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Best Practices of Open Policy making

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Best Practices

Best Practices in Citizen Engagement

AmericaSpeaks has also sought to identify and demonstrate best practices in citizen engagement. Look at case studies or videos of our work or read some of the publications that we have written or been involved with below.

•A Manager’s Guide to Citizen Deliberation. by Carolyn J. Lukensmeyer and Lars Hasselblad Torres. IBM’s Center for the Business of Government released a practical guide for federal managers written by AmericaSpeaks. The aim of the guide is help shape public involvement practices and deepen understanding of public deliberation at the federal level.

•Eight Principles of Public Outreach. By Joe Goldman and Joe Peters.

•Introducing Government Agencies to Web 2.0. What do agencies need to know about social media? By Joe Goldman and Joe Peters.

•Leveraging Philanthropy to Make Citizen Engagement Count. By Carolyn Lukensmeyer and Steve Brigham.

•Open Government Recommendations from Federal Managers. Federal managers from more than 20 federal agencies came together in 2009 to develop recommendations for Open Government.

•Open Policy Making 101. 10 questions to ask before launching your online public consultation. By Joe Goldman and Joe Peters.

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Des références pour étudiants et citoyens
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Tour du monde sonore sur l'agriculture familiale - Altermondes

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Altermondes a rencontré plusieurs acteurs de la société civile des pays du Sud, impliqués dans la mobilisation en faveur d'une agriculture familiale.
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Visualising the locality of participation and voice on Wikipedia

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On Sunday, I use an extended stopover in San Francisco airport to pop into the Wikimedia Headquarters and chat about uneven geographies of voice and representation on the platform.  In looking thro...
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L'EspaceLab, un nouvel espace numérique communautaire à Québec : ateliers en logiciel libre et domotique citoyenne

L'EspaceLab, un nouvel espace numérique communautaire à Québec : ateliers en logiciel libre et domotique citoyenne | Démocratie en ligne, participative et délibérative | Scoop.it

Via Michel Briand, Sylvain Rotillon
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Michel Briand's curator insight, December 7, 1:48 PM

Reportage par valerie-dagrain.org cc-by-sa EspaceLab Nov.2014

Présentation de l’EspaceLab :

L’EspaceLab, un espace de création numérique communautaire, a ouvert ses portes cet automne 2014, dans le quartier de Sainte-Foy à Québec au Canada.Situé dans la Bibliothèque Monique Corriveau nouvellement aménagée (photo 1), au cœur du quartier, à 10mn de l’Université de Laval et juste à côté des locaux R&D de XiVO (système de téléphonie Libre), des animateurs-trices bénévoles de l’Espace-lab accueillent vos idées d’ateliers. En savoir plus sur l’historique des Fablabs au Québec.L’équipe de l’EspaceLab couvre tous les milieux professionnels : ce sont des chercheurs, des enseignants, des scientifiques, des administrateurs et des gens d’affaires.La salle, qui accueille des ateliers tous les samedi matin, permet d’organiser plusieurs groupes de travail. Le matériel de la bibliothèque disponible sur place se compose de plusieurs tables, chaises, de 4 grands écrans TV pour utiliser et montrer en temps réel l’utilisation de logiciels ou montrer des vidéos. La bibliothèque fournit un accès internet en WiFi et filaire.Le matériel apporté par les bénévoles comprend actuellement de l’équipement en électronique (Arduino avec 16 projets pour les débutants et des capteurs arduino, oscilloscope électronique et multimètre) en robotique, Freecad en CAO (Conception Assistée par Ordinateur), en informatique (Logiciel Libre Ubuntu, Linux, Blender, Python et du matériel pour exécuter de l’impression 3D et Scanneur 3D. Les 4 projets actuels, où tout le monde peut participer, sont : d’établir un record d’altitude avec une fusée à eau (projet 624), de créer une plante intelligente qui s’arrose et publie sur un blog (projet agro-urbano), de participer au projet d’un étudiant sur un synthétiseur modulaire, de fabriquer un mini-maker pour le printemps 2015 (événement mini-maker faire de Montreal). Sources : espacelab2014.wordpress.com

 

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Qu’est-ce qu’une Accorderie ? | Échanges de services et lutte contre la pauvreté et l'exclusion

Qu’est-ce qu’une Accorderie ? | Échanges de services et lutte contre la pauvreté et l'exclusion | Démocratie en ligne, participative et délibérative | Scoop.it

Une Accorderie vise à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale en renforçant les solidarités entre des personnes d’âge, de classe sociale, de nationalité et de sexe différents.

 

Une Accorderie développe, par l’échange de services et la coopération, les conditions d’une amélioration réelle, et au quotidien, de la qualité de vie de tous ses membres, les AccordeurEs. Ces derniers ont accès aux services individuels des autres membres de L’Accorderie, ainsi qu’aux activités collectives d’échange, soit à des services d’intérêt général qui s’adressent à l’ensemble des AccordeurEs.

 

Une Accorderie œuvre dans le monde de l’économie sociale et solidaire, en proposant un système économique alternatif reposant sur la création d’une nouvelle forme de richesse. Une richesse collective et solidaire qui s’appuie essentiellement sur le potentiel des membres de toute la communauté. Une communauté où, trop souvent, les citoyens les plus pauvres sont jugés non productifs, car étant sans emploi, aux études, à la retraite, etc. ou occupant un emploi mal rémunéré, ils sont exclus de la spirale de la surconsommation.

 

Une Accorderie fait plutôt le pari qu’il est possible de créer cette richesse collective et solidaire en se basant sur la contribution de tous les membres de la communauté. Une Accorderie, c’est une façon démocratique et organisée de construire une alternative au système économique dominant, avec ce qu’il comporte d’inégalités, et d’entrer dans la spirale sympathique d’un réseau qui concrétise sa croyance que le monde peut fonctionner autrement, en ne laissant personne de côté, et qu’il est possible de produire et de consommer autrement.

 

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Trémargat, laboratoire d'alternatives et de démocratie participative à ciel ouvert

Trémargat, laboratoire d'alternatives et de démocratie participative à ciel ouvert | Démocratie en ligne, participative et délibérative | Scoop.it

A Trémargat, dans les Côtes d’Armor, la solidarité, l’entraide ou l’écologie ne sont pas de vains mots. La petite commune bretonne est depuis vingt ans un laboratoire à ciel ouvert de projets alternatifs. Ses habitants soutiennent l’installation de paysans, s’approvisionnent dans une épicerie de produits bio et locaux, se retrouvent au café associatif, délibèrent au sein d’un conseil municipal qui applique des principes de démocratie participative, et s’éclairent avec Enercoop. La formule fonctionne : le village qui se mourait dans les années 70 est depuis quinze ans en pleine renaissance. La preuve qu’on peut vivre autrement. Reportage.

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Ces Français qui vivent autrement, travaillent différemment

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Eric Dupin est parti à la rencontre de Français qui refusent le système consumériste et productiviste. Dans Les Défricheurs, il nous explique comment, loin de n'être que des hurluberlus utopistes, beaucoup ont su inventer un nouveau type d'entreprises.
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Connexions solidaires - Le numérique, nouveau combat contre l'exclusion

Connexions solidaires - Le numérique, nouveau combat contre l'exclusion | Démocratie en ligne, participative et délibérative | Scoop.it

Connexions Solidaire est un programme innovant, conçu par Emmaüs Connect. Il apporte des solutions à un problème crucial et peu traité : l’accès durable aux technologies numériques (téléphones ou Internet).

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Les (biens) Communs

Les (biens) Communs | Démocratie en ligne, participative et délibérative | Scoop.it

De quoi parle-t-on? Faut-il dire Biens communs ou Communs? Quelle est l'histoire des Communs ? En quoi permettent-ils de poser différemment le lien de l'individu au collectif ? Ce dossier propose une vue panoramique sur le sujet. un dossier de @Silvae


Via LNmulot
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Laurent Chedanne's curator insight, November 16, 4:48 PM

Série d'articles intéressant sur la résurgence du développement des Communs.

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L’Art de l’en-commun à Montréal

L’Art de l’en-commun à Montréal | Démocratie en ligne, participative et délibérative | Scoop.it

Les 6, 7 et 8 novembre, l’Art de l’en-commun, un événement de la communauté Art of Hosting Montréal, a vu 70 personnes se rencontrer pour explorer les biens communs et le commoning, et développer une culture à partir de la posture de commoner. Les deux premiers jours se sont déroulés dans les magnifiques locaux-jardins de l’Espace pour la Vie partenaire de l’événement. Le troisième jour, les participants se sont répartis dans différents tiers-lieux porteurs de projets de communs à travers la ville de Montréal.

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DicoPart : Dictionnaire critique et interdisciplinaire de la participation

DicoPart : Dictionnaire critique et interdisciplinaire de la participation | Démocratie en ligne, participative et délibérative | Scoop.it
DICTIONNAIRE CRITIQUE ET INTERDISCIPLINAIRE DE LA PARTICIPATION
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Enfin une carte des grands projets citoyens et utiles à la société !

Enfin une carte des grands projets citoyens et utiles à la société ! | Démocratie en ligne, participative et délibérative | Scoop.it

Barrage de Sivens, aéroport de Notre-Dame-des-Landes, projet de ligne à grande vitesse entre Lyon et Turin... Autant de projets critiqués pour leur inutilité sociale, leurs conséquences néfastes sur l’environnement et leur caractère « imposé », sans véritable concertation démocratique. Mais qu’en est-il des propositions alternatives ? Des idées d’infrastructures en matière d’énergie ou de gestion de l’eau portées par les citoyens eux-mêmes, loin des lobbies industriels, des intérêts privées et des risques de corruptions des élus ? ECA Watch, un réseau d’organisations non gouvernementales, publie une carte mondiale de ses propositions d’infrastructures, alternatives et répondant à l’intérêt général. L’enjeu, « encourager les institutions financières publiques à investir dans de meilleurs projets ».

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Le Message | Comprenez le, diffusez le, reprenez le pouvoir.

Le Message | Comprenez le, diffusez le, reprenez le pouvoir. | Démocratie en ligne, participative et délibérative | Scoop.it

C’est une proposition concrète qui doit rassembler derrière elle les millions de citoyens dont l’impuissance politique est programmée dans la constitution.

Parce que ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir
“Nous voulons une Assemblée Constituante démocratique, donc tirée au sort.”

En lisant les 6 chapitres de ce site, vous comprendrez pourquoi si vous voulez changer quoi que ce soit dans le fonctionnement actuel de notre société, vous devez faire de ce message votre seule revendication : de son application découlera tout le reste. Afin de comprendre concrètement la force de ce message prenez maintenant quelques minutes pour lire les six chapitres du site, ils sont très courts.

Les chapitres vont à l’essentiel, néanmoins vous trouverez au sein de chaque chapitre des liens permettant de bien approfondir le sujet — notamment dans « Approfondissement » — et en bas de page des vidéos, documents et liens divers. Pour un argumentaire entièrement développé et des réponses aux objections courantes, voir LaVraieDemocratie.fr.

Découvrez maintenant ce qu’est vraiment une démocratie.

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Dominique Cardon : «Il faut privilégier la liberté sur le contrôle»

Dominique Cardon : «Il faut privilégier la liberté sur le contrôle» | Démocratie en ligne, participative et délibérative | Scoop.it
Où s'arrête la démocratie sur Internet ? C'est la question posée à Dominique Cardon, sociologue et auteur de «La démocratie sur Internet. Promesses et limites», dans le cadre des débats du Forum Libération de Mulhouse.
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Sous la tente des ZAD de France

Sous la tente des ZAD de France | Démocratie en ligne, participative et délibérative | Scoop.it
De Notre-Dame-des-Landes à Sivens, «Libé» a sillonné les routes des zones à défendre, où contestation se conjugue avec invention de nouvelles formes de vie, en ou hors de la société.
Florence Piron's insight:
REPORTAGEDe Notre-Dame-des-Landes à Sivens, «Libé» a sillonné les routes des zones à défendre, où contestation se conjugue avec invention de nouvelles formes de vie, en ou hors de la société.

Quand il s’est installé en 2009 dans le bocage nantais, sur le site du (futur ?) aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Stéphane n’imaginait pas se retrouver là cinq ans plus tard. «Ça paraissait fou d’empêcher la construction de cet équipement», raconte-t-il. Malgré un impressionnant déploiement policier à l’automne 2012 pour lancer les travaux, les squatteurs ont tenu le terrain. «Lors de l’opération César, on a relevé la tête et on a dit non», se souvient l’homme de 37 ans. C’est à cette époque qu’a été popularisé le néologisme «ZAD», pour «zone à défendre». Depuis, le label a fait florès. De nombreuses ZAD ont essaimé partout en France : dans le Tarn contre un barrage destiné à l’irrigation, dans l’Isère contre un village de vacances, dans le Rhône contre le Grand Stade de l’Olympique lyonnais, pour les plus emblématiques.


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Des foyers de résistance de taille plus modeste se montent à travers le territoire, pour des durées variables. A Bure, dans la Meuse, des militants antinucléaires ont ouvert une «maison de résistance» face à un projet de centre d’enfouissement de déchets radioactifs. La méthode a prouvé son efficacité pour paralyser ces «grands projets inutiles et imposés», honnis des zadistes. Si bien qu’une zone à défendre «légale» a vu le jour récemment, du côté d’Agen, sur le terrain d’un paysan retraité qui a appelé le réseau à la rescousse pour combattre un plan de zone d’activité à côté d’une future ligne à grande vitesse.

En quelques années, les zadistes ont acquis de l’expérience, peaufiné leurs méthodes, et remporté plusieurs combats. A Sivens, il a fallu un drame, la mort de Rémi Fraisse le 26 octobre, pour que les travaux de défrichement soient interrompus. A Roybon, c’est la justice qui a décidé, mardi, de suspendre un arrêté préfectoral autorisant les engins de chantier à intervenir. Cet activisme inquiète les autorités. «Aujourd’hui, quand les préfets apprennent qu’une ZAD est en train de se lancer, ils ont peur», sourit Ben, passé par Sivens et installé à Sainte-Colombe-en-Bruilhois, près d’Agen. Les pouvoirs locaux semblent perdus face à ces militants passés maîtres dans l’occupation physique des sites de travaux, et dont les méthodes désemparent. Rejetant le jeu de la démocratie représentative et les procédures d’enquête publique, qu’ils considèrent faussées, les zadistes fonctionnent de manière horizontale, sans porte-parole. Certains s’installent à long terme, d’autres circulent d’un lieu de lutte à l’autre, en fonction des besoins.

Ce qui ne les empêche pas de travailler avec les associations «classiques». La répartition des rôles est claire : aux organisations du cru - paysannes, environnementales - le travail de contre-expertise et les recours judiciaires, aux zadistes l’occupation des ZAD. Les relations sont parfois mouvementées. Le débat autour de la violence, ou du moins de l’interposition physique, est récurrent. «Les autorités n’ont eu de cesse d’essayer de créer des scissions dans notre mouvement, analyse Stéphane, en opposant les associations légales à un fantasme de mouvement armé. Mais notre envie de débattre et de composer est plus forte.» C’est pour rendre compte de ces nouvelles formes d’activisme que Libération s’est rendu de ZAD en ZAD la semaine passée, de Notre-Dame-des-Landes à Roybon en passant par Agen et Sivens. L’objectif : raconter les motivations de ces militants de tous âges, leurs espoirs, leurs doutes et les passerelles entre ces nombreux foyers de résistance.

Union à Notre-Dame-des-Landes.

Le voyage commence à «Moscou», référence humoristique de certains zadistes au site de Notre-Dame-des-Landes, le plus ancien, le plus développé aussi, d’où tout est parti. Sur les 1 600 hectares de la zone, où Vinci doit bâtir un nouvel aéroport pour remplacer celui de Nantes-Atlantique, que les autorités jugent saturé, le calme est revenu. Depuis dix-huit mois, les fourgonnettes de gendarmerie ont disparu. Les squatteurs, disséminés sur une soixantaine de lieux de vie, ont pris leurs aises. Certains occupent de vieilles fermes retapées, d’autres continuent de dormir dans des cabanes en bois et torchis, dont le standing s’est nettement amélioré. «On veut que ça soit le plus confortable possible», explique un habitant. «L’hiver, pour se chauffer, on compte sur les poêles à bois et une bonne isolation.» A terme, c’est même l’autosuffisance alimentaire qui est visée. Une vingtaine de projets agricoles, allant de l’élevage de vaches laitières à l’apiculture en passant par la plantation de tabac et la fabrication de beurre ou de fromage, ont vu le jour. Il y a peu, un verger a été planté. Les quelque 200 habitants des lieux n’en doutent pas : l’aéroport ne verra jamais le jour. «Cette ZAD est emblématique, explique Stéphane. Si les gendarmes et les pelleteuses reviennent, la mobilisation sera d’ampleur.» Plus de 200 comités anti-aéroport ont été créés, partout en France, une force de mobilisation non négligeable. Récemment, Manuel Valls a pourtant redit «la détermination de l’Etat à voir ce projet réalisé». La semaine dernière, il fixait même le cap pour le «premier semestre 2015» dans une interview à Ouest France. «Après la décision du tribunal administratif, il faudra alors s’engager dans la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes», jugeait-il. Réponse amusée de Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie qui, en privé, ne cache pas son peu de goût pour ces chantiers d’aménagement vieux de plusieurs années : «Bon courage.»

A Notre-Dame-des-Landes, les anti-aéroport pensent d’ores et déjà au futur. Julien Durand est le porte-parole de l’Acipa, la principale association d’opposants. Cet ancien producteur laitier, 68 ans, œuvre depuis de longues années à la bonne entente entre paysans et zadistes. «Il faut que les occupants respectent le travail des exploitants agricoles, qu’ils fassent attention à leurs chiens en divagation. Cela prend du temps, mais ça se gère correctement.» Les deux parties ont appris à travailler ensemble, notamment autour de l’opération «Sème ta ZAD». «On fournit des conseils techniques, on prête du matériel», raconte Julien Durand. En échange, certains occupants donnent un coup de main aux agriculteurs du coin quand ils en ont besoin. Cette cohabitation, l’ancien agriculteur espère la faire perdurer dans un cadre plus légal. «Si l’aéroport ne se fait pas, on a plusieurs sites qui pourraient servir à de jeunes exploitants cherchant à s’installer. Il faudra aussi faire en sorte que les habitants qui veulent rester puissent le faire.» Un désir partagé par certains zadistes, même si les modalités concrètes divergent. Au détour d’un chemin de traverse, on croise «Judas», flanqué de deux boucs des fossés, préposés à l’entretien des haies. L’homme, 35 ans, s’imagine volontiers vivre «un bout de temps» sur la ZAD. Mais il ne se voit pas comme un «militant déterminé», plutôt comme un «travailleur». Il veut expérimenter à Notre-Dame-des-Landes une «agriculture qui ne soit pas destructrice», espère aussi y trouver une autre forme de vie en société, faite d’autogestion et de délibérations collectives. Stéphane réfléchit de son côté à un «endroit où on vit et on lutte de manière différente». «Il ne faut pas en faire une enclave ou un ghetto à ciel ouvert», précise-t-il. Les liens entre militants mènent parfois à des initiatives étonnantes. Une dizaine de migrants de la Corne de l’Afrique, Soudanais pour la plupart, ont atterri dans un bois de la ZAD, via les réseaux «No border», qui les ont exfiltrés de la jungle de Calais. Ils retapent une cabane de fortune et reçoivent une aide juridique pour leurs demandes d’asile. D’autres zadistes se font théoriciens. Jean-Jo, militant anar, rêve d’une «commune libre de la ZAD». Son modèle, ce sont les communaux, vestiges des anciennes communautés paysannes où la copropriété est la règle. «Le vrai processus révolutionnaire commence aujourd’hui. Pour cela, l’enjeu, c’est de contrôler la terre et d’arriver à y bosser de manière pratique, ce qui nous crédibilisera aux yeux des voisins», confie-t-il.

Tensions à Sivens

La réflexion n’est pas toujours aussi avancée. A Sivens comme à Roybon, les occupants vivent sous la menace pressante d’une reprise des travaux. L’ambiance y est plus tendue, et entrer sur les ZAD - qui sont aussi des lieux de vie - prend du temps. Les médias sont accusés de «déformer les propos» et de «caricaturer la lutte». Les relations à fleur de peau avec les riverains favorables aux projets d’aménagement ne facilitent pas les choses. A Sivens, le jour de notre venue, une centaine d’agriculteurs de la région, liés à la FNSEA, mènent l’opération «Manche de pioche» dans les environs. Objectif de la manif : «Passer un coucou franc aux zadistes.» Jérôme, fils d’un paysan à la retraite, veut qu’ils «dégagent». Un autre s’en prend à «ces étrangers venus souiller la vallée» du Tescou. Ce jour-là, il faut l’interposition de plusieurs dizaines de gendarmes mobiles pour éviter que la situation ne dégénère. Les deux camps ne se parlent plus depuis longtemps, et les rumeurs vont bon train. Les zadistes - rebaptisés «pelluts» («chevelus», «hippies», en occitan) - sont accusés de vols, les agriculteurs d’opérations d’intimidation musclées. «On va être de plus en plus dans la démarche de défendre nos droits, et ça pourrait créer du grabuge», prévient Jacques, un retraité du village de Salvagnac, favorable au barrage.

Climat explosif à Roybon

Dans l’Isère, le schéma se répète presque à l’identique. Pour l’instant, partisans et opposants au Center Parcs s’en tiennent à des manifestations dans le petit village de Roybon, 1 200 habitants. Mais les mots ne trompent pas. Pour les défenseurs du projet, les zadistes sont des «extérieurs», des «fainéants» hostiles à la croissance et l’emploi. Le bruit court qu’ils «caillasseraient» toute personne approchant de la ZAD, voire qu’ils auraient «piégé» la maison forestière occupée depuis le 30 novembre. Des craintes fantasmées, mais qui témoignent d’un climat explosif.

A l’intérieur de la ZAD, on espère pourtant «renouer le dialogue» avec les locaux. «L’idée, c’est d’expliquer que le modèle défendu par Center Parcs ne répondra pas à la misère des gens du coin. Il est fondé sur des emplois à temps partiel et largement subventionné», explique un occupant. A ces revendications sociales s’ajoutent des motivations diverses.

A la fois militants anticapitalistes, anarcho-libertaires, décroissants, écologistes, utopistes, féministes, les zadistes constituent un ensemble hétérogène, qui ne déteste rien de plus que d’être «mis dans des cases». «Certains sortent de la fac, d’autres de la rue», illustre Stéphane, à Notre-Dame-des-Landes. Entre eux, les désaccords ne manquent pas. Les vegan refusent toute forme d’exploitation animale quand d’autres veulent se lancer dans l’élevage. Certains sont à l’aise lors des (longues) assemblées générales qui rythment la vie des ZAD, mais beaucoup ne «supportent pas de rester assis quatre heures pour débattre de tous les aspects de la vie en collectivité», sourit un habitant. D’autres moments de rencontres sont alors mis en place pour faciliter la prise de parole, comme des chantiers collectifs.

Les destinées individuelles sont tout aussi variées. Sur les ZAD, on retrouve des jeunes, des vieux, des militants de longue date, d’autres moins politisés. Mil, par exemple, est ouvrier agricole dans la Drôme. Agé de 30 ans, il vient sur la ZAD de Roybon «deux jours par semaine», sur ses «week-ends et congés». Mais il ne se sent «pas forcément assez militant pour tout plaquer» et n’est «pas sûr de revenir ici en mode foulard et barricades» en cas de reprise des travaux. D’autres, souvent marqués par les deux mois d’affrontements avec les forces de l’ordre à Sivens, qui ont abouti à la mort de Rémi Fraisse, revendiquent la nécessité de s’opposer physiquement. Tel «Camille» - le pseudonyme épicène choisi par de nombreux zadistes -, 22 ans : «Je tiens les barricades et je suis prêt à subir de nouveau la violence policière. On ne se laissera pas faire. Par contre, si le projet était suspendu, j’irais ailleurs, là où il y a besoin d’aide.»

Les foyers de contestation ne manquent pas. La fédération France Nature Environnement a récemment recensé une centaine de «projets nuisibles», «aux coûts environnementaux largement sous-estimés, quand ils ne sont pas ignorés, et aux bénéfices sociaux et économiques surévalués». Autant de lieux que les zadistes pourraient investir, en dénonçant des enquêtes publiques bâclées et un modèle de développement daté.

En face, Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, a ainsi résumé la doctrine des pouvoirs publics : «La République, ça signifie aussi que, lorsque le droit voté par le souverain et interprété par le juge permet des projets de développement de se mettre en œuvre, personne ne peut, en raison de l’endroit d’où il parle, parce qu’il s’estime avoir raison, imposer la violence à la République en contravention avec le droit.» Symbole de deux mondes qui ne se comprennent pas, et ne se parlent pl

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Démocratie représentative et participation(s) citoyenne(s) : réflexions et applications pratiques (pas en libre accès)

Bien que sa base soit très large, la démocratie représentative doit aujourd’hui faire face à un besoin de légitimation de ses modes de décisions qui fasse droit aux attentes des citoyens et des corps intermédiaires dans les sociétés modernes complexes. Certains mécanismes de participation citoyenne et de procédures délibératives explorent depuis plusieurs années les moyens d’éclairer ou d’encadrer les mandats électifs. La France a notablement développé de tels dispositifs depuis plusieurs années, témoignant d’une capacité d’adaptation dont il reste à mesurer toute la portée.

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A El Guettar, les habitants réinventent la démocratie directe.

A El Guettar, les habitants réinventent la démocratie directe. | Démocratie en ligne, participative et délibérative | Scoop.it
Lorsque l’on arrive dans une ville comme El Guettar, Redeyef ou Thala, on est abasourdi dans un premier temps par la beauté des paysages, montagneux,...

Via Aquitaine decroissance, Sylvain Rotillon
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Politique du commun - Pierre Dardot et Christian Laval - revue Esprit

Politique du commun - Pierre Dardot et Christian Laval - revue Esprit | Démocratie en ligne, participative et délibérative | Scoop.it

Christian Laval : Ce livre est le résultat de nombreux échanges, notamment dans le cadre d’un séminaire du Collège international de philosophie. Il résulte également de nos travaux précédents au sein du groupe d’études « Question Marx ». Nous avions précédemment travaillé sur le néolibéralisme, dans le livre La nouvelle raison du monde[1], dans lequel nous avancions que la société était aujourd’hui dominée par une rationalité fondée sur la norme de la concurrence et sur le modèle de l’entreprise. Cette longue analyse appelait à la construction d’une rationalité alternative. Pour cela, nous nous sommes mis à l’écoute de ce qui se faisait, des pratiques et des discours qui toutes et tous nous semblaient tourner autour d’un certain nombre de termes, dont le terme de « commun ». Nous avons donc voulu élucider ce que l’on pouvait entendre par « commun » : d’où vient cette question, par quels chemins historiques est-elle venue jusqu’à nous ?

 

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Citoyennes. Portraits de femmes engagées pour le bien commun | Association science et bien commun

Citoyennes. Portraits de femmes engagées pour le bien commun | Association science et bien commun | Démocratie en ligne, participative et délibérative | Scoop.it

Ce livre propose les portraits de 31 femmes de différents pays et de différentes époques qui ont un point commun : elles se sont engagées à un moment de leur vie pour transformer la société dans laquelle elles vivaient, dans l'espoir de la rendre plus vivable, plus juste, plus équitable, plus libre. Et elles ont réussi!

Elles ont sauvé des vies en risquant la leur, ont désobéi à des lois injustes pour en faire adopter de meilleures ou ont manoeuvré avec patience et ruse pour faire adopter des lois fondamentales. Elles ont mobilisé des communautés opprimées ou influencé les détenteurs du pouvoir. Elles ont utilisé leur plume avec intelligence et sagacité pour démontrer, alerter, convaincre, proposer.

D'Olympe de Gouges, rédactrice de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne en 1791 à Laure Waridel, militante environnementaliste québécoise, en passant par Wangari Maathai (Kenya) ou Irena Sendler (Pologne), découvrez ces femmes ordinaires devenues exceptionnelles par leur engagement en faveur du bien commun.

Ce livre propose les portraits de 31 femmes de différents pays et de différentes époques qui ont un point commun : elles se sont engagées à un moment de leur vie pour transformer la société dans laquelle elles vivaient, dans l'espoir de la rendre plus vivable, plus juste, plus équitable, plus libre. Et elles ont réussi!

Elles ont sauvé des vies en risquant la leur, ont désobéi à des lois injustes pour en faire adopter de meilleures ou ont manoeuvré avec patience et ruse pour faire adopter des lois fondamentales. Elles ont mobilisé des communautés opprimées ou influencé les détenteurs du pouvoir. Elles ont utilisé leur plume avec intelligence et sagacité pour démontrer, alerter, convaincre, proposer.

D'Olympe de Gouges, rédactrice de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne en 1791 à Laure Waridel, militante environnementaliste québécoise, en passant par Wangari Maathai (Kenya) ou Irena Sendler (Pologne), découvrez ces femmes ordinaires devenues exceptionnelles par leur engagement en faveur du bien commun.

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Le débat : les biens communs, de la nature à la connaissance

Le débat : les biens communs, de la nature à la connaissance | Démocratie en ligne, participative et délibérative | Scoop.it
Comment définir, gérer, protéger les biens communs ?
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Pourquoi nous parlerons désormais de communs plutôt que de biens communs

Pourquoi nous parlerons désormais de communs plutôt que de biens communs | Démocratie en ligne, participative et délibérative | Scoop.it
Passer de Biens communs à communs, c’est mettre l’En-Commun, au sens d’action collective, au même niveau que la ressource. Pour pouvoir parler de communs, il faut qu’une ressource soit instituée comme telle par un groupe et c’est ce processus d’institutionnalisation qui importe vraiment. Nous plaçons ainsi les communs dans une dynamique d’action collective et politique. Les communs ne sont pas seulement des biens matériels, ni même immatériels, qu’il faudrait gérer et dont l’essence serait fixe et immuable.

Passer de « biens communs » à communs, c’est aussi prendre du recul sur la pensée d’Elinor Ostrom, qui avait axé sa réflexion sur certains types de ressources « Les Common Pool Resources », correspondant seulement à certains types de biens ayant des caractéristiques données. Or, si l’on regarde attentivement, n’importe quelle ressource peut être mise en commun, dès lors qu’une communauté le décide. Il n’y a pas de ressource qui aurait intrinsèquement des caractères la prédisposant à être gérée en commun.
Enfin, dernier argument, c’est que la notion de « bien », immanquablement, appelle sous une forme ou une autre la propriété, alors que certains pensent que celle-ci doit être complètement mise de côté lorsqu’il est question de communs (c’est l’approche de Stallmann avec les logiciels libres, qui rejette catégoriquement la propriété intellectuelle ; c’est aussi quelque chose de très fort dans le mouvement des semences, qui refuse de considérer qu’il s’agit de « biens » marchandisables » et qui rejette déjà le terme de « bien commun »).
L’ouvrage récent qui va le plus loin dans cette logique est celui de Pierre Dardot et Christian Laval, qui appellent explicitement à ne plus employer le terme de biens communs pour passer aux communs. Nous notons aussi avec intérêt que le livre de Jeremy Rifkin La nouvelle société du coût marginal zéro. L’internet des objets, l’émergence des communaux collaboratifs et l’éclipse du capitalisme qui aborde les communs propose la traduction « communaux collaboratifs » replaçant ainsi les communs dans leur filiation historique.

Via LNmulot
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Pour la Transition, une économie du partage de la connaissance et des biens communs

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Rencontre publique avec Bernard Stiegler et Michel Bauwens
par Ouishare (ouishare.net), Savoirscom1 (www.savoirscom1.info) et VECAM (www.vecam.org)
Le 16 septembre 2014 de 18:00 à 20:30 Petite Salle du Centre Pompidou à Paris

Face aux  crises économique, sociale et écologique, nous sommes nombreux à penser qu'il faut créer les conditions de la transition d'un monde industriel productiviste vers une économie fondée sur le partage de la connaissance en biens  communs et sur des modes de productions collaboratifs et contributifs. L'enjeu est d'abord de forger de nouveaux concepts pour comprendre les effets de l'automatisation et de la pénétration du numérique dans tous les aspects de la vie. Il s'agit également de repenser l'intérêt général et la solidarité comme des horizons possibles.

Pour cela, les pouvoirs publics locaux et nationaux, l'Université et la société civile organisée, doivent inventer ensemble, dans les territoires de vie, des alternatives à l'individualisme propriétaire et aux modes de gouvernance fondés sur le duopole Etat/marché. C'est en tout cas l'hypothèse qui a été faite en Équateur. Ce pays a organisé une vaste étude pour tenter de mettre au clair la construction d'une société en transition appuyée sur les communs. Plusieurs chercheurs et spécialistes internationaux ont été mobilisés, dont Michel Bauwens et Bernard Stiegler.

Quel est le rôle de l'État, des collectivités locales et des territoires dans la transformation de l'économie vers une production des biens et services fondés sur les principes des biens communs ?

Quels instruments juridiques et économiques faut-il inventer ? quelles alliances entre les acteurs engagés dans des formes alternatives de l'économie et des inovations sociales ?

Comment aller au delà des niches développées avec succès dans certains secteurs ­ comme l'économie numérique ­ et permettre un passage à l'échelle vers des modes de production des biens et services fondés sur les principes des biens communs ?

Ouishare (ouishare.net), Savoirscom1 (www.savoirscom1.info) et VECAM (www.vecam.org) vous invitent à aborder ces questions avec Michel Bauwens et Bernard Stiegler au cours d'une rencontre publique qui se déroulera le 16 septembre 2014 de 18:00 à 20:30 dans la Salle Triangle au Centre Pompidou, à Paris.
 

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La citoyenneté numérique - Article de Greffet et Wojcik 2014

Qu’est-ce que la « citoyenneté numérique » ? Les premières considérations sur cette notion doivent être recherchées du côté des réflexions, souvent issues d’essayistes, de prospectivistes, ou même de journalistes, parfois reprises par les acteurs politiques, portant sur les effets d’internet dans le domaine politique, subsumés dans le vocable néo-techniciste de « cyberdémocratie ». Dans cette « cyberdémocratie », et ainsi que le relèvent Pélissier et Evanghelou au tout début des années 2000, le cybercitoyen (netizen) est une sorte de « superhéros avant-gardiste capable de promouvoir n’importe quelle initiative civique et politique censée concilier intérêts particuliers et intérêt général » (Pélissier, Evanghelou, 2000, p. 111). C’est d’emblée une figure idéale du citoyen qui se dessine à travers des réseaux informatiques dont la diversification et la sophistication n’avaient pas atteint le degré actuel. Si une telle conception peut paraître naïve, elle n’en contient pas moins un élément essentiel caractéristique du netizen, à savoir le rapport que l’individu entretient à la communauté. Aussi, la question de la citoyenneté numérique s’entendra d’abord dans une dimension sociale, ce qui se manifestera dans le développement de tout un ensemble de réflexions sur « l’intelligence collective » (Lévy, 1994), les « communautés virtuelles » et les « foules intelligentes », à travers notamment leur incarnation possible dans le WELL ou les newsgroups Usenet (Rheingold, 1995, 2002) lorsque les technologies étaient associées à des idéaux libertaires et de contre-culture, les « coalitions floues » (Castells, 2002), au détriment des organisations permanentes et structurées. Il s’agit ici davantage de s’interroger sur les modes de collaboration, de coopération, sur la construction de collectifs (ce que l’on retrouve aujourd’hui dans les travaux portant sur Wikipédia) plutôt que sur les rapports plus formels à la politique instituée. De fait, de manière beaucoup plus récente, le netizen semble toujours renvoyer à la désinstitutionnalisation des pratiques politiques ou, en tous les cas, à une réflexion sur la diversification et souvent l’individualisation des modes d’engagement qui peuvent transcender les frontières entre privé et public

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Démocratie Ouverte - nouveau site

Démocratie Ouverte - nouveau site | Démocratie en ligne, participative et délibérative | Scoop.it

Et si la démocratie ouverte venait se présenter dans vos organisations. Que pourrait- elle apporter ?


Via Philippe Olivier Clement
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Philippe Olivier Clement's curator insight, November 2, 9:45 PM
  • Concevoir et expérimenter des dispositifs de démocratie ouverte.
  • Animer et mettre en réseau les acteurs de la démocratie ouverte.
  • Faire connaître et promouvoir le concept et les bénéfices de la démocratie ouverte.
Claude Emond's curator insight, November 3, 8:10 PM

Le pouvoir du NOUS citoyen :)

Claude Emond's curator insight, November 3, 9:09 PM

Le pouvoir du NOUS citoyen :)

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Budget participatif, concertation : quel impact réel sur la ville ? - Idées - France Culture

Budget participatif, concertation : quel impact réel sur la ville ? - Idées - France Culture | Démocratie en ligne, participative et délibérative | Scoop.it

Une ville gouvernée de manière participative serait-elle très différente d’une ville dirigée de manière représentative ?  Comment faire davantage participer les citadins et les citoyens à ces nouveaux modes d’expression et comment les organiser ? Les réunions de concertations sont-elles efficaces et utiles, en particulier quand elle concernent des projets d’urbanisme ? Enfin, comment les architectes et les urbanistes se positionnent-ils par rapport à ces questions ? Telles sont les questions abordées dans l'émissions d'aujourd'hui.

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Plan C : instituer une vraie démocratie par une Constitution d'origine citoyenne

Plan C : instituer une vraie démocratie par une Constitution d'origine citoyenne | Démocratie en ligne, participative et délibérative | Scoop.it

Plan C - Écrire nous-mêmes notre constitution?

Je vous propose de prendre personnellement nos problèmes quotidiens à la racine et de réfléchir nous-mêmes à l'institution d'une vraie démocratie.

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