aux produits de saison. Paolo Sari dispose aussi d'un terrain de 3 hectares sur sa commune de Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes) cultivé par un particulier, ainsi que 2 hectares à San Remo (côte ligure italienne). 

Côté cuisine, il aime «la simplicité», avec une présentation sobre et délicate sur assiettes blanches influencée par l'Asie.

«Chaque établissement m'a donné un peu de poivre et de sel», résume le chef de 45 ans, un polyglotte qui a bourlingué dans le monde en passant par le Japon, la Corée du Sud, la Chine, la Suisse, Londres, New York, Los Angeles, Moscou, ou Venise. 

 

Son plat signature diététique, «Bio Sama», est un bouquet coloré de légumes de saison finement ciselés, qui change chaque jour. 

Ses autres assiettes prolongent le festival de couleurs et de finesse. Entrée d'asperges vertes, avec de généreuses tranches de truffe noir, sur un lit de pomme de terres. Risotto doré éclatant au safran avec une touche de moelle. Côtes d'agneau rôties au miel d’acacia sur une purée de céleri-rave... Servies avec une carte des vins en expansion, qui compte désormais 98 choix bios triés sur le volet.

 

Paolo Sari conclut sur «une tarte tatin de crème brûlée» ou «des toutes petites crêpes Suzette avec des poires caramélisées». Sous influence de l'Italie et de la France, «les deux plus grandes traditions culinaires du monde», il a aussi marié dans la même assiette le Saint-Honoré et le tiramisu.

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Des supermarchés en circuits courts

En France, 60% des ventes alimentaires se font par la grande distribution. Face à ce modèle dominant, fondé sur les importations, producteurs et consommateurs tentent de renouer avec les circuits courts. À Lille des supermarchés misent sur les produits locaux et saisonniers. Et ce sont parfois les producteurs eux-mêmes qui tiennent le magasin !


À New York, nous partons visiter Park Slope Food Coop, un supermarché coopératif qui fait école depuis déjà 30 ans.


Via Hubert MESSMER @Zehub on Twitter
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CLEMENT's curator insight, April 21, 2:43 AM

L'agriculture durable, c'est aussi les filières de vente

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Koenigshoffen, un jardin qui pousse tout seul

Un havre de paix à quelques kilomètres du centre-ville de Strasbourg, ça fait rêver. Dans le quartier de Koenigshoffen, une quarantaine de jardiniers, novices commes confirmés, cultivent carottes, pommes de terre ou encore plantes sauvages, dans le plus grand respect de la nature.

C'est le principe de la permaculture. On ne travaille pas la terre, on la "laisse faire".

 

Dans quelques années, le jardin Saint-Gall deviendra quasiement autonome. Une aventure écologique et humaine.


Via Hubert MESSMER @Zehub on Twitter
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La Chine construit une « grande muraille verte » de 4.500 km

La Chine construit une « grande muraille verte » de 4.500 km | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Pour contrer l’avancée du désert de Gobi et lutter contre le réchauffement climatique global, la Chine adopte un vaste plan de reforestation considéré comme le plus grand projet écologique mondial. Une véritable « grande muraille verte » qui fait de la Chine, contre toute attente, la première puissance en matière de politique de reforestation.

 

L’empire du milieu voit les choses en grand. Le pays le plus pollueur du monde tente de se racheter une conduite et un avenir respirable avec un projet pharaonique débuté il y a quelques années et qui, selon une récente étude, commence à porter ses fruits.

Un cordon sanitaire d’arbres d’une étendue de 4.500 km plantés en lisière du désert pour freiner son extension, voici en quoi consiste ce qui serait le plus vaste projet écologique au monde. Lutter contre la désertification semble être un enjeu majeur en Chine où chaque année, les zones arides supplantent 3600 km⊃2; de prairies. Le phénomène, en plus de réduire la surface de terres arables précieuses pour nourrir une population de 1,3 milliards d’humains engendre de grandes tempêtes de sable et favorise les inondations massives comme ce fut le cas avec le fleuve Bleu en 1998.

Mais les efforts du gouvernement Chinois en matière de politique de reforestation semblent aujourd’hui s’avérer payants, du moins si l’on en croit l’étude Australienne menée par l’Université de New South Wales qui a analysé 20 ans de données satellitaires sur les émissions de gaz à la surface de la terre.

 

Selon le docteur Yu Liu, l’un des auteurs de l’étude en question : « L’augmentation de la végétation vient d’une combinaison chanceuse de facteurs environnementaux et économiques, ainsi que des projets de plantation massives d’arbres en Chine. L’augmentation de la végétation dans les savanes d’Australie, d’Afrique et d’Amérique du Sud est le résultat de l’augmentation des précipitations alors qu’en Russie et dans les anciens pays du bloc soviétique nous avons vu une croissance des forêts sur les terres agricoles abandonnées. La Chine est le seul pays à avoir augmenté intentionnellement sa végétation avec les projets de plantation d’arbres. »

En effet, selon l’administration des forêts de l’État, ce ne sont pas moins de 13 millions d’hectares de forêt qui ont été plantés depuis 2008. Cette croissance végétale, conjuguée à la repousse sur les terres agricoles Russes, aurait permis de compenser à hauteur de 85% les pertes en carbone de la biomasse dues à la déforestation.

 

Pep Canadell, co-auteur de l’étude, explique qu’il est primordial de reconnaître que la croissance végétale capture une grande quantité de nos émissions de CO⊃2; et qu’elle permet de freiner considérablement le réchauffement climatique avant de nuancer toutefois : « Nous savons que 50% des émissions dues aux activités humaines restent dans l’atmosphère, même après que l’autre moitié a été prise en charge par la végétation terrestre et les océans »


Cette course effrénée à la reforestation dans le but de compenser les quantités astronomiques de gaz émis dans l’atmosphère provoqués par la croissance économique Chinoise vertigineuse trouve également sa source dans l’inquiétude grandissante de la population quant aux divers épisodes de smog, cette brume épaisse constituée de polluants qui vient régulièrement assombrir les mégalopoles et dont un reportage d’une critique rare à récemment fait le buzz en Chine.

 Il ne reste plus qu’à espérer que le gouvernement Chinois maintienne ce cap dans la lutte contre le réchauffement climatique et, pourquoi pas, ouvrir la voie à d’autres régions du monde, à l’instar de l’Amazonie et des provinces indonésiennes de Sumatra et Kalimantan où la végétation décline considérablement.
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La part du colibri de Pierre Rabhi

La part du colibri de Pierre Rabhi | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Jeudi 30 avril, Fip mettait en musiques "La part du colibri : l'espèce humaine face à son devenir" de Pierre Rabhi.

 

Chaque jeudi de 21h à 21h30, Fip livre ses musiques. Une émission musicale originale où Fip illustre d’une savante ambiance musicale un ouvrage, vous invitant à la découverte d’une œuvre, nouveauté ou réédition.

"Dans les temps sombres, froids et en danger il convient de trouver un phare pour se diriger, une lumière pour se réchauffer, une source pour s’y abreuver !

 

Le poète Pierre Rabhi serviteur et thérapeute de la terre est devenu, pour beaucoup, un guide en redonnant de la noblesse au mot paysan : "celui qui tient le pays" et en nous rappelant que la terre ne nous appartient pas mais que nous appartenons à la terre. Fip livre ses musiques autour de son essai "La part du colibri" écrit d’une plume aussi douce qu’écorchée. Suivons en musique le sillon qu’il a creusé de ses Cévennes au Sahara, celui de son histoire personnelle et collective !

 

Jeudi 30 avril, Fip mettait en musiques "La part du colibri : l'espèce humaine face à son devenir" de Pierre Rabhi paru aux éditions de L'Aube. Une émission présentée par Jane Villenet, réalisée par Lise Côme et mise en musique par Milena Rousseau.

 

Pierre Rabhi parle aux hommes comme aux arbres ou aux abeilles : avec la même douceur et le même intérêt ! Fip livre ses musiques sur les traces de celui  qui ne cesse de démontrer que la crise de l’agriculture est liée à la perte d’une sagesse paysanne. Mettez des produits chimiques dans votre sol vous les retrouverez dans les cellules de votre corps ! Pour lui bientôt on ne se souhaitera pas "bon appétit mais bonne chance en se mettant à table". Pierre Rabhi en plus d’être un libre penseur est un libre rêveur , il a toujours ajouté à ses textes de la poésie diluée ou pure comme ces quelques songes heureux pour ensemencer les siècles.

 

Site du Mouvement Colibris =>

Remercions Pierre Rabhi dont la première énergie renouvelable est l’Amour avec un grand A idem pour l’Agriculture. Un jardinier rare, un philosophe en action qui cultive nos  consciences avec autant de talent que ses terres ardéchoises ! Tout le monde n’a pas la chance d’avoir un bout de jardin mais chacun a en lui une parcelle de beauté ! Lisez Pierre RAbhi pour tendre vers une sobriété heureuse, à chacun sa part du colibri !

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La ville de Martigues s’engage dans la lutte contre le gaspillage alimentaire

La ville de Martigues s’engage dans la lutte contre le gaspillage alimentaire | Des 4 coins du monde | Scoop.it
La ville de Martigues s’engage dans la lutte contre le gaspillage alimentaire

 

En France, les déchets alimentaires représentent 2,4 millions de tonnes par an mises au rebut. De nombreuses initiatives développées par des associations et des start-up tentent d’inverser la tendance : des applications mobiles voient le jour pour aider les consommateurs à moins gaspiller, les invendus des supermarchés sont récupérés pour être valorisés (voir ici et là) … Même la grande distribution s’y met progressivement ! 

Les municipalités ont également un rôle à jouer dans la lutte contre le gaspillage alimentaire. A Martigues, un projet ambitieux a été lancé par la ville, fruit d’une collaboration entre plusieurs services de la Mairie, pour adresser ce problème au sein de la restauration collective. En moyenne nationale, le gaspillage alimentaire équivaut à 167g par repas et par personne dans ce secteur. Pour la ville de Martigues qui produit plus de 5000 repas par jour pour ses agents et ses administrés (écoles primaires et maternelles, maisons de retraite et structures de la petite enfance), l’enjeu est de taille.


Dès novembre 2014, environ 400 agents de la municipalité ont été sensibilisés à la question. Un système de récupération des biodéchets issus du restaurant municipal a ensuite été mis en place. Deux à trois fois par semaine, le contenu des poubelles récupérant les restes de déchets organiques est acheminé vers la ferme pédagogique municipale. Au total, environ 30 kgs de biodéchets issus du restaurant municipal sont récupérés pour nourrir les cochons et poules de la ferme. La ville a également lancé des pesées des déchets organiques. Dans les restaurants scolaires, les enfants ont pu participer activement à ce projet. De nombreuses animations ont par ailleurs été mises en place auprès des enfants sur le temps de classe mais aussi lors du temps méridien et des activités périscolaires pour les sensibiliser au gaspillage alimentaire : confection d’affiches, organisation de groupes de paroles, création de mimes et de sketches sur l’impact écologique du gaspillage ou encore préparation de salades de fruits en utilisant les produits non consommés de la veille … 

La ville de Martigues ne s’arrête pas là puisqu’elle a mené une campagne de sensibilisation auprès des familles lors d’une conférence interactive animée par l’organisme Bio-sphère lors de laquelle les œuvres réalisées par les enfants ont été exposées. 
Autant de manières d’agir sur le front du gaspillage alimentaire en intégrant les citoyens à la démarche au moyen d’outils et de supports éducatifs originaux. Cette initiative démontre bel et bien que les municipalités peuvent mettre en place des projets innovants et inspirants en matière de lutte contre le gaspillage alimentaire.

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Solutions contre le gaspillage alimentaire à la cantine

Solutions contre le gaspillage alimentaire à la cantine | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le gaspillage alimentaire se produit en cantine scolaire : 3.000 tonnes par an. Des initiatives se mettent en place pour lutter contre.

 

Le gaspillage alimentaire augmente. Chez nous, il trouve son origine, surtout en aval de la chaîne alimentaire, après la transformation des produits alimentaires y compris dans la restauration collective et tout particulièrement dans la restauration scolaire. Aujourd’hui en France, 150.000 tonnes de produits alimentaires y sont gaspillés – 30 à 40 % des aliments traités en cantine scolaire finissent à la poubelle.

Bouder fruits, légumes ou poissons, prendre plus de pain que nécessaire est courant pour les enfants à l’école. Or gaspiller une tranche de pain a le même impact que de laisser une lampe de 60 Watts allumée pendant deux heures, en termes de consommation d’énergie. Tous les jours des tonnes d’aliments partent à la poubelle, dont une partie sans avoir été ouverts, alors qu’ils sont comestibles. Ce gaspillage peut être évité.

 

Dans un collège près de Lyon : une initiative ambitieuse menée par le chef cuisinier

Face à ce phénomène, plusieurs cantines et restaurateurs scolaires se sont mobilisés pour réduire la quantité de déchets alimentaires. C’est tout particulièrement le cas au collège Jacques Prévert, près de Lyon, où la réussite des actions mises en place est exemplaire : une moyenne de seulement 9 grammes de déchets par élève par repas alors que la moyenne nationale est aujourd’hui de 150 grammes. 

Pour y parvenir, le chef de ce self, Monsieur Demarets, a travaillé avec le service de restauration à une nouvelle organisation. Entrées, plats et déserts sont repartis dans différents stands au sein de la cantine. Les élèves se servent selon leur faim et doivent avoir fini leur entrée pour prendre le plat principal : « on finit puis on a le droit d’aller se resservir » explique Martin, collégien. 

Lors du dépôt des plateaux, deux poubelles ont été installées : l’une pour les déchets alimentaires, l’autre pour les emballages. Enfin, les élèves peuvent faire des suggestions au chef cuisinier pour améliorer le repas.

Cantine et gaspi alimentaire : de multiples autres initiatives

Les initiatives se multiplient pour lutter contre le gaspillage. Brigade « éco-déléguée » qui sensibilise et veille à ce que les élèves finissent leurs assiettes, enquête menée par les élèves avec photos, interviews et autres documents pour trouver des solutions afin de réduire le gaspillage alimentaire…

Le « gâchimètre » de la cantine des Provinces

Au collège des Provinces à Blois, un « gâchimètre » a été installé par les élèves : un tube transparent où le pain non mangé est jeté. On pèse le pain chaque semaine et si le poids diminue la différence est donnée à des associations caritatives sous forme de repas. Cela a permis de réduire de 20 à 30 % la quantité de pain gaspillé. Aussi, le pain a été déplacé à la fin du self. « De cette manière, les collégiens après avoir rempli leur plateau, adaptent mieux leur consommation en pain, en fonction du menu du jour », explique le syndicat mixte Val-Eco à l’origine de cette initiative.

Ce sont aussi, des panneaux installés où l’on peut voir l’équivalent des quantités gaspillées en volume d’eau ou en console de jeu. Ailleurs, l’attention est portée au temps que les élèves ont pour manger avec un minimum de 20 minutes à table.

L’ensemble de ces initiatives permet bien sûr de réduire le gaspillage en cantine, mais aussi de responsabiliser les enfants par rapport à leur nourriture. Jeter les aliments en grande quantité n´est progressivement plus un acte banal.

 

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Le panier d'Alexandre : des fruits et légumes bio livrés chez vous à vélo

Le panier d'Alexandre : des fruits et légumes bio livrés chez vous à vélo | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Le panier d'Alexandre livre des fruits et légumes bio de saison aux parisiens. Et à bicyclette s'il vous plait.


Un panier de fruits et légumes locaux et bio déposé devant sa porte par un livreur à vélo. Ne serait-ce pas le summum du luxe pour les éco-consommateurs pressés ou fatigués de la corvée des courses ? C'est ce que propose Alexandre. Voilà six ans que le jeune agriculteur cultive ses légumes en bio dans l’Oise. Ni pesticides, ni OGM, ni engrais de synthèse : le producteur promet une récolte saine et naturelle qu’il délivre chaque semaine sur Paris et sa petite couronne.


Face au succès des AMAP et des circuits de vente directe, l’agriculteur décide d’aller plus loin pour faciliter le quotidien des consommateurs éthiques : il livrera les fruits et légumes à domicile. Mais pas n’importe comment. A la tête d’une exploitation biologique, il faut que son projet soit cohérent. La livraison des paniers dans l’Est et le centre parisien qu’Alexandre dessert les jeudis et vendredis se fera donc en vélo.


Pour 20 euros, l'éco-producteur propose entre cinq et six kilos de fruits et légumes cueillis la veille de leur livraison. Si le poids et le prix sont constants, la composition elle change selon la saisonnalité. L’été, le panier se remplit de tomates, melons, courgettes, aubergines ou pêches de vignes. L’hiver, il fait la part belle aux poireaux, pommes, poires, blettes et légumes oubliés comme le panais, qu’Alexandre aime faire redécouvrir à ses clients.

Le projet ne tient pas simplement de la prestation. Le circuit court permet de créer du lien entre producteur et acheteur. De créer un dialogue et d’instaurer une dimension didactique à l’acte de consommation. 

 

 

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Il y a bio et bio. Voici comment s’y retrouver dans les labels d’agriculture biologique

Il y a bio et bio. Voici comment s’y retrouver dans les labels d’agriculture biologique | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Si le label AB domine largement les rayons alimentaires bio des magasins, il n’est pas le seul à signaler des produits issus de l’agriculture biologique. D’autres, moins connus mais plus exigeants, défendent une agriculture plus humaine, plus écologique et plus autonome face aux lobbies agro-alimentaires. Présentation des différents labels de l’agriculture bio en huit questions/réponses.

Quels sont les labels de l’agriculture biologique ?

En France, on dénombre trois labels nationaux dédiés à l’agriculture biologique : le label européen et sa déclinaison française AB, Nature & Progrès, et Bio Cohérence. A ceux-là s’ajoutent plusieurs labels régionaux ainsi que Demeter, qui est un peu à part puisqu’il certifie les productions agricoles répondant aux règles de la biodynamie. Le plus répandu des trois est le label européen.

Plus de 26.500 producteurs et presque 12.600 transformateurs, distributeurs et importateurs affichent sur leurs produits la feuille étoilée, souvent assortie du sigle AB (mais dont l’inscription n’est plus obligatoire). Il est géré par le ministère de l’Agriculture, à travers l’Agence Bio et l’Inoa, l’Institut national de l’origine et de la qualité.

Si c’est le principal, ce n’est pas le plus ancien. La mention Nature & Progrès est née en 1972, treize ans avant AB. Elle est portée par une association qui regroupe des producteurs et des consommateurs militant pour un « modèle agricole alternatif à l’agro-industrie, à même de préserver la fertilité naturelle des sols, d’assurer l’autonomie des paysans et une alimentation saine à portée de tous ».

Quant au petit dernier, Bio Cohérence, il a vu le jour en 2009, en réaction à la nouvelle réglementation du label européen qui diminuait les exigences de l’agriculture biologique, par exemple en faisant passer le taux d’OGM autorisé de 0,1 à 0,9 %. Il dépend de l’association du même nom, constituée d’associations et syndicats tels que la Fnab, la Fédération nationale d’agriculture biologique, le réseau des magasins Biocoop, etc.

 

 

Sont-ils tous aussi bio ?

Aujourd’hui, c’est un règlement européen qui définit le cahier des charges et les critères de l’agriculture biologique, laquelle consiste avant tout à ne pas utiliser de produits chimiques de synthèse. C’est la définition officielle de la « bio », et toute marchandise non certifiée par le label européen ne peut donc pas être vendue en tant que production biologique.

Mais pour les autres organismes, c’est insuffisant. « La définition officielle se limite à une dimension technique qui ne questionne ni l’industrialisation de la bio, ni ses répercussions sociales et écologiques », dénonce ainsi Nature & Progrès en préambule de sa charte.

Sur la même longueur d’ondes, Bio Cohérence milite pour « une agriculture biologique plus cohérente, dans un souci de pérennité des structures et de cohérence agronomique ». Cependant, Bio Cohérence reconnaît tous les critères de l’Agence Bio et ne labellise que des produits déjà estampillés AB, tandis que Nature & Progrès ne le demande pas à ses producteurs ou distributeurs (environ 40 % des mentions Nature & Progrès n’ont pas le label AB).

Outre des exigences écologiques supérieures à celles du règlement européen, Bio Cohérence et Nature & Progrès ont la particularité de prendre en compte les aspects sociaux : ils plaident pour une juste rémunération et un droit du travail respecté. Ils interdisent par exemple la vente en supermarchés, pour ne pas faire le jeu de l’industrialisation de l’agriculture biologique.

 

 

Quelles sont les principales différences de cahiers des charges ?

Quasiment tous les critères du label AB figurent aussi dans les cahiers des charges de Bio Cohérence et Nature & Progrès. Mais eux vont plus loin sur de nombreuses normes, notamment en ce qui concerne les OGM puisqu’ils limitent le taux à 0,1 % en cas d’intrusion accidentelle.

Ils interdisent également la mixité bio et non bio sur une même exploitation, ce que permet le label AB à condition qu’il s’agisse d’espèces ou de variétés différentes, ainsi que l’utilisation de farines de sang comme amendements pour la terre.

 

Nature & Progrès interdit aussi, entre autres, l’huile de palme, même bio, car ils estiment qu’elle n’est pas produite dans des conditions sociales et écologiques satisfaisantes. L’association encourage également l’utilisation de semences non inscrites au catalogue officiel, pour promouvoir l’autonomie des paysans face à l’industrie semencière.

 

 

Qui attribue les labels ?

Là encore, les labels présentent des divergences. AB et Bio Cohérence reposent sur le système de la certification par un tiers indépendant, le seul mode reconnu par le règlement européen. En France, il existe aujourd’hui huit organismes certificateurs pour l’agriculture biologique : Ecocert, Qualité France, Agrocert, Certipaq Bio, Certisud, Certis, Qualisud et Bureau Alpes Contrôle. Ce sont eux qui délivrent les labels après avoir vérifié que la production, la transformation ou la commercialisation répond bien au cahier des charges de l’agriculture biologique.

Ils sont rémunérés par le demandeur du label, à qui ils doivent rendre visite au minimum une fois par an. Ce contrôle annuel se fait sur rendez-vous, et porte essentiellement sur une vérification des documents administratifs : factures des semences, des aliments, des engrais, des produits phytosanitaires, etc. Si le contrôleur a un doute, il peut parfois procéder à un contrôle inopiné, voire effectuer des prélèvements pour analyse. Mais ces derniers, coûteux, sont assez rares.

De son côté, Nature & Progrès a opté pour un « Système participatif de garantie » (SPG) qui implique les producteurs et les consommateurs dans la labellisation. Cette pratique, qui existe dans d’autres pays et est reconnue par certains organismes internationaux (IFOAM, FAO) ne l’est pourtant pas à l’échelle européenne.

Chaque année, au moins deux adhérents de Nature & Progrès (un consommateur et un producteur) rendent visite aux agriculteurs du réseau. Ils contrôlent que le travail est fait selon la charte de l’association mais surtout, ils échangent sur les pratiques de production et les conditions de travail afin de faire progresser tous les membres de l’association.

 

 

Qui contrôle les certificateurs ?

Les huit organismes certificateurs sont accrédités par le Cofrac, le Comité français d’accréditation, et agréés par l’Inao. S’il se veut indépendant, le Cofrac est pourtant sujet aux conflits d’intérêts puisque William Vidal, président d’Ecocert (qui détient 70 % du marché de la certification bio), siège au Conseil d’administration du Cofrac.

 

 

Donnent-ils tous le droit aux aides de l’agriculture bio ?

Seul le label AB étant reconnu par l’Europe, les autres ne donnent pas droit aux aides de la PACpour la conversion et le maintien en agriculture biologique, ni au crédit d’impôt en faveur de l’agriculture biologique (d’un montant de 2.500 € en 2014).

 

 

Quel est l’intérêt pour un professionnel d’adhérer à un autre label que AB ?

Bien qu’ils ne donnent pas droit à des aides, ni même à la mention « biologique » sur leurs produits, des labels comme Demeter ou Nature & Progrès intéressent les agriculteurs et les transformateurs (530 pour le premier et 840 pour le second).

Geoffroy Raout, coordinateur interne chez Nature & Progrès, explique cet engouement par le fait que « c’est l’envie d’afficher une marque de garantie et de s’identifier à un courant commercial qui correspondent vraiment à leurs pratiques ». Bio Cohérence compte aujourd’hui 300 producteurs adhérents.

Combien ça coûte ?

S’il est un secteur où le principe du pollueur-payeur n’est pas mis en place, c’est bien l’agriculture. L’usage de produits chimiques n’est pas taxé et la labellisation bio est payante. Le contrôle annuel réalisé par Ecocert, principal organisme certificateur en bio, pour obtenir le label AB coûte entre 350 et 850 € en fonction de la surface et du type de produit. Certaines régions remboursent tout ou en partie la certification pour ce label, mais le prix peut être dissuasif pour les petits agriculteurs.

Pour adhérer à Bio Cohérence, il faut ajouter 120 € en plus de la certification AB et 0,1 % du chiffre d’affaires dès la deuxième année. Refusant « la logique marchande » et basée sur le volontariat, la labellisation Nature & Progrès est un peu moins chère. L’adhésion inclut l’enquête annuelle et tourne autour de 285 €, une somme qui peut être revue à la baisse dans les régions où l’association est bien implantée et dispose de nombreux bénévoles pour se rendre chez les producteurs. à compter de la seconde année, les labellisés s’engagent également à verser 0,3% de leur chiffre d’affaires à l’association.

 

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En Allemagne, elle crée une fibre textile à base... de lait recyclé

En Allemagne, elle crée une fibre textile à base... de lait recyclé | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Et si, demain, votre garde-robe, mais aussi vos sacs plastiques et vos pneus contenaient du lait ? La microbiologiste Anke Damaske en extrait une protéine pouvant se substituer au coton et à d'autres matériaux synthétiques.

 

C’est pour trouver une solution aux allergies que provoquent les substances chimiques contenues dans nos vêtements qu'une jeune entrepreneuse allemande, étudiante en microbiologie, a créé une fibre de textile à base de protéine de lait. 

Qmilch  , c’est le nom de sa start-up (littéralement "lait de vache"), produit de la fibre de lait sans ajouts chimiques, à faible consommation d’énergie et entièrement compostable. Ses t-shirts, fabriqués à partir d'une protéine appelée caséine, sont dégradables en six semaines seulement, sans être détériorés par la machine à laver. 

 

Mais surtout, la caséine produite à des fins vestimentaires est, elle-même, à 100 % issue du recyclage : elle provient de lots échoués de laiteries, du lait périmé des grandes surfaces ou encore de vaches qui viennent de mettre bas. Une solution bienvenue dans un pays comme l'Allemagne, où, chaque année, deux millions de litre de lait sont gâchés. 

Pour cette solution inédite, la jeune start-up vient d’être primée par le prestigieux GreenTec Awards, qui récompense les initiatives européennes en matière de technologie verte, et dont la remise des prix aura lieu fin mai. "On n’imagine pas combien la chimie est encore utilisée dans la production de coton ou d’autres textiles comme le polyester ou le polyamide, et combien de résidus de pesticides ou additifs composent nos pantalons et chemises", souligne Anke Domaske, désormais à la tête d’une équipe de dix employés basée à Hannovre, dans le nord de l’Allemagne. 

Pour lutter contre cette "réalité désolante", la désormais ex-étudiante, aujourd’hui âgée de 31 ans, a commencé, dans sa cuisine, par tester différentes recettes de fibres, toutes à base de caséine. 
"C’était en 2009. J’avais acheté mon mixeur et d’autres ustensiles de cuisine au supermarché et j’ai commencé à mélanger la protéine avec différents ingrédients, pour voir", se souvient Anke Domaske.
 
UNE FIBRE PLUS FINE QU'UN CHEVEU HUMAINDésormais, elle dispose de machines professionnelles, d’un lieu de production et de 5 millions d'euros de fonds d’investissement. La fibre est produite selon une technique inédite : après avoir éliminé les impuretés du lait, on en extrait la caséine. La protéine est ensuite mélangée avec de l’eau et des ingrédients naturels tenus secrets. 
"Cette sorte de pâte à gâteau passe à travers une tuyère, à 80 degrés au lieu de 200 degrés pour des fibres classiques comme le polyester : sous l’action de la chaleur, le condensé qui reste est ensuite transformé en une fibre plus fine qu’un cheveu humain", détaille Anke Domaske.
Cette fine fibre est donc créée avec très peu d’énergie "et également très peu d’eau". 
"En cinq minutes, nous produisons un kilogramme de fibres : avec des machines d'une capacité de 2 000 tonnes de fibres au total, ce sont 240 millions de t-shirts qui peuvent être conçus à base de caséine, chaque année", poursuit l’entrepreneuse.
 
Cette production écologique est certes plus chère que le coton, mais son prix de revient au kilo, reste inférieur à celui de la soie, tout en affichant des caractéristiques proches : le tissu produit est très résistant, antibactérien et antistatique. Et, pari gagné pour l’entrepreneuse, il est aussi hypoallergénique. 

Désormais, Anke Domaske a pour ambition d’utiliser le gras et d’autres ingrédients du lait, toujours dans l’optique de ne produire des fibres sans aucun déchet. 
VÊTEMENTS, COSMÉTIQUE, SACS PLASTIQUES, AUTOMOBILE...Déjà, des t-shirts à base de fibre de lait sont en train d'être produits. Ce sont essentiellement des "clients allemands" qui achètent la matière première pour l’instant, se contente d'affirmer Anke Domaske, qui précise toutefois que l'on retrouve parmi eux des "chaînes de vêtements". À terme, l'entrepreneuse confie espérer "trouver des vêtements à base de caséine chez H&M et consorts". 

En attendant, la protéine de lait de Qmilch est aussi utilisée par différentes marques de cosmétique. La production de films et sacs plastiques est également en cours d'expérimentation. La technique est la même que pour fabriquer des composants textiles, sauf qu’au lieu de créer une fibre, l’entreprise produit un granulat. Ce dernier est d'ores et déjà fourni à des marques automobiles de l’industrie allemande, qui font entrer ces granulats dans la composition des revêtements intérieurs ou encore celle des pneus.
L’aventure lactée de Qmilch n’en est, selon sa fondatrice, "qu’à ses débuts". "Nous comptabilisons 700 demandes pour l’industrie textile, deux cent de plus pour l’industrie plastique pour l’instant" résume-t-elle, avant de préciser que les premiers produits à base de protéine de lait arriveront sur le marché en 2016. 

Porter une robe à base de lait sera alors possible, de même que la jeter dans votre compost lorsque vous en serez lassé. Si cette nouvelle fibre "green" a donc tout pour réussir, elle n’en reste pas moins un produit de l’élevage industriel. Pour autant, elle permet la réutilisation d'un lait destiné à la poubelle, l'économie de coton et de textiles chimiques. 
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Caen: distribution de larves de coccinelles gratuites pour remplacer les pesticides dans votre jardin

Caen: distribution de larves de coccinelles gratuites pour remplacer les pesticides dans votre jardin | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Comme chaque année, depuis 33 ans, la ville de Caen met gratuitement à la disposition des habitants des larves de coccinelles mais aussi des chrysopes distribuées gratuitement tous les vendredis matins au Jardin des Plantes, et ce jusqu'au début de l'été.

 

"Elle perfore sa proie pour y injecter sa salive chargée de suc digestif. En un instant, l’adversaire est anéanti." Voici, la dure loi de la sélection naturelle de Charles Darwin appliquée à la coccinelle et au puceron. L'Agence régionale de l'environnement de Haute-Normandie n'y va pas de main morte pour décrire les bienfaits de ces petits insectes dans un jardin. Normal car les coccinelles sont plus efficaces que n'importe quel pesticide et beaucoup plus écologiques. Il y a 33 ans, la ville de Caen l'a bien compris. L'idée a germée en 1982. Depuis lors, tous les espaces verts municipaux sont protégés des insectes nocifs de cette manière naturelle. Comme tous les ans, et comme chaque année, la commune met gratuitement à la disposition des habitants des larves de coccinelles mais aussi des chrysopes distribuées gratuitement tous les vendredis matins au Jardin des Plantes, et ce jusqu'au début de l'été.


Les larves plus efficaces que les coccinelles

Les larves sont plus efficaces encore que les coccinelles adultes. Elles dévorent jusqu'à 150 pucerons par jour. C'est la chaleur qui favorise leur développement. Les premières coccinelles font donc leurs apparition en mars. Trois à quatre jours après la ponte, les larves naissent.

" Celles-ci se mettent très rapidement à la recherche de nourriture. Elles attaquent les pucerons, quelquefois beaucoup plus gros qu’elles. Mangeuses insatiables, elles muent au bout de trois jours, leur corselet ne pouvant plus les contenir. Elles répètent ce processus encore trois fois jusqu’à atteindre une dimension de 1,5 à 2 cm." selon l'agence régionale de l'environnement. 

 

L'année dernière 1500 personnes sont venues chercher des larves.

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« Un métier n’est pas là pour vous emprisonner mais pour vous rendre libre »

« Un métier n’est pas là pour vous emprisonner mais pour vous rendre libre » | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Daniel Testard est un boulanger atypique. Il ne travaille que deux jours par semaine pour pouvoir s’occuper de son jardin, pratiquer le chant et la musique, écrire et s’exercer à la méditation. Il ne vend pas lui-même son pain : il fait confiance à ses clients qui paient directement leurs achats, dans une corbeille. Il récupère l’eau de pluie, qu’il filtre et incorpore aux farines de blé anciens, biologiques, qu’il se procure illégalement. « J’ai toujours résisté à l’idée que soit on augmente son chiffre d’affaires, soit on disparaît. » Une pratique construite depuis 30 ans, à Quily, dans le Morbihan, qui vise à bâtir une vie harmonieuse où le travail n’aliène pas mais rend libre.

 

Un petit livret à la couverture orange, une impression ancienne, un objet que l’on a envie de garder précieusement. Il l’a écrit il y a quelques années, après avoir réinventé son métier. Parce que la formule vaut le coup d’être dupliquée, il voulait la partager... Avec son idée, il est possible de retrouver des commerces dans les villages, de la vie dans les campagnes. Des artisans qui sont heureux et qui ne manquent de rien.

 

À la base, il y a beaucoup d’envies : être proche de sa famille, produire sa nourriture, avoir du temps pour soi, écrire, avoir deux mois de congé l’été pour partir. La solution, il l’a inventée à partir de ces idées-là. Et au final, cela correspondait bien à son métier passion, à son métier d’origine, la boulange. Deux jours de pain dans la semaine, parce qu’il aime faire naître la vie dans la pâte, il aime son monastère panaire, ermite dans la nuit à converser avec les étoiles. Il participe ainsi à la vie du pays dans lequel il vit, 700 pains pour nourrir 150 familles, peut-être 300 à 500 consommateurs.

 

Et comme il ne pouvait pas vendre son pain en même temps qu’il le faisait, Daniel a choisi de ne pas le vendre lui-même. Il a ouvert son fournil à ses clients, qui viennent chercher leur pain quand ils le souhaitent et qui payent directement dans la caisse. « L’avantage du système, c’est que personne n’est prisonnier de l’autre. Les gens peuvent venir quand ils veulent, même la nuit, même le lendemain, et moi, je peux être là ou pas là. » Comme il faut autant de temps pour vendre son pain qu’il n’en faut pour le fabriquer, il gagne ainsi deux jours par semaine de liberté.

Et cela dure depuis 30 ans...

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J'ai arrêté le sucre pendant un an : -6 kilos et peau lumineuse, une expérience magique

J'ai arrêté le sucre pendant un an : -6 kilos et peau lumineuse, une expérience magique | Des 4 coins du monde | Scoop.it
LE PLUS. Un petit dessert en fin de repas ? Un sucre dans son café ? Danièle Gerkens y a renoncé pendant un an, et en a fait un livre intitulé "Zéro Sucre". Après des débuts chaotiques, la journaliste a réussi à se défaire de cette habitude et a constaté des résultats inattendus sur sa santé. Elle nous raconte son expérience.

 

Pendant un an, je n'ai pas mangé de sucre. J'ai éliminé tous les sucres simples (qu'on appelait avant sucres rapides).

 

Je n'ai plus mangé de sucre brut, chocolat, crèmes glacées, crèmes desserts, yaourt sucrés, pâtisseries, viennoiseries, gâteaux, et évidemment tout ce qui est nourriture transformée, où le sucre est omniprésent.

 

J'ai conservé les sucres complexes (ou lents), et j'ai donc continué à manger des pâtes, du boulgour, des légumineuses etc…

 

Pourquoi me lancer dans une telle expérience ?

 

Le sucre responsable de tous les maux chez les Anglo-saxons

 

D'abord, j'ai une histoire familiale qui fait que je suis sensibilisée aux soucis de santé et au diabète. Ensuite, je suis passionnée depuis toujours par tout ce qui touche à l'alimentation, et à "Elle" je travaille depuis quelques années sur les sujets santé et société.

 

J'ai remarqué que ce sujet "no sugar" montait depuis longtemps dans les médias anglo-saxons. Selon eux, le sucre est responsable d'énormément de maladies et de maux.

 

J'aime vulgariser des sujets qui me paraissent importants et j'avais envie d'un projet plus vaste. Je me suis dit qu'il fallait tester, sur une durée suffisamment longue pour qu'on puisse constater des effets. Un an est une période symbolique.

 

Un peu comme arrêter la cigarette

 

Je ne vais pas mentir, au départ, cela a été laborieux. Je ne suis pas une grande consommatrice de sucre, mais j'en consommais quand même plusieurs fois par jour : au petit déjeuner, à la fin du déjeuner en dessert, et le soir, en terminant mon repas par un gros morceau de chocolat.

 

J'avais beau ne pas sucrer mon thé, j'avais quand même une consommation non négligeable.

 

Les deux premiers mois, il a fallu que mon organisme s'habitude à ce changement soudain. D'après ce qu'on m'a dit, cela m'a fait le même effet que lorsqu'un fumeur arrête la cigarette. Il y a eu des hauts et des bas, des craquages et des frustrations.

 

Un teint plus lumineux

 

Et puis, après huit premières semaines, les effets positifs sont arrivés. Au niveau du teint, plus lumineux. Mon blanc d'œil était plus blanc, j'avais l'impression d'avoir la peau en meilleur état. Mon esthéticienne m'a dit que la peau nettement plus propre et les pores plus serrés.

 

Au bout de ces deux mois, le voyant sucre ne s'allume plus. Je n'en avais plus du tout envie. Je n'y pensais même plus.

 

Au bout d'un an, j'ai perdu six kilos. J'en pesais 66 au départ, et j'en pèse aujourd'hui 60,5. Mon poids ne fluctue plus.

 

Je n'ai plus de coup de barre. Plus de fringales, presque plus de sinusites et mes terribles allergies aux pollens ont disparu.

 

Au cours de cette année, j'ai appris que manger un petit déjeuner trop sucré provoque une baisse de glycémie violente quelques heures plus tard, en dessous de la normale. Alors qu'avec un petit déjeuner salé, on n'oscille plus toute la journée, et la glycémie est stable.

 

Mon palais a changé : on trouve des saveurs sucrées dans des produits alors qu'elles vous échappaient avant. Les tomates, le lait… Aujourd'hui, je trouve ça extrêmement sucré.

 

Regarder les étiquettes

 

Ce mode de vie a changé mon quotidien mais n'a pas non plus été si contraignant : je cuisine beaucoup et j'adore ça. J'ai toujours fait mes courses au marché et chez des petits producteurs et commerçants. Ça ne m'a pas fait peur. J'ai simplement regardé les étiquettes un peu plus qu'avant.

 

Je n'ai pas non plus imposé ma façon de manger à ma famille. Ma fille, qui avait 7 ans au départ, a d'abord paniqué quand j'ai annoncé mon intention de ne plus manger de sucres, alors qu'elle n'est pas non plus bec sucré elle-même.

 

Mais au final, comme j'ai cuisiné moins de pâtisseries et de desserts (même pas 15 en un an), elle a réduit aussi d'elle-même et naturellement sa consommation de sucre.

 

Non à l'aspartame

 

Durant cette période, je ne me suis pas tournée vers l'aspartame, qui me laisse perplexe. J'ai intégré trois édulcorants dans ma cuisine, mais à faibles doses pour ne pas stimuler l'envie de sucré :

 

-la stevia, mais elle est très difficile à utiliser et laisse un goût de métal dans la bouche lorsqu'on l'utilise pure

-le sirop de riz que l'on peut cuire, ce qui est pratique

- le xylitol fait à partir de l'écorce du bouleau

 

Je n'ai jamais eu peur d'une carence quelconque, car le sucre n'apporte rien, ni vitamines, ni minéraux, surtout lorsqu'il est blanc. C'est ce qu'on appelle des calories vides. 

 

Surtout un plaisir normatif

 

On m'a souvent dit que j'avais retiré tout le plaisir de ma vie. Dieu merci, le plaisir n'est pas que buccal. Je crois seulement que j'ai retiré un plaisir social et normatif. C'est dérangeant car ne plus manger de sucre remet en cause quelque chose de totalement intégré dans le quotidien, des rituels scandant l'année religieuse (Noël, Pâques), le calendrier social (mariage, baptême, dîners) et les anniversaires.

 

Mais pour moi, cela a été libérateur : j'ai été capable de le faire, j'ai été capable de marquer mon indépendance vis-à-vis de ce produit. Ça nourrit une belle confiance.

 

Je ne veux pas être un gourou "no sugar" : je pense juste qu'il faudrait passer du "sucre partout et tout le temps" au "sucre que je veux quand je veux". 

 

Moins, c'est mieux, c'est l'idée du concept de "slow sugar".

 

Je reste attentive

 

J'ai réintégré le sucre très légèrement dans mon alimentation depuis un mois et demi. Je constate que c'est comme si la "pensée sucre" était remontée de quelques étages, qu'elle était plus proche de la surface, qu'elle rôdait. Ça ne m'inquiète pas, mais je reste attentive.

 

C'est définitivement quelque chose auquel on est très sensible. Et qui laisse supposer qu'on pourrait très peut facilement reglisser dans une (sur)consommation de sucre.

 

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My Free Kitchen : 100% bio, gourmand, sans gluten ni lactose

My Free Kitchen : 100% bio, gourmand, sans gluten ni lactose | Des 4 coins du monde | Scoop.it
C'est une petite adresse dans le 9ème à Paris, qui va vite devenir incontournable : 100 % sans gluten et sans lactose, 100 % bio, la carte est variée et sacrément gourmande !

 

L'aventure a commencé en septembre 2014, le 29 exactement, jour de l'inauguration de My Free Kitchen. Mais peut-être faut-il faire remonter l'histoire à 2012, lorsque Carole découvre qu'elle est intolérante au gluten et au lactose. « Ca a coïncidé avec mon départ pour Londres. Là-bas, c'est très facile de vivre sans gluten et sans lactose. Et les gens sont très ouverts à ces intolérances. On me disait 'Oh, c'est super, tu dois manger des choses très variées'. En France, j'ai été frappée et parfois même blessée par les réactions que mon intolérance sucitait. C'était trop souvent négatif et réducteur ». 

 

Carole traverse la Manche avec une idée qui commencer à poindre : ouvrir un restaurant 100 % sans gluten et lactose… A son retour, elle entraine son frère Philippe dans l'aventure. « Je suis rentrée en septembre 2012, Philippe avait démissionné pendant l'été. On a tout de suite commencer à plancher sur le projet ». Deux ans de réflexion qui mènent à l'ouverture de My Free Kitchen. 100 % sans gluten, sans lactose et bio. « Le bio s'est ajouté tout seul. En choisissant nos fournisseurs, nous avons réalisé que 80 % d'entre eux étaient bio. Alors on s'est dit qu'on pouvait faire le challenge du 100 % bio ». 

Et travailler entre frère et sœur, n'est-ce pas un challenge de plus ? « Quand ça va bien, ca va super bien, quand ça va mal, ça va très mal ! Mais c'est une belle expérience. Philippe et moi nous complétons très bien ». C'est vrai qu'à les regarder, on sent une vraie complicité. Philippe approuve sa soeur et explique : « Carole gère la carte, je gère les papiers, et on se partage le temps en salle ». La salle parlons-en justement : une déco légère et authentique rend l'endroit chaleureux. « Carole adore chiner ! », s'esclame Philippe. Le mur couvert de miroirs reflète cet intérêt : avez-vous déjà vu un miroir en forme de hibou ou de pomme ?  Et puis surtout, la salle est là où profiter du menu. « La carte change tous les jours, selon l'inspiration et les saisons, nous consommons au maximum local. Nous proposons toujours un plat végétarien et un plat avec de la viande. Nous mettons le menu sur Facebook à 11h. Souvent les gens arrivent en sachant déjà ce qu'ils veulent ! Tout est frais et cuisiné maison, c'est d'ailleurs une des raisons qui font que les gens poussent la porte du restaurant », souligne Carole.  Beaucoup d'habitués ne sont en effet pas intolérants. Parfois même l'argument du bio ne les a pas convaincus. Ils viennent et reviennent parce que c'est bon, tout simplement ! Et pour avoir goûté le premier muffin à la framboise de la saison, on approuve cet argument.Carole puise son inspiration dans les recettes de gâteaux de sa mère. « Je voulais réussir à faire des gâteaux aussi bons que les siens. Pendant 6 mois, j'ai élaboré des recettes qu'elle faisait tester à ses amis sans préciser que c'était sans lactose ni gluten, et elle me faisait des retours. Ils n'ont rien vu ! C'était la meilleure façon de savoir si j'étais prête ». Aujourd'hui, Carole puise son inspiration dans les livres de recettes, dont elle est très friande, et dans les vidéos qu'elle ne se lasse pas de visionner. « Elle en regarde vraiment beaucoup ! » appuie Philippe d'un air malicieux. Il y a aussi une touche libanaise dans certaines recettes, qui rappelle leurs origines familiales méditerranéennes.Le prochain défi ? Proposer quelques recettes sans œufs, car « il y a une demande qui émerge depuis trois mois. Et nous avons aussi beaucoup de clients végétaliens » remarque Carole. On sent bien que ce nouveau challenge la ravit et qu'elle a déjà plein d'idées. Entre ça et l'arrivée des fruits et légumes d'été, la carte des mois à venir s'annonce passionnante pour tous les gourmets !
L B-M's insight:
My Free Kitchen
1bis rue bleue
75009 Paris
Téléphone: 01 48 01 67 64
Contact : via Facebook
Lundi au vendredi : 10h-22h
Brunch tous les samedis de 12h à 17h  
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San Francisco, la ville zéro déchet

San Francisco, la ville zéro déchet | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Avec bientôt 100 % de ses détritus recyclés, San Francisco est en train de prouver au monde que la lutte contre le gaspillage et les émissions de CO2 est non seulement possible mais très rentable. Comment l'une des principales villes d'Amérique a-t-elle réussi à transformer une contrainte en challenge économique et en aventure citoyenne? Explications.

 

A chaque assaut des engins, la pile se cabre dans un remous de cartons, de verre et de canettes multicolores. Haute comme une maison de trois étages, longue de 30 mètres, sa masse immense, nourrie toute la nuit par 200 camions à poubelles de San Francisco, semble se gausser du ballet des bulldozers, insectes dérisoires qui, toutes les trente secondes, lui arrachent une tonne de rebuts pour la recracher dans l'entonnoir béant de l'usine de traitement des ordures. 

 

On peut railler la bien-pensance écolo, mais une visite à l'aube dans l'impossible boucan du Pier 96, ce hangar maritime de 20 000 mètres carrés abritant le plus grand centre de recyclage de la planète, ne peut que susciter un brin de mauvaise conscience. "Vous voyez cette montagne d'emballages, explique Robert Reed, directeur de la communication de Recology, la coopérative chargée de la collecte des ordures de la ville. Elle représente deux jours d'emplettes en ligne des San-Franciscains." Quant à l'Everest de boîtes de bières et de soda, il trahit aussi l'ampleur du défi qu'a choisi de relever cette cité de 850 000 habitants lorsqu'elle s'est fixé pour objectif, il y a treize ans, de recycler la totalité de ses rebuts à l'horizon de 2020. La ville pionnière des causes écologiques américaines retraite déjà 80% du contenu de ses poubelles, un record absolu, mais son ambition du "zero waste" (zéro déchet au dépotoir), se heurte chaque matin au tsunami de plus de un millier de tonnes de détritus. La réussite de San Francisco rendrait crédible, aux yeux du monde, l'espoir d'un recyclage total de nos déchets, clef d'une réduction sensible des émissions de gaz à effet de serre. 

Le recyclé, une affaire d'avenir

Au Pier 96, tout ce qui est organique, bref, "tout ce qui a eu une vie à un moment donné, ce qui pourrit, pue et se dégrade naturellement", détaille Robert Reed, a déjà été embarqué dans les rues par camions entiers aux heures les plus froides de la nuit, puis déversé près de Vacaville, à 40 kilomètres au nord de San Francisco, afin de produire 650 tonnes d'un riche compost, vendu aux fermes de la région. Le reste, le solide et le réutilisable, est donc trié au Pier 96. Dans un bruit de tam-tam géant, des nuages de papiers multicolores flottent sur les chaînes de tri en direction des compacteurs. Des tapis high-tech munis d'yeux laser trient les plastiques, propulsés par des jets d'air pulsé vers des bennes. Des courroies aimantées escamotent les métaux. 


A l'autre extrémité du hangar, derrière les cascades de bouteilles, les balles de cartons d'une demi-tonne, empilées en falaises - premier produit d'exportation californien, en volume, après l'acier -, attendent de partir vers les usines d'emballages de Chine ou du Vietnam. Comme le verre, les centaines de milliers de canettes compressées en massifs cubes à la César rejoindront le jour même les fonderies américaines, avant de réapparaître, pleines et ressuscitées, moins de deux mois plus tard, dans les rayons des supermarchés. La chute spectaculaire du prix du pétrole, base chimique des plastiques, rend moins compétitive la récup par rapport aux produits neufs, mais le recyclé reste une affaire d'avenir. Recology en tire maintenant plus de 15% de ses revenus annuels. Et le business du "zéro déchet" compte désormais ses courtiers, ses analystes et lobbyistes, agents d'un cercle vertueux amorcé par le consommateur de base. 

Un cadavre dans la poubelle verte

Depuis le vote historique du conseil municipal, en 2002, et surtout depuis 2009, début du recyclage obligatoire dans la ville, le "magic three" - le triptyque des trois poubelles, noire pour les détritus non traitables, bleue pour le recyclable et verte pour le compost - s'est, à San Francisco, mué en fait de société. En témoigne cette légende urbaine colportée par les 1000 employés de Recology, à propos du corps de cette femme, découvert voilà six ans dans le local à ordures d'un immeuble. L'assassin avait pris soin de placer le cadavre dans la poubelle verte, réservée à l'organique. "Il avait dû assister à l'une de nos réunions d'information", suggère, non sans humour noir, le porte-parole de Recology. La mairie, par l'entremise de la coopérative, dépense en effet plus de 4 millions de dollars par an en campagnes d'affichages et en séances de sensibilisation. "Notre public n'a que faire des mièvreries sur le sauvetage de la planète, reconnaît Reed. Il demande juste à être guidé dans sa vie quotidienne de consommateur responsable." 

"Croyez-vous qu'une décharge publique engendre de la richesse?"

Le recyclage au Pier 96 a ainsi créé 178 emplois, rémunérés entre 40 000 et 80 000 dollars par an, tous réservés aux habitants des quartiers défavorisés proches. "Croyez-vous qu'une décharge publique ou un de ces incinérateurs dont raffolent les Européens engendrent de la richesse économique?, interroge Debbie Raphael, directrice de l'environnement de la ville. Le recyclage crée de la valeur et des jobs, là où d'autres ne produisent que des champs d'immondices stériles." Les mesures les plus spectaculaires de la municipalité sont, du coup, applaudies dans les sondages. Par exemple, l'interdiction de vendre des petites bouteilles d'eau minérale dans les lieux publics. Bannis également, à "Frisco", les emballages en polystyrène imputrescibles et les sacs en plastique. 


Quiconque douterait de ce consensus n'a qu'à observer, vers 6h du matin, le sémillant éboueur Jeff Rattaro replacer respectueusement les poubelles alignées au cordeau dans Noriega Street, tandis que les riverains matinaux observent le ramassage de leurs fenêtres. "Ils nous suivent comme des supporteurs d'une équipe de foot", s'amuse-t-il. Dans ce quartier investi par une nouvelle classe moyenne immigrée, venue d'Asie ou d'Europe centrale, on pense "vert" au point d'arroser les plates-bandes avec l'eau de rinçage des machines à laver. "Le recyclage est une fierté. Un signe d'appartenance à la ville." 

Il aura fallu plus d'une décennie pour en arriver là. Jared Blumenfeld, ancien directeur de l'environnement de San Francisco, aujourd'hui patron de l'Environnemental Protection Agency, l'agence fédérale pour tout l'Ouest américain, explique comment le miracle s'est produit "grâce à un mélange de diplomatie et d'indéniable courage politique". Comme les plus gros utilisateurs des décharges publiques étaient les entreprises de construction, il a fallu 18 mois de négociations pour les convaincre de recycler 75% de leurs matériaux, avant d'en faire, dès 2006, la condition d'obtention d'un label écolo indispensable pour être autorisé à travailler à San Francisco. 

"Envoyez-nous vos ordures, on vous renvoie de la bouffe"

Quant au grand public, il a joué le jeu de lui-même, atteignant sans contrainte réglementaire la barre des 75% de recyclage en 2009. "Pour aller plus loin, il fallait rendre le zero waste obligatoire", admet Blumenfeld. Hormis les amendes, fort rares, allant de 100 à 1000 dollars pour les contrevenants, la mairie mise sur les tarifs: la poubelle noire, réservée aux déchets non recyclables, est louée très cher, ce qui incite les particuliers à prendre le plus petit modèle, et donc à mieux vérifier son contenu, dont, souvent, la moitié pourrait encore être exploitée ou transformée en compost. Mieux qu'une quelconque police verte, ce sont les comptables de l'énorme hôtel Hilton de San Francisco qui, dès 2000, ont convaincu leur direction de tenter l'expérience pilote de compostage de la totalité des restes des 7500 repas servis quotidiennement dans l'établissement. En assurant le tri, l'hôtel a fait baisser de 250 000 dollars par an le coût du ramassage de ses ordures. Les 4500 restaurants de la ville ont suivi l'exemple, en 2005, avant que la mairie impose sa fameuse poubelle verte à tous les habitants de San Francisco. Cette révolution-là est visible dans l'immense champ de compostage de Vacaville, où chaque nuit sont déversés les restes de repas de San Francisco. La précieuse pourriture azotée, mélangée à des débris végétaux riches en carbone, est filtrée dans des tamis géants, broyée, entassée en andains de 3 mètres de hauteur, puis soumise durant vingt et un jours à une température de 50 °C du fait de sa seule activité bactérienne. Le produit final part fertiliser les terres de Californie du Nord. 


Dans la Napa Valley, Dave Vella, manager des prestigieux vignobles de Chateau Montelena, en répand près de 1000 mètres cubes par an sur ses 100 hectares de vignes. "J'ai vu trop de sols bousillés par les engrais chimiques", raconte ce descendant de vignerons italiens en malaxant son tas de poudre brune. A Petaluma, au nord de San Francisco, Bob Cannard règne, lui, sur les 500 hectares de légumes et de vignes de sa Green String Farm. "Notre mot d'ordre est: "Envoyez-nous vos ordures et on vous renvoie de la bouffe", rappelle le chantre de l'agriculture bio de masse. Le compost maintient l'humidité de la terre, un vrai plus au moment où la sécheresse en Californie oblige, pour la première fois, à rationner l'eau dans la région." 

Un an d'ordures non-recyclables dans un bocal

Les agronomes venus de Chine, du Brésil ou de l'Ohio se bousculent aussi dans le ranch de John Wick, à Nicasio, un bourg bucolique à 20 kilomètres du Golden Gate Bridge. L'ancien charpentier, heureux époux de Peggy Rathmann, auteur connue de livres pour enfants et héritière de l'empire de biotechnologie Amgen, a investi 8 millions de dollars dans l'étude des effets du compost sur ses herbages. Les résultats, établis avec l'aide de chercheurs de l'Université de Californie à Berkeley, sont sidérants. Une couche de 1,5 centimètre sur 15 hectares tests, accompagnée de culture de plantes pérennes et du pâturage ordonné de bovins, transforme l'herbe en dévoreuse du CO2 de l'atmosphère. "En une application, vous multipliez pendant des décennies la capacité de stockage de carbone du sol, professe-t-il. Cette méthode permettrait à l'agriculture, responsable de beaucoup des émissions de gaz à effet de serre, de contribuer de manière spectaculaire à résoudre la crise du réchauffement planétaire, sans bouleverser nos modes de vie." A San Francisco, le zero waste a bousculé les consciences. Plutôt que d'aller dans la Silicon Valley, des dizaines de jeunes diplômés postulent pour des stages dans l'école d'agriculture de Bob Cannard, à Petaluma. Quant au programme Artist in Residence, proposé par Recology, il en dit long sur l'évolution des moeurs urbaines. MaLi, une jeune Asiatique, vous reçoit au milieu de ses mobiles fantasques faits d'oiseaux factices et de carrés de mousse glanés dans le dépôt d'ordures voisin. "En Chine, il n'est pas évident d'ironiser sur la civilisation industrielle, ici, oui!" se réjouit-elle. Dans l'atelier voisin, le sculpteur Michael Arcega poursuit un projet de longue haleine: l'étude par un anthropologue ignare de la culture des indigènes Nacirema ("American" à l'envers) à partir de ses poubelles. Délire garanti en trois dimensions. 

image: http://static.lexpress.fr/medias_10390/w_400,c_fill,g_north/zero-waste-report-3328-5_5319919.jpg

 

Béa Johnson, championne toutes catégories du zero waste: dans ce bocal, un an de ses déchets non recyclables.

Frederic Neema/Polaris

Autre visite instructive: celle du domicile quasi monacal de Béa Johnson, à Mill Valley, coquette banlieue de San Francisco. Avant de devenir l'idole des zero wasters, cette Provençale transplantée en Californie vivait avec son mari, Scott, ingénieur en informatique, dans une maison de 280 mètres carrés "truffée de possessions inutiles". Un déménagement qui l'a obligée à mettre tous ses biens au garde-meubles lui a ouvert les yeux sur sa boulimie matérialiste. "J'ai découvert la différence entre être et avoir", confie Béa, devenue depuis la vedette d'un cycle de conférences national sur les vertus de la non-consommation. Aujourd'hui, les tables de nuit sont prohibées chez elle, parce qu'elles attirent le fatras. Les placards de ses deux jeunes garçons (certes dotés d'ordinateurs) recèlent quatre tee-shirts et trois pantalons de seconde main achetés sur eBay. Désormais, rien qui ne soit compostable ou réutilisable - pas même une carte de visite! - ne peut franchir sa porte. Dans sa traque de l'inutile, Béa est allée jusqu'à renvoyer son trophée reçu pour "mérite écologique". 

A la voir, armée de son unique cabas, faire ses courses à la Rainbow Grocery, Mecque san-franciscaine de la nourriture en vrac, on découvre qu'elle n'est pas la seule à se rebiffer contre la culture du gâchis. L'endroit pullule de zero wasters venus remplir une énième fois leurs bouteilles d'huile. Mais bien peu pourraient rivaliser avec cette phobie du déchet. Dans sa cuisine, Béa montre un bocal d'un litre. Il contient un an d'ordures non recyclables, dont un morceau de chatterton de son guidon de vélo. Comparée à elle, même San Francisco la pionnière est loin du compte. 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/etats-unis-san-francisco-la-ville-zero-dechet_1672251.html#9mzIKh84gYfKLrjk.99

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François Bayrou pour un repas végétarien dans les cantines

François Bayrou pour un repas végétarien dans les cantines | Des 4 coins du monde | Scoop.it

 Depuis quelques jours a lieu un débat entre nos politiques pour savoir si oui ou non il faut un menu de substitution sans porc dans nos cantines scolaires. Personne ne semble se demander s’il est normal qu’un animal qui n’a jamais rien demandé se retrouve imposé dans toutes les cantines de France et sert d’attiseur de haine envers des communautés religieuses.

Comme le demande depuis longtemps les véganes qui consomment uniquement des produits végétaux, la solution la plus simple qui conviendrait au plus grand nombre serait de proposer des repas végétaliens, ceux-ci satisferaient non seulement les religieux qui veulent consommer des produits hallal ou casher, mais cela respecterait enfin les animaux.

« Il y aura toujours un menu végétarien à la disposition des enfants »

Interviewé par BFM TV ce mercredi 18 mars, le président du Modem et actuel maire de Pau, François Bayrou, explique vouloir proposer non pas un menu végétalien dans les cantines mais un menu végétarien :

À Pau nous travaillons sur le fait que, dans les cantines scolaires, il y aura toujours un menu végétarien à la disposition des enfants [en plus d’un autre menu avec viande, ndlr]. Un menu végétarien, ça n’a pas de connotation religieuse. […] Un menu végétarien qui pourra permettre à ceux qui, soit ont des préférences alimentaires, soit sont végétariens, soit ont des problèmes médicaux, de trouver une réponse pratique à leurs questions. Et ce n’est pas une manière d’opposer, c’est une manière de réunir.

François Bayrou retourne même les propos stigmatisants des politiques qui veulent imposer le porc à la cantine. En effet, imposer un seul et unique menu c’est faire preuve d’une intolérance envers les personnes ne pouvant le consommer (que ce soit pour une question d’allergie, d’éthique ou bien encore de religion) :

Si on peut faire en sorte que des jeunes juifs, des jeunes musulmans ou des jeunes simplement qui ont d’autres préférences alimentaires, soient assis à la même table, avec les mêmes bancs, et se comprennent un peu mieux après l’école qu’avant l’école, là on sert la laïcité.

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