Cultures & Médias
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Malik Berkati, Berlin
Cette 62e édition du Festival International du Film de Berlin a connu une grande traversée du désert au point de vue de l’organisation, de nombreuses aberrations au niveau de la sélection officielle dans la section compétition, mais le résultat final
L’Ours d’Or Avec un président du jury comme Mike Leigh, il était fort à parier qu’un cinéma social et engagé allait être récompensé. L’attente n’a pas été déçue. Comme nous vous le présentions ici twitter/jmag_mmag, nos favoris sont effectivement dans le palmarès. L’Ours d’Or aux frère Taviani et leur superbe Cesare deve morire dont nous parlions dès sa projection officielle sur notre site article j:mag , est à la fois engagé dans une démarche sociale et du magnifique cinéma.
La surprise Qui n’en est pas vraiment une. Nous en parlions dès la fin de sa projection twitter/jmag_mmag , article j:mag , L’Enfant d’en haut, premier film suisse en compétition à la Berlinale depuis dix ans, était non seulement un excellent film, doté d’une distribution très intelligente, d’une photographie d’Agnès Godard faisant honneur à la Suisse d’en haut comme d’en bas et d’une belle histoire, à la limite de la fable, très finement déroulée par la réalisatrice suisse Ursula Meier. (...)
France/Audiovisuel extérieur: une direction bicéphale pour les trois rédactions unifiées
PARIS, 14 Fev 2012 (AFP) - Deux directrices, Anne-Marie Capomaccio et Nahida Nakad, vont prendre la tête des rédactions unifiées de la télévision France 24, Monte Carlo Doualiya et Radio France Internationale désormais fusionnées au sein de l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF), a annoncé mardi la holding publique.
PARIS, 13 Fev 2012 (AFP) - Trois ans après son lancement, la mise en place de l'Audiovisuel Extérieur de la France (AEF) est définitivement entérinée avec la fusion RFI-France 24, une opération toujours contestée par les syndicats et que la gauche, si elle venait aux affaires, a promis de reconsidérer. Grèves sans fin, procédure devant toutes les juridictions possibles, pétitions, appel aux élus et au gouvernement, les représentants syndicaux de RFI ont constamment dénoncé les risques de "démantèlement de +leur+ radio.
Du grand cinéma en compétition officielle avec les frères Paolo et Vittorio Taviani et leur « César doit mourir ». Non pas parce que ce sont les frères Taviani et qu’ils font déjà partie de l’histoire du cinéma, ceux qui nous suivent savent ce que j :mag a pensé de leur dernier film Le Mas des Alouettes(2006) présenté également à la Berlinale, non tout simplement parce que ce film est tout ce que l’on demande au cinéma : donner à réfléchir, offrir des émotions, mettre un éclairage sur un point de la société et du monde et ceci si possible avec un souci artistique. Shakespeare et la prison Une pièce de théâtre, Jules César, un théâtre municipal situé dans une prison de Rome, le Rebibbia théâtre (et prison), une troupe d’acteurs-détenus de la section de haute sécurité, condamnés à de longues peines de prison : de cette matière première les frères Taviani ne font pas une pièce de théâtre filmée mais bel et bien un film de cinéma. Fabio Cavalli, le metteur en scène qui travaille depuis plus de dix avec des détenus et a déjà monté au Rebibbia La Divine Comédie de Dante ou la Tempête de Shakespeare a « réalisé qu’il était plus important de restituer l’esprit du texte, son sens, pas la langue elle-même. C’est pour cela que je demande aux acteurs de dire leur texte dans leur propre dialecte, dans leurs langues natales. » Les frères Taviani, au départ ont été un peu surpris mais « surpris de contentement d’entendre les acteurs murmurer, crier, jurer en sicilien, en dialecte d’Apulie, en napolitain…Nous avons réalisé que cette prononciation dialectale ne diminuait pas le ton de la tragédie mais au contraire donnait au texte une nouvelle vérité. Et nous entendons ce texte avec une conscience plus profonde. Les acteurs et leur personnage y trouve une plus profonde connexion à travers ce langage commun. Et après tout, Shakespeare a toujours eu un côté populaire également ! » Comment vous est venue l’idée de tourner dans ce théâtre-prison ? (...)
Benoît Jacquot à fait l’ouverture de la 62e Berlinale avec l’histoire romanesque – le scénario est basé sur le roman de même nom de Chantal Thomas (prix Fémina 2002) – des trois derniers jours de Marie-Antoinette et Louis XVI à Versailles. Film historique inscrit dans la modernité Le directeur du festival international de Berlin, Dieter Kosslick, a justifié le choix de ce film pour l’édition 2012 en le présentant en résonance aux événements qui secouent le monde aujourd’hui, allant des révoltes arabes aux mouvements d’indignés dans les pays occidentaux. Il aime également à faire remarquer que la projection de Les Adieux à la Reine correspond à deux jours près à la chute du président égyptien Hosni Moubarak. Si le spectre définit par Dieter Kosslick semble généreusement étendu, il est cependant vrai que la fin de règne de juillet 1789 fait étrangement écho aux fins de règnes des dirigeants arabes déposés pendant l’année 2011. Une réplique inspirée au moment de la panique qui commence à gagner la cour vient renforcer cette impression : « Attention, le peuple est une matière inflammable ». Benoît Jacquot voulait faire un film qui « parle le plus possible au spectateur d’aujourd’hui. Même si tout se passe dans un lointain passé, le fait de partir de l’intimité des gens, d’être au plus proche des choses quotidiennes permet cette proximité avec le spectateur ». Effectivement, le point de vue pris par le cinéaste, celui de la lectrice de la reine, jeune fille parfaitement anonyme et sans importance à la cour que celle d’avoir accès à la reine tous les jours, pouvant donc parfaitement jouer le fil rouge, le révélateur des émotions du personnage principal, Marie-Antoinette, et le vecteur explicatif des événements historiques, permet l’empathie temporelle. Malheureusement, cette perspective comporte une limite, et de taille : Sidonie, la jeune lectrice de la reine, perd au fil de l’histoire son identité propre pour ne plus être que l’instrument du réalisateur lui permettant de dérouler son film. (...)
English is the dominant language of the Internet, business, and world trade. Do we need another? This column applies an economist’s rationale to the question. “I don't speak English. Kurdish I speak, and Turkish, and gypsy language. But I don't speak barbarian languages.” “Barbarian languages?” “English! German! Ya! French! All the barbarian”. —Yasar Kemal, a Turkish writer whose words are quoted by Paul Theroux in The Great Railway Bazaar In 2005, Larry Summers, then President of Harvard University, outraged 50% of the world by claiming that women are not as talented as men in science and mathematics. This time, he has outraged some 94% of the world’s population by suggesting that native speakers of English should forego learning other languages since, anyway, the rest of the world will soon become fluent in English (Summers 2012). English is indeed the native language of some 400 million people (that is 6% of the seven billion living on our planet) and is “spoken” by another billion, whatever “spoken” means (Crystal 2001). Language is an essential expression of culture (and culture is, according to the Sapir-Whorf hypothesis, shaped by one’s native language). Read Shakespeare’s Richard II to see what happened to Thomas Mowbray whom King Richard exiled to Venice (“Have I deserved at your Highness’ hands/The language I have learn’d these forty years/For my native English, now I must forego;/And now my tongue’s use is to me no more/… What is thy sentence, then but speechless death,/Which robs my tongue from breathing native breath?”). Check Fernando Pessoa and his “my homeland is my language”, or Ngugi wa Thiongo: “The choice of language and the use to which language is put is central to a people's definition of themselves in relation to the entire universe” (Thiongo 1986). (...)
In A Dangerous Method, Canadian filmmaker David Cronenberg (Videodrome, The Fly, Dead Ringers, Crash, A History of Violence and others) has undertaken to direct a film about a major episode in the history of psychoanalysis, the relationship between Sigmund Freud and Carl Jung in the early years of the 20th century and their ultimate falling out. In addition, the film treats their association with a young Russian woman, Sabina Spielrein, first a patient of Jung’s, then his lover, and later (outside the scope of A Dangerous Method) a psychoanalyst in her own right, in Switzerland and the Soviet Union. The subject is complex for a number of reasons, including the nature of the epoch, individuals and questions involved. To translate a conflict of ideas between well-known personalities, in part the subject of Cronenberg’s film (based on a 2002 play by Christopher Hampton and a 1993 non-fiction work by John Kerr), into compelling and convincing drama, a drama, in other words, in which what prominent people say to each other feels spontaneous and lifelike, is a difficult task. However, the filmmaker chose the project, so the final result has to be judged on what it accomplishes, not merely on its interesting intentions. Considered as a whole then, one might say that while A Dangerous Method raises intriguing personalities and issues set during a period and in locales that continue to exercise fascination a century later, it treats these elements inadequately and even, at its weakest, teeters on the brink of banality. (...)
Composer Gustav Mahler is remembered for his nine symphonies and equally for his famous song cycles, including Das Lied von der Erde (“The Song of the Earth”), Rückert Lieder, Kindertotenlieder (“Songs on the Death of Children”), Des Knaben Wunderhorn (“The Youth’s Magic Horn”) and Lieder eines fahrenden Gesellen (“Songs of a Wayfarer”). He also left behind a draft for a tenth symphony. Mahler is known today almost entirely for his large-scale compositions, and these works were by and large rejected during his lifetime by a public that regarded him first and foremost as a conductor. Mahler held major conducting posts across Europe—in Prague, Leipzig, Budapest, Hamburg and most notably Vienna, and he also appeared in Berlin, Amsterdam, London and Paris. Toward the end of his life he came to the United States, where he directed both the New York Philharmonic and the Metropolitan Opera. Mahler’s music was not widely heard in concert halls and on recordings until the middle of the 20th century, about 40 years after his death. Today, however, he is among the most widely listened to of 19th and 20th century classical composers. Last year, which marked the 100th anniversary of Mahler’s death in Vienna on May 18, 1911, witnessed concerts, new recordings, lectures and exhibitions around the world celebrating his life and music. His work speaks to a very wide audience, while his life and career remain the subject of intense scholarly interest. (...)
Pour exploiter les données publiées par les internautes sur les médias sociaux, le FBI veut développer une application d'espionnage spécialisée sur ces types de réseaux. Le FBI américain envisage de développer une application qui lui permettra de suivre certains profils publics sur Facebook, Twitter et d'autres réseaux sociaux, afin de l'aider à mieux prédire le comportement des criminels, et de mieux réagir à des actions terrorisme et de troubles à l'ordre public. Un appel d'offres a été publié par le FBI (Federal Bureau of Investigation) demandant aux fournisseurs potentiels de contacter le Bureau. Le FBI veut définir les caractéristiques d'un tel système et évaluer son coût. Le service de police a déclaré que le système qu'il veut doit être capable de rechercher automatiquement les informations « disponibles publiquement » sur Facebook, Twitter et d'autres sites de médias sociaux à partir de mots clés. Des agents du FBI seraient ensuite automatiquement alertés à partir des indices dénichés sur « des manifestations, des incidents et des menaces potentielles ». (...)
Tiken Jah Fakoly, la star du reggae ivoirien, s'apprête à sortir deux chansons le 25 février prochain. Des morceaux intitulés Alerte et La Porte de l'histoire : cette deuxième composition demande aux présidents africains de ne pas modifier leur Constitution pour se maintenir au pouvoir, et de prendre exemple sur certains chefs d'Etat comme Nelson Mandela. Une chanson d'actualité qu'il nous fait découvrir en exclusivité sur RFI. Quand Tiken Jah Fakoly débarque dans un quartier populaire pour tourner un clip, c'est l'événement. Pour faire passer son message l'artiste reggae tient à se mêler à son peuple. Et comme à son habitude, il signe une composition engagée. « Après la crise post-électorale en Côte d'Ivoire, il y a eu 3 000 morts parce qu'un président a perdu les élections et il s'est accroché. Nous souhaiterions qu'il n'y ait plus de choses comme ça dans les autres pays africains. On souhaite que les autres dirigeants ne changent pas la Constitution et ne s'accrochent pas au pouvoir parce que ça fait toujours des morts et le continent africain a trop souffert de violences, de tensions », (...)
This January 28marks International Privacy Day. Different countries around theworld are celebrating this day with their own events. This year, we are honoring the day by calling attention to recent international privacy threats and interviewing data protection authorities, government officials, and activists to gain insight into various aspects of privacy rights and related legislation in their own respective countries. --- Throughout history, there have been a number of reasons why individuals have taken to writing or producing art under a pseudonym. In the 18th century, James Madison, Alexander Hamilton, and John Jay took on the pseudonym Publius to publish The Federalist Papers. In 19th century England, pseudonyms allowed women--like the Brontë sisters, who initially published under Currer, Ellis, and Acton Bell--to be taken seriously as writers. Today, pseudonyms continue to serve a range of individuals, and for a variety of reasons. At EFF, we view anonymity as both a matter of free speech and privacy, but in light of International Privacy Day, January 28, this piece will focus mainly on the latter, looking at the ways in which the right to anonymity--or pseudonymity--is truly a matter of privacy. Privacy from employers Human beings are complex creatures with multiple interests. As such, many professionals use pseudonyms online to keep their employment separate from their personal life. One example of this is the Guardian columnist GrrlScientist who, upon discovering her Google+ account had been deleted for violating their “common name” policy, penned a piece explaining her need for privacy. Another example is prominent Moroccan blogger Hisham Khribchi, who has explained his use of a pseudonym, stating: (...)
L'enquête fouillée que vient de publier le New York Times sur les conditions de travail chez les sous-traitants chinois d'Apple suscite un grand émoi aux Etats-Unis. Les consommateurs (et les actionnaires du groupe) vont-ils réagir ?
uelle semaine étourdissante pour les actionnaires d'Apple ! Le prix de l'action du groupe a crevé le plafond à force de surfer sur une vague haussière déclenchée par des bénéfices de 13,06 milliards de dollars pour le seul premier trimestre fiscal. La société a vendu 37 millions d'iPhones et 15,4 millions d'iPads pendant les congés de fin d'année, soit deux fois plus que l'année précédente. Au même moment, une information inquiétante a jeté une ombre sur cette joyeuse foire aux gadgets dernier cri d'Apple.Un article du New York Times fait en effet état du coût humain de la production de tous ces iPhones et iPads - pas ici, en Amérique, mais en Chine. Ces coûts, payés par les ouvriers dans des cités industrielles comme Chengdu, n'apparaissent littéralement pas dans les registres, puisqu'ils concernent des usines qui n'appartiennent pas à Apple, mais à ses sous-traitants - l'immense chaîne de fabrication et de finition de tous ses produits. Ces usines auraient été le théâtre d'explosions et de décès. Et nombre de leurs salariés seraient semble-t-il victimes d'un environnement professionnel aussi dangereux que brutal, où les conditions de sécurité les plus élémentaires ne seraient pas respectées. Quelques mois seulement se sont écoulés depuis la mort de son fondateur Steve Jobs, et Apple n'a jamais paru plus puissant. La société reste l'enfant chéri de l'ère numérique, ses innovations suscitent l'envie et ses bilans la jalousie. Mais peut-être les magiciens de Cupertino [siège de la société en Californie] cachent-ils quelques cadavres dans leurs placards chinois. C'est là-bas que réside le côté obscur de toutes ces jolies inventions. (La plupart des grands noms des technologies de pointe sont confrontés au même défi éthique, puisque ils font tous fabriquer leurs produits en Chine.) (...)
“I no longer deal with politics, with generalisations. I have stopped understanding them.” The Greek film director Theo Angelopoulos, 76, died on Tuesday of injuries sustained after he was hit crossing a road by a motorcycle. At the time of the accident he had been filming in Piraeus, the port of Athens. Angelopoulos is regarded as a leading European auteur filmmaker, who developed his own special cinematic aesthetic and retained a large degree of control over the production of his films. He had an enthusiastic core of supporters amongst film critics in Europe, but his work is less well known in the US. His film career stretched back over forty years and he worked with some of the world’s leading actors, including Marcello Mastroianni, Harvey Keitel, Willem Dafoe, Bruno Ganz and Jeanne Moreau. Born in Athens in 1935, Angelopoulos life encompasses many of the major social upheavals which characterised the twentieth century. He was one-year-old when the retired royalist general Metaxas disbanded the Greek parliament and established an authoritarian regime based on Mussolini’s Italy. As a six-year-old, Angelopoulos witnessed the invasion of Greece by German soldiers. Then, as a young man, Angelopoulos defied his parents, broke off his studies as a law student and took off to Paris to study film in 1964. He attended France’s chief film school, the Institut des Hautes Études Cinématographiques. Expelled from film school for criticising his teachers he worked as an usher at the celebrated Cinémathèque Française to earn money (and see more films). He returned to Greece in 1967—the year of the US-backed coup carried out by Greek generals. Angelopoulos aligned himself with the political left and began writing film reviews for the left-wing daily Allagi until it was closed down by the military junta. The filmmaker asserted that his political radicalisation in Greece was influenced by being struck down by a policeman’s club at a demonstration. Angelopoulos finished his first two films under the military junta. (...)
Etta James died a few days short of her 74th birthday. She had an instantly recognisable voice, sinuous, tender and harsh in equal measure. The passion and emotional directness in her singing was carried with a rollercoaster stylistic range incorporating jazzy sultriness and a riotous roar that stretched the boundaries of the musical genres within which she worked. She refused to recognise those boundaries, saying that “gospel, country, blues, rhythm and blues, jazz, rock ’n’ roll are all just really one thing. Those are the American music and that is the American culture”. Such is the lasting influence of her classic recordings that it is surprising to realise how little commercial success she enjoyed at her peak, although widespread recognition did come in her later years. It is also remarkable that her voice remained as consistent and flexible as it did. Etta James lived a hard life. She was born Jamesetta Hawkins in Los Angeles. Her mother Dorothy was 14. Jamesetta never knew her father, although she always believed he was the white pool player Rudolf “Minnesota Fats” Wanderone. Wanderone would not confirm or deny this, but sent her a photograph that looked, she said, exactly like her eldest son. (...)
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In Albert Nobbs, directed by Rodrigo Garcia, the title character is a woman who has passed as a man for decades, working as a waiter in a Dublin hotel in the 1890s. Albert (Glenn Close) is a perfect servant, obedient, undemanding, always ready to perform one function or another at the behest of the hotel owner, Mrs. Baker (Pauline Collins) or a guest. She spends her evenings counting up her hard-earned savings, which she keeps hidden under a floorboard in her room. Obliged to share her bed—much against her will—with a workman, house painter Hubert Page (Janet McTeer), Albert inadvertently reveals her female form in the middle of the night. She begs Hubert not to tell. “He” promises, but soon reveals “himself” to be a woman as well. Furthermore, Hubert is apparently happily married, to Cathleen (Bronagh Gallagher), and Albert soon pays the couple a visit. (...) The strong point of the film is its compassionate portrayal of one of society’s most wretched unfortunates. Albert lives a life of unbearable loneliness, indeed total “apartness.” She has done her best to be invisible to everyone around her, to turn into a shade. Her existence is as close to a non-existence as she can manage. Albert’s occupation facilitates her effort. To the hotel guests, she may as well not exist. Servants and waiters at the time were taught not to make eye contact with their betters—Albert is only too happy to oblige. Even this ghost, however, when confronted by the example of happiness apparently represented by Hubert and Cathleen, proves to be human and desperate for affection and companionship. Within the framework of Albert Nobbs, this proves fatal to her. But the alternative, in any case, is a variety of living death. (...)
par Malik Berkati
CINÉMA • Premier film suisse en compétition à la Berlinale depuis dix ans, le second long métrage de l’auteure de «Home» y a reçu un très bon accueil. Rencontre avec la cinéaste. Simon, 12 ans, monte chaque jour en télécabine à la station de ski qui surplombe la vallée où il habite avec sa sœur Louise. Là-haut, il fait son marché dans les garde-robes des restaurants, des hôtels, volant tout ce qui peut lui servir, y compris la nourriture, mais surtout des skis et des équipements qu’il revend. A ceux qu’il rencontre, le garçon raconte que sa sœur et lui sont orphelins. Décor métaphorique
de Malik Berkati
FESTIVAL DE BERLIN Comédie noire et militante venue de Serbie, «Parada» électrise la programmation de la section Panorama. Entretien avec son réalisateur, Srdjan Dragojevic. Comédie jouant radicalement sur les clichés et les stéréotypes les plus prononcés, Parada a été un succès phénoménal dans les pays d’ex-Yougoslavie. Grâce à sa sélection à la Berlinale, l’enthousiasme dépassera sans doute les frontières des Balkans. A partir de faits réels et des dangers mortels qui ont jalonné pendant plusieurs années l’organisation d’une Gay Pride à Bucarest, Srdjan Dragojevic imagine un monde improbable où s’allient par intérêt des militants homosexuels et un vétéran serbe macho et homophobe rejoint par d’anciens ennemis: un Bosniaque musulman, un Croate et un Albanais du Kosovo. Dans une mission quasiment suicidaire, la petite troupe va tenter de protéger la parade contre des organisations nationalistes et néonazies prêtes à tout pour empêcher le défilé. Allant de l’absurdité loufoque au réalisme brutal, Parada est un manifeste universel pour la tolérance envers les minorités et le dialogue entre les individus. CONTEXTE HOSTILE Pourquoi est-il si difficile d’organiser une Gay Pride en ex-Yougoslavie? Rencontré à Berlin, Srdjan Dragojevic explique: (...)
Jérôme Mesnager, un artiste et une empreinte. Cette empreinte, c’est ce corps blanc qu’il a créé dans la jungle urbaine d’un Paris en chantier au début des années 80. Depuis, les deux sont inséparables. Celui qui refuse d’être désigné comme un pionnier du street art est actuellement exposé à la galerie Caplain-Matignon. Rencontre.
Il aura bientôt 30 ans. La silhouette est toujours aussi élancée et longiligne. Presque trois décennies de danses, de sauts, de rondes, de déploiement d’un dynamisme communicateur, et l’Homme blanc est toujours en forme. Il le doit à son père, Jérôme Mesnager. Lui vient de fêter ses cinquante ans. L’homme chaleureux et souriant nous claque deux bises de bienvenue. Il avalera des bonbons Haribo durant la totalité de notre rencontre. Elle a lieu à la galerie Caplain-Matignon, dans le VIIIe arrondissement à Paris. Depuis le 3 février, celle-ci expose l’artiste "Corps Blancs, morceaux choisis". « Je l’ai laissée choisir les œuvres à l’atelier. C’est son lieu. Elle [Sophie Litras, directrice artistique de la galerie, ndlr] peut composer son expo comme on compose un bouquet de fleurs. » Sur chaque mur se découpent les muscles arrondis et la chair blanche de l’Homme Blanc. Toile, métal, bois, tous les supports sont bons. « Dans la rue, je choisis un mur parce qu’il me plaît. C’est pareil pour tous les supports. » Dans la galerie et dans la rue Curieux du moindre mouvement, du moindre bruit, des portes qui s’ouvrent, téléphones qui sonnent et des personnes aux alentours, Jérôme Mesnager y est, mais pas comme on le voudrait. L’entretien migre à l’étage de la galerie. Une dizaine de Dragibus et quelques fraises Tagada dans la main, il est prêt à poursuivre. (...)
Dans le Montmartre du début du XXème siècle, Pablo Picasso se démarque par sa peinture, mais aussi par sa capacité à séduire. Avec ce tome introductif, on contemple le portrait d'un génie universel à la personnalité complexe. L'histoire : Une vieille femme déambule dans l'indifférence parmi la foule qui se presse sur la butte Montmartre. Entre deux guides touristiques et les devantures des pizzérias et autres kébab, elle se rappelle du Paris des années 1900, de sa rencontre avec Pablo avant qu'il ne soit mondialement connu. Le petit catalan fuyait alors l'Espagne nationaliste. Un surdoué ayant fait les Beaux-Arts à quatorze ans, capable de produire cent toiles dans le mois. A cette époque, Fernande fuyait son mariage de raison, battue et violée par un époux dont elle ne voulait pas, pendant que Pablo rencontrait Max Jacob et découvrait la poésie. Un langage qu'il a voulu transmettre à travers sa peinture, même si son agent désapprouve immédiatement son changement de style... C'était au moment de l'exposition universelle, c'était quand Fernande était jeune. C'était un temps de misère mais de passion... Ce qu'on en pense sur la planète BD : (...)
Le 8 février 1962, neuf personnes tombaient au métro Charonne sous les coups de la répression policière d'une rare férocité, alors que 60 000 manifestants défilaient contre les attentats de l'OAS. Cinquante ans plus tard, l'Humanité de ce mercredi 8 février 2012 rappelle cette sanglante page de l'histoire française à travers un cahier de quatre pages de témoignages d'une rescapée, de témoins et d'un journaliste de l'Humanité présent. A lire: "Après le massacre, la situation a basculé": militant communiste du XXe arrondissement de Paris, Henri Malberg, alors âgé de 32 ans, se trouvait au métro Charonne"La liste des victimes s'allongeait, c'était vraiment affreux. Nous étions en rage": entretien avec Jean Le Lagadec, journaliste de la rubrique politique de l'Humanité"Je pensais juste à respirer": en février 1962, la sociologue Maryse Triper a 16 ans. Rescapée de la manifestation, elle a toujours tu son histoire, jusqu'à ce que deux auteurs en fasse une bande dessinée"J'étais un jeune étudiant communiste du lycée Buffon": témoignage de Nicolas Devers-Dreyfus, qui avait quinze ans à l'époque. (...)
[sur le sujet, article wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_de_la_station_de_m%C3%A9tro_Charonne ]
Peut-on encore faire de l’histoire comme si les nations avaient toujours existé, et comme si les hommes n’avaient pas su ignorer leurs frontières ? Sanjay Subrahmanyam invite les historiens, en particulier indiens et français, à se ressaisir d’archives multilingues pour mettre au jour des connexions qui ont animé des zones immenses de l’histoire humaine.
Sanjay Subrahmanyam, historien polyglotte qui a placé la connexion entre sources et historiographies de langues différentes au centre de ses recherches (persan, urdu, telugu, tamoul, portugais, anglais, espagnol, italien, hollandais, allemand et français), s’est volontiers prêté au jeu d’une interview en anglais et en français. Il en ressort des réponses assez différentes aux mêmes questions, et nous invitons nos lecteurs à examiner leur versant anglais sur Books and Ideas, la version anglophone de La Vie des Idées.
La Vie des Idées : Sur quoi travaillez-vous en ce moment ? Sanjay Subrahmanyam : Depuis un an et demi je travaille sur les Français en Inde au XVIIe siècle. J’avais déjà travaillé sur les sources de la Compagnie des Indes aux Archives nationales. Aux archives d’Outre-mer à Aix-en-Provence, j’avais aussi trouvé le cas assez bizarre d’un groupe de bandits du XVIIIe siècle dont j’ai parlé dans un article en hommage à André Burguière [1], parce que c’était un sujet qui nous intéressait tous les deux. Mais à part ces premières approches, j’avais très peu travaillé sur les sources en français et les Français en Inde eux-mêmes. Dans ce domaine, l’essentiel du travail qui a été fait remonte au début du XXe siècle ! Il y a bien sûr le travail de Jacques Weber sur le XIXe et de Philippe Haudrère sur le XVIIIe [2] – mais les écrits d’Haudrère sont des travaux centrés sur l’histoire économique de la Compagnie des Indes. Or je voulais parler des discours et des idées politiques, des images et des perceptions, et des débuts de l’orientalisme. Le livre de Kate Teltscher [3] sur le sujet se base pour l’essentiel sur des textes imprimés, et la plupart des écrits sur les Français repose sur des sources anglaises. J’ai voulu ajouter les archives à ce corpus. J’ai travaillé avec Anthony Pagden, grand spécialiste de la pensée politique [4], et remarqué que, comme beaucoup de ses collègues, il éprouvait une certaine réticence vis-à-vis des archives – et avec raison : avec les textes imprimés, on est sûr qu’ils circulent, qu’il y a une discussion publique. Ce n’est pas le cas avec les archives. Mais il faut quand même les utiliser. (...)
C’est un étrange mélange entre un pop-up store (magasin éphémère) et une vraie boutique qui vient de s’installer dans le quartier de Chelsea à New York : un endroit conçu uniquement pour les startups. Ouverte en « beta » depuis le 1er décembre, le startup store sera définitivement installé le premier février.
Le magasin lancé par Rachel Shectman – une entrepreneuse déjà réputée sur place qui conseille régulièrement les startups new-yorkaises – veut proposer dans ses rayons une collection sans cesse changeante de produits des différentes startups newyorkaises. Elle avait déjà commencé à y réfléchir en travaillant pour des marques comme Gap, TOMS shoes ou Aol qui lui ont donné ses premières idées et c’est un rêve pour beaucoup d’entrepreneurs qu’elle vient d’ouvrir. Le nom est d’ailleurs pas encore fixé, tout le monde l’appelle « a start up store » mais le nom définitif sera fixé début février. La boutique (quelque soit son nom) vaut le détour et propose même de faire la fête tous les jours pour des évènements spéciaux. Avant de parler du concept plus en détail, elle aurait déjà en tête 5 nouveaux projets dont un à Londres. (...)
Parler de crise politique en jouant une comédie grecque du Ve siècle avant J.-C. c’est le projet mené par une troupe de théâtre malgache et un metteur en scène français en jouant La Paix d’Aristophane. Une comédie antique qui parle donc de paix, de guerre, de puissants et du pouvoir de l’argent. Thèmes universels mais qui résonnent d’un écho particulier en cette période de crise que traverse la Grande Ile. (...) C’est sur le son de la valiha, instrument traditionnel malgache, que s’ouvre la pièce : « Nous autres les Malgaches, petit peuple vaillant, vivant à l'écart des causes planétaires, avons décidé de relever le défi.... » « Je pense que beaucoup de Malgaches pensent la même chose parce qu’on en a assez, on est un peu sur les genoux. En plus, nous autres les Malgaches, nous sommes habitués à parler aux dieux, aux ancêtres, donc on se sent un peu comme un poisson dans l’eau dans cette pièce d’Aristophane ! » (...)
A peine nommé rapporteur, l’euro député socialiste Kader Arif a démissionné, dénonçant cet accord scandaleux sur la forme comme sur le fond. L’absence de transparence est totale et au nom de la lutte contre la contrefaçon, l’ACTA menace l’accès au soin des démunis comme les libertés sur Internet. Kader Arif s’est fendu d’un communiqué très clair pour justifier sa démission « En tant que rapporteur sur ce texte, j'ai également fait face à des manœuvres inédites de la droite de ce Parlement pour imposer un calendrier accéléré visant à faire passer l'accord au plus vite avant que l'opinion publique ne soit alertée, privant de fait le Parlement européen de son droit d'expression et des outils à sa disposition pour porter les revendications légitimes des citoyens. » Le Calendrier a été imposé par le PPE, le parti des droites européennes (de l’UMP à la CDU en passant par le parti d’Orban). Le parlement ne sera saisi qu’en février, alors que l’Union européenne a signé le texte jeudi, et que les négociations entre les Etats ont commencé en 2007… Le rapporteur dénonce la pression interne, le déni de démocratie : commencer à travailler en février pour terminer au mois de mai, le PPE veut qu’il y ait le moins de débat public possible. (...)
Le site de microblogs Twitter a annoncé jeudi qu'il était désormais en mesure de Désormais, a indiqué Twitter, certains messages pourront être bloqués dans certains pays mais pas les autres, alors que jusqu'à présent les messages bloqués l'étaient dans le monde entier. (...)
RFI: LE CE engage quatre actions en justice pour juger l'illégalité du décret sur le cahier des charges
LE CE engage quatre actions en justice pour juger l'illégalité du décret sur le cahier des charges, l’irrégularité de la fusion, de faire juger que l’Etat doit se conformer aux Voici les délibérations votées à l’unanimité des élus : 1. Le comité d'entreprise donne mandat à son secrétaire en vue d'engager toutes actions en justice, notamment en référé, y compris les voies de recours, en vue de faire juger illégal le décret n°2012-85 du 25 janvier 2012, publié le 26 janvier 2012, relatif au cahier des charges de l'audiovisuel extérieur de la France notamment au regard de la loi du 5 mars 2009 et de ses dispositions relatives aux missions de service public de 2. Le comité d'entreprise donne mandat à son secrétaire en vue d'engager toutes actions en justice, notamment en référé, y compris les voies de recours, en vue de faire juger l'irrégularité de la fusion de R.F.I. avec les autres sociétés de l'A.E.F. au regard de la loi du 5 mars 2009 et de ses dispositions relatives aux missions de service public de 3. Le comité d'entreprise donne mandat à son secrétaire en vue d'engager toutes actions en justice, notamment en référé, y compris les voies de recours, en vue de faire juger que l'Etat doit se conformer aux dispositions de la loi du 5 mars 2009 notamment en ce qui concerne le Contrat d'objectif et de moyen (C.O.M.), et que toute mesure dont la mise en œuvre dépend des dispositions du C.O.M. doit être suspendue jusqu'à la promulgation de ce dernier. 4. Le comité d'entreprise donne mandat à son secrétaire en vue d'engager toutes actions en justice, notamment en référé, y compris les voies de recours, en vue de faire juger que la procédure d'information/consultation relative à la fusion exige pour le moins, et sans préjudice des autres irrégularité, d'une part, une communication aux élus du décret relatif au cahier des charges dans un délai raisonnable avant la réunion
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