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L'histoire de Yuko Sugimoto, l'icône du tsunami japonais

L'histoire de Yuko Sugimoto, l'icône du tsunami japonais | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Il y a un an, la photo de Yuko Sugimoto, enveloppée dans une couverture, le regard perdu au milieu des ruines de son quartier où son jeune fils avait disparu, faisait le tour du monde. Aujourd'hui, sa famille est à nouveau réunie mais les cicatrices du tsunami sont loin d'être effacées.

 

"Ce désastre m'a fait prendre conscience que chaque jour est un petit miracle", explique-t-elle en revenant à l'endroit où un photographe immortalisa la détresse de l'une des dizaines de milliers de personnes dont la vie fut bouleversée par les vagues géantes du 11 mars 2011.


Mme Sugimoto se rappelle très bien de l'instant où fut pris le cliché, deux jours après la catastrophe, au moment où, se protégeant du froid, elle cherchait désespérément du regard un signe de son enfant disparu.
"J'étais de plus en plus anxieuse. Je n'arrêtais pas de me demander s'il était vivant ou mort".
La jeune mère de 29 ans était au travail et son fils Raito, 5 ans, était à l'école maternelle lorsque le raz-de-marée déferla sur Ishinomaki. Les flots recouvrant toute la zone, l'établissement scolaire fut en partie submergé et coupé du monde, empêchant Mme Sugimoto d'aller y chercher son fils.
Des rumeurs évoquaient l'engloutissement de tous les enfants de l'école, affirmant qu'aucun ne serait retrouvé sauf.
Pendant trois jours, Mme Sugimoto et son mari allèrent de refuge en refuge, espérant qu'un miracle leur permettrait de revoir leur fils. Et dans l'un d'entre eux, le 14 mars, leurs prières furent exaucées.
"A cause de mes larmes, je ne pouvais pas voir le visage de mon fils, j'étais sans voix. Quand j'ai repris mes esprits, il était dans les bras de son père", raconte-t-elle à l'AFP.
"Avant le désastre, je considérais ma famille comme un acquis éternel. Chaque jour venait comme le précédent alors que nous devrions apprécier chaque nouvelle journée à sa juste valeur".
Après avoir retrouvé son fils, elle apprit que les 11 enfants présents à l'école à ce moment-là avaient pu échapper au tsunami in extremis, en grimpant sur le toit du bâtiment.
Ils grelottèrent là jusqu'à deux heures du matin, avant que l'eau n'ait suffisamment baissé pour leur permettre de descendre au premier étage de l'immeuble et d'y attendre la venue d'un bateau de secours.


Mme Sugimoto sait qu'en dépit de la perte de sa maison et de quasiment tout ce qu'elle possédait, sa famille épargnée a eu de la chance.
Plus de 19.000 personnes sont mortes pendant cette catastrophe dans le Tohoku (nord-est du Japon). Les corps d'un sixième d'entre elles n'ont pas été retrouvés.
La famille Sugimoto fait partie des dizaines de milliers de sinistrés qui s'interrogent sur leur avenir, vivant dans des maisons temporaires fournies par les autorités.
En apparence, le petit Raito s'est fait à cette nouvelle vie, mais le désastre l'a profondément affecté, explique sa mère.
Pendant les semaines suivant le 11 mars, la moindre mise en garde contre un tsunami le rendait malade. L'enfant a en outre terriblement peur du noir.
"Ce n'est pas visible au premier coup d'oeil, mais il garde une cicatrice en lui".

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L'Université de Rennes 1 lance un Master Patrimoine Naturel et Biodiversité

L'Université de Rennes 1 lance un Master Patrimoine Naturel et Biodiversité | Des 4 coins du monde | Scoop.it
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