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L'histoire de Yuko Sugimoto, l'icône du tsunami japonais

L'histoire de Yuko Sugimoto, l'icône du tsunami japonais | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Il y a un an, la photo de Yuko Sugimoto, enveloppée dans une couverture, le regard perdu au milieu des ruines de son quartier où son jeune fils avait disparu, faisait le tour du monde. Aujourd'hui, sa famille est à nouveau réunie mais les cicatrices du tsunami sont loin d'être effacées.

 

"Ce désastre m'a fait prendre conscience que chaque jour est un petit miracle", explique-t-elle en revenant à l'endroit où un photographe immortalisa la détresse de l'une des dizaines de milliers de personnes dont la vie fut bouleversée par les vagues géantes du 11 mars 2011.


Mme Sugimoto se rappelle très bien de l'instant où fut pris le cliché, deux jours après la catastrophe, au moment où, se protégeant du froid, elle cherchait désespérément du regard un signe de son enfant disparu.
"J'étais de plus en plus anxieuse. Je n'arrêtais pas de me demander s'il était vivant ou mort".
La jeune mère de 29 ans était au travail et son fils Raito, 5 ans, était à l'école maternelle lorsque le raz-de-marée déferla sur Ishinomaki. Les flots recouvrant toute la zone, l'établissement scolaire fut en partie submergé et coupé du monde, empêchant Mme Sugimoto d'aller y chercher son fils.
Des rumeurs évoquaient l'engloutissement de tous les enfants de l'école, affirmant qu'aucun ne serait retrouvé sauf.
Pendant trois jours, Mme Sugimoto et son mari allèrent de refuge en refuge, espérant qu'un miracle leur permettrait de revoir leur fils. Et dans l'un d'entre eux, le 14 mars, leurs prières furent exaucées.
"A cause de mes larmes, je ne pouvais pas voir le visage de mon fils, j'étais sans voix. Quand j'ai repris mes esprits, il était dans les bras de son père", raconte-t-elle à l'AFP.
"Avant le désastre, je considérais ma famille comme un acquis éternel. Chaque jour venait comme le précédent alors que nous devrions apprécier chaque nouvelle journée à sa juste valeur".
Après avoir retrouvé son fils, elle apprit que les 11 enfants présents à l'école à ce moment-là avaient pu échapper au tsunami in extremis, en grimpant sur le toit du bâtiment.
Ils grelottèrent là jusqu'à deux heures du matin, avant que l'eau n'ait suffisamment baissé pour leur permettre de descendre au premier étage de l'immeuble et d'y attendre la venue d'un bateau de secours.


Mme Sugimoto sait qu'en dépit de la perte de sa maison et de quasiment tout ce qu'elle possédait, sa famille épargnée a eu de la chance.
Plus de 19.000 personnes sont mortes pendant cette catastrophe dans le Tohoku (nord-est du Japon). Les corps d'un sixième d'entre elles n'ont pas été retrouvés.
La famille Sugimoto fait partie des dizaines de milliers de sinistrés qui s'interrogent sur leur avenir, vivant dans des maisons temporaires fournies par les autorités.
En apparence, le petit Raito s'est fait à cette nouvelle vie, mais le désastre l'a profondément affecté, explique sa mère.
Pendant les semaines suivant le 11 mars, la moindre mise en garde contre un tsunami le rendait malade. L'enfant a en outre terriblement peur du noir.
"Ce n'est pas visible au premier coup d'oeil, mais il garde une cicatrice en lui".

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Dans divers pays, des gens prennent la parole, se mobilisent ; des choses bougent. Restons à l'écoute.
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Solutions locales pour un désordre global

"Solutions locales pour un désordre global" reportage de Marie-Monique Robin

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Une épicerie bio itinérante pour fournir les communes les plus isolées

Une épicerie bio itinérante pour fournir les communes les plus isolées | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Dans l'Indre, l'Hirondelle, une épicerie itinérante, sillonne les rues afin de fournir les communes les plus isolées en produits bio. 

 

On connaissait les food trucks, ces camions restaurants nomades assaillit de clients à la pause déjeuner, voici désormais l’épicerie mobile. Et bio de surcroît ! La pionnière du genre s’appelle l’Hirondelle et sillonne les routes de l’Indre à la rencontre des consommateurs. Léna Simon et Hélène Godet se sont lancées dans l’aventure en juillet 2012. La première était employée dans un salon de thé, la seconde fleuriste. Aujourd’hui, elles proposent des produits bio dans les communes où les magasins spécialisés et les coopératives n’ont pas encore fait leur nid.


L’Hirondelle voyage en milieu rural afin de faciliter l’accès aux produits bio, la plupart du temps locaux ou issus du commerce équitable. Épicerie, fruits et légumes de saison ou encore produits d’entretien, cette épicerie nomade propose des produits complémentaires à ceux que présentent les marchés traditionnels où elle pose parfois ses étales. Pour l’heure, l’Hirondelle ne propose ni viande ni produits frais, faute d’équipement adéquat.



Ravitaillement et sensibilisation 

“Tout a commencé avec l’envie de travailler toutes les deux” explique Léna. Dans un premier temps, les jeunes femmes se sont posé la question d’ouvrir un boutique, mais la réalité du territoire imposait d’être mobile, pour toucher plus de gens. L’épicerie itinérante était née. Aujourd’hui elle permet aux communes à 50 km à la ronde d’avoir accès à des produits bio, mais pas seulement.


L’idée est aussi de sensibiliser les gens sur l’impact de leurs choix de consommation. C’est pourquoi l’Hirondelle propose de la documentation, en plus des denrées alimentaires. Conscientiser les populations sur ce qu’elles achètent, mais aussi sur la manière dont elles l’achètent. Léna et Hélène ont choisi de privilégier le vrac autant que possible. Pour Léna il fallait opter pour un système qui permette “de limiter le nombre d’emballages, mais aussi pour le client de choisir les quantités.”



Créer du lien social

En partant à la rencontre des consommateurs, l’Hirondelle établi un rapport privilégié avec ses clients. Après deux ans d’activités, elle s’est créé un réseau de clients fidèles, ce qui n’empêche pas les touristes curieux de s’aventurer dans la camionnette. Mais le pari n’était pas gagné d’avance. “Il a fallu que les clients passent outre leurs a priori, beaucoup étaient réticents. La démarche de monter faire ses courses à l’intérieur d’une camionnette n’a pas été évidente tout de suite.” admet Léna Simon.


Pourtant, l’épicerie a su se rendre incontournable en proposant des produits bio difficiles à trouver dans le coin. Léna et Hélène ont même établi un système de livraison à domicile et des relais pour les communes les plus à l’écart. Aujourd’hui, l’Hirondelle propose des services à l’échelle locale et ravitaille les cantines de 17 écoles primaire, ainsi que des crèches et mairies.

 

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Niépi, un nouveau magazine pour les intolérants au gluten

Niépi, un nouveau magazine pour les intolérants au gluten | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Les personnes diagnostiquées intolérantes au gluten se retrouvent bien souvent démunies quand il s’agit de s’alimenter selon un régime strict qui nécessite de faire l’impasse sur les aliments interdits par la maladie coeliaque. Rappelons que l’intolérance au gluten est une maladie auto-immune, caractérisée par une destruction de la paroi de l’intestin grêle. Les différents types de céréales contenant du gluten tels que le blé, l’orge ou le seigle sont ainsi à proscrire car aucun traitement à cette maladie n’existe à ce jour.


Diagnostiquée avec sa fille il y a cinq ans, Frédérique Barral a choisi de traiter de ce sujet avec optimisme et a crée Niépi dans cette idée. On retrouve dans ce magazine des recettes sans gluten faciles à réaliser, des trucs et astuces, des adresses et des conseils de chefs pour les nombreux gourmands intolérants au gluten. Pour que cette maladie ne soit plus synonyme de privation et de frustration au moment des repas, Niépi met les pieds dans le plat pour proposer de nouvelles expériences gustatives et faciliter la vie sans gluten.

 

Pour l’anecdote, le nom du magazine vient du balinais « Niepy » qui désigne une cérémonie balinaise le jour du Nouvel An durant laquelle il est coutume de faire du bruit pour éloigner les démons et ses propres peurs. Niépi, c’est aussi « ni » et « épi », soit l’idée de nier l’épi de blé – une des céréales les plus riches en gluten. Bon appétit !

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Bon plan anti-crise : cumulez des Paygreen

Bon plan anti-crise : cumulez des Paygreen | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Depuis que la vente en ligne s’est développée, les systèmes de cashback ont fleuri. Sur un modèle un peu équivalent s’est développé un autre bon plan anti-crise : Paygreen, tourné vers les marchands « verts ». Une alternative à Paypal qui vous rapporte aussi de l’argent.

Paygreen, un bon plan pour vos achats verts

Vous connaissez probablement Paypal, voici une alternative… Créé en France par Etienne Beaugrand et Nicolas Weissleib, Paygreen est également un outil permettant de régler vos achats en carte bancaire sur vos sites favoris. A la différence près qu’il offre aussi du cashback – des Greens – que vous pouvez utiliser sur un certain nombre de sites partenaires, des web-marchands verts.

 

Le concept a été imaginé pour aider les e-commerçant à être plus éco-responsables. Outre le choix d’un hébergeur web plus vert, pas toujours évident à mettre en place, le commerçant peut proposer Paygreen à ses clients, via un petit pourcentage alloué au site.

Cumulez des Paygreen

Pour le client, c’est facile et complètement transparent. Vous effectuez un achat sur le site de votre choix, partenaire de Paygreen. Vous recevez un certain nombre de Greens. Au fur et à mesure vous cumulez les Greens.

 

Il s’agit en fait d’une fidélisation : on effectue un paiement sécurisé par carte bancaire et on gagne du pouvoir d’achat. Vous avez alors la possibilité de les dépenser chez des marchands « verts ». Grâce à vos paiements, vous êtes incité à consommer plus vert.

Pour le e-commerçant, c’est une bonne visibilité, notamment pour les marques émergentes.


Des sites très variés sont représentés, ce qui est aussi une bonne chose pour le consommateur qui peut payer ses achats sur des sites variés.

Monnaie et taux de change

Le Paygreen est bien plus que du cashback : il s’agit d’une véritable monnaie : elle est reconnue par la Banque de France. Bonne nouvelle : son taux de change est fixe. 1 Green vaut 10 centimes d’euros partout.


Le nouveau moyen de paiement est agréé par Visa et Mastercard. Pour payer, c’est ensuite facile : on se sert des Greens accumulés dans un porte-monnaie virtuel, il vous suffit juste d’être inscrit (c’est gratuit bien sûr). Si le montant accumulé ne suffit par, on peut compléter par carte bancaire.

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Du miel place Kléber

Du miel place Kléber | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Dix mois après l’aménagement de six ruches sur le toit des Galeries Lafayette, l’apiculteur Thierry Colin commence à récolter le miel produit par les centaines de milliers d’abeilles installées là par le magasin.

 

« Je n’ai jamais goûté un miel qui produit une telle explosion de saveurs en bouche », explique-t-il.

Et pour cause : butinant jusqu’à trois kilomètres autour de leurs ruches, ces abeilles ont accès à des fleurs très variées, allant des balcons fleuris, au parc de l’Orangerie et à la place de la République.

 

Hier, l’apiculteur, basé près de Haguenau, s’attaquait à la deuxième récolte de l’année. « En juin, j’ai déjà récupéré 35 kg de miel. Cette fois-ci on peut s’attendre à plus, tant les abeilles sont gâtées avec les espaces verts de la ville. » Thierry Colin a voulu participer à cette aventure pour sensibiliser les Strasbourgeois à l’importance des abeilles pour la pollinisation de nos campagnes.

Avec une troisième récolte en août, 900 pots estampillés « Miel Place Kléber » (la marque a été déposée) devraient être obtenus d’ici la fin de l’été pour être offerts aux employés, aux clients et aux collaborateurs des Galeries Lafayette.

 

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Bio et bons: les six meilleurs restos 2014

Bio et bons: les six meilleurs restos 2014 | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le guide en ligne de restaurants bio The Place to Bio a annoncé ses prix annuels d'adresses dites "responsables". Voici six adresses récompensées à ne pas manquer!

 

Jusqu'à maintenant, aucun prix digne de ce nom ne venait récompenser la gastronomie durable. Avec, cette année, sa première édition, The Place to bio, le nouveau guide en ligne de référence des restaurants engagés dans l'alimentation bio, en dépoussière l'image. Du fast-good à la traditionnelle cantine, 16 établissements -inscrits à l'Agence bio- étaient en lice pour obtenir un des prix décernés par un jury constitué de professionnels de la restauration et de la cuisine. Voici six spots récompensés, à croquer dans toute la France. 

 

Prix de la créativité culinaire: Elsa

Dans un palace de Monte-Carlo transformé, à l'atmosphère de paquebot transatlantique des années 1930, le chef italien Paolo Sari orchestre la plus écologique des croisières. Son carpaccio d'artichauts, ses spaghetti aux oeufs de la mer, ses côtes d'agneau au lard et miel d'acacia sont aussi délectables que durables. Les produits sont intégralement locaux, saisonniers et biologiques. Résultat: un label Ecocert de niveau 3 (le plus drastique) et une étoile Michelin 2014. 

Elsa, Monte Carlo Beach, avenue Princesse-Grace, Monaco. 00-377-98-06-50-05. Menu dégustation: 99 euros. A la carte: à partir de 115 euros. Ouvert tous les jours. 

 

Prix du jury: Chez mon Jules

La bâtisse surplombe les monts de la Drôme provençale. A sa tête, Alexandra et son Jules Duguet. Le couple a quitté Paris pour faire de ce terroir son terrain de jeu bio. Au milieu d'une salle aux allures de brocante, on s'amourache d'une caillette maison au foie gras et d'un cochon au chou vert et gingembre, confit cinq heures. 

Chez mon Jules, 5, rue Etienne-de-Vesc, Vesc (Drôme), 04-75-04-20-74. Formule: 19 euros (midi). Menus: 29-37 euros. Fermé mardi et mercredi. Ouvert tous les jours en été. 

 

Prix veggie: Soya

Cette cantine installée dans une ancienne robinetterie façon loft industriel fait courir le Tout-Paris végétarien. Depuis sept ans, Christel Dhuit ordonne la grandmesse du mezze bio à coups de tempuras, de choux farcis au curry, de lasagnes de légumes et surtout d'un couscous escorté de tofu grillé aux épices, de harissa au poivre vert et de raisins confits au gingembre: une vraie graine de beauté. 

Soya, 20, rue de la Pierre-Levée, Paris (Xe), 01-48-05-13-00. Formules: 13-19 euros. Carte: 25-35 euros. Brunch: 25 euros. Fermé le dimanche soir. 

 

Prix locavore: L'Essentiel Chez Raphaël

La quintessence des lieux? Une cuisine biologique à 100% issue presque exclusivement d'Alsace. Au coeur de la Krutenau, le chef Raphaël Miquel soigne une assiette qui a plutôt bonne mine : mignon de porc au four et sauce aux herbes, brandade, pommes vapeur et tapenade d'olives noires maison... Chez lui, l'essentiel est bien huilé. 

L'Essentiel chez Raphaël, 7-9, rue du Renard-Prêchant, Strasbourg (Bas-Rhin), 03-88-24-12-65. Formules: 13-16 euros (midi). Carte: 16-30 euros. Fermé samedi midi et dimanche. 

 

Prix des internautes: La clé des champs

Une crêperie comme on en trouve à chaque coin de rue en Bretagne. Sauf qu'ici les galettes et les crêpes sont réalisées avec des produits bio locaux: farine du Moulin de la Fatigue, cochon fermier de la ferme du Pressoir... A goûter parmi les quelques spécialités à la carte, l'"Eukiérou", au jambon de Parme et fromage fermier de Mayenne, arrosée de l'excellent cidre des Vergers de l'Ille, bio naturellement! 

La clé des champs, 1, boulevard de Laval, Vitré (Ille-et-Vilaine), 02-23-55-24-40. Formules: 10,50 euros et 12,60 euros (midi). A la carte: 20-25 euros. Ouvert le midi du mardi au dimanche, le soir les jeudi, vendredi et samedi. 

 

Prix du Concept durable: Pur etc.

"Cueilli aux environs, cuisiné maison", c'est le credo des lieux, placardé en grand sur les vitrines de ces deux cantines strasbourgeoises. Du bio et du local, pour ces fast-good qui ne cuisinent que des viandes labellisées et des légumes sans OGM. Tartes, soupes, quiches... une cuisine régressive, maison et de saison. 

Pur etc., 15, place Saint-Etienne et 122, Grand Rue, Strasbourg (Bas-Rhin). www.pur-etc.fr. Formules: 8,90 euros, 10,50 euros et 12,90 euros. Ouvert du lundi au samedi de 11h30 à 20h30 et le dimanche de 11 à 17 heures. 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/styles/saveurs/restaurant/bio-et-bons-les-six-meilleurs-restos-2014_1554283.html#2SG4F7bdUWWxvBVB.99

 

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Paris : 50% d'aliments bio dans les crèches d'ici 2020

Paris : 50% d'aliments bio dans les crèches d'ici 2020 | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le Conseil de Paris a adopté sur proposition de Nawel Oumer, conseillère déléguée à la petite enfance, un objectif de 50% d'alimentation bio ou labellisée dans les denrées alimentaires destinées aux crèches.

 

La part du bio dans les crèches avait déjà considérablement augmenté ces dernières années, pour atteindre 37% en 2014. Désormais, d'ici 2020, c'est 50% des denrées alimentaires destinées aux crèches, qui seront bio ou labellisées.

 

Ce nouvel objectif, dans le sillage des engagements de campagne d'Anne Hidalgo, s'inscrit dans une démarche toujours plus respectueuse de la santé des tout-petits au sein des crèches municipales. Cette mesure qui privilégie l'agriculture biologique, respecte du même coup les sols, les nappes phréatiques et la biodiversité des écosystèmes. Tout le monde ne peut donc que s'en réjouir !

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Le premier restaurant freegan de France a ouvert à Paris

Le premier restaurant freegan de France a ouvert à Paris | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Après les végans et leur régime végétalien, voici les freegans et leur régime déchétarien. Jamais entendu parler ? Rien d’étonnant. Freegan Pony, le premier restaurant du genre en France a ouvert à Paris au printemps dernier. Le principe est simple : récupérer les invendus de Rungis, plus célèbre marché de France, les cuisiner et les servir dans aux clients du restaurant le soir même.

 

Chaque jour, de grandes quantités de fruits et légumes non écoulés sur le marché de Rungis et jugés impropres à la vente finissent à la poubelle. Une aberration parmi tant d’autres lorsque l’on sait qu’en France, près de 21 % des denrées alimentaires achetées son jetées. 

 

Un gaspillage monumental contre lequel le collectif Probono publico (à savoir “service public” en latin) a décidé de lutter à son échelle. « Le but n’est pas de gagner de l’argent, mais de montrer qu’on peut faire de bons plats avec des aliments habituellement gâchés. » explique Aladdin, fondateur du restaurant. En plus de tordre le cou aux idées reçues, le concept s’oppose à l’hyperconsumérisme ambiant. Chaque jour, les membres du collectif partent donc faire la récup' des fruits et légumes invendus pour les proposer à la carte du Freegan Pony.

 

Pour ceux qui rechigneraient à manger ces fruits et légumes “bons à jeter”, il est sans doute bon de rappeler qu’impropre à la vente n’est pas synonyme d’impropre à la consommation. Au contraire, Freegan Pony propose des plats végétariens on ne peut plus frais. Élaborée avec des produits du jour même, la carte est bien plus fraîche que celle d’autres établissements conventionnels où les produits sont souvent préparés à l’avance et les plats élaborés à grand renfort de marchandise surgelée.

 

Concernant la composante free, à savoir gratuit en anglais, elle est plutôt symbolique. S’il n’est pas 100 % free, Le Freegan Pony pratique des tarifs largement attractifs. Le repas ne coûte que cinq euros, plus une participation à la discrétion du client. Mieux encore, les gratuivores pourront se servir gratuitement en fruits et légumes après le dîner.

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Le gouvernement veut interdire les sacs plastiques, les commerçants grognent

Le gouvernement veut interdire les sacs plastiques, les commerçants grognent | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Les points de vente ne pourront plus distribuer de sacs plastiques à usage unique gratuits comme payants à partir du 1er janvier 2016. Le point sur les sacs que vous pourrez encore utiliser ou pas.

 

Haro sur les sacs plastiques à usage unique. Un amendement gouvernemental adopté mardi en commission sur le projet de loi biodiversité propose d'interdire ces sacs à partir du 1er janvier 2016. "Les enjeux environnementaux, tant en matière d'impacts sur les milieux et la biodiversité, notamment pour le milieu marin", sont avancés pour justifier la mesure. Mais quels sacs seront concernés, ou non? L'Express fait le point. 

Les sacs qui ne pourront plus être utilisés

Concrètement, le texte veut interdire les sacs en matières plastiques à usage unique; gratuits comme payants; qu'ils soient distribués en caisse ou en magasin.  

L'amendement rappelle que la consommation de sacs plastiques distribués dans les grandes surfaces en France est passée de 10,5 milliards à 700 millions en 2002 à 2011. Mais pointe qu'encore "près de 5 milliards de sacs de caisse en matière plastique à usage unique et plus de 12 milliards de sacs dits 'fruits et légumes' sont encore distribués dans les commerces" chaque année. Ces derniers n'avaient jamais fait l'objet de mesures spécifiques pour réduire leur consommation. 

Ceux qui pourront encore être utilisés

L'amendement rappelle que des alternatives existent: 

"les sacs réutilisables -quelle que soit leur matière"les sacs à usage unique qui sont "compostables en compostage domestique et constitués pour tout ou partie de matières biosourcées""les autres modes de transport" comme le cabas ou le chariot

Le texte invite les "secteurs marchands concernés" à "oeuvre progressivement" pour réduire leur consommation de sacs plastiques et inciter leurs clients à changer leur comportement avant même l'entrée en vigueur de la mesure. La date de l'examen en séance du projet de loi sur la biodiversité n'est pas encore fixée. 

Les commerçants ne veulent pas de cette réforme

Les premiers concernés par la réforme voient déjà rouge. La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution ainsi que l'Union nationale des syndicats de détaillants en fruits, légumes et primeurs estiment le coût de la mesure à 300 millions d'euros. Ils dénoncent par ailleurs une "mesure adoptée sans concertation" qui "entraînera une hausse des prix." 

Selon ces deux organismes, "les 12 milliards de sacs de fruits et légumes distribués chaque année sont indispensables pour des raisons d'hygiène et de sécurité" alors que "l'effet positif de cette mesure n'est pas démontré" sur le plan environnemental, selon eux. Ils réclament donc sa suppression pure et simple. 

 

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Consommer autrement

Consommer autrement | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Consomm’acteurs !


Acheter des vêtements qui n’ont pas été fabriqués par des ouvrières surexploitées. Se chauffer sans contribuer à l’effet de serre. Adopter une alimentation qui ne dévaste pas les océans ni ne pollue ...

 

Les nouveaux consommateurs
La consommation responsable, d’hier à aujourd’hui

Radiographie de la consommation aujourd’hui

La consommation collaborative est-elle citoyenne ?

La promesse du pic de consommation

Origine et traçabilité, deux défis pour nos assiettes

Manger mieux
Acheter du bio, mais lequel ?

Les labels bio à la loupe

Les circuits courts, une garantie de qualité ?

Le marché « circuit court » de Grabels

« L’agriculture urbaine est un sas vers le questionnement alimentaire »

Le commerce équitable à la croisée des chemins

La fièvre du cacao

Les repères du commerce équitable

Poisson cherche label

Faut-il arrêter la viande ?

« Devenir végétarien, c’est comme apprendre une nouvelle langue »

Lutter contre le gaspillage en pratique

S’habiller responsable et prendre soin de son corps
Textile : l’impossible fil éthique

Le recyclage textile a de l’avenir

Faut-il dire adieu aux cosmétiques et aux produits d’hygiène ?

Reconnaître les cosmétiques bio

L’envers toxique de nos emplettes

Habiter malin
L’habitat de demain sera-t-il participatif ?

Des coups de pouce financiers pour l’éco-construction

Les enjeux d’un chauffage plus écologique

Composter, récupérer, réparer : le nouveau cycle de vie des objets

Les principaux sites d’échanges entre particuliers

Les produits ménagers alternatifs

Se déplacer écolo
Bouger autrement !

Peut-on verdir sa voiture ?

Un autre tourisme est-il possible ?

Des consommateurs avertis

Les pratiques écolo renvoient-elles les femmes à la maison ?

Le consommateur pris dans la Toile

Changer les règles du commerce mondial

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La guerre des graines est déclarée : plantez partout, partagez !

La guerre des graines est déclarée : plantez partout, partagez ! | Des 4 coins du monde | Scoop.it

La guerre des graines est déclarée : plantez partout, partagez ! "Nature to Share" : Ceci est un mouvement social international qui peut changer la face du monde et vous êtes tous invités à nous rejoindre. Alors que nombreux sont ceux qui continuent de débattre sur les coupables de cette crise économique et écologique, d’autres ont déjà commencé à planter les graines du changement ... les "Incredibles Edibles" ou "Incroyables Comestibles".

 

Les semences anciennes REPRODUCTIBLES sont le cœur du mouvement grâce à leur capacité à ne pas subir de baisse de rendement de la production dans leur descendance, contrairement aux semences hybrides et OGM qui nécessitent d’en racheter tous les ans aux grands semenciers. Ils ont déclaré la guerre à mère Nature, NOUS sommes la nature.

 

La méthode en 5 étapes pour enclencher les Incredible Edible dans votre quartier

Les Incroyables Comestibles se répandent à grande vitesse aux quatre coins du Monde parce que la méthode fonctionne et qu’elle est simple à réaliser. Si simple que les enfants peuvent le faire, et d’ailleurs, ils aiment le faire : on plante partout où c’est possible, on arrose et on partage.

Comment démarrer, comment réussir en toutes circonstances ? Il suffit de s’inspirer de l’expérience des citoyens jardiniers solidaires qui se sont déjà lancés et qui ont suivi la méthode en 5 étapes.

 

La planche des étapes montre comment les citoyens peuvent transformer la collectivité en un espace de partage dans des rapports pacifiés et bienveillants. C’est une démarche progressive qui vient d’en bas, un mouvement ascendant, des citoyens souverains qui décident de créer un Nouveau Monde éthique et solidaire sur les territoires.

 

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OGM : l’article de Séralini republié dans Environmental Sciences Europe

OGM : l’article de Séralini republié dans Environmental Sciences Europe | Des 4 coins du monde | Scoop.it
La revue Environmental Sciences Europe du groupe Springer republie l’étude controversée de Gilles-Eric Séralini sur le maïs NK 603 qui avait été retirée par la revue FCT en novembre 2013.

 

Le professeur Gilles-Eric Séralini, de l’université de Caen, contre-attaque : 8 mois après le retrait forcé de son article sur le maïs NK603 , le biologiste moléculaire a trouvé une nouvelle revue pour évaluer et finalement republier son travail. C’est donc la revue Environmental Sciences Europe du groupe Springer qui publiera donc en ligne dès ce jour l’article controversé, en accès libre.

 

Celui-ci pointait des tumeurs accrues chez les rats nourris pendant deux ans au maïs NK603. L’équipe du professeur Séralini mettra également à la disposition de la communauté scientifique les données brutes de l’étude – qui ne figuraient pas dans la publication initiale parue en 2012 dans Food and Chemical Toxicoly.

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Un végétalien émet 2 fois moins de gaz à effet de serre qu’un omnivore

Un végétalien émet 2 fois moins de gaz à effet de serre qu’un omnivore | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Suite à une étude menée en Angleterre par EPIC-Oxford sur plus de 50 000 personnes dont 2041 végétaliens, les émissions de gaz à effet de serre ont été évaluées selon les différents régimes alimentaires1 .

En détail les participants étaient 2 041 végétaliens, 15 751 végétariens, 8 123 pesco-végétariens et 29 589 mangeurs de viande, tous âgés de 20-79 ans.

2,9kg de dioxyde de carbone pour un végétalien contre 7.2kg pour un omnivore

Ainsi par jour, un végétalien émet environ 2,9kg de dioxyde de carbone contre 5,6kg pour un mangeur de viande moyen (entre 50 et 99gr par jour), ou 7,2kg pour un grand mangeur de viande (plus de 100gr par jour).

Pour résumer, un végétalien émet deux fois moins de gaz à effet de serre qu’un omnivore moyen, et ce uniquement par l’alimentation.



Ce travail démontre que la réduction de la consommation de viande et autres produits animaux peut apporter une contribution précieuse pour atténuer le changement climatique. D’autres travaux ont démontré d’autres avantages pour l’environnement et la santé d’une alimentation réduite en viande .

 

Selon les chercheurs, Les gouvernements qui envisagent une mise à jour des recommandations diététiques afin de définir une «alimentation saine et durable» doivent désormais intégrer la recommandation de réduire voire supprimer la consommation de produits d’origine animale.

 

Précisions :

http://link.springer.com/article/10.1007/s10584-014-1169-1 [↩]http://www.vegactu.com/actualite/la-viande-aussi-nocive-que-le-tabac-13660/ [↩]http://www.vegactu.com/actualite/la-viande-rouge-augmenterait-de-22-le-risque-de-cancer-du-sein-16147/ [↩]http://www.vegactu.com/livres/lenquete-campbell-un-livre-a-lire-absolument-10763/ [↩]
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Les préparations naturelles enfin autorisées sur les cultures

Les préparations naturelles enfin autorisées sur les cultures | Des 4 coins du monde | Scoop.it
CHRONIQUE - La loi d'avenir agricole va permettre aux agriculteurs d'utiliser des préparations naturelles dans leurs cultures sans avoir à passer par une phase d'homologation.

 

C'est une victoire pour les défenseurs de l'ortie, la plante qui pique, qui se battent depuis huit ans. La loi d'avenir agricole examinée mardi 8 juillet par les députés va enfin autoriser les préparations naturelles, dont fait partie le purin d'ortie, sur les cultures. Jusqu'à présent, les agriculteurs qui voulaient les utiliser étaient passibles de prison !

 Deux ans de prison si un agriculteur utilisait du purin d'ortie alors qu'il s'agit juste de feuilles d'ortie macérées dans de l'eau. Un produit qui sent très mauvais mais qui renforce les plantes. La loi interdisait également le sucre ou le vinaigre, qui faisaient aussi encourir la prison au céréalier qui les utilisait.

Traiter ses semences avec du vinaigre est pourtant l'une des techniques qui marchent le mieux contre la carie du blé, qui est une maladie qui peut dévaster une récolte. En fait, la loi considérait que tout ce qui servait à traiter les plantes, les produits chimiques comme les préparations naturelles, devait être soumis aux mêmes procédures d'homologation.

Des procédures d'homologation trop coûteuses

Il fallait prouver que ce n'était pas dangereux. Un processus qui prenait plusieurs années et coûtait au moins 50.000 euros pour déposer un dossier. Cette situation ubuesque va changer avec la nouvelle loi. Car tous les produits naturels, argile, ortie, sucre, pourront être utilisés désormais sans homologation. Une liste va être définie par le ministère de l'Agriculture.

 

En fait, beaucoup de paysans le faisaient déjà, au risque d'être poursuivis, tout simplement parce que ça marche. Pulvériser sur la vigne de l'eau sucrée, traiter les fraises avec des décoctions de gousse d'ail ou disperser de l'argile sur les oliviers permet de réduire les pesticides chimiques. C'est justement le but de cette loi d'avenir agricole. Les défenseurs des préparations naturelles attendent quand même de lire les décrets d'application mais pour eux, c'est une victoire.

 

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Carte des établissements vegan - Vegan Mafia

Carte des établissements vegan - Vegan Mafia | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Cette carte collaborative a pour ambition de présenter de façon la plus exhaustive possible l'offre végétalienne à Paris, et à terme partout ailleurs en France.

 

Manger au restaurant quand on ne souhaite pas de produits ou sous-produits d’origine animale dans son assiette ressemble parfois au parcours du combattant. Pour les végétariens et végétaliens, le partage de bons plans et bonnes adresses est donc une évidence.


En plus du bouche-à-oreille, vous pouvez désormais référencer vos restaurants végétaliens préférés grâce à une carte collaborative mise en ligne ce samedi 5 juillet sur le site Vegan-mafia. Elle compte déjà plusieurs dizaines de points à Paris, mais très peu dans les autres villes de France. Amis gourmets, à vous de jouer !

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Marie-Monique Robin : « La société post-croissance a déjà commencé ! »

Marie-Monique Robin : « La société post-croissance a déjà commencé ! » | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Après Le Monde selon Monsanto, Notre Poison Quotidien et Les Moissons du Futur, Marie-Monique Robin revient en 2014 avec un documentaire intitulé – provisoirement – Sacrée Croissance !. Un film pour montrer les fissures d’un système qui a atteint ses limites, et faire voir les prémices d’un nouveau monde post-croissance. Entretien.

 

Reporterre : Le système croissanciste est fou et à bout. Mais les alternatives émergent de plus en plus vigoureusement, qui permettent de dessiner le monde… d’après la croissance. C’est le double thème du prochain film de Marie-Monique Robin, qui illustre la ligne actuelle du mouvement écologiste : alarme - plus que jamais - et espoir - parce qu’il est fort et justifié. Nos amis du4e Singe ont discuté avec Marie-Monique Robin et transcrit ses propos pourReporterre.

Marie-Monique Robin :

Le prochain film, et livre, s’appelle provisoirement « Sacré croissance ! ». Il s’inscrit dans la droite ligne des films que j’ai faits avant, où j’avais fait le tour du système agro-industriel sous toutes ses faces, aussi bien avec Le monde selon Monsanto, qu’avec Notre poison quotidien…

Et la question qu’on me posait toujours est : "Est-ce qu’on peut faire autrement ?" J’ai commencé à y répondre dans Les moissons du futur, qui était une enquête sur l’agroécologie, se demandant si elle pouvait nourrir le monde. Et je me suis dit que tout ce système agro-industriel faisait partie d’un système beaucoup plus global, un système économique, qui est fondé sur le dogme de la croissance illimitée.

 

Le dogme de la croissance illimitée

C’est à dire qu’on peut toujours produire plus, consommer plus, et que c’est même le moteur de l’économie. Tous les matins à la radio, vous entendez que c’est parce qu’on n’a pas de croissance qu’on a du chômage, qu’on ne peut pas payer les retraites, etc.

Quand on commence à réfléchir à cette question, on se dit que quelque chose est bizarre dans cette affaire, car on sait que les ressources de la planète sont limitées, ce qui n’est quand même pas un scoop. Le pétrole, le gaz, toutes les énergies fossiles, là-dessus il y a un consensus : on a passé le pic pétrolier et gazier.

C’est-à-dire qu’à partir de maintenant les stocks de ces ressources vont commencer à diminuer, et surtout que le prix de ces ressources va augmenter, ce qu’on constate déjà depuis une dizaine d’années.

Quand on plonge dans les dossiers, on voit aussi que les minerais sont menacés de disparition : on annonce la disparition de la plupart des minerais (à part la bauxite) d’ici 2020 à 2040.

Ce qu’il faut comprendre c’est qu’il en restera, mais très peu, et ça veut donc dire que les prix vont augmenter. Et comme toute notre société de consommation est basée sur de l’énergie fossile, ou des minerais bon marché, il est certain qu’à un moment la machine va se crisper.

 

Sans parler du fait que les pays « émergents », comme la Chine ou l’Inde où je voyage régulièrement, se disent : "Nous aussi on voudrait bien vivre comme les occidentaux".

C’est très clair lorsque vous interrogez les experts là-dessus, si tous les gens de la planète voulaient avoir le même standard de vie que nous les européens, il faudrait quatre planètes. C’est une donnée, ce n’est pas moi qui l’invente. Donc on se dit qu’il y a un quelque chose qui ne va pas…

L’urgence du réchauffement climatique


Est-ce qu’on va continuer à dire aux français que c’est la croissance la solution à tous nos problèmes, est-ce que ce ne serait pas plutôt le contraire ? Est-ce que ce ne serait pas plutôt le problème la croissance ?

J’ai donc commencé à travailler là-dessus, et j’ai réalisé qu’il y avait une urgence extrême. J’ai véritablement compris, au cours de la dernière année, à quel point le réchauffement climatique était largement en marche, qu’il faisait partie évidemment des conséquences du modèle basé sur la croissance illimitée.

 

Plus on a de croissance économique et plus on émet de gaz à effet de serre, parce que plus on utilise de pétrole (là-dessus les données sont très claires aussi). Le réchauffement climatique, ce n’est pas pour dans deux cents ans, ce n’est pas pour mes arrières-arrières-arrières petits-enfants, on est déjà dans la tourmente, et d’ici vingt ou trente ans, ce sera très, très dur.

Tout ça est déjà à l’œuvre. Il suffit d’aller en Afrique subsaharienne pour voir que la désertification est déjà en marche, tout comme en Amérique du Nord. En Californie ils ont une sécheresse tellement énorme en ce moment qu’ils ne savent même pas s’ils vont pouvoir sauver leurs arbres fruitiers. En France on a des inondations de plus en plus courantes, des cyclones, etc.

Donc il y a urgence ! Je le dis carrément, il y a véritablement urgence !



- Le lit sec du réservoir Almaden (San Jose, Californie), le 7 février. -

Montrer les solutions !

Moi je ne fais que retransmettre ce que m’ont dit les experts qui travaillent de manière indépendante sur ces questions. Donc comme il y a urgence, je pense que mon rôle n’est plus uniquement comme je l’ai fait pendant vingt-cinq ans, de faire des films pour dénoncer des choses et permettre au citoyen d’agir ensuite. Je pense qu’il faut montrer les alternatives, et montrer qu’il faut faire autrement et vite !

Donc mon film n’est pas uniquement une critique de la croissance, il montre aussi que sur le terrain, partout dans le monde, il y a des gens qui ont compris ça. Et c’est vraiment magique. Ils ont compris que si l’on veut sortir du modèle de la croissance illimitée, il faut relocaliser la production de l’alimentation, de l’énergie, et aussi de l’argent. Trois grands mouvements planétaires en ce moment répondent à cela.

 

 

L’agriculture urbaine

Le premier est l’agriculture urbaine, grand mouvement planétaire. Pour cela je suis allé à Toronto et en Argentine, parce que je voulais montrer des expériences très abouties, prouvant qu’on peut faire autrement et que ça marche !

A Toronto la ville soutient de manière très active l’agriculture urbaine. C’est plutôt un contexte de citadins très diplômés qui laissent tout tomber (un ancien trader de la bourse de NY, etc.), pour aller faire pousser de la nourriture en ville sous forme coopérative, parce qu’ils ont conscience que l’autonomie alimentaire de Toronto est de deux jours. S’il n’y a plus de pétrole c’est fini, on ne nourrit pas les six millions d’habitants, c’est aussi simple que cela.

En Argentine c’est un autre cas de figure. Après la grande crise des années 2000, une municipalité très volontariste a mis en place un programme d’agriculture urbaine, comme moyen de sortir de la pauvreté, et qui s’est pérennisé par la suite. Et cela permet de résister au réchauffement climatique, car plus il y a d’espaces verts dans les villes mieux c’est. Cela permet aussi d’être plus résilient.

 

 

Les monnaies locales et les monnaies sociales

Le deuxième domaine c’est les monnaies locales et les monnaies sociales, grand mouvement planétaire aussi. Partout on crée des monnaies locales et sociales, à Paris, la ville de Nantes aussi était censée lancer la monnaie qu’ils avaient créée, Toulouse a créé la sienne...

Partout dans le monde, on crée des monnaies. Pourquoi ? Parce que le système financier est un autre gros problème, on sait très bien qu’il peut s’écrouler à n’importe quel moment ; ça c’est aussi les experts qui le disent.

Parce qu’il est complètement pourri. Quand on sait que seul 5 % des transactions financières sont reliées à l’économie réelle... Ce qui veut dire que le reste c’est de la spéculation. On comprend bien qu’en fonctionnant ainsi, sur ce modèle de la croissance, créant toujours plus de dettes pour nourrir la bête, la croissance, un jour va imploser.

Il y a donc beaucoup de gens qui ont compris ça, et qui veulent redonner à l’argent sa vraie valeur, qui est un moyen d’échange. Ce sont en général des monnaies fondantes, c’est-à-dire qui perdent de leur valeur si on ne s’en sert pas, donc on ne peut pas thésauriser, on ne peut pas spéculer.

C’est vraiment lié à l’activité réelle, à l’économie réelle, qui est censée couvrir les besoins fondamentaux des humains. Pour cela je suis allée au Brésil et en Allemagne, deux histoires assez extraordinaires…



Le transition énergétique

Et puis il y a la transition énergétique, un grand mouvement planétaire aussi, pour créer des coopératives qui vont produire leur propre énergie, dans un but non-lucratif, et tout en consommant moins. Pour cela je suis allée au Danemark et puis au Népal.

Et puis je finis au Bhoutan, car derrière tout cela il y a la question de : « Qu’est-ce que c’est que la richesse ? », comment on la mesure, de quelle richesse parle-t-on ? C’est remettre en cause le PIB, produit intérieur brut ; quand on parle de croissance d’ailleurs, il s’agit de la croissance du PIB.

Il y a un expert britannique qui dans le film raconte une histoire que je trouve très parlante, il donne l’exemple d’un hamster, et un hamster double de poids toutes les semaines jusqu’à sa sixième semaine de vie, puis il s’arrête, heureusement car s’il ne s’arrêtait pas (c’est ça la croissance illimitée…) au bout d’un an, il pèserait neuf milliards de tonnes et consommerait toute la production annuelle de maïs de la planète.

Mon film c’est : comment pourrait être la société post-croissance ?

Si on avait le courage de se dire : On y va ! On revoit notre paradigme(d’ailleurs il y a une réflexion mondiale actuellement, y compris aux nations unies, pour définir un nouveau paradigme de développement), plein de gens se mobiliseraient, parce qu’il y a plein de gens qui comprennent que de toute façon ça ne marche pas. Il y a plein de gens qui sont sur le bord de la route, il y a huit millions de français qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté, ceux-là n’attendent qu’une chose : qu’on leur propose quelque chose d’autre.

Et cette société-là, finalement, comme elle transparait dans mon prochain film, tous ces gens qui ont franchi le pas à un niveau personnel, individuel, localement, eh bien ils vont beaucoup mieux, ils recréent du lien avec leurs voisins, ils retrouvent un sens à leurs vies, et évidemment ça ne passe pas par une croissance des biens matériels. Mais finalement on coopère plus, on partage plus… On sera obligé de le faire de toute façon donc autant anticiper…

 

Le changement viendra d’en-bas

Le changement viendra-t-il d’en bas, des gens ? C’est une question que j’ai posée évidemment à tous ceux que j’ai rencontrés, aussi bien sur le terrain, qu’aux experts, qui ont tous écrit des livres sur la fin de la croissance...

Je pense que le changement systémique dont on a besoin, le système qui bascule — et je préférerais qu’on le négocie ensemble plutôt qu’il bascule tout seul et que tout se casse la figure — reposera sur toutes ces initiatives qui sont mises en place partout dans le monde, qui visent donc ces trois grands domaines, la relocalisation des trois choses dont tout le monde a besoin pour vivre, qui sont l’alimentation, l’énergie, et l’argent.

Le changement n’aura lieu que s’il y a suffisamment d’initiatives partout, déjà en place sur le terrain, qui montrent qu’une autre voie est possible, mais pour que cela soit un changement systémique, il faut que les gouvernements soutiennent. Ça ne se fera que s’il y a une volonté politique d’accompagner cela très rapidement.

Souvent l’exemple qu’on m’a donné (des gens penseront ah mon dieu c’est terrible !), c’est qu’il faut bien qu’on comprenne qu’on est dans une situation de guerre, et l’ennemi c’est notamment le changement climatique, il faut qu’on combatte globalement cet ennemi commun, que nous avons créé nous-mêmes.

L’exemple qu’on m’a donné c’est donc de mettre en place une économie de guerre, comme on a fait pendant la seconde guerre mondiale, et c’est très intéressant parce qu’on voit comment, quand un pouvoir politique prend conscience qu’il y a un danger, un ennemi aux portes, il peut mobiliser toute sa force, très rapidement, en un an, relocaliser la production alimentaire, comme on l’a vu en Angleterre et aux Etats-Unis avec les « Victory Gardens ».

 

 

Redonner du sens à l’échange

Donc on peut le faire très vite, ça c’est la bonne nouvelle, si on arrive à convaincre les politiques qu’il faut faire très vite ! C’est accompagné de rationnement, mais le rationnement vous pouvez voir ça d’une manière positive, c’est ce qui se met déjà en place quand on fait du covoiturage. C’est partager les voitures. Il est bien évident qu’on ne pourra pas continuer à avoir une, ou deux ou trois voitures par foyer, et que ce soit un objectif dans la vie du pays de dire « consommez des voitures ».

Partager c’est plutôt bien, il ne faut pas voir ça d’un point de vue négatif. On redonne de la valeur à toutes ces valeurs de coopération, de partage, d’échange, qui se sont perdues.

On a le savoir-faire car, vous verrez dans le film, ce sont des expériences très abouties qui ont déjà plusieurs années, et qui marchent. Je suis allée en Bavière, où une monnaie locale existe depuis dix ans, c’est la Californie de l’Europe, donc tout sauf des Babas Cools, et les chefs d’entreprise là-bas expliquent que la monnaie locale est extrêmement importante, des chefs d’entreprises Bavarois, dans le genre conservateur on ne fait pas beaucoup mieux !

A l’inverse je suis allée au Brésil où une monnaie locale a totalement transformé un bidonville en permettant la création d’emplois. Ces gens-là se retrouvent tous pour dire : l’argent il faut qu’on s’en ré-empare, et qu’on lui redonne sa vraie valeur, ce qui permettra de développer la résilience, la capacité à encaisser les chocs.

D’ailleurs ce film est aussi beaucoup sur la résilience, comment est-ce qu’on se prépare à encaisser les chocs, mais dans la bonne humeur et le bonheur…



L’urgence climatique semble passer inaperçue

Car l’enjeu c’est quand même de savoir si nous allons survivre, à plus ou moins long terme, à ces chocs qui nous attendent ; le premier d’entre eux étant bien évidemment le réchauffement climatique.

Vous avez vu le dernier rapport du GIEC, il y a quinze jours, si on ne fait rien, si on fait « business as usual » : 4,8° d’augmentation de la température, c’est inouï ! Ça veut dire plus d’un mètre d’élévation du niveau de la mer, ça veut dire des millions de réfugiés climatiques, ça veut dire que la production alimentaire va être totalement perturbée, et ça veut dire beaucoup de souffrances…

Je suis complètement sidérée de voir que quand le GIEC sort un rapport comme celui-ci, où il tire vraiment la sonnette d’alarme, on ne fasse pas ce qu’on a fait le 11 septembre. Le fameux 11 septembre. Nous étions en montage d’un film et tout d’un coup tout s’est arrêté partout, en boucle, on a parlé que de ça, la 11 septembre, le 11 septembre, pendant des journées entières. Les plateaux de télé, les experts qui défilaient, etc.

C’est ça qu’on aurait dû faire depuis le dernier rapport du GIEC, c’est-à-dire se dire attention, là c’est trop grave… mais non, il ne s’est rien passé, ça a été traité vraiment comme une petite info, dans la plupart des médias. Pas une déclaration d’un homme politique de haut niveau, disant attention ce rapport est vraiment très grave. Le déni.

On a besoin de nouveaux hommes politiques, éclairés. Pour l’instant, la classe politique telle qu’elle est, est très verrouillée, très empêtrée dans cette conception du développement qui a fait les Trente glorieuses.

Donc il faut vraiment changer de logiciel, et je pense qu’on a besoin d’une nouvelle classe politique constituée de jeunes, qui aient déjà intégré tout ça, et qui ne soient pas dans cette conception totalement dépassée.

 

Un autre rapport au travail, un autre rapport au temps

C’est une société où la notion de travail sera différente aussi, on travaillera moins dans cette société-là. Moins de travail salarié, moins de temps de travail, 20h c’est ce que disent les experts qui travaillent là-dessus. Les vingt heures qui restent c’est du temps pour planter ses tomates si on a envie, pour réparer ses vélos, car évidemment le vélo c’est un moyen de transport d’avenir, ou échanger avec ses voisins, ou faire partie d’une banque de temps.

Il y a des histoires absolument formidables. Au Japon par exemple, ils ont développé depuis une quinzaine d’année une banque de temps, à destination des personnes âgées. Vous habitez dans un quartier, vous avez une personne âgée qui a besoin qu’on aille lui faire ses courses par exemple, la voisine y va, et gagne des coupons dont l’unité c’est le temps, 1h, 2h, 3h.

Elle peut soit les mettre sur un compte-temps (et ce qui est bien avec un compte-temps c’est qu’une heure aujourd’hui c’est aussi une heure dans vingt ans, pas d’inflation et pas de spéculation là-dessus), soit elle les garde, se disant moi quand je serais vieille dans vingt ans j’utiliserai mon capital temps que j’ai gagné en rendant service à ma voisine.

Ou alors elle se dit, tiens je vais les envoyer à mon vieux père qui est à l’autre bout du Japon, qui les utilisera. C’est génial ! Une banque de temps ! Partout dans le monde il y en a qui créent cela, c’est fantastique ! C’est la réponse à plein de questions !

 

 

Sortir de la boîte

Il faut sortir de la boîte, il y a un expert d’ailleurs qui dit ça, on est dans une boîte, regardons à l’extérieur ! La solution est à l’extérieur de la boîte ! Et quand on fait ça, on trouve ça très sympa, on trouve ça finalement très motivant.

Alors évidemment il y aura des résistances… Qui a intérêt à maintenir le système ? C’est ceux que je connais très bien, les grandes multinationales, qui sont dans la courte vue, parce que la croissance telle qu’elle est aujourd’hui ne profite qu’à une extrême minorité, de plus en plus petite.

Il y a un groupe d’intérêts privés qui est très puissant, avec des moyens importants, qui a intérêt à ce que le statu quo soit maintenu.

A nous maintenant de convaincre suffisamment les politiques et les citoyens qu’on peut y arriver, malgré ces intérêts privés importants.

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L’assiette d’un végétarien émet deux fois moins de CO2

L’assiette d’un végétarien émet deux fois moins de CO2 | Des 4 coins du monde | Scoop.it

C’est l’une des raisons de se passer de viande. Devenir végétarien (voire végétalien) est certes une bonne idée pour la protection animale ou pour la santé mais aussi pour la planète.

 

Pour la première fois, une étude menée par des chercheurs de l’université britannique d’Oxford a chiffré la quantité de gaz à effet de serre lié à la production, la transformation et le transport des aliments engloutis par des mangeurs de viandes et poissons d’un côté et par des végétariens et végétaliens de l’autre. Résultat : le régime carné en émet deux fois plus que le régime végétarien.

 

 

Voici, dans le détail, l’impact de chacun des régimes en équivalent kilo de CO2 par jour :

 7,19 kgCO2e/jour pour une personne mangeant plus de 100 grammes de viande par jour 
 5,63 kgCO2e/jour pour une personne mangeant entre 50 et 99 grammes de viande par jour 
 4,67 kgCO2e/jour pour une personne mangeant moins de 50 grammes de viande par jour 
 3,91 kgCO2e/jour pour une personne ne mangeant pas de viande mais mangeant du poisson 
 3,81 kgCO2e/jour pour un végétarien, c’est-à-dire qui ne mange ni viande ni poisson 
 2,89 kgCO2e/jour pour un végétalien, c’est-à-dire qui ne mange aucune chair ni aucun sous-produit d’origine animale

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Un logo pour distinguer les hôteliers parisiens verts

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PARIS - Une charte formalise désormais l’engagement des hôteliers à réduire leur impact environnemental…

 

Un croissant bio au petit-déjeuner et des serviettes de toilettes conservées pendant la durée du séjour: les hôteliers parisiens veulent aller plus loin. A l’initiative de l’Office de tourisme et des congrès de Paris, une centaine d’hôteliers signataires de la charte pour un hébergement durable à Paris pourront, dès ce mercredi, mettre en valeur leurs engagements pour réduire leur impact environnemental grâce à un logo officiel.

 

Des balayettes de toilettes écologiquement efficaces

«110 hôtels représentant toutes les gammes ont signé la charte», se félicite Nicolas Lefebvre, directeur de l’Office du tourisme et des congrès. Engageant les hôteliers à réduire leur consommation d’énergie et d’eau, à réduire et valoriser leurs déchets, à mener une politique d’achats responsables ou encore à encourager leurs hôtes à participer à cette démarche écologique tout au long de leur séjour, la charte n’est que l’aboutissement d’une démarche menée bien en amont: «La première étape est un autodiagnostic sur la gestion interne et les achats, qui débouche sur un audit personnalisé réalisé par l’Office de tourisme, précise Nicolas Lefebvre. Nous vérifions alors la véracité de la démarche engagée par l’hôtel et son degré de sensibilisation, qui conditionne la signature de la charte.»

 

Christine Binet, gérante des cinq hôtels Maurice Hurand à Paris, a suivi toute la procédure, du premier questionnaire à la signature de la charte. «Nous nous sommes focalisés sur quatre points: les économies d’eau et d’énergie, la diminution des impressions papier, la réduction des déchets et la garantie d’intérieurs sains pour nos clients», explique-t-elle. Ainsi, la rénovation du Terrass Hôtel, à Montmartre, se fera avec des peintures sans composants nocifs et tout le mobilier sera pensé pour être plus écologiquement efficace: «Nous allons faire designer des balayettes de toilettes jolies, pratiques et qui évitent de devoir mettre trop de produit pour nettoyer», illustre-t-elle.

 

Petit déjeuner bio pour les clients, aspiration centralisée pour les femmes de ménage

A l’hôtel Carlton’s, dans le 9ème arrondissement, les rénovations vont donner une seconde vie au mobilier: «Durant l’hiver dernier, nous avons donné l’équivalent de dix fourgonnettes d’équipement à des associations et recycleries», détaille Victoire Lesur, responsable développement durable au Carlton’s Hotel. Du côté du Crillon, la rénovation commencée l’année dernière permettra d’améliorer l’isolation thermique des bâtiments, déjà bien entamée il y a deux ans: «Le désembouage du système de canalisations nous a permis de faire baisser la facture énergétique de 20 % en un an», chiffre Luc Delafosse, directeur du palace de la Concorde.

 

Etre vert serait-il désormais un argument pour séduire la clientèle étrangère? «Cela ne va pas leur amener tout de suite une clientèle écocitoyenne, estime Sarah Dutertre, responsable développement durable à l’Office de tourisme de Paris, mais la qualité de l’accueil s’en trouve améliorée». Ainsi, Isabelle Petisne, gérante de l’hôtel Turenne le Marais à Paris (4e) a constaté un engouement pour le petit-déjeuner bio: «Chaque petit-déjeuner bio me revient à 3,85 €, contre 3,38€ auparavant. Mais j’ai observé une nette progression du pourcentage de satisfaction: 86 % sur le petit déjeuner Bio contre 67 % pour un petit déjeuner classique», se félicite-t-elle.

 

Les investissements payent sur le long terme, assure également Christine Binet: «Nous avons remplacé les aspirateurs par un système d’aspiration centralisé. Cela nous a coûté très cher mais les femmes de chambre adorent!», explique la gérante, qui dit avoir «trop peu de turn-over» dans un secteur d’habitude plutôt victime d’une rotation très rapide des équipes: «Améliorer les conditions de travail et avoir des employés heureux de travailler chez nous est aussi une composante importante du développement durable».

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Une forêt qui se mange

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A Dartington, dans le sud de l'Angleterre, nous avons visité un jardin expérimental nourricier qui reproduit un écosystème forestier en milieu tempéré. Créé il y a 20 ans, il est aujourd'hui autogéré et produit suffisamment de fruits, feuilles comestibles, champignons, graines et noix pour subvenir aux besoins d’un ménage.

Imaginez un jardin d'un hectare qui ressemblerait à une forêt vierge, avec des grands arbres, des arbustes, buissons, des plantes grimpantes, champignons et feuilles mortes au sol. Cette forêt jardin nourrirait en grande partie votre famille, sans que vous y travailliez plus d'une fois par semaine. Enfin, par travail... entendez prendre un panier et des ciseaux pour cueillir salades, myrtilles et autre noix. Nul besoin d'arrosage, de tonte ni de labour, et encore moins d'épandage de pesticides ou d'ajout d'engrais : les plantes se débrouilleraient toutes seules.  Vous en rêvez ? Martin Crawford l'a fait. Ce passionné d'agroforesterie mène depuis 20 ans des expérimentations sur les systèmes d'alimentation les plus soutenables et résilients possibles en milieu tempéré.


550 espèces sur 1 hectare
Mai 2014. Nous entrons dans la forêt jardin de Martin Crawford, à Dartington, dans le Devon, circonscription du sud de l'Angleterre. Pins, aulnes, châtaigniers, saules, brocolis, artichauts, poireaux sauvages, framboisiers, bigaradier, plaqueminier, bambous, pêchers, lierre... On ne sait où poser les pieds et les yeux. Deux pigeons ramiers se bécotent dans un sorbier, à 50 centimètres de nos visages. En regardant de près les feuilles poilues d'une consoude, je marche sur un framboisier sauvage. Je me décale et écrase un petit tapis de menthe et de mélisse, caché par un poivrier du Sichuan.  Sur un hectare seulement, environ 550 espèces de végétaux poussent tranquillement, comme dans un écosystème forestier. Sauf que la plupart sont comestibles. Si la méthode de la forêt jardin existe depuis des millénaires sous les latitudes tropicales, c'est un Anglais, Robert Hart, qui a expérimenté le premier la forêt jardin en milieu tempéré, dans les années 60 en Angleterre. Martin Crawford  est l'un de ceux qui ont pris le relais.



Une forêt est naturellement très productive. Pas un centimètre carré de sol n'étant nu, tous les rayons du soleil sont interceptés, donc exploités pour faire la photosynthèse. Une forêt est aussi autonome : contrairement à ce qui se passe dans un champ homogène d'une seule espèce, maladies, plantes adventices et éventuels ravageurs se régulent d'eux-mêmes dans ce milieu très riche en biodiversité. Mais s'il laisse faire la nature le plus possible, l'homme intervient tout de même, précise Martin Crawford.

Ne pas tuer les plantes que l'on ne veut pas, mais laisser pousser celles que l'on veut
« Ce qui semble sauvage et bordélique est en fait géré : les plantes ont une place bien précise, et on enlève les pousses d'arbres, sinon il n'y aurait que des arbres, puisqu'une forêt a naturellement tendance à se refermer ! ». Les nouvelles pousses de bambous sont régulièrement coupées. Et il faut tailler de temps à temps un arbuste qui prend un peu trop de place et gêne l'ensoleillement. Au final, cette forêt jardin réclame le travail d’une personne durant un jour par semaine. Le printemps et l'automne réclament un petit coup de collier : « j'ai désherbé durant deux jours il y a deux semaines, il va falloir que je le refasse bientôt », souligne Martin en insistant sur le fait qu'il ne s'amuse pas à arracher une par une chaque plante indésirable. «Il n'est pas question de tuer les plantes que je ne veux pas, mais de laisser pousser celles que je veux ». Le plus gros du travail, finalement, consiste à la créer, cette forêt jardin. Il y a 20 ans, Martin a dû choisir et planter toutes les espèces, à commencer par les arbres et en poursuivant avec les strates inférieures. Et il faut être patient : ce n'est qu'au bout de plusieurs années que le système commence à être autonome et qu'il n'y a quasiment plus besoin de s'en occuper


Une forêt jardin, c’est quoi ?
Plusieurs strates de végétaux dessinent la forêt jardin. Soit ils sont nourriciers, soit ils aident au système. Tout en haut, les arbres, qui produisent du bois et de la résine (pins) ; puis les arbustes ou petits arbres, surtout fruitiers (pommiers, pruniers, poiriers, sorbier), les arbrisseaux (néflier, mûrier, plaqueminier, cognassier, arbousier, févier d'Amérique, chêne-châtaignier jaune, azérolier), les herbacées (plantes et légumes vivaces comme la consoude, les poireaux sauvages, l'oseille, l'osta, l'oya, l'ail des ours), les  couvre-sol (fraisiers, ronces, gaulthérie, etc.), la strate mycélienne (champignons, légumes-racines) et les plantes grimpantes (kiwis, lierre, vigne).  Toutes ces plantes sont natives de partout dans le monde. « Si on n'utilise que des plantes originaires du Royaume-Uni, on mourra de faim. Et puis l'Angleterre a une longue histoire d'importation d'espèces de végétaux, lesquelles sont devenues en quelque sorte, au fil du temps, natives »



La consoude, extraordinaire pour les pollinisateurs
Les plantes ne sont pas placées au hasard. On les plante ici ou là en fonction de leurs exigences en soleil, en humidité, en nutriments, et aussi en fonction de leurs affinités avec d’autres plantes. Point important: les espèces qui enrichissent le sol en nutriments sont indispensables : elle rendent ces derniers disponibles pour les autres végétaux. C'est le cas du cornouiller et de l'aulne, qui fixent l'azote de l'air et le rendent disponibles dans le sol; et aussi de la valériane officinale et de la consoude, qui vont chercher le phosphore et le potassium profondément dans le sol grâce à leurs grandes racines, et les ramènent à la surface. La faune n’est pas négligée. Une petite mare accueille « une très grosse population de grenouilles » qui mangent les limaces. Les arbres sont des maisons à chauves-souris qui, elles, mangent beaucoup d'insectes. La consoude est, selon Martin, extraordinaire pour attirer les pollinisateurs. Conclusion : il faut un minimum de connaissances en biologie végétale et en écologie pour réussir une forêt jardin. Résultat: un taux de matière organique dans le sol  qui est « passé de 5 à 12 % en 20 ans », ce qui fait de cette forêt comestible un réservoir important de carbone. Et des fruits, feuilles comestibles, champignons, graines et noix en quantités suffisantes pour nourrir un foyer (celui de Martin). Sans compter le bois de chauffage et d’œuvre, ainsi que l'osier pour faire de la vannerie. Tout ça sur un hectare.


  
Avec cette forêt jardin, Martin Crawford voulait montrer qu'un système nourricier pouvait être productif, soutenable, réclamant très peu de travail  sur une petite surface, et résilient - c'est à dire capable de s'adapter aux changements, tels que le réchauffement climatique et ses conséquences. Agronome autodidacte (il a fait des études en informatique), il mène d'autres expériences de forêts jardins dans le Devon. Il gagne sa vie en vendant plantes et semences et en donnant des cours et des conférences.  En goûtant à une jeune pousse de bambou qu'il a coupée devant nous, j'ai une légère amertume dans la bouche – c'est meilleur cuit à la vapeur, dit-il - mais une certitude : d'autres façons de nous nourrir, bien loin de nos systèmes productivistes déconnectés de la nature, existent et méritent d’être explorées.

 

Pour en savoir plus sur les méthodes qu'emploie Martin Crawford, les semences et plants qu'il utilise et les cours qu'il donne, allez voir le site internet de son association, Agroforestry research trust!

 

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Restaurants gastronomiques : ces Chefs bretons qui cultivent leur potager bio

Restaurants gastronomiques : ces Chefs bretons qui cultivent leur potager bio | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Les Chefs des restaurants gastronomiques sont nombreux à utiliser des produits bio et locaux, privilégiant les produits sains et les échanges avec les petits producteurs. Ils sont également de plus en plus nombreux à cultiver leur potager bio !

 

Zoom sur 7 Chefs bretons et leurs jardins.

 

Non contents d'aller chercher leurs légumes et leurs herbes à quelques kilomètres de leurs restaurants ou sur leurs marchés locaux, les chefs de Bretagne - à l'instar d'Olivier Roellinger avec son jardin potager océanique des Maisons de Bricourtou encore du Chef Gilles Le Gallès du restaurant Les Jardins Sauvages" de La Gréé des Landes à La Gacilly - sont de plus en plus nombreux à faire pousser leurs propres herbes et leurs légumes, exploitant le moindre petit coin de verdure de leur établissement.

 

Au fond de son jardin, entre terrasse et piscine, David Etcheverry, le chef du restaurant Le Saison à Saint-Grégoire près de Rennes, fait pousser de la verveine citronnelle, des artichauts, des pensées, du piment, de la main de bouddha... qu'il utilise ensuite dans ses plats étoilés. Il explique : " En cuisine au Saison, tout commence par un échange. Avec le producteur en amont, puis avec ce produit bien fait et respectueux de la nature. Vous savez, en tant que fils de paysans, des mots comme jachère et repos ont un sens pour moi... J'aime me rendre sur les marchés, aller sur les lieux de production, discuter avec celui ou celle qui est derrière le produit que je vais travailler. C'est un préalable et ces rencontres sont toujours de grands moments d'amitié et de respect (...) Une fois en cuisine j'essaye de faire simple. J'aime la modernité d'une assiette délicate, colorée, mais je ne suis pas un adepte des techniques dénaturantes. J'ai besoin de sentir le produit et de le restituer sans le bousculer. C'est un rendez-vous, un tête à tête intime, passionnel, naturel. "


Plus au nord à Lannion, c'est le trégorois Jean-Yves Jaguin, chef de La Ville Blanche qui cultive son jardin de quelque 2000 m2. Il y a ici beaucoup d'herbes aromatiques, mais également des courges, de la rhubarbe et même... du poivre !

 

A Portivy près de Quiberon, Hervé Bourdon, qui parsème ses plats des herbes et plantes sauvages de sa presqu'île de Quiberon, a choisi de confier le jardin de son Petit Hôtel du Grand Large à un adepte des techniques durables, Cyril Dennery. Le jardin est ici expérimental, tourné vers la permaculture, l'électro-culture... Les petites buttes et la serre accueillent tout un écosystème favorable aux pommes de terre, légumes, herbes aromatiques...Semences Kokopelli évidemment. Il y a là de la moutarde brune japonaise, de l'ail sauvage, de la ciboule du japon, de la rhubarbe, de la bourrache... Hervé Bourdon récolte les herbes et les algues sauvages chaque matin. Elles accompagnent des plats succulents élaborés notamment avec "le meilleur poisson, sauvage, bien pêché et respecté après sa pêche" et proposés au restaurant. L'un des plats emblématiques de la carte est travaillé autour d'un lieu de ligne, "un poisson que je vénère, bien feuilleté qui épouse le palais. Le plat est conçu autour des herbes avec un bouillon de cosses de petits pois et de menthe aquatique. Il doit y avoir 10 ou 12 herbes différentes sur ce plat. Je veux que les gens ressentent la cueillette. A chaque bouchée, c'est comme s'ils se penchaient pour ramasser une herbe..." explique Hervé Bourdon.

 

A l'ouest de la Bretagne, Julien Marseault, Chef du Château de Sable, élu coup de coeur Gault & Millau 2014,dispose carrément d'un hectare mis à la disposition de sa cuisine ! Un jardin retourné à l'ancienne à l'aide d'un âne, travaillé en bio à deux pas de la mer. Au menu, une assiette est entièrement dédiée aux légumes du jardin de Porspoder. "Les fruits & légumes sont cultivés pour vous par notre maraîcher à Kergroadez. Ici le pain sort tout juste du four, les herbes aromatiques viennent d'être fraîchement coupées et les confitures vous rappellent celles de votre Mamgoz " grand-mère "" explique le Chef Julien Marseault. A noter : Le Château de Sable est également un Eco-Hôtel 4 étoiles membre des Relais du Silence comportant 27 chambres et 5 suites, et un spa de soins ayurvédiques.

 

Enfin, près de Rennes, Julien Lemarié, le Chef du restaurant La Coquerie de l'éco-hôtel & Spa Lecoq Gadby, cultive lui-même ses plantes aromatiques et ses tisanes bio dans son petit potager. "Ma cuisine valorise les produits locaux et de saison, issus de l'agriculture raisonnée voir biologique. J'en exige une fraîcheur absolue et la meilleure qualité" explique-t-il ainsi.

 

Voici donc 7 belles adresses de restaurant en Bretagne qui vous offriront le meilleur de la nature et du terroir breton dans votre assiette !

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Checkfood, une appli contre le gaspillage alimentaire - Observatoire des aliments

Checkfood, une appli contre le gaspillage alimentaire - Observatoire des aliments | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Avec l'application Checkfood (Apple), les consommateurs peuvent rationaliser la gestion de leur réfrigérateur et réduire le gaspillage alimentaire.

 

Checkfood, une application qui permet d’organiser son frigo et de lutter contre le gaspillage alimentaire. Telle est l’innovation lancée par 5ème Gauche, une agence digitale, et mise à disposition des détenteurs d’un smartphone Apple.

 

Je mange ou je donne

 

« Je mange, je donne, je ne jette plus ». C’est le leitmotiv de l’application téléchargeable gratuitement sur Applestore. Le principe : le consommateur scanne les alimentspérissables.Quelques jours avant la date de péremption, l’application vous alerte. Vous avez le choix : manger ces produits, comportement rationnel qui permet d’économiser jusqu’à 1500 euros par an. Sinon, vous le donnez à une association.

 

Le soutien de la distribution

 

Pour l’instant, Checkfood est encore dans sa phase de décollage. La V 1 disent les ingénieurs. Les consommateurs sont supposés déposer leurs produits dans un des centres de collecte, ce qui risque de freiner les bonnes volontés. Mais l’application pourrait devenir très populaire et très efficace avec le soutien des acteurs de ladistribution.

 

Une fois cet engagement acquis, le consommateur n’aura plus besoin de scanner les produits, ceux-ci seraient directement numérisés et intégrés par l’application. Surtout, les produits des particuliers seraient intégrés dans le même circuit de collecte et de redistribution que les produits donnés par les supermarchés.

 

Enorme gabégie

 

Cette innovation a d’ores et déjà le mérite de dénoncer l’énorme gabegie occasionnée  par le système de distribution et de consommation actuel. En Europe, le gaspillagealimentaire pourrait atteindre 12 milliards d’euros (Lire Le gaspillage, un luxe inacceptable).

 

La politique d’abondance des magasins, les normes de sélection des fruits et légumes, l’absence de systèmes de collecte et de redistribution des produits en voie de péremption, les comportements irrationnels des consommateurs… tout concourt à un formidable gaspillage à l’échelle mondiale.  Mais la prise de conscience évolue nettement chez les consommateurs ces derniers temps (Lire Tristram Stuart, chevalier de l’anti-gaspillage)

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Le ganoderma (reishi) : un champignon méconnu aux mille vertus

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Avez-vous déjà entendu parler du ganoderma ? Il est probable que non et pourtant... il a mille et une vertus insoupçonnées ! Zoom sur un champignon à part !

 

Si je vous parle de champignons ayant des effets stimulants et des vertus non-négligeables sur l’organisme, vous pensez… peut-être aux champignons hallucinogènes ! Et bien non, il s’agit duganoderma (ou reishi), un champion peu connu et qui pourtant possède des attraits intéressants. Zoom sur ce drôle de champignon.

 

Le Ganoderma (reishi), un champignon aux pouvoirs médicinaux

Le ganoderma lucidum, aussi nommé Reishi (au Japon) ou Ling Zhi (en Chine) est un champignon originaire d’Asie.

Utilisé depuis plus de 4000 ans par la médecine traditionnelle chinoise, il fut largement employé par les empereurs et les nobles des anciennes dynasties comme élixir de longue vie (action antioxydante) et pour leur redonner vitalité.

A l’époque, il était particulièrement rare et recherché.

Il poussait uniquement dans les régions montagneuses, souvent sur le tronc des arbres, où il est aujourd’hui massivement cultivé.

 

Le Ganoderma, plante médicinale par excellence

En Chine et au Japon, le Ganoderma est réputé comme plante médicinale de premier ordre.

Elle est riche en antioxydants, qui jouent une action anti-vieillissement majeure et qui favorisent le renouvellement des cellules saines.

Ces derniers diminuent donc le développement des maladies.

Le ganoderma est un formidable protecteur du bon fonctionnement de l’organisme dans son ensemble. Il aide le corps à s’adapter à son environnement (vertus adaptogènes), à se nettoyer et tout ceci, en renforçant la vitalité de l’individu.

Son action sur le foie et les poumons est importante : il est donc adapté aux personnes souffrant de maladies chroniques, aux convalescents et à toute personne manquant d’énergie vitale.

 

Le Ganoderma, un champignon aux 200 principes actifs !

Le ganoderma a une composition particulièrement riche en antioxydants.

Mais contrairement à beaucoup de plantes médicinales comme la baie de Goji ou la spiruline, ces antioxydants ne sont pas des vitamines et des minéraux : ce sont des principes actifs qui lui sont propres !

Il contient ainsi des polysaccharides et des triterpènes (composants qui favorisent entre autre le développement de nouvelles cellules saines). Les principes actifs contenus dans le ganoderma sont plutôt rares au sein du monde végétal, ce qui explique son action particulière sur l’organisme humain.

  Ganoderma : quels effets secondaires ou contre-indications ?

Le ganoderma est reconnu comme un champignon sécuritaire.

Cependant, l’association avec la plupart des médicaments est déconseillée car il peut y avoir des interactions indésirables, en particulier avec les médicaments liés à la régulation de la tension artérielle, ainsi qu’aux anticoagulants.

Il est donc conseillé de prendre renseignement auprès d’un professionnel de santé avant de l’additionner à un traitement. Par prévention, et comme souvent avec les plantes médicinales aux principes actifs, il faut éviter d’en consommer en quantité pendant la grossesse ou d’en donner aux jeunes enfants.


Enfin, il faut éviter de prendre du ganoderma plus de 3 semaines d’affilée et il faut faire une pause d’une semaine toutes les 3 semaines, pour ne pas habituer l’organisme à ces principes actifs en permanence.

Si des effets indésirables se font sentir, diminuez les doses puis ré-augmentez les progressivement. Mais si cela persiste, arrêtez le champignon : cela veut dire qu’il ne convient pas à votre organisme.

 

Ganoderma : la recherche appui sur le champignon

Actuellement, le ganoderma fait l’objet de plusieurs recherches scientifiques pour son aide dans la prévention des cancers.

Mais aussi, sur sa possible action préventive sur le virus du sida.

Cependant, à l’heure actuelle, peu d’études d’envergure ont été mises en place pour déterminer le rôle du champignon dans la prévention de chaque cancer et du sida, ainsi que sur la manière dont agirait le ganoderma sur ces pathologies.

En revanche, ce qui est prouvé ce sont ses effets pour renforcer le système immunitaire : un bon point pour soutenir l’organisme lors de maladie, quelle qu’elle soit. Alors, que pensez-vous de ce champignon ? Avez-vous envie de l’essayer ?

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Un supermarché pour faire ses courses sans emballage

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Une épicerie sans emballage, où chacun viendrait avec ses bocaux: c'est l'idée imaginée par deux Bordelais. Le futur du supermarché ?

 

C'est un temps que les moins de 40 ans ne peuvent sans doute pas connaître. Un temps où on allait, dans les campagnes, chercher le lait à la ferme, dans une bouteille en verre. Bien avant les supermarchés, la vente en ligne, le consumérisme effréné. Chaque année en France, cinq millions de tonnes d’emballages ménagers sont mises sur le marché. Un ménage français jette en moyenne 10 emballages par jour.

 

Réduire nos déchets liés aux emballages: c'est l'objectif de La Recharge, une épicerie sans emballage, qui ouvre ses portes à Bordeaux d'ici quelques semaines. Le principe? Les clients viennent avec leurs propres emballages, leurs tupperwares, pour se procurer juste la quantité de produit dont ils ont besoin. Ils peuvent aussi acheter des récipients sur place, à réutiliser ensuite.

Le magasin propose aussi toute une gamme de bocaux: des bouteilles en verre, des sachets en coton, des boîtes en fer. Tout sauf des emballages en plastique, avec une exception pour les produits ménagers, soumis à une règlementation spécifique.

 

Les deux fondateurs, Jules Rivet et Guillaume Desanderval, âgés de 24 et 23 ans, ont eu l’idée de cette épicerie sans emballage il n’y a pas si longtemps. Alors qu’ils étaient encore étudiants, ils ont lancé un pari: parvenir à faire leurs courses sans sacs plastique…Mission: impossible. L'idée a alors germé, inspirée par des exemples réussis dans d'autres pays, au Royaume-Uni, en Espagne, et aux Etats-Unis.

Depuis septembre dernier, les deux Bordelais ont donc cherché le financement, un local, nouer des partenariats avec des producteurs pour créer un circuit d’approvisionnement. Ils finalisent actuellement les travaux avant l’ouverture du magasin.

 L'emballage représente en général 20% à 30% du prix du produit

Quant aux prix, ils seront compétitifs, promettent les fondateurs. Selon eux, le prix de l’emballage représente en général 20% à 30% du prix d’un produit. Par ailleurs, ils suppriment les intermédiaires... et donc des frais. Pas de riz de Thaïlande chez eux, ils travaillent directement avec les agriculteurs locaux. Les productions proposées varient au fil des saisons, ici, 50% des produits sont bio.

 

Si ça marche, une telle initiative pourrait inspirer d’autres entrepreneurs, mais aussi les grandes enseignes de distribution, qui ont tout intérêt à répondre à cette demande. Parfois, elles proposent déjà des rayons en vrac. Les consommateurs seront en tout cas forcés d'anticiper ce changement: une tarification incitative, introduite par le Grenelle de l'environnement, devrait se mettre en place d’ici 2015.

 

Chaque foyer devra payer en fonction de la quantité de déchets qu’il jette. De quoi nous donner envie d'utiliser un peu plus les bocaux, comme nos grands-mères.

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OGM : Le professeur Séralini joue la transparence scientifique face à Monsanto

OGM : Le professeur Séralini joue la transparence scientifique face à Monsanto | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Deux ans après la vive polémique suscitée par son étude sur les OGM, le professeur Gilles-Éric Séralini en publie une seconde version ce 24 juin. Cette nouvelle publication, qui porte sur les effets à long terme du pesticide Roundup et du maïs transgénique NK603, sera diffusée dans la revue Environmental Sciences Europe, du groupe de presse allemand Springer. Cette fois, les chercheurs mettent en ligne les données brutes de l’étude, en accès libre pour l’ensemble de la communauté scientifique. Pour l’équipe de Gilles-Éric Séralini, ce second travail confirme que le pesticide Roundup, produit par la société Monsanto, « provoque à des niveaux environnementaux faibles des déficiences hépato-rénales sévères et des perturbations hormonales comme des tumeurs mammaires ».

 

En septembre 2012, la publication de ces travaux a fait l’effet d’une bombe. Suite à des tests menés durant deux ans sur 200 rats, Gilles-Eric Séralini assure que la consommation de maïs OGM NK603 (résistant au Roundup), traité ou non au pesticide, entraine le développement de tumeurs mammaires chez les rats femelles, des troubles hépatiques et rénaux chez les mâles et globalement une réduction de l’espérance de vie de ces animaux. Pour lui, ces résultats attestent de la dangerosité de ces produits et que leur consommation comporte un risque autant chez l’homme que chez l’animal.

 

 

Protocole controversé

Pourtant, très rapidement, le protocole expérimental est remis en cause. L’opposition aux OGM du professeur est de notoriété publique, tout comme celle du commanditaire de l’étude, le Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN). Plusieurs parti-pris de l’équipe de recherche interrogent leurs pairs, tels que l’accès aux données finales de l’expérience jugé « limité », la souche de rats choisis connue pour sa propension à développer des tumeurs mammaires, et le nombre de rats considéré comme « insuffisant ». La durée de l’enquête est également inhabituelle : 24 mois, alors que la plupart des recherches sont menées sur 90 jours.

 

Ce n’est pas la première fois qu’une étude sur la toxicité des OGM est remise en cause, quelle que soit la renommée des auteurs. Plusieurs chercheurs ont payé le prix fort pour avoir publié leurs propres résultats (lire notre article ici). Dans le cas de Gilles-Eric Séralini, ses travaux de recherche sont désavoués le 28 novembre 2013 par la revue Food and Chemical Toxicology qui les avait pourtant publiés un an plus tôt. Le biologiste pointe alors du doigt les lobbys industriels, les accusant d’être à l’origine de la remise en cause de ces travaux.

 

 

Appel à la transparence

Sept mois après ce retrait, le chercheur et le CRIIGEN proposent ce 24 juin une seconde version de leur étude. Celle-ci ne contient pas de recherche supplémentaire, ni d’informations exclusives, mais rend publique toutes les données brutes. « L’étude a simplement été réécrite, pour mettre en avant les effets du Roundup plutôt que ceux des OGM », détaille le CRIIGEN, interrogé par le site Reporterre. Winfried Schröder, éditeur pour la revue Environmental Sciences Europe, espère que cette republication permettra « une discussion rationnelle. » « Le seul objectif est de permettre la transparence scientifique et, sur cette base, une discussion qui ne cherche pas à cacher, mais bien à se concentrer sur ces controverses méthodologiques nécessaires », explique-t-il.

 

Pour cette seconde étape, l’équipe a voulu faire preuve de plus de transparence. Elle appelle la société Monsanto à en faire autant et « réclame le libre accès aux études toxicologiques ayant permis la mise sur le marché des différentes formulations de Roundup, la mise en accès libre des données brutes (urinaires et sanguines) des analyses de toxicologie pour tous les produits ». Le contenu des études de Monsanto sur ces différents produits n’a jamais été dévoilé (lire notre enquête sur l’évaluation du MON810). Au nom du secret industriel et du droit à la propriété intellectuelle, la société refuse toujours de les transmettre.

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La consommation collaborative, mode ou révolution ? - FUTUREMAG - ARTE -

www.futuremag.fr "Crise, baisse du pouvoir d'achat, mais aussi éthique citoyenne, conscience écologique et réseaux sociaux modifient peu à peu les comporteme...

Via Hubert MESSMER @Zehub on Twitter
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Gérard Barbier's curator insight, June 21, 11:46 PM

Une des propositions de soutien, dans les actions de la liste "Coupvray pour nos enfants" reprise dans l'association PACTE Coupvray Val d'Europe.

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La Recyclerie, nouveau lieu "do it yourself" branché à Paris

La Recyclerie, nouveau lieu "do it yourself" branché à Paris | Des 4 coins du monde | Scoop.it

La Recyclerie propose un point de chute pour boire un verre, manger un morceau, ou même faire son marché. Elle s'est associée avec La Ruche qui dit oui! (réseau de vente de produits locaux). Chaque jeudi de 18h à 20h, on peut venir y chercher son panier de fruits et légumes.


Installée Porte de Cligancourt, dans le 18e arrondissement de Paris, la Recyclerie a ouvert ses portes le 14 juin 2014. L'endroit est un point de rencontre entre économie du partage, récup' et ateliers solidaires.

 

La Recyclerie est ouverte tous les jours, de midi à minuit. Pour s'y rendre, c'est au 83 boulevard Ornano, dans le 18e arrondissement de Paris.


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