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“car tout est multiple”
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www.buzzfeed.com - December 7, 2011 4:02 PM

12 Extremely Disappointing Facts About Popular Music

12 Extremely Disappointing Facts About Popular Music: This is the saddest thing you'll read all day. YOU LET THIS HAPPEN! YOU!..
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www.framablog.org - May 24, 11:46 PM

Salut à toi mélomane, téléchargeur, pirate, pseudo-criminel… - Framablog

Benn Jordan est musicien et président fondateur du modeste label indépendant Alphabasic Records.

En janvier 2008, et contrairement à ce qu’il se produisait d’habitude, il fut surpris de constater l’absence de son nouvel album sur les sites de torrents et P2P !

Alors il décida de prendre lui-même les devants en téléversant ses propres fichiers audios sur les sites de partage, mais en les accompagnant d’un court texte que nous avons décidé de traduire ci-dessous tant il nous semble original et révélateur de la situation actuelle.

Ainsi tout « pirate » téléchargeant l’album se retrouvait avec un petit fichier HTML contenant le message. Libre alors à lui de le lire et d’agir en conséquence.

Remarque : On pourra trouver le bilan de cette action dans le billet From Pirates To Profit. Et si vous voulez écouter quelques extraits de l’album en question il y a ce lien YouTube.

 

Bonjour mélomane… téléchargeur… pirate… pseudo-criminel…

Hello listener…downloader…pirate…pseudo-criminal…

Benn Jordan - janvier 2008 - Alphabasic Records
(Traduction : Ælfgar, Kiwileaks, Marwan, Thb0c, Gordon, Hikou, Chk, Coyau, axx et autres anonymous)

Bonjour mélomane… téléchargeur… pirate… pseudo-criminel…

Si vous êtes en mesure de lire ceci, alors il est plus que probable que vous ayez téléchargé cet album depuis un réseau pair à pair ou un torrent.

 

Vous vous attendez probablement à ce que le reste de ce message vous dise que vous êtes en train de faire du mal aux musiciens et de contrevenir à plus ou moins toutes les lois en vigueur sur la copie. Ce ne sera pas le cas ici.

Ce que j’aimerais vous dire, c’est que mon label comprend que beaucoup de gens piratent de la musique parce que c’est plus simple que de l’acheter. Les CD se rayent facilement, la plupart des sites de téléchargement avec paiement à l’acte proposent une faible qualité accompagnée de merdiques protections par DRM, et les vinyles sont quasiment impossibles à trouver ou expédier simplement.

Je me demande même souvent pourquoi les gens achètent encore des CD. Certains apprécient le fait d’avoir une vraie pochette physique, d’autres ne se sont pas encore adaptés aux MP3, mais la plupart le font parce qu’ils aiment passionnément la musique et veulent soutenir les artistes qui la font. Ça vous redonne foi en l’humanité l’espace d’un instant, hein !

Ok donc, on fait quoi maintenant ?
Vous aimez l’album ? Vous voulez « soutenir l’artiste » sur iTunes ?
Eh bien, ne le faites pas !
Alphabasic est en ce moment même en pleine bataille juridique contre Apple parce qu’AUCUN de nos contenus (le catalogue Sublight Records compris) n’a reçu le moindre centime de royalties par rapport au grand nombre de ventes qu’iTunes a généré en utilisant notre contenu.

Vous voulez acheter un CD uniquement pour témoigner de votre soutien ?
Si vous n’aimez pas particulièrement les CD, ne vous prenez pas la tête.
Les grandes enseignes comme Best Buy et Amazon font tellement monter les prix que leurs parts sont souvent huit fois plus élévées que celle de l’artiste. En plus, la plupart des CD sont fait de plastique non-recyclable et sont de ce fait écologiquement nuisibles.

Si vous aimez vraiment les CD, achetez les directement auprès du label (dans notre cas, alphabasic.com). Après récupération des coûts de production, nos artistes reçoivent habituellement plus de 90% de l’argent venant de votre portefeuille.
J’ajoute que tous nos produits physiques sont réalisés à partir de matériaux 100% recyclés.

Vous souhaitez soutenir sans aimer les CD ?
Allez ici et faites le tour de notre catalogue de téléchargements audio sans perte et sans DRM.
Vous l’avez déjà fait ?
Alors n’hésitez pas à faire un don du montant de votre choix à votre artiste préféré. Il lui reviendra à 100%.
Franchement, vous pouvez même donner ne serait-ce qu’un euro pour remercier l’artiste.

Si par exemple vous aimez vraiment « The Flashbulb – Soundtrack To A Vacant Life » et voulez nous soutenir sans que l’argent s’en aille vers des détaillants et des distributeurs cupides, ou des représentants et intermédiaires cocaïnomanes, alors cliquez sur ce lien.

Si de plus vous voulez bien renseigner votre adresse postale, Alphabasic pourra vous envoyer occasionnellement quelques goodies (surplus de stock, stickers, et même parfois des CD rares ou inédits) en guise de reconnaissance.

Merci d’avoir pris le temps de lire ce message.

Qui sait si mon petit modèle économique permettra de financer de nouveaux albums, mais même l’échec vaut mieux que le système de distribution pourri dont les artistes souffrent depuis plus de cinquante ans.
Nous espérons que vous apprécierez la musique autant que nous l’apprécions en la créant .

Enfin un tout dernier point. Si vous envisagez de partager cette musique, merci de conserver et d’y inclure ce texte. La seule raison de sa présence est de montrer à l’auditeur où et comment il peut soutenir son artiste favori !

Benn Jordan
PDG d’Alphabasic Records

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www.atlantico.fr - May 23, 6:53 AM

L'audio, prochaine étape du web social ?

Soundcloud, site très populaire de fichiers audio, tente de transformer son succès en un vrai réseau social, basé sur les sons. Sommes-nous prêts à sortir notre téléphone-dictaphone et à échanger nos humeurs et nos LOL en son ?

 

Le beau succès d'une start-up de Berlin peut-il devenir une application incontournable sur nos mobiles et un nouveau monstre des réseaux sociaux ? Depuis la folie Instagram, une simple appli-photo sans même un site web, dotée de quelques filtres pour enjoliver des photos banales, et qui vient d'être racheté par Facebook un milliard de dollars pour sa communauté mondiale de 40 millions d'utilisateurs, on a appris a éviter le "non" catégorique.

 

L'histoire est, comme souvent, celle de deux jeunes entrepreneurs, Eric Wahlforss (Suédois) et Alexander Ljung, qui se sont installés dans un loft à Berlin en 2008 pour lancer un service web qui permettait d'enregistrer des sons en ligne, n'importe quel son, à partir d'une page web et du micro de l'ordinateur, puis de s'apercevoir que tous les mobiles contenaient un dictaphone et de proposer, en plein boom des applications mobile, la leur. En janvier dernier, Soundcloud franchissait les 10 millions d'utilisateurs et les 5 millions de téléchargements de l'appli-mobile SoundCloud. La communauté grandirait au rythme d'un million de nouveaux utilisateurs par mois.

 

(...)

 

Le son, habituellement parent pauvre de l'image, et repaire de professionnels, entame une démocratisation musclée sur le web. S'il n'est pas dans nos réflexes encore de lancer un enregistrement de nos conversations ou d'un bruit, nous pourrions, comme avec la photo et Instagram, finir par chroniquer nos vies en audio, et Soundcloud l'a compris.

 

L'ambition : "devenir le YouTube de l'audio"

(...)

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www.gentside.com - May 22, 8:20 AM

Les grèves étudiantes québécoises : le Printemps Erable se joue aussi sur la Toile

La grève étudiante que connait le Québec est l’une des plus longues et des plus rassembleuses de l’histoire de la région. Les étudiants sortent dans la rue pour lutter contre la hausse des frais de scolarité universitaires. Et forcément, cela met Twitter en émoi.

 

Pour lutter contre une forte hausse de leurs frais de scolarité, les étudiants québécois ont recours à une méthode qui semble décidément très francophone : la manifestation de rue et la grève universitaire.

 

"Crions plus fort pour que personne ne nous ignore"

Le gouvernement Charest est à l’origine d’une nouvelle hausse des frais de scolarité puisque qu’au Canada, l'éducation est une compétence exclusivement provinciale depuis une loi constitutionnelle de 1867. Mais la hausse prévue est importante car elle prévoit une évolution des frais de 2 168 dollars canadiens (1600 euros) en 2012 à 3793 dollars canadiens (environ 2900 euros) en 2017. Cela représente une augmentation de presque 75% en seulement cinq ans. Pour la comparaison, les frais de scolarité en université en France oscillent généralement entre 150 et 250 euros selon l’année d’enseignement.

 

Les étudiants québécois ont donc décidé d’entamer une grève universitaires et des manifestations de rues. Le mouvement a officiellement débuté le 13 février 2012 et continue encore aujourd’hui. Chaque soir, des marches nocturnes sont organisées dans les rues de Montréal et les grévistes peuvent également prendre part à des évènements de plus grande ampleur. Le 22 mars 2012, ce sont donc près de 200 000 étudiants qui ont défilé en scandant "Crions plus fort pour que personne ne nous ignore.

 

"Tout nu chaque soir jusqu’à la victoire"

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May 21, 1:10 PM
script de l'échange ce matin sur France Inter entre Aurélie Filipetti et Patrick Cohen.

- Rfi doit déménager dans moins de trois semaines. Vous vous êtes régulièrement opposée à la fusion des rédactions entre rfi et France 24. Ce déménagement doit il avoir lieu, Aurélie Filipetti ?

 

La question c'est pas tant le déménagement (…) C'est surtout la question de ce que l'on veut faire de RFI et de ce que l'on veut faire de RFI, de France 24 et en général de l'Audiovisuel extérieur de la France. François Hollande, pendant la campagne électorale, avait signé la pétition contre la fusion de RFI, et donc nous prendrons les mesures nécessaires pour que RFI puisse retrouver sa mission, qui était notamment en Afrique avec une large audience, qui était appréciée de tous ces peuples qui avaient besoin d 'avoir une info indépendante…

 

- Mais pardon... S'il y a déménagement la fusion sera effective ?

 

Mais vous savez sur ce déménagement il y a beaucoup de choses qui ont été racontées, avancées, et je pense, pour m'être bien renseignée, que ce déménagement n'est pas inéluctable, en tous cas qu'on peut faire revenir les choses en arrière. Et en tous cas ce ne sera certainement pas pour une question de locaux, une question matérielle qu'on se sentira les mains liées pour la fusion de RFI avec France 24. Rfi c'est une Radio, une radio multilingue, une radio de grande qualité avec des personnels de grande qualité, et il serait donc plutôt logique qu'on arrête cette procédure qui a conduit à faire parfois de la radio sur la télévision ou de la télévision sur la radio.

 

- Alain de Pouzilhac continue de piloter l'Audiovisuel extérieur de la France ?

 

La question des personnes sera réglée plus tard. Encore une fois la priorité c'est d'abord la ligne stratégique qu'on veut définir et l'indépendance de ces grandes structures indépendantes de l'audiovisuel. "

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www.leparisien.fr - May 20, 4:44 PM

"Le repenti": un film pour interroger "l'amnésie et le silence" en Algérie

"Il faut parler, parler de tout. Une société qui se respecte aborde tous les sujets sans tabou. Pour avancer". Le réalisateur algérien Merzak Allouache a présenté à Cannes "Le Repenti", un film pour interroger "l'amnésie et le silence" qui règnent dans son pays.

Film rude, dense, qui tient le spectateur en haleine, ce long-métrage se penche sur le parcours de Rachid, jeune jihadiste qui quitte les montagnes et le maquis pour regagner son village.

 


En vertu de la "Concorde civile", initiée en 1999 par Abdelaziz Bouteflika qui allait entraîner la reddition de milliers d'islamistes, il se rend à la police et restitue son arme pour bénéficier du statut de "repenti". Mais dans les villages, la haine est à vif et sa vulnérabilité évidente l'expose à toutes sortes de marchandages.
Le réalisateur algérien qui vit en France interroge la façon qu'a eu son pays de tourner la page d'une "décennie noire" qui, à partir de 1992, a fait plusieurs dizaines de milliers de morts.

"J'ai eu envie de poser des questions sur l'amnésie qui règne en Algérie. Il y a beaucoup de gens qui vivent cette douleur et qui la vivent en silence", explique-t-il. "On essaye de montrer un pays apaisé, mais la violence qui continue montre que rien n'est apaisé en Algérie", ajoute le réalisateur de 67 ans dans un entretien à l'AFP.
"Mon film n'est pas contre la Concorde civile", prend-il soin de préciser, mais contre "le fait de tourner presque arbitrairement la page" en "passant sous silence des années de violence, de plomb".
"Il y a une partie de la société algérienne à l'aise dans cet +apaisement+" qui porte les affaires. +On fait des affaires, laissez-nous tranquilles, ne nous parlez pas des révolutions arabes+", ajoute la réalisateur du seul film du continent africain dans la Quinzaine des réalisateurs.

"Or ces gens sont poussés par une génération nouvelle qui arrive et qui exige des comptes", ajoute-t-il avec énergie, relatant ce filmé "tourné en 20 jours, dans la rage", après "des attaques odieuses" d'une partie de la presse algérienne.
Il s'est vu refuser une aide financière du ministère algérien de la Culture qui lui reprochait, entre autres, d'avoir "montré un policier véreux" dans un de ses précédents films. "On ne m'a pas donné d'aide mais on ne m'a pas empêché de tourner", précise-t-il.

Comme dans ses précédents films, Merzak Allouache explore les zones grises de la corruption, de la manipulation.

(...)

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www.museedeslettres.fr - May 19, 6:25 AM

Exposition à l'affiche Sur la route de Jack Kerouac : L'épopée, de l'écrit à l'écran - Musée des lettres et manuscrits

Le Musée des lettres et manuscrits présente, en partenariat avec MK2, une exposition consacrée à l’un des plus mythiques romans de la littérature américaine. C’est la toute première fois que le tapuscrit de 36 mètres sur lequel Jack Kerouac coucha voilà 60 ans la première version de Sur la route, considéré comme le manifeste de la beat generation, sera exposé en France. Cette exposition est proposée à l’occasion de la sortie en salles (le 23 mai) du film de Walter Salles Sur la route.

Le mot de Gérard Lhéritier, Président du Musée des lettres et manuscrits

 

Entre le 2 et 22 avril 1951, Jack Kerouac écrit un roman de 125 000 mots sur un support papier de 36,50 mètres de long. Il a 29 ans.
En grande partie autobiographique, une soudaine fi èvre scripturale l’entraîne à écrire un livre en prose spontanée, empruntée aux techniques du Surréalisme inspirée par son compagnon de voyage Neal Cassady.
« Je l’ai fait passer dans la machine à écrire et donc pas de paragraphes… l’ai déroulé sur le plancher et il ressemble à la route. » écrit Jack Kerouac en mai 1951. Le rouleau imprimé et édité (en 2007) comporte un seul paragraphe de 370 pages, sans marge et sans chapitres.
« Je vais me trouver un rouleau de papier pour couvrir les étagères, je vais le glisser dans la machine, et je vais taper à toute vitesse, à toute berzingue, au diable les structures bidons, après on verra »… « j’ai écris ce livre sous l’emprise du café… 6 000 mots par jour, 12 000 le premier jour et 15 000 le dernier… ».
Il préparait sa route depuis 1947, au moyen de dizaines de carnets et de notes manuscrites. De jeune romancier, Jack Kerouac va devenir l’écrivain le plus expérimenté, le plus doué de sa génération, qui le propulsera au sommet de la littérature américaine, avec la « littérature de l’instant ».
Après plusieurs refus d’éditeurs et de sérieuses modifi cations, le Rouleau tapuscrit sera fi nalement publié par les éditions Viking en 1957, et trois ans après en France par la maison Gallimard. C’est cette version plus courte et expurgée de ses passages les plus sulfureux que le public connaîtra jusqu’à ces toutes dernières années.
L’aventure des amis de Kerouac sera un énorme best-seller et un symbole pour de nombreuses générations. Il sera traduit dans le monde entier.
À l’occasion du 50ème anniversaire de la publication initiale, Viking décide de publier le tapuscrit original en 2007, et trois ans plus tard par les éditions Gallimard, en 2010, pour la version française, sous le titre Sur la route - le rouleau original.
En mai 2001, Christie’s organise une vente aux enchères à New-York et présente le tapuscrit de Jack Kerouac. Le marteau marque le Rouleau au prix exceptionnel de 2,5 millions de dollars. Il est acquis par Jim Irsay, amateur de rock et propriétaire de l’équipe de football les Colts d’Indianapolis.
Jack Kerouac est né le 12 mars 1922 dans une famille d’origine canadienne-française, et nous célébrons ainsi, avec cette exposition, le 90ème anniversaire de sa naissance.
Francis Ford Coppola avait acquis en 1968 les droits sur le livre, aujourd’hui la société de production MK2 et Walter Salles l’ont réalisé et il sortira en salle le 23 mai.
Et pour la première fois, le célèbre rouleau prend la route vers la France pour rejoindre le Musée des lettres et manuscrits de Paris qui va l’exposer pendant trois mois.

Le mot d'Estelle Gaudry, commissaire de l'exposition

Cette route ancrée dans le sol, symbole de la vie, s’est évidemment imposée comme le fi l conducteur de l’exposition. Comme son titre l’indique, celle-ci se concentre principalement sur l’œuvre mythique de l’écrivain américain Jack Kerouac, Sur la route, à l’occasion de la sortie du fi lm de Walter Salles. Une vitrine centrale de neuf mètres de long, spécialement conçue pour l’événement, accueille le manuscrit emblématique, un rouleau de papier de 36 mètres sur lequel l’auteur a tapé frénétiquement à la machine, en avril 1951, le texte de Sur la route.
Le rouleau, à l’écriture rythmée et foisonnante, est exposé telle une longue route américaine autour de laquelle défi lent des paysages : paysage de la vie de Kerouac, paysage de son amour pour la littérature, paysage de ses rencontres, paysage de la réalisation du fi lm. Le paysage de sa passion pour la littérature est évoqué à travers des pièces autographes d’Arthur Rimbaud, de Céline ou bien encore de Balzac… celui de ses rencontres avec Neal Cassady, William S. Burroughs, Allen Ginsberg… le paysage du film avec les croquis des décors conçus par Carlos Conti, les photographies du tournage et le scénario annoté du réalisateur Walter Salles, généreusement offert au Musée des lettres et manuscrits.
Ces différents éléments permettent de redécouvrir un homme qui avance, en quête de liberté, explore tous les sens et se fraye un chemin aboutissant à la rédaction de ce monument de la littérature américaine. Une rédaction faite de mouvements, d’arrêts, de redémarrages et d’accélérations d’un poète qui aime par-dessus tout la musicalité des mots et qui retranscrit la vie avec acuité grâce à son instrument de prédilection, sa machine à écrire.
Le rouleau, tel un bloc, un pavé brut de prose spontanée, condense les sensations ressenties et celles imaginées. Sans chapitre ni paragraphe, il s’arrête aux portes de la ville, avec cette question : que faire de sa vie ?

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www.bastamag.net - May 16, 11:45 AM

Législatives : de graves menaces de fraudes planent sur le vote par Internet - Démocratie ? - Basta !

Pour la première fois en France, le vote par Internet sera expérimenté lors des prochaines législatives. Un million d’électeurs français « de l’étranger » sont concernés. Plusieurs failles de sécurité ont déjà été pointées. L’intégrité et la confidentialité du vote ne sont pas garanties, comme l’attestent les informaticiens interrogés par Basta !. Surtout, l’ensemble du processus électoral est laissé entre les mains d’entreprises privées qui cultivent opacité et conflits d’intérêts. Le vote par Internet, ou comment déposséder le citoyen de son droit démocratique. Enquête.

 

Lors des prochaines élections législatives de juin, plus d’un million d’électeurs pourront ne pas se rendre dans l’isoloir et voter par Internet. À la suite de la réforme constitutionnelle de 2008 voulue par Nicolas Sarkozy, le vote par Internet sera proposé aux « Français établis hors de France » qui éliront pour la première fois onze députés. Bugs, risques de piratages et de fraudes, sécurité et confidentialité non garanties, sous-traitance à des entreprises privées et délocalisation à l’étranger : le vote par Internet est bien loin d’être infaillible. L’ancien gouvernement est pourtant passé outre. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) avait exprimé ses réserves en 2010, estimant « que les systèmes de vote existants ne fournissaient pas encore toutes les garanties exigées par les textes légaux ». Elle a rappelé en début d’année les « risques particuliers que ces traitements peuvent présenter pour les personnes, notamment la divulgation de leurs opinions politiques, la manipulation de leur droit de vote ». Rien que ça.

Ces mises en garde ont été ignorées. Le vote du premier tour sera ouvert sur Internet à partir du 23 mai, et durera une semaine sur le site www.votezaletranger.gouv.fr. Le principe ? L’électeur se connecte avec des identifiants qui lui sont transmis par courrier postal et par SMS, et avec un mot de passe reçu par messagerie électronique. Le vote, crypté, est transmis à une urne électronique. Seul l’État français dispose des clés cryptographiques nécessaires au dépouillement. Un reçu est délivré à l’électeur, confirmant que son vote a bien été enregistré. Un système qui présente de nombreuses failles, pointées par « HardKor », un informaticien qui a analysé ce système avec le collectif des Désobéissants et le mouvement Telecomix. « Les ordinateurs des particuliers sont le point le plus vulnérable du dispositif, estime-t-il. Un utilisateur malveillant pourrait prendre le contrôle à distance de l’ordinateur et modifier le comportement des applications exécutées par l’électeur. » Résultat : une perte de confidentialité ou une modification à distance du vote émis. Comme si l’isoloir était ouvert ou le vote échangé au moment de l’introduction dans l’urne. Une modification indétectable « car elle aurait lieu uniquement sur l’ordinateur de l’électeur », souligne HardKor.

(...)

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www.rue89.com - May 14, 8:52 AM

Avec le sténopé, transformez votre appart’ en clip poétique - Rue89

En février 2009, Romain Alary et Antoine Levi, deux photographes français, cherchent un hôtel à Pushkar, en Inde. Ils le trouvent et s’installent, le temps d’une nuit, dans une chambre aux murs bleus. Le lendemain, surprise : ils découvrent des « artefacts de mouvements » sur leurs murs.

« Dans le volet, il y avait un trou : il laissait passer un peu de lumière. On a tout de suite fait le lien avec le sténopé et la camera obscura. »

Le sténopé ? Un procédé « simple » selon Antoine Levi :

« Il suffit d’obscurcir une pièce en laissant une petite ouverture. Cela permet une convergence des faisceaux lumineux, ce qui produit des images sur la face opposée, à l’envers. »

A Pushkar, Romain Alary et Antoine Levi illustrent, en images, leur premier « sténopé géant ». C’est l’amorce de leur projet « stenop.es ».
(...)

Des appartements pris en otage

De retour à Paris, les deux photographes veulent transformer des appartements en immenses boîtes noires. L’objectif : reproduire les façades des immeubles et les va-et-vient des bus et des passants dans des cuisines, des salons ou des chambres.

Pour qu’il n’y ait pas la moindre lumière, ils se servent d’un film opaque. Le résultat est déroutant :

« Nos sens sont perdus, on se demande où est la rue, dans quel sens va le bus et comment un passant peut marcher au plafond. Résultat, c’est fascinant : on peut passer des heures à regarder le plafond. »
(...)

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elections.lefigaro.fr - May 13, 6:29 PM

Une passation de pouvoir se dessine aussi sur Internet

Les équipes de François Hollande vont récupérer la gestion du site de l'Élysée ainsi que ses comptes sur les réseaux sociaux. Leurs contenus sont profondément marqués par la présidence de Nicolas Sarkozy.

Mardi 15 mai, François Hollande récupérera les codes nucléaires de la France. Ses équipes numériques, elles, hériteront de la gestion de la présence du président de la République sur Internet: le site de l'Élysée et ses comptes officiels sur Facebook, Twitter, Flickr et Dailymotion, suivis au total plus de 120.000 fois.

Lancé en 1997, à l'occasion du 14 Juillet, le site Internet de l'Élysée est avant tout un support de communication institutionnel, qui permet notamment de contacter le président de la République. Comme le veut la tradition, chaque courrier envoyé par des citoyens français obtient une réponse. Sous l'ère Chirac, le site n'a été rafraîchi qu'une fois, au printemps 2005. Il a longtemps pâti d'une interface austère et de fonctions rudimentaires, malgré une tentative de diffuser en direct une interview du chef de l'État dès 1999.

 

En 2007 et 2010, les deux sites de Nicolas Sarkozy

 

En 2007, le site a connu son unique passation de pouvoir. Elle s'est concrétisée quatre mois après l'élection de Nicolas Sarkozy. Élysée.fr se métamorphose alors radicalement et reprend l'interface du site de campagne de l'ex-candidat. La photo du président se retrouve incrustée dans la bannière en haut de page, tandis que la chaîne de télévision de campagne NS TV, se transforme en PR TV. Le nouveau site «est à l'image de Nicolas Sarkozy», commente le Journal du Net, tandis que Politique.net y voit déjà le symbole d'une «hyperprésidence».

Cette version restera en ligne plus de deux ans, jusqu'en avril 2010.

(...)

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owni.fr - May 13, 7:26 AM

Photographes critiques en campagne

Après cette présidentielle, nous avons voulu dresser un bilan des dispositifs de communication déployés par les candidats. Et donc des conséquences des interventions des services de com' sur la perception que nous avons eu d'eux. Pour façonner et maîtriser leur image. Entretien avec deux photographes de presse de renom, qui ont suivi les candidats sur les routes. Et ont tenté jour après jour de ne pas tomber dans les panneaux des communicants.

 

Le photojournalisme politique de nos jours suppose de sérieuses capacités à démonter en temps réel les constructions des services de com’ des candidats. Jean-Claude Coutausse et Cyril Bitton font de la photo politique depuis plus de dix ans. Membres de Fedephoto1 ils ont créé à l’approche de la présidentielle, un collectif informel baptisé French Politics avec Olivier Coret, Marc Chaumeil, Laurent Hazgui et Caroline Poiron. Chacun d’entre eux a suivi durant plusieurs mois un (ou des) candidat(s) en campagne pour plusieurs quotidiens ou magazines. Ainsi, Jean-Claude Coutausse suit les présidentielles depuis 1988 et François Hollande depuis l’université d’été en exclusivité pour le quotidien Le Monde. Cyril Bitton suit le FN depuis dix ans et Marine Le Pen depuis son investiture à la tête du parti en janvier 2011. Entretien.

 

Qu’est-ce qui a changé dans votre manière de travailler depuis les précédentes présidentielles en 1988 pour Jean-Claude et 2002 pour Cyril ?

(...)

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www.challenges.fr - May 13, 6:28 AM

Pourquoi Facebook et Google pourraient disparaître en 2017

Pour le gérant de hedge fund Eric Jackson, la génération Google et Facebook sera bientôt chassée par celle des entreprises du web mobile qui, elles, ont su développer des modèles économiques rentables.

 

De même qu'aucun financier n’avait vraiment anticipé l’échec du site social MySpace et les déboires que rencontrent Yahoo!, personne aujourd'hui n'oserait tabler sur la mort de Google et de Facebook, les deux leaders actuels de l’internet. Personne sauf Eric Jackson, un spécialiste des nouvelles technologies qui vient de rédiger un article sur ce sujet sur le site du magazine Forbes. Avec une logique implacable, ce gérant d'un hedge fund américain explique que le site le plus consulté sur internet et le premier réseau communautaire mondial sont progressivement amenés à disparaître d’ici 2017.

La chute programmée de ces deux mastodontes de l'internet, qui à eux deux cumulaient en 2011 plus de 290 millions de visiteurs uniques par mois selon les chiffres de Nielsen, est due à leur date de naissance, avance Eric Jackson. Respectivement créés en 1998 et en 2004, le moteur de recherche et le réseau social seront bientôt les victimes de la loi de l’obsolescence programmée qui régit les entreprises présentes sur le web.

 

Une génération chasse l’autre

(...)


Via Philippe E. Maille
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www.lemonde.fr - May 12, 9:47 PM

A Cannes, les femmes montrent leurs bobines, les hommes, leurs films

Par Fanny Cottençon, Virginie Despentes, Coline Serreau

 

"Qu'est-ce qui a changé dans le cinéma ? Tout !", s'exclamait Gilles Jacob, président du Festival de Cannes, lors de la présentation des films sélectionnés pour la 65e édition. Tout ?! Un instant, nous avons frémi. A tort, puisque les vingt-deux films de la sélection officielle ont été réalisés, heureux hasard, par vingt-deux hommes. Le Festival couronnera donc pour la 63e fois l'un d'entre eux, défendant ainsi sans faillir les valeurs viriles qui font la noblesse du septième art.

Une fois seulement, en 1993, la Palme était en effet attribuée à Jane Campion, une réalisatrice. Et en 2011, par manque de vigilance sans doute, quatre femmes s'étaient immiscées parmi les vingt nominés à la compétition officielle. Thierry Frémeaux, délégué général, ne manquait pas de le remarquer : "C'est la première fois qu'il y a autant de femmes." Coupable faiblesse ! D'autant plus impardonnable que les Césars avaient en 2011 montré un digne exemple en ne sélectionnant aucune femme dans les catégories "meilleur film" ou "meilleure réalisation".

Messieurs, vous avez retrouvé vos esprits et nous nous en réjouissons. Le Festival de Cannes 2012 permet à Wes, Jacques, Leos, David, Lee, Andrew, Matteo, Michael, John, Hong, Im, Abbas, Ken, Sergei, Cristian, Yousry, Jeff, Alain, Carlos, Walter, Ulrich, Thomas de montrer une fois de plus que "les hommes aiment la profondeur chez les femmes, mais seulement dans leur décolleté".

Cette sélection exemplaire est un signe fort envoyé à la profession, et au public du monde entier. Car qui mieux que le plus prestigieux festival de cinéma au monde, pour être le porte-voix de cet immuable message. Avec une grande lucidité sur son rôle primordial, vous avez su empêcher toute velléité féminine de briguer une quelconque place dans ce milieu si bien gardé. Surtout, ne pas laisser penser aux jeunes filles qu'elles pourraient avoir un jour l'outrecuidance de réaliser des films et de gravir les marches du Palais autrement qu'au bras d'un prince charmant.

Ne suffit-il pas qu'elles puissent rêver d'être un jour "la" maîtresse de cérémonie de la soirée d'ouverture du Festival ! Bérénice Bejo en 2012, Mélanie Laurent en 2011, Kristin Scott Thomas en 2010. Les femmes sont de parfaites hôtesses, que l'on rendra heureuses d'un simple, "T'as de beaux yeux, tu sais", ou autres compliments bien tournés. Des icônes troublantes aussi que vous savez laisser à leur juste place : en vitrine et sur papier glacé. Les affiches du Festival en témoignent : cette année c'est Marilyn Monroe qu'on célèbre, en 2011 Juliette Binoche, en 2009 Monica Vitti, et en 1989 une Marianne de la République incarnait le prestigieux Festival.

En 1976 ce sont les fesses nues d'une femme qui étaient à l'honneur. De quoi se plaindraient nos muses ? Elles sont célébrées pour leurs qualités essentielles : beauté, grâce, légèreté... Evitons-leur les affres de la direction d'une équipe de tournage, épargnons-leur la pénible confrontation avec les contraintes techniques d'un plateau. Qu'iraient-elles s'ennuyer dans le comité d'organisation où se prennent les décisions importantes et qui, pour preuve, n'a connu depuis sa création que des présidents ? Gardons aux hommes la lourde charge de ces fonctions rébarbative. Aux femmes les bobines à coudre, aux hommes celles des frères Lumière !

 

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www.sciencesetavenir.fr - May 10, 7:01 PM

Gizeh en 3D: l'égyptologie virtuelle à portée de main [vidéos]

Une reconstitution inédite du plateau de Gizeh, où se dressent les fameuses pyramides, est accessible à tous les explorateurs... Une expérience de 3D en temps réel à découvrir en ligne.

 

Entrer dans un tombeau de la nécropole égyptienne de Gizeh, descendre le long du puits étroit menant à la chambre funéraire, découvrir la pièce telle qu’elle était lorsque les archéologues l’ont vue pour la première fois ou comme elle était à l’origine avec tous les objets accompagnant le mort dans l’au-delà… Passer à travers les murs pour découvrir des chambres cachées, puis remonter à la surface du plateau de Gizeh tel qu’il était il y a 2000 ans avant notre ère… Survoler les pyramides vers le temple de Mykérinos pour explorer sa cour, suivre le couloir jusqu’à la célèbre statue du roi et de sa reine.. Tout cela est possible et accessible en ligne sur le nouveau site internet «Giza 3D» lancé par Dassault Systèmes, en partenariat avec le Musée des Beaux Arts de Boston (Museum of Fine Arts, MFA, Etats-Unis).

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Via alozach
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www.rue89.com - May 24, 8:44 AM

Hadopi : les lobbies à l’assaut du nouveau gouvernement - Rue89

Les défenseurs des libertés numériques s’inquiètent : au regard des nominations dans les ministères, rien ne semble changer.

 

La gauche est-elle en train d’imiter l’UMP sur la culture et les questions numériques, en réveillant le conflit violent qui, dès 2008, avait entouré la discussion puis l’adoption de la loi créant la Hadopi ?

En tout cas, l’inquiétude grandit au sein des opposants historiques au texte, qui voient d’un mauvais œil certaines nominations dans les cabinets de François Hollande et d’Aurélie Filippetti, nouvelle ministre de la Culture.

Quand soudain, Pierre Lescure

La mission de concertation sur l’avenir de la Hadopi, confiée à Pierre Lescure, ancen patron de Canal+, passe mal.

Proche du nouveau chef de l’Etat – il était invité à l’Elysée lors de la passation de pouvoir et animait une webradio pendant la campagne – c’est un « modéré » sur la question Hadopi. Il se vante par exemple d’avoir « contribué à la réflexion » de François Hollande « pour qu’il n’abroge pas [la Hadopi] sitôt élu ».

Sa nomination est, comme le note Le Figaro, un geste destiné à rassurer le monde de la culture, pour « désamorcer la crise naissante » entre les artistes et le ministère de la Culture. Lescure navigue entre le milieu de la télé, du cinéma mais aussi du théâtre (il dirige le théâtre Marigny).

Philippe Aigrain, chercheur et membre de la Quadrature du Net, fer de lance de l’opposition à la Hadopi, explique à Rue89 sa déception :

« Pour cette consultation, je souhaitais des personnes indépendantes des milieux culturels et des intermédiaires techniques. C’est le souhait inverse qui a été violemment exaucé. Quelles que soient les qualités personnelles de Pierre Lescure, c’est quand même un ancien de Canal+, de Vivendi !

C’est une vision centrée sur les industries culturelles traditionnelles, qui ne prend pas en compte la réalité de la création sur Internet et la pratique numérique des citoyens. On reste sur le point de vue très “économiciste” : les producteurs d’un côté, les consommateurs de l’autre. On n’affronte pas les vrais défis de la création numérique. »

Tout pour éviter le rapport de force

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www.laprovence.com - May 22, 8:52 AM

Les rencontres sur l'Algérie ne plaisaient pas à la mairie d'Aix

Prévue fin mars à la Cité du livre, la manifestation culturelle a été annulée car "non validées" par l'adjointe de la Culture.

 

Les intervenants avaient été invités, le programme ficelé des semaines à l'avance. Fin mars 2012, plusieurs lieux culturels aixois avaient prévu d'organiser une manifestation culturelle autour de l'Algérie, cinquante ans après son indépendance. Le tout est finalement tombé aux oubliettes.

 

Sur le papier, tout roule. Et puis..., le hic.

 

À l'origine du projet, le théâtre du Bois de l'Aune qui, en partenariat avec Vitez, devait dérouler ses planches à Il était une fois Germaine Tillion : un spectacle mis en scène par Xavier Marchand, autour de la figure de la résistante et déportée de la Seconde Guerre mondiale qui avait ensuite mené un combat engagé contre la torture durant la guerre d'Algérie. "Puis, le théâtre m'avait téléphoné pour un partenariat. L'idée était de prolonger la séance avec un film ; j'avais choisi La Bataille d'Alger, ainsi que Rome plutôt que vous, de Tariq Teguia,sur une Algérie plus contemporaine, explique Sabine Putorti, de l'Institut de l'image. J'ai proposé ensuite, un peu naïvement, à la Cité du livre si elle voulait se greffer à la manifestation, et Annie Terrier des Écritures croisées a répondu favorablement." Le Cobiac (Coopération internationale pour le développement de la lecture et des bibliothèques) basé à la Méjanes s'ajoute à la liste des organisateurs.

 

Au final, c'est une manifestation sur trois jours, plutôt étoffée, qui prend forme : table-ronde intitulée "50 ans après l'indépendance, l'Algérie... ?" avec des intervenants algériens - le poète El Mahadi Acherchour, la journaliste Salima Ghezali, l'auteur Akram Bulkaid - autour de débats, de diffusion de films, de pièces, etc. Sur le papier, tout roule. Et puis..., le hic. "Comme d'habitude, la directrice de la Cité du livre avait son rendez-vous annuel avec Patricia Larnaudie, l'élue à la culture, pour valider la programmation. Et le lendemain, nous avons été prévenus par un mail laconique, venant du secrétariat de la Cité du livre, signalant que ces soirées n'avaient pas été validées par la municipalité, se concluant par 'Il faut annuler'", raconte Annie Terrier, des Écritures croisées.

 

Maryse Joissains évoque une "atteinte à l'ordre public"

 

Devant la nouvelle, les différents protagonistes accusent le coup. Et puis écrivent à Patricia Larnaudie pour pouvoir en discuter. "Nous n'avons pas eu de réponse." Début avril, Jean-Louis Jouanaud, président des Écritures croisées, prend sa plume pour s'adresser directement au maire, Maryse Joissains : "Nous renouvelons par la présente notre volonté expresse de vous rencontrer pour parler de ce qui commence à apparaître comme la censure grave d'une élue sur un sujet qui concerne l'ensemble des lecteurs et électeurs d'Aix-en-Provence, écrit-il. Nous nous tenons à votre entière disposition – aux jour et heure de votre choix – pour vous présenter l'ensemble du dispositif culturel que nous souhaitions et souhaitons toujours mettre en place avec l'ensemble de nos partenaires autour du cinquantenaire de la fin de la Guerre d'Algérie et de l'évolution de ce pays sur cette assez longue période."

Cette fois-ci, la députée-maire UMP répond - signalant qu'elle valide la décision de son adjointe, "lui faisant confiance". Elle précise à La Provence que "cette manifestation aurait pu porter atteinte à l'ordre public parce qu'elle était très pro-algérienne et que la mémoire sur ces événements n'est pas tout à fait apaisée..."

"Nous sommes en période d'élection, poursuit Sabine Putorti, j'avais décidé de laisser tomber. Je ne suis pas dans une attitude militante. Mais ce que je déplore, c'est qu'il n'y ait pas de dialogue. J'aimerais qu'on nous fasse confiance... Je ne suis pas vraiment fâchée, mais je trouve ça dommage : ces débats, ces films sont de bons supports qui peuvent aider à réconcilier." Pour le coup, c'est raté.

 

 

Julien DANIELIDES

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www.wsws.org - May 21, 5:28 PM

Palaces of memory: August Strindberg and Ingmar Bergman

The Strindberg & Cinema Festival in Los Angeles featured two films that Ingmar Bergman made for Swedish television: his version of August Strindberg’s A Dream Play (1963) and his portrait of a theater director, After the Rehearsal (1984).

 

The second night of the Strindberg & Cinema Festival featured two films that Ingmar Bergman made for Swedish television: a filmed production of August Strindberg’s A Dream Play (1963) and Bergman’s acclaimed self-portrait of a theatre director, After the Rehearsal (1984). While After the Rehearsal was released internationally as a feature film after initially airing on Swedish television, this was the first time that A Dream Play had been shown in North America.

 

Typically, this site is reserved for commentary on new work, but there are times when an unexpected juxtaposition casts old and even supposedly familiar works in fresh and deeper perspectives. It had been some twenty years since I’d seen After the Rehearsal. I remembered it as a wry, often insightful, at times pointed commentary on the art of theatre, especially the elusive arts of directing and acting.

I’d filed the experience in the same corner of my private memory palace along with Truffaut’s Day for Night (1973) and Fellini’s 8 ½ (1962). That comfortable and sophomoric take on the film was roundly shaken and reconfigured by the experience of seeing it again through older, more experienced eyes, and from the advantage of having just seen Bergman’s filmed version of A Dream Play.

Over his long career, Bergman mounted some thirty productions of works by Strindberg (1849-1912), including four different productions of A Dream Play: this 1963 filmed version was the first, followed by stage productions in 1970, 1977, and 1986. Luckily, I read a synopsis of the play prior to the screening, which was in the original Swedish, without subtitles, and which needless to say, made the intensely dialogue-heavy film hard-going for the non-Swedes in the house. With the exception of a few judicious cuts, Bergman’s shooting script faithfully followed Strindberg’s play script.

 

For those unfamiliar with the play, it is one of Strindberg’s most poetic and philosophical. Like a dream, time and place and age are fluid. The narrative, such as it is, involves the Daughter of the Hindu god Indra coming to Earth to gain some understanding of what it means to be human. She’s guided in turns by three men—an Officer, a Lawyer, and a Poet. She discovers the constant struggle and suffering of the human condition, at first observing, then experiencing that elusive blend of hope and despair that keeps humans keeping on despite life’s many tolls, obstacles, and disappointments.

 

In a revealing 2003 interview conducted a few years before his death, Bergman describes his near-obsession with Strindberg’s work, a compulsion that began when he was fourteen and consumed him right to the end. One of his last productions was a radio version of Strindberg’s chamber play, The Pelican. Bergman always considered the Daughter in A Dream Play as one of the most compelling women’s roles in the Strindberg canon, perhaps in all of dramatic literature. The only Strindberg plays that Bergman returned to as often were Miss Julie and Ghost Sonata. Many have observed that Bergman’s 1984 Fanny and Alexander is a loose, contemporized adaptation of A Dream Play.

 

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fr.news.yahoo.com - May 20, 6:38 PM

L'Algérie pleure sa chanteuse Warda enterrée au carré des moujahidine

L'Algérie a réservé un accueil solennel et rempli d'émotion à la dépouille de sa diva Warda El-Jazaïria, qui a été enterrée samedi au cimetière El-Alia d'Alger, pour y reposer dans le carré des moujahidine aux côtés des hommes les plus importants du pays.

Fait rarissime pour une personnalité non politique, une haie d'honneur de la Protection civile a accueilli au cimetière le cercueil de "La Rose Algérienne", suivi par son fils Ryad, la gorge nouée, incapable de s'exprimer tant l'émotion était forte. Il avait toujours vécu auprès de la cantatrice de la chanson arabe, dont le père était algérien et la mère libanaise.

Sa mise en terre dans le carré des moujahidine (combattants indépendantistes) a été accompagnée de centaines de youyous de femmes qui ont assisté à cette cérémonie d'habitude réservée aux hommes, selon le rituel musulman dans ce pays.

Le Premier ministre Ahmed Ouyahia et le frère du président Abdelaziz Bouteflika, Saïd Bouteflika, marchaient en tête du cortège, avec à leurs côtés notamment, le conseiller et ami d'enfance du roi du Maroc Mohamed VI, Fouad el-Himma.

"Je suis totalement effondrée. La rose de l'Algérie s'est fanée, je me sens comme morte", pleure Khalfa Benamar, 61 ans, venue spécialement de Bejaïa, à 250 km à l'est d'Alger.

"Je n'ai pas pu m'empêcher de l'accompagner au cimetière. Sa voix m'a bercée dans mon enfance et elle a tellement donné au pays", déclare Samia Mabrouk, une Algéroise de 40 ans.

 

Chanteuse à 11 ans au Quartier Latin

 

Mourad, 40 ans, fonctionnaire, déplore la "perte d'un symbole de toute l'Algérie".

Warda est morte à 72 ans d'une crise cardiaque jeudi au Caire, où étaient déjà décédées les ambassadrices de la chanson arabe devenues éternelles, la Syrienne Ismahane et l'Egyptienne Oum Koulsoum.

Son corps, ramené à Alger par avion spécial, avait été accueilli vendredi soir à l'aéroport par plusieurs ministres.

Dans la matinée, son cercueil, entouré de plusieurs femmes de la protection civile, est resté quelques heures dans une salle du Palais de la Culture pour recevoir un dernier hommage de ses compatriotes.

Un homme d'une trentaine d'années, originaire d'Ain Defla, à 140 km au sud-ouest d'Alger, est arrivé en pleurant et criant "Warda, Warda" devant le cercueil, pris d'une crise d'hystérie, avant de perdre conscience. Il a tout de suite été évacué.

"Une semaine avant sa mort, je l'avais rencontrée au Caire. Elle était impatiente de retourner en Algérie pour s'y établir et participer aux 50e anniversaire de l'indépendance", a raconté à l'AFP, ému, l'ambassadeur d'Algérie en Egypte, Nadir Arbaoui.

En prévision de ces cérémonies, elle avait enregistré "Mazal Ouakfin" ("Nous sommes encore debout"), que la radio passe aujourd'hui en boucle, avec des témoignages, tandis que la télévision retransmet ses concerts.

Toute la presse algérienne lui rend hommage samedi avec des dizaines de photos en une où elle apparaît souriante et heureuse. Le quotidien arabophone El-Khabar lui consacre cinq de ses 24 pages.

A onze ans déjà, elle chantait dans le café parisien de son père, le Tam Tam, et elle a continué à chanter pour tout le monde arabe, pour l'indépendance de l'Algérie, ce qui l'avait obligée à quitter la France en 1958, quatre ans avant la libération de son pays.

La ministre de la Culture Khalida Toumi a rappelé dans un discours prononcé au Palais de la Culture samedi que Warda "n'avait jamais hésité à offrir sa voix et même ses revenus à l'Armée de libération nationale".

Le président Abdelaziz Bouteflika lui avait aussi rendu un hommage ému vendredi. Elle qui a "dédié son art entièrement" à l'Algérie, selon les mots du chef de l'Etat, "est décédée en Egypte loin de sa patrie".

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www.rue89.com - May 20, 1:13 PM

Le « Métronome » de Lorànt Deutsch, un livre idéologique ? - Rue89

Vendu à 1,5 million d’exemplaires et adapté par France 5, le livre « Métronome » de Lorant Deutsch est un succès. Cet ouvrage pose pourtant « problème » pour des historiens.

 

Passé par la télévision, le théâtre et le cinéma, Lorànt Deutsch est aujourd’hui associé au monde de la littérature depuis la sortie, en 2009, de « Métronome, l’histoire de France au rythme du métro parisien », son premier livre consacré à l’histoire de Paris.

Des historiens, blogueurs et passionnés ont réagi après l’adaptation coûteuse (1 million d’euros, par les deniers publics) de l’ouvrage par France 5. Ils s’interrogent quant à une certaine vision de l’histoire, notamment « pro-royaliste », « anti-républicaine » et « anti-révolutionnaire ».

 

Car jusque là, peu de médias ont été critiques, autant à l’égard du livre que de la série télévisée :
•« Un pavé d’une science impressionnante » selon BibliObs ;
•« Un récit enlevé de l’histoire de France vue de Paris, entre vulgarisation et effluves d’une réelle érudition » selon Libération ;
•« Cette série donne envie de chausser ses meilleures baskets pour parcourir la ville » selon Le Monde.
 •« Une prouesse technique et ultra pédagogique » selon Télérama.

 

La série a été regardée en moyenne par 1 million de téléspectateurs, un record pour la chaîne française sur cette case horaire. Et comme le précise William Blanc, doctorant en histoire et président de l’association d’éducation populaire Goliard(s), l’ouvrage n’a pas été confiné à quelques érudits.

 

« “Métronome”, disponible au rayon histoire, est en passe de faire autorité pour ses millions de lecteurs, repris par des responsables politiques (Robert Hue en a fait son coup de cœur) et scolaires (à Paris, ici et là). Ce qui est mis à bas, c’est l’action patiente des historiens de terrain et des éducateurs populaires qui, depuis des décennies, interviennent en milieux scolaire. »

 

Dans les livres : des erreurs historiques

 

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www.wsws.org - May 18, 9:03 PM

Barbara Stanwyck: The Miracle Woman: A valuable, passionate portrait of a great actress

In Barbara Stanwyck: The Miracle Woman, Dan Callahan argues convincingly that with the help of some of the better directors and writers of her generation, actress Barbara Stanwyck drew from her painful childhood and adolescence to develop her remarkable acting style across a range of genres.

 

His critical analyses of her performances are not, thankfully, uncommitted, academic regurgitations of what others have written, but highly observant, passionately written considerations of her artistry.

Callahan writes persuasively that this gifted, driven actress’s early years are also responsible for her later, troubled private life, although the source of Stanwyck’s right-wing political leanings deserves more careful consideration.

Finally, Callahan’s biography helps explain what to this reviewer’s mind is Stanwyck’s gift to the cinema: a “less-is-more” approach to acting that asked her audience to take her characters on their (the characters’) own terms.

Born Ruby Stevens on July 16, 1907, in Brooklyn, Barbara Stanwyck would later admit to having “had a terrible childhood. Let’s just say,” she added, “‘poor’ is something I understand.”

Orphaned at the age of two—her mother was killed when a drunk knocked her off a street car, and two weeks later her father went to work on the Panama Canal never to return—she was first left in the care of her older sister, Millie (a chorus girl), who, when she went on the road, left Ruby and her brother Byron in foster care.

Callahan claims that whatever she saw in foster care homes and the streets of Brooklyn “seems to have made her as guarded as possible,” and accounts, at least partially, for her on-screen ability to hide barely suppressed emotions behind a stoical face.

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www.lemondedesreligions.fr - May 14, 5:23 PM

18e Festival de musique sacrée de Fès

Ré-enchanter le monde. C'est le programme de la 18e édition du Festival de Fès
de musiques sacrées du monde, qui se tiendra du 8 au 16 juin 2012 dans la
magnifique médina Fassienne classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.

 

Ré-enchanter le monde par la poésie, la quête du beau et la spiritualité  enchanteresse de la musique. Pour rendre un hommage particulier à Omar al  Khayyâm, ce savant persan du XIe siècle, astronome, mathématicien, philosophe et  poète, à la vie parsemée de mystères et légendes. Le Festival s'ouvrira sur une  mise en scène de ses paroles par Tony Gatlif. Le réalisateur de Latcho  Drom (1993) – où il racontait déjà par le chant et la musique la longue  route du peuple Rom - mettra ainsi en scène un de ses rêves d'enfant : traverser  l'Orient sur un tapis volant, d'Egypte jusqu'en Inde en passant par  Samarcande.

Un voyage en musique qui s'annonce  enchanteur, d'Archie Shepp, ensemble américain qui reviendra aux  racines du blues éloignant - pour un temps - le Gospel des grandes chorales, à  Mukhtiyar Ali, du Rajasthan, qui nous fera découvrir les chants mystiques et  dévotionnels du grand poète Kabir. Rodolph Burger mettra en musique le Cantiques  des Cantiques, en hommage à Mahmoud Darwich mais aussi à Alain Bashung qui le  lui avait commandé pour son mariage, avant de mourir. Björk viendra à Fès  présenter Biophilia, sa dernière création, hymne à la nature, et Joan
Baez – pour une forme plus laïque de spiritualité, inscrite au cœur de la  civilisation occidentale - clôturera le festival partageant, comme à chaque  fois, un peu de son engagement indéfectible pour la liberté et la dignité  humaine.

 

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www.histographe.com - May 14, 7:52 AM

Découvrez le premier réseau social dédié au passé

Découvrez le premier réseau social dédié au passé, qui va bouleverser votre vision de la généalogie et de l'Histoire.

 

HistoGraphe, c’est avant tout un concept : un réseau social d’utilisateurs - certes - mais surtout de données. Dédié à l’échange de documents anciens et à l’exploration du passé, HistoGraphe permet de partager des « documents », « personnes » et « thèmes » , et de les lier entre eux.


Via Frédéric DEBAILLEUL, Marie Boudebes
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www.rue89.com - May 13, 4:06 PM

Ce que les séries télé révèlent des villes américaines - Rue89

Des clichés de « Charmed » (San Francisco) au réalisme de « The Wire » (Baltimore), à chaque série sa ville et son atmosphère. Visite des USA à travers le petit écran.
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www.nonfiction.fr - May 13, 6:36 AM

De quel trouble l'art est-il le nom ?

Nul ne peut en douter, le trouble, en matière d’art, est lié à la question de la réception de l’œuvre par le spectateur. Et donc, à ce qu’il est convenu d’appeler l’expérience esthétique, si vraiment l’expression correspond bien à la chose envisagée. Considérons une œuvre : ici, sont d’emblée cités la vidéo de Sigalit Landau (Barbed Hula) et l’œuvre de Thomas Hirschhorn exposée à la dernière biennale de Venise (2011), l’une pour le trouble qu’elle induit relativement à la question des frontières (une femme faisant du houla-hop avec un fil de fer barbelé devant la mer en Israël) et l’autre pour le trouble qu’elle provoque par des photographies violentes. Quelle est la nature de ce trouble ? Marc Jimenez répond à juste titre : « je crois qu’il est dans la nature de l’art et dans le rôle de l’artiste de modifier le regard du spectateur sur la réalité et donc, de troubler la perception habituelle, de faire voir les choses à travers une diffraction prismatique ». Et de citer Racine, plus précisément Phèdre rougissant et pâlissant à la vue d’Hippolyte : « Un trouble s’éleva dans mon âme éperdue, … ».

Le trouble ne peut donc être autre chose que le symptôme d’une relation à quelque chose (ici une œuvre), cette part d’énigme – très variable selon les œuvres – qui à la fois attire et déconcerte le regardeur. Plus précisément encore, Dominique Berthet, dans la préface de ce volume, souligne que le trouble est la manifestation d’une confusion, d’une émotion, d’un écart ou d’un dérèglement par rapport à un état « normal ». Il peut provenir du surgissement de l’imprévisible, comme de la rencontre de quelque chose d’insolite qui nous étonne.

Si le trouble peut être considéré comme un état déplaisant, un état affectif pénible, accompagné de crainte ou d’angoisse – ce qui s’entend assez bien lorsqu’on parle du trouble suscité par un événement (naturel ou politique) -, il en va autrement concernant les arts.

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www.photo-arago.fr - May 13, 6:02 AM

Arago - Le Portail de la Photographie

Arago a pour but d’offrir l’accès libre et direct sur Internet à l’ensemble des collections de photographies conservées en France.

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blog.bnf.fr - May 10, 7:18 PM

Les carnets de Degas, pour entrer dans les arcanes de sa création artistique | Gallica

Sur les trente-huit carnets laissés par Degas, vingt-neuf ont été donnés en 1920 au département des Estampes par son frère, René de Gas, en remerciement des importants travaux menés sur l’artiste par le conservateur Paul-André Lemoisne. Deux autres carnets sont conservés au Louvre, un au Metropolitan Museum de New York et les six derniers sont dans des collections privées. En 1976, un autre spécialiste de Degas, Theodore Reff, les publie, proposant une nouvelle chronologie et un appareil explicatif très riche, sous le titre The Notebooks of Edgar Degas : a catalogue of the thirty-eight notebooks in the Bibliothèque nationale and other collections.

 

Degas a utilisé ces carnets de 1853 à 1886. Cela représente cinq cent pages d’écriture et deux mille pages de dessins. Simples cahiers ou carnets de poche, ils fourmillent de notations diverses, triviales ou artistiques, pratiques ou poétiques, révélant l’homme et l’artiste, à condition de se laisser porter par l’ordre erratique de ce journal mêlant les sujets les plus divers sur une même page, truffé de lignes ou dessins sibyllins, laissant des pages blanches, rempli parfois dans tous les sens. L’éclectisme des centres d’intérêt est visible dans chaque carnet. On relève par exemple dans le premier carnet, successivement, des croquis de chevaux, de bataille, des scènes d’intérieur, plusieurs paysages délicatement rehaussés à l’aquarelle, un portrait du cardinal de Richelieu, le récit d’une promenade aux Haras du Pin, des esquisses de profil, des notations de peintre sur les couleurs « violet mauve clair, violet bleu, rouge rose, bleu gris… ». Ailleurs on lira des adresses d’amis, de modèles, de fournisseurs, des listes d’artistes relevées lors d’une exposition, des vers et des citations littéraires. Des notes techniques utiles à la représentation des corps apparaissent ici ou là, comme le relevé dans le premier carnet du système de proportions proposé dans L’Art de dessiner de Jean Cousin, ou encore, dans le carnet 2, des mesures précises du corps humain, « largeur des épaules, du menton au sommet de la tête… ». Degas consigne tout ce qui pourra nourrir son œuvre, les choses vues dans un voyage, une exposition, un musée comme au Louvre où il est inscrit comme copiste, ou à la Bibliothèque nationale où il consulte des monnaies grecques ou des miniatures mogholes. Lemoisne, dans un article paru dans La Gazette des Beaux-Arts au moment du don des carnets, y découvre même un Degas paysagiste que son œuvre peint ne laisse pas soupçonner. Une intense activité secrète sublimée, concrétisée, dans son œuvre artistique.

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