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L'histoire de Yuko Sugimoto, l'icône du tsunami japonais

L'histoire de Yuko Sugimoto, l'icône du tsunami japonais | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Il y a un an, la photo de Yuko Sugimoto, enveloppée dans une couverture, le regard perdu au milieu des ruines de son quartier où son jeune fils avait disparu, faisait le tour du monde. Aujourd'hui, sa famille est à nouveau réunie mais les cicatrices du tsunami sont loin d'être effacées.

 

"Ce désastre m'a fait prendre conscience que chaque jour est un petit miracle", explique-t-elle en revenant à l'endroit où un photographe immortalisa la détresse de l'une des dizaines de milliers de personnes dont la vie fut bouleversée par les vagues géantes du 11 mars 2011.


Mme Sugimoto se rappelle très bien de l'instant où fut pris le cliché, deux jours après la catastrophe, au moment où, se protégeant du froid, elle cherchait désespérément du regard un signe de son enfant disparu.
"J'étais de plus en plus anxieuse. Je n'arrêtais pas de me demander s'il était vivant ou mort".
La jeune mère de 29 ans était au travail et son fils Raito, 5 ans, était à l'école maternelle lorsque le raz-de-marée déferla sur Ishinomaki. Les flots recouvrant toute la zone, l'établissement scolaire fut en partie submergé et coupé du monde, empêchant Mme Sugimoto d'aller y chercher son fils.
Des rumeurs évoquaient l'engloutissement de tous les enfants de l'école, affirmant qu'aucun ne serait retrouvé sauf.
Pendant trois jours, Mme Sugimoto et son mari allèrent de refuge en refuge, espérant qu'un miracle leur permettrait de revoir leur fils. Et dans l'un d'entre eux, le 14 mars, leurs prières furent exaucées.
"A cause de mes larmes, je ne pouvais pas voir le visage de mon fils, j'étais sans voix. Quand j'ai repris mes esprits, il était dans les bras de son père", raconte-t-elle à l'AFP.
"Avant le désastre, je considérais ma famille comme un acquis éternel. Chaque jour venait comme le précédent alors que nous devrions apprécier chaque nouvelle journée à sa juste valeur".
Après avoir retrouvé son fils, elle apprit que les 11 enfants présents à l'école à ce moment-là avaient pu échapper au tsunami in extremis, en grimpant sur le toit du bâtiment.
Ils grelottèrent là jusqu'à deux heures du matin, avant que l'eau n'ait suffisamment baissé pour leur permettre de descendre au premier étage de l'immeuble et d'y attendre la venue d'un bateau de secours.


Mme Sugimoto sait qu'en dépit de la perte de sa maison et de quasiment tout ce qu'elle possédait, sa famille épargnée a eu de la chance.
Plus de 19.000 personnes sont mortes pendant cette catastrophe dans le Tohoku (nord-est du Japon). Les corps d'un sixième d'entre elles n'ont pas été retrouvés.
La famille Sugimoto fait partie des dizaines de milliers de sinistrés qui s'interrogent sur leur avenir, vivant dans des maisons temporaires fournies par les autorités.
En apparence, le petit Raito s'est fait à cette nouvelle vie, mais le désastre l'a profondément affecté, explique sa mère.
Pendant les semaines suivant le 11 mars, la moindre mise en garde contre un tsunami le rendait malade. L'enfant a en outre terriblement peur du noir.
"Ce n'est pas visible au premier coup d'oeil, mais il garde une cicatrice en lui".

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Un jour en France - ARTE

De l’aube à la nuit, ce documentaire nourri d’impressionnantes images aériennes prend de la hauteur et révèle les multiples facettes du territoire français. Une extraordinaire vue d’ensemble du pays et de ses mutations enrichie par les récits de ceux et celles qui la peuplent.

Via Hubert MESSMER @Zehub on Twitter
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Avenir Adn Agri's curator insight, January 18, 2:19 AM

Merci Hubert MESSMER pour cette info. Une magnifique réalisation à faire suivre.  

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Une loi pour que des menus bio et locaux arrivent enfin dans les cantines

Une loi pour que des menus bio et locaux arrivent enfin dans les cantines | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Vers des cantines scolaires avec des repas 100 % bio et locaux ? Un pas supplémentaire vient d’être franchi dans cette direction à l’Assemblée nationale le 14 janvier. Les députés ont adopté, à l’unanimité, une proposition de loi écologiste prévoyant 40% de produits issus de l’alimentation durable, locaux, de saison d’ici 2020. 20% des produits servis en restauration collective devront être issus de l’agriculture biologique.

 

Comme le montre cette enquête de Basta !, la progression à l’échelle nationale est pour l’heure plutôt lente. Depuis 2012, un peu plus de la moitié des établissements de restauration collective déclarent proposer ponctuellement des produits biologiques. Ils n’étaient que 4% en 2006 selon l’Agence Bio. Mais seuls 2,4% du volume des produits achetés par la restauration collective sont issus de l’agriculture bio. Bien loin de l’objectif de 20 % fixé par le plan « Ambition bio 2017 » du ministère de l’Agriculture.

 

Des conditions pour que manger bio et local ne coûte pas plus cher

La pression citoyenne en la matière est forte : les interpellations des parents d’élèves auprès des écoles sont nombreuses et plus de 115 000 personnes ont signé une pétition demandant à leurs députés d’adopter cette loi. Le texte sera t-il contraignant ? L’Observatoire de l’alimentation (alim’agri) sera, entre autres, chargé de définir les outils méthodologiques pour permettre aux organismes publics et privés de restauration collective d’atteindre l’objectif des 40% de produits bios et locaux et d’en définir les critères. Dans chaque région, « des plans avec des orientations précises au niveau des politiques alimentaires » devront être mis en oeuvre. Selon Brigitte Allain, à l’initiative de cette proposition de loi, c’est « l’une des mesures fortes » 

 

 

Le texte prévoit aussi que les grandes entreprises intègrent dans leurs mesures de « responsabilité sociale et environnementale » (RSE) des informations sur leurs engagements en faveur de l’alimentation durable. Brigitte Allain se veut également rassurante : son rapport intitulé Et si on mangeait local démontre que manger bio et local ne coûte pas plus cher. L’introduction de produits bio et locaux est en effet souvent l’occasion d’une remise à plat des pratiques des cantines (voir ces différents cas de collectivités qui n’ont pas vu leur budget augmenter).

 

Sans oublier le potentiel d’emplois et de revenus pour les agriculteurs que cela représente. L’association Agir pour l’environnement appelle à rester « vigilants jusqu’à l’adoption définitive de cette loi dans le courant de l’année notamment lors de son passage au Sénat ».

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Lancement d'une box "anti-gaspi" dans les restaurants parisiens

Lancement d'une box "anti-gaspi" dans les restaurants parisiens | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, la ville de Paris a doté 100 restaurants de box "doggy-bag" afin que les clients puissent repartir avec les restes de leur repas.

 

A Paris, près de 57 kg de bio déchets sont jetés par an et par habitant, dont des restes alimentaires et des produits alimentaires encore emballés et non consommés.

La capitale a été la première collectivité signataire du Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire, en juin 2013. Elle a depuis développé de nombreuses actions de sensibilisation du grand public et d'amélioration de la collecte, avec l'objectif ambitieux de réduire de moitié le gaspillage alimentaire d'ici 2025.

 

Afin d'atteindre son objectif, la Ville de Paris a lancé en janvier 2016 une nouvelle action : le lancement d'une "Box anti-gaspi" destinée aux restaurants.

 

 

Il faut savoir que, selon la Commission européenne, 14% des déchets alimentaires produits chaque année seraient générés par les restaurants, notamment à cause de l'absence de choix pour la taille des portions, des difficultés à anticiper la demande ou encore à cause de la faible possibilité pour les clients d'emporter leurs restes.

Avec le soutien du groupe Elior, du SYNHORCAT (le syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs) et de l'association Bon pour le climat (qui rassemble des restaurateurs, des hôteliers et des consommateurs "qui s'engagent pour l'environnement"), 


la Ville de Paris a pour l'instant doté 100 restaurants parisiens de ces box "anti-gaspi".

Ces boîtes en carton à emporter, qui sont très jolies et très pratiques (chaque box est dotée d'une poignée qui facilite son transport), sont fabriquées en France par l'entreprise Take A Way. Le problème est qu'elles ne semblent pas très écologiques... Il n'est en effet indiqué nul part que le carton est recyclé, biodégradable, issu de l'exploitation durable des forêts (écolabel FSC), et si les encres utilisées pour la décoration sont végétales et non toxiques... Il est seulement indiqué que la box est recyclable... ce qui est étonnant pour une démarche qui se veut vertueuse.

 

Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, la pratique américaine du "doggy-bag" pourrait ainsi bientôt s'installer en France et notamment à Paris. C'est une bonne chose. Mais cela à la seule condition que les contenants destinés à emporter les restes soient écologiques (compostables ou au moins réutilisables) pour ne pas encombrer les poubelles de nouveau !

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Les bureaux debout feraient mieux travailler les élèves

Les bureaux debout feraient mieux travailler les élèves | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Les « bureaux debout » feront-ils bientôt leur entrée dans les salles de classe ? Ces bureaux favoriseraient la dépense énergétique pendant les journées d’école, limiteraient le risque d’obésité et favoriseraient aussi les performances neurocognitives des jeunes.

 
 

L’obésité infantile a beaucoup augmenté au cours des dernières décennies, en particulier chez les adolescents. En raison du temps important passé à l’école, les chercheurs s’intéressent de plus en plus aux interventions en classe visant à améliorer l’alimentation mais aussi la dépense énergétique des jeunes. Ainsi, les classes dynamiques, qui permettent les mouvements des élèves, suscitent beaucoup d’intérêt.

 

Ces classes peuvent être équipées d’un mobilier qui facilite la position debout et le mouvement : il s’agit par exemple de bureaux hauts où les élèves ont le choix entre rester debout ou assis sur un tabouret. Ces bureaux permettraient une dépense énergétique d’environ 17 % supérieure à celle obtenue avec des bureaux traditionnels, sans entraîner d’inconfort pour les élèves.

 

Différentes études ont montré un lien entre le fonctionnement neurocognitif et l’activité physique. D’où l’idée qu’en augmentant la dépense énergétique des élèves on puisse aussi améliorer leurs performances cognitives, comme la fonction exécutive et la mémoire de travail. La fonction exécutive fait référence aux processus qui guident le comportement et la mémoire de travail au stockage temporaire et à l’utilisation de l’information dans le cerveau.

 

Par exemple, la capacité à conceptualiser un problème, stocker l’information, développer un plan, adapter son comportement est possible grâce à la mémoire de travail et la fonction exécutive. Ces compétences permettent aux jeunes de gérer leur temps efficacement, mémoriser des données, comprendre ce qu’ils lisent, résoudre des problèmes en plusieurs étapes et organiser leurs pensées en écrivant. Le cortex frontal, et en particulier le cortex préfrontal, est associé à la fois à la mémoire de travail et à la fonction exécutive.

 

Une équipe de la Texas A&M Health Science Center School of Public Health a donc voulu tester les bénéfices neurocognitifs des « bureaux debout » dans les classes. Ces bureaux ont montré leur efficacité pour lutter contre la sédentarité des élèves mais leurs atouts pour les apprentissages sont peu étudiés. Or, d’après les dires des enseignants, ces bureaux amélioreraient l’attention des élèves, comme le souligne Mark Benden, directeur du Texas A & M Ergonomics Center : « Il y a eu beaucoup de preuves anecdotiques apportées par les enseignants et montrant que les élèves se concentraient et se comportaient mieux lors de l'utilisation des bureaux debout ».



Des améliorations de la fonction exécutive et de la mémoire de travail

Les chercheurs ont travaillé avec 34 jeunes de 14 ans en moyenne. Ils ont été testés à deux moments de l’année : pendant le premier semestre et après 27 semaines avec les bureaux, au printemps. Les chercheurs ont mesuré les bénéfices neurocognitifs en utilisant des tests sur ordinateur. L’imagerie cérébrale a été utilisée pour voir les changements associés aux fonctions du cortex frontal grâce à des capteurs placés sur les fronts des collégiens lors des tests. Les résultats paraissent dans International Journal of Environmental Research and Public Health.



Résultats : l'utilisation de bureaux debout favorise les performances cognitives. L’étude montre une amélioration de 7 à 14 % de la performance cognitive dans différentes tâches impliquant la fonction exécutive et la mémoire de travail, ce qui est comparable à ce qui a est obtenu avec un programme de 13 semaines d’exercice physique.

En plus des résultats sur les performances cérébrales, l’imagerie a montré une activation significative du lobe frontal gauche pendant certaines tâches. Pour Ranjana Mehta, principal auteur de l’étude, « les résultats des tests ont indiqué que l'utilisation continue de bureaux debout était associée à des améliorations significatives des capacités de la fonction exécutive et de la mémoire de travail. Des changements dans les modes d'activation du cerveau correspondant ont également été observés ».


Par conséquent, des changements de mobilier dans les salles de classe permettraient que les élèves dépensent plus d'énergie, tout en améliorant leurs résultats.

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Biodiversité: les sénateurs suppriment l'avantage fiscal de l'huile de palme

Biodiversité: les sénateurs suppriment l'avantage fiscal de l'huile de palme | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Paris, 21 jan 2016 - Les sénateurs ont supprimé jeudi l'avantage fiscal dont bénéficie l'huile de palme par rapport aux autres huiles végétales, à l'occasion de l'examen du projet de loi sur la biodiversité.

 

Les groupes socialistes et communistes et plusieurs membres du groupe Les Républicains (LR) ont soutenu un amendement écologiste en ce sens qui doit toutefois, pour entrer en vigueur, recevoir le feu vert en deuxième lecture de l'Assemblée. 

Le rapporteur, Jérôme Bignon (LR) a donné un avis défavorable. "La fameuse taxe Nutella, comme on l'appelle, ne saurait être examinée dans le cadre de ce projet de loi, étant donné les enjeux sanitaires et financiers" a-t-il affirmé. 

 
 

La ministre de l'environnement Ségolène Royal s'en est remise à la sagesse de la Haute Assemblée. 

L'amendement crée une contribution additionnelle à la taxe spéciale sur les huiles de palme. Cette contribution est fixée à 300 euros la tonne en 2017, 500 euros en 2018, 700 en 2019 et 900 à partir de 2020. Ce tarif serait relevé au 1er janvier de chaque année à compter du 1er janvier 2021, en fonction de l'évolution prévisionnelle des prix à la consommation. 

 

"L'usage de l'huile de palme pose aujourd'hui des problèmes environnementaux et sanitaires", avait indiqué l'auteur de l'amendement Aline Archimbaud. "D'une part, la consommation des acides gras saturés contenus dans l'huile de palme accroissent le risque de survenue d'une maladie cardiovasculaire et de la maladie d'Alzheimer. D'autre part, la culture industrielle du palmier à huile accapare de plus en plus de territoires, détruisant les forêts, menaçant les écosystèmes et mettant à mal les moyens de subsistance des hommes et des animaux qui y vivent". 

Elle a aussi estimé que "les plantations qualifiées de durables n'en sont pas moins dangereuses pour l'environnement car, en plus d'engendrer la disparition massive d'écosystèmes au même titre que les plantations traditionnelles, on y utilise des pesticides puissants comme le paraquat, interdit en Europe depuis 2007". "Or non seulement l'huile de palme est bon marché mais en France, c'est une des huiles les moins taxées. Cette différence ne se justifie pas". 

"Notre objectif est d'inciter les industriels à substituer d'autres matières grasses à l'huile de palme, ce qui est le plus souvent possible", a déclaré en séance sa collègue Marie-Christine Blandin. 

 

 

Selon les études, les Français consommeraient entre 700 grammes et 4,5 kg d'huile de palme par an et par habitant, soit une consommation de 167.500 tonnes. Le rendement de la taxe serait de 149 millions d'euros par an à partir de 2019. 

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Paris : un nouveau restaurant bio près des Champs-Elysées

Paris : un nouveau restaurant bio près des Champs-Elysées | Des 4 coins du monde | Scoop.it
L'enseigne de boulangeries-restaurants bio Le Pain Quotidien a ouvert un magnifique restaurant bio concept-store de 400 m2 rue Pierre Charron, dans le 8ème arrondissement parisien. Un espace atypique et chaleureux qui invite au bien-être et à la gourmandise ! A découvrir absolument !

 

Concept-store Restaurant bio, épicerie, boulangerie Le Pain Quotidien situé au 68 rue Pierre Charron à Paris (8ème arr.)

 

L'enseigne Le Pain Quotidien, surtout connue pour son délicieux et célèbre brunch, a ouvert en novembre 2015 un nouveau restaurant à Paris au 68 rue Pierre Charron (métro Georges V).

 

 

Un havre de paix près des Champs-Elysées

Situé dans la cour intérieur d'un immeuble Haussmannien, on accède au restaurant comme dans une cachette secrète. Dés l'entrée, on découvre ainsi un endroit intimiste, loin du tumulte urbain, tout en étant à 50 mètres à peine des Champs-Elysées.

Derrière la porte principale de la majestueuse véranda créée sur mesure, se situe une grande pièce baignée de lumière à la décoration chaleureuse. Carreaux de ciment au sol, poutres métalliques apparentes, tables et bibliothèques en bois... l'esprit campagne et "jardin d"hiver" invite à la détente, au bien-être... et à la gourmandise ! La salle se compose d'une partie épicerie-boulangerie consacrée à la vente à emporter avec un magnifique comptoir-bar garni de pains, pâtisseries et autres gourmandises bio sucrées et salées aussi appétissantes les unes que les autres. Une grande bibliothèque en bois expose également des confitures, pâtes à tartiner, huiles, thés, miels ou encore petits gâteaux, le tout 100% bio.

 

Au fond de la salle se trouve un majestueux escalier qui mène à l'espace restauration situé au sous-sol : une grande salle à l'ambiance chaleureuse et cosy où trône une gigantesque et magnifique table d'hôtes en bois, élément central de partage et d'échange. Le revêtement du sol en béton a été maintenu d'origine et simplement poncé pour garder l'aspect brut et authentique du lieu. Quatre puits de lumière au plafond apportent une clarté douce et naturelle à l'ensemble de la salle.

Le petit plus de ce restaurant atypique ? la boulangerie bio ouverte sur l'espace de restauration grâce à de grandes baies vitrées ! Vous aurez le plaisir de voir les artisans-boulangers réaliser leurs recettes exclusives de pains biologiques et de pouvoir les déguster tout juste sorti du four ! Un vrai bonheur !

 

 

Des produits bio et saison à la carte

Au menu : tartines, soupes, marmites du terroir, salades, pâtisseries,... tous les plats proposés sont préparés à base d'ingrédients de saison et majoritairement issus de l'agriculture biologique. La carte compte également de nombreux plats végétariens et sans gluten . Des vins, bières, cidres et jus bio accompagneront votre repas.

On aime : le pot-au-feu de légumes bio, le camembert rôti aux pommes, les planches de charcuteries et fromages bio à partager, la salade détox, la citronnade "maison" à la menthe fraîche, la tartine poulet grillé et avocat, les profiteroles "maison", les gaufres de Liège chocolat bananes, ou encore la Pavolova aux fruits de saison.

Comptez entre 11€ et 18€ pour un plat, 14,30€ pour la formule déjeuner, entre 24€ et 29€ pour un brunch, et entre 5,50€ et 9€ pour la formule goûter.

 

Le restaurant Le Pain Quotidien de la rue Pierre Charron est ouvert du lundi au dimanche de 8h à 23h en service continu.
- sur place : petit déjeuner, déjeuner, brunch, goûter, dîner, anniversaire, soirée d'entreprise,...
- ou à emporter : baguette, pains, viennoiseries, pâtisseries, sandwichs, tartines, salades, soupes,...

 

 

A découvrir absolument : le journal Bioaddict.fr organise tous les mois de 2016 des soirées festives After Work 100% bio (avec des animations, des concerts, des prix "Happy Hour" et des cadeaux pour tous) en partenariat avec Le Pain Quotidien et le site de cuisine Marmiton. Ces soirées sont ouvertes à tous ! La prochaine a lieu le jeudi 18 février à partir de 18h. Retrouvez plus d'informations sur la page Facebook Les soirées After Work BIO Addict.

 
L B-M's insight:

L'enseigne Le Pain Quotidien est née le 26 octobre 1990 de la vision d'Alain Coumont, jeune Chef belge passionné par les produits de qualité. L'enseigne compte aujourd'hui plus de 240 restaurants (dont 12 à Paris) dans 17 pays.

 
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La première boucherie "herbivore" va ouvrir aux États-Unis

La première boucherie "herbivore" va ouvrir aux États-Unis | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Grâce à une campagne réussie sur Kickstarter, Kale et Aubry Walch lanceront le 23 janvier prochain, à Minneapolis, la première boucherie vegan, donc sans viande, des États-Unis.

 

L’idée de The Herbivorous Butcher (le boucher herbivore) est née dans la tête de Kale et Aubry Walch, frère et sœur “passionnés par la cuisine de viandes sans viande et de fromages sans fromage“, ainsi qu’ils l’expliquent sur leur site Internet.

Au menu de cet établissement très attendu, tant par les consommateurs vegan que par les curieux omnivores, “[des produits] qui n’ont le goût d’aucun autre produit vegan sur le marché“.

Dans leur boutique de Minneapolis (Minnesota), on trouvera donc 40 variétés de “viande” et de “fromage” sous toutes leurs formes : dinde, jambon, boulettes, saucisses, poitrines et côtes de bœuf d’un côté, camembert, mozzarella ou encore cheddar de l’autre.

Des produits vegan donc, mais aussi sans OGM, fabriqués localement et constitués d’ingrédients naturels. Lesquels ? Mystère. En tous cas Kale et Aubrey l’affirment : “Nous développons nos recettes depuis des années et nous sommes persuadés qu’après un essai vous serez convaincus“. Ils promettent que les saveurs, les textures et les nutriments seront au rendez-vous.

 

Un concept qui a le vent en poupe

De plus en plus de commerces et de magasins spécialisés de ce type fleurissent en Occident et séduisent les consommateurs. En France, la première boucherie végétarienne a ouvert ses portes, l’année dernière, à Paris. Et des établissements similaires existent aussi en Suisse, en Allemagne ainsi qu’aux États-Unis.

Kale et Aubry vont donc plus loin en proposant des produits uniquement vegan et pas seulement végétariens comme c’est le cas dans la plupart des enseignes actuelles. Un choix qu’ils justifient aisément :

“Une réduction modeste dans la consommation de produits d’origine animale n’épargnerait pas seulement le traitement inhumain de milliards d’animaux chaque année, mais cela aurait aussi un impact immédiat et considérable sur l’environnement, à l’heure où le monde a expressément besoin de réduire ses émissions de gaz à effet de serre pour palier le changement climatique qui est catastrophique.”

Avant de conclure : “Ensemble nous pouvons changer le monde, repas après repas.”

 


L B-M's insight:

The Herbivorous Butcher, 507 1st Ave, NE Minneapolis, Minnesota.
info@theherbivorousbutcher.com

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Les Français s'unissent pour imposer les produits bio, locaux et de saison dans les cantines

Les Français s'unissent pour imposer les produits bio, locaux et de saison dans les cantines | Des 4 coins du monde | Scoop.it
L'association Agir pour l'environnement a lancé une pétition nationale adressée aux députés pour l'adoption d'une loi visant à rendre obligatoire l'introduction d'aliments bio, locaux et de saison dans les cantines publiques.

 

Le jeudi 14 janvier 2016, les députés seront amenés à examiner et voter la proposition de loi n°3280 qui pourra obliger l'Etat et les collectivités à introduire 40% d'alimentation durable et locale (dont 20% de bio) dans la restauration collective publique (cantines scolaires, hôpitaux, maisons de retraite,...).

Pour soutenir cette proposition de loi qui fixe un objectif contraignant clair et chiffré pour privilégier les produits bio, locaux et de saison dans les cantines publiques, l'association Agir pour l'Environnement a lancé une pétition nationale dans le cadre de sa campagne " Manger bio et local dans les cantines, c'est possible ".

 

"8 ans après le Grenelle de l'Environnement et les promesses des gouvernements successifs, la part de terre agricole dédiée à la bio ne dépasse pas 4% et la part de la bio en restauration collective ne représente aujourd'hui que 2,7% des achats alimentaires. Pourtant, les Français n'ont jamais été aussi demandeurs de bio : selon les derniers chiffres de l'Agence bio, 6 français sur 10 en consomment régulièrement et 87% des parents voudraient que leurs enfants se voient proposer de la bio à l'école" explique l'association qui invite tous les Français à se mobiliser.

Agir pour l'Environnement précise : "Les enjeux environnementaux, économiques et sociaux sont considérables dans un secteur qui représente 3 milliards de repas par an, soit 7 milliards d'euros d'achats alimentaires annuels.(...) En stimulant les circuits courts et une agriculture respectueuse de l'environnement, cette proposition de loi créera une dynamique locale favorable à l'emploi, au climat et la santé.

 

En effet, privilégier les circuits courts c'est passer aux actes en limitant les émissions causées par les transports d'alimentation longue distance à travers la France et l'Europe. Alors que le chômage ne cesse de progresser en France, privilégier la production locale c'est maintenir et créer des emplois en secteur rural. Privilégier une alimentation durable dans la restauration collective c'est permettre au plus grand nombre d'accéder à une alimentation saine et de qualité notamment pour les personnes les plus vulnérables que sont les enfants, les personnes âgées et les malades."

 

Selon un sondage IFOP effectué en janvier 2016, 76% des Français se déclarent plutôt ou tout à fait favorables au vote de la loi imposant l'introduction d'aliments bio, locaux et de saison dans la restauration collective publique. La pétition, qui cible l'ensemble des députés, compte déjà plus de 50 000 signataires.

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Un coup de fourchette pour le climat - Réseau Action Climat France

7 fiches pratiques pleines d'astuces pour réduire les gaz à effet de serre de notre alimentation!

Geste 1 - Manger moins et moins riche

Geste 2 - Manger moins de viande et de produits laitiers

Geste 3 - Manger de saison

Geste 4 - Manger bio

Geste 5 - Lutter contre le gaspillage

Geste 6 - Manger local

Geste 7 - Acheter moins transformé et moins emballé


Via Catherine Closson
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Dans le nord, carton plein pour le supermarché des producteurs locaux

Dans le nord, carton plein pour le supermarché des producteurs locaux | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Un an après son ouverture, talents de fermes le confirme : on préfère acheter en direct ses légumes et sa viande.

 

 

"Au début, on accueillait 250 clients par jour. Aujourd’hui, c’est de 300 à 400 personnes par jour en début de semaine, et jusqu’à 800 les vendredis et samedis. Les gens apprécient le contact avec les producteurs, aiment demander des conseils." 

Emmanuelle Lambin, productrice de fruits, est fière du travail accompli avec Talents de fermes. À Wambrechies, dans l’agglomération lilloise, après quinze mois d’activité, le succès ne se dément pas. Dans les allées de ce supermarché de producteurs locaux, des clients de la région, et même de Belgique, se pressent à la recherche de la pièce de bœuf authentique, de tomates au goût de tomate ou de pommes gourmandes. Ici, pas question de faire venir des bananes de Madagascar ou des oranges d’Afrique du Sud. Et encore moins de vendre des fraises en décembre. 
 
 

Faire sauter les intermédiaires
Talents de fermes, c’est un pari qu’ont fait treize producteurs du Nord en ouvrant leur surface de vente le 19 août 2014 pour faire sauter les intermédiaires et proposer des produits frais et de saison. Viande bovine et porcine, volaille, produits laitiers, fruits et légumes, et même le pain et les pâtisseries sont proposés au juste prix. En plus des fondateurs, une trentaine de producteurs y distribuent en dépôt-vente des produits tels que le vin ou le champagne. 
 
"Les tarifs que nous fixons sont en moyenne de 20 % à 30 % plus élevés que ceux que nous imposent les grandes enseignes à l’achat, détaille Emmanuelle Lambin. Mais ils correspondent à l’investissement humain mis en œuvre et doivent nous permettre de gagner correctement notre vie." 

Pour le consommateur, malgré la disparition des intermédiaires, le prix est donc souvent identique à celui du supermarché avec en plus la garantie de trouver un produit local de qualité. Selon un sondage Ipsos, réalisé pour le Crédit agricole en mars  2014, 95 % des Français se disent séduits par la vente directe. "Aujourd’hui, on a doublé les effectifs, raconte l’agricultrice. Le magasin emploie treize personnes à plein temps, ainsi que quatre étudiants pour les week-ends et les vacances." En tout, trente personnes ont été embauchées.
 

2 millions d'euros de chiffre d'affaires
Si la plupart des producteurs pratiquaient déjà la vente directe sur leurs exploitations, la mise en place du site commun a dynamisé leur activité. Le chiffre d’affaires annuel s’élève aujourd’hui à 2 millions d’euros, le double de ce qui était escompté. Mais pas question de s’agrandir. "Les 300 mètres carrés affectés à la transformation et au conditionnement, ainsi que les 300 mètres carrés réservés à la vente, sont suffisants", assure la maraîchère. Il n’est pas non plus envisagé d’élargir le cercle des treize fermiers. Histoire de garder les pieds sur terre. 
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Les fleurs bio de Sandra ? On en mange !

Les fleurs bio de Sandra ? On en mange ! | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Dans la Drôme, une ex-professeure de biologie s’est lancée en 2009 dans le maraîchage bio de légumes, mais aussi de fleurs comestibles ! Cosmos, dahlias, bleuets et tournesols s’apprécient autant en bouquet qu’en salade de pétales. La culture de fleurs comestibles contribuera-t-elle à relancer le secteur de l’horticulture bio ? Portrait d’une pionnière, en partenariat avec la revue Village.

 

« Vos fleurs, c’est pour offrir ou pour manger ? » Sur le marché de Die, dans la Drôme, la question n’étonne que les touristes. Tous les samedis matins, les habitués se pressent derrière le stand de Sandra Burger. Les uns achètent un bouquet pour leur dulcinée. Les autres, une barquette de cosmos, de soucis ou de mauves pour agrémenter leur salade. Et souvent les deux. « Les fleurs comestibles apportent de la gaieté et des notes gustatives. Les capucines piquent un peu comme de la roquette, alors que les lavatères sont douces sur la langue. On dirait du velours », explique Sandra avec une pointe d’accent qui trahit ses origines.

Cette Autrichienne de 35 ans est tombée sous le charme de la Drôme, en 2005, à l’occasion d’un stage de woofing dans une ferme voisine. Conquise, la toute jeune professeure de biologie décide alors de changer de métier et de pays. Elle passe un brevet professionnel responsable d’exploitation agricole (BPREA) au lycée agricole de Die et enchaîne sur un stage chez un maraîcher. En 2009, elle trouve quelques arpents de terre pour se lancer dans la culture de légumes, auxquels elle ajoute très vite des fleurs comestibles et ornementales. Un pari gagnant qui lui permet de se faire remarquer dès ses premiers marchés. Mi-maraîchère, mi-fleuriste, Sandra a trouvé son créneau.

 

Pour démarrer, Sandra s’est limitée à une petite surface et peu de matériel. Elle a investi 15 000 euros sur trois ans (motoculteur, serres, système d’irrigation, petit outillage) qu’elle a depuis remboursés. Son nouveau statut agricole lui permet de bénéficier de la dotation jeune agriculteur (DJA). Soit 26 000 € dont une partie servira à payer de nouveaux investissements (chambre froide, petit tracteur et camion d’occasion). Elle réalise des économies en reproduisant l’essentiel de ses semences (200 € d’achat de graines seulement, cinq fois moins que prévu).

Des fleurs semi-sauvages

En France, l’horticulture bio est très peu développée. Les fleurs coupées poussent à grand renfort d’engrais et de pesticides. « Faute de modèle, j’ai beaucoup expérimenté, quitte à me louper. Cette année par exemple, les glaïeuls ont été mangés par des parasites, témoigne-t-elle. Mais la plupart de mes fleurs sont semi-sauvages, donc peu sujettes aux maladies. Certaines protègent même les légumes des ravageurs, comme les tagettes et les œillets d’Inde plantés au milieu des tomates. »Elles attirent également les auxiliaires du jardinier : abeilles, syrphes, bourdons, papillons, oiseaux. Des hôtes précieux pour la pollinisation des plantes et l’élimination des indésirables

 

Dans un seul bouquet rond à cinq ou dix euros, Sandra n’hésite pas à multiplier les variétés – jusqu’à plusieurs dizaines, autour d’une base de tiges de carottes sauvages pour protéger les pétales. Parmi ses préférées, les zinnias, les mufliers et les rudbeckies, auxquelles elle ajoute volontiers des aromatiques : menthe, basilic, origan, sauge. Attention toutefois, si ses bouquets sentent bon, ils ne sont pas comestibles. Pour la cuisine, préférez les barquettes de pétales soigneusement sélectionnés.

Pétales de fleurs, coulis de légumes

Les fleurs coupées ont fait sa réputation mais elles ne représentent qu’un tiers de son activité. Les légumes et la production de plants (fleurs, légumes et aromatiques) constituent les deux tiers restants. Un choix prudent. Car les fleurs ne poussent que sept mois de l’année et restent fragiles. « Dès qu’un pétale est troué ou légèrement flétri, je jette toute la fleur ! Une feuille de blette déchirée, je la vends quand même »,observe-t-elle. Sandra aime la robustesse des oignons, des pommes de terre et des potimarrons, mais son légume préféré reste la tomate, dont elle produit 130 variétés anciennes. Sur ses terres situées en contrebas de Die, on trouve l’Ivory Egg en forme d’œuf, la juteuse German Gold ou encore la Black Pear bien sucrée. Avec certaines, elle fabrique des coulis au goût intense.

Elle vend l’essentiel de sa production en direct sur deux marchés locaux et dans l’épicerie bio de Die, mais également des fleurs coupées pour des mariages et les variétés comestibles dans les restaurants. Pour l’instant, avec un chiffre d’affaires annuel de 20 000 €, elle ne s’accorde qu’un demi-smic de rémunération. Le salaire de son compagnon est bienvenu. Mais cette année devrait être celle du changement. Avec un hectare cultivé, Sandra bénéficie enfin du statut agricole – donc de la sécurité sociale agricole – après cinq ans de cotisation solidaire. 2015, l’année de l’éclosion ?

Stéphane Perraud (Village)

Cet article a été réalisé en partenariat avec le bimestriel Village, dans le cadre du projet Médias de proximité, soutenu par le ministère de la Culture. La revue Village est vendu dans tous les bons kiosques et sur abonnement.

Pour en savoir plus sur l’initiative de Sandra Burger : 
1 bis, rue Joseph Reynaud, 26150 Die. 
Tél. : 04 75 21 49 10

Les fleurs du mal

Le marché horticole s’internationalise. La France importe massivement des fleurs de Colombie ou du Kenya. Elles sont gavées d’engrais et de pesticides dont certains sont interdits en Europe, affirme le biologiste David Harper, qui travaille sur l’état des eaux du Kenya. Elles assèchent et polluent les réserves hydriques du pays. Elles sont ensuite acheminées par avion vers la bourse aux fleurs d’Amsterdam, qui leur appose la mention « origine Pays-Bas », avant d’être réexpédiées partout dans le monde ! « Les enfants devraient éviter de respirer à pleins poumons les roses des fleuristes. Des hôpitaux déconseillent désormais d’apporter des bouquets dans les chambres des patients, constate Sandra Burger. Et je ne mettrai jamais des fleurs de supermarché sur mon compost, de peur de le tuer ! »

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Huiles essentielles et santé

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Insomnies, douleurs musculaires, rhume, piqûres d’insectes… Les huiles essentielles possèdent de très nombreuses vertus, à condition de s’en servir dans les règles de l’art. Avant tout chose, n’oubliez pas que leur utilisation nécessite un avis professionnel (naturopathe, aromathérapeute…) et qu’elle n’est pas recommandée pour les enfants de moins de 6 ans (sauf quelques exceptions et avec précaution), les femmes enceintes ou allaitantes et personnes âgées, en raison de problèmes d’allergies ou de toxicité.

 

Et puis, gare à leur qualité : "Choisissez une huile conditionnée dans un verre foncé et surtout pas dans une bouteille en plastique. Préférez un petit flacon car les huiles essentielles sont très volatiles, et surtout veillez à ce que votre huile soit chémotypée (CT), c’est à dire qu’elle ait subi une analyse biochimique. Les huiles essentielles se gardent très longtemps, bouchon bien fermé et à l’abri de la lumière. Enfin, votre flacon doit aussi indiquer le nom en latin (cela permet de ne pas se tromper de variété), la provenance et le mode de culture de la plante", prévient la naturopathe Laurence Monce.

 

Cette dernière nous présente les 10 huiles essentielles à avoir impérativement dans sa pharmacie.

 

Attention : Les huiles essentielles ne se substituent en aucun cas aux traitements traditionnels. Consultez un médecin si vos symptômes s’aggravent ou persistent.

 
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À Budapest, des produits bio et locaux livrés à vélo

À Budapest, des produits bio et locaux livrés à vélo | Des 4 coins du monde | Scoop.it

«Cargonomia» est un centre logistique de distribution de nourriture locale et bio, basé à Budapest. Le fonctionnement de cette distribution solidaire repose sur trois acteurs principaux : la ferme en biodynamie de Zsambok (qui propose des paniers AMAP, Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne), la coopérative sociale Cyclonomia (un atelier de vélos fabriqués de façon artisanale, avec des solutions low-tech) et Kantaa (une entreprise de coursiers).


Les ventes entre les producteurs et les consommateurs se font en toute transparence, ce qui permet un commerce équitable, de proximité et totalement autonome.


À la faveur de la récession



C'est vraisemblablement le contexte socio-économique de la Hongrie qui donne au projet «Cargonomia» son impulsion. Selon Vincent Liegey, co-fondateur et coordinateur du concept, co-auteur d'un « Projet de Décroissance » (éditions Utopia, 2013), «la Hongrie a rencontré après 2008 une forte récession, des plans d’austérité terribles et, la montée du chômageet de la misère. L’enjeu du projet "Cargonomia" est de montrer que des alternatives sont possibles sans pétrole saoudien, sans énergie nucléaire française ni russe. C’est un projet de relocalisation ouverte.»

Bien sûr, des initiatives du même type tendent à se multiplier ailleurs en Europe. Mais elles peinent parfois à être aussi ambitieuses que «Cargonomia», qui réunit différents acteurs du secteur de l'économie sociale (la ferme en biodynamie de Zsambok, la coopérative sociale Cyclonomia - un atelier vélo participatif qui fabrique de manière artisanale ses propres solution low-tech pour le transport de marchandise et Kantaa, une entreprise de coursier) et ne se contente pas de couvrir un quartier ou deux mais la ville toute entière. 

Pour faire la même chose en France, «il aurait fallu par exemple plus de ressources financières et aussi beaucoup plus de bureaucratie. La culture de survie et la créativité qui va avec en Hongrie a offert d'autres souplesses et facilités au projet. Mais la situation économique rend sa pérennité fragile. Enfin Budapest est riche en alternatives et offre énormément d'espace pour les laisser s'épanouir », estime Vincent Liegey.

«Cargonomia» s'inscrit dans une démarche socio-économico-environnementale 100% responsable puisque ce projet a vu le jour grâce à un financement participatif au printemps dernier.


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Sacs plastiques interdits: commerçants et industriels attendent le décret

Sacs plastiques interdits: commerçants et industriels attendent le décret | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Monji Ben Amar a caché des liasses de sacs en plastique sous la caisse de son épicerie parisienne pour ne pas les distribuer mais «les clients les exigent», se plaint-il, alors que leur interdiction est censée être effective depuis le 1er janvier.

 

 

«Pour une canette ou même une barre chocolatée, ils veulent un sac plastique», déplore l'épicier de quartier. L'interdiction des sacs à usage unique en caisse reste en réalité suspendue à la publication d'un décret d'application.

 

Certains commerçants continuent donc d'en distribuer sans risquer de sanctions, et les industriels de l'emballage sont en quête de détails pour savoir quels sacs produire.

«La filière est dans l'attente», confirme à l'AFP, Marc Madec, directeur développement durable de la Fédération nationale de la plasturgie et des composites. «En attendant le décret qui va fixer les critères techniques de l'interdiction, on est dans le flou. Quelle est par exemple, la définition du sac de caisse ?» 

 

Aujourd'hui, si des commerçants ne distribuent plus de sacs à usage unique, comme Carrefour depuis 2007 dans ses hypermarchés ou Franprix depuis novembre, c'est uniquement de «la bonne volonté», poursuit-il, «car il manque une base légale pour les contrôles». 

La loi sur la transition énergétique, promulguée en août, prévoit l'interdiction des «sacs de caisse en matières plastiques à usage unique», gratuits ou payants. Les emballages ou sacs plastique qui ne sont pas en caisse, utilisés notamment pour les fruits et les légumes en rayon, ou sur les marchés, doivent suivre au 1er janvier 2017.

 

Le décret sera prêt pour la fin mars, assure-t-on du côté du ministère de l'Ecologie. Des échanges sont en cours avec la Commission européenne pour définir les caractéristiques techniques de l'interdiction. Le texte fixera notamment les seuils d'épaisseur et de contenance au-dessus desquels les sacs seront autorisés.

«On attend le décret pour investir dix millions d'euros», explique à l'AFP John Persenda, PDG du groupe Sphere, l'un des plus gros fabricants de bioplastique en Europe, qui commercialise notamment auprès du grand public les films alimentaires Alfapac. 

Sphere a déjà investi 45 millions d'euros, selon M. Persenda, pour concevoir des emballages biodégradables et compostables à partir de fécule de pomme de terre pour les fruits et légumes.

 

 

- 3.000 emplois menacés ? -

«Cette mesure nous ouvre un marché d'une trentaine de milliers de tonnes», explique-t-il. «Ces emballages étaient en grande majorité importés d'Asie. Mais les Asiatiques n'ont pas la technique pour répondre aux nouvelles normes», ce qui laisse de la place pour de nouveaux acteurs. Pour lui, une course contre la montre s'engagera dès la publication du décret pour être prêt au 1er janvier 2017.

Bruno Guely, qui produit des sacs plastique avec son frère à Tullins (Isère), redoute de son côté de mettre la clef sous la porte une fois que l'interdiction sera actée.

«Cela fait quarante ans qu'on fournit en sacs des bouchers, des charcutiers, des petits commerçants... Cette loi, c'est une aberration. Nos clients ne sauront plus comment faire», pense-t-il. 

«Nous faisons (aussi) des sacs bio-sourcés (à partir de matières végétales, ndlr) mais ils sont trois fois et demi plus chers (à produire) que ceux en polyéthylène», poursuit-il. Moins vendus car plus onéreux, ces sacs fabriqués à partir d'amidon ne suffiront pas pour que son entreprise survive à l'interdiction, craint-il. 

Pour la Fédération de la plasturgie et des composites, 3.000 emplois sont menacés par l'interdiction. «En attendant, ce sont les sacs papier qui en profitent, car les enseignes doivent bien se fournir quelque part», remarque Marc Madec. 

Une des certitudes, les nouveaux sacs, qu'ils soient en tissu, en papier ou bio-sourcés, coûteront plus chers. Un surcoût que porteront les commerçants... et les consommateurs. Monoprix a annoncé que tous les sacs distribués en caisse deviendront payants à partir du 1er février.

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Taïwan interdit les OGM dans les écoles

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Pour faire face à plusieurs scandales sanitaires retentissants, le gouvernement taïwanais entreprend depuis quelques années de modifier sa réglementation en matière de sécurité alimentaire. Les OGM sont au menu de ces nombreuses réformes sur l’étiquetage et les cantines scolaires.


Le 14 décembre 2015, Taïwan a décidé de bannir les produits étiquetés comme contenant des OGM de l’ensemble des cantines scolaires (primaire, collèges et lycées). Une mesure qui doit être mise en œuvre dès le début du prochain semestre scolaire, en février 2016. Cette interdiction s’inscrit dans un contexte plus général de réflexion autour de la sécurité alimentaire. Depuis 2011, plusieurs scandales alimentaires ont en effet conduit les autorités taïwanaises à se pencher sur cette question et à renforcer la réglementation en la matière [1]. Au cœur de ces préoccupations, les OGM sont concernés par plusieurs réformes.

Pas d’OGM pour les écoliers taïwanais

Dès février 2016, il n’y aura plus, en théorie, d’OGM au menu des élèves taïwanais. Cette mesure [2] concerne toutes les matières premières génétiquement modifiées (« genetically modified raw material ») et les ingrédients frais [3]. Il s’agit ici d’interdire les produits qui sont étiquetés comme contenant des OGM (dont le seuil d’étiquetage est fixé à Taïwan à partir de 3%). Les produits issus d’animaux nourris avec des OGM ne sont pas intégrés dans l’interdiction. 
En pratique, ce sont tous les aliments à base de soja (tofu, lait de soja…) qui sont concernés. Des produits qui représentent une part importante de l’alimentation des taïwanais [4].

Le gouvernement justifie cette mesure par les risques sanitaires encourus par les élèves. La présence de résidus de pesticides et d’herbicides est régulièrement mise en évidence dans les produits à base de soja GM. En effet, produits, conditionnés et expédiés selon les normes correspondant à l’alimentation animale, ces produits ne devraient pas, selon le ministère de l’agriculture, se retrouver dans l’alimentation humaine, d’où leur interdiction.

Ce changement dans le menu des écoliers devrait s’accompagner d’une augmentation des prix des repas (estimée à 0,15 $US) [5], que le gouvernement taïwanais compte compenser en augmentant son budget annuel de 7 millions de dollars US [6].
Le texte ne prévoit pas de sanction en cas de non respect, mais des lignes directrices doivent être publiées d’ici quelques semaines pour aider au mieux les établissements dans la mise en place de ce changement.

Une production locale à relancer

La loi sur la santé à l’école veut également encourager la production locale non génétiquement modifiée en incitant les cantines scolaires à se fournir en produits locaux. Taïwan est fortement dépendante des importations de produits agricoles. Cette dépendance atteint les quasi 100 % en ce qui concerne le soja. Ses importations proviennent majoritairement des États-Unis et de pays d’Amérique du Sud qui cultivent de nombreux OGM [7]. La réappropriation de cet approvisionnement est donc un enjeu important [8].

Depuis 2013, le Conseil de l’agriculture taïwanais a mis en place une politique d’incitation à l’agriculture locale pour pallier les importations d’OGM [9] à travers un programme de revitalisation des terres en jachères. Il garantit un prix minimum d’achat de leur production aux agriculteurs partenaires du programme. La mise en place de ce programme a permis de relancer en quelques années la production locale de soja et de maïs non génétiquement modifiés. Sensibilisée par les scandales sanitaires qu’a connus Taïwan depuis 2011, la population se tourne plus volontiers vers des produits locaux sans OGM [10]. Jusqu’à présent, aucun OGM n’a été cultivé sur le territoire taïwanais, selon les autorités [11].  
Le pays est également plus vigilant vis-à-vis de ses importations : il interdit désormais les importations de saumon GM récemment autorisés aux États-Unis [12] et cherche de nouveaux partenaires pour ses importations non GM. Depuis quelques années déjà, la part de ses importations en matières premières sans OGM augmentent régulièrement.

Une réforme globale de la réglementation sur les OGM

L’interdiction des OGM dans les cantines scolaires taïwanaises est la dernière réforme en date, mais plusieurs modifications de la réglementation OGM se sont succédé ces dernières années.

Les règles sur l’étiquetage obligatoire des produits alimentaires ont été renforcées [13]. 
Le seuil d’étiquetage des produits contenant des OGM est ainsi passé de 5 % à 3 %. Il concerne les produits emballés et en vrac, vendus dans les différentes chaînes de distribution ainsi que dans les restaurants. Ce nouveau seuil est en vigueur depuis le 31 décembre 2015. Les produits issus d’animaux nourris aux OGM ne sont pas intégrés dans cet étiquetage.

La réforme énonce une nouvelle répartition des compétences entre plusieurs administrations taïwanaises [14], distinguant désormais celle qui délivrera l’autorisation préalable de mise sur le marché selon que le produit est destiné à l’alimentation humaine (Taiwan’s Food and Drug Administration) ou animale (Council of Agriculture). En janvier 2016, 107 OGM étaient autorisés sur le marché taïwanais (essentiellement maïs, soja et coton) [15].

Amorcé depuis plusieurs années, l’ensemble de ces réformes ne devrait pas être remis en cause par l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle majorité, lors de la récente élection du président et du parlement, mi-janvier.




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Les Amap réinventent le consommer local

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Manger des produits locaux, de qualité et à un prix raisonnable n’est pas une utopie. La solution (parmi d’autres) ? Adhérer à une Association pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap), ces structures qui proposent justement des paniers de fruits, légumes, et autres denrées (miel, produits laitiers, etc) locaux, de saison, le plus souvent bio, à des prix intéressants – de l’ordre de 10 à 25 euros en fonction du nombre de personnes par foyer, et ce toutes les semaines.

 

Apparues en France pour la première fois en 2001, à Aubagne, les Amap connaissent un succès fulgurant depuis une dizaine d’années dans la plupart des régions de France. Selon les derniers chiffres avancés par le Mouvement interrégional des Amap (Miramap), il y en avait 1600 en 2012, pour un total de 66.000 paniers distribués à 270.000 consommateurs. Mais les Amap séduisent car ce sont avant tout des alternatives à la grande distribution, ses marges et au gaspillage de la production à grande échelle. Et ainsi de renouer avec une agriculture locale – de "circuits courts" dit-on – afin de favoriser une alimentation éco-responsable et produire moins de déchets. 

 

Limiter les intermédiaires

Leur principe est simple. En adhérant à l’association, les consommateurs s’engagent à payer à l’avance, et sur plusieurs mois, un panier hebdomadaire à un producteur de sa région via l'Amap. Cette forme de partenariat direct permet à l'agriculteur de s'assurer un revenu fixe et prévisible. "C'est un vrai confort. Je peux prévoir mes revenus sur plusieurs mois avant d'écouler mes produits", confiait d'ailleurs Vivien Lamouret, un maraîcher des Yvelines, interrogé par Le Monde. Mais le second avantage c'est aussi de limiter les intermédiaires: avec l'élimination des boucles de transport et de réfrigération, le coût du produit diminue fortement. 

Pour les amapiens, les avantages sont tout autre : avoir la garantie de cuisiner des légumes frais chaque semaine issus d'une agriculture sans engrais, découvrir des produits de saison parfois méconnus, et être dans une relation d'échange avec son producteur. L'intérêt est aussi pédagogique quand le retrait du panier se fait directement à la ferme de l'agriculteur qui peut partager ses connaissances et faire visiter sa ferme. Petit bémol : en Ile-de-France, le succès toujours grand des 300 Amap est à double tranchant. Parce que la demande est trop importante, il faut toujours s'inscrire sur une liste d'attente pour pourvoir espérer récupérer son panier bio !

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Le Parlement européen refuse d'ajouter du sucre dans la nourriture pour bébé

Le Parlement européen refuse d'ajouter du sucre dans la nourriture pour bébé | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Le Parlement européen a rejeté in extremis une directive sur les aliments pour bébé. Le projet prévoyait notamment d'autoriser des teneurs en sucre six fois plus élevées que les préconisations de l'OMS.

C'est un Parlement européen très divisé qui a fini par rejeter, le 20 janvier, un projet de directive sur la nourriture pour bébé controversé. Les Verts sétaient déjà opposés frontalement à la nouvelle proposition législative sur la nourriture pour bébé. La Commission prévoyait en effet un plafond bien trop élevé pour la teneur en sucre, un détail dangereux, selon eux.

Selon la législation proposée par la Commission, jusqu’à 30 % de l'énergie contenue dans la nourriture pour bébé aurait pu provenir du sucre, alors même que l’OMS recommande un maximum de 5 %.

« Le risque sanitaire associé à une consommation excessive de sucre est à présent tout à fait reconnu. Le rôle de la réglementation devrait être de limiter ce risque, particulièrement pour les bébés et les enfants, qui sont les consommateurs les plus vulnérables », a déclaré Keith Taylor, eurodéputé Vert.

Il ajoute qu'un taux de sucre élevé dans la nourriture pour bébé contribuerait à l'augmentation de l'obésité infantile et modifierait les goûts des enfants, qui auraient beaucoup de mal à se défaire de leur habitude de manger trop de sucre en grandissant. Il juge donc la proposition de la Commission « irresponsable ».

 

 

Dans un communiqué, Julie Girling, eurodéputée du groupe des Conservateurs et Réformistes européens (CRE) a toutefois déclaré que les eurodéputés ne devraient pas bloquer la législation à chaque fois qu'ils avaient des inquiétudes sanitaires.

Le chiffre de 30 % est un plafond, pas le niveau conseillé, souligne-t-elle, et le sucre présent dans l'alimentation pour bébé, comme les céréales, est donc en général bien en deçà de cela.

« Ces aliments sont le seul type de nourriture créé spécifiquement pour limiter la dose de sucre, de sel et de graisses saturées et assurer un apport adéquat de protéines, glucides, vitamines et minéraux à ses consommateurs », insiste-t-elle.

 

La décision de s'opposer frontalement à la proposition est donc discutable, selon Julie Girling, puisque la Commission a même indiqué qu'elle reverrait le plafond de sucre autorisé après la publication de l'avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

 

 CONTEXTE

Selon la législation déléguée proposée par la Commission, le sucre aurait pu représenter 30 % de l'énergie contenue dans la nourriture pour bébé (soit 7,5 g de sucre/100 kcal).

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande un maximum de 5 %. Les élus du Parlement européen ont donc conseillé à la Commission de revoir les données scientifiques existantes avant de faire une nouvelle proposition. 

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Une loi bientôt votée pour imposer les produits bio et locaux en restauration collective ?

Une loi bientôt votée pour imposer les produits bio et locaux en restauration collective ? | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Proposer 20% d'aliments bio et locaux en 2020 en restauration publique sur un total de 40% d'aliments durables et de proximité : c'est l'obligation fixée par une proposition de loi qui sera examinée le jeudi 14 janvier 2016 en séance publique à l'Assemblée nationale.

 

En cinq articles, la proposition " favorisant l'ancrage territorial de l'alimentation " veut contraindre la restauration collective publique (cantines, hôpitaux, maisons de retraite, etc) à proposer aux consommateurs 40% de produits alimentaires issus d'une production durable et de proximité, dont 20% de produits bio et locaux .

" Ce sont les objectifs du Grenelle de l'environnement qui prévoyait 20% de produits bio en 2012 dans les cantines. Nous en sommes loin ", explique son auteur Brigitte Allain, députée écologiste (EELV) de Dordogne.

 

Les objectifs du Grenelle, exprimés dans une simple circulaire, n'ont pas été tenus. Aujourd'hui, 70% des établissements de restauration publique proposent des produits bio contre 44% dans le privé. Mais les achats bio ne représentent que 2,7% du total. " Pourtant, cela ne coûte pas plus cher comme le montre l'expérience de Mouans-Sartroux. La commune a fait baisser son coût matière de 2,02 € par repas en 2012 à 1,86 € en 2013 en se fournissant en produits bio locaux et en faisant la chasse au gaspillage ", poursuit la députée. Ce n'est qu'un exemple, confirmé par un rapport publié en juillet dernier dont Brigitte Allain est l'auteur. Intitulé " Et si on mangeait local ", il démontre que manger bio et local ne coûte pas plus cher.

 

 

Une pétition a recueilli plus de 90 000 signatures

La proposition de loi n'oublie pas les régions, en charge des orientations agricoles. Elles seront tenues de bâtir des plans régionaux de l'agriculture et de l'alimentation " durables ", à décliner dans les collectivités locales. Elles devront créer des plateformes de regroupement local de l'offre alimentaire. Dans leurs cahiers de charge, les collectivités prendront en compte les critères de durabilité définis par la FAO. L'observatoire de l'alimentation devra suivre le développement des circuits courts et de proximité, ainsi que l'application de la loi. 
" L'ancrage territorial de l'alimentation est prévu dans la Loi d'avenir agricole de 2014. Cette proposition va permettre de créer les décrets d'application qui sont toujours en attente ", espère la Brigitte Allain.

L'association Agir pour l'environnement, aux côtés de Brigitte Allain, a lancé le week-end dernier avec le soutien de douze ONG une pétition " manger bio et local dans les cantines, c'est possible " et a déjà recueilli plus 90 000 signatures. Ce résultat confirme un sondage IFOP selon lequel 76% des français sont favorables à introduire des aliments bio et locaux dans les cantines .

 

" Nous avons bon espoir que les députés entendent les citoyens et que la proposition soit votée demain. Jusque là, elle a rencontré peu d'oppositions si ce n'est de forme. Les circuits courts sont perçus comme une solution à la crise par de nombreux agriculteurs ", a conclu Brigitte Allain.

La Fédération nationale de l'agriculture biologique (FNAB) a réagi en saluant la proposition mais appelle à ne pas confondre " qualité " et " proximité " et " à faire preuve de transparence vis à vis des consommateurs ".

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Poitou-Charentes : les grandes exploitations passent au bio

Poitou-Charentes : les grandes exploitations passent au bio | Des 4 coins du monde | Scoop.it
La région de Poitou–Charentes, réputée pour son engagement dans la Bio, passe à la vitesse supérieure avec la conversion en bio de grandes exploitations ! C'est une véritable révolution qui sonne le glas de l'utilisation des pesticides dans toute une région.

 

Une vraie révolution

La région Poitou-Charentes a toujours fait figure de pionnière dans la Bio. Elle compte aujourd'hui 1040 producteurs avec un nombre de conversions qui a augmenté de 25% par rapport à 2014. Mais la grande nouveauté est que de grosses exploitations ont, elles aussi, franchi le pas ! C'est une vraie révolution positive pour l'environnement et la santé de tous ! Particulièrement pour ce qui concerne les céréaliers, grands utilisateurs de pesticides ! Leur réticence à passer au bio est désormais battue en brèche par leur intérêt économique. Ce qui change tout et balaie tout scepticisme vis à vis de la Bio.

Du petit exploitant aux managers


Lors du colloque " Grandes cultures bio " qui s'est tenu à Vouillé dans les Deux-Sèvres le vendredi 18 décembre 2015, Jean-Pierre Gouraud, coordinateur chez Agrobio, expliquait : "On est passé d'une agriculture de type militante aux managers qui aiment le défi. Le bio aujourd'hui, c'est un vrai marché demandé par les clients et qui n'arrive pas à suffire à la demande. De plus, économiquement, il est valorisant et surtout stable."


En agriculture bio, les prix ne sont pas fixés de la même façon. "Pour les céréales par exemple, en agriculture conventionnelle, les cours sont déterminés sur un marché de type boursier. Les agriculteurs ont constamment l'oeil rivé sur un ordinateur. En bio, ces cours sont fixes. Et qui plus est, supérieurs. Trois fois plus pour les céréales, même si le rendement à l'hectare est inférieur, cela vaut le coup."

La conversion en bio cependant n'est pas si aisée. "Notamment pour les céréaliers qui doivent apprendre à se passer de produits chimiques et phytosanitaires" explique-t-il.

 

Pour les aider, un pôle conversion comprenant les banques ou la Safer (aménagement foncier) a été créé. "Les banquiers ont parfaitement compris qu'aujourd'hui le bio était un mode de culture très crédible économiquement" précise-t-il.

 

Concernant la cohabitation avec l'agriculture traditionnelle, Jean-Pierre Gouraud explique qu'elle se passe plutôt bien et ajoute " Il est intéressant de noter un changement dans les mentalités. Aujourd'hui, l'agriculteur bio est respecté par les autres. Ce n'est plus ce type bizarre et un peu marginal qu'on regardait en rigolant. "


Souhaitons que cette révolution régionale s'étende au-delà de la région Poitou-Charentes ! Elle fera baisser les prix et sera profitable à l'environnement et à la santé de tous !

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A Ungersheim, manger local et payer en radis

A Ungersheim, manger local et payer en radis | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Cette petite commune du Haut-Rhin, qui veut assurer sa souveraineté alimentaire, a créé sa propre filière agricole.

 

Un marché se tient désormais à Ungersheim, commune de 2 200 habitants du Haut-Rhin, située à une vingtaine de kilomètres de Mulhouse. Aucun contemporain, même d’un certain âge, n’a le souvenir ici qu’il y ait eu par le passé quelques étals dans le village un jour de semaine. Mais dorénavant, tous les vendredis matin, les Jardins du Trèfle rouge, entreprise maraîchère en activité sur la commune depuis 2012, la toute jeune conserverie locale ainsi qu’un marchand d’œufs du cru exposent et vendent leur production sur la place de la mairie.

Assurer la souveraineté alimentaire de la commune, en créant une filière locale « de la graine à l’assiette », autrement dit en proposant aux villageois des aliments produits localement : c’est l’objectif poursuivi depuis quatre ans par la municipalité d’Ungersheim. « Aujourd’hui, la nourriture que nous consommons, venant de centaines, voire de milliers de kilomètres, est essentiellement livrée par camion. Or en cas de choc, pétrolier notamment, nous pourrions nous trouver rapidement en situation de pénurie. Alors même que nous sommes entourés d’une centaine d’hectares de terres agricoles, mais vouées à des monocultures de maïs ou de céréales, destinées à l’exportation », explique son maire ,Jean-Claude Mensch.


Légumes bio et de saison

Déterminé à mettre un terme à ce « grand paradoxe », le conseil municipal décide, en 2012, d’utiliser une partie des 40 hectares agricoles sur lesquels il a la maîtrise foncière, pour contribuer à nourrir la population. Il commence par racheter le droit d’exploitation agricole sur un terrain de 8 hectares, loué jusque-là à un céréalier, et y installe une exploitation maraîchère bio, les Jardins du Trèfle rouge, gérée par une entreprise d’insertion. Employant 25 personnes, celle-ci produit aujourd’hui une trentaine de tonnes de légumes de saison par an (soit une centaine de variétés sur toute l’année). Elle propose non seulement sa production chaque vendredi au marché, mais confectionne deux fois par semaine quelque 150 paniers de légumes, vendus aux ménages du village et des alentours, et fournit chaque jour en nourriture la cantine de l’école du village.

 

Car si la municipalité a décidé dès 2009 de servir aux élèves des repas et goûters 100 % bio en faisant alors appel à un prestataire extérieur – et en prenant en charge le surcoût –, elle entend désormais que ces repas soient réalisés sur place avec des produits locaux. Pour cela, elle a construit une cuisine collective bio, certifiée Ecocert. Opérationnelle depuis le printemps 2014, cette installation prépare aujourd’hui quelque 500 repas par jour et assure l’approvisionnement de la restauration scolaire du village, mais également, dans un rayon de quinze minutes de transport en liaison froide et chaude, d’autres écoles. « Ce afin d’assurer l’équilibre économique, souligne M. Mensch. Mais, ajoute-t-il aussitôt, cette cuisine reste une petite unité de production à taille humaine. »

Bien décidée à élargir la distribution de produits alimentaires en circuits courts, la municipalité a créé en avril 2015 une régie agricole et est en train de monter une coopérative d’intérêt collectif qui a vocation à faire tourner une conserverie, une malterie microbrasserie et une épicerie spécialisée dans la vente en vrac, où le client apporte ses contenants et peut acheter le juste poids de produit dont il a besoin.

Surplus de production et produits déclassés, valorisés

La conserverie est la première à avoir démarré son activité, en août 2015, avec six villageois retraités bénévoles. Elle confectionne déjà entre 600 et 1 000 bocaux par semaine, à partir des surplus de production et produits déclassés des Jardins du Trèfle rouge, et des tomates et légumes produits par la régie agricole.


La régie, qui cultivera à terme 6 hectares, développe une agriculture non seulement bio mais « décarbonée, sans énergie fossile ». « Nous labourons avec deux chevaux, nous n’utilisons aucun engrais manufacturé, seulement de la matière organique venant de la commune. Et l’irrigation que nous allons mettre en place sera artisanale ou fonctionnera au moyen de l’énergie solaire », explique Jean-Sébastien Cuisnier, jeune exploitant agricole à qui a été confiée la gestion de la régie. Au fil du développement de l’exploitation, l’idée est aussi de solliciter les bénévoles, en leur proposant de participer à la collecte et au ramassage des cultures par exemple, en l’échange de fruits et légumes à moindres coûts.

Depuis juillet 2015, une monnaie locale

Ces différentes initiatives prises par la municipalité pour proposer des produits locaux sont plutôt bien accueillis par la population. « La qualité, la fraîcheur des aliments est un bon argument d’accroche, cela séduit », assure Lucile Zwingelstein, chargée de la préparation des paniers aux Jardins du Trèfle rouge. « On a envie aujourd’hui de produits sains, confirme Valérie Stoesser, mère de famille. Et ce qui est proposé permet de ne pas prendre sa voiture pour s’acheter des légumes. C’est intéressant. Surtout que pour beaucoup de personnes âgées, il est difficile de se déplacer à Mulhouse ou même dans les communes voisines. Maintenant, celles-ci peuvent se procurer des légumes frais dans le village », souligne-t-elle, tout en reconnaissant qu’elle-même continue régulièrement à se fournir au Cora ou au Leclerc proche de Mulhouse.

Pour inciter les habitants à consommer les denrées issues du territoire, la municipalité s’est dotée le 13 juillet 2015 d’une monnaie locale, qui ne peut donc être utilisée que sur place : le radis. Payer en radis permet de bénéficier de prix réduits sur la cantine et sur des produits. Mais Jean-Claude Mensch, « enthousiaste, confiant mais prudent », sait que toutes ces initiatives appellent une évolution dans les modes de vie, une évolution culturelle, qui ne se décrète pas d’un claquement de doigts et demande du temps.

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76% des français sont favorables aux aliments bio dans les cantines

76% des français sont favorables aux aliments bio dans les cantines | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Les Français sont favorables à l'arriver d'aliments bio dans les cantines de leur enfant, une pétition a même été lancé pour inciter nos députés à agir

 

A l’occasion de l’examen et du vote d’une loi relative à l’introduction d’aliments issus de l’agriculture biologique en restauration collective publique présentée par la députée Brigitte Allain qui aura lieu le 14 janvier prochain, Agir pour l’Environnement a récolté plus de 50.000 signataires qui ont adressé un courriel à leur député afin de les inciter à adopter cette proposition de loi.

Bio dans les cantines : une campagne pour mobiliser les députés

Huit ans après le Grenelle de l’environnement, la part de terre agricole à la bio ne dépasse pas les 4 % et la part du bio en restauration collective ne représente que 2,7 % des achats alimentaires. Pourtant les Français n’ont jamais été aussi demandeurs de bio, selon l’Agence bio, 6 français sur 10 en consomment régulièrement et 87 % des parents voudraient que leurs enfants se voient proposer du l’alimentation bio à l’école.

Agir pour l’Environnement a lancé une campagne, « Manger bio et local dans les cantines, c’est possible » qui a pour but de cibler l’ensemble des députés à quelques jours de l’examen et du vote d’une loi qui pourra obliger l’Etat et les collectivités à introduire 40 % d’alimentation durable et locale dont 20 % de bio, dans la restauration collective publique comme les cantines scolaires.


S’appuyant sur cette demande forte pour le bio, plus de 50.000 citoyens ont déjà interpellé leurs députés pour l’adoption de cette loi, à l’encontre d’un modèle agricole dominant qui demeure pour l’instant productiviste et intensif. C’est pourquoi, l’obligation pour l’Etat et les collectivités de devenir exemplaires dans leur approvisionnement en alimentation bio et locale créerait un effet de levier formidable pour développer une agriculture respectueuse de l’environnement et des êtres humains dans les prochaines années.

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Millésime Bio : 20 vignerons à découvrir absolument

Le salon Millésime Bio ouvrira ses portes du 25 au 27 janvier 2016 au parc des Expositions de Montpellier.  L’événement a été créé en 1993 par quelques vignerons biologiques du Languedoc-Roussillon adhérents à l'association interprofessionnelle Sudvinbio.

 

Salon professionnel se consacre exclusivement aux vins biologiquesconformément au règlement européen en vigueur. Seuls les vins certifiés AB(Agriculture Biologique) sont acceptés dans l’enceinte du salon. Les stands ne sont pas regroupés par région ou par appellation mais répartis au hasard. Cette caractéristique de Millésime Bio est un souhait délibéré des organisateurs afin de favoriser la rencontre et la curiosité.  En plus de faire gagner des places, La Revue du Vin de France (RVF) présente 20 vignerons du bio et de la biodynamie présents sur place. Leurs portraits seront publiés à intervalle régulier d'ici au début du Salon sur le site de la RVF.

Millésime Bio est un événement majeur où 800 domaines viticoles de toute l'Europe présentent leurs vins aux professionnels. Mais quelques amateurs non professionnels peuvent également s'y rendre. En effet, en partenariat avec Millésime Bio, La RVF propose aux 100 lecteurs qui se manifestent en premier de gagner des invitations. Pour cela, il faut remplir le formulaire d'inscription "créer son badge pour Millésime Bio" en mentionnant pour société "La Revue du vin de France".

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Pierre Rabhi : "Un changement de la société sans changement humain est irréaliste"

Pierre Rabhi : "Un changement de la société sans changement humain est irréaliste" | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Cela fait plusieurs dizaines d’années qu’il répète la même antienne. Mais ce n’est que depuis peu que Pierre Rabhi suscite enfin l’intérêt. Conférences dans la France entière, ouvrages devenant des best-sellers, interviews à la pelle… Né dans une oasis au sud de l’Algérie avant de s’installer en France, le paysan et philosophe de 77 ans inspire au-delà du cercle des initiés et attire autour de lui de nombreuses personnalités, notamment du monde de l’entreprise. Pionnier de l’agroécologie, il défend le principe d’une vie sobre et frugale, plus respectueuse de l’homme et de la terre. Rencontre.

 

Novethic. Vous étiez très critique à l’égard de la COP21, la conférence onusienne sur le climat. Elle s’est conclue par un accord entre 195 pays, qualifié d’ "historique et d’ambitieux". Est-ce que vous êtes revenu sur votre position ?   

Pierre Rabhi. Pas du tout. Je ne suis pas pour ces grand-messes où l’on traite la question de l’écologie de façon subsidiaire, en la mettant à l’agenda pendant deux semaines, alors que c’est le fondement même de la vie. Cela ne rime à rien tant que l’humanité n’aura pas compris que l’écologie est son avenir. Le danger c’est que l’on fait croire aux citoyens que l’on agit pour la planète alors qu’en réalité, nous continuons à épuiser partout ses ressources. Nous entretenons là une immense illusion. Je dis toujours que s’il y a des extra-terrestres quelque part qui nous regardent, ils doivent se dire que l’homme est tout sauf intelligent. Je trouve que la formule de l’écrivain Alain Fournier "nous ne savons pas où nous allons mais nous y allons" est des plus actuelles. Ce qu’il faut, c’est prendre les choses à bras le corps et prendre des décisions radicales.   

 

Novethic. Comment justement faire bouger les lignes ?   

Pierre Rabhi. Le premier maillon de l’action est déjà de prendre conscience de notre inconscience. Nous sommes installés dans ce qui est proposé comme une vérité mais qui détruit la vie. Nous avons besoin de la nature mais la nature n’a pas besoin de nous. Une fois que nous aurons compris cela, nous pourrons sortir de notre inconscience. 

Croire qu’il peut y avoir un changement de la société sans qu’il y ait un changement humain est irréaliste. On ne peut pas d’un côté manger bio et de l’autre exploiter son prochain. On ne peut pas se défausser. Si je veux que le monde change, je dois changer pour être dans la cohérence. Le système éducatif par exemple doit inciter les enfants à la coopération. La subordination des femmes, qui est une anomalie terrible, doit cesser. Tant que tout cela ne sera pas mis en place, je ne vois pas comment il peut y avoir un réel changement.   

 "L’être humain peut parfaitement se nourrir sans dégrader la nature"

 

Novethic. Pour changer de paradigme, vous prônez notamment l’agroécologie, que vous pratiquez depuis plus de 40 ans dans votre ferme. Le concept est de plus en plus usité et est même à l’origine de la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, adoptée en 2014. Est-ce une bonne chose ?  

Pierre Rabhi. Je crois qu’il y a beaucoup trop de théories dans ce monde et pas assez d’actions. La question de la famine dans le monde n’est pas réglée avec un enfant qui meurt de faim toutes les sept secondes. Quand j’étais ouvrier agricole, j’ai vécu de près l’impact des pesticides sur la santé et sur l’environnement. J’ai vu des collègues mourir, intoxiqués. C’est pourquoi je défends le modèle de l’agriculture écologique. 

L’être humain peut parfaitement se nourrir sans dégrader la nature et même en l’améliorant, c’est ce que je fais dans ma ferme. Mais l’agriculture écologique ce n’est pas seulement une technique, c’est une philosophie, une déontologie. Elle s’accompagne forcément d’un changement humain. 

Nous ne pouvons pas rester dans le processus "me nourrir en détruisant". Nous ne sommes pas sur cette terre pour servir un système injuste et inégalitaire. Un système où une minorité insatiable ruine et affame le reste. Dissiper les ressources, polluer les océans, détruire les forêts, tout cela rentre dans l’idée de croissance économique. On ne regarde que le résultat comptable sans prendre en compte les conséquences de cette économie. Nous sommes à côté de la plaque, dans l’obscurité la plus totale.   

 

Novethic. Vous dites que le déclic pourrait venir d’une crise alimentaire…   

Pierre Rabhi. Une crise alimentaire pourrait en effet permettre de remettre les pendules à l’heure et de se rendre compte de ce qui est vraiment essentiel. Nous croyons être dans la certitude. Mais l’organisation même de la production de nourriture, la monoculture extensive, la standardisation font que le moindre grain de sable dans la machine  - sécheresses, virus, pluies extrêmes…- peut créer une pénurie de très grande ampleur, qui affectera en priorité les villes. 

J’assiste avec beaucoup de tristesse à l’extinction du monde paysan. Près de chez moi, il n’y a plus aucune ferme, les agriculteurs ont disparu d’années en années, laissant leur place à des industriels de la terre. Ce n’est pas pour rien qu’ils sont devenus la catégorie professionnelle qui se suicide le plus. Ils nourrissent les banques, les marchands d’engrais, les supermarchés tandis qu’eux n’ont cessé de s’appauvrir.  

Je pense qu’il faut revenir à des petites ou moyennes structures, de la polyculture, de l’élevage, tout cela à taille humaine. Ce serait plus rassurant, notamment dans le contexte de changement climatique que nous connaissons et avec les conséquences qu’il va avoir sur la production agricole.   

 

"La société vit dans une immense détresse"

 

Novethic. Aujourd’hui, nous assistons à un foisonnement d’initiatives locales, de solutions citoyennes. Est-ce que nous sommes en train d’opérer ce changement ?   

Pierre Rabhi. Le fait que le modèle de société soit en faillite crée une insécurité. Et c’est cette insécurité qui amène à se demander s’il n’y a pas d’autres voies, d’autres chemins. Nous sommes effectivement en phase de transition, mais on ne sait pas bien vers quoi. Soit l’humanité s’élève et donne une bonne orientation à son histoire, soit elle reste prisonnière dans cette mentalité archaïque et ça ira alors de plus en plus mal. En résumé, s’il y a des initiatives qui essaient de construire un nouveau modèle, il perdure un système qui lui ne cesse de détruire. Donc je suis un peu dans ce dilemme : ni pessimiste, ni optimiste. 

Ce qui est sûr c’est que la société vit dans une immense détresse – il n’y a qu’à voir la consommation exponentielle d’anxiolytiques – et en tant qu’humaniste, je refuse cette situation. Quelque chose me pousse à ne jamais baisser les bras, à ne jamais renoncer. C’est la raison pour laquelle nous avons lancé le mouvement des Colibris (1) et nous appelons chacun à ne pas se lamenter mais à faire sa part, tout comme le petit oiseau qui tente d’éteindre l’immense incendie. Mon vœu le plus profond est que l’humain soit heureux, qu’il soit dans la légèreté, dans cette sensation supérieure à toutes les autres qui est la joie, le bonheur d’exister. Tout le monde court après ça. Mais on court très mal.   

 

"Nous voulons sortir de la marginalité"

 

Novethic. Pour parvenir à ce bonheur, vous défendez aussi l’idée d’une sobriété heureuse. Est-ce que vous l’avez atteinte en vous installant définitivement en Ardèche comme paysan ?   

Pierre Rabhi. Avoir ma ferme en Ardèche était pour moi une évidence et une protestation. Lorsque l’on m’a proposé de troquer toute mon existence contre un salaire, j’ai dit non parce que je considérais que ma vie valait plus qu’un salaire. Je n’avais pas envie d’avoir cette laisse. Par le retour à la terre, j’ai trouvé un moyen d’être en cohérence avec moi-même mais aussi de protester pacifiquement et de montrer qu’autre chose était possible, de matérialiser l’alternative. C’est pourquoi je dis toujours que je suis un homme d’action, et que mes mots ne sont pas que de belles paroles. 

L’idéologie dominante prône que c’est avec la modernité que l’être humain va être libéré. Mais au lieu de ça, il est incarcéré à vie dans ce système. De la maternelle à l’université, il est enfermé, les jeunes appelant ça le bahut. Puis, ils vont travailler dans des boîtes, auxquelles ils se rendent en caisse. Et le week-end, ils vont encore s’amuser en boîte. Il y a même la boîte où on met les vieux quand on les a bien usés avant qu’ils rejoignent une autre boîte, définitive celle-là.   

 

Novethic. Outre le mouvement des Colibris que vous avez initié, vous avez fondé le mouvement Terre et Humanisme pour la transmission de l’éthique et de la pratique agroécologique en France mais aussi au Niger, au Mali ou au Maroc. Quelles sont vos ambitions ?   

Pierre Rabhi. Notre objectif, avec les différentes initiatives que nous mettons en place en France mais aussi en Afrique, ce n’est pas d’être seulement ceux qui rafistolent le système. Nous voulons sortir de la marginalité pour entrer au cœur de la problématique sociale. Une problématique qui est éminemment politique. Nous voulons démontrer qu’il n’est pas possible de garder un modèle comme celui que nous connaissons puisqu’il ne satisfait pas, qu’il dégrade la nature et crée des inégalités et de la misère.     

 

(1) Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul le petit colibri s'active, allant chercher quelques gouttes d'eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d'un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : "Colibri ! Tu n'es pas fou ? Tu crois que c'est avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu ?" "Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part".   

 

L B-M's insight:

Ses derniers ouvrages :

L'agroécologie, une éthique de vie, Entretien avec Jacques Caplat, éd. Actes Sud, Arles, 2015, 64 pages. 

 

La puissance de la modération, éd. Hozhoni, 2015, 128 pages.

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Tout réparer, pour ne plus jeter : le pari gagné des Repair cafés

Tout réparer, pour ne plus jeter : le pari gagné des Repair cafés | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Ces ateliers ludiques et économiques essaiment un peu partout en France. Utile lorsque l’on sait que 70 % des appareils déposés en décharge peuvent être réparés.

 

Samedi 10 octobre, 14 heures. Une dizaine de personnes attendent l’ouverture des portes du Pôle innovant lycéen dans le 13e arrondissement de Paris. L’école héberge un "repair café", autrement dit un atelier de réparation itinérant. Le concept est né aux Pays-Bas en 2009. 

Dans la capitale, où ils ont été lancés en 2013, comme partout en France, les repair cafés partagent un objectif : donner une seconde vie aux vêtements usés, petits appareils électroménagers endommagés et autres ordinateurs en panne, plutôt que les jeter. Le succès a été immédiat.  
  
"Au-delà de la dimension économique, beaucoup participent d’abord à nos rendez-vous pour dire stop au gaspillage et lutter contre l’épuisement des ressources", explique Benoît Engelbach, président de l’association Repair Café Paris.

Quand on sait que, d’un point de vue économique, 70 % des appareils électroménagers déposés en décharge valent le coup d’être réparés, jeter devient vite une hérésie. Contrairement à l’idée reçue, les repair cafés ne sont pas gratuits. 

Certes, ces ateliers sont animés par des bénévoles qui proposent gracieusement leurs services, mais l’adhésion à l’association (à partir de 5 euros par an) ou les dons sont fortement encouragés pour soutenir cette démarche. Parmi les 85 participants du jour, Éric, 58 ans, est venu rafraîchir le col d’une veste beige. Martine se prête de bonne grâce à sa requête, tout en le faisant participer à hauteur de ses compétences.
 

Deux tiers des objets sont réparés
Plus loin, l’atelier 3 E, spécialisé dans les équipements électriques et électroniques, ne désemplit pas. Ce samedi, dès l’ouverture, Nathalie s’est présentée accompagnée d’un grille-pain mal en point. Un quart d’heure plus tard, elle était installée avec Jean à la table des autoréparations. "J’aurais pu choisir la table des réparations mais j’avais envie de participer pour apprendre quelques bases", justifie-t-elle. Après deux heures de bricolage collaboratif, reconnaissante, elle lance : "Je penserai à ce monsieur tous les matins !" 

Ruoquian et son frère Jinrui n’ont pas eu la même chance : la panne de leur téléviseur grand angle n’a pas été réglée. "Nous ne sommes pas là pour nous substituer aux réparateurs professionnels", avertit immédiatement Benoît Engelbach. Si la réparation est complexe ou si elle nécessite trop de temps, les bénévoles aiguillent vers des spécialistes. 

Bonne nouvelle cependant : jusque-là, près des deux tiers des objets apportés (ou rapportés avec la pièce de rechange commandée entre-temps) ont pu être remis sur pied. Et dans tous les cas, les participants aux ateliers repartent avec le sourire, contents d’avoir cherché – et souvent trouvé – une alternative au gaspillage. 
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Le Bhoutan, le pays qui veut devenir 100% bio en 2020

Le Bhoutan, le pays qui veut devenir 100% bio en 2020 | Des 4 coins du monde | Scoop.it

le Bhoutan s’est engagé à devenir le premier pays au monde à l’agriculture 100% bio d’ici 2020.

 

Situé entre la Chine et l’Inde, le royaume himalayen est déjà connu dans le monde entier pour l’originalité de son développement économique. Un modèle qui place la sauvegarde de l’environnement et la promotion du développement durable parmi les quatre indicateurs du Bonheur national brut (BNB) instauré en 1972 à la place du Produit intérieur brut (PIB).

Le gouvernement bhoutanais souhaite ainsi éradiquer progressivement la vente d’engrais chimiques, souvent utilisés par les paysans pour affronter les violents épisodes de sécheresse de ces dernières années. À la place, il souhaite privilégier le compost en guise de fertilisant naturel, un réflexe déjà majoritaire chez la plupart des fermiers et agriculteurs du pays. Mais aussi augmenter le nombre de terres irriguées et exploiter les variétés locales résistantes aux nuisibles.

 

Bien que majoritairement rural, le territoire bhoutanais qui est plus petit que la Suisse n’exploite que 3% de ses terres cultivables. Il entend faire de son “handicap” un avantage. Ne pouvant être compétitif par la quantité de sa production, il veut le devenir à travers la qualité de ses exportations. Son environnement propre et la pauvreté des paysans (le revenu annuel moyen avoisine les 1500 euros par an et par foyer) sont donc propices à une agriculture biologique intégrale.

Le bonheur est dans le pré

Application du principe de la neutralité carbone, absence d’exploitation d’énergie fossile ou aucun recours au nucléaire : le Bhoutan tire son plus gros potentiel de l’énergie hydraulique alimentée par les rivières. L’air que l’on y respire est, parait-il, le plus pur au monde – 5% plus que la norme européenne.

Au Bhoutan, 90% des habitants possèdent des terres à 99% bio. Le ministre de l’Agriculture bhoutanais, Pema Gyamtsho, lui-même fermier comme la plupart des membres de son cabinet, défend cette “valeur”.

Lors d’une allocution au Sommet sur le développement durable de New Delhi en 2013, il avait affirmé :

Notre terrain est montagneux. Lorsque nous utilisons des produits chimiques, ils ruissèlent et contaminent l’eau et les plantes. Nous avons besoin de prendre en compte l’ensemble de l’environnement. La plupart de nos pratiques sont issues de l’agriculture traditionnelle, nous sommes donc déjà majoritairement biologiques de toutes façons.

Une décision qui est aussi, selon ses dires, largement philosophique :

Nous sommes Bouddhistes et nous croyons en la possibilité de vivre en harmonie avec la nature. Les animaux ont le droit de vivre, nous aimons voir les plantes heureuses et les insectes heureux.

Une stratégie évolutive engagée depuis 2011, sur la même voie que d’autres mesures phares : les autorités ont imposé le “jeudi piéton” qui interdit les voitures en ville. Les fast-foods et le tabac sont également interdits et l’alcool est fortement taxé. Enfin, le tourisme de masse, jugé destructeur, est très contrôlé. D’ailleurs pour ceux qui souhaiteraient respirer l’air bhoutanais, les tarifs fixés par le Gouvernement Royal du Bhoutan s’élèvent en moyenne à… 200 dollars par jour et par personne. Le bio, ça a un prix.

 
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