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Dans divers pays, des gens prennent la parole, se mobilisent ; des choses bougent. Restons à l'écoute.
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L'UE interdit les substances cancérigènes et mutagènes dans les jouets

L'UE interdit les substances cancérigènes et mutagènes dans les jouets | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Des règles plus strictes sur la composition chimique des jouets vont s'appliquer dans l'Union européenne à partir de samedi.

 

Des règles plus strictes sur la composition chimique des jouets vont s'appliquerdans l'Union européenne à partir de samedi 20 juillet. Les produits chimiques cancérigènes, mutagènes ou affectant la fertilité ne pourront plus entrer dans leur composition, de même que cinquante-cinq substances allergènes.

La présence de onze autres produits allergènes devra être signalée, tout comme celle de métaux lourds comme le plomb ou le barium.

Ces nouvelles exigences sont "parmi les plus strictes au monde" concernant les jouets, souligne la Commission européenne. Elles découlent d'une directive européenne de 2009 qui prévoyait un renforcement des normes de sécurité pour empêcher que les jouets ne provoquent accidents ou maladies.

 

La Commission "continuera de suivre les évolutions scientifiques pour s'assurerque les exigences concernant la composition chimique des jouets s'adapte rapidement aux progrès scientifiques", a assuré le commissaire européen chargé de l'industrie, Antonio Tajani.

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Une technologie brésilienne augmente le délai de validité des aliments

Une technologie brésilienne augmente le délai de validité des aliments | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Nanox a obtenu un registre à la FDA (Food and Drug Administration), agence de réglementation des aliments et médicaments aux Etats-Unis, afin de commercialiser des matériaux bactéricides à appliquer sur les emballages plastiques des aliments.

 

Pour la seconde fois, la société a été distinguée par le programme Global Entrepreneurship Lab (G-LAB), de l’Ecole de Management du Massachusetts Institute of Technology (MIT Sloan). Depuis septembre, des étudiants de l’institution aident l’entreprise à établir un business plan afin de préparer son entrée sur le très concurrentiel marché américain. En janvier, une équipe d’étudiants du programme a visité le siège de la société afin de terminer le travail.

Avec son business plan en mains, Nanox prétend ouvrir une filiale aux Etats-Unis et attirer des investisseurs pour l’aider dans le montage de ses opérations.

 

 

Des équipements médicaux à l’alimentaire

Le directeur de Nanox, Luiz Gustavo Pagotto Simões, affirme que le matériel bactéricide qu’ils souhaitent commercialiser aux Etats-Unis est l’application la plus récente d’une ligne d’antimicrobiens inorganiques – baptisée “NanoxClean” – dont le développement a commencé en 2005. A l’époque, la société produisait des particules nano-structurées à base d’argent, aux propriétés bactéricides, antimicrobiennes et auto-stérilisantes.

 

La matériel a été appliqué sur la surface d’instruments médicaux et odontologiques, comme des pinces, des bistouris et des vrilles, mais aussi sur des sèche-cheveux, des purificateurs d’eau, des peintures, des résines et des céramiques.

A partir de 2007, le produit a été appliqué sur des plastiques usagés servant à emballer et conserver des aliments, grâce à une certification de l’Agence Nationale de Vigilance Sanitaire (Anvisa) de 2012.

“La technologie que nous avons mise au point, qui consiste à mettre de l’argent sur une matrice en céramique puis à ajouter ce matériau à un polymère, a été brevetée au Brésil et aux Etats-Unis”, explique Simões.

 

 

Hausse de la durée de vie

D’après Simões, les emballages plastiques avec antimicrobiens inorganiques qu’ils ont mis au point augmentent le délai de validité des aliments conditionnés avec ce matériau.

“Un produit qui durait six mois, par exemple, s’il est stocké dans un emballage traité avec le matériau bactéricide, peut alors durer de huit mois à un an”, explique-t-il.

 

Le matériau, d’après Simões, peut être appliqué à n’importe quel type de plastique d’alimentation – des sacs de supermarchés à des plastiques plus rigides, comme des pots de margarine – avec une très faible hausse du coût par rapport au polymère traditionnel.

Pour commencer la commercialisation du produit aux Etats-Unis, Nanox réalise actuellement des tests avec cinq clients potentiels – dont une grande chaine de supermarchés et un fabricant d’emballages.

La société est le seul fabricant du produit au Brésil. Sur le marché international, les Japonais, les premiers à avoir mis au point la technologie, et les Allemands, qui dominent la fabrication de produits à base d’argent, sont les deux principaux concurrents.

 

Cependant, Nanox a mis au point une technologie propre qui utilise de 10 à 15 fois moins d’argent que ses concurrents tout en gardant la transparence du plastique – attribut considéré comme fondamental pour le produit.

 

 

Expansion du marché

Nanox souhaite obtenir la certification du produit aux Etats-Unis pour d’autres applications, comme, par exemple, dans la santé. “Nous prévoyons de commercialiser le produit pour emballages alimentaires sur le marché nord-américain dans trois à cinq ans, puis d’obtenir les certificats pour l’application sur des cathéters et des équipements à ultrason, par exemple”, explique Simões.

 

L’entreprise souhaite passer à la vitesse supérieure en terme de production de particules antimicrobiennes nano-structurées, passant de 10 à 100 kg par jour.

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Aquaponie : les poissons font pousser des légumes !

Aquaponie : les poissons font pousser des légumes ! | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Le système mis au point par deux jeunes inventeurs chiliens combine élevage et culture hors-sol dans un même bassin, misant sur la complémentarité des activités.

Au cours de leur développement, les deux espèces s’aident à satisfaire leurs besoins respectifs.


Une production d’azote naturelle

Développer un système d’aquaponie en agriculture biologique, tel est l’objectif de Sebastián Lira (25 ans) et Marko Bremer (26 ans), deux jeunes psychologues passionnés d’agronomie.

Baptisé Kopera, leur projet est destiné à offrir aux particuliers ou aux communautés la possibilité de produire eux-mêmes des aliments sains à petite échelle.

 

Système de production mixte associant maraîchage et élevage d’animaux aquatiques, l’aquaponie trouve ses origines en Amérique centrale avec le développement des chinampas par les Aztèques.

« Les poissons sont nourris, puis génèrent de l’ammoniaque à travers leur métabolisme et leurs excréments. Celui-ci se dissout dans l’eau et monte à la surface vers un substrat où se trouvent les plantes à cultiver. Ce substrat contient des bactéries dégradant l’ammoniaque pour former des nitrites et des nitrates, qui constituent le principal engrais pour la croissance des plantes. De leur côté, les plantes purifient l’eau en éliminant les déchets des poissons afin qu’ils puissent vivre », explique Sebastián Lira.

 

 

Le risque de maladies diminue

La partie inférieure du système accueille les poissons et nécessite un entretien réduit mais régulier : une fois par semaine, il est nécessaire de vérifier le pH et la température de l’eau. La culture hydroponique (hors-sol) offre quant à elle de nombreux avantages : l’absence de terre diminue le risque de maladies ou d’insectes nuisibles, les besoins en eau sont réduits et le système gagne en modularité.

Comme le souligne Sebastián Lira, les bassins développés pour le projet Kopera permettent une production de poissons et de végétaux en continu :

« Ce système est conçu pour arriver à maturité au bout de six mois et pour ne plus jamais s’arrêter de produire. »



Une alimentation plus saine pour les particuliers

Les deux psychologues cherchent désormais à diminuer au maximum le coût de l’équipement afin de le rendre accessible au plus grand nombre. Car si l’investissement initial est supérieur à celui d’un jardin traditionnel, les coûts de maintenance sont en revanche peu importants.

 

À travers leur projet, ils espèrent également changer les habitudes alimentaires des Chiliens, qui consomment généralement peu de poisson.

 


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"Combattre Monsanto : résistance populaire au pouvoir de l'industrie agroalimentaire"

"Combattre Monsanto : résistance populaire au pouvoir de l'industrie agroalimentaire" | Des 4 coins du monde | Scoop.it
Dans ce rapport, Via Campesina, les Amis de la terre et Combat Monsanto dressent un état des lieux des luttes populaires contre l’agroindustrie dont Monsanto est un des principaux représentants. Malgré les nombreuses controverses dont Monsanto fait l’objet et les défis mondiaux auxquels nous sommes confrontés (le problème alimentaire mondial, la perte de la biodiversité et l’épuisement des ressources naturelles), cette multinationale continue à prospérer. Mais sur tous les continents la lutte s’organise…

 

Monsanto : une multinationale prospère

Cette multinationale au chiffre d’affaires de 12 milliards de dollars est le principal fournisseur de semences GM (génétiquement modifiées). Elle exerce un quasi monopole sur ce marché car elle a racheté dans les années 90 les principaux semenciers. Monsanto contrôle 27 % du marché des semences commerciales et 90 % du marché des semences de soja. Le contrôle de Monsanto sur les variétés de semences a été renforcé par l'utilisation du droit des brevets.

Celui-ci oblige généralement les agriculteurs achetant ses semences brevetées à signer des contrats leur interdisant de conserver les graines et de les replanter. Ceux qui ne respectent pas cette clause peuvent faire l'objet de poursuites. Voir l'article "Victoire des paysans brésiliens sur le géant Monsanto"

 

 

Des résistances populaires sur tous les continents

- L’Europe résiste assez bien à la production alimentaire OGM. Les deux seules cultures GM autorisées dans l'Union européenne sont le maïs MON810 de Monsanto, résistant aux insectes et la pomme de terre BASF Amflora. Cependant, des interdictions sont désormais en place pour le maïs MON810 en France, en Allemagne, en Grèce, en Hongrie, au Luxembourg et en Bulgarie. De plus, entre 2008 et 2010, la surface totale de terres agricoles dédiées aux OGM dans l'UE a diminué de 23 % et un mouvement européen pour la souveraineté alimentaire s’est organisé. Mais Monsanto contre-attaque : elle fait du lobbying agressif auprès de l’Union européenne afin que les Etats lèvent leur moratoire anti OGM.


- Les activités de Monsanto en Inde sont très développées. Monsanto a la mainmise sur la production du coton et beaucoup d’agriculteurs endettés par l’achat des OGM se suicident par ingestion des pesticides toxiques (plus de 250 000 suicides en 16 ans selon le rapport). C’est ainsi qu’un fort mouvement d’opposition « L’Inde dit non à Monsanto » s’est constitué. Un moratoire sur la culture de l’aubergine Bt a également été décrété et Monsanto a été accusé de biopiraterie par les autorités indiennes sur la biodiversité.


- L’Amérique Latine est un marché très lucratif pour Monsanto, particulièrement l’Argentine et le Brésil, 2ème producteur de cultures transgéniques au monde (soja, mais, coton). Au Brésil, Le mouvement des travailleurs sans terres (MST) s’organise et lutte pour une réforme agraire, des pratiques plus écologiques et contre l’utilisation excessive des pesticides qui vont de pair avec les cultures OGM. En Haïti, des mobilisations de masse ont rejeté les dons de ‘semences hybrides‘ après le tremblement de terre de 2010, en raison des menaces que cette ‘aide‘ faisait peser sur les petits paysans. Au Pérou en novembre 2011, le congrès a approuvé un moratoire de 10 ans sur les cultures et les importations d'OGM afin de protéger la biodiversité, l'agriculture domestique et la santé publique.


- En Afrique, la présence d’OGM se cantonne essentiellement à l’Afrique du sud mais le Burkina Faso et l’Egypte ont commercialisé des cultures transgéniques et d’autres pays ont adopté une législation favorable aux OGM. En 2011, l’alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA) a été crée et rassemble des bergers, des pêcheurs, des peuples autochtones, des petits paysans. Son objectif est d’influencer les politiques et de promouvoir des solutions venant de la base. Voir le film "Penser Demain" sur la résistance des paysans africains.

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Les coiffeurs s’engagent dans un label « développement durable »

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Les professionnels de la coiffure réagissent en s'engageant pour le développement durable via le label « mon coiffeur s'engage ».

 

En moyenne, 22 litres d’eau à 40 °C sont consommés pour chaque client d’un salon de coiffure. Avec 60 000 salons en France, on peut dire que le secteur consomme une quantité pharaonique de ressources, que ce soit en eau ou en énergie : 8 millions de m3 d’eau chaque année et 600.000 MWh environ.

De plus, les shampoings, les colorants, décolorants, défrisages, etc. manipulés au quotidien représentent non seulement un risque pour la santé du fait des substances contenues (parabens, phénol, persulfate…) mais aussi pour l’environnement car ils sont rejetés. En tout, les salons produisent 75 000 tonnes de déchets.

Les professionnels de la coiffure réagissent en s’engageant pour le développement durable via le label « mon coiffeur s’engage ».

 

Salon de coiffure, un impact lourd pour l’environnement

Eau, électricité, déchets… Un salon de coiffure a un impact significatif sur l’environnement. Conscient de cela et du fait qu’il est possible d’agir, les professionnels de la coiffure ont créé un label appuyant leur démarche pour encourager des bonnes pratiques environnementales dans leurs salons.

Ainsi, un salon labellisé s’engage sur plusieurs points :

Connaître les impacts de la profession sur l’environnement et la santé et respecter les réglementations en vigueur ;Intégrer au mieux la prise en compte de l’environnement dans son activité, la santé des clients et des salariés de son salon ;Préserver les ressources en énergie et développer des actions d’économie en eau, chauffage, électricité ;Assurer l’assainissement et l’amélioration de la qualité de l’air dans son salon réduire sonempreinte écologique en privilégiant des achats de matériels et de produits écoresponsables ;Adopter les pratiques qui préservent la santé, la sécurité et le confort de travail de son équipe informe sa clientèle, assurer son bien-être.

Pour respecter au mieux ces engagements, l’initiative a mis en place une liste de bons gestes à adopter au quotidien. Ils portent sur la gestion des ressources en eau et en énergie, la qualité de l’air, les nuisances sonores, les équipements, la gestion des déchets etc.

Pour obtenir le label, le salon doit répondre aux exigences établies par une commission. Celle-ci attribue ou non le label pour une durée de 3 ans.

 

Si chaque salon de coiffure en France mettait en place de simples écogestes comme remplacer toutes les ampoules par des ampoules à basse consommation, remplacer la moitié des sèche-cheveux ou casques à 1500 W ou plus, par des 1 000 W, entretenir correctement ballon d’eau chaude et chaudière, installer un climatiseur de classe

A moins énergivore, le secteur réaliserait une économie de 16.000 MWh chaque année, soit l’éclairage annuel d’une ville de 1,5 million d’habitants.

 

 

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OGM: Rome demande une interdiction de culture du MON 810 dans l'UE

OGM: Rome demande une interdiction de culture du MON 810 dans l'UE

 

BRUXELLES - Le gouvernement italien a demandé à la Commission européenne de ne pas renouveler l'autorisation de culture demandée par le groupe Monsanto pour son maïs OGM MON 810, dans un courrier dont l'AFP a obtenu une copie jeudi.

Deux OGM seulement ont été autorisés à la culture dans l'UE: la pomme de terre Amflora, développée par le groupe allemand BASF, qui s'est avérée un échec commercial, et le maïs OGM MON 810 de la multinationale Monsanto.

La culture du MON 810 a été autorisée en 1998 pour 10 ans. Monsanto a demandé le renouvellement de ce permis en 2007, mais le processus d'autorisation est gelé en raison de l'hostilité de plusieurs Etats. 

Huit pays --France, Allemagne, Luxembourg, Autriche, Hongrie, Grèce, Bulgarie et Pologne-- ont même adopté des clauses de sauvegarde pour interdire sur leurs territoires la culture des OGM autorisés.

La demande du gouvernement italien vient donc renforcer le bloc des pays hostiles à la culture du MON 810.

Le courrier adressé à la Commission européenne par le ministre italien de la Santé, Renato Balduzzi, demande de suspendre l'autorisation de mise en culture des semences de maïs MON 810 dans tous les pays de l'UE en raison des risques pour l'environnement. La requête est appuyée par un dossier.

L'autorisation de culture a été accordée sur la base d'un avis de l'Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA) fondé sur une étude de risques pour la santé humaine et animale. Mais les risques pour l'environnement n'ont pas été étudiés.

Le MON 810 était cultivé fin 2011 sur 115.000 hectares dans six pays: Espagne, Portugal, République tchèque, Pologne, Slovaquie et Roumanie. La Pologne a depuis mis fin à ces cultures.

Le processus d'évaluation pour les demandes d'autorisation de culture et de commercialisation d'OGM se déroule en quatre temps: consultation de l'EFSA sur les risques pour la santé, demande d'autorisation aux Etats sur la base d'un avis favorable de l'EFSA, procédure d'appel si aucune majorité qualifiée ne se dégage entre les Etats. Enfin, si cette situation perdure, la décision finale revient à la Commission européenne.

A ce jour, l'EFSA n'a jamais rendu un avis négatif et aucune majorité qualifiée n'a jamais été trouvée entre les Etats pour interdire ou autoriser un OGM.

Selon les règles en vigueur, le MON 810 pourra continuer à être cultivé dans les Etats qui le souhaitent jusqu'à ce que l'UE prenne une décision.

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Santé, environnement : quelle place pour ceux qui nous alertent?

Avec son étude choc sur un maïs OGM, le Pr Gilles-Eric Séralini appartient à la cohorte de ceux qui, de l'amiante au Mediator, "alertent" sur des dangers sanitaires ou environnementaux. Le Sénat va bientôt débattre de la façon de donner plus de poids à ces "lanceurs d'alerte".

 

L'étude Seralini "constitue une nouvelle illustration de l'urgence à faire progresser la loi", clame la fondation Sciences citoyennes, association qui plaide depuis dix ans pour un véritable statut du "lanceur d'alerte".

L'étude, au-delà de ses résultats sur une possible toxicité d'un maïs transgénique, a rouvert le débat sur la façon dont sont menées les expertises permettant d'autoriser ou non les organismes génétiquement modifiés.

Ce débat va gagner les rangs du Sénat où le groupe écologiste a déposé une proposition de loi visant à mieux enregistrer ces "alertes" scientifiques et clarifier les procédures d'expertise, régulièrement contestées sur fond de conflits d'intérêts ou de lobbying industriel.

L'examen du texte débutera le 15 octobre mais des réticences pourraient renvoyer aux calendes grecques une éventuelle adoption.

 

Les "lanceurs d'alerte" sont ces scientifiques, experts ou associations qui rendent publiques leurs "découvertes" sur des risques pour la santé ou l'environnement en bravant, parfois, leur hiérarchie ou des firmes puissantes.

De Henri Pézerat, avec l'amiante, à Irène Frachon, dans l'affaire du Mediator, en passant par des spécialistes des ondes ou du bisphénol A, ils ont appris à se faire entendre.

Pour autant, ils ne sont "absolument pas protégés", affirme Glen Millot, de la fondation Sciences citoyennes. "Au mieux, s'ils sont fonctionnaires, ils sont placardisés et leurs crédits asséchés. Au pire, ils peuvent être licenciés".

 

La loi sur le contrôle des médicaments, votée en 2011 pour empêcher un nouveau scandale comme celui du Mediator, protège de sanctions ceux qui alertent sur un produit. Les sénateurs écologistes souhaitent "élargir" cette protection "à l'ensemble des lanceurs d'alerte", explique le rapporteur du texte, Ronan Dantec.

 

Autre mesure envisagée: la création d'une "Haute autorité de l'expertise scientifique et de l'alerte", une "structure qui garantisse l'indépendance de l'expertise et puisse recueillir les signaux d'alerte". Elle ne mènerait pas elle-même des expertises mais édicterait quelques principes généraux et vérifierait que les alertes sont examinées.

Pour le toxicologue André Cicolella, lui-même licencié en 1994 de l'INRS (Institut national de recherche et de sécurité) après avoir alerté sur la toxicité de certains solvants, harmoniser les procédures pourrait "aider les agences qui font de l'expertise à ne pas être juge et partie".

Cette idée d'une nouvelle instance laisse en revanche "dubitatif" Pierre Le Coz, qui préside le comité de déontologie et de prévention des conflits d'intérêts de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

"Cela nous paraît un peu complexe et nécessiterait d'avoir des hyper-experts", relève le philosophe, rappelant que de plus en plus d'agences se dotent de leurs propres comités de déontologie.

Depuis l'affaire du Mediator, estime-t-il, les experts ont compris l'intérêt d'accroître la transparence pour "retrouver une crédibilité auprès du public".

La proposition écologiste suscite aussi des réticences au Sénat : "Nous ne sommes pas favorables à la création d'une nouvelle agence", souligne Yves Daudigny, rapporteur général PS de la commission des Affaires sociales.

 

Malgré le risque de voir le débat tourner court, M. Dantec reste optimiste, estimant que "les choses sont mûres au niveau politique" pour permettre une adoption du texte.

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La mort est dans le pré: émission du 17 avril 2012 en replay gratuit

La mort est dans le pré: émission du 17 avril 2012 en replay gratuit | Des 4 coins du monde | Scoop.it

Le replay de "La mort est dans le pré" du mardi 17 avril 2012 est disponible en streaming pendant quelques jours sur France 2.

 

Un agriculteur de 47 ans, atteint d'un cancer, s'exprime : «Quand on découvrira toute la vérité sur les dangers des pesticides, ce sera un scandale pire que celui du sang contaminé». Des centaines d'agriculteurs sont victimes des produits phytosanitaires, jusqu'à récemment présentés comme «anodins».

Ils les ont utilisés pendant des années, jusqu'au jour où les maux de tête, la fatigue, les comas successifs les ont conduits à l'hôpital.

Une épidémie de cancers et autre maladie de Parkinson liés aux pesticides apparaît au grand jour. Ce documentaire est une immersion auprès d'agriculteurs atteints de maladies mortelles.


Via Catherine Closson
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