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Cafés suspendus ou mis en attente. Trois commerçants rouennais proposent aux clients d'offrir un café à une personne dans le besoin.
Le Conseil Constitutionnel vient de valider la Loi relative à l’élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral , et en particulier cette invention d’un mode de scrutin majoritaire binominal à deux tours sans panachage ni vote préférentiel (.../...) Le droite, et en particulier François Sauvadet, qui avait impulsé un combat déterminé pour la prééminence de la représentation des territoires (qui, seule, lui avait permis de conserver la présidence du Conseil général de Côte d’Or) est ainsi désavouée (voir Ingénieux, baroque et pittoresque : le mode de scrutin départemental en débats). Ce député UDI donnait d’ailleurs, avant l’heure, l’interprétation qui s’impose quant à cette décision “ Cela signifierait l’avènement d’une conception démographique où seule compte la loi du nombre, au détriment de tout le reste”. Le Conseil Constitutionnel a, heureusement, rappelé qu’en démocratie ce sont les êtres humains qui comptent. Cette décision confirme que certains outrances des débats, que nous avons rélevées, en étaient bien. Les affirmations d’Hervé Maurey, sénateur centriste de l’Eure sur le rôle des femmes en politique (Gérer le social, c’est bien bon pour les femmes affirme le sénateur centriste Hervé Maurey), de Christian Estrosi, député UMP des Alpes Maritimes sur le chef-lieu de canton (voir Fier d’habiter un chef-lieu de canton), de Jean Lassalle, député MODEM non inscrit des Pyrénées Atlantiques sur les conséquences d’une telle décision “nous allons ramener les bandits de grand chemin sur nos territoires ruraux” (voir Le conseiller général rural, andidote aux bandits de grands chemins) sont ainsi ramenées au rang d’effet de tribune, à moins, pour le dernier cas, qu’elles ne tentent de justifier sa décsion d’effectuer son Tour de France à pied à la rencontre de ces bandits, et aussi des Français qui souffrent, qui semble bien peu intéresser les médias (voir le blog du “député qui marche”)
plus d’une centaine de sites supplémentaires pollués par le PCB (PolyChloroBiphényles), – de 437 à 550 -, ont été recensés sur le territoire national entre juillet 2011 et avril 2013 par l’association Robin des Bois, dont une bonne partie sur le bassin de la Seine. L’association de défense de l’environnement le révèle avec la publication de la 7ème édition de son atlas des sites terrestres et aquatiques pollués par ces PCB. (.../...) « Le bassin Seine-Normandie, c’est le summum du pyralène et des PCB. Dans ce domaine, la Seine des Impressionnistes, c’est le Styx de l’enfer », alerte Robin des Bois. En amont de Paris, les rivières sont “PCB-positifs“, en aval « les poissons ne sont pas consommables ». Et en baie de Seine et dans la mer de la Manche, les sardines, les crabes et les gros spécimens de maquereaux, de barbues et de bars « sont visés ». Robin des Bois estime que la reconquête par l’habitat des friches industrielles « se fait dans le désordre. Quand vous entendez éco-quartier, dites-vous bien que les maires et les promoteurs immobiliers cherchent à cacher la vérité ». Les cours d’eau du bassin Seine-Normandie font l’objet d’arrêtés préfectoraux en raison de la contamination des poissons et des crustacés par les PCB. La commercialisation, la consommation ou la pêche de toutes ou certaines espèces de poissons sont restreintes ou interdites dans les eaux sous juridiction française entre Dieppe et Barfleur, les eaux territoriales et littorales des départements du Calvados et de Seine-Maritime et les cours d’eau : l’Aisne, la Beuvronne, l’Esches, l’Essonne, la Seine, la Marne, l’Oise, l’Orge, l’Ourcq, la Saulx, le Thérain, la Thérouanne, la Vesle, l’Yerres et tous les cours d’eau des départements de Seine-et-Marne et d’Essonne.
Si les Architectes de Bâtiments de France exercent une forme de contrôle – notamment sur les sites protégés – en interdisant la pose d’enseignes trop volumineuses ou de couleur trop visibles (la plupart des marques de chaînes conçoivent une version discrète de leur enseigne pour s’afficher dans des tons de couleur blanc, gris, beige, bleu marine), afin de ne pas dénaturer les bâtiments dits classés, ces architectes ne semblent pas sensibles à la disparition progressive de marqueurs historiques incarnés par les enseignes, les noms de marques, les typographies, les techniques utilisées à d’autres époques, par des peintres en lettres et enseignistes. Certes il faut protéger les bâtiments sans les dégrader par des enseignes insoutenables, mais il faut aussi préserver les enseignes anciennes. Ce phénomène est révélateur d’une culture française où le graphisme, mal compris, guère considéré et non codifié, a finalement peu d’importance, alors qu’il joue un rôle majeur dans la perception d’une rue, d’une ville, d’un lieu. Bien plus qu’on ose l’imaginer d’ailleurs. (.../...) Puisque les enseignes sont parfois amenées à durer longtemps, plusieurs générations de signes cohabitent. Aujourd’hui au Havre, nous trouvons encore des enseignes qui font la promotion d’un métier avant une marque : Coiffeur, Optique, Hôtel, Chocolat, Fleurs, Boulangerie, Pharmacie, Bar, Garage, Parfumeur, Chapellerie, Droguerie, Déménagement, Esthétique… Petit à petit, avec l’émergence quasi incontournable des franchises, ces enseignes sont remplacées par des marques nationales ou internationales : Tchip, Afflelou, Banette, Pharmavie, Nicolas, Ibis, Auzou, Midas, Déméco, Maria Galland… En regardant les enseignes dans une ville, nous observons la transformation d’une société en marche. En temps de crise, les enseignes peuvent aussi être signe de bonne nouvelle : nous sommes bien heureux de voir Renault, Total, Delmas… et nous regrettons les grands départs : Hapag-Lloyd notamment. Au Havre, ce qui est rare et précieux, et les cinéastes l’ont bien compris, c’est le faible nombre d’enseignes de chaînes au bénéfice d’une collection d’enseignes uniques et originales, empilées comme des strates archéologiques, témoin de la vie économique d’une cité.
Mais, alors que le projet de Notre-Dame-des-Landes est de fait gelé pour une durée indéterminée, les "zadistes" ont une autre stratégie : "semer des ZAD" partout, autrement dit occuper les zones où doivent se construire des projets qualifiés d'"inutiles", comme la ligne ferroviaire Lyon-Turin, un projet d'incinérateur dans le Morvan, le stade de football de l'Olympique lyonnais à Décines-Charpieu, la zone commerciale dans le triangle de Gonesse, en région parisienne...
A Mont-Saint-Aignan, au nord de Rouen, la cible est une filiale du groupe Auchan, Immochan, qui a acheté des terres agricoles. Dans cette nouvelle ZAD, pas de cabanes dans les bois ou de barricades dans la boue : à la ferme des Bouillons, le squat est trois étoiles. Cinq, six ou sept jeunes, selon les circonstances, vivent...
Via 76actu
Le groupe pétrolier Total est entré en négociation avec le groupe autrichien Boréalis pour la vente de son activité de fertilisants
(.../...° Qui s’intéresse aux humains désillusionnés, à qui on demande de retrouver du travail sur un marché de l’emploi bouché, en les mettant indirectement en concurrence les uns avec les autres ? Moi, j’ai envie d’entendre parler de psychologie, de désocialisation, de tristesse et de honte refoulée. Parce qu’un homme de 50 ans, à qui on retire son principal outil de socialisation, son job, par lequel il s’est toujours défini, grâce auquel il a été fier de pouvoir élever et entretenir sa famille, il devient quoi ? Une cellule de « reclassement » a été mise en place à Petit-Couronne, pour apprendre à tous ces néo-chômeurs comment écrire un CV et une belle lettre de motivation, comment se rendre attractif malgré leur démotivation, comment être meilleur que son collègue, enfin, ancien collègue, et comment trouver un nouveau boulot deux fois moins bien payé à 500 kilomètres de chez soi. (.../...)
(.../...) Je reviens ensuite au point de départ, une salle sans grand intérêt baptisée « Le peintre, ce Narcisse », c’est qu’il est question de l’eau ici, d’où ce titre passe-partout et vide de sens, Eblouissants reflets, bien fait pour le public de province, amateur de peinture décorative et apolitique. Je m’attarde ensuite le temps qu’il faut dans chaque salle : « Le voyage aux Pays-Bas » (illustré par Jongkind et Monet), « L’armada des peintres » (où sont montrés les tableaux de ports), « Ponts » (dont deux Charing Cross de Monet, « C’est connu », remarque une dame), « Canotages » (Renoir, Caillebotte, La Barque de Monet venue de Marmottan, et deux Jean-Louis Forain, « Connais pas », dit la même dame), « Le bateau-atelier » (avec trois Vétheuil de Monet), « Arbres au bord de l’eau » (Monet, Sisley, Caillebotte, Cézanne), « Sisley et la Seine » (avec la série Inondation à Port Marly, première du genre, Bougival, Argenteuil « C’est dommage que ça ait bougé », dit une autre dame) et là, catastrophe, une salle « Rouen et son Ecole » (le lobby local, Amis du Musée, etc. a encore frappé), la suivante n’est pas mieux, consacrée aux Néo Impressionnistes (des Seurat et Signac de seconde zone ainsi que des croûteux), mais ouf la dernière est entièrement consacrée au Claude : « Monet et l’horizon », nymphéas, Etretat et trois superbes Venise (.../...)
Selon nos informations, l’UDI nationale aurait commandé une enquête testant la notoriété de plusieurs personnalités locales. Elle aurait eu lieu avant le déclenchement de la tempête Cahuzac, soit il y a à peu près un mois. « J’en ai entendu parler, confirme Nicolas Zuili, conseiller municipal centriste. Mais je n’ai pas eu accès aux résultats. » Selon lui, cinq personnalités de la droite et du centre auraient été testées : Edgar Menguy (UMP), Bruno Devaux (UMP), Catherine Morin-Desailly (UDI), Pierre Albertini (UDI) et lui-même. « C’est plutôt flatteur », glisse l’élu favorable à l’organisation de primaire pour déterminer le futur candidat de l’opposition à la mairie. Si la plupart des élus de droite disent en avoir entendu parler, les résultats ne leur ont pas été communiqués. La seule qui pourrait lever le voile sur ce sondage, Catherine Morin-Desailly, se mure dans le silence. Elle a décliné toutes nos demandes d’entretien, sans pour autant démentir la réalisation d’une telle enquête. Peut-être, les résultats obtenus ne sont-ils pas à la hauteur de ses espérances… D’où, peut-être aussi, le peu d’empressement de Jean-Louis Borloo à investir officiellement la sénatrice de Seine-Maritime lors de sa dernière visite normande.
(.../...) Quoi ? Qu’est-ce ? Le Douillet ? On ne nous en a pas parlé ? C’est qu’on croit dans les partis qu’on allait leur demander leur avis. C’est à Paris que ça se décide ces choses là, et tous de saluer le maître nouveau lorsqu’il arrivera. S’il arrive. Parce que bon, les premiers sons de cloche dans la ville aux cent clochers ne font vraiment pas, mais vraiment pas du misogyne le bienvenu. Il a cependant un défaut qui pourrait l’empêcher de renoncer : sa finesse d’analyse n’est sans doute pas comparable à celle des précédents prétendants aux parachutages imaginés depuis 20 ans… Et, du coup, il se pourrait bien qu’il ne comprenne pas qu’on ne veut pas de lui, ou, pire, qu’il trouve intéressant de venir en découdre, le poids lourd, alors même que le terrain n’est pas conquis. Reste qu’on imagine mal Catherine Morin-Desailly ravalant sa fierté et se placer en deuxième sur une liste menée par le champion olympique. Le seul avantage à la situation serait qu’on pourrait en rire, mais en rire… On a déjà son surnom pour la campagne : David Douillet, l’âne du conquérant.
Deux jours après le rejet des deux offres de reprise de la raffinerie Pétroplus, la question de la dépollution du site se pose.
Ira, ira pas ? Déjà il a démenti une fois la rumeur. Cette fois, c’est Le Parisien qui la reprend : David Douillet, natif de la région, ancien ministre des sports et champion de judo briguerait la mairie de Rouen… Le député UMP des Yvelines, 44 ans, aurait fait part de ses intentions à Jean-François Copé, le président de l’UMP. « Il y réfléchissait depuis plusieurs semaines. Il a très envie d’y aller », confirme-t-on dans son entourage, toujours selaon Le Parisien. Pas sûr que cette candidature soit du goût de l’UDI de Jean-Louis Borloo qui considère Rouen gagnable au centre.
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Petits drapeaux sur les vitrines des boutiques rouennaises ce vendredi, les commerçant(e)s font morose Braderie de Printemps par temps d’hiver. En me promenant dans l’actualité de la ville, j’ai l’impression que cette braderie est générale. Les vingt-quatre heures motonautiques sont moribondes (je ne vais pas m’en plaindre), quelques tentes dressées sur les quais, des calicots posés sans enthousiasme sur les ponts. Le son et lumière mélangeant Monet et Jeanne d’Arc, prévu sur la façade de la Cathédrale dès le premier juin, devra cohabiter avec un énorme échafaudage. L’exposition d’Impressionnistes du Musée des Beaux-Arts n’attire guère, moins de monde devant le guichet que devant la boulangerie. L’Armada propose la même chose que la dernière fois avec en prime un mauvais programme musical, en concert de clôture : Nolwenn Leroy. Laissez-aller, désenchantement, semblent être le moteur toussotant des organisateurs de ces répétitives festivités locales.
Combien de fois l'on vous a promis Rouen comme vous ne l'avez jamais vue ? Cette fois, la promesse sera tenue, avec un panorama immense réalisé par un artiste allemand Yadegar Asisi
Paris et la Bretagne vont bientôt bénéficier d'adresses web avec une extension personnalisée. Rien ne semble prévu en Normandie
Salut à toi, voisin(e), ami(e),ou inconnu(e), Bienvenue pour une après midi de dons et/ou de trouvailles en matières de fringues, accessoires ou autre, le samedi 25 mai à 15h, place Danton.
Quelques principes d’action (tout de même): - Chacun est libre de ramener ce qui lui plait, ou non. - Chacun est libre de prendre sans donner, ou non. - Chacun est libre de venir, (ou non!), et/ou de faire diffuser ce message sans modération. (Bref, chacun est libre.) PS: Règle à prendre en compte (ceci n’est pas optionnel) : ceux ou celles qui amèneraient leurs trésors repartent avec si personne ne s’en occupe avant! …A bientôt ?
Catherine Laboubée dédicacera « TOO MUCH CLASS… DOGS, L’HISTOIRE », chez Roman de gare, 101-103 rue Jeanne d’Arc à Rouen, samedi 11 mai, de 15 à 18 heures. Les livres seront remis aux souscripteurs à cette occasion. Et, comme dit l’auteur sur Facebook : « Toute personne qui veut découvrir le livre et l’acquérir sera également la bienvenue… »
À la faveur de la nuit, Free cache une antenne relais en centre ville avec un décor,digne du cinéma
A la longue, les toiles s’allongent et s’accumulent. Ça vire à la peinture au mètre. Il n’y a que les cadres qui diffèrent. Comme il y a, dit-on, une musique d’ascenseur, il y a une peinture d’ascenseur. Ou de calendrier, comme on voudra. C’est celle-là. Elle plaît aux vieilles dames et aux vieux messieurs. Elle leur paraît compréhensible. Là, devant La Seine à Poissy, ils sont assez intelligents et ça les dispense d’être plus cultivés. Nous sommes à Rouen, ne jamais l’oublier. Il s’agit, pour l’heure, de ne pas trop faire d’efforts. D’être entre soi, contents et fiers de l’être. Dans quelques jours, après le défilé des happy few, le public lambda consacrera par son nombre une manifestation prévue pour être consensuelle. Quelle exposition ! Quelle belle peinture ! Ces peintres-là étaient plus forts que nous. Oui, pour une fois, nous serons d’accord et c’est ce qui importe. Si on ne l’est pas, on n’est qu’un grincheux. Un savantasse, un mauvais esprit, un prétentieux. Je connais l’antienne, si vous saviez ! Le seul espace qui reste aux habiles est de déplorer le coût du festival. Pensez, par les temps qui courent ! Avec la crise, le chômage, Petroplus, le déménagement de l’École des Beaux-arts… Et le commerce ! Le Pont Mathilde ! Jeanne d’Arc et les macarons de grand-mère. Quoi encore ? Autres platitudes. Car enfin, à moins cher et moins fla-fla, seriez-vous si heureux, braves gens ? Si séduits, si mystifiés ? Les instigateurs de la chose vous ont compris. Ils brossent dans le sens du poil. C’est cher ? Oui, mais la vie, faut pas faire trop les difficiles. Bon, point final.
La Haute-Normandie enregistre donc une hausse de la mortalité sur tout le territoire, tandis que le nombre des naissances (24 000 en 2012) se stabilise : 2 000 naissances en moyenne par mois. Depuis 2010, le nombre de naissances stagne dans la région. Depuis 1975, le nombre de naissances et de décès varie peu : oscillant entre 23 000 et 28 000 pour l’un, entre 14 800 et 16 600 pour l’autre. Néanmoins, les dernières études de l’Insee précisent que la région ne connaît pas d’accroissement de population, que le dynamisme démographique y est en berne et que le nombre de décès a connu une triste augmentation en 2011, avec 16 600 décès enregistrés. La Haute-Normandie, mauvaise élève en termes démographique ? Un territoire fragilisé, assurément !
À Rouen, la plus ancienne des raffineries françaises va être rayée de la carte. Alors que les lettres de licenciement partent, la direction offre un dernier cadeau à ses salariés.
(.../...) « Si cela devait s’avérer vrai, cela soulignerait une désorganisation au niveau de l’UMP, relève la sénatrice Catherine Morin-Desailly (UDI, Nouveau Centre). Cela pose aussi la question de l’engagement politique ! Pour se présenter et s’engager dans une ville, il faut bien la connaître. Nous n’avons pas vu M. Douillet ces dernières semaines au chevet de Petroplus ou discuter sur l’Axe Seine… Et puis quelle cohérence alors qu’il a été élu député des Yvelines (dans la 12e circonscription, ndlr) ? Il faut être sérieux, un engagement municipal, c’est du quotidien et de la réelle proximité, il faut sentir la ville. »
Depuis quelques années, ce mercantilisme se développe sous la forme du « naming ». Cet anglicisme, signifiant nommage, dissimule la pratique commerciale consistant à attribuer à une enceinte sportive le nom d'une marque ou d'une société. En vogue en Angleterre et en Allemagne, cette opération de marketing s'est à présent répandue en France. À Rennes, au Mans, à Lyon, à Montpellier, à Rouen et ailleurs, les stades se réfèrent désormais à une compagnie d'assurances, une chaîne hôtelière, une firme chocolatière ou tout autre produit publicitaire. Cette tendance ne fait que se renforcer, au point que l'on peut se demander si le PSG ne jouera pas à l'avenir au parc des Émirs. Or le « naming» présente de graves défauts, dans la mesure où il entraîne la privatisation de l'espace public et la modification de la toponymie locale. Virtuellement, un lieu appartenant à tous devient la propriété d'une seule marque. Et le plus surprenant est que cela intervient avec l'agrément, voire la sollicitation, des collectivités locales. Si ce phénomène se généralise, ce seront bientôt les rues, les places, les ponts, les monuments, les écoles, les cours d'eau qui seront vendus à l'encan : rien qu'à Paris, la rue des Maraîchers pourrait, par exemple, être rebaptisée rue Bonduelle, la cité Champagne pourrait devenir la cité Bollinger, la rue des Cendriers pourrait être remplacée par la rue Philip-Morris, la rue Couche par la rue Pampers, le quai de l'Horloge par le quai Rollex, la rue Malus par la rue Axa, la rue des Canettes par la rue Coca-Cola. Quant à la rue de la Grande-Truanderie, elle susciterait, sans nul doute, une concurrence féroce. Face à cette déferlante publicitaire, il est plus que temps de réagir. Il faut mettre un terme à l'asservissement exclusif du football par ce mercantilisme rapace. C'est pourquoi il souhaiterait qu'elle lui expose les mesures qu'elle envisage de préconiser, tant sur le plan national qu'au niveau européen, pour protéger la « spécificité du sport », qui a été particulièrement mise en valeur par l'UE. Il voudrait notamment savoir comment elle compte réduire l'envahissement publicitaire dans le football et chasser les marchands du stade. Réponse
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