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L'histoire de Yuko Sugimoto, l'icône du tsunami japonais

L'histoire de Yuko Sugimoto, l'icône du tsunami japonais | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Il y a un an, la photo de Yuko Sugimoto, enveloppée dans une couverture, le regard perdu au milieu des ruines de son quartier où son jeune fils avait disparu, faisait le tour du monde. Aujourd'hui, sa famille est à nouveau réunie mais les cicatrices du tsunami sont loin d'être effacées.

 

"Ce désastre m'a fait prendre conscience que chaque jour est un petit miracle", explique-t-elle en revenant à l'endroit où un photographe immortalisa la détresse de l'une des dizaines de milliers de personnes dont la vie fut bouleversée par les vagues géantes du 11 mars 2011.


Mme Sugimoto se rappelle très bien de l'instant où fut pris le cliché, deux jours après la catastrophe, au moment où, se protégeant du froid, elle cherchait désespérément du regard un signe de son enfant disparu.
"J'étais de plus en plus anxieuse. Je n'arrêtais pas de me demander s'il était vivant ou mort".
La jeune mère de 29 ans était au travail et son fils Raito, 5 ans, était à l'école maternelle lorsque le raz-de-marée déferla sur Ishinomaki. Les flots recouvrant toute la zone, l'établissement scolaire fut en partie submergé et coupé du monde, empêchant Mme Sugimoto d'aller y chercher son fils.
Des rumeurs évoquaient l'engloutissement de tous les enfants de l'école, affirmant qu'aucun ne serait retrouvé sauf.
Pendant trois jours, Mme Sugimoto et son mari allèrent de refuge en refuge, espérant qu'un miracle leur permettrait de revoir leur fils. Et dans l'un d'entre eux, le 14 mars, leurs prières furent exaucées.
"A cause de mes larmes, je ne pouvais pas voir le visage de mon fils, j'étais sans voix. Quand j'ai repris mes esprits, il était dans les bras de son père", raconte-t-elle à l'AFP.
"Avant le désastre, je considérais ma famille comme un acquis éternel. Chaque jour venait comme le précédent alors que nous devrions apprécier chaque nouvelle journée à sa juste valeur".
Après avoir retrouvé son fils, elle apprit que les 11 enfants présents à l'école à ce moment-là avaient pu échapper au tsunami in extremis, en grimpant sur le toit du bâtiment.
Ils grelottèrent là jusqu'à deux heures du matin, avant que l'eau n'ait suffisamment baissé pour leur permettre de descendre au premier étage de l'immeuble et d'y attendre la venue d'un bateau de secours.


Mme Sugimoto sait qu'en dépit de la perte de sa maison et de quasiment tout ce qu'elle possédait, sa famille épargnée a eu de la chance.
Plus de 19.000 personnes sont mortes pendant cette catastrophe dans le Tohoku (nord-est du Japon). Les corps d'un sixième d'entre elles n'ont pas été retrouvés.
La famille Sugimoto fait partie des dizaines de milliers de sinistrés qui s'interrogent sur leur avenir, vivant dans des maisons temporaires fournies par les autorités.
En apparence, le petit Raito s'est fait à cette nouvelle vie, mais le désastre l'a profondément affecté, explique sa mère.
Pendant les semaines suivant le 11 mars, la moindre mise en garde contre un tsunami le rendait malade. L'enfant a en outre terriblement peur du noir.
"Ce n'est pas visible au premier coup d'oeil, mais il garde une cicatrice en lui".

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Dans divers pays, des gens prennent la parole, se mobilisent ; des choses bougent. Restons à l'écoute.
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Solutions locales pour un désordre global

"Solutions locales pour un désordre global" reportage de Marie-Monique Robin

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Recyclage : 7 façons inattendues d'utiliser vos coquilles d'oeufs

Recyclage : 7 façons inattendues d'utiliser vos coquilles d'oeufs | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Pourquoi jeter lorsque l'on peut recycler ? Découvrez 7 façons naturelles et écolos de réutiliser les coquilles d'oeufs.

 

Les Français consomment, en moyenne, 230 oeufs par an et par personne. Soit autant de coquilles d’oeufs qui finissent presque systématiquement à la poubelle, faute de savoir quoi en faire. Composées jusqu’à 97 % de carbonate de calcium, de protéines et de minéraux tels que le magnésium, le potassium ou le fer, les coquilles d’oeufs offrent pourtant des possibilités insoupçonnées de réutilisation. Bio à la une vous donne 7 astuces pour réutiliser les coquilles, à la maison comme au jardin.

1 Enrichir le compost

Les coquilles d’oeufs présentent l’avantage de se décomposer rapidement. Par ailleurs, leur teneur en calcium et autres minéraux est idéale pour enrichir votre compost et en diminuer l’acidité. Pour ceux qui ne feraient pas leur propre compost, il suffit de déposer les morceaux de coquille écrasés directement au pied des plantes. Elles enrichiront la terre en se décomposant.

2 Chasser les nuisibles du jardin

Pour prendre soin de ses plantes, les coquilles d’oeufs sont efficaces pour repousser naturellement les rampants. Au jardin comme au potager, on dispose les coquilles réduites en miettes autour des pieds, de manière à former une barrière naturelle contre les insectes autour de la plante. Limaces, escargots et autres insectes devraient alors les laisser en paix.

3 Protéger les arbres fruitiers

Pour protéger les arbres fruitiers de certaines maladies telles que les cloques, les jardiniers en herbe recyclent leurs coquilles d’oeufs. Grossièrement broyées et suspendues aux branches des arbres dans de petits filets, les coquilles sont réputées pour maintenir l’arbre en bonne santé. Cependant, l’astuce n’est valable qu’avec des coquilles d’oeufs fraîches qui n’auraient pas été cuites au préalable.

4 Préparer ses semis

Encore un tuyaux pour ceux qui ont la main verte. Dans une moitié de coquille encore intacte, percez un petit trou pour évacuer l’eau, ajoutez un fond de terre et déposez-y les graines. Naturelles et riches en nutriments, les coquilles constituent un support idéal pour faire naître vos plans avant de les transposer au jardin.

5 Récurer la saleté incrustée

Dans la catégorie des astuces insolites, sachez qu’il est possible d’utiliser les coquilles d’oeufs pour récurer la saleté des poêles et casseroles difficiles à nettoyer. En effet, en mélangeant des morceaux de coquilles broyées à un peu d’eau et de savon vous obtiendrez une abrasif naturel et efficace.

6 Faire briller la vaisselle

Pour récupérer une vaisselle maculée de tâches persistantes, il suffit d’un peu de vinaigre blanc et de coquilles d’oeufs réduites en poudre. Le mélange est redoutable pour retrouver une vaisselle comme neuve, tout naturellement.

7 Blanchir le linge

Encore une astuce de grand-mère 100 % naturelle. Pour préserver la blancheur de son linge, il suffit de quelques coquilles d’oeufs associées à une tranche de citron. On dispose ces ingrédients dans un sachet en tissu fermé que l’on place dans le tambour de sa machine, puis on lave normalement. Les coquilles et le citron éviteront au linge de ternir.

 

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Pour se baigner au naturel, optez pour la piscine écologique !

Pour se baigner au naturel, optez pour la piscine écologique ! | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Envie de baignade et de naturel ! Optez pour une piscine écologique : les avantages d'une piscine traditionnelle, sans les contraintes du chlore, etc.

 

Avec le soleil qui arrive, les premières envies de piscine font surface ! Mais vous en avez assez de l’eau de javel, des démangeaisons et des yeux rougis. Pas de problème, passez à la piscine écologique ! Voici quelques conseils pour vous aider à construire vous-même votre piscine écologique et pour en profiter au mieux !

Piscine écologique versus piscine traditionnelle

Le principe est simple : la piscine écologique, ou piscine naturelle, s’appuie sur le développement d’un écosystème qui maintient l’équilibre de la qualité de l’eau, grâce à la technique du lagunage.

Dans le bassin, 3 zones différentes :

 

une zone centrale de baignade, ou bassin de natation, qui représente un tiers de la surface totale,une zone périphérique, de régénération, moins profonde, où des plantes aquatiques sont chargées de la filtration. Des plantes décoratives peuvent également y être présentes,une zone d’oxygénation et de désinfectionavec des plantes oxygénantes ou chute d’eau, permettant l’exposition de l’eau aux UV naturels. 

L’eau circule lentement entre les 3 zones grâce à une petite pompe puis par gravité.

Piscine écologique : les avantages d’une telle installation

Par rapport à une piscine traditionnelle, une piscine écologique présente bon nombre d’avantages:

elle est une alternative biologique et durable à la piscine traditionnelle,elle ne nécessite aucune substance chimique, notamment le chlore, ce qui permet la coexistence d’organismes utiles : grenouilles, petits poissons ou libellules peuvent vivre dans l’eau, tout en consommant algues vertes et éventuelles larves de moustiques. elle ne fait pas l’objet de taxe contrairement à la piscine classique, 


Qui plus est, elle n’est pas chauffée ou légèrement mais en utilisant le soleil. Pas de mauvaise surprise donc à la réception de la facture d’électricité ! Autre point positif : son entretien, une seule fois par an !

Comment construire sa piscine écologique ?

Pour construire une piscine biologique, il faut maîtriser quelques notions en matière d’électricité !


En effet, cela sera nécessaire pour mettre en place les pompes de circulation de l’eau de la zone defiltration naturelle. Ces dernières permettent le déplacement de l’eau dans les zones où se situent les plantes de la piscine biologique.

Mais également l’oxygénation de l’eau, indispensable à la préservation de l’écosystème.

Pour cette étape, n’hésitez pas à vous faire aider par un professionnel : il faut respecter les règles d’étanchéité des câbles électriques dans les zones humides.

  

Construire une piscine écologique nécessite plusieurs étapes :

Etape 1 : il faut dessiner au sol les limites de la piscine.

Etape 2 : creuser et évacuer les terres.

Etape 3 : installer la structure de la bordure.

Etape 4 : installer le feutre de protection de la bâche.

Etape 5 : Installer la bâche. Pour cette étape, prévoyez d’être plusieurs car la bâche pèse lourd !
Etape 6 : mettre en eau.

Etape 7 : ajouter la pouzzolane (nb. une roche naturelle constituée par des scories volcaniques basaltiques ou de composition proche) dans la lagune.

Etape 8 : installer les plantes.

Etape 9 : après quelques jours, « ensemencer » la piscine avec quelques litres d’eau issus d’une mare propre de votre voisinage. Attention toutefois à ne pas récupérer d’alevins de poisson.

 

Piscine biologique : et les plantes ?

Nécessaires pour entretenir et conserver la qualité de l’eau, les plantes servent de filtration naturelle.

 

Les plus adaptées sont les plantes épuratives, qui jouent le rôle de filtration naturelle. Leur action permet d’absorber les métaux présents dans l’eau, responsables de la prolifération des algues.

Les plantes oxygénantes sont également un bon atout : elles apportent de l’oxygène à l’eau et favorisent le développement de bactéries.

Enfin, les plantes flottantes et décoratives permettent de lutter contre la prolifération des algues. En effet, elles cachent le soleil aux algues, qui sont ainsi freinées dans leur développement.

Et en pratique, comment les planter dans la piscine ? Facile, il suffit de les disposer dans la terre ou dans des pots. Attention à recouvrir la terre par une couche de gravier d’au moins 2 centimètres. Ceci afin d’éviter de troubler l’eau avec la terre et éviter que des poissons viennent le chambouler.

 

Piscine écologique : que dit la loi ?

Contrairement à une piscine traditionnelle, la piscine écologique ne nécessite pas de permis de construire. Une chance : le montant de votre taxe foncière ne sera donc pas impacté par la construction de la piscine de vos rêves !

En revanche, il est obligatoire de faire unedéclaration préalable de travaux.

 

Il s’agit d’un document administratif qui doit être envoyé à la mairie de votre commune, et cela, avant de commencer vos travaux. Alors, l’expérience vous tente-t-elle ?

 

 

Pour ceux qui ne se sentiraient pas à l’aise, la piscine biologique existe en kit : c’est moins compliqué, mais plus coûteux ! Vous en trouverez notamment sur ibioexperts-environnement.com/

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L'agriculture biologique croît rapidement dans l’UE

L'agriculture biologique croît rapidement dans l’UE | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Depuis dix ans, l'agriculture biologique a gagné 500 000 nouveaux hectares chaque année, selon des statistiques de l'UE.

 

En 2011, l'Union européenne comptait 9,6 millions d'hectares de terres agricoles biologiques. L'année précédente, plus de 186 000 exploitations étaient présentes sur le territoire de l'Union qui comptait alors 27 États membres.

L'agriculture biologique se définit comme la production alimentaire qui comporte un impact minime sur l'environnement grâce à des pratiques aussi naturelles que possible.

L'Union européenne a mis au point des normes pour l'agriculture biologique, notamment sur l'utilisation des substances chimiques, des pesticides, des engrais et des traitements pour assurer la santé et le bien-être des animaux. Les organismes génétiquement modifiés n’entrent évidemment pas dans le cadre de la culture biologique.

Selon les données présentes dans un rapport, les agriculteurs biologiques sont en général plus jeunes que leurs collègues dans l'agriculture conventionnelle européenne. En 2010, environ 61,3 % des agriculteurs biologiques avaient moins de 55 ans, contre 44,2 % pour l'agriculture conventionnelle.

 

 

Plus de biologique dans les anciens États membres

La majorité des exploitations (83 %) et des terres (78 %) issues de l'agriculture biologique font partie de « l'Europe des Quinze », dont font partie les anciens États membres dont l'Allemagne, la Belgique, la France, l'Italie, et le Royaume-Uni.

À l'exception de la Croatie, les douze autres États membres qui ont rejoint l'UE à partir de 2004, ont constaté une croissance dans l'agriculture biologique, selon l'exécutif européen.

Ce secteur a connu une croissance de 13 % entre 2002 et 2011 et le nombre d'exploitations a décuplé entre 2003 et 2010.

L'agriculture biologique est divisée en plusieurs catégories. Le pâturage permanent représente la plus grande part (45 %), vient ensuite la culture de céréales (15 %) et les cultures permanentes (13 %).La production animale représente quant à elle 1 %.

La Commission européenne a publié en mars des propositions législatives sur l'agriculture biologique visant à renforcer et à harmoniser les règles dans le secteur.

 

« La Commission tend à favoriser une amélioration à la fois quantitative et qualitative de la production biologique dans l'Union européenne en renforçant la confiance des consommateurs dans les produits biologiques et en supprimant les obstacles au développement de l'agriculture biologique », a déclaré Dacian Cioloş, le commissaire en charge de l'agriculture et du développement rural.

Les producteurs peuvent poser leur candidature pour obtenir un label visant à attester du caractère biologique de leurs produits.

 

La Cour des comptes européenne a demandé d'appliquer les règles sur l'agriculture biologique de manière plus stricte. En effet, des produits qui détiennent pourtant le label bio, contenaient des pesticides, des antibiotiques ou des OGM.

 

La Commission indique que la nourriture biologique répond à une demande croissante des consommateurs tout en « fournissant des biens publics en termes de protection de l’environnement, de bien-être animal et de développement rural ».

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Une amap de Brest veut relocaliser l'économie

Une amap de Brest veut relocaliser l'économie | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Outre proposer une amap, une association brestoise veut diversifier ses activités pour aller plus loin dans la relocalisation de l'économie.

 

 

Une association propose aux Brestois d’acheter chaque semaine toute une gamme de produits (légumes, pains, laitages, herbes, jus…) locaux, bios et de saison. En plus de leur offrir une alternative aux supermarchés et changer les habitudes alimentaires des membres, l’association veut diversifier ses activités pour aller plus loin dans la relocalisation de l’économie. Emmanuel Daniel nous fait découvrir cette expérience de style de vie engagé.

Brest : une AMAP et plus encore pour l’économie locale

Dans un lavoir désaffecté de la rive droite de Brest se déroule chaque jeudi une scène atypique. Une vingtaine de personnes se succèdent pour remplir leurs cabas de carottes, navets, poisson, oeufs, lait, fromage…

 

Pendant plus de deux heures, ce bâtiment d’habitude inutilisé prend des airs de petit marché dans lequel on croise aussi bien des étudiants, des jeunes parents sortant du boulot que des retraités.

Tous sont adhérents de l’association « Court circuit en pays de Brest » qui distribue chaque semaine plus de 200 paniers bios, locaux et de saison dans 7 points différents de la ville. Comme dans lesAMAP (Association pour le maintien d’un agriculture paysanne) classiques, ces consomm’acteurschoisissent à l’avance la quantité hebdomadaire de légumes (entre 7 et 18 euros) qu’ils désirent.

 

Des oeufs, du pain et d’autres produits agricoles

Ils ont également la possibilité de commander des oeufs, du pain, des herbes aromatiques ou encore des yaourts qu’ils recevront chaque semaine pendant 6 mois au point de distribution de leur choix. Une fois leur contrat d’abonnement rempli, ils n’ont plus qu’à se rendre chaque jeudi après-midi au lavoir afin de retirer leur commande. Pour enrichir le panier, de la viande, du poisson et d’autres denrées leur sont également proposés en commande ponctuelle.

A la genèse du projet, une volonté de rompre avec le mode de distribution classique. « J’en avais marre de consommer des produits transformés, chers et dégueulasses », explique Céline cofondatrice de l’association. Pour y remédier, elle a d’abord créé une Amap avec Guillaume, l’autre pilier du projet.


« Mais on s’est rendus compte qu’on touchait les revenus élevés, des gens déjà convaincus et qu’on ne répondait pas à la demande (une quarantaine de personnes sur liste d’attente). On voulait soutenir davantage les producteurs et offrir plus de souplesse et de choix », précise la jeune femme. Ils ont donc décidé de salarier 2 personnes (plus un service civique) afin de créer des emplois qui ont du sens et faire que tout le poids de la logistique ne soit pas assuré par les seuls bénévoles.

Court-Circuit Pays de Brest : objectif panier diversifié

Pour réussir leur pari, la variété de l’offre a été déterminante. « Nous voulions qu’il y ait un max de produits dans le panier » afin de proposer « une alternative aux supermarchés » et ainsi permettre de faire la plupart de ses courses en un seul lieu, précise Céline. La formule propose égalementplus de souplesse qu’une Amap. Les adhérents disposent d’une période d’essai d’un mois pour tester le service et adapter leur commande à leurs besoins réels.

En outre, grâce au « panier d’échange », ils peuvent troquer leur surplus de navets ou de topinambours contre du persil ou des carottes. Et lorsque les membres ne sont pas en mesure de venir retirer leur commande hebdomadaire, celle-ci est proposée à des « intérimaires » qui se sont inscrits à l’avance pour acheter un panier à l’occasion.


« C’est très bien fait, du coup ce n’est pas contraignant, se réjouit Gaëlle, une trentenaire inscrite depuis quelques mois. Mais vu que nous n’avons que des produits de saison, on risque d’en avoir marre de manger des patates à la fin de l’hiver ! ». Mais la convivialité des rencontres lui fait vite oublier cet inconvénient.

En effet, chaque semaine, deux adhérents aident les salariés de l’association à assurer la distribution. « Ça me plait de donner un coup de main, c’est participatif et ça permet de rencontrer les autres adhérents, poursuit-elle. On discute, on échange des points de vue et des recettes ».

 

 

Et ce réseau que Céline décrit comme une super Amap n’est pas une exclusivité brestoise. Les initiateurs du projet se sont en fait inspirés du travail réalisé par l’association Alter Conso à Lyon et l’ont adapté au contexte de leur ville.

Un peu plus d’un an après le lancement, la greffe semble avoir pris. « Court-circuit en pays de Brest » compte 250 adhérents consommateurs et une trentaine de producteurs. Céline précise que « tout vient du pays de Brest afin de mettre en avant la richesse du territoire ».


Relocaliser l’économie du pays de Brest

En raccourcissant les circuits de distribution, l’association contribue à relocaliser l’économie et à lutter contre des situations aberrantes :

« Le poisson pêché à Brest va à Rungis pour les cours et revient ici. Ça nous insupporte que quelques intermédiaires s’en mettent plein les poches et tirent les prix vers le bas », s’emporte cette entrepreneuse solidaire. « Nous on demande aux producteurs ce dont ils ont besoin pour vivre alors que, jusque-là, ils fixaient leurs prix en fonction de ceux des supermarchés ou des Biocoop… On veut créer de l’emploi dans notre association et chez les agriculteurs et, pour ça, ils doivent atteindre le seuil de rentabilité. On veut que l’argent reste sur le territoire, que ça forme une boucle, que ça créé de l’emploi, du lien social et de la connexion entre producteurs et consommateurs ».

 

Ils ambitionnent également de nous reconnecter avec ce qu’on mange et de changer les comportements sans tomber dans la culpabilisation. « Notre idée est de dire qu’on peut aller au supermarché mais qu’on peut aussi faire mieux. Il ne faut pas que les gens qui consomment au supermarché se sentent blessés et froissés », précise Céline.

Et ce moyen concret d’éducation populaire semble porter ses fruits : « Je n’achète plus aucun légume en supermarché et ça me permet de faire marcher l’économie locale. Ça me pousse à faire de la soupe et à manger des légumes alors que je ne l’aurais pas forcement fait sans ça. Au bout de 30 ans, j’arrive enfin à faire manger des légumes à mon mari », s’exclame Patricia, qui aide ce jour là à distribuer les paniers.


Toucher des non militants

« On trouve dans nos adhérents des gens qui ne seraient jamais allés dans une Amap qui ne sont pas militants. ça rassure », se réjouit Céline. L’association contribue à contrer l’idée largement répandue selon laquelle manger sainement est un luxe en ces temps de disette économique.

« Il est vrai que la plupart des produits coutent moins cher en supermarché mais ils sont de moins bonne qualité, moins nourrissants. Et si on décide de mieux manger, uniquement ce dont on a besoin et qu’on cuisine, on s’en sort mieux. Les supermarchés poussent à la consommation inutile », poursuit Céline. Un constat partagé par les adhérents interrogés qui n’ont pas vu leur dépenses alimentaires augmenter.


Pour le faire savoir et s’assurer que l’alimentation saine et locale ne soit pas l’apanage des riches, l’association a lancé un point de distribution dans un quartier populaire. En outre, ils proposent un tarif social aux adhérents. Ceux-ci paient leur cotisation à l’association (cotisation annuelle plus pourcentage du montant de la commande) en fonction de leurs revenus. Ils projettent également de lancer un système permettant aux personnes en difficulté financière de manger bio en leur proposant un panier à -50 %.

Face au l’engouement rencontré, l’association ne compte pas en rester là. Ils ont dans l’idée de mettre en place un atelier de transformation de légumes pour les consommateurs et les producteurs afin d’utiliser les surplus. Ils projettent également de lancer une maison des circuits courts avec une cantine bio locale, une épicerie ou un marché de producteurs.

Ils entendent également relancer des filières locales dans le textile ou encore le bois de chauffage. Plutôt que de grossir à l’infini (ils se fixent une limite de 800 paniers par semaine), ils ont fait le pari de la diversification et espèrent que d’autres structures de ce type verront le jour un peu partout sur le territoire.

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Les fruits et légumes bio plus riches en antioxydants, selon une étude scientifique

Les fruits et légumes bio plus riches en antioxydants, selon une étude scientifique | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Une étude menée par l'Université de Newcastle montre que les fruits et légumes issus de l'agriculture biologique contiennent plus d'antioxydants et présentent moins de métaux lourds et résidus de pesticides qu'en conventionnelle.

 

"Le débat sur la comparaison entre AB et agriculture conventionnelle a grondé pendant des décennies maintenant, mais les données de cette étude montrent sans équivoque que les aliments issus de l'AB sont plus riches en antioxydants et moins contaminés par des métaux toxiques et des pesticides", assure dans un communiqué, Carlo Leifert, professeur d'Agriculture écologique à l'Université de Newcastle. Ce dernier vient de publier avec des scientifiques de différents pays, dont l'Inra en France les résultats de leur méta-analyse comparant les cultures conventionnelles de fruits, légumes ou céréales et celles issues de l'Agriculture biologique.

L'étude a été financée par l'intermédiaire du projet "QualityLowInputFood" et de l'organisation Sheepdrove Trust.

 

Elle montre ainsi que les fruits et légumes bio ont des concentrations plus élevées (de 18% à 69%) en antioxydants (tels que des acides phénoliques, flavanones, stilbènes, flavones, flavonols et anthocynanines), par rapport à leurs homologues produits en agriculture conventionnelle.

"Les molécules anti-oxydantes sont des métabolites secondaires que les plantes produisent souvent en adaptation à un stress, en réaction à leur environnement", explique Philippe Nicot, chercheur représentant de l'Inra pour cette étude, spécialisé dans la pathologie végétale.

Si les raisons ne sont pas encore connues, une des hypothèses pour expliquer cette différence de concentration pourrait être ainsi un plus grand nombre d'attaques parasitaires dans les cultures bio.

"Des différences plus faibles, mais néanmoins statistiquement significatives ont également été détectées pour certains caroténoïdes et des vitamines", pointent dans un communiqué les scientifiques.

 

 

Moins de Cadmium

Autre constat : le cadmium serait également détecté en quantité moins importante dans les cultures biologiques (en moyenne 48% de moins).

Les concentrations en azote total, en nitrate et en nitrite, seraient également respectivement 10%, 30% et 87% plus faibles dans les cultures issues de l'AB que dans celles de l'agriculture conventionnelle. Cetteprésence résiduelle pourrait notamment être liée aux traitements conventionnels à proximité des exploitations.

Les fruits produits en agriculture conventionnelle présentent environ sept fois plus de résidus de pesticides que ceux produits en AB (en AC : 75 ± 5%). Pour les légumes cultivés en agriculture conventionnelle et les aliments transformés produits à base de ces légumes, la fréquence de résidus était trois à quatre fois plus élevée qu'en bio.

D'une manière générale, dans son dernier rapport, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) estimait quant à elle que 97,2% des échantillons alimentaires testés présentent des taux de résidus se situant dans les limites européennes légales et que l'exposition ne présente pas de risque à long terme dans le cadre d'une alimentation diversifiée.

 

Différentes études dont celle de l'Agence britannique des normes alimentaires (FSA) publiées dans le passé montraient à l'inverse peu de différences significatives entre les aliments issus de l'agriculture biologique et conventionnelle.

"Dans les années qui viennent de s'écouler les chercheurs ont produit beaucoup plus d'études comparatives entre l'agriculture bio et conventionnelle, note Philippe Nicot, l'étude de la FSA était également diluée car elle portait sur les productions végétales, laitières et la viande : leurs outils statistiques ont eu des difficultés à faire ressortir des différences significatives".

 

Selon les scientifiques, la nouvelle analyse s'appuie sur 343 publications contre 46 pour le FSA.

"Le bilan de cette étude est qu'il faut désormais s'intéresser à l'aspect médical, lancer des étude de cohorte : nous pouvons supposer un effet bénéfique d'une alimentation de produit bio mais désormais il faut le démontrer médicalement", pointe Philippe Nicot.

Par ailleurs, l'étude BioNutriNet, lancée le 11 février dernier par la cohorte NutriNet-Santé, vise à étudier l'impact "nutritionnel, économique, environnemental et toxicologique" des produits bio consommés.

 

 

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Les légumes bio donnent la patate !

Les légumes bio donnent la patate ! | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Les légumes bio sont bons pour la santé ! Cela paraît logique et n’est sûrement pas une surprise, mais c’est désormais prouvé par une étude menée à l’Université de Newcastle. 

 

Les chercheurs ont analysé plus de 340 études sur le sujet et ont découvert que consommer des légumes bio apporte une quantité d’antioxydants équivalente à 1 à 2 portions supplémentaires de légumes normaux. Les polyphénols, des composés antioxydants puissants, sont en effet 20% à 70% plus élevés dans les aliments bio que dans les autres.

Selon l’étude parue le 15 juillet dernier dans le British Journal of Nutrition, les cultures organiques contiennent 50% moins de cadmium, l’un des trois métaux lourds très toxiques (avec le mercure et le plomb) pour lesquels la Commission Européenne a imposé des limites maximum de contamination de la nourriture.

 

« Ceci est une addition importante aux données actuellement disponibles, qui étaient jusqu’à présent peu claires, et souvent contradictoires », souligne Carlo Leifert, professeur à l’Université de Newcastle. Les résultats de l’étude viennent en effet contrarier celles d’une précédente recherche de la UK Food Standards Agency, qui ne présentait en 2009 aucune différence entre la nourriture normale et bio. « Les disparités entre ces deux études prouve que la recherche dans ce secteur a beaucoup évolué au cours de ces cinq dernières années », explique le chercheur. « Un nombre de données bien plus grand nous permet désormais de tirer des conclusions définitives et plus précises sur les différences entre les cultures organiques et conventionnelles », continue Carlo Leifert.

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Un domaine viticole bordelais bio devient Refuge LPO pour protéger la biodiversité

Un domaine viticole bordelais bio devient Refuge LPO pour protéger la biodiversité | Des 4 coins du monde | Scoop.it
C'est une première : le 25 juillet prochain, le Domaine Emile Grelier, vignoble conduit en agriculture biologique, situé à Lapouyade (Gironde), deviendra officiellement "Refuge LPO" pour protéger la biodiversité.

 

Situés en plein coeur des vignobles bordelais, les propriétaires du Domaine Emile Grelier, Delphine et Benoît Vinet, cultivent depuis 2009 leurs 8 hectares de vignes sans produits chimiques ni OGM, grâce à des méthodes alternatives de fertilisation et de lutte contre les parasites.

Fruit d'un ambitieux projet tissé avec la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) Aquitaine, très active sur le thème de l'agriculture biologique, le Domaine Emile Grelier a décidé de devenir Refuge LPO.

 

Outre le fait de rejoindre le 1er réseau de jardins écologiques de France, devenir Refuge LPO consiste avant tout à respecter une charte en faveur de la biodiversité de proximité sur son espace. Ainsi plus de 28 000 ha de terrain sont actuellement préservés, avec près de 20 000 Refuges LPO créés par des particuliers, des collectivités, des écoles ou des entreprises.

De toute évidence, pour Delphine et Benoit Vinet, accueillir la faune et la flore sauvage permet de recréer un équilibre naturel favorable à la biodiversité et répond aux objectifs qu'ils se sont fixés : développer un vignoble " respectueux, équitable, sincère " baptisé Emile Grelier, en hommage au grand-père de Delphine.

 

Pour ce faire, aidés du tissu associatif local, un panel de mesures vertueuses a été planifié pour :

- Lutter contre les insectes ravageurs en accueillant les oiseaux et les chauves-souris
- Favoriser la lutte biologique en attirant les insectes auxiliaires (coccinelles, vers luisants, chrysopes...)
- Rétablir les points d'eau tels que les mares
- Planter des arbres
- Utiliser des " tisanes " de plantes pour prévenir les maladies
- Faire appel à la force racinaire de certaines plantes pour travailler le sol
- Tailler en cordons pour une meilleure aération et un meilleur ensoleillement des grappes, afin de privilégier la vitalité (aptitude à produire) et la qualité plutôt que le rendement.

 

 

Et ce n'est pas tout ! A travers la démarche Refuge LPO, ces acteurs engagés souhaitent aller plus loin dans l'accueil de la biodiversité. Pour partager leur expérience et sensibiliser les jeunes générations à la nécessité de respecter la nature qui les entoure, ils ont créé l'association Pico Nat'. Sa mission ? Réaliser des actions pédagogiques et de sensibilisation à la protection de la nature dans le cadre de l'exploitation viticole.


Par ailleurs et dans le cadre du partenariat LPO / SGDF (Scouts et guides de France), un groupe d'une cinquantaine de jeunes Scouts viendront cet été leur prêter main forte bénévolement pour l'aménagement du Refuge LPO. À la faveur de cette initiative, de nouvelles actions de protection de la nature vont être entreprises : création d'aménagements durables pour l'accueil des groupes (toilettes sèches, tables), fabrication de nichoirs, hôtel à insectes, mais aussi découverte des insectes, des oiseaux et des chauves-souris à travers des animations réalisées par des naturalistes reconnus.

 

Ce chantier bénévole sera clôturé par la visite et l'inauguration officielle du Refuge LPO le 25 juillet 2014, en présence d'Allain Bougrain Dubourg, Président de la LPO, et de nombreux acteurs issus du milieu naturaliste, agricole et éducatif. Une rencontre ouverte à tous qui s'annonce riche en échanges et en diversité !

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Les fruits et légumes bio plus riches en antioxydants, selon une étude scientifique

Les fruits et légumes bio plus riches en antioxydants, selon une étude scientifique | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Une étude menée par l'Université de Newcastle montre que les fruits et légumes issus de l'agriculture biologique contiennent plus d'antioxydants et présentent moins de métaux lourds et résidus de pesticides qu'en conventionnelle.

 

"Le débat sur la comparaison entre AB et agriculture conventionnelle a grondé pendant des décennies maintenant, mais les données de cette étude montrent sans équivoque que les aliments issus de l'AB sont plus riches en antioxydants et moins contaminés par des métaux toxiques et des pesticides", assure dans un communiqué, Carlo Leifert, professeur d'Agriculture écologique à l'Université de Newcastle. Ce dernier vient de publier avec des scientifiques de différents pays, dont l'Inra en France les résultats de leur méta-analyse comparant les cultures conventionnelles de fruits, légumes ou céréales et celles issues de l'Agriculture biologique.

L'étude a été financée par l'intermédiaire du projet "QualityLowInputFood" et de l'organisation Sheepdrove Trust.

 

Elle montre ainsi que les fruits et légumes bio ont des concentrations plus élevées (de 18% à 69%) en antioxydants (tels que des acides phénoliques, flavanones, stilbènes, flavones, flavonols et anthocynanines), par rapport à leurs homologues produits en agriculture conventionnelle.

"Les molécules anti-oxydantes sont des métabolites secondaires que les plantes produisent souvent en adaptation à un stress, en réaction à leur environnement", explique Philippe Nicot, chercheur représentant de l'Inra pour cette étude, spécialisé dans la pathologie végétale.

Si les raisons ne sont pas encore connues, une des hypothèses pour expliquer cette différence de concentration pourrait être ainsi un plus grand nombre d'attaques parasitaires dans les cultures bio.

"Des différences plus faibles, mais néanmoins statistiquement significatives ont également été détectées pour certains caroténoïdes et des vitamines", pointent dans un communiqué les scientifiques.

 

 

Moins de Cadmium

Autre constat : le cadmium serait également détecté en quantité moins importante dans les cultures biologiques (en moyenne 48% de moins).

Les concentrations en azote total, en nitrate et en nitrite, seraient également respectivement 10%, 30% et 87% plus faibles dans les cultures issues de l'AB que dans celles de l'agriculture conventionnelle. Cetteprésence résiduelle pourrait notamment être liée aux traitements conventionnels à proximité des exploitations.

 

Les fruits produits en agriculture conventionnelle présentent environ sept fois plus de résidus de pesticides que ceux produits en AB (en AC : 75 ± 5%). Pour les légumes cultivés en agriculture conventionnelle et les aliments transformés produits à base de ces légumes, la fréquence de résidus était trois à quatre fois plus élevée qu'en bio.

 

D'une manière générale, dans son dernier rapport, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) estimait quant à elle que 97,2% des échantillons alimentaires testés présentent des taux de résidus se situant dans les limites européennes légales et que l'exposition ne présente pas de risque à long terme dans le cadre d'une alimentation diversifiée.

Différentes études dont celle de l'Agence britannique des normes alimentaires (FSA) publiées dans le passé montraient à l'inverse peu de différences significatives entre les aliments issus de l'agriculture biologique et conventionnelle.

"Dans les années qui viennent de s'écouler les chercheurs ont produit beaucoup plus d'études comparatives entre l'agriculture bio et conventionnelle, note Philippe Nicot, l'étude de la FSA était également diluée car elle portait sur les productions végétales, laitières et la viande : leurs outils statistiques ont eu des difficultés à faire ressortir des différences significatives".

 

Selon les scientifiques, la nouvelle analyse s'appuie sur 343 publications contre 46 pour le FSA.

"Le bilan de cette étude est qu'il faut désormais s'intéresser à l'aspect médical, lancer des étude de cohorte : nous pouvons supposer un effet bénéfique d'une alimentation de produit bio mais désormais il faut le démontrer médicalement", pointe Philippe Nicot.

Par ailleurs, l'étude BioNutriNet, lancée le 11 février dernier par la cohorte NutriNet-Santé, vise à étudier l'impact "nutritionnel, économique, environnemental et toxicologique" des produits bio consommés.

 

 

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Le menu «zéro déchet» d’un restaurant britannique

Le menu «zéro déchet» d’un restaurant britannique | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Si certains chefs limitent déjà le gaspillage alimentaire au sein de leurs établissements, un jeune cuisinier britannique vient de passer à la vitesse supérieure. Il ouvrira, en septembre à Brighton, le premier restaurant zéro déchet.

 

Le slogan «Love food hate waste» (j’adore manger, je déteste jeter), concocté en 2009 par l’agence britannique de prévention des déchets Wrap, vient d’être pris à la lettre par le jeune chef Douglas McMaster, tout juste revenu dans son pays natal après 12 ans passés au service de grands restaurants, dont le Noma à Copenhague.

 

Après avoir testé une formule anti-gaspi à Sidney et à Melbourne, le Britannique ouvrira en septembre, à Brighton, le premier restaurant zéro déchet. «Silo» ne produira en effet aucun déchet et servira exclusivement des produits locaux et de saison. Car le secret du zéro déchet tient, selon le nouvel entrepreneur, à l’approvisionnement. «Réduire de 95% les déchets produits par un restaurant est une chose étonnement simple. Il faut avant tout cibler les aliments à la source et ne choisir que des producteurs locaux travaillant selon nos principes», explique Douglas McMaster au quotidien The Independent. Pour compléter la recette, il faut y ajouter du matériel et de la vaisselle entièrement réutilisables ainsi qu’un énorme composteur capable de transformer 640 kilogrammes de matières organiques en 24 heures pour un coût d’investissement de 27.000 euros.

 

Cette révolution culinaire est partie d’un constat simple. «L’industrie agroalimentaire est traumatisée par des besoins contraires à l’environnement, comme vouloir des ananas et des avocats toute l’année, et par le développement de produits chimiques et d’adjuvants, qui provoquent des intolérances croissantes chez les gens.» Pour aller contre cette tendance, un menu réduit à 6 plats quotidiens: végétalien, à base de viande, de poisson, ou encore d’aliments bruts non transformés comme des plantes. Thank goodness, aucun d’entre eux ne sera réchauffé et l’eau des machines à café sera réutilisée pour les toilettes.

 

Douglas McMaster a décidé de mettre ses talents culinaires au service d’une restauration différente, et plus largement d’un nouveau mode d’alimentation. «Un tiers de la production alimentaire mondiale part à la poubelle. C’est tragique lorsqu’on pense à tous ces morceaux de légumes, de viandes ou de poissons que nous jetons habituellement alors qu’ils s’avèrent délicieux», explique celui qui a obtenu en 2012 le prix du jeune chef britannique le plus irrévérencieux (Young British Foodies Award).

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Une épicerie bio itinérante pour fournir les communes les plus isolées

Une épicerie bio itinérante pour fournir les communes les plus isolées | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Dans l'Indre, l'Hirondelle, une épicerie itinérante, sillonne les rues afin de fournir les communes les plus isolées en produits bio. 

 

On connaissait les food trucks, ces camions restaurants nomades assaillit de clients à la pause déjeuner, voici désormais l’épicerie mobile. Et bio de surcroît ! La pionnière du genre s’appelle l’Hirondelle et sillonne les routes de l’Indre à la rencontre des consommateurs. Léna Simon et Hélène Godet se sont lancées dans l’aventure en juillet 2012. La première était employée dans un salon de thé, la seconde fleuriste. Aujourd’hui, elles proposent des produits bio dans les communes où les magasins spécialisés et les coopératives n’ont pas encore fait leur nid.


L’Hirondelle voyage en milieu rural afin de faciliter l’accès aux produits bio, la plupart du temps locaux ou issus du commerce équitable. Épicerie, fruits et légumes de saison ou encore produits d’entretien, cette épicerie nomade propose des produits complémentaires à ceux que présentent les marchés traditionnels où elle pose parfois ses étales. Pour l’heure, l’Hirondelle ne propose ni viande ni produits frais, faute d’équipement adéquat.



Ravitaillement et sensibilisation 

“Tout a commencé avec l’envie de travailler toutes les deux” explique Léna. Dans un premier temps, les jeunes femmes se sont posé la question d’ouvrir un boutique, mais la réalité du territoire imposait d’être mobile, pour toucher plus de gens. L’épicerie itinérante était née. Aujourd’hui elle permet aux communes à 50 km à la ronde d’avoir accès à des produits bio, mais pas seulement.


L’idée est aussi de sensibiliser les gens sur l’impact de leurs choix de consommation. C’est pourquoi l’Hirondelle propose de la documentation, en plus des denrées alimentaires. Conscientiser les populations sur ce qu’elles achètent, mais aussi sur la manière dont elles l’achètent. Léna et Hélène ont choisi de privilégier le vrac autant que possible. Pour Léna il fallait opter pour un système qui permette “de limiter le nombre d’emballages, mais aussi pour le client de choisir les quantités.”



Créer du lien social

En partant à la rencontre des consommateurs, l’Hirondelle établi un rapport privilégié avec ses clients. Après deux ans d’activités, elle s’est créé un réseau de clients fidèles, ce qui n’empêche pas les touristes curieux de s’aventurer dans la camionnette. Mais le pari n’était pas gagné d’avance. “Il a fallu que les clients passent outre leurs a priori, beaucoup étaient réticents. La démarche de monter faire ses courses à l’intérieur d’une camionnette n’a pas été évidente tout de suite.” admet Léna Simon.


Pourtant, l’épicerie a su se rendre incontournable en proposant des produits bio difficiles à trouver dans le coin. Léna et Hélène ont même établi un système de livraison à domicile et des relais pour les communes les plus à l’écart. Aujourd’hui, l’Hirondelle propose des services à l’échelle locale et ravitaille les cantines de 17 écoles primaire, ainsi que des crèches et mairies.

 

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Niépi, un nouveau magazine pour les intolérants au gluten

Niépi, un nouveau magazine pour les intolérants au gluten | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Les personnes diagnostiquées intolérantes au gluten se retrouvent bien souvent démunies quand il s’agit de s’alimenter selon un régime strict qui nécessite de faire l’impasse sur les aliments interdits par la maladie coeliaque. Rappelons que l’intolérance au gluten est une maladie auto-immune, caractérisée par une destruction de la paroi de l’intestin grêle. Les différents types de céréales contenant du gluten tels que le blé, l’orge ou le seigle sont ainsi à proscrire car aucun traitement à cette maladie n’existe à ce jour.


Diagnostiquée avec sa fille il y a cinq ans, Frédérique Barral a choisi de traiter de ce sujet avec optimisme et a crée Niépi dans cette idée. On retrouve dans ce magazine des recettes sans gluten faciles à réaliser, des trucs et astuces, des adresses et des conseils de chefs pour les nombreux gourmands intolérants au gluten. Pour que cette maladie ne soit plus synonyme de privation et de frustration au moment des repas, Niépi met les pieds dans le plat pour proposer de nouvelles expériences gustatives et faciliter la vie sans gluten.

 

Pour l’anecdote, le nom du magazine vient du balinais « Niepy » qui désigne une cérémonie balinaise le jour du Nouvel An durant laquelle il est coutume de faire du bruit pour éloigner les démons et ses propres peurs. Niépi, c’est aussi « ni » et « épi », soit l’idée de nier l’épi de blé – une des céréales les plus riches en gluten. Bon appétit !

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Bon plan anti-crise : cumulez des Paygreen

Bon plan anti-crise : cumulez des Paygreen | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Depuis que la vente en ligne s’est développée, les systèmes de cashback ont fleuri. Sur un modèle un peu équivalent s’est développé un autre bon plan anti-crise : Paygreen, tourné vers les marchands « verts ». Une alternative à Paypal qui vous rapporte aussi de l’argent.

Paygreen, un bon plan pour vos achats verts

Vous connaissez probablement Paypal, voici une alternative… Créé en France par Etienne Beaugrand et Nicolas Weissleib, Paygreen est également un outil permettant de régler vos achats en carte bancaire sur vos sites favoris. A la différence près qu’il offre aussi du cashback – des Greens – que vous pouvez utiliser sur un certain nombre de sites partenaires, des web-marchands verts.

 

Le concept a été imaginé pour aider les e-commerçant à être plus éco-responsables. Outre le choix d’un hébergeur web plus vert, pas toujours évident à mettre en place, le commerçant peut proposer Paygreen à ses clients, via un petit pourcentage alloué au site.

Cumulez des Paygreen

Pour le client, c’est facile et complètement transparent. Vous effectuez un achat sur le site de votre choix, partenaire de Paygreen. Vous recevez un certain nombre de Greens. Au fur et à mesure vous cumulez les Greens.

 

Il s’agit en fait d’une fidélisation : on effectue un paiement sécurisé par carte bancaire et on gagne du pouvoir d’achat. Vous avez alors la possibilité de les dépenser chez des marchands « verts ». Grâce à vos paiements, vous êtes incité à consommer plus vert.

Pour le e-commerçant, c’est une bonne visibilité, notamment pour les marques émergentes.


Des sites très variés sont représentés, ce qui est aussi une bonne chose pour le consommateur qui peut payer ses achats sur des sites variés.

Monnaie et taux de change

Le Paygreen est bien plus que du cashback : il s’agit d’une véritable monnaie : elle est reconnue par la Banque de France. Bonne nouvelle : son taux de change est fixe. 1 Green vaut 10 centimes d’euros partout.


Le nouveau moyen de paiement est agréé par Visa et Mastercard. Pour payer, c’est ensuite facile : on se sert des Greens accumulés dans un porte-monnaie virtuel, il vous suffit juste d’être inscrit (c’est gratuit bien sûr). Si le montant accumulé ne suffit par, on peut compléter par carte bancaire.

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Pourquoi les oméga 3 sont bons pour notre cerveau

Pourquoi les oméga 3 sont bons pour notre cerveau | Des 4 coins du monde | Scoop.it
C'est ce que vient de découvrir une équipe française. Raison de plus pour consommer ces acides gras que seule une nourriture adaptée nous apporte.

 

Consommer des huiles riches en acides gras polyinsaturés, notamment en "oméga 3", est bénéfique pour notre santé. Ces effets vont de la différentiation neuronale à la protection contre l’ischémie cérébrale, selon une précédente étude. Mais les mécanismes expliquant ces effets restent plutôt méconnus.

 

RÔLE. Dans une étude qui vient d'être publié dans Science, une équipe française dirigée par Hélène Barelli de l'Université Nice Sophia Antipolis, s'est penchée sur le rôle de ces acides gras, que notre organisme ne sait pas synthétiser et que seule une nourriture adaptée (riche en poisson gras etc.) fournit. L'équipe s'est plus particulièrement intéressée à leur fonction dans les membranes de nos cellules, où ils s'incorporent facilement.

 

Les oméga 3, un avantage majeur pour les fonctions cognitives

MEMBRANE. La membrane des cellules ne sert pas qu'à délimiter un contour de la cellule :  elle est aussi régulièrement déformée et découpée par des protéines pour former des petites vésicules (il s'agit du phénomène d'"endocytose"). Ces vésicules contiennent par exemple des neurotransmetteurs (comme l'adrénaline) qui sont transmis vers nos neurones (on parle de vésicules synaptiques).

CERVEAU. Or les chercheurs ont découvert que la présence des oméga 3 rend les membranes plus malléables et ainsi beaucoup plus sensibles à l’action de protéines qui les déforment et les découpent : la dynamine et l’endophiline. Ce phénomène accélère le recyclage des vésicules synaptiques, ce qui représente un avantage majeur pour les fonctions cognitives.

 

"Ces travaux lèvent partiellement le voile sur le mode d’action des oméga 3", précisent les chercheurs. "Il semble important de poursuivre ces travaux pour comprendre le lien entre les fonctions que ces lipides assurent au niveau de la membrane neuronale et leurs effets bénéfiques pour la santé", concluent-ils.

L B-M's insight:

Photo expliquée :

En haut : des membranes cellulaires contenant des lipides monoinsaturés  (à gauche) et polyinsaturés (à droite) après addition de dynamine et d’endophiline. En quelques secondes les membranes riches en lipides polyinsaturés subissent de multiples fissions.


En bas : endocytose de transferrine (transport du fer) dans des cellules contenant des lipides polyinsaturés dans leurs membranes (à droite) par rapport à celle de cellules qui en sont dépourvues (à gauche). En 5 min, le nombre de vésicules d’endocytose formées (transferrine internalisée en rouge) est augmenté de près de 10 fois, reflétant une endocytose facilitée.

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Insolite et écologique : un vélo machine à laver pour faire sa lessive

Insolite et écologique : un vélo machine à laver pour faire sa lessive | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le designer Li Huan a lancé un projet alliant sport et économie d'énergie nommé Bike Washing Machine pour laver son linge sale. La machine à laver écologique du futur ?

 

Le concept du designer chinois Li Huan est simple : coupler un vélo d'appartement à un tambour de machine à laver. Pour laver son linge, il faut donc pédaler car c'est la seule source d'énergie qui permet de faire fonctionner la machine.

 

La Bike Washing Machine permet ainsi d'allier effort et efficacité : faire du sport et prendre soin de sa santé tout en lavant son linge sale, et tout cela en faisant des économies d'énergie ! Sans compter qu'elle représente une vraie source de motivation pour se mettre au sport !

Ce projet n'existe pour l'instant que sous forme de prototype mais il faut avouer que l'idée est séduisante. Le designer ne précise cependant pas combien de temps il faut pédaler pour faire une machine complète...

 

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Les grainothèques : des semences à partager dans toute la France

Les grainothèques : des semences à partager dans toute la France | Des 4 coins du monde | Scoop.it
"Prenez, déposez librement les graines qui vous plaisent." Lancé il y a à peine un an, ce mouvement a séduit une soixantaine de lieux en France.

 

En vous rendant à la bibliothèque ou à la médiathèque, vous pourriez désormais trouver bien plus que des livres ou CD... Quarante lieux français ont en effet décidé d'ajouter à leurs rayons une grainothèque. Traduisez "emprunt gratuit de semences en tout genre". Carottes, tomates, laitues, épinards ou fleurs : ces bibliothèques ont décidé d'essaimer bien plus que des idées. Quoique. À bien y réfléchir, en acceptant d'accueillir entre deux ouvrages de jardinage cette petite boîte en carton et ses sachets de graines traditionnelles ou paysannes, c'est bien tout un monde d'idées et de questions qui s'ouvre aux curieux qui tenteront l'expérience.

 

L'idée est à priori assez simple : découper une boîte en carton, la décorer légèrement en indiquant "Semences à partager", puis ajouter quelques explications - "prenez, déposez librement les graines qui vous plaisent" - et compléter avec une règle du jeu dans la boîte. Il suffit ensuite de faire héberger la grainothèque dans un lieu public (restaurant, bibliothèque, marie, université...). Déposez les premières graines dans de petits sachets indiquant la variété, le lieu et la date de la récolte. L'idée étant de s'assurer que les graines déposées sont issues de cultures sans engrais chimiques et sont des semences matures, reproductibles et non hybrides (ce qui finalement ne semble pas si évident à trouver...). 

 

 

Puis attendez que le mouvement s'enclenche : les premiers curieux vont prendre un ou deux sachets de graines de tomates ou de laitue par exemple, les semer, puis récupérer et faire sécher les graines pour les restituer l'année suivante à la grainothèque, ce qui semble assez simple car avec une seule tomate on fait déjà un bon sachet de graines. En pratique, reproduire ses graines demande parfois un peu d'expérience, mais certaines espèces sont faciles d'accès pour les débutants. C'est le cas notamment des tomates, piments, laitues, haricots, pois ou encore fèves. Le principe repose sur la confiance et le partage, et personne n'est foncièrement obligé de restituer les graines empruntées !

 

 

Engagement citoyen

Pour Sébastien Wittevert, fondateur de l'association Graines de Troc, qui a initié ce mouvement depuis La Rochelle, c'est un petit acte de résistance avec la gratuité et la confiance comme fondements dans un monde où tout s'achète. Les grainothèques s'inscrivent d'ailleurs dans le même esprit que "les incroyables comestibles", ces fruits et légumes gratuits qui, progressivement et tranquillement, envahissent les villes de France. C'est surtout aussi un engagement citoyen et une invitation à se mobiliser. Pour quoi ou contre quoi ? "Pour défendre la biodiversité", explique cet ancien cadre en finances de marché, en reconversion dans le maraîchage à La Rochelle. "L'héritage de notre biodiversité est déjà perdu à 75 % selon la FAO (l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), précise-t-il, détruit par une industrie qui nous impose un nombre toujours plus restreint de variétés."

 

Plutôt que signer des pétitions, partager d'anciennes variétés de semences permet à chacun d'agir concrètement à son niveau, en semant, en récoltant et en partageant ses graines. Un geste et un savoir ancestral retrouvé : partout dans le monde, chaque variété locale a ainsi été transmise de génération en génération depuis dix mille ans. Ces variétés anciennes de nos terroirs étaient naturellement adaptées à leur environnement, fruit d'une longue et patiente adaptation. De fait, elles ne réclamaient ni engrais ni pesticides, contrairement aux semences standardisées qui sont aujourd'hui devenues la norme. 

 

Depuis le changement climatique annoncé et la prise de conscience croissante des dangers des pesticides pour la planète et notre santé, de plus en plus de voix s'élèvent pour sauver la biodiversité et ce précieux patrimoine végétal des semences anciennes transmis par nos ancêtres depuis des millénaires. Si les grainothèques n'ont pas vocation à changer les pratiques, elles ambitionnent de nous interroger sur cet héritage en péril.

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Le financement participatif pour préserver les terres et les fermes

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Pour assurer leur avenir, Les Chants de la Terre, maraîcher bio de Colmar, et Le Brézouard, ferme d’élevage bovin à Aubure, ont choisi de faire appel à l’épargne solidaire pour préserver durablement leurs terres grâce à la Foncière Terre de liens.

 

Les salades ne poussent pas dans le bitume, mais dans les bonnes terres, comme celles de la région colmarienne qui comptait 300 maraîchers en 1940. Aujourd’hui, il n’en reste que 20. Parmi eux, Les Chants de la Terre, à l’histoire singulière, forgée par la famille Keller.

Une nouvelle forme de propriété foncière

 

Malgré la pression urbaine et foncière, les frères Keller ont réussi à rester au centre-ville, à côté de l’école Serpentine. Ils se sont engagés dans la culture biodynamique il y a plus de 35 ans et ont même été précurseurs de la vente directe par paniers. Mais pour survivre, il fallait plus de terres. Déjà dans les années 1990, le foncier agricole était hors de prix.

« Pierre et Jean-Louis Keller ont alors ouvert une nouvelle voie pour acquérir 1,4 ha. Ils ont fait participer des particuliers – clients, amis, sympathisants – à l’achat de la parcelle en créant un GFA, un groupement foncier agricole » , relate Guillaume Goepp, actuel gérant des Chants de la Terre. 116 personnes ont répondu à leur appel en prenant une ou plusieurs parts de 1 000 francs. « C’était novateur pour maintenir l’unité foncière. Mais aujourd’hui, des por-teurs de parts veulent se retirer. Et la gestion du GFA est devenue lourde. Il faut trouver une autre solution pour préserver à la fois l’orientation biodynamique, le foncier et la participation des clients à la vie de la ferme. »

 

 

Les Chants de la Terre se sont tournés vers l’association Terre de Liens Alsace, créée pour enrayer la disparition des terres agricoles et de l’agriculture paysanne. L’idée est simple : puisque l’investissement est devenu inaccessible aux repreneurs de fermes existantes et aux jeunes qui souhaitent s’installer (le prix des terres agricoles a augmenté de 40 % en dix ans en France), c’est la Foncière Terre de Liens qui achète les terres puis les loue à un agriculteur avec un bail environnemental. Cette Foncière trouve ses fonds parmi des citoyens qui veulent soutenir le développement et le maintien de fermes bio en circuits courts. Ils achètent une ou plusieurs parts à 103 €. Ils contribuent ainsi à développer une nouvelle forme de propriété foncière, déconnectée de tout objectif spéculatif.

 

 

28 salariés pour 27 hectares

« Nous avons lancé une campagne de collecte de fonds auprès de nos 1500 clients » , annonce Guil-laume Goepp. Une formule innovante pour éviter de mettre en péril cette ferme qui cultive 21 ha de légumes et céréales à Colmar, Wettolsheim et Widensolen, et réserve 6 ha aux haies, bandes enherbées et chemins pour favoriser la biodiversité, son alliée.

« Au plan national, Terre de Liens a déjà réuni 34 millions d’euros et investi 75 % du capital dans 115 fermes, ce qui représente 300 emplois et 2 300 hectares de terres soustraits à la spéculation » , souligne Marie Balthazard, chargée de projet à Terre de Liens Alsace.

Cette association, créée dans la région en 2009, est en passe d’acquérir les Chants de la Terre d’ici la fin de l’année, le temps d’accomplir toutes les démarches administratives avec l’accompagne-ment de la Safer et d’autres organismes. « Nous avons bon espoir d’y arriver. L’accueil de nos clients est positif, tant sur les marchés qu’auprès de nos abonnés aux paniers » , souligne Guillaume Goepp. À 41 ans, il pourra rester jusqu’à sa retraite gérant des Chants de la Terre. De quoi rassurer ses 28 salariés et ses 1 500 clients en vente directe, attachés à leurs légumes bio, locaux et de saison.

 

 

« Respecter l’être humain et la terre »

Cette nouvelle forme d’épargne solidaire et de financement participatif « montre qu’on peut faire de l’agriculture autrement », estime Guillaume Goepp. « Elle est une réponse aux nombreux problèmes de spéculation, d’installation, de reprise. Elle garantit une agriculture respectueuse des êtres humains et de la terre. Elle donne aux consommateurs l’occasion de renouer des liens avec la production agricole. Les enjeux sont énormes : le maintien de fermes à taille humaine, l’accès à l’alimentation saine à un prix juste, la dynamique sociale. » Car les bénévoles de Terre de Liens Alsace organisent des animations sur les fermes pour faire découvrir au public leur manière de cultiver la terre qui nourrit les hommes.

« Faire autrement, sortir des filières traditionnelles, la demande est importante, en Alsace et ailleurs » , dit Marie Balthazard, chargée de projet à Terre de Liens Alsace. Elle accompagne actuellement la reprise et la transmission d’une dizaine de fermes en Alsace et reçoit chaque année une quarantaine de jeunes agriculteurs qui cherchent à s’installer dans la région.

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Les préparations naturelles ne sont plus considérées comme des pesticides

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Un pas vient d’être franchi à l’Assemblée nationale pour faciliter le passage à une agriculture sans pesticides. Les préparations naturelles dites « peu préoccupantes » (PNPP), comme le purin d’ortie, de prêle mais aussi l’argile ou le vinaigre blanc, ne seront plus soumises aux mêmes règles que les substances chimiques de synthèse. Un régime simplifié pour l’utilisation et la commercialisation de ces préparations vient ainsi d’être reconnu par la Loi d’avenir agricole, examinée à l’Assemblée nationale le 9 juillet. « A l’heure où ce texte de loi veut promouvoir des systèmes moins consommateurs de pesticides, il eut été pour le moins incompréhensible que des méthodes alternatives simples et naturelles ne trouvent pas leur place », se réjouit Brigitte Allain, députée écologiste de Dordogne.

 

La liste des PNPP entrant dans la catégorie intitulée « biostimulants » doit encore être définie par voie réglementaire, autrement dit par le ministère de l’Agriculture. Les militants de l’Aspro-PNPP, association qui promeut ces préparations, assurent qu’elle veillera « à ce que les décisions qui seront prises permettent réellement la commercialisation et l’utilisation des PNPP ». Ces dernières années, des agriculteurs, des jardiniers, des élus et des consommateurs ont multiplié les actions civiques en épandant symboliquement sur les places publiques des préparations à base d’extraits végétaux

 

Une caravane pour la défense de l’agroécologie paysanne a également sillonné les routes françaises en mai dernier, pour alerter les députés et sénateurs sur les lourdeurs réglementaires encadrant ces préparations. L’amendement concernant les PNPP a été adopté après le passage en deuxième lecture au Sénat le 18 juillet.

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Envie de protéger la planète ? Le guide pour bien choisir quelle viande manger

Envie de protéger la planète ? Le guide pour bien choisir quelle viande manger | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Le monde occidental et de plus en plus de pays émergents sont de gros consommateurs de viande, ce qui impacte directement l'environnement. Pourtant, le coût écologique diffère – parfois nettement – selon la nature de la viande produite.

 

 

Atlantico : La viande est souvent mise à l'index comme étant peu écologique, sa production nécessitant une énergie importante impactant l'environnement. Pourtant toutes les viandes ne nécessitent pas le même effort de production. Pouvez-vous nous faire une classification des viandes les plus "rentables" parmi les plus courantes ?

Bruno Parmentier : Les animaux mangent comme nous… des végétaux ! Et comme nous mangeons en général des animaux à sang chaud, leur taux de transformation (la quantité de végétaux pour "produire" un kilo de viande animale, ndlr) est pitoyable, car ils utilisent une bonne part de ce qu’ils mangent pour se… chauffer. Encore faut-il distinguer entre les animaux qui mangent "comme nous" des céréales et des légumineuses (les poulets, cochons, canards, lapins, etc., à qui d’ailleurs on donne souvent nos restes dans les basse-cours) et ceux qui mangent de l’herbe ou des feuilles, que nous ne digérons pas, les ruminants (vaches, zébus, chèvres, moutons, etc.).

 

Mais il faut se rendre compte que l’élevage mondial a augmenté considérablement dans les dernières décennies, et donc sa ponction sur la planète. Et nous avons fini par transformer une bonne part de nos ruminants en granivores, en les nourrissant avec du maïs et du soja, ce qui les a transformé en nouveaux concurrents alimentaires. Au total près de la moitié de la production mondiale de blé et 80 % de celle de maïs et soja ne servent plus à faire du pain, des pâtes, du couscous, ou bien du corn-flakes ou du popcorn, mais est transformé en viande, lait ou œuf. Vu sous un autre aspect, les animaux ont triplé leur consommation de céréales dans les 50 dernières années… Peut-on imaginer aller beaucoup plus loin sur une planète aux ressources maintenant fort limitées ?

 

Il faut ainsi de 3 à 5 kilos de végétaux pour faire un kilo de poulet, 4 à 7 pour un kilo de porc et 10 à 13 pour un kilo de bœuf, ou de mouton ! Un français mange dans sa vie 7 bœufs, 33 cochons, 9 chèvres et moutons, 1 300 volailles, 60 lapins, 20 000 œufs et 32 000 litres de lait, soit 85 kilos de viande et 90 kilos de lait par an, deux fois plus que dans les années 50 et trois fois plus que dans les années 30 ! On imagine la ponction sur la planète que cela représente, en surface mobilisée, mais aussi en énergie, pesticides, engrais, eau, etc. et comme émission de gaz à effet de serre. D’autant plus que les classes moyennes du monde prolifèrent, comme les Chinois, par exemple, et s’y mettent de plus en plus : ces derniers consommaient 14 kilos de viande par personne en 1980, quand ils n’étaient "que" 700 millions, ils en consomment 60 kilos, maintenant qu’ils sont 1,3 milliards !

  Le poulet apporte donc le meilleur taux de transformation. Pourtant, le mode de production, quand il est intensif, reste énergivore et produit une viande à la qualité discutable pour la santé. Est-ce donc une bonne initiative de substituer une partie de la production bovine au poulet, si cela doit entraîner l'intensification de la production ?

On peut espérer que le milliard de pauvres qui ne mangent pas de viande actuellement et qui vont commencer à pouvoir s’en payer de temps en temps se mettront au poulet (comme le recommandait Henry IV en son temps…) plutôt qu’au bœuf, sinon, on ira vers un véritable désastre écologique ! Et, bien évidemment, ce sera majoritairement du poulet élevé en batterie, le moins cher possible, et donc une offense à la gastronomie ! Dans les pays riches comme la France, au contraire, ce sera probablement moins de viande, mais davantage de qualité, exactement comme ce qui s’est passé depuis les années 50 dans le vin. Plus de poulet label de Loué, de Bresse, des Landes, etc., et moins de surgelé incolore inodore et sans saveur… Ce n’est pas par hasard que c’est ce dernier qui fait faillite actuellement !

 

 

 

A (court) terme, on n’élèvera plus en Europe que les animaux qu’on pourra intégralement nourrir avec des végétaux européens, et il faut réaliser que les 20 millions d’hectares occupés en Amérique et en Asie pour produire le soja qu’on importe actuellement sur notre continent ne seront pas éternels (pour donner un ordre de grandeur, c’est l’équivalent de la surface agricole française…).

 

Alors que son taux de transformation est plus raisonnable, le mouton est pourtant l'animal qui produit le plus de gaz à effet de serre comparativement à son poids. Pourquoi ? La production ovine est-elle finalement pire pour l'environnement que celle, très décriée pourtant, du bœuf ?

 

Là aussi, ça dépend quel mouton : celui qui entretient nos alpages, bravo (on ne va pas y faire de blé ou de légumes) à part les gaz à effet de serre émis lors de la fermentation ruminante… Mais pour le mouton "intensif", pitié !

 

De même, dans les zones arides de la planète, le Sahel, la Mongolie, l’Australie, etc., il est urgent d’arrêter de multiplier moutons et chèvres qui font littéralement avancer les déserts, via le surpâturage et la déforestation. D’une manière générale, on arrive probablement au maximum de ruminants que peut supporter la planète. 

 

Si les animaux "à sang chaud" sont si impactant pour l'environnement, quels seraient les animaux "à sang froid" pour les remplacer ? Et en quoi sont-ils plus avantageux ?

Le taux de transformation des animaux à sang froid – c'est à dire les poissons et les insectes – est bien meilleur, de l’ordre de 2 kilos de céréales pour 1 kilo de protéines ! Mais d’une part, question poisson, il faudra développer l’élevage de poissons herbivores et non carnivores. Pas comme le saumon de Norvège par exemple, qui dévore allègrement les anchois et sardines écumés dans le Pacifique sud ; de la carpe, du tilapia, etc., auxquels nous ne sommes guère habitués. Resteront les crevettes tropicales, que l’on peut élever dans des bâtiments à énergie positive (une première unité va bientôt voir le jour en Bretagne), et qui jouissent d’une bonne acceptabilité dans notre pays… Et les vers de farine, grillons et autres sauterelles, qu’il sera culturellement beaucoup plus compliqué d’insérer dans nos menus, mais que nous mangerons "indirectement" sous forme de farines protéinés ajoutés à nos barres chocolatés ou nos raviolis, ou… sous forme de poulets nourris avec ces farines. !

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Comment les cubains ont converti leur île au bio

Comment les cubains ont converti leur île au bio | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Les écologistes du monde en entier en rêvent, les Cubains l’ont réalisé. Depuis plus de vingt ans, l’île s’est convertie à l’agriculture biologique. Nécessité, possibilité et volonté ont été les clés de cette success story !


1989. Chute du Mur de Berlin. Deux ans plus tard, effondrement du bloc soviétique. Cuba perd alors son principal fournisseur de pétrole, de matériel agricole, d’engrais chimiques et autres pesticides. Avec la disparition de l’URSS et des anciens pays de l’Est, qui achetaient ses produits à prix constants, l’île perd aussi des marchés juteux, notamment celui du sucre, dont elle exportait 85% de sa production. Tous les ingrédients sont réunis pour que le pays plonge dans le chaos. D’autant que le blocus américain se resserre. Pour Cuba, c’est le début d’une nouvelle ère, de cette « période spéciale en temps de paix » annoncée en 1992 par Fidel Castro et qui durera cinq ans, autrement dit une période de grave crise économique : le produit intérieur brut (PIB) chute de 35 %, le commerce extérieur de 75%, le pouvoir d’achat de 50% et la population souffre de malnutrition.

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait » (Marc Twain)

 

Nécessité fait loi. Afin de satisfaire ses besoins alimentaires, la population se lance dans la culture de fruits et légumes. « Les Cubains avaient faim, explique Nils Aguilar, réalisateur dufilm Cultures en transition. Ce sont eux qui ont fait les premiers  pas en occupant les terres dans un mouvement spontané ». Des milliers de jardins, « organoponicos », fleurissent sur des petits lopins de terre, sur les terrasses, entre les maisons, sur d’anciennes décharges, au milieu des terrains vagues, bref dans le moindre interstice laissé vacant. Outre la culture, on y pratique souvent l’élevage de petits animaux : poules, lapins, canards, cochons. « Les principaux acteurs du mouvement agro-écologique, ce sont les paysans eux-mêmes, affirme Dorian Felix, agronome, spécialisé dans l’agroécologie tropicale, en mission à Cuba pour l’association Terre et Humanisme. Ils ont expérimenté ces pratiques, les ont validées et diffusées. Leur mobilisation et celle de la société civile tout entière a été, et reste, très importante. »

 

Le boom de l’agriculture urbaine

Dans la foulée, le gouvernement entame une transition forcée. Produire de la nourriture devient une question de sécurité nationale. A partir des années 1990, l’accent est mis sur la production locale, à partir de ressources locales, pour la consommation locale. L’Etat distribue des terrains à qui veut les cultiver et développe une agriculture vivrière et biologique de proximité : sans pétrole pour faire fonctionner les tracteurs, on recourt à la traction animale ; sans engrais chimiques ni pesticides, on redécouvre le compost, les insecticides naturels et la lutte biologique.

 

« C’est une véritable révolution verte, confirme Nils Aguilar. Dans ce pays, tout le monde est impliqué, j’ai eu la surprise d’entendre un chauffeur de taxi me vanter les prouesses de l’agroécologie ! Cuba développe une agriculture post-industrielle et prouve que ces techniques peuvent nourrir les populations ». Aujourd’hui, la main-d’œuvre agricole a été multipliée par dix. D’anciens militaires, fonctionnaires et employés se sont convertis ou reconvertis à l’agriculture, car nombre d’entre eux avaient été paysans auparavant. Chaque école cultive son potager, les administrations ont leur propre jardin, fournissant les légumes aux cantines des employés.

Phénomène sans précédent, l’agriculture urbaine s’est développée comme nulle part ailleurs dans le monde. L’île compte près de 400 000 exploitations agricoles urbaines, qui couvrent quelque 70 000 hectares de terres jusqu’alors inutilisées et produisent plus de 1,5 millions de tonnes de légumes. La Havane est à même de fournir 50% de fruits et légumes bios à ses 2 200 000 habitants, le reste étant assuré par les coopératives de la périphérie.

 

Révolution verte à la cubaine

En 1994, les fermes d’Etat productivistes sont progressivement transformées en coopératives pour fournir en aliments les hôpitaux, écoles, jardins d’enfants. Quant au reliquat de la production, il est vendu librement sur les marchés. Universitaires, chercheurs, agronomes sont mis à contribution pour diffuser les techniques de l’agroécologie. Un réseau de boutiques vend semences et outils de jardinage à bas prix, prodiguant également aux clients des conseils d’experts. Et dans toutes les villes du pays, on enseigne l’agriculture biologique par la pratique, sur le terrain. Bien plus qu’un simple transfert de connaissances technologiques, il s’agit de « produire en apprenant, d’enseigner en produisant et d’apprendre en enseignant. »

 

L’impact de cette révolution verte est multiple : réduction de la contamination des sols, de l’air et de l’eau, recyclage des déchets, augmentation de la biodiversité, diversification des productions, amélioration de la sécurité alimentaire, du niveau de vie et de la santé, création d’emplois – notamment pour les femmes, les jeunes et les retraités. C’est aussi une politique moins centralisée qui s’est mise en place, donnant davantage de marge de manœuvre aux initiatives individuelles et collectives autogérées. Le mot d’ordre dominant : « Décentraliser sans perdre le contrôle, centraliser sans tuer l’initiative ». Dans les villes, ce principe a permis de promouvoir la production dans le quartier, par le quartier, pour le quartier, en encourageant la participation de milliers de personnes désireuses de rejoindre l’initiative.

Aujourd’hui, Cuba produit pour sa consommation plus de 70% de fruits et légumes, ce qui ne lui garantit pas une totale autonomie alimentaire, dans la mesure où elle dépend encore des importations de riz et de viande, notamment. Mais, selon les critères de l’ONU, « le pays a un indice de développement humain élevé et une faible empreinte écologique sur la planète ». Si demain les importations de nourriture devaient s’arrêter, les habitants seraient beaucoup moins en péril que ceux d’un pays comme la France, qui dispose seulement de quelques jours de réserves dans ses supermarchés (d’après le Ceser – Conseil économique, social et environnemental Ile-de-France -, la région dispose de quatre jours de réserves alimentaires).

 

Il aura fallu une crise pour que Cuba découvre les vertus de l’agroécologie, de la permaculture, de l’agroforesterie ou encore du sylvopastoralisme. L’île a-t-elle réussi pour autant sa transition énergétique ? En partie seulement. La consommation de pétrole a redémarré en 1993 grâce à (ou à cause de ?) la production nationale et à l’aide du Venezuela qui lui fournit près de 110 000 barils de pétrole par jour. Mais on peut parier que le pays ne pourra plus faire machine arrière. Car au-delà de la révolution agricole, les initiatives individuelles et collectives ont prouvé que les Cubains pouvaient prendre en main leur destin. Une véritable révolution culturelle !


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Une nouvelle étude confirme les effets bénéfiques du bio sur la santé.

Une nouvelle étude confirme les effets bénéfiques du bio sur la santé. | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Selon une récente étude publiée dans le British Journal of Nutrition, les aliments bio seraient effectivement meilleurs sur le plan nutritionnel que les produits issus de l’agriculture conventionnelle.

 

La demande croissante des consommateurs en produits biologiques est souvent motivée par l’idée qu’ils sont meilleurs pour la santé. Pourtant, de récentes études avaient estimé que, faute de données suffisantes, il n’était pas explicitement prouvé que les aliments bio présentent plus de bienfaits pour l’organisme que les denrées produites de manière conventionnelle. À la demande de la Commission européenne et du Sheepdrove Trust, organisme engagé en faveur de l’agriculture biologique, les scientifiques de l’université de Newcastle au Royaume-Uni ont fait la synthèse de quelque 343 études scientifiques portant sur la valeur nutritionnelle des produits bio.


Les chercheurs ont ainsi comparé les bienfaits santé des fruits et légumes, céréales, produits laitiers et viandes bio par rapport aux produits classiques. Et les produits bio seraient effectivement plus riches sur le plan nutritionnel selon les résultats de cette méta-étude publiée dans le British Journal of Nutrition. “[Ces études] révèlent une différence de composition significative entre les cultures bio et non-bio”, indique le rapport.

Jusqu’à 69 % d’antioxydants en plus

Ainsi, les fruits et légumes bio compteraient jusqu’à 69 % d’antioxydants en plus que les aliments classiques, plus traités. Pour les experts, il faudrait une à deux portions quotidiennes supplémentaires de fruits et légumes conventionnels pour obtenir les mêmes bénéfices en terme d'antioxydants. Or les antioxydants, très efficaces contre les radicaux libres, sont indispensables à la lutte contre le vieillissement des cellules et réduisent les risques de développer certains cancerset maladies cardiovasculaires ou neurodégénératives.

Des taux de résidus toxiques inférieurs

Les résultats de l’étude confirment également la moindre contamination des aliments biologiques aux métaux lourds et aux pesticides. Les fruits, légumes et céréales bio présenteraient par exemple une concentration près de deux fois moins importante en cadmium, un élément reconnu toxique depuis les années 50 susceptible notamment d'entraîner des lésions irréversibles au foie et aux reins. Mais le cadmium n’est pas le seul composé concerné. En plus de niveaux d’azote inférieurs dans les produits bio, le rapport d’étude fait état de 30 % de nitrate et 87 % de nitrite en moins. Plus encore, les aliments bio présentent en moyenne jusqu’à quatre fois moins de résidus d’insecticides, fongicides, herbicides et pesticides en tous genres.


Pour le Professeur Carlo Leifert, co-auteur de l’étude, « Le débat bio contre non-bio court depuis maintenant des décennies, mais les preuves qu’apporte cette étude sont irréfutables : les aliments bio contiennent beaucoup d’antioxydants, et moins de métaux lourds ou de pesticides. » Il s’agit désormais de mettre en oeuvre des programmes d’accompagnement et d’analyse permettant de quantifier l’impact de l’alimentation bio sur la santé, estime le chercheur.

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Les vacanciers invités à nettoyer la nature et devenir des éco-héros

Les vacanciers invités à nettoyer la nature et devenir des éco-héros | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Cet été, devenez un éco-héros ! L'association GreenTrek distribue des sacs en coton bio gratuits aux vacanciers pour les inviter à nettoyer la nature en ramassant les déchets rencontrés lors de leurs balades.

 

Durant l'été 2014, l'association GreenTrek distribue gratuitement aux vacanciers un sac éco-conçu (coton bio) leur permettant de ramasser les déchets rencontrés sur les sentiers, sur les chemins de randonnée, et plus généralement dans la nature. 

"Nous distribuons gratuitement aux volontaires (randonneurs, voyageurs, marcheurs ou simples touristes) un sac éco-conçu, solide, pratique, esthétique et réutilisable qui permet de ramasser les déchets rencontrés sur les chemins, les sentiers de randonnée et plus généralement dans la nature" explique l'association GreenTrek qui défend des pratiques éco-responsable en promouvant une écologie facile, accessible à tous et concrète.

Les sacs GreenTrek sont distribués depuis début juillet jusqu'à fin septembre.

 

Comment participer ? La procédure est très simple :

1- Procurez-vous gratuitement un sac GreenTrek.

2- Pendant que vous marchez, ramassez tous les déchets que vous trouverez sur votre passage.

3- Videz le sac et jetez les déchets dans les poubelles appropriées.

 

Où trouver les sacs ?

Les sacs sont disponibles gratuitement auprès des points de distribution partenaires :

- 9 GR (circuits de randonnée) :

GR 5 (Grande Traversée des Alpes), GR 10 (Grande Traversée des Pyrénées), GR 20 (traversée de la Corse), GR 34 (sentier des douaniers en Bretagne), GR 51 (Balcons de la Méditerranée), GR 58 (Tours-Queyras), GR 70 (Chemin de R.L. Stevenson dans les Cévennes), GR 128 (franco-belge, Monts de Flandre), GR 2013 (agglomération de Marseille)

- 1 PNR : le Parc Naturel Régional du Morvan

- 1 Parc National : le Parc National du Mercantour

- et dans 75 magasins Magasins Nature & Découvertes

 

Des sacs pour nettoyer la mer

En 2014, l'association GreenTrek lance également sa première opération "GreenSea" dans le but d'étendre son action à la protection du littoral, des mers et des océans. L'objectif est de nettoyer les plages littorales et protéger les mers contre les déchets, d'origine continentale pour 80% d'entre eux.

 

Au cours de l'été 2014, GreenSea distribue ainsi gratuitement près de 3 000 sacs éco-conçus et réutilisables, aux sportifs, vacanciers et habitants de la côte ouest française. Pour sa première opération, GreenSea a choisi d'être présent au sein des Iles du Ponant. Les sacs sont disponibles gratuitement auprès des partenaires relais de l'Association des îles du Ponant, ainsi que dans les magasins Nature & Découvertes des principales agglomérations de la côte ouest.

Retrouvez plus d'infos et la liste des distributeurs des sacs sur le site greentrek.fr

 

Il ne tient qu'à vous de rendre le monde plus beau !

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Les préparations naturelles enfin autorisées sur les cultures

Les préparations naturelles enfin autorisées sur les cultures | Des 4 coins du monde | Scoop.it
CHRONIQUE - La loi d'avenir agricole va permettre aux agriculteurs d'utiliser des préparations naturelles dans leurs cultures sans avoir à passer par une phase d'homologation.

 

C'est une victoire pour les défenseurs de l'ortie, la plante qui pique, qui se battent depuis huit ans. La loi d'avenir agricole examinée mardi 8 juillet par les députés va enfin autoriser les préparations naturelles, dont fait partie le purin d'ortie, sur les cultures. Jusqu'à présent, les agriculteurs qui voulaient les utiliser étaient passibles de prison !

 Deux ans de prison si un agriculteur utilisait du purin d'ortie alors qu'il s'agit juste de feuilles d'ortie macérées dans de l'eau. Un produit qui sent très mauvais mais qui renforce les plantes. La loi interdisait également le sucre ou le vinaigre, qui faisaient aussi encourir la prison au céréalier qui les utilisait.

Traiter ses semences avec du vinaigre est pourtant l'une des techniques qui marchent le mieux contre la carie du blé, qui est une maladie qui peut dévaster une récolte. En fait, la loi considérait que tout ce qui servait à traiter les plantes, les produits chimiques comme les préparations naturelles, devait être soumis aux mêmes procédures d'homologation.

Des procédures d'homologation trop coûteuses

Il fallait prouver que ce n'était pas dangereux. Un processus qui prenait plusieurs années et coûtait au moins 50.000 euros pour déposer un dossier. Cette situation ubuesque va changer avec la nouvelle loi. Car tous les produits naturels, argile, ortie, sucre, pourront être utilisés désormais sans homologation. Une liste va être définie par le ministère de l'Agriculture.

 

En fait, beaucoup de paysans le faisaient déjà, au risque d'être poursuivis, tout simplement parce que ça marche. Pulvériser sur la vigne de l'eau sucrée, traiter les fraises avec des décoctions de gousse d'ail ou disperser de l'argile sur les oliviers permet de réduire les pesticides chimiques. C'est justement le but de cette loi d'avenir agricole. Les défenseurs des préparations naturelles attendent quand même de lire les décrets d'application mais pour eux, c'est une victoire.

 

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Carte des établissements vegan - Vegan Mafia

Carte des établissements vegan - Vegan Mafia | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Cette carte collaborative a pour ambition de présenter de façon la plus exhaustive possible l'offre végétalienne à Paris, et à terme partout ailleurs en France.

 

Manger au restaurant quand on ne souhaite pas de produits ou sous-produits d’origine animale dans son assiette ressemble parfois au parcours du combattant. Pour les végétariens et végétaliens, le partage de bons plans et bonnes adresses est donc une évidence.


En plus du bouche-à-oreille, vous pouvez désormais référencer vos restaurants végétaliens préférés grâce à une carte collaborative mise en ligne ce samedi 5 juillet sur le site Vegan-mafia. Elle compte déjà plusieurs dizaines de points à Paris, mais très peu dans les autres villes de France. Amis gourmets, à vous de jouer !

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Marie-Monique Robin : « La société post-croissance a déjà commencé ! »

Marie-Monique Robin : « La société post-croissance a déjà commencé ! » | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Après Le Monde selon Monsanto, Notre Poison Quotidien et Les Moissons du Futur, Marie-Monique Robin revient en 2014 avec un documentaire intitulé – provisoirement – Sacrée Croissance !. Un film pour montrer les fissures d’un système qui a atteint ses limites, et faire voir les prémices d’un nouveau monde post-croissance. Entretien.

 

Reporterre : Le système croissanciste est fou et à bout. Mais les alternatives émergent de plus en plus vigoureusement, qui permettent de dessiner le monde… d’après la croissance. C’est le double thème du prochain film de Marie-Monique Robin, qui illustre la ligne actuelle du mouvement écologiste : alarme - plus que jamais - et espoir - parce qu’il est fort et justifié. Nos amis du4e Singe ont discuté avec Marie-Monique Robin et transcrit ses propos pourReporterre.

Marie-Monique Robin :

Le prochain film, et livre, s’appelle provisoirement « Sacré croissance ! ». Il s’inscrit dans la droite ligne des films que j’ai faits avant, où j’avais fait le tour du système agro-industriel sous toutes ses faces, aussi bien avec Le monde selon Monsanto, qu’avec Notre poison quotidien…

Et la question qu’on me posait toujours est : "Est-ce qu’on peut faire autrement ?" J’ai commencé à y répondre dans Les moissons du futur, qui était une enquête sur l’agroécologie, se demandant si elle pouvait nourrir le monde. Et je me suis dit que tout ce système agro-industriel faisait partie d’un système beaucoup plus global, un système économique, qui est fondé sur le dogme de la croissance illimitée.

 

Le dogme de la croissance illimitée

C’est à dire qu’on peut toujours produire plus, consommer plus, et que c’est même le moteur de l’économie. Tous les matins à la radio, vous entendez que c’est parce qu’on n’a pas de croissance qu’on a du chômage, qu’on ne peut pas payer les retraites, etc.

Quand on commence à réfléchir à cette question, on se dit que quelque chose est bizarre dans cette affaire, car on sait que les ressources de la planète sont limitées, ce qui n’est quand même pas un scoop. Le pétrole, le gaz, toutes les énergies fossiles, là-dessus il y a un consensus : on a passé le pic pétrolier et gazier.

C’est-à-dire qu’à partir de maintenant les stocks de ces ressources vont commencer à diminuer, et surtout que le prix de ces ressources va augmenter, ce qu’on constate déjà depuis une dizaine d’années.

Quand on plonge dans les dossiers, on voit aussi que les minerais sont menacés de disparition : on annonce la disparition de la plupart des minerais (à part la bauxite) d’ici 2020 à 2040.

Ce qu’il faut comprendre c’est qu’il en restera, mais très peu, et ça veut donc dire que les prix vont augmenter. Et comme toute notre société de consommation est basée sur de l’énergie fossile, ou des minerais bon marché, il est certain qu’à un moment la machine va se crisper.

 

Sans parler du fait que les pays « émergents », comme la Chine ou l’Inde où je voyage régulièrement, se disent : "Nous aussi on voudrait bien vivre comme les occidentaux".

C’est très clair lorsque vous interrogez les experts là-dessus, si tous les gens de la planète voulaient avoir le même standard de vie que nous les européens, il faudrait quatre planètes. C’est une donnée, ce n’est pas moi qui l’invente. Donc on se dit qu’il y a un quelque chose qui ne va pas…

L’urgence du réchauffement climatique


Est-ce qu’on va continuer à dire aux français que c’est la croissance la solution à tous nos problèmes, est-ce que ce ne serait pas plutôt le contraire ? Est-ce que ce ne serait pas plutôt le problème la croissance ?

J’ai donc commencé à travailler là-dessus, et j’ai réalisé qu’il y avait une urgence extrême. J’ai véritablement compris, au cours de la dernière année, à quel point le réchauffement climatique était largement en marche, qu’il faisait partie évidemment des conséquences du modèle basé sur la croissance illimitée.

 

Plus on a de croissance économique et plus on émet de gaz à effet de serre, parce que plus on utilise de pétrole (là-dessus les données sont très claires aussi). Le réchauffement climatique, ce n’est pas pour dans deux cents ans, ce n’est pas pour mes arrières-arrières-arrières petits-enfants, on est déjà dans la tourmente, et d’ici vingt ou trente ans, ce sera très, très dur.

Tout ça est déjà à l’œuvre. Il suffit d’aller en Afrique subsaharienne pour voir que la désertification est déjà en marche, tout comme en Amérique du Nord. En Californie ils ont une sécheresse tellement énorme en ce moment qu’ils ne savent même pas s’ils vont pouvoir sauver leurs arbres fruitiers. En France on a des inondations de plus en plus courantes, des cyclones, etc.

Donc il y a urgence ! Je le dis carrément, il y a véritablement urgence !



- Le lit sec du réservoir Almaden (San Jose, Californie), le 7 février. -

Montrer les solutions !

Moi je ne fais que retransmettre ce que m’ont dit les experts qui travaillent de manière indépendante sur ces questions. Donc comme il y a urgence, je pense que mon rôle n’est plus uniquement comme je l’ai fait pendant vingt-cinq ans, de faire des films pour dénoncer des choses et permettre au citoyen d’agir ensuite. Je pense qu’il faut montrer les alternatives, et montrer qu’il faut faire autrement et vite !

Donc mon film n’est pas uniquement une critique de la croissance, il montre aussi que sur le terrain, partout dans le monde, il y a des gens qui ont compris ça. Et c’est vraiment magique. Ils ont compris que si l’on veut sortir du modèle de la croissance illimitée, il faut relocaliser la production de l’alimentation, de l’énergie, et aussi de l’argent. Trois grands mouvements planétaires en ce moment répondent à cela.

 

 

L’agriculture urbaine

Le premier est l’agriculture urbaine, grand mouvement planétaire. Pour cela je suis allé à Toronto et en Argentine, parce que je voulais montrer des expériences très abouties, prouvant qu’on peut faire autrement et que ça marche !

A Toronto la ville soutient de manière très active l’agriculture urbaine. C’est plutôt un contexte de citadins très diplômés qui laissent tout tomber (un ancien trader de la bourse de NY, etc.), pour aller faire pousser de la nourriture en ville sous forme coopérative, parce qu’ils ont conscience que l’autonomie alimentaire de Toronto est de deux jours. S’il n’y a plus de pétrole c’est fini, on ne nourrit pas les six millions d’habitants, c’est aussi simple que cela.

En Argentine c’est un autre cas de figure. Après la grande crise des années 2000, une municipalité très volontariste a mis en place un programme d’agriculture urbaine, comme moyen de sortir de la pauvreté, et qui s’est pérennisé par la suite. Et cela permet de résister au réchauffement climatique, car plus il y a d’espaces verts dans les villes mieux c’est. Cela permet aussi d’être plus résilient.

 

 

Les monnaies locales et les monnaies sociales

Le deuxième domaine c’est les monnaies locales et les monnaies sociales, grand mouvement planétaire aussi. Partout on crée des monnaies locales et sociales, à Paris, la ville de Nantes aussi était censée lancer la monnaie qu’ils avaient créée, Toulouse a créé la sienne...

Partout dans le monde, on crée des monnaies. Pourquoi ? Parce que le système financier est un autre gros problème, on sait très bien qu’il peut s’écrouler à n’importe quel moment ; ça c’est aussi les experts qui le disent.

Parce qu’il est complètement pourri. Quand on sait que seul 5 % des transactions financières sont reliées à l’économie réelle... Ce qui veut dire que le reste c’est de la spéculation. On comprend bien qu’en fonctionnant ainsi, sur ce modèle de la croissance, créant toujours plus de dettes pour nourrir la bête, la croissance, un jour va imploser.

Il y a donc beaucoup de gens qui ont compris ça, et qui veulent redonner à l’argent sa vraie valeur, qui est un moyen d’échange. Ce sont en général des monnaies fondantes, c’est-à-dire qui perdent de leur valeur si on ne s’en sert pas, donc on ne peut pas thésauriser, on ne peut pas spéculer.

C’est vraiment lié à l’activité réelle, à l’économie réelle, qui est censée couvrir les besoins fondamentaux des humains. Pour cela je suis allée au Brésil et en Allemagne, deux histoires assez extraordinaires…



Le transition énergétique

Et puis il y a la transition énergétique, un grand mouvement planétaire aussi, pour créer des coopératives qui vont produire leur propre énergie, dans un but non-lucratif, et tout en consommant moins. Pour cela je suis allée au Danemark et puis au Népal.

Et puis je finis au Bhoutan, car derrière tout cela il y a la question de : « Qu’est-ce que c’est que la richesse ? », comment on la mesure, de quelle richesse parle-t-on ? C’est remettre en cause le PIB, produit intérieur brut ; quand on parle de croissance d’ailleurs, il s’agit de la croissance du PIB.

Il y a un expert britannique qui dans le film raconte une histoire que je trouve très parlante, il donne l’exemple d’un hamster, et un hamster double de poids toutes les semaines jusqu’à sa sixième semaine de vie, puis il s’arrête, heureusement car s’il ne s’arrêtait pas (c’est ça la croissance illimitée…) au bout d’un an, il pèserait neuf milliards de tonnes et consommerait toute la production annuelle de maïs de la planète.

Mon film c’est : comment pourrait être la société post-croissance ?

Si on avait le courage de se dire : On y va ! On revoit notre paradigme(d’ailleurs il y a une réflexion mondiale actuellement, y compris aux nations unies, pour définir un nouveau paradigme de développement), plein de gens se mobiliseraient, parce qu’il y a plein de gens qui comprennent que de toute façon ça ne marche pas. Il y a plein de gens qui sont sur le bord de la route, il y a huit millions de français qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté, ceux-là n’attendent qu’une chose : qu’on leur propose quelque chose d’autre.

Et cette société-là, finalement, comme elle transparait dans mon prochain film, tous ces gens qui ont franchi le pas à un niveau personnel, individuel, localement, eh bien ils vont beaucoup mieux, ils recréent du lien avec leurs voisins, ils retrouvent un sens à leurs vies, et évidemment ça ne passe pas par une croissance des biens matériels. Mais finalement on coopère plus, on partage plus… On sera obligé de le faire de toute façon donc autant anticiper…

 

Le changement viendra d’en-bas

Le changement viendra-t-il d’en bas, des gens ? C’est une question que j’ai posée évidemment à tous ceux que j’ai rencontrés, aussi bien sur le terrain, qu’aux experts, qui ont tous écrit des livres sur la fin de la croissance...

Je pense que le changement systémique dont on a besoin, le système qui bascule — et je préférerais qu’on le négocie ensemble plutôt qu’il bascule tout seul et que tout se casse la figure — reposera sur toutes ces initiatives qui sont mises en place partout dans le monde, qui visent donc ces trois grands domaines, la relocalisation des trois choses dont tout le monde a besoin pour vivre, qui sont l’alimentation, l’énergie, et l’argent.

Le changement n’aura lieu que s’il y a suffisamment d’initiatives partout, déjà en place sur le terrain, qui montrent qu’une autre voie est possible, mais pour que cela soit un changement systémique, il faut que les gouvernements soutiennent. Ça ne se fera que s’il y a une volonté politique d’accompagner cela très rapidement.

Souvent l’exemple qu’on m’a donné (des gens penseront ah mon dieu c’est terrible !), c’est qu’il faut bien qu’on comprenne qu’on est dans une situation de guerre, et l’ennemi c’est notamment le changement climatique, il faut qu’on combatte globalement cet ennemi commun, que nous avons créé nous-mêmes.

L’exemple qu’on m’a donné c’est donc de mettre en place une économie de guerre, comme on a fait pendant la seconde guerre mondiale, et c’est très intéressant parce qu’on voit comment, quand un pouvoir politique prend conscience qu’il y a un danger, un ennemi aux portes, il peut mobiliser toute sa force, très rapidement, en un an, relocaliser la production alimentaire, comme on l’a vu en Angleterre et aux Etats-Unis avec les « Victory Gardens ».

 

 

Redonner du sens à l’échange

Donc on peut le faire très vite, ça c’est la bonne nouvelle, si on arrive à convaincre les politiques qu’il faut faire très vite ! C’est accompagné de rationnement, mais le rationnement vous pouvez voir ça d’une manière positive, c’est ce qui se met déjà en place quand on fait du covoiturage. C’est partager les voitures. Il est bien évident qu’on ne pourra pas continuer à avoir une, ou deux ou trois voitures par foyer, et que ce soit un objectif dans la vie du pays de dire « consommez des voitures ».

Partager c’est plutôt bien, il ne faut pas voir ça d’un point de vue négatif. On redonne de la valeur à toutes ces valeurs de coopération, de partage, d’échange, qui se sont perdues.

On a le savoir-faire car, vous verrez dans le film, ce sont des expériences très abouties qui ont déjà plusieurs années, et qui marchent. Je suis allée en Bavière, où une monnaie locale existe depuis dix ans, c’est la Californie de l’Europe, donc tout sauf des Babas Cools, et les chefs d’entreprise là-bas expliquent que la monnaie locale est extrêmement importante, des chefs d’entreprises Bavarois, dans le genre conservateur on ne fait pas beaucoup mieux !

A l’inverse je suis allée au Brésil où une monnaie locale a totalement transformé un bidonville en permettant la création d’emplois. Ces gens-là se retrouvent tous pour dire : l’argent il faut qu’on s’en ré-empare, et qu’on lui redonne sa vraie valeur, ce qui permettra de développer la résilience, la capacité à encaisser les chocs.

D’ailleurs ce film est aussi beaucoup sur la résilience, comment est-ce qu’on se prépare à encaisser les chocs, mais dans la bonne humeur et le bonheur…



L’urgence climatique semble passer inaperçue

Car l’enjeu c’est quand même de savoir si nous allons survivre, à plus ou moins long terme, à ces chocs qui nous attendent ; le premier d’entre eux étant bien évidemment le réchauffement climatique.

Vous avez vu le dernier rapport du GIEC, il y a quinze jours, si on ne fait rien, si on fait « business as usual » : 4,8° d’augmentation de la température, c’est inouï ! Ça veut dire plus d’un mètre d’élévation du niveau de la mer, ça veut dire des millions de réfugiés climatiques, ça veut dire que la production alimentaire va être totalement perturbée, et ça veut dire beaucoup de souffrances…

Je suis complètement sidérée de voir que quand le GIEC sort un rapport comme celui-ci, où il tire vraiment la sonnette d’alarme, on ne fasse pas ce qu’on a fait le 11 septembre. Le fameux 11 septembre. Nous étions en montage d’un film et tout d’un coup tout s’est arrêté partout, en boucle, on a parlé que de ça, la 11 septembre, le 11 septembre, pendant des journées entières. Les plateaux de télé, les experts qui défilaient, etc.

C’est ça qu’on aurait dû faire depuis le dernier rapport du GIEC, c’est-à-dire se dire attention, là c’est trop grave… mais non, il ne s’est rien passé, ça a été traité vraiment comme une petite info, dans la plupart des médias. Pas une déclaration d’un homme politique de haut niveau, disant attention ce rapport est vraiment très grave. Le déni.

On a besoin de nouveaux hommes politiques, éclairés. Pour l’instant, la classe politique telle qu’elle est, est très verrouillée, très empêtrée dans cette conception du développement qui a fait les Trente glorieuses.

Donc il faut vraiment changer de logiciel, et je pense qu’on a besoin d’une nouvelle classe politique constituée de jeunes, qui aient déjà intégré tout ça, et qui ne soient pas dans cette conception totalement dépassée.

 

Un autre rapport au travail, un autre rapport au temps

C’est une société où la notion de travail sera différente aussi, on travaillera moins dans cette société-là. Moins de travail salarié, moins de temps de travail, 20h c’est ce que disent les experts qui travaillent là-dessus. Les vingt heures qui restent c’est du temps pour planter ses tomates si on a envie, pour réparer ses vélos, car évidemment le vélo c’est un moyen de transport d’avenir, ou échanger avec ses voisins, ou faire partie d’une banque de temps.

Il y a des histoires absolument formidables. Au Japon par exemple, ils ont développé depuis une quinzaine d’année une banque de temps, à destination des personnes âgées. Vous habitez dans un quartier, vous avez une personne âgée qui a besoin qu’on aille lui faire ses courses par exemple, la voisine y va, et gagne des coupons dont l’unité c’est le temps, 1h, 2h, 3h.

Elle peut soit les mettre sur un compte-temps (et ce qui est bien avec un compte-temps c’est qu’une heure aujourd’hui c’est aussi une heure dans vingt ans, pas d’inflation et pas de spéculation là-dessus), soit elle les garde, se disant moi quand je serais vieille dans vingt ans j’utiliserai mon capital temps que j’ai gagné en rendant service à ma voisine.

Ou alors elle se dit, tiens je vais les envoyer à mon vieux père qui est à l’autre bout du Japon, qui les utilisera. C’est génial ! Une banque de temps ! Partout dans le monde il y en a qui créent cela, c’est fantastique ! C’est la réponse à plein de questions !

 

 

Sortir de la boîte

Il faut sortir de la boîte, il y a un expert d’ailleurs qui dit ça, on est dans une boîte, regardons à l’extérieur ! La solution est à l’extérieur de la boîte ! Et quand on fait ça, on trouve ça très sympa, on trouve ça finalement très motivant.

Alors évidemment il y aura des résistances… Qui a intérêt à maintenir le système ? C’est ceux que je connais très bien, les grandes multinationales, qui sont dans la courte vue, parce que la croissance telle qu’elle est aujourd’hui ne profite qu’à une extrême minorité, de plus en plus petite.

Il y a un groupe d’intérêts privés qui est très puissant, avec des moyens importants, qui a intérêt à ce que le statu quo soit maintenu.

A nous maintenant de convaincre suffisamment les politiques et les citoyens qu’on peut y arriver, malgré ces intérêts privés importants.

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L’assiette d’un végétarien émet deux fois moins de CO2

L’assiette d’un végétarien émet deux fois moins de CO2 | Des 4 coins du monde | Scoop.it

C’est l’une des raisons de se passer de viande. Devenir végétarien (voire végétalien) est certes une bonne idée pour la protection animale ou pour la santé mais aussi pour la planète.

 

Pour la première fois, une étude menée par des chercheurs de l’université britannique d’Oxford a chiffré la quantité de gaz à effet de serre lié à la production, la transformation et le transport des aliments engloutis par des mangeurs de viandes et poissons d’un côté et par des végétariens et végétaliens de l’autre. Résultat : le régime carné en émet deux fois plus que le régime végétarien.

 

 

Voici, dans le détail, l’impact de chacun des régimes en équivalent kilo de CO2 par jour :

 7,19 kgCO2e/jour pour une personne mangeant plus de 100 grammes de viande par jour 
 5,63 kgCO2e/jour pour une personne mangeant entre 50 et 99 grammes de viande par jour 
 4,67 kgCO2e/jour pour une personne mangeant moins de 50 grammes de viande par jour 
 3,91 kgCO2e/jour pour une personne ne mangeant pas de viande mais mangeant du poisson 
 3,81 kgCO2e/jour pour un végétarien, c’est-à-dire qui ne mange ni viande ni poisson 
 2,89 kgCO2e/jour pour un végétalien, c’est-à-dire qui ne mange aucune chair ni aucun sous-produit d’origine animale

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