Des 4 coins du monde
Follow
Find
10.3K views | +9 today
Scooped by L B-M
onto Des 4 coins du monde
Scoop.it!

L'histoire de Yuko Sugimoto, l'icône du tsunami japonais

L'histoire de Yuko Sugimoto, l'icône du tsunami japonais | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Il y a un an, la photo de Yuko Sugimoto, enveloppée dans une couverture, le regard perdu au milieu des ruines de son quartier où son jeune fils avait disparu, faisait le tour du monde. Aujourd'hui, sa famille est à nouveau réunie mais les cicatrices du tsunami sont loin d'être effacées.

 

"Ce désastre m'a fait prendre conscience que chaque jour est un petit miracle", explique-t-elle en revenant à l'endroit où un photographe immortalisa la détresse de l'une des dizaines de milliers de personnes dont la vie fut bouleversée par les vagues géantes du 11 mars 2011.


Mme Sugimoto se rappelle très bien de l'instant où fut pris le cliché, deux jours après la catastrophe, au moment où, se protégeant du froid, elle cherchait désespérément du regard un signe de son enfant disparu.
"J'étais de plus en plus anxieuse. Je n'arrêtais pas de me demander s'il était vivant ou mort".
La jeune mère de 29 ans était au travail et son fils Raito, 5 ans, était à l'école maternelle lorsque le raz-de-marée déferla sur Ishinomaki. Les flots recouvrant toute la zone, l'établissement scolaire fut en partie submergé et coupé du monde, empêchant Mme Sugimoto d'aller y chercher son fils.
Des rumeurs évoquaient l'engloutissement de tous les enfants de l'école, affirmant qu'aucun ne serait retrouvé sauf.
Pendant trois jours, Mme Sugimoto et son mari allèrent de refuge en refuge, espérant qu'un miracle leur permettrait de revoir leur fils. Et dans l'un d'entre eux, le 14 mars, leurs prières furent exaucées.
"A cause de mes larmes, je ne pouvais pas voir le visage de mon fils, j'étais sans voix. Quand j'ai repris mes esprits, il était dans les bras de son père", raconte-t-elle à l'AFP.
"Avant le désastre, je considérais ma famille comme un acquis éternel. Chaque jour venait comme le précédent alors que nous devrions apprécier chaque nouvelle journée à sa juste valeur".
Après avoir retrouvé son fils, elle apprit que les 11 enfants présents à l'école à ce moment-là avaient pu échapper au tsunami in extremis, en grimpant sur le toit du bâtiment.
Ils grelottèrent là jusqu'à deux heures du matin, avant que l'eau n'ait suffisamment baissé pour leur permettre de descendre au premier étage de l'immeuble et d'y attendre la venue d'un bateau de secours.


Mme Sugimoto sait qu'en dépit de la perte de sa maison et de quasiment tout ce qu'elle possédait, sa famille épargnée a eu de la chance.
Plus de 19.000 personnes sont mortes pendant cette catastrophe dans le Tohoku (nord-est du Japon). Les corps d'un sixième d'entre elles n'ont pas été retrouvés.
La famille Sugimoto fait partie des dizaines de milliers de sinistrés qui s'interrogent sur leur avenir, vivant dans des maisons temporaires fournies par les autorités.
En apparence, le petit Raito s'est fait à cette nouvelle vie, mais le désastre l'a profondément affecté, explique sa mère.
Pendant les semaines suivant le 11 mars, la moindre mise en garde contre un tsunami le rendait malade. L'enfant a en outre terriblement peur du noir.
"Ce n'est pas visible au premier coup d'oeil, mais il garde une cicatrice en lui".

more...
No comment yet.
Des 4 coins du monde
Dans divers pays, des gens prennent la parole, se mobilisent ; des choses bougent. Restons à l'écoute.
Curated by L B-M
Your new post is loading...
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Solutions locales pour un désordre global

"Solutions locales pour un désordre global" reportage de Marie-Monique Robin

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Envie de protéger la planète ? Le guide pour bien choisir quelle viande manger

Envie de protéger la planète ? Le guide pour bien choisir quelle viande manger | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Le monde occidental et de plus en plus de pays émergents sont de gros consommateurs de viande, ce qui impacte directement l'environnement. Pourtant, le coût écologique diffère – parfois nettement – selon la nature de la viande produite.

 

 

Atlantico : La viande est souvent mise à l'index comme étant peu écologique, sa production nécessitant une énergie importante impactant l'environnement. Pourtant toutes les viandes ne nécessitent pas le même effort de production. Pouvez-vous nous faire une classification des viandes les plus "rentables" parmi les plus courantes ?

Bruno Parmentier : Les animaux mangent comme nous… des végétaux ! Et comme nous mangeons en général des animaux à sang chaud, leur taux de transformation (la quantité de végétaux pour "produire" un kilo de viande animale, ndlr) est pitoyable, car ils utilisent une bonne part de ce qu’ils mangent pour se… chauffer. Encore faut-il distinguer entre les animaux qui mangent "comme nous" des céréales et des légumineuses (les poulets, cochons, canards, lapins, etc., à qui d’ailleurs on donne souvent nos restes dans les basse-cours) et ceux qui mangent de l’herbe ou des feuilles, que nous ne digérons pas, les ruminants (vaches, zébus, chèvres, moutons, etc.).

 

Mais il faut se rendre compte que l’élevage mondial a augmenté considérablement dans les dernières décennies, et donc sa ponction sur la planète. Et nous avons fini par transformer une bonne part de nos ruminants en granivores, en les nourrissant avec du maïs et du soja, ce qui les a transformé en nouveaux concurrents alimentaires. Au total près de la moitié de la production mondiale de blé et 80 % de celle de maïs et soja ne servent plus à faire du pain, des pâtes, du couscous, ou bien du corn-flakes ou du popcorn, mais est transformé en viande, lait ou œuf. Vu sous un autre aspect, les animaux ont triplé leur consommation de céréales dans les 50 dernières années… Peut-on imaginer aller beaucoup plus loin sur une planète aux ressources maintenant fort limitées ?

 

Il faut ainsi de 3 à 5 kilos de végétaux pour faire un kilo de poulet, 4 à 7 pour un kilo de porc et 10 à 13 pour un kilo de bœuf, ou de mouton ! Un français mange dans sa vie 7 bœufs, 33 cochons, 9 chèvres et moutons, 1 300 volailles, 60 lapins, 20 000 œufs et 32 000 litres de lait, soit 85 kilos de viande et 90 kilos de lait par an, deux fois plus que dans les années 50 et trois fois plus que dans les années 30 ! On imagine la ponction sur la planète que cela représente, en surface mobilisée, mais aussi en énergie, pesticides, engrais, eau, etc. et comme émission de gaz à effet de serre. D’autant plus que les classes moyennes du monde prolifèrent, comme les Chinois, par exemple, et s’y mettent de plus en plus : ces derniers consommaient 14 kilos de viande par personne en 1980, quand ils n’étaient "que" 700 millions, ils en consomment 60 kilos, maintenant qu’ils sont 1,3 milliards !

  Le poulet apporte donc le meilleur taux de transformation. Pourtant, le mode de production, quand il est intensif, reste énergivore et produit une viande à la qualité discutable pour la santé. Est-ce donc une bonne initiative de substituer une partie de la production bovine au poulet, si cela doit entraîner l'intensification de la production ?

On peut espérer que le milliard de pauvres qui ne mangent pas de viande actuellement et qui vont commencer à pouvoir s’en payer de temps en temps se mettront au poulet (comme le recommandait Henry IV en son temps…) plutôt qu’au bœuf, sinon, on ira vers un véritable désastre écologique ! Et, bien évidemment, ce sera majoritairement du poulet élevé en batterie, le moins cher possible, et donc une offense à la gastronomie ! Dans les pays riches comme la France, au contraire, ce sera probablement moins de viande, mais davantage de qualité, exactement comme ce qui s’est passé depuis les années 50 dans le vin. Plus de poulet label de Loué, de Bresse, des Landes, etc., et moins de surgelé incolore inodore et sans saveur… Ce n’est pas par hasard que c’est ce dernier qui fait faillite actuellement !


Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/envie-proteger-planete-guide-pour-bien-choisir-quelle-viande-manger-bruno-parmentier-1668373.html#qd01c5S0CUPskpFs.99

 

 

A (court) terme, on n’élèvera plus en Europe que les animaux qu’on pourra intégralement nourrir avec des végétaux européens, et il faut réaliser que les 20 millions d’hectares occupés en Amérique et en Asie pour produire le soja qu’on importe actuellement sur notre continent ne seront pas éternels (pour donner un ordre de grandeur, c’est l’équivalent de la surface agricole française…).

 

Alors que son taux de transformation est plus raisonnable, le mouton est pourtant l'animal qui produit le plus de gaz à effet de serre comparativement à son poids. Pourquoi ? La production ovine est-elle finalement pire pour l'environnement que celle, très décriée pourtant, du bœuf ?

 

Là aussi, ça dépend quel mouton : celui qui entretient nos alpages, bravo (on ne va pas y faire de blé ou de légumes) à part les gaz à effet de serre émis lors de la fermentation ruminante… Mais pour le mouton "intensif", pitié !

 

De même, dans les zones arides de la planète, le Sahel, la Mongolie, l’Australie, etc., il est urgent d’arrêter de multiplier moutons et chèvres qui font littéralement avancer les déserts, via le surpâturage et la déforestation. D’une manière générale, on arrive probablement au maximum de ruminants que peut supporter la planète. 

 

Si les animaux "à sang chaud" sont si impactant pour l'environnement, quels seraient les animaux "à sang froid" pour les remplacer ? Et en quoi sont-ils plus avantageux ?

Le taux de transformation des animaux à sang froid – c'est à dire les poissons et les insectes – est bien meilleur, de l’ordre de 2 kilos de céréales pour 1 kilo de protéines ! Mais d’une part, question poisson, il faudra développer l’élevage de poissons herbivores et non carnivores. Pas comme le saumon de Norvège par exemple, qui dévore allègrement les anchois et sardines écumés dans le Pacifique sud ; de la carpe, du tilapia, etc., auxquels nous ne sommes guère habitués. Resteront les crevettes tropicales, que l’on peut élever dans des bâtiments à énergie positive (une première unité va bientôt voir le jour en Bretagne), et qui jouissent d’une bonne acceptabilité dans notre pays… Et les vers de farine, grillons et autres sauterelles, qu’il sera culturellement beaucoup plus compliqué d’insérer dans nos menus, mais que nous mangerons "indirectement" sous forme de farines protéinés ajoutés à nos barres chocolatés ou nos raviolis, ou… sous forme de poulets nourris avec ces farines. !

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Comment les cubains ont converti leur île au bio

Comment les cubains ont converti leur île au bio | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Les écologistes du monde en entier en rêvent, les Cubains l’ont réalisé. Depuis plus de vingt ans, l’île s’est convertie à l’agriculture biologique. Nécessité, possibilité et volonté ont été les clés de cette success story !


1989. Chute du Mur de Berlin. Deux ans plus tard, effondrement du bloc soviétique. Cuba perd alors son principal fournisseur de pétrole, de matériel agricole, d’engrais chimiques et autres pesticides. Avec la disparition de l’URSS et des anciens pays de l’Est, qui achetaient ses produits à prix constants, l’île perd aussi des marchés juteux, notamment celui du sucre, dont elle exportait 85% de sa production. Tous les ingrédients sont réunis pour que le pays plonge dans le chaos. D’autant que le blocus américain se resserre. Pour Cuba, c’est le début d’une nouvelle ère, de cette « période spéciale en temps de paix » annoncée en 1992 par Fidel Castro et qui durera cinq ans, autrement dit une période de grave crise économique : le produit intérieur brut (PIB) chute de 35 %, le commerce extérieur de 75%, le pouvoir d’achat de 50% et la population souffre de malnutrition.

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait » (Marc Twain)

 

Nécessité fait loi. Afin de satisfaire ses besoins alimentaires, la population se lance dans la culture de fruits et légumes. « Les Cubains avaient faim, explique Nils Aguilar, réalisateur dufilm Cultures en transition. Ce sont eux qui ont fait les premiers  pas en occupant les terres dans un mouvement spontané ». Des milliers de jardins, « organoponicos », fleurissent sur des petits lopins de terre, sur les terrasses, entre les maisons, sur d’anciennes décharges, au milieu des terrains vagues, bref dans le moindre interstice laissé vacant. Outre la culture, on y pratique souvent l’élevage de petits animaux : poules, lapins, canards, cochons. « Les principaux acteurs du mouvement agro-écologique, ce sont les paysans eux-mêmes, affirme Dorian Felix, agronome, spécialisé dans l’agroécologie tropicale, en mission à Cuba pour l’association Terre et Humanisme. Ils ont expérimenté ces pratiques, les ont validées et diffusées. Leur mobilisation et celle de la société civile tout entière a été, et reste, très importante. »

 

Le boom de l’agriculture urbaine

Dans la foulée, le gouvernement entame une transition forcée. Produire de la nourriture devient une question de sécurité nationale. A partir des années 1990, l’accent est mis sur la production locale, à partir de ressources locales, pour la consommation locale. L’Etat distribue des terrains à qui veut les cultiver et développe une agriculture vivrière et biologique de proximité : sans pétrole pour faire fonctionner les tracteurs, on recourt à la traction animale ; sans engrais chimiques ni pesticides, on redécouvre le compost, les insecticides naturels et la lutte biologique.

 

« C’est une véritable révolution verte, confirme Nils Aguilar. Dans ce pays, tout le monde est impliqué, j’ai eu la surprise d’entendre un chauffeur de taxi me vanter les prouesses de l’agroécologie ! Cuba développe une agriculture post-industrielle et prouve que ces techniques peuvent nourrir les populations ». Aujourd’hui, la main-d’œuvre agricole a été multipliée par dix. D’anciens militaires, fonctionnaires et employés se sont convertis ou reconvertis à l’agriculture, car nombre d’entre eux avaient été paysans auparavant. Chaque école cultive son potager, les administrations ont leur propre jardin, fournissant les légumes aux cantines des employés.

Phénomène sans précédent, l’agriculture urbaine s’est développée comme nulle part ailleurs dans le monde. L’île compte près de 400 000 exploitations agricoles urbaines, qui couvrent quelque 70 000 hectares de terres jusqu’alors inutilisées et produisent plus de 1,5 millions de tonnes de légumes. La Havane est à même de fournir 50% de fruits et légumes bios à ses 2 200 000 habitants, le reste étant assuré par les coopératives de la périphérie.

 

Révolution verte à la cubaine

En 1994, les fermes d’Etat productivistes sont progressivement transformées en coopératives pour fournir en aliments les hôpitaux, écoles, jardins d’enfants. Quant au reliquat de la production, il est vendu librement sur les marchés. Universitaires, chercheurs, agronomes sont mis à contribution pour diffuser les techniques de l’agroécologie. Un réseau de boutiques vend semences et outils de jardinage à bas prix, prodiguant également aux clients des conseils d’experts. Et dans toutes les villes du pays, on enseigne l’agriculture biologique par la pratique, sur le terrain. Bien plus qu’un simple transfert de connaissances technologiques, il s’agit de « produire en apprenant, d’enseigner en produisant et d’apprendre en enseignant. »

 

L’impact de cette révolution verte est multiple : réduction de la contamination des sols, de l’air et de l’eau, recyclage des déchets, augmentation de la biodiversité, diversification des productions, amélioration de la sécurité alimentaire, du niveau de vie et de la santé, création d’emplois – notamment pour les femmes, les jeunes et les retraités. C’est aussi une politique moins centralisée qui s’est mise en place, donnant davantage de marge de manœuvre aux initiatives individuelles et collectives autogérées. Le mot d’ordre dominant : « Décentraliser sans perdre le contrôle, centraliser sans tuer l’initiative ». Dans les villes, ce principe a permis de promouvoir la production dans le quartier, par le quartier, pour le quartier, en encourageant la participation de milliers de personnes désireuses de rejoindre l’initiative.

Aujourd’hui, Cuba produit pour sa consommation plus de 70% de fruits et légumes, ce qui ne lui garantit pas une totale autonomie alimentaire, dans la mesure où elle dépend encore des importations de riz et de viande, notamment. Mais, selon les critères de l’ONU, « le pays a un indice de développement humain élevé et une faible empreinte écologique sur la planète ». Si demain les importations de nourriture devaient s’arrêter, les habitants seraient beaucoup moins en péril que ceux d’un pays comme la France, qui dispose seulement de quelques jours de réserves dans ses supermarchés (d’après le Ceser – Conseil économique, social et environnemental Ile-de-France -, la région dispose de quatre jours de réserves alimentaires).

 

Il aura fallu une crise pour que Cuba découvre les vertus de l’agroécologie, de la permaculture, de l’agroforesterie ou encore du sylvopastoralisme. L’île a-t-elle réussi pour autant sa transition énergétique ? En partie seulement. La consommation de pétrole a redémarré en 1993 grâce à (ou à cause de ?) la production nationale et à l’aide du Venezuela qui lui fournit près de 110 000 barils de pétrole par jour. Mais on peut parier que le pays ne pourra plus faire machine arrière. Car au-delà de la révolution agricole, les initiatives individuelles et collectives ont prouvé que les Cubains pouvaient prendre en main leur destin. Une véritable révolution culturelle !


more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Une nouvelle étude confirme les effets bénéfiques du bio sur la santé.

Une nouvelle étude confirme les effets bénéfiques du bio sur la santé. | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Selon une récente étude publiée dans le British Journal of Nutrition, les aliments bio seraient effectivement meilleurs sur le plan nutritionnel que les produits issus de l’agriculture conventionnelle.

 

La demande croissante des consommateurs en produits biologiques est souvent motivée par l’idée qu’ils sont meilleurs pour la santé. Pourtant, de récentes études avaient estimé que, faute de données suffisantes, il n’était pas explicitement prouvé que les aliments bio présentent plus de bienfaits pour l’organisme que les denrées produites de manière conventionnelle. À la demande de la Commission européenne et du Sheepdrove Trust, organisme engagé en faveur de l’agriculture biologique, les scientifiques de l’université de Newcastle au Royaume-Uni ont fait la synthèse de quelque 343 études scientifiques portant sur la valeur nutritionnelle des produits bio.


Les chercheurs ont ainsi comparé les bienfaits santé des fruits et légumes, céréales, produits laitiers et viandes bio par rapport aux produits classiques. Et les produits bio seraient effectivement plus riches sur le plan nutritionnel selon les résultats de cette méta-étude publiée dans le British Journal of Nutrition. “[Ces études] révèlent une différence de composition significative entre les cultures bio et non-bio”, indique le rapport.

Jusqu’à 69 % d’antioxydants en plus

Ainsi, les fruits et légumes bio compteraient jusqu’à 69 % d’antioxydants en plus que les aliments classiques, plus traités. Pour les experts, il faudrait une à deux portions quotidiennes supplémentaires de fruits et légumes conventionnels pour obtenir les mêmes bénéfices en terme d'antioxydants. Or les antioxydants, très efficaces contre les radicaux libres, sont indispensables à la lutte contre le vieillissement des cellules et réduisent les risques de développer certains cancerset maladies cardiovasculaires ou neurodégénératives.

Des taux de résidus toxiques inférieurs

Les résultats de l’étude confirment également la moindre contamination des aliments biologiques aux métaux lourds et aux pesticides. Les fruits, légumes et céréales bio présenteraient par exemple une concentration près de deux fois moins importante en cadmium, un élément reconnu toxique depuis les années 50 susceptible notamment d'entraîner des lésions irréversibles au foie et aux reins. Mais le cadmium n’est pas le seul composé concerné. En plus de niveaux d’azote inférieurs dans les produits bio, le rapport d’étude fait état de 30 % de nitrate et 87 % de nitrite en moins. Plus encore, les aliments bio présentent en moyenne jusqu’à quatre fois moins de résidus d’insecticides, fongicides, herbicides et pesticides en tous genres.


Pour le Professeur Carlo Leifert, co-auteur de l’étude, « Le débat bio contre non-bio court depuis maintenant des décennies, mais les preuves qu’apporte cette étude sont irréfutables : les aliments bio contiennent beaucoup d’antioxydants, et moins de métaux lourds ou de pesticides. » Il s’agit désormais de mettre en oeuvre des programmes d’accompagnement et d’analyse permettant de quantifier l’impact de l’alimentation bio sur la santé, estime le chercheur.

- See more at: http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/12667/nouvelle-etude-confirme-effets-benefiques-du-bio-sante#sthash.zZq2ON5Q.dpuf

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Les vacanciers invités à nettoyer la nature et devenir des éco-héros

Les vacanciers invités à nettoyer la nature et devenir des éco-héros | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Cet été, devenez un éco-héros ! L'association GreenTrek distribue des sacs en coton bio gratuits aux vacanciers pour les inviter à nettoyer la nature en ramassant les déchets rencontrés lors de leurs balades.

 

Durant l'été 2014, l'association GreenTrek distribue gratuitement aux vacanciers un sac éco-conçu (coton bio) leur permettant de ramasser les déchets rencontrés sur les sentiers, sur les chemins de randonnée, et plus généralement dans la nature. 

"Nous distribuons gratuitement aux volontaires (randonneurs, voyageurs, marcheurs ou simples touristes) un sac éco-conçu, solide, pratique, esthétique et réutilisable qui permet de ramasser les déchets rencontrés sur les chemins, les sentiers de randonnée et plus généralement dans la nature" explique l'association GreenTrek qui défend des pratiques éco-responsable en promouvant une écologie facile, accessible à tous et concrète.

Les sacs GreenTrek sont distribués depuis début juillet jusqu'à fin septembre.

 

Comment participer ? La procédure est très simple :

1- Procurez-vous gratuitement un sac GreenTrek.

2- Pendant que vous marchez, ramassez tous les déchets que vous trouverez sur votre passage.

3- Videz le sac et jetez les déchets dans les poubelles appropriées.

 

Où trouver les sacs ?

Les sacs sont disponibles gratuitement auprès des points de distribution partenaires :

- 9 GR (circuits de randonnée) :

GR 5 (Grande Traversée des Alpes), GR 10 (Grande Traversée des Pyrénées), GR 20 (traversée de la Corse), GR 34 (sentier des douaniers en Bretagne), GR 51 (Balcons de la Méditerranée), GR 58 (Tours-Queyras), GR 70 (Chemin de R.L. Stevenson dans les Cévennes), GR 128 (franco-belge, Monts de Flandre), GR 2013 (agglomération de Marseille)

- 1 PNR : le Parc Naturel Régional du Morvan

- 1 Parc National : le Parc National du Mercantour

- et dans 75 magasins Magasins Nature & Découvertes

 

Des sacs pour nettoyer la mer

En 2014, l'association GreenTrek lance également sa première opération "GreenSea" dans le but d'étendre son action à la protection du littoral, des mers et des océans. L'objectif est de nettoyer les plages littorales et protéger les mers contre les déchets, d'origine continentale pour 80% d'entre eux.

 

Au cours de l'été 2014, GreenSea distribue ainsi gratuitement près de 3 000 sacs éco-conçus et réutilisables, aux sportifs, vacanciers et habitants de la côte ouest française. Pour sa première opération, GreenSea a choisi d'être présent au sein des Iles du Ponant. Les sacs sont disponibles gratuitement auprès des partenaires relais de l'Association des îles du Ponant, ainsi que dans les magasins Nature & Découvertes des principales agglomérations de la côte ouest.

Retrouvez plus d'infos et la liste des distributeurs des sacs sur le site greentrek.fr

 

Il ne tient qu'à vous de rendre le monde plus beau !

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Les préparations naturelles enfin autorisées sur les cultures

Les préparations naturelles enfin autorisées sur les cultures | Des 4 coins du monde | Scoop.it
CHRONIQUE - La loi d'avenir agricole va permettre aux agriculteurs d'utiliser des préparations naturelles dans leurs cultures sans avoir à passer par une phase d'homologation.

 

C'est une victoire pour les défenseurs de l'ortie, la plante qui pique, qui se battent depuis huit ans. La loi d'avenir agricole examinée mardi 8 juillet par les députés va enfin autoriser les préparations naturelles, dont fait partie le purin d'ortie, sur les cultures. Jusqu'à présent, les agriculteurs qui voulaient les utiliser étaient passibles de prison !

 Deux ans de prison si un agriculteur utilisait du purin d'ortie alors qu'il s'agit juste de feuilles d'ortie macérées dans de l'eau. Un produit qui sent très mauvais mais qui renforce les plantes. La loi interdisait également le sucre ou le vinaigre, qui faisaient aussi encourir la prison au céréalier qui les utilisait.

Traiter ses semences avec du vinaigre est pourtant l'une des techniques qui marchent le mieux contre la carie du blé, qui est une maladie qui peut dévaster une récolte. En fait, la loi considérait que tout ce qui servait à traiter les plantes, les produits chimiques comme les préparations naturelles, devait être soumis aux mêmes procédures d'homologation.

Des procédures d'homologation trop coûteuses

Il fallait prouver que ce n'était pas dangereux. Un processus qui prenait plusieurs années et coûtait au moins 50.000 euros pour déposer un dossier. Cette situation ubuesque va changer avec la nouvelle loi. Car tous les produits naturels, argile, ortie, sucre, pourront être utilisés désormais sans homologation. Une liste va être définie par le ministère de l'Agriculture.

 

En fait, beaucoup de paysans le faisaient déjà, au risque d'être poursuivis, tout simplement parce que ça marche. Pulvériser sur la vigne de l'eau sucrée, traiter les fraises avec des décoctions de gousse d'ail ou disperser de l'argile sur les oliviers permet de réduire les pesticides chimiques. C'est justement le but de cette loi d'avenir agricole. Les défenseurs des préparations naturelles attendent quand même de lire les décrets d'application mais pour eux, c'est une victoire.

 

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Carte des établissements vegan - Vegan Mafia

Carte des établissements vegan - Vegan Mafia | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Cette carte collaborative a pour ambition de présenter de façon la plus exhaustive possible l'offre végétalienne à Paris, et à terme partout ailleurs en France.

 

Manger au restaurant quand on ne souhaite pas de produits ou sous-produits d’origine animale dans son assiette ressemble parfois au parcours du combattant. Pour les végétariens et végétaliens, le partage de bons plans et bonnes adresses est donc une évidence.


En plus du bouche-à-oreille, vous pouvez désormais référencer vos restaurants végétaliens préférés grâce à une carte collaborative mise en ligne ce samedi 5 juillet sur le site Vegan-mafia. Elle compte déjà plusieurs dizaines de points à Paris, mais très peu dans les autres villes de France. Amis gourmets, à vous de jouer !

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Marie-Monique Robin : « La société post-croissance a déjà commencé ! »

Marie-Monique Robin : « La société post-croissance a déjà commencé ! » | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Après Le Monde selon Monsanto, Notre Poison Quotidien et Les Moissons du Futur, Marie-Monique Robin revient en 2014 avec un documentaire intitulé – provisoirement – Sacrée Croissance !. Un film pour montrer les fissures d’un système qui a atteint ses limites, et faire voir les prémices d’un nouveau monde post-croissance. Entretien.

 

Reporterre : Le système croissanciste est fou et à bout. Mais les alternatives émergent de plus en plus vigoureusement, qui permettent de dessiner le monde… d’après la croissance. C’est le double thème du prochain film de Marie-Monique Robin, qui illustre la ligne actuelle du mouvement écologiste : alarme - plus que jamais - et espoir - parce qu’il est fort et justifié. Nos amis du4e Singe ont discuté avec Marie-Monique Robin et transcrit ses propos pourReporterre.

Marie-Monique Robin :

Le prochain film, et livre, s’appelle provisoirement « Sacré croissance ! ». Il s’inscrit dans la droite ligne des films que j’ai faits avant, où j’avais fait le tour du système agro-industriel sous toutes ses faces, aussi bien avec Le monde selon Monsanto, qu’avec Notre poison quotidien…

Et la question qu’on me posait toujours est : "Est-ce qu’on peut faire autrement ?" J’ai commencé à y répondre dans Les moissons du futur, qui était une enquête sur l’agroécologie, se demandant si elle pouvait nourrir le monde. Et je me suis dit que tout ce système agro-industriel faisait partie d’un système beaucoup plus global, un système économique, qui est fondé sur le dogme de la croissance illimitée.

 

Le dogme de la croissance illimitée

C’est à dire qu’on peut toujours produire plus, consommer plus, et que c’est même le moteur de l’économie. Tous les matins à la radio, vous entendez que c’est parce qu’on n’a pas de croissance qu’on a du chômage, qu’on ne peut pas payer les retraites, etc.

Quand on commence à réfléchir à cette question, on se dit que quelque chose est bizarre dans cette affaire, car on sait que les ressources de la planète sont limitées, ce qui n’est quand même pas un scoop. Le pétrole, le gaz, toutes les énergies fossiles, là-dessus il y a un consensus : on a passé le pic pétrolier et gazier.

C’est-à-dire qu’à partir de maintenant les stocks de ces ressources vont commencer à diminuer, et surtout que le prix de ces ressources va augmenter, ce qu’on constate déjà depuis une dizaine d’années.

Quand on plonge dans les dossiers, on voit aussi que les minerais sont menacés de disparition : on annonce la disparition de la plupart des minerais (à part la bauxite) d’ici 2020 à 2040.

Ce qu’il faut comprendre c’est qu’il en restera, mais très peu, et ça veut donc dire que les prix vont augmenter. Et comme toute notre société de consommation est basée sur de l’énergie fossile, ou des minerais bon marché, il est certain qu’à un moment la machine va se crisper.

 

Sans parler du fait que les pays « émergents », comme la Chine ou l’Inde où je voyage régulièrement, se disent : "Nous aussi on voudrait bien vivre comme les occidentaux".

C’est très clair lorsque vous interrogez les experts là-dessus, si tous les gens de la planète voulaient avoir le même standard de vie que nous les européens, il faudrait quatre planètes. C’est une donnée, ce n’est pas moi qui l’invente. Donc on se dit qu’il y a un quelque chose qui ne va pas…

L’urgence du réchauffement climatique


Est-ce qu’on va continuer à dire aux français que c’est la croissance la solution à tous nos problèmes, est-ce que ce ne serait pas plutôt le contraire ? Est-ce que ce ne serait pas plutôt le problème la croissance ?

J’ai donc commencé à travailler là-dessus, et j’ai réalisé qu’il y avait une urgence extrême. J’ai véritablement compris, au cours de la dernière année, à quel point le réchauffement climatique était largement en marche, qu’il faisait partie évidemment des conséquences du modèle basé sur la croissance illimitée.

 

Plus on a de croissance économique et plus on émet de gaz à effet de serre, parce que plus on utilise de pétrole (là-dessus les données sont très claires aussi). Le réchauffement climatique, ce n’est pas pour dans deux cents ans, ce n’est pas pour mes arrières-arrières-arrières petits-enfants, on est déjà dans la tourmente, et d’ici vingt ou trente ans, ce sera très, très dur.

Tout ça est déjà à l’œuvre. Il suffit d’aller en Afrique subsaharienne pour voir que la désertification est déjà en marche, tout comme en Amérique du Nord. En Californie ils ont une sécheresse tellement énorme en ce moment qu’ils ne savent même pas s’ils vont pouvoir sauver leurs arbres fruitiers. En France on a des inondations de plus en plus courantes, des cyclones, etc.

Donc il y a urgence ! Je le dis carrément, il y a véritablement urgence !



- Le lit sec du réservoir Almaden (San Jose, Californie), le 7 février. -

Montrer les solutions !

Moi je ne fais que retransmettre ce que m’ont dit les experts qui travaillent de manière indépendante sur ces questions. Donc comme il y a urgence, je pense que mon rôle n’est plus uniquement comme je l’ai fait pendant vingt-cinq ans, de faire des films pour dénoncer des choses et permettre au citoyen d’agir ensuite. Je pense qu’il faut montrer les alternatives, et montrer qu’il faut faire autrement et vite !

Donc mon film n’est pas uniquement une critique de la croissance, il montre aussi que sur le terrain, partout dans le monde, il y a des gens qui ont compris ça. Et c’est vraiment magique. Ils ont compris que si l’on veut sortir du modèle de la croissance illimitée, il faut relocaliser la production de l’alimentation, de l’énergie, et aussi de l’argent. Trois grands mouvements planétaires en ce moment répondent à cela.

 

 

L’agriculture urbaine

Le premier est l’agriculture urbaine, grand mouvement planétaire. Pour cela je suis allé à Toronto et en Argentine, parce que je voulais montrer des expériences très abouties, prouvant qu’on peut faire autrement et que ça marche !

A Toronto la ville soutient de manière très active l’agriculture urbaine. C’est plutôt un contexte de citadins très diplômés qui laissent tout tomber (un ancien trader de la bourse de NY, etc.), pour aller faire pousser de la nourriture en ville sous forme coopérative, parce qu’ils ont conscience que l’autonomie alimentaire de Toronto est de deux jours. S’il n’y a plus de pétrole c’est fini, on ne nourrit pas les six millions d’habitants, c’est aussi simple que cela.

En Argentine c’est un autre cas de figure. Après la grande crise des années 2000, une municipalité très volontariste a mis en place un programme d’agriculture urbaine, comme moyen de sortir de la pauvreté, et qui s’est pérennisé par la suite. Et cela permet de résister au réchauffement climatique, car plus il y a d’espaces verts dans les villes mieux c’est. Cela permet aussi d’être plus résilient.

 

 

Les monnaies locales et les monnaies sociales

Le deuxième domaine c’est les monnaies locales et les monnaies sociales, grand mouvement planétaire aussi. Partout on crée des monnaies locales et sociales, à Paris, la ville de Nantes aussi était censée lancer la monnaie qu’ils avaient créée, Toulouse a créé la sienne...

Partout dans le monde, on crée des monnaies. Pourquoi ? Parce que le système financier est un autre gros problème, on sait très bien qu’il peut s’écrouler à n’importe quel moment ; ça c’est aussi les experts qui le disent.

Parce qu’il est complètement pourri. Quand on sait que seul 5 % des transactions financières sont reliées à l’économie réelle... Ce qui veut dire que le reste c’est de la spéculation. On comprend bien qu’en fonctionnant ainsi, sur ce modèle de la croissance, créant toujours plus de dettes pour nourrir la bête, la croissance, un jour va imploser.

Il y a donc beaucoup de gens qui ont compris ça, et qui veulent redonner à l’argent sa vraie valeur, qui est un moyen d’échange. Ce sont en général des monnaies fondantes, c’est-à-dire qui perdent de leur valeur si on ne s’en sert pas, donc on ne peut pas thésauriser, on ne peut pas spéculer.

C’est vraiment lié à l’activité réelle, à l’économie réelle, qui est censée couvrir les besoins fondamentaux des humains. Pour cela je suis allée au Brésil et en Allemagne, deux histoires assez extraordinaires…



Le transition énergétique

Et puis il y a la transition énergétique, un grand mouvement planétaire aussi, pour créer des coopératives qui vont produire leur propre énergie, dans un but non-lucratif, et tout en consommant moins. Pour cela je suis allée au Danemark et puis au Népal.

Et puis je finis au Bhoutan, car derrière tout cela il y a la question de : « Qu’est-ce que c’est que la richesse ? », comment on la mesure, de quelle richesse parle-t-on ? C’est remettre en cause le PIB, produit intérieur brut ; quand on parle de croissance d’ailleurs, il s’agit de la croissance du PIB.

Il y a un expert britannique qui dans le film raconte une histoire que je trouve très parlante, il donne l’exemple d’un hamster, et un hamster double de poids toutes les semaines jusqu’à sa sixième semaine de vie, puis il s’arrête, heureusement car s’il ne s’arrêtait pas (c’est ça la croissance illimitée…) au bout d’un an, il pèserait neuf milliards de tonnes et consommerait toute la production annuelle de maïs de la planète.

Mon film c’est : comment pourrait être la société post-croissance ?

Si on avait le courage de se dire : On y va ! On revoit notre paradigme(d’ailleurs il y a une réflexion mondiale actuellement, y compris aux nations unies, pour définir un nouveau paradigme de développement), plein de gens se mobiliseraient, parce qu’il y a plein de gens qui comprennent que de toute façon ça ne marche pas. Il y a plein de gens qui sont sur le bord de la route, il y a huit millions de français qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté, ceux-là n’attendent qu’une chose : qu’on leur propose quelque chose d’autre.

Et cette société-là, finalement, comme elle transparait dans mon prochain film, tous ces gens qui ont franchi le pas à un niveau personnel, individuel, localement, eh bien ils vont beaucoup mieux, ils recréent du lien avec leurs voisins, ils retrouvent un sens à leurs vies, et évidemment ça ne passe pas par une croissance des biens matériels. Mais finalement on coopère plus, on partage plus… On sera obligé de le faire de toute façon donc autant anticiper…

 

Le changement viendra d’en-bas

Le changement viendra-t-il d’en bas, des gens ? C’est une question que j’ai posée évidemment à tous ceux que j’ai rencontrés, aussi bien sur le terrain, qu’aux experts, qui ont tous écrit des livres sur la fin de la croissance...

Je pense que le changement systémique dont on a besoin, le système qui bascule — et je préférerais qu’on le négocie ensemble plutôt qu’il bascule tout seul et que tout se casse la figure — reposera sur toutes ces initiatives qui sont mises en place partout dans le monde, qui visent donc ces trois grands domaines, la relocalisation des trois choses dont tout le monde a besoin pour vivre, qui sont l’alimentation, l’énergie, et l’argent.

Le changement n’aura lieu que s’il y a suffisamment d’initiatives partout, déjà en place sur le terrain, qui montrent qu’une autre voie est possible, mais pour que cela soit un changement systémique, il faut que les gouvernements soutiennent. Ça ne se fera que s’il y a une volonté politique d’accompagner cela très rapidement.

Souvent l’exemple qu’on m’a donné (des gens penseront ah mon dieu c’est terrible !), c’est qu’il faut bien qu’on comprenne qu’on est dans une situation de guerre, et l’ennemi c’est notamment le changement climatique, il faut qu’on combatte globalement cet ennemi commun, que nous avons créé nous-mêmes.

L’exemple qu’on m’a donné c’est donc de mettre en place une économie de guerre, comme on a fait pendant la seconde guerre mondiale, et c’est très intéressant parce qu’on voit comment, quand un pouvoir politique prend conscience qu’il y a un danger, un ennemi aux portes, il peut mobiliser toute sa force, très rapidement, en un an, relocaliser la production alimentaire, comme on l’a vu en Angleterre et aux Etats-Unis avec les « Victory Gardens ».

 

 

Redonner du sens à l’échange

Donc on peut le faire très vite, ça c’est la bonne nouvelle, si on arrive à convaincre les politiques qu’il faut faire très vite ! C’est accompagné de rationnement, mais le rationnement vous pouvez voir ça d’une manière positive, c’est ce qui se met déjà en place quand on fait du covoiturage. C’est partager les voitures. Il est bien évident qu’on ne pourra pas continuer à avoir une, ou deux ou trois voitures par foyer, et que ce soit un objectif dans la vie du pays de dire « consommez des voitures ».

Partager c’est plutôt bien, il ne faut pas voir ça d’un point de vue négatif. On redonne de la valeur à toutes ces valeurs de coopération, de partage, d’échange, qui se sont perdues.

On a le savoir-faire car, vous verrez dans le film, ce sont des expériences très abouties qui ont déjà plusieurs années, et qui marchent. Je suis allée en Bavière, où une monnaie locale existe depuis dix ans, c’est la Californie de l’Europe, donc tout sauf des Babas Cools, et les chefs d’entreprise là-bas expliquent que la monnaie locale est extrêmement importante, des chefs d’entreprises Bavarois, dans le genre conservateur on ne fait pas beaucoup mieux !

A l’inverse je suis allée au Brésil où une monnaie locale a totalement transformé un bidonville en permettant la création d’emplois. Ces gens-là se retrouvent tous pour dire : l’argent il faut qu’on s’en ré-empare, et qu’on lui redonne sa vraie valeur, ce qui permettra de développer la résilience, la capacité à encaisser les chocs.

D’ailleurs ce film est aussi beaucoup sur la résilience, comment est-ce qu’on se prépare à encaisser les chocs, mais dans la bonne humeur et le bonheur…



L’urgence climatique semble passer inaperçue

Car l’enjeu c’est quand même de savoir si nous allons survivre, à plus ou moins long terme, à ces chocs qui nous attendent ; le premier d’entre eux étant bien évidemment le réchauffement climatique.

Vous avez vu le dernier rapport du GIEC, il y a quinze jours, si on ne fait rien, si on fait « business as usual » : 4,8° d’augmentation de la température, c’est inouï ! Ça veut dire plus d’un mètre d’élévation du niveau de la mer, ça veut dire des millions de réfugiés climatiques, ça veut dire que la production alimentaire va être totalement perturbée, et ça veut dire beaucoup de souffrances…

Je suis complètement sidérée de voir que quand le GIEC sort un rapport comme celui-ci, où il tire vraiment la sonnette d’alarme, on ne fasse pas ce qu’on a fait le 11 septembre. Le fameux 11 septembre. Nous étions en montage d’un film et tout d’un coup tout s’est arrêté partout, en boucle, on a parlé que de ça, la 11 septembre, le 11 septembre, pendant des journées entières. Les plateaux de télé, les experts qui défilaient, etc.

C’est ça qu’on aurait dû faire depuis le dernier rapport du GIEC, c’est-à-dire se dire attention, là c’est trop grave… mais non, il ne s’est rien passé, ça a été traité vraiment comme une petite info, dans la plupart des médias. Pas une déclaration d’un homme politique de haut niveau, disant attention ce rapport est vraiment très grave. Le déni.

On a besoin de nouveaux hommes politiques, éclairés. Pour l’instant, la classe politique telle qu’elle est, est très verrouillée, très empêtrée dans cette conception du développement qui a fait les Trente glorieuses.

Donc il faut vraiment changer de logiciel, et je pense qu’on a besoin d’une nouvelle classe politique constituée de jeunes, qui aient déjà intégré tout ça, et qui ne soient pas dans cette conception totalement dépassée.

 

Un autre rapport au travail, un autre rapport au temps

C’est une société où la notion de travail sera différente aussi, on travaillera moins dans cette société-là. Moins de travail salarié, moins de temps de travail, 20h c’est ce que disent les experts qui travaillent là-dessus. Les vingt heures qui restent c’est du temps pour planter ses tomates si on a envie, pour réparer ses vélos, car évidemment le vélo c’est un moyen de transport d’avenir, ou échanger avec ses voisins, ou faire partie d’une banque de temps.

Il y a des histoires absolument formidables. Au Japon par exemple, ils ont développé depuis une quinzaine d’année une banque de temps, à destination des personnes âgées. Vous habitez dans un quartier, vous avez une personne âgée qui a besoin qu’on aille lui faire ses courses par exemple, la voisine y va, et gagne des coupons dont l’unité c’est le temps, 1h, 2h, 3h.

Elle peut soit les mettre sur un compte-temps (et ce qui est bien avec un compte-temps c’est qu’une heure aujourd’hui c’est aussi une heure dans vingt ans, pas d’inflation et pas de spéculation là-dessus), soit elle les garde, se disant moi quand je serais vieille dans vingt ans j’utiliserai mon capital temps que j’ai gagné en rendant service à ma voisine.

Ou alors elle se dit, tiens je vais les envoyer à mon vieux père qui est à l’autre bout du Japon, qui les utilisera. C’est génial ! Une banque de temps ! Partout dans le monde il y en a qui créent cela, c’est fantastique ! C’est la réponse à plein de questions !

 

 

Sortir de la boîte

Il faut sortir de la boîte, il y a un expert d’ailleurs qui dit ça, on est dans une boîte, regardons à l’extérieur ! La solution est à l’extérieur de la boîte ! Et quand on fait ça, on trouve ça très sympa, on trouve ça finalement très motivant.

Alors évidemment il y aura des résistances… Qui a intérêt à maintenir le système ? C’est ceux que je connais très bien, les grandes multinationales, qui sont dans la courte vue, parce que la croissance telle qu’elle est aujourd’hui ne profite qu’à une extrême minorité, de plus en plus petite.

Il y a un groupe d’intérêts privés qui est très puissant, avec des moyens importants, qui a intérêt à ce que le statu quo soit maintenu.

A nous maintenant de convaincre suffisamment les politiques et les citoyens qu’on peut y arriver, malgré ces intérêts privés importants.

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

L’assiette d’un végétarien émet deux fois moins de CO2

L’assiette d’un végétarien émet deux fois moins de CO2 | Des 4 coins du monde | Scoop.it

C’est l’une des raisons de se passer de viande. Devenir végétarien (voire végétalien) est certes une bonne idée pour la protection animale ou pour la santé mais aussi pour la planète.

 

Pour la première fois, une étude menée par des chercheurs de l’université britannique d’Oxford a chiffré la quantité de gaz à effet de serre lié à la production, la transformation et le transport des aliments engloutis par des mangeurs de viandes et poissons d’un côté et par des végétariens et végétaliens de l’autre. Résultat : le régime carné en émet deux fois plus que le régime végétarien.

 

 

Voici, dans le détail, l’impact de chacun des régimes en équivalent kilo de CO2 par jour :

 7,19 kgCO2e/jour pour une personne mangeant plus de 100 grammes de viande par jour 
 5,63 kgCO2e/jour pour une personne mangeant entre 50 et 99 grammes de viande par jour 
 4,67 kgCO2e/jour pour une personne mangeant moins de 50 grammes de viande par jour 
 3,91 kgCO2e/jour pour une personne ne mangeant pas de viande mais mangeant du poisson 
 3,81 kgCO2e/jour pour un végétarien, c’est-à-dire qui ne mange ni viande ni poisson 
 2,89 kgCO2e/jour pour un végétalien, c’est-à-dire qui ne mange aucune chair ni aucun sous-produit d’origine animale

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Un logo pour distinguer les hôteliers parisiens verts

Un logo pour distinguer les hôteliers parisiens verts | Des 4 coins du monde | Scoop.it

PARIS - Une charte formalise désormais l’engagement des hôteliers à réduire leur impact environnemental…

 

Un croissant bio au petit-déjeuner et des serviettes de toilettes conservées pendant la durée du séjour: les hôteliers parisiens veulent aller plus loin. A l’initiative de l’Office de tourisme et des congrès de Paris, une centaine d’hôteliers signataires de la charte pour un hébergement durable à Paris pourront, dès ce mercredi, mettre en valeur leurs engagements pour réduire leur impact environnemental grâce à un logo officiel.

 

Des balayettes de toilettes écologiquement efficaces

«110 hôtels représentant toutes les gammes ont signé la charte», se félicite Nicolas Lefebvre, directeur de l’Office du tourisme et des congrès. Engageant les hôteliers à réduire leur consommation d’énergie et d’eau, à réduire et valoriser leurs déchets, à mener une politique d’achats responsables ou encore à encourager leurs hôtes à participer à cette démarche écologique tout au long de leur séjour, la charte n’est que l’aboutissement d’une démarche menée bien en amont: «La première étape est un autodiagnostic sur la gestion interne et les achats, qui débouche sur un audit personnalisé réalisé par l’Office de tourisme, précise Nicolas Lefebvre. Nous vérifions alors la véracité de la démarche engagée par l’hôtel et son degré de sensibilisation, qui conditionne la signature de la charte.»

 

Christine Binet, gérante des cinq hôtels Maurice Hurand à Paris, a suivi toute la procédure, du premier questionnaire à la signature de la charte. «Nous nous sommes focalisés sur quatre points: les économies d’eau et d’énergie, la diminution des impressions papier, la réduction des déchets et la garantie d’intérieurs sains pour nos clients», explique-t-elle. Ainsi, la rénovation du Terrass Hôtel, à Montmartre, se fera avec des peintures sans composants nocifs et tout le mobilier sera pensé pour être plus écologiquement efficace: «Nous allons faire designer des balayettes de toilettes jolies, pratiques et qui évitent de devoir mettre trop de produit pour nettoyer», illustre-t-elle.

 

Petit déjeuner bio pour les clients, aspiration centralisée pour les femmes de ménage

A l’hôtel Carlton’s, dans le 9ème arrondissement, les rénovations vont donner une seconde vie au mobilier: «Durant l’hiver dernier, nous avons donné l’équivalent de dix fourgonnettes d’équipement à des associations et recycleries», détaille Victoire Lesur, responsable développement durable au Carlton’s Hotel. Du côté du Crillon, la rénovation commencée l’année dernière permettra d’améliorer l’isolation thermique des bâtiments, déjà bien entamée il y a deux ans: «Le désembouage du système de canalisations nous a permis de faire baisser la facture énergétique de 20 % en un an», chiffre Luc Delafosse, directeur du palace de la Concorde.

 

Etre vert serait-il désormais un argument pour séduire la clientèle étrangère? «Cela ne va pas leur amener tout de suite une clientèle écocitoyenne, estime Sarah Dutertre, responsable développement durable à l’Office de tourisme de Paris, mais la qualité de l’accueil s’en trouve améliorée». Ainsi, Isabelle Petisne, gérante de l’hôtel Turenne le Marais à Paris (4e) a constaté un engouement pour le petit-déjeuner bio: «Chaque petit-déjeuner bio me revient à 3,85 €, contre 3,38€ auparavant. Mais j’ai observé une nette progression du pourcentage de satisfaction: 86 % sur le petit déjeuner Bio contre 67 % pour un petit déjeuner classique», se félicite-t-elle.

 

Les investissements payent sur le long terme, assure également Christine Binet: «Nous avons remplacé les aspirateurs par un système d’aspiration centralisé. Cela nous a coûté très cher mais les femmes de chambre adorent!», explique la gérante, qui dit avoir «trop peu de turn-over» dans un secteur d’habitude plutôt victime d’une rotation très rapide des équipes: «Améliorer les conditions de travail et avoir des employés heureux de travailler chez nous est aussi une composante importante du développement durable».

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Une forêt qui se mange

Une forêt qui se mange | Des 4 coins du monde | Scoop.it

A Dartington, dans le sud de l'Angleterre, nous avons visité un jardin expérimental nourricier qui reproduit un écosystème forestier en milieu tempéré. Créé il y a 20 ans, il est aujourd'hui autogéré et produit suffisamment de fruits, feuilles comestibles, champignons, graines et noix pour subvenir aux besoins d’un ménage.

Imaginez un jardin d'un hectare qui ressemblerait à une forêt vierge, avec des grands arbres, des arbustes, buissons, des plantes grimpantes, champignons et feuilles mortes au sol. Cette forêt jardin nourrirait en grande partie votre famille, sans que vous y travailliez plus d'une fois par semaine. Enfin, par travail... entendez prendre un panier et des ciseaux pour cueillir salades, myrtilles et autre noix. Nul besoin d'arrosage, de tonte ni de labour, et encore moins d'épandage de pesticides ou d'ajout d'engrais : les plantes se débrouilleraient toutes seules.  Vous en rêvez ? Martin Crawford l'a fait. Ce passionné d'agroforesterie mène depuis 20 ans des expérimentations sur les systèmes d'alimentation les plus soutenables et résilients possibles en milieu tempéré.


550 espèces sur 1 hectare
Mai 2014. Nous entrons dans la forêt jardin de Martin Crawford, à Dartington, dans le Devon, circonscription du sud de l'Angleterre. Pins, aulnes, châtaigniers, saules, brocolis, artichauts, poireaux sauvages, framboisiers, bigaradier, plaqueminier, bambous, pêchers, lierre... On ne sait où poser les pieds et les yeux. Deux pigeons ramiers se bécotent dans un sorbier, à 50 centimètres de nos visages. En regardant de près les feuilles poilues d'une consoude, je marche sur un framboisier sauvage. Je me décale et écrase un petit tapis de menthe et de mélisse, caché par un poivrier du Sichuan.  Sur un hectare seulement, environ 550 espèces de végétaux poussent tranquillement, comme dans un écosystème forestier. Sauf que la plupart sont comestibles. Si la méthode de la forêt jardin existe depuis des millénaires sous les latitudes tropicales, c'est un Anglais, Robert Hart, qui a expérimenté le premier la forêt jardin en milieu tempéré, dans les années 60 en Angleterre. Martin Crawford  est l'un de ceux qui ont pris le relais.



Une forêt est naturellement très productive. Pas un centimètre carré de sol n'étant nu, tous les rayons du soleil sont interceptés, donc exploités pour faire la photosynthèse. Une forêt est aussi autonome : contrairement à ce qui se passe dans un champ homogène d'une seule espèce, maladies, plantes adventices et éventuels ravageurs se régulent d'eux-mêmes dans ce milieu très riche en biodiversité. Mais s'il laisse faire la nature le plus possible, l'homme intervient tout de même, précise Martin Crawford.

Ne pas tuer les plantes que l'on ne veut pas, mais laisser pousser celles que l'on veut
« Ce qui semble sauvage et bordélique est en fait géré : les plantes ont une place bien précise, et on enlève les pousses d'arbres, sinon il n'y aurait que des arbres, puisqu'une forêt a naturellement tendance à se refermer ! ». Les nouvelles pousses de bambous sont régulièrement coupées. Et il faut tailler de temps à temps un arbuste qui prend un peu trop de place et gêne l'ensoleillement. Au final, cette forêt jardin réclame le travail d’une personne durant un jour par semaine. Le printemps et l'automne réclament un petit coup de collier : « j'ai désherbé durant deux jours il y a deux semaines, il va falloir que je le refasse bientôt », souligne Martin en insistant sur le fait qu'il ne s'amuse pas à arracher une par une chaque plante indésirable. «Il n'est pas question de tuer les plantes que je ne veux pas, mais de laisser pousser celles que je veux ». Le plus gros du travail, finalement, consiste à la créer, cette forêt jardin. Il y a 20 ans, Martin a dû choisir et planter toutes les espèces, à commencer par les arbres et en poursuivant avec les strates inférieures. Et il faut être patient : ce n'est qu'au bout de plusieurs années que le système commence à être autonome et qu'il n'y a quasiment plus besoin de s'en occuper


Une forêt jardin, c’est quoi ?
Plusieurs strates de végétaux dessinent la forêt jardin. Soit ils sont nourriciers, soit ils aident au système. Tout en haut, les arbres, qui produisent du bois et de la résine (pins) ; puis les arbustes ou petits arbres, surtout fruitiers (pommiers, pruniers, poiriers, sorbier), les arbrisseaux (néflier, mûrier, plaqueminier, cognassier, arbousier, févier d'Amérique, chêne-châtaignier jaune, azérolier), les herbacées (plantes et légumes vivaces comme la consoude, les poireaux sauvages, l'oseille, l'osta, l'oya, l'ail des ours), les  couvre-sol (fraisiers, ronces, gaulthérie, etc.), la strate mycélienne (champignons, légumes-racines) et les plantes grimpantes (kiwis, lierre, vigne).  Toutes ces plantes sont natives de partout dans le monde. « Si on n'utilise que des plantes originaires du Royaume-Uni, on mourra de faim. Et puis l'Angleterre a une longue histoire d'importation d'espèces de végétaux, lesquelles sont devenues en quelque sorte, au fil du temps, natives »



La consoude, extraordinaire pour les pollinisateurs
Les plantes ne sont pas placées au hasard. On les plante ici ou là en fonction de leurs exigences en soleil, en humidité, en nutriments, et aussi en fonction de leurs affinités avec d’autres plantes. Point important: les espèces qui enrichissent le sol en nutriments sont indispensables : elle rendent ces derniers disponibles pour les autres végétaux. C'est le cas du cornouiller et de l'aulne, qui fixent l'azote de l'air et le rendent disponibles dans le sol; et aussi de la valériane officinale et de la consoude, qui vont chercher le phosphore et le potassium profondément dans le sol grâce à leurs grandes racines, et les ramènent à la surface. La faune n’est pas négligée. Une petite mare accueille « une très grosse population de grenouilles » qui mangent les limaces. Les arbres sont des maisons à chauves-souris qui, elles, mangent beaucoup d'insectes. La consoude est, selon Martin, extraordinaire pour attirer les pollinisateurs. Conclusion : il faut un minimum de connaissances en biologie végétale et en écologie pour réussir une forêt jardin. Résultat: un taux de matière organique dans le sol  qui est « passé de 5 à 12 % en 20 ans », ce qui fait de cette forêt comestible un réservoir important de carbone. Et des fruits, feuilles comestibles, champignons, graines et noix en quantités suffisantes pour nourrir un foyer (celui de Martin). Sans compter le bois de chauffage et d’œuvre, ainsi que l'osier pour faire de la vannerie. Tout ça sur un hectare.


  
Avec cette forêt jardin, Martin Crawford voulait montrer qu'un système nourricier pouvait être productif, soutenable, réclamant très peu de travail  sur une petite surface, et résilient - c'est à dire capable de s'adapter aux changements, tels que le réchauffement climatique et ses conséquences. Agronome autodidacte (il a fait des études en informatique), il mène d'autres expériences de forêts jardins dans le Devon. Il gagne sa vie en vendant plantes et semences et en donnant des cours et des conférences.  En goûtant à une jeune pousse de bambou qu'il a coupée devant nous, j'ai une légère amertume dans la bouche – c'est meilleur cuit à la vapeur, dit-il - mais une certitude : d'autres façons de nous nourrir, bien loin de nos systèmes productivistes déconnectés de la nature, existent et méritent d’être explorées.

 

Pour en savoir plus sur les méthodes qu'emploie Martin Crawford, les semences et plants qu'il utilise et les cours qu'il donne, allez voir le site internet de son association, Agroforestry research trust!

 

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Restaurants gastronomiques : ces Chefs bretons qui cultivent leur potager bio

Restaurants gastronomiques : ces Chefs bretons qui cultivent leur potager bio | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Les Chefs des restaurants gastronomiques sont nombreux à utiliser des produits bio et locaux, privilégiant les produits sains et les échanges avec les petits producteurs. Ils sont également de plus en plus nombreux à cultiver leur potager bio !

 

Zoom sur 7 Chefs bretons et leurs jardins.

 

Non contents d'aller chercher leurs légumes et leurs herbes à quelques kilomètres de leurs restaurants ou sur leurs marchés locaux, les chefs de Bretagne - à l'instar d'Olivier Roellinger avec son jardin potager océanique des Maisons de Bricourtou encore du Chef Gilles Le Gallès du restaurant Les Jardins Sauvages" de La Gréé des Landes à La Gacilly - sont de plus en plus nombreux à faire pousser leurs propres herbes et leurs légumes, exploitant le moindre petit coin de verdure de leur établissement.

 

Au fond de son jardin, entre terrasse et piscine, David Etcheverry, le chef du restaurant Le Saison à Saint-Grégoire près de Rennes, fait pousser de la verveine citronnelle, des artichauts, des pensées, du piment, de la main de bouddha... qu'il utilise ensuite dans ses plats étoilés. Il explique : " En cuisine au Saison, tout commence par un échange. Avec le producteur en amont, puis avec ce produit bien fait et respectueux de la nature. Vous savez, en tant que fils de paysans, des mots comme jachère et repos ont un sens pour moi... J'aime me rendre sur les marchés, aller sur les lieux de production, discuter avec celui ou celle qui est derrière le produit que je vais travailler. C'est un préalable et ces rencontres sont toujours de grands moments d'amitié et de respect (...) Une fois en cuisine j'essaye de faire simple. J'aime la modernité d'une assiette délicate, colorée, mais je ne suis pas un adepte des techniques dénaturantes. J'ai besoin de sentir le produit et de le restituer sans le bousculer. C'est un rendez-vous, un tête à tête intime, passionnel, naturel. "


Plus au nord à Lannion, c'est le trégorois Jean-Yves Jaguin, chef de La Ville Blanche qui cultive son jardin de quelque 2000 m2. Il y a ici beaucoup d'herbes aromatiques, mais également des courges, de la rhubarbe et même... du poivre !

 

A Portivy près de Quiberon, Hervé Bourdon, qui parsème ses plats des herbes et plantes sauvages de sa presqu'île de Quiberon, a choisi de confier le jardin de son Petit Hôtel du Grand Large à un adepte des techniques durables, Cyril Dennery. Le jardin est ici expérimental, tourné vers la permaculture, l'électro-culture... Les petites buttes et la serre accueillent tout un écosystème favorable aux pommes de terre, légumes, herbes aromatiques...Semences Kokopelli évidemment. Il y a là de la moutarde brune japonaise, de l'ail sauvage, de la ciboule du japon, de la rhubarbe, de la bourrache... Hervé Bourdon récolte les herbes et les algues sauvages chaque matin. Elles accompagnent des plats succulents élaborés notamment avec "le meilleur poisson, sauvage, bien pêché et respecté après sa pêche" et proposés au restaurant. L'un des plats emblématiques de la carte est travaillé autour d'un lieu de ligne, "un poisson que je vénère, bien feuilleté qui épouse le palais. Le plat est conçu autour des herbes avec un bouillon de cosses de petits pois et de menthe aquatique. Il doit y avoir 10 ou 12 herbes différentes sur ce plat. Je veux que les gens ressentent la cueillette. A chaque bouchée, c'est comme s'ils se penchaient pour ramasser une herbe..." explique Hervé Bourdon.

 

A l'ouest de la Bretagne, Julien Marseault, Chef du Château de Sable, élu coup de coeur Gault & Millau 2014,dispose carrément d'un hectare mis à la disposition de sa cuisine ! Un jardin retourné à l'ancienne à l'aide d'un âne, travaillé en bio à deux pas de la mer. Au menu, une assiette est entièrement dédiée aux légumes du jardin de Porspoder. "Les fruits & légumes sont cultivés pour vous par notre maraîcher à Kergroadez. Ici le pain sort tout juste du four, les herbes aromatiques viennent d'être fraîchement coupées et les confitures vous rappellent celles de votre Mamgoz " grand-mère "" explique le Chef Julien Marseault. A noter : Le Château de Sable est également un Eco-Hôtel 4 étoiles membre des Relais du Silence comportant 27 chambres et 5 suites, et un spa de soins ayurvédiques.

 

Enfin, près de Rennes, Julien Lemarié, le Chef du restaurant La Coquerie de l'éco-hôtel & Spa Lecoq Gadby, cultive lui-même ses plantes aromatiques et ses tisanes bio dans son petit potager. "Ma cuisine valorise les produits locaux et de saison, issus de l'agriculture raisonnée voir biologique. J'en exige une fraîcheur absolue et la meilleure qualité" explique-t-il ainsi.

 

Voici donc 7 belles adresses de restaurant en Bretagne qui vous offriront le meilleur de la nature et du terroir breton dans votre assiette !

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Checkfood, une appli contre le gaspillage alimentaire - Observatoire des aliments

Checkfood, une appli contre le gaspillage alimentaire - Observatoire des aliments | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Avec l'application Checkfood (Apple), les consommateurs peuvent rationaliser la gestion de leur réfrigérateur et réduire le gaspillage alimentaire.

 

Checkfood, une application qui permet d’organiser son frigo et de lutter contre le gaspillage alimentaire. Telle est l’innovation lancée par 5ème Gauche, une agence digitale, et mise à disposition des détenteurs d’un smartphone Apple.

 

Je mange ou je donne

 

« Je mange, je donne, je ne jette plus ». C’est le leitmotiv de l’application téléchargeable gratuitement sur Applestore. Le principe : le consommateur scanne les alimentspérissables.Quelques jours avant la date de péremption, l’application vous alerte. Vous avez le choix : manger ces produits, comportement rationnel qui permet d’économiser jusqu’à 1500 euros par an. Sinon, vous le donnez à une association.

 

Le soutien de la distribution

 

Pour l’instant, Checkfood est encore dans sa phase de décollage. La V 1 disent les ingénieurs. Les consommateurs sont supposés déposer leurs produits dans un des centres de collecte, ce qui risque de freiner les bonnes volontés. Mais l’application pourrait devenir très populaire et très efficace avec le soutien des acteurs de ladistribution.

 

Une fois cet engagement acquis, le consommateur n’aura plus besoin de scanner les produits, ceux-ci seraient directement numérisés et intégrés par l’application. Surtout, les produits des particuliers seraient intégrés dans le même circuit de collecte et de redistribution que les produits donnés par les supermarchés.

 

Enorme gabégie

 

Cette innovation a d’ores et déjà le mérite de dénoncer l’énorme gabegie occasionnée  par le système de distribution et de consommation actuel. En Europe, le gaspillagealimentaire pourrait atteindre 12 milliards d’euros (Lire Le gaspillage, un luxe inacceptable).

 

La politique d’abondance des magasins, les normes de sélection des fruits et légumes, l’absence de systèmes de collecte et de redistribution des produits en voie de péremption, les comportements irrationnels des consommateurs… tout concourt à un formidable gaspillage à l’échelle mondiale.  Mais la prise de conscience évolue nettement chez les consommateurs ces derniers temps (Lire Tristram Stuart, chevalier de l’anti-gaspillage)

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Les fruits et légumes bio plus riches en antioxydants, selon une étude scientifique

Les fruits et légumes bio plus riches en antioxydants, selon une étude scientifique | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Une étude menée par l'Université de Newcastle montre que les fruits et légumes issus de l'agriculture biologique contiennent plus d'antioxydants et présentent moins de métaux lourds et résidus de pesticides qu'en conventionnelle.

 

"Le débat sur la comparaison entre AB et agriculture conventionnelle a grondé pendant des décennies maintenant, mais les données de cette étude montrent sans équivoque que les aliments issus de l'AB sont plus riches en antioxydants et moins contaminés par des métaux toxiques et des pesticides", assure dans un communiqué, Carlo Leifert, professeur d'Agriculture écologique à l'Université de Newcastle. Ce dernier vient de publier avec des scientifiques de différents pays, dont l'Inra en France les résultats de leur méta-analyse comparant les cultures conventionnelles de fruits, légumes ou céréales et celles issues de l'Agriculture biologique.

L'étude a été financée par l'intermédiaire du projet "QualityLowInputFood" et de l'organisation Sheepdrove Trust.

 

Elle montre ainsi que les fruits et légumes bio ont des concentrations plus élevées (de 18% à 69%) en antioxydants (tels que des acides phénoliques, flavanones, stilbènes, flavones, flavonols et anthocynanines), par rapport à leurs homologues produits en agriculture conventionnelle.

"Les molécules anti-oxydantes sont des métabolites secondaires que les plantes produisent souvent en adaptation à un stress, en réaction à leur environnement", explique Philippe Nicot, chercheur représentant de l'Inra pour cette étude, spécialisé dans la pathologie végétale.

Si les raisons ne sont pas encore connues, une des hypothèses pour expliquer cette différence de concentration pourrait être ainsi un plus grand nombre d'attaques parasitaires dans les cultures bio.

"Des différences plus faibles, mais néanmoins statistiquement significatives ont également été détectées pour certains caroténoïdes et des vitamines", pointent dans un communiqué les scientifiques.

 

 

Moins de Cadmium

Autre constat : le cadmium serait également détecté en quantité moins importante dans les cultures biologiques (en moyenne 48% de moins).

Les concentrations en azote total, en nitrate et en nitrite, seraient également respectivement 10%, 30% et 87% plus faibles dans les cultures issues de l'AB que dans celles de l'agriculture conventionnelle. Cetteprésence résiduelle pourrait notamment être liée aux traitements conventionnels à proximité des exploitations.

Les fruits produits en agriculture conventionnelle présentent environ sept fois plus de résidus de pesticides que ceux produits en AB (en AC : 75 ± 5%). Pour les légumes cultivés en agriculture conventionnelle et les aliments transformés produits à base de ces légumes, la fréquence de résidus était trois à quatre fois plus élevée qu'en bio.

D'une manière générale, dans son dernier rapport, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) estimait quant à elle que 97,2% des échantillons alimentaires testés présentent des taux de résidus se situant dans les limites européennes légales et que l'exposition ne présente pas de risque à long terme dans le cadre d'une alimentation diversifiée.

 

Différentes études dont celle de l'Agence britannique des normes alimentaires (FSA) publiées dans le passé montraient à l'inverse peu de différences significatives entre les aliments issus de l'agriculture biologique et conventionnelle.

"Dans les années qui viennent de s'écouler les chercheurs ont produit beaucoup plus d'études comparatives entre l'agriculture bio et conventionnelle, note Philippe Nicot, l'étude de la FSA était également diluée car elle portait sur les productions végétales, laitières et la viande : leurs outils statistiques ont eu des difficultés à faire ressortir des différences significatives".

 

Selon les scientifiques, la nouvelle analyse s'appuie sur 343 publications contre 46 pour le FSA.

"Le bilan de cette étude est qu'il faut désormais s'intéresser à l'aspect médical, lancer des étude de cohorte : nous pouvons supposer un effet bénéfique d'une alimentation de produit bio mais désormais il faut le démontrer médicalement", pointe Philippe Nicot.

Par ailleurs, l'étude BioNutriNet, lancée le 11 février dernier par la cohorte NutriNet-Santé, vise à étudier l'impact "nutritionnel, économique, environnemental et toxicologique" des produits bio consommés.

 

 

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Les légumes bio donnent la patate !

Les légumes bio donnent la patate ! | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Les légumes bio sont bons pour la santé ! Cela paraît logique et n’est sûrement pas une surprise, mais c’est désormais prouvé par une étude menée à l’Université de Newcastle. 

 

Les chercheurs ont analysé plus de 340 études sur le sujet et ont découvert que consommer des légumes bio apporte une quantité d’antioxydants équivalente à 1 à 2 portions supplémentaires de légumes normaux. Les polyphénols, des composés antioxydants puissants, sont en effet 20% à 70% plus élevés dans les aliments bio que dans les autres.

Selon l’étude parue le 15 juillet dernier dans le British Journal of Nutrition, les cultures organiques contiennent 50% moins de cadmium, l’un des trois métaux lourds très toxiques (avec le mercure et le plomb) pour lesquels la Commission Européenne a imposé des limites maximum de contamination de la nourriture.

 

« Ceci est une addition importante aux données actuellement disponibles, qui étaient jusqu’à présent peu claires, et souvent contradictoires », souligne Carlo Leifert, professeur à l’Université de Newcastle. Les résultats de l’étude viennent en effet contrarier celles d’une précédente recherche de la UK Food Standards Agency, qui ne présentait en 2009 aucune différence entre la nourriture normale et bio. « Les disparités entre ces deux études prouve que la recherche dans ce secteur a beaucoup évolué au cours de ces cinq dernières années », explique le chercheur. « Un nombre de données bien plus grand nous permet désormais de tirer des conclusions définitives et plus précises sur les différences entre les cultures organiques et conventionnelles », continue Carlo Leifert.

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Un domaine viticole bordelais bio devient Refuge LPO pour protéger la biodiversité

Un domaine viticole bordelais bio devient Refuge LPO pour protéger la biodiversité | Des 4 coins du monde | Scoop.it
C'est une première : le 25 juillet prochain, le Domaine Emile Grelier, vignoble conduit en agriculture biologique, situé à Lapouyade (Gironde), deviendra officiellement "Refuge LPO" pour protéger la biodiversité.

 

Situés en plein coeur des vignobles bordelais, les propriétaires du Domaine Emile Grelier, Delphine et Benoît Vinet, cultivent depuis 2009 leurs 8 hectares de vignes sans produits chimiques ni OGM, grâce à des méthodes alternatives de fertilisation et de lutte contre les parasites.

Fruit d'un ambitieux projet tissé avec la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) Aquitaine, très active sur le thème de l'agriculture biologique, le Domaine Emile Grelier a décidé de devenir Refuge LPO.

 

Outre le fait de rejoindre le 1er réseau de jardins écologiques de France, devenir Refuge LPO consiste avant tout à respecter une charte en faveur de la biodiversité de proximité sur son espace. Ainsi plus de 28 000 ha de terrain sont actuellement préservés, avec près de 20 000 Refuges LPO créés par des particuliers, des collectivités, des écoles ou des entreprises.

De toute évidence, pour Delphine et Benoit Vinet, accueillir la faune et la flore sauvage permet de recréer un équilibre naturel favorable à la biodiversité et répond aux objectifs qu'ils se sont fixés : développer un vignoble " respectueux, équitable, sincère " baptisé Emile Grelier, en hommage au grand-père de Delphine.

 

Pour ce faire, aidés du tissu associatif local, un panel de mesures vertueuses a été planifié pour :

- Lutter contre les insectes ravageurs en accueillant les oiseaux et les chauves-souris
- Favoriser la lutte biologique en attirant les insectes auxiliaires (coccinelles, vers luisants, chrysopes...)
- Rétablir les points d'eau tels que les mares
- Planter des arbres
- Utiliser des " tisanes " de plantes pour prévenir les maladies
- Faire appel à la force racinaire de certaines plantes pour travailler le sol
- Tailler en cordons pour une meilleure aération et un meilleur ensoleillement des grappes, afin de privilégier la vitalité (aptitude à produire) et la qualité plutôt que le rendement.

 

 

Et ce n'est pas tout ! A travers la démarche Refuge LPO, ces acteurs engagés souhaitent aller plus loin dans l'accueil de la biodiversité. Pour partager leur expérience et sensibiliser les jeunes générations à la nécessité de respecter la nature qui les entoure, ils ont créé l'association Pico Nat'. Sa mission ? Réaliser des actions pédagogiques et de sensibilisation à la protection de la nature dans le cadre de l'exploitation viticole.


Par ailleurs et dans le cadre du partenariat LPO / SGDF (Scouts et guides de France), un groupe d'une cinquantaine de jeunes Scouts viendront cet été leur prêter main forte bénévolement pour l'aménagement du Refuge LPO. À la faveur de cette initiative, de nouvelles actions de protection de la nature vont être entreprises : création d'aménagements durables pour l'accueil des groupes (toilettes sèches, tables), fabrication de nichoirs, hôtel à insectes, mais aussi découverte des insectes, des oiseaux et des chauves-souris à travers des animations réalisées par des naturalistes reconnus.

 

Ce chantier bénévole sera clôturé par la visite et l'inauguration officielle du Refuge LPO le 25 juillet 2014, en présence d'Allain Bougrain Dubourg, Président de la LPO, et de nombreux acteurs issus du milieu naturaliste, agricole et éducatif. Une rencontre ouverte à tous qui s'annonce riche en échanges et en diversité !

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Les fruits et légumes bio plus riches en antioxydants, selon une étude scientifique

Les fruits et légumes bio plus riches en antioxydants, selon une étude scientifique | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Une étude menée par l'Université de Newcastle montre que les fruits et légumes issus de l'agriculture biologique contiennent plus d'antioxydants et présentent moins de métaux lourds et résidus de pesticides qu'en conventionnelle.

 

"Le débat sur la comparaison entre AB et agriculture conventionnelle a grondé pendant des décennies maintenant, mais les données de cette étude montrent sans équivoque que les aliments issus de l'AB sont plus riches en antioxydants et moins contaminés par des métaux toxiques et des pesticides", assure dans un communiqué, Carlo Leifert, professeur d'Agriculture écologique à l'Université de Newcastle. Ce dernier vient de publier avec des scientifiques de différents pays, dont l'Inra en France les résultats de leur méta-analyse comparant les cultures conventionnelles de fruits, légumes ou céréales et celles issues de l'Agriculture biologique.

L'étude a été financée par l'intermédiaire du projet "QualityLowInputFood" et de l'organisation Sheepdrove Trust.

 

Elle montre ainsi que les fruits et légumes bio ont des concentrations plus élevées (de 18% à 69%) en antioxydants (tels que des acides phénoliques, flavanones, stilbènes, flavones, flavonols et anthocynanines), par rapport à leurs homologues produits en agriculture conventionnelle.

"Les molécules anti-oxydantes sont des métabolites secondaires que les plantes produisent souvent en adaptation à un stress, en réaction à leur environnement", explique Philippe Nicot, chercheur représentant de l'Inra pour cette étude, spécialisé dans la pathologie végétale.

Si les raisons ne sont pas encore connues, une des hypothèses pour expliquer cette différence de concentration pourrait être ainsi un plus grand nombre d'attaques parasitaires dans les cultures bio.

"Des différences plus faibles, mais néanmoins statistiquement significatives ont également été détectées pour certains caroténoïdes et des vitamines", pointent dans un communiqué les scientifiques.

 

 

Moins de Cadmium

Autre constat : le cadmium serait également détecté en quantité moins importante dans les cultures biologiques (en moyenne 48% de moins).

Les concentrations en azote total, en nitrate et en nitrite, seraient également respectivement 10%, 30% et 87% plus faibles dans les cultures issues de l'AB que dans celles de l'agriculture conventionnelle. Cetteprésence résiduelle pourrait notamment être liée aux traitements conventionnels à proximité des exploitations.

 

Les fruits produits en agriculture conventionnelle présentent environ sept fois plus de résidus de pesticides que ceux produits en AB (en AC : 75 ± 5%). Pour les légumes cultivés en agriculture conventionnelle et les aliments transformés produits à base de ces légumes, la fréquence de résidus était trois à quatre fois plus élevée qu'en bio.

 

D'une manière générale, dans son dernier rapport, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) estimait quant à elle que 97,2% des échantillons alimentaires testés présentent des taux de résidus se situant dans les limites européennes légales et que l'exposition ne présente pas de risque à long terme dans le cadre d'une alimentation diversifiée.

Différentes études dont celle de l'Agence britannique des normes alimentaires (FSA) publiées dans le passé montraient à l'inverse peu de différences significatives entre les aliments issus de l'agriculture biologique et conventionnelle.

"Dans les années qui viennent de s'écouler les chercheurs ont produit beaucoup plus d'études comparatives entre l'agriculture bio et conventionnelle, note Philippe Nicot, l'étude de la FSA était également diluée car elle portait sur les productions végétales, laitières et la viande : leurs outils statistiques ont eu des difficultés à faire ressortir des différences significatives".

 

Selon les scientifiques, la nouvelle analyse s'appuie sur 343 publications contre 46 pour le FSA.

"Le bilan de cette étude est qu'il faut désormais s'intéresser à l'aspect médical, lancer des étude de cohorte : nous pouvons supposer un effet bénéfique d'une alimentation de produit bio mais désormais il faut le démontrer médicalement", pointe Philippe Nicot.

Par ailleurs, l'étude BioNutriNet, lancée le 11 février dernier par la cohorte NutriNet-Santé, vise à étudier l'impact "nutritionnel, économique, environnemental et toxicologique" des produits bio consommés.

 

 

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Le menu «zéro déchet» d’un restaurant britannique

Le menu «zéro déchet» d’un restaurant britannique | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Si certains chefs limitent déjà le gaspillage alimentaire au sein de leurs établissements, un jeune cuisinier britannique vient de passer à la vitesse supérieure. Il ouvrira, en septembre à Brighton, le premier restaurant zéro déchet.

 

Le slogan «Love food hate waste» (j’adore manger, je déteste jeter), concocté en 2009 par l’agence britannique de prévention des déchets Wrap, vient d’être pris à la lettre par le jeune chef Douglas McMaster, tout juste revenu dans son pays natal après 12 ans passés au service de grands restaurants, dont le Noma à Copenhague.

 

Après avoir testé une formule anti-gaspi à Sidney et à Melbourne, le Britannique ouvrira en septembre, à Brighton, le premier restaurant zéro déchet. «Silo» ne produira en effet aucun déchet et servira exclusivement des produits locaux et de saison. Car le secret du zéro déchet tient, selon le nouvel entrepreneur, à l’approvisionnement. «Réduire de 95% les déchets produits par un restaurant est une chose étonnement simple. Il faut avant tout cibler les aliments à la source et ne choisir que des producteurs locaux travaillant selon nos principes», explique Douglas McMaster au quotidien The Independent. Pour compléter la recette, il faut y ajouter du matériel et de la vaisselle entièrement réutilisables ainsi qu’un énorme composteur capable de transformer 640 kilogrammes de matières organiques en 24 heures pour un coût d’investissement de 27.000 euros.

 

Cette révolution culinaire est partie d’un constat simple. «L’industrie agroalimentaire est traumatisée par des besoins contraires à l’environnement, comme vouloir des ananas et des avocats toute l’année, et par le développement de produits chimiques et d’adjuvants, qui provoquent des intolérances croissantes chez les gens.» Pour aller contre cette tendance, un menu réduit à 6 plats quotidiens: végétalien, à base de viande, de poisson, ou encore d’aliments bruts non transformés comme des plantes. Thank goodness, aucun d’entre eux ne sera réchauffé et l’eau des machines à café sera réutilisée pour les toilettes.

 

Douglas McMaster a décidé de mettre ses talents culinaires au service d’une restauration différente, et plus largement d’un nouveau mode d’alimentation. «Un tiers de la production alimentaire mondiale part à la poubelle. C’est tragique lorsqu’on pense à tous ces morceaux de légumes, de viandes ou de poissons que nous jetons habituellement alors qu’ils s’avèrent délicieux», explique celui qui a obtenu en 2012 le prix du jeune chef britannique le plus irrévérencieux (Young British Foodies Award).

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Une épicerie bio itinérante pour fournir les communes les plus isolées

Une épicerie bio itinérante pour fournir les communes les plus isolées | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Dans l'Indre, l'Hirondelle, une épicerie itinérante, sillonne les rues afin de fournir les communes les plus isolées en produits bio. 

 

On connaissait les food trucks, ces camions restaurants nomades assaillit de clients à la pause déjeuner, voici désormais l’épicerie mobile. Et bio de surcroît ! La pionnière du genre s’appelle l’Hirondelle et sillonne les routes de l’Indre à la rencontre des consommateurs. Léna Simon et Hélène Godet se sont lancées dans l’aventure en juillet 2012. La première était employée dans un salon de thé, la seconde fleuriste. Aujourd’hui, elles proposent des produits bio dans les communes où les magasins spécialisés et les coopératives n’ont pas encore fait leur nid.


L’Hirondelle voyage en milieu rural afin de faciliter l’accès aux produits bio, la plupart du temps locaux ou issus du commerce équitable. Épicerie, fruits et légumes de saison ou encore produits d’entretien, cette épicerie nomade propose des produits complémentaires à ceux que présentent les marchés traditionnels où elle pose parfois ses étales. Pour l’heure, l’Hirondelle ne propose ni viande ni produits frais, faute d’équipement adéquat.



Ravitaillement et sensibilisation 

“Tout a commencé avec l’envie de travailler toutes les deux” explique Léna. Dans un premier temps, les jeunes femmes se sont posé la question d’ouvrir un boutique, mais la réalité du territoire imposait d’être mobile, pour toucher plus de gens. L’épicerie itinérante était née. Aujourd’hui elle permet aux communes à 50 km à la ronde d’avoir accès à des produits bio, mais pas seulement.


L’idée est aussi de sensibiliser les gens sur l’impact de leurs choix de consommation. C’est pourquoi l’Hirondelle propose de la documentation, en plus des denrées alimentaires. Conscientiser les populations sur ce qu’elles achètent, mais aussi sur la manière dont elles l’achètent. Léna et Hélène ont choisi de privilégier le vrac autant que possible. Pour Léna il fallait opter pour un système qui permette “de limiter le nombre d’emballages, mais aussi pour le client de choisir les quantités.”



Créer du lien social

En partant à la rencontre des consommateurs, l’Hirondelle établi un rapport privilégié avec ses clients. Après deux ans d’activités, elle s’est créé un réseau de clients fidèles, ce qui n’empêche pas les touristes curieux de s’aventurer dans la camionnette. Mais le pari n’était pas gagné d’avance. “Il a fallu que les clients passent outre leurs a priori, beaucoup étaient réticents. La démarche de monter faire ses courses à l’intérieur d’une camionnette n’a pas été évidente tout de suite.” admet Léna Simon.


Pourtant, l’épicerie a su se rendre incontournable en proposant des produits bio difficiles à trouver dans le coin. Léna et Hélène ont même établi un système de livraison à domicile et des relais pour les communes les plus à l’écart. Aujourd’hui, l’Hirondelle propose des services à l’échelle locale et ravitaille les cantines de 17 écoles primaire, ainsi que des crèches et mairies.

 

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Niépi, un nouveau magazine pour les intolérants au gluten

Niépi, un nouveau magazine pour les intolérants au gluten | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Les personnes diagnostiquées intolérantes au gluten se retrouvent bien souvent démunies quand il s’agit de s’alimenter selon un régime strict qui nécessite de faire l’impasse sur les aliments interdits par la maladie coeliaque. Rappelons que l’intolérance au gluten est une maladie auto-immune, caractérisée par une destruction de la paroi de l’intestin grêle. Les différents types de céréales contenant du gluten tels que le blé, l’orge ou le seigle sont ainsi à proscrire car aucun traitement à cette maladie n’existe à ce jour.


Diagnostiquée avec sa fille il y a cinq ans, Frédérique Barral a choisi de traiter de ce sujet avec optimisme et a crée Niépi dans cette idée. On retrouve dans ce magazine des recettes sans gluten faciles à réaliser, des trucs et astuces, des adresses et des conseils de chefs pour les nombreux gourmands intolérants au gluten. Pour que cette maladie ne soit plus synonyme de privation et de frustration au moment des repas, Niépi met les pieds dans le plat pour proposer de nouvelles expériences gustatives et faciliter la vie sans gluten.

 

Pour l’anecdote, le nom du magazine vient du balinais « Niepy » qui désigne une cérémonie balinaise le jour du Nouvel An durant laquelle il est coutume de faire du bruit pour éloigner les démons et ses propres peurs. Niépi, c’est aussi « ni » et « épi », soit l’idée de nier l’épi de blé – une des céréales les plus riches en gluten. Bon appétit !

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Bon plan anti-crise : cumulez des Paygreen

Bon plan anti-crise : cumulez des Paygreen | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Depuis que la vente en ligne s’est développée, les systèmes de cashback ont fleuri. Sur un modèle un peu équivalent s’est développé un autre bon plan anti-crise : Paygreen, tourné vers les marchands « verts ». Une alternative à Paypal qui vous rapporte aussi de l’argent.

Paygreen, un bon plan pour vos achats verts

Vous connaissez probablement Paypal, voici une alternative… Créé en France par Etienne Beaugrand et Nicolas Weissleib, Paygreen est également un outil permettant de régler vos achats en carte bancaire sur vos sites favoris. A la différence près qu’il offre aussi du cashback – des Greens – que vous pouvez utiliser sur un certain nombre de sites partenaires, des web-marchands verts.

 

Le concept a été imaginé pour aider les e-commerçant à être plus éco-responsables. Outre le choix d’un hébergeur web plus vert, pas toujours évident à mettre en place, le commerçant peut proposer Paygreen à ses clients, via un petit pourcentage alloué au site.

Cumulez des Paygreen

Pour le client, c’est facile et complètement transparent. Vous effectuez un achat sur le site de votre choix, partenaire de Paygreen. Vous recevez un certain nombre de Greens. Au fur et à mesure vous cumulez les Greens.

 

Il s’agit en fait d’une fidélisation : on effectue un paiement sécurisé par carte bancaire et on gagne du pouvoir d’achat. Vous avez alors la possibilité de les dépenser chez des marchands « verts ». Grâce à vos paiements, vous êtes incité à consommer plus vert.

Pour le e-commerçant, c’est une bonne visibilité, notamment pour les marques émergentes.


Des sites très variés sont représentés, ce qui est aussi une bonne chose pour le consommateur qui peut payer ses achats sur des sites variés.

Monnaie et taux de change

Le Paygreen est bien plus que du cashback : il s’agit d’une véritable monnaie : elle est reconnue par la Banque de France. Bonne nouvelle : son taux de change est fixe. 1 Green vaut 10 centimes d’euros partout.


Le nouveau moyen de paiement est agréé par Visa et Mastercard. Pour payer, c’est ensuite facile : on se sert des Greens accumulés dans un porte-monnaie virtuel, il vous suffit juste d’être inscrit (c’est gratuit bien sûr). Si le montant accumulé ne suffit par, on peut compléter par carte bancaire.

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Du miel place Kléber

Du miel place Kléber | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Dix mois après l’aménagement de six ruches sur le toit des Galeries Lafayette, l’apiculteur Thierry Colin commence à récolter le miel produit par les centaines de milliers d’abeilles installées là par le magasin.

 

« Je n’ai jamais goûté un miel qui produit une telle explosion de saveurs en bouche », explique-t-il.

Et pour cause : butinant jusqu’à trois kilomètres autour de leurs ruches, ces abeilles ont accès à des fleurs très variées, allant des balcons fleuris, au parc de l’Orangerie et à la place de la République.

 

Hier, l’apiculteur, basé près de Haguenau, s’attaquait à la deuxième récolte de l’année. « En juin, j’ai déjà récupéré 35 kg de miel. Cette fois-ci on peut s’attendre à plus, tant les abeilles sont gâtées avec les espaces verts de la ville. » Thierry Colin a voulu participer à cette aventure pour sensibiliser les Strasbourgeois à l’importance des abeilles pour la pollinisation de nos campagnes.

Avec une troisième récolte en août, 900 pots estampillés « Miel Place Kléber » (la marque a été déposée) devraient être obtenus d’ici la fin de l’été pour être offerts aux employés, aux clients et aux collaborateurs des Galeries Lafayette.

 

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Bio et bons: les six meilleurs restos 2014

Bio et bons: les six meilleurs restos 2014 | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le guide en ligne de restaurants bio The Place to Bio a annoncé ses prix annuels d'adresses dites "responsables". Voici six adresses récompensées à ne pas manquer!

 

Jusqu'à maintenant, aucun prix digne de ce nom ne venait récompenser la gastronomie durable. Avec, cette année, sa première édition, The Place to bio, le nouveau guide en ligne de référence des restaurants engagés dans l'alimentation bio, en dépoussière l'image. Du fast-good à la traditionnelle cantine, 16 établissements -inscrits à l'Agence bio- étaient en lice pour obtenir un des prix décernés par un jury constitué de professionnels de la restauration et de la cuisine. Voici six spots récompensés, à croquer dans toute la France. 

 

Prix de la créativité culinaire: Elsa

Dans un palace de Monte-Carlo transformé, à l'atmosphère de paquebot transatlantique des années 1930, le chef italien Paolo Sari orchestre la plus écologique des croisières. Son carpaccio d'artichauts, ses spaghetti aux oeufs de la mer, ses côtes d'agneau au lard et miel d'acacia sont aussi délectables que durables. Les produits sont intégralement locaux, saisonniers et biologiques. Résultat: un label Ecocert de niveau 3 (le plus drastique) et une étoile Michelin 2014. 

Elsa, Monte Carlo Beach, avenue Princesse-Grace, Monaco. 00-377-98-06-50-05. Menu dégustation: 99 euros. A la carte: à partir de 115 euros. Ouvert tous les jours. 

 

Prix du jury: Chez mon Jules

La bâtisse surplombe les monts de la Drôme provençale. A sa tête, Alexandra et son Jules Duguet. Le couple a quitté Paris pour faire de ce terroir son terrain de jeu bio. Au milieu d'une salle aux allures de brocante, on s'amourache d'une caillette maison au foie gras et d'un cochon au chou vert et gingembre, confit cinq heures. 

Chez mon Jules, 5, rue Etienne-de-Vesc, Vesc (Drôme), 04-75-04-20-74. Formule: 19 euros (midi). Menus: 29-37 euros. Fermé mardi et mercredi. Ouvert tous les jours en été. 

 

Prix veggie: Soya

Cette cantine installée dans une ancienne robinetterie façon loft industriel fait courir le Tout-Paris végétarien. Depuis sept ans, Christel Dhuit ordonne la grandmesse du mezze bio à coups de tempuras, de choux farcis au curry, de lasagnes de légumes et surtout d'un couscous escorté de tofu grillé aux épices, de harissa au poivre vert et de raisins confits au gingembre: une vraie graine de beauté. 

Soya, 20, rue de la Pierre-Levée, Paris (Xe), 01-48-05-13-00. Formules: 13-19 euros. Carte: 25-35 euros. Brunch: 25 euros. Fermé le dimanche soir. 

 

Prix locavore: L'Essentiel Chez Raphaël

La quintessence des lieux? Une cuisine biologique à 100% issue presque exclusivement d'Alsace. Au coeur de la Krutenau, le chef Raphaël Miquel soigne une assiette qui a plutôt bonne mine : mignon de porc au four et sauce aux herbes, brandade, pommes vapeur et tapenade d'olives noires maison... Chez lui, l'essentiel est bien huilé. 

L'Essentiel chez Raphaël, 7-9, rue du Renard-Prêchant, Strasbourg (Bas-Rhin), 03-88-24-12-65. Formules: 13-16 euros (midi). Carte: 16-30 euros. Fermé samedi midi et dimanche. 

 

Prix des internautes: La clé des champs

Une crêperie comme on en trouve à chaque coin de rue en Bretagne. Sauf qu'ici les galettes et les crêpes sont réalisées avec des produits bio locaux: farine du Moulin de la Fatigue, cochon fermier de la ferme du Pressoir... A goûter parmi les quelques spécialités à la carte, l'"Eukiérou", au jambon de Parme et fromage fermier de Mayenne, arrosée de l'excellent cidre des Vergers de l'Ille, bio naturellement! 

La clé des champs, 1, boulevard de Laval, Vitré (Ille-et-Vilaine), 02-23-55-24-40. Formules: 10,50 euros et 12,60 euros (midi). A la carte: 20-25 euros. Ouvert le midi du mardi au dimanche, le soir les jeudi, vendredi et samedi. 

 

Prix du Concept durable: Pur etc.

"Cueilli aux environs, cuisiné maison", c'est le credo des lieux, placardé en grand sur les vitrines de ces deux cantines strasbourgeoises. Du bio et du local, pour ces fast-good qui ne cuisinent que des viandes labellisées et des légumes sans OGM. Tartes, soupes, quiches... une cuisine régressive, maison et de saison. 

Pur etc., 15, place Saint-Etienne et 122, Grand Rue, Strasbourg (Bas-Rhin). www.pur-etc.fr. Formules: 8,90 euros, 10,50 euros et 12,90 euros. Ouvert du lundi au samedi de 11h30 à 20h30 et le dimanche de 11 à 17 heures. 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/styles/saveurs/restaurant/bio-et-bons-les-six-meilleurs-restos-2014_1554283.html#2SG4F7bdUWWxvBVB.99

 

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Paris : 50% d'aliments bio dans les crèches d'ici 2020

Paris : 50% d'aliments bio dans les crèches d'ici 2020 | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le Conseil de Paris a adopté sur proposition de Nawel Oumer, conseillère déléguée à la petite enfance, un objectif de 50% d'alimentation bio ou labellisée dans les denrées alimentaires destinées aux crèches.

 

La part du bio dans les crèches avait déjà considérablement augmenté ces dernières années, pour atteindre 37% en 2014. Désormais, d'ici 2020, c'est 50% des denrées alimentaires destinées aux crèches, qui seront bio ou labellisées.

 

Ce nouvel objectif, dans le sillage des engagements de campagne d'Anne Hidalgo, s'inscrit dans une démarche toujours plus respectueuse de la santé des tout-petits au sein des crèches municipales. Cette mesure qui privilégie l'agriculture biologique, respecte du même coup les sols, les nappes phréatiques et la biodiversité des écosystèmes. Tout le monde ne peut donc que s'en réjouir !

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Le premier restaurant freegan de France a ouvert à Paris

Le premier restaurant freegan de France a ouvert à Paris | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Après les végans et leur régime végétalien, voici les freegans et leur régime déchétarien. Jamais entendu parler ? Rien d’étonnant. Freegan Pony, le premier restaurant du genre en France a ouvert à Paris au printemps dernier. Le principe est simple : récupérer les invendus de Rungis, plus célèbre marché de France, les cuisiner et les servir dans aux clients du restaurant le soir même.

 

Chaque jour, de grandes quantités de fruits et légumes non écoulés sur le marché de Rungis et jugés impropres à la vente finissent à la poubelle. Une aberration parmi tant d’autres lorsque l’on sait qu’en France, près de 21 % des denrées alimentaires achetées son jetées. 

 

Un gaspillage monumental contre lequel le collectif Probono publico (à savoir “service public” en latin) a décidé de lutter à son échelle. « Le but n’est pas de gagner de l’argent, mais de montrer qu’on peut faire de bons plats avec des aliments habituellement gâchés. » explique Aladdin, fondateur du restaurant. En plus de tordre le cou aux idées reçues, le concept s’oppose à l’hyperconsumérisme ambiant. Chaque jour, les membres du collectif partent donc faire la récup' des fruits et légumes invendus pour les proposer à la carte du Freegan Pony.

 

Pour ceux qui rechigneraient à manger ces fruits et légumes “bons à jeter”, il est sans doute bon de rappeler qu’impropre à la vente n’est pas synonyme d’impropre à la consommation. Au contraire, Freegan Pony propose des plats végétariens on ne peut plus frais. Élaborée avec des produits du jour même, la carte est bien plus fraîche que celle d’autres établissements conventionnels où les produits sont souvent préparés à l’avance et les plats élaborés à grand renfort de marchandise surgelée.

 

Concernant la composante free, à savoir gratuit en anglais, elle est plutôt symbolique. S’il n’est pas 100 % free, Le Freegan Pony pratique des tarifs largement attractifs. Le repas ne coûte que cinq euros, plus une participation à la discrétion du client. Mieux encore, les gratuivores pourront se servir gratuitement en fruits et légumes après le dîner.

more...
No comment yet.
Scooped by L B-M
Scoop.it!

Le gouvernement veut interdire les sacs plastiques, les commerçants grognent

Le gouvernement veut interdire les sacs plastiques, les commerçants grognent | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Les points de vente ne pourront plus distribuer de sacs plastiques à usage unique gratuits comme payants à partir du 1er janvier 2016. Le point sur les sacs que vous pourrez encore utiliser ou pas.

 

Haro sur les sacs plastiques à usage unique. Un amendement gouvernemental adopté mardi en commission sur le projet de loi biodiversité propose d'interdire ces sacs à partir du 1er janvier 2016. "Les enjeux environnementaux, tant en matière d'impacts sur les milieux et la biodiversité, notamment pour le milieu marin", sont avancés pour justifier la mesure. Mais quels sacs seront concernés, ou non? L'Express fait le point. 

Les sacs qui ne pourront plus être utilisés

Concrètement, le texte veut interdire les sacs en matières plastiques à usage unique; gratuits comme payants; qu'ils soient distribués en caisse ou en magasin.  

L'amendement rappelle que la consommation de sacs plastiques distribués dans les grandes surfaces en France est passée de 10,5 milliards à 700 millions en 2002 à 2011. Mais pointe qu'encore "près de 5 milliards de sacs de caisse en matière plastique à usage unique et plus de 12 milliards de sacs dits 'fruits et légumes' sont encore distribués dans les commerces" chaque année. Ces derniers n'avaient jamais fait l'objet de mesures spécifiques pour réduire leur consommation. 

Ceux qui pourront encore être utilisés

L'amendement rappelle que des alternatives existent: 

"les sacs réutilisables -quelle que soit leur matière"les sacs à usage unique qui sont "compostables en compostage domestique et constitués pour tout ou partie de matières biosourcées""les autres modes de transport" comme le cabas ou le chariot

Le texte invite les "secteurs marchands concernés" à "oeuvre progressivement" pour réduire leur consommation de sacs plastiques et inciter leurs clients à changer leur comportement avant même l'entrée en vigueur de la mesure. La date de l'examen en séance du projet de loi sur la biodiversité n'est pas encore fixée. 

Les commerçants ne veulent pas de cette réforme

Les premiers concernés par la réforme voient déjà rouge. La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution ainsi que l'Union nationale des syndicats de détaillants en fruits, légumes et primeurs estiment le coût de la mesure à 300 millions d'euros. Ils dénoncent par ailleurs une "mesure adoptée sans concertation" qui "entraînera une hausse des prix." 

Selon ces deux organismes, "les 12 milliards de sacs de fruits et légumes distribués chaque année sont indispensables pour des raisons d'hygiène et de sécurité" alors que "l'effet positif de cette mesure n'est pas démontré" sur le plan environnemental, selon eux. Ils réclament donc sa suppression pure et simple. 

 

more...
No comment yet.