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RFI fait évoluer sa grille pour mettre en avant la diversité de ses rédactions
(AFP) PARIS — Radio France Internationale (RFI) mettra à l'antenne à partir du 13 mai une grille en français remaniée qui se veut "plus fluide", "plus souple" et "enrichie", pour mettre en valeur "l'expertise et la diversité" de ses rédactions. "La nouvelle grille s'inscrit dans une réflexion qui nous amène à réaffirmer quelques valeurs", a déclaré Marie-Christine Saragosse, PDG de l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF) en citant "la liberté des médias", "la laïcité", un traitement accentué de "l'actualité européenne" et des "Français de l'étranger". Sans bouleversement majeur, ni suppression d'émission, l'évolution de la grille de RFI donne davantage de place à l'information avec des journaux de la matinale allongés de 13 à 15 minutes. Le matin également, un invité culture sera présent du lundi au vendredi dans les studios et "Ecouter Paris", un récit qui racontera la ville lumière à travers le son, sera diffusé le week-end. A la mi-journée, "La session France" donnera à entendre du lundi au vendredi des mises en contexte et des analyse sur l'actualité française. Peu après, "La session Amériques-Haïti" sera dédiée au continent en général et plus particulièrement à Haïti où RFI compte 1,5 million d'auditeurs. Enfin, "Vivre ailleurs" racontera le quotidien des Français de l'étranger et, plus largement, de "ceux qui résident hors de leur pays d'origine". Le soir, "les rendez-vous d'information s'enchaînent pour donner aux auditeurs une vision globale du monde à travers des reportages, des débats et des décryptages de l'actualité", selon Cécile Mégie, directrice de RFI. RFI revendique 40 millions d'auditeurs par semaine à travers le monde et 10 millions de visiteurs par mois sur ses différentes plateformes numériques.
La cathédrale ferroviaire de Grand Central, à New York, fête ses 100 ans cette année. Son cadre grandiose en a fait un décor cinématographique, de "La Mort aux trousses" à "Armageddon". Eté 1958. Hitchcock tourne La Mort aux trousses dans les rues de New York. Il fait de Grand Central le point de départ de l'épopée de Roger Thornhill (Cary Grant), publicitaire traqué par de mystérieux espions. Injustement accusé du meurtre d'un fonctionnaire de l'ONU, Thornhill parvient à se faufiler dans le train le plus luxueux de l'époque, le 20th Century Limited, qui relie New York à Chicago. C'est là qu'il rencontre Eve Kendall (Eva Marie Saint). Elle lui lancera que le voyage est bien long et qu'elle n'aime pas trop son livre. REPRÉSENTATIONS DU MODE DE VIE AMÉRICAIN Plus d'un demi-siècle après, Grand Central vient de fêter son centenaire et d'être ravalée. Au mieux de sa forme, elle a survécu aux bouleversements qui ont secoué New York. "Ce n'est pas facile de durer cent ans dans une ville en constante évolution", a noté le maire, Michael Bloomberg, le 1er février, lors de la cérémonie commémorative, qui ouvre des festivités destinées à se prolonger durant toute l'année. (...)
Artcurial vient de décrocher la vente d'un nu de 1953, deux ans après avoir établi un record avec une toile de la même période. Nicolas de Staël rime désormais avec Artcurial. Et plus encore, les nus de la période ultime de l'artiste français d'origine russe, mort à Antibes en 1955. En décembre 2011, la maison de vente aux enchères parisienne vendait, pour 7 millions d'euros, à un collectionneur américain, une toile de 1954 représentant Jeanne Mathieu, sa femme aimée et sa muse. Ce prix record a de toute évidence incité un nouveau propriétaire à se séparer d'un autre nu. Celui-ci est daté un an plus tôt et exécuté dans un format en hauteur peut-être un peu moins commercial. «De 1953, la toile appartient à la période qui fait suite à son retour à la figuration avec la suite des Footballeurs, au moment où il atteint la plénitude de son art, commente Serge Lemoine, ancien président-directeur du Musée d'Orsay devenu conseiller scientifique d'Artcurial. Débarrassé de l'abstraction, mais n'oubliant rien de ses acquis, ayant retrouvé le sujet, mais ne s'encombrant pas d'anecdote, il aborde à nouveau les grands thèmes de façon magistrale, privilégiant la simplification des formes et le raccourcissement de l'espace, exaltant la couleur, renchérissant sur le faire.» (...)
David a déclaré la guerre à Goliath. Pages and Pages, l'un des principaux libraires indépendants d’Australie a décidé de se battre contre Amazon rapporte le Guardian, le 19 avril 2013. Il a annoncé qu’il proposerait désormais à ses clients de se débarrasser de leur Kindle tous les troisième samedi de chaque mois. En échange de leur vieux Kindle ils recevront un bon d’achat de 50 dollars australiens (environ 40 euros) s’ils achètent également la liseuse vendue par le magasin.« Pages and Pages ne veut pas rester tandis que Amazon vole nos clients et vole leurs choix de lecture. Grâce à cette campagne, nous voulons que les gens comprennent ce que fait Amazon et puissent faire un choix éclairé », a déclaré Jon Page, président de l’association des libraires australiens.(...)
Les plus grands auteurs de bande dessinée rendent hommage aux plus grands romancier. La littérature se met à l’heure de la bulle. Une autre manière de découvrir ou de redécouvrir des classiques comme des romans contemporains. On peut à la rigueur faire une bonne bande dessinée avec des dessins moyens. On ne peut pas faire une grande BD avec une histoire qui ne tient pas la route. Fort de ce constat, les dessinateurs basculent volontiers en ce printemps 2013 dans l’hommage aux grandes plumes. Albert Camus, Jack London, Joseph Conrad, Francis Scott Fitzgerald, mais aussi des auteurs contemporains comme Daniel Pennac ou Jean Vautrin, ou des pointures du polar ou de la science-fiction comme Stieg Larsson (« Millénium »), Stephen King et George R. R. Martin (« Le Trône de fer ») passent du rayon littérature à celui de la BD. Œuvre imposante, « Journal d’un corps » de Daniel Pennac vient d’être mis en images par Manu Larcenet. La rencontre fonctionne parfaitement. Dans « Blast », le dessinateur du « Combat ordinaire » avait prouvé que son coup de crayon pouvait virer au noir, pour mettre en scène ses propres angoisses. Avec le texte de Pennac – qui raconte l’histoire d’un homme, de son adolescence à sa mort, par le prisme d’un journal intime dans lequel il note comment son corps réagit à la douleur psychique et physique –, Manu Larcenet a trouvé un roman taillé pour lui. Son dessin angoissant mais puissant ne paraphrase pas le texte, il l’enrichit. L’ouvrage, publié en grand format, rappelle les mises en images dans les années 1990 des romans de Céline par Tardi. (...)
Via Médiathèque Abdelmalek Sayad
L’émotion très vive des citoyens américains et l’ultramédiatisation de l’investigation menée par le FBI après les attentats du marathon de Boston semblent avoir réveillé chez les internautes le désir de s’impliquer directement en exploitant à fond le potentiel des réseaux sociaux, créant de fait la plus grande enquête participative jamais vue. Sauf que, l’heure du bilan venue, l’absence de résultats paraît difficilement compenser les dommages causés par les erreurs successives, qu’elles aient relevé de la responsabilité des internautes ou des journalistes. Sur Reddit, le fil « FindBostonBombers » Le lendemain des explosions, un certain Richard Herold postait un message sur Reddit, site américain participatif qui recensait 64 millions de visiteurs uniques le mois dernier, incitant les internautes à poster toute photo en lien avec l’événement – et à les envoyer aux autorités. Dans la foulée, un fil « FindBostonBombers » (trouver les terroristes de Boston) était ouvert et devient en moins de 24 heures le point de rencontre incontournable de tous les internautes enquêteurs autoproclamés qui partagent photos, vidéos et spéculations pour tenter de débusquer les auteurs des attentats. « Si toute l’Amérique débarquait sur votre page Facebook... » Au premier abord, il n’y a rien de choquant à faire appel aux citoyens pour rassembler des preuves et aider le FBI – qui l’a demandé – dans son enquête. Sauf que la situation a rapidement échappé à tout contrôle, comme l’explique Kevin Bauer, un des modérateurs du fil, au Los Angeles Times : (...)
Interview A son catalogue, on trouve tout un monde : une BD portugaise sur "le plus mauvais groupe du monde", les souvenirs de Tiananmen d'un dessinateur italien ou les pérégrinations graphiques d'une enfant dans les dunes du Danemark. On trouve également de "vrais livres" signés du Nord-Américain Don Carpenter, du Hongrois Dezső Kosztolányi ou du Roumain Nicolae Dumitru Cocea. C'est l'univers de Frédéric Cambourakis, un éditeur sans œillères, à la tête d'une maison d'édition qui ne porte que son nom de famille, Cambourakis. A peine refermé Cachalot, la bande dessinée de Rafael Coutinho et Daniel Galera qui nous a confirmé que le Brésil était désormais l'un des phares du neuvième art, nous avons décroché le téléphone pour interroger l’éditeur sur ses méthodes de travail … Comment avez-vous repéré les auteurs de Cachalot ? Frédéric Cambourakis : La façon qu’on a d’arriver à un livre est toujours unique … Mais celle-ci n’est pas la plus exotique : dans mon souvenir, c’est l’agent et l’un de mes traducteurs qui m’ont apporté le projet. Je connaissais le travail de Daniel Galera en tant qu’écrivain, avec son roman paru chez Gallimard. Du coup, quand j’ai reçu ce projet, j’ai tout de suite été très intéressé. Mais cette bande-dessinée ne m’est pas tombée dans les mains lors d’un voyage à l’étranger, comme c’est souvent le cas … Comment vous définiriez-vous, comme un militant de la diversité en matière de bandes dessinées ? (...)
Le Prix mondial de la liberté de la presse Unesco/Guillermo Cano 2013 a été décerné à la journaliste éthiopienne Reeyot Alemu, condamnée à cinq ans de prison dans son pays pour « terrorisme », selon un communiqué de l'Unesco publié ce 16 avril. Le jury du prix, composé de professionnels des médias, a reconnu « son courage exceptionnel, sa résistance et son engagement pour la liberté d'expression ».Reeyot Alemu traitait des questions politiques et sociales d'une manière critique, s'intéressant aux origines de la pauvreté et à l'égalité entre les sexes. Elle a travaillé pour plusieurs médias indépendants. En 2010, elle a créé sa propre maison d'édition ainsi qu'un magazine mensuel baptisé Change. Tous les deux ont été fermés. En juin 2011, alors qu'elle tenait une chronique régulière dans Feteh, un hebdomadaire national, Reeyot Alemu a été arrêtée. (...)
«…Vous savez, on se couche tous les jours en se disant quand est-ce que notre continent aussi riche culturellement, sera entendu, quand est-ce qu’on va y arriver ? Pourquoi c’est toujours les autres qui viennent régler nos problèmes ? Pourquoi ? Il y a beaucoup de mes aînés comme Sembène Ousmane, Johnson Traoré, Djibril Mambéty Diop, avec qui j’avais des discussions sur ces questionnements. Et ils sont morts avec ça. Ma grande peur, c’est de mourir aussi avec ça. Je crois que tout africain a peur de mourir un jour avec ce sentiment là » Moussa Touré- Réalisateur. Je vous recommande vivement de soutenir et de prendre abonnement à la revue ARTISTTIK AFRICA- MENSUEL DE L’ACTUALITÉ CULTURELLE D’AFRIQUE ET DE SA DIASPORA. Belle revue à laquelle j’ai eu le plaisir et l’honneur de contribuer dans ce numéro 18, avec les propos recueillis d’Ousmane Diarra (Mali), et la rédaction de textes sur les artistes de la Biennale Regard Bénin. http://www.artisttikafricarevue.com/ Voici contre quoi la résistance devient un devoir ; voici pourquoi nous nous battons pour tenir cette publication, laquelle se veut mieux qu’une revue artistique, un espace d’expressions libres, de débats et de contradictions. Et croyez-nous, nous serons là ! Ousmane Alédji : Directeur de publication Déjà l’éditorial est un bon cri, et résonne aussi comme un poème du combat : Le devoir de rester debout, La fête de la liberté de créer, Il nous faut être à la fois fou et utopiste, Fespaco 2013 Le sacre de TEY, Le Mali ce que j’en pense, De Kafka à Thircui en passant par Paul Edmond, l’absurde séduit, Biennale Regard Bénin, Dis ans de boxing, le théâtre des enfants soldats, la lute avec frappes n’est pas notre sport national, L’école de perfectionnement pour danseurs professionnels du Bénin ouvre ses portes à Cotonou, l’Ecole Internationale de Théâtre du Bénin, formation de Leaderships culturels à Casablanca, Ricard Adossou met la barre bien haut, Cie Fabre Sènou forme au métier de danseur, les artistes de Porto-Novo réunis autour d’un idéal, et encore d’autres superbes articles rédigés par Kokouvi Eklou, Marcel Kpogodo, Florent Couao-Zotti, Habib Traoré, Dorine Ekwè, Fô-mé, Dieudonné Korola- kina (Festhef, Togo), Siddick Minga (CFP, Acte Sept et CFP, Mali), Amadou Barry, Arcade B. Assogba, Pascal Léonard Phamoux, James Stewart Marina Cortin, Laure Meriem Rouvier, Laure Huberty, Valérie Humbert, Oria Vander Wegue Gauvain do Santos, Massamba Gaye, Maki Garba, Younouss Mandiang, Daphné Bitchatch, Carole Michel, Dominique Gillerot. http://www.artisttikafricarevue.com/ Bonne lecture à vous & grand merci à vous de diffuser l’information. > Couverture Revue Artisttik africa N°18/ Installation Julien Vignikin : http://www.vignikin-julien.fr/ · Artisttik africa ; http://www.artisttikafricarevue.com/
Via carol s. (caravan café), Lamber Sav
Découvrez en exclusivité les premières planches du grand roman d'Albert Camus adapté par Jacques Ferrandez. Albert Camus - Jacques Ferrandez. Cette association, les amateurs de bande dessinée en général, et de Ferrandez en particulier, en rêvaient depuis longtemps. Plus précisément depuis 1987 et la série Carnets d'Orient, qui relate la saga d'une famille de pieds-noirs des années 1830 à la fin des années 1950, et qui a séduit des milliers de lecteurs par la flamboyance de ses teintes à la Delacroix et son regard à la fois nuancé et sans concessions sur la réalité de la colonisation. (...)
Via Médiathèque Abdelmalek Sayad
Le sociologue libéral Raymond Boudon, souvent décrit comme anti-Bourdieu, est décédé mercredi 10 avril à l'âge de 79 ans, nous informent les Presses Universitaires de France (PUF).
Il était le chef de file de l’individualisme méthodologique. Mercredi 10 avril, le sociologue libéral Raymond Boudon, souvent considéré comme un anti-Bourdieu, a tiré sa révérence, à l’âge de 79 ans.
L’anti-Bourdieu s’en est allé (...)
Après Marcela Iacub, les deux écrivains comparaissent pour atteinte à la vie privée. Casse-tête juridique en perspective. Les juges ont refermé le livre de Marcela Iacub, mais ils n'ont pas fini de lire. Le 25 mars, ils causeront de Christine Angot. La romancière doit comparaître devant le TGI de Paris, assignée par une certaine Elise Bidoit, qui attirera sans doute moins de cameramen que DSK. Elle apparaît pourtant dans deux livres d'Angot. Toutes deux ont partagé un homme, Charly Clovis. Il a eu quatre enfants avec la première, puis rencontré la seconde par l'intermédiaire d'un ami commun, Doc Gynéco. Doc Gynéco entretenait alors une relation avec Christine Angot. (...) Une semaine avant d'aborder l'épineux litige, les juges parisiens se seront fait la main sur une autre affaire qui ne l'est pas moins. Ca se joue ce lundi 18 mars. Un fils attaque l'éditeur de son père: c'est Œdipe à Saint-Germain-des-Prés. Raphaël Duroy, documentariste un peu paumé, est le fils de l'écrivain Lionel Duroy. De livre en livre, Duroy père compose une chronique sensible, souvent cruelle pour les siens, de son existence. Tous ses proches s'y retrouvent, sous des pseudos romanesques qui deviennent des secondes identités: sa compagne, journaliste à Rue89, s'appelle Hélène. Son fils Raphaël a été renommé David. (...) Pendant ce temps, de plus en plus, les romans s'inspirent de faits divers, ou mettent en scène des personnes réelles, de DSK à Limonov en passant par Le Pen. Et puis il y a l'autofiction, reine des prétoires. Les collections littéraires se bardent d'avocats. «Avant chaque rentrée, je passe mon temps à lire des manuscrits », raconte Dominique de Leusse, avocat de Grasset. Les contentieux se multiplient. Avant Angot, Duroy et Iacub, on a eu les affaires Poivre d'Arvor (contre une ex-maîtresse), Régis Jaufret (contre la famille du banquier Stern), Mathieu Lindon (contre Le Pen), Nicolas Fargues (contre son ex-femme) ou Camille Laurens (contre son ex-mari). Sans compter les affaires qui ne sont pas allées en justice. René de Ceccatty a renoncé à la parution d'un roman par crainte d'un scandale familial. Doc Gynéco, Claude Lanzmann ou Eric Elmosnino, pour ne mentionner qu'eux, se sont reconnus dans un roman, mais ont préféré s'abstenir d'amplifier l'atteinte. (...) Reflet d'une époque où l'intimité envahit la vie publique, l'auto-fiction a son péché originel. En 1987, Doubrovsky (photo) fait lire le manuscrit de son roman à sa femme, Ilse. On la retrouve morte, avec 7,2 grammes d'alcool dans le sang. Le tribunal mondain de Saint-Germain-des-Prés accuse Doubrovsky de meurtre. En 2011, tassé par ses 82 ans, il nous confiait avoir pris conscience des problèmes que pose l'«implication radicale de l'Autre » dans un roman: «Ecrire est un acte profondément immoral, mais l'écrivain doit en accepter les risques.» Y compris judiciaires? Longtemps, l'art a eu tous les droits. En 1982, Sophie Calle trouve un carnet d'adresses, enquête sur son propriétaire, publie les détails de son existence dans «Libération». L'homme est détruit, mais tout le monde applaudit la plasticienne. (...)
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Google a remplacé la mention « Territoires palestiniens » par « Palestine » sur sa page palestinienne www.google.ps, un changement déploré par Israël et salué par la direction palestinienne, après l’accession de la Palestine au rang d’Etat observateur à l’ONU. Cette modification hautement symbolique est intervenue le 1er mai, a précisé un porte-parole du groupe américain, Nathan Tyler, qui a expliqué cette décision par le fait que Google suit les organisations internationales comme l’ONU. « Nous changeons le nom de +Territoires palestiniens+ en +Palestine+ dans tous nos produits. Nous consultons une série de sources et d’autorités pour nommer les pays. Dans ce cas, nous suivons l’ONU, l’Icann (régulateur des noms de domaine sur internet, NDLR) l’ISO (Organisation internationale de normalisation, NDLR) et d’autres organisations internationales », a-t-il expliqué. Un « résultat du vote des Nations unies » Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Yigal Palmor a regretté cette décision. « Ce changement soulève des questions sur les raisons derrière cette implication surprenante d’une entreprise internet privée dans la politique internationale, et d’une manière controversée », a-t-il déclaré à l’AFP. Du côté palestinien, le conseiller du président Mahmoud Abbas pour les télécommunications et l’internet, Sabri Saïdam, a salué « un pas dans la bonne direction », y voyant un « résultat du vote des Nations unies ». « Nous espérons que Google maps montrera aussi les terres palestiniennes confisquées par la colonisation israélienne », a-t-il dit à l’AFP. La décision d’une entreprise « privée » (...)
Le site sera opérationnel dès le 11 mai. Il sera alors présenté aux Journées littéraires de Soleure. Il devra se révéler complet et pourra se lire en cinq langues. Tout est réuni sous un même toit. Sur une même page. ] Suisse dispose d’un nouveau portail pour la littéraire. Le lancement du site litteraturesuisse.ch aura lieu le 11 mai 2013 à l’occasion des Journées littéraires de Soleure (et non du Salon du livre à Genève!). Ces dernières se dérouleront cette année du 10 au 12 mai. Ce site très fourni proposera un panorama détaillé englobant tous les aspects des littératures suisses. Il rassemblera les acteurs les plus importants de la scène littéraire nationale. La chose est principalement financée par l’Office fédéral de la culture. En tant que site faîtier, «LittératureSuisse a pour but d’améliorer la perception des lettres suisse sur son propre territoire et à l’étranger.» Un rassemblement (...)
Le 13 septembre dernier, deux journalistes du site Owni.fr – aujourd’hui disparu – publiaient un article très fouillé sur une nouvelle plateforme prévue en France, pour centraliser les écoutes téléphoniques, surveiller Internet... Mardi prochain, les deux auteurs, Pierre Alonso et Andrea Fradin, sont convoqués comme « témoins » à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), à Levallois-Perret dans la région parisienne, pour une affaire « les concernant », comme on dit dans le jargon policier. La convocation intervient dans le cadre d’une « enquête préliminaire », « à la demande du parquet », et prévient les destinataires qu’un refus d’y répondre pourrait déclencher l’article 68 du code de procédure pénale, et donc une comparution contrainte. Le motif de la convocation n’est pas signifié, mais tout indique que c’est en lien avec cet article sur les écoutes. Le directeur de la publication d’alors, Guillaume Dasquié, est lui aussi convoqué, la veille, comme il coutumier dans les affaires de presse. (...)
Via Pascal Gibert
De nombreux auteurs ont exprimé leur avis sur la loi concernant la numérisation des oeuvres indisponibles du XXe siècle. Certains, même, y seraient plutôt favorables, mais ne se font guère entendre. Jean-Philippe Jaworski, écrivain de fantasy, a récemment publié un texte mettant en perspective l'ensemble de cette législation, confrontée avec l'avènement du droit d'auteur, tel que Beaumarchais l'avait conçu.
Avec son aimable autorisation, nous publions aujourd'hui ce texte.
De l'écrivain plumé sous l'Ancien Régime
Des siècles durant, les écrivains furent dépendants. Économiquement dépendants : jusqu'à la Révolution française, le droit d'auteur n'existant point, un homme de lettres ne pouvait quasiment pas vivre de sa plume. En règle générale, l'écrivain vendait ses manuscrits au forfait à un libraire-imprimeur, ce corps de métiers ayant, à l'époque, le monopole de la diffusion. Une fois l'œuvre publiée, n'importe quel libraire pouvait la reprendre, la réimprimer et la vendre sans reverser un sou à l'auteur. Les troupes de théâtre reversaient théoriquement des droits aux dramaturges, mais les spoliaient dans les faits.
Au XVIIIe siècle, la Comédie française avait ainsi des privilèges exorbitants. D'une part, elle exerçait un monopole : toute pièce en vers devait lui être proposée ; de plus, elle récupérait la propriété d'une pièce de théâtre qu'elle représentait si les recettes baissaient en dessous d'un montant de 800 livres l'été et de 1200 livres l'hiver. Il suffisait de ne pas communiquer le montant des recettes à un dramaturge pour l'escroquer, en prétendant que les recettes avaient été mauvaises : non seulement sa pièce ne lui rapportait presque rien, mais il perdait la propriété de son œuvre.
L'absence de droit d'auteur induisait donc, sous l'Ancien Régime, des effets pervers. On ne pouvait écrire librement (et je laisse de côté le problème de la Librairie royale, c'est-à-dire de la censure) qu'à deux conditions : soit si l'on était riche, soit si l'on était disposé à crever de faim. Parmi les chanceux, citons Montaigne et Montesquieu, tous deux gentilshommes et magistrats, ou Pascal et Voltaire, tous deux riches héritiers. Parmi les gueux, citons Diderot et Rousseau. Jean-Jacques Rousseau, auteur de best-sellers européens, était réduit à copier des partitions de musique pour vivre très chichement. Quant à Diderot, il exerça divers petits métiers (dont rédacteur de sermons, ce qui est très cocasse de la part d'un écrivain anticlérical) et vécut quelques années dans une grande obscurité, avant d'être finalement protégé par l'impératrice Catherine II de Russie. (...)
Un musée dédié au célèbre peintre Mark Rothko a ouvert mercredi ses portes à Daugavpils, la ville natale de l'artiste dans le sud de la Lettonie, cent ans après son émigration aux Etats-Unis. "C'est un merveilleux retour aux sources pour mon père", a indiqué Christopher Rothko, le fils de l'artiste. "Mais c'est aussi très excitant car il s'agit d'un centre d'art vivant qui fera la promotion de l'art de cette région", a-t-il ajouté. Marc Rothko est né comme Marcus Rothkovitz en 1903 dans cette deuxième plus grande ville lettone, portant alors le nom de Dvinsk et faisant partie de l'empire russe. Sa famille a quitté la Lettonie dix ans plus tard, craignant la montée des sentiments anti-juifs. "Il est fortement identifié comme un artiste américain et son expérience américaine a aussi été très importante, mais ses racines sont ici et je suis sûr que cela a joué un rôle majeur dans sa formation", a déclaré son fils.
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Estimée entre 100.000 et 150.000 euros, une lettre d'Alfred Dreyfus au ministre de l'Intérieur, écrite en prison le 26 Janvier 1895, sera vendue chez Sotheby's le 29 mai à Paris. C'est un document historique de l'affaire Dreyfus. La lettre déchirante fut écrite en prison par Alfred Dreyfus, un mois après sa condamnation pour trahison, trois semaines après sa dégradation. «J'ai eu la gorge serrée quand on me l'a montrée», dit Anne Heilbronn, vice-présidente de Sotheby's France. La lettre rédigée sur papier à en-tête de la prison de l'île de Ré sera vendue aux enchères le 29 mai. L'administration pénitentiaire avait restitué la missive en 1900 à Alfred Dreyfus après sa grâce. En 1940, lors de l'invasion allemande, le petit-fils du capitaine avait confié le document à la Bibliothèque nationale de France. Il avait ainsi échappé au pillage de son appartement par l'occupant. La missive avait été restituée à la famille Dreyfus après la guerre. Le parcours du document est ensuite moins connu. Une seule certitude: son propritéaire actuel l'a achetée chez Charavay, librairie familiale parisienne dont l'un des propriétaires, Marin-Étienne Charavay, fut l'un des experts entendus au procès. «Cette lettre contient tout les éléments du futur combat des dreyfusards: la recherche de la justice et de la vérité», souligne Anne Heilbronn. Car Alfred Dreyfus fut victime d'une erreur judiciaire à l'origine d'une crise politique majeure du début de la IIIe République. L'affaire a divisé l'opinion française en deux clans irréductibles. «Ni grâce ni pitié mais justice seulement» (...)
La semaine prochaine, les kiosques à journaux et les tablettes tactiles fêteront l’arrivée du nouveau titre « Au Fait », un mensuel qui s’intéresse à la marche du monde, au delà de la politique et de ce qui fait l’actualité de flux.
« C’est par la logique que l’on démontre, c’est par l’intuition que l’on invente », nous dit Xavier Delacroix, fondateur du nouveau mensuel Au Fait, dont le premier numéro sortira le 25 avril prochain. Et c’est bien l’intuition très forte qu’il y a en France à la fois la place et le besoin pour un nouveau média au contenu de qualité, qui pousse l’équipe d’Au Fait à démontrer par la logique que leur réussite est non seulement possible, mais souhaitable.
Prendre le temps
Xavier Delacroix a à la fois de la bouteille et de la fraîcheur. Ancien journaliste à la BBC et au quotidien Le Sport dans les années 80, il a passé de nombreuses années à faire de la communication de crise pour des clients institutionnels et privés prestigieux. On peut dire qu’il en a vu des vertes, des pas mures, et qu’il a fait le tour de son sujet. Il est d’ailleurs satisfait de son parcours et en parle avec une étincelle dans le regard, mais, mais… ça ne lui suffisait pas. Depuis longtemps, une petite voix le rappelait vers ses premières amours, celles des médias d’information réfléchie, où l’on prend le temps de bien faire pour « photographier le monde » le plus justement possible. Alors il a tout mis en place, prenant le temps, soit près de neuf mois, pour faire les choses bien. Levée de fonds – un peu moins de 400 000 euros mais l’homme reste discret sur le nom des investisseurs -, création d’une SAS, mise en place d’une équipe plus que crédible, maquette, application pour tablette tactile, communication : c’est du travail de pros où rien n’est laissé au hasard. Ce qui augure bien du devenir du nouveau titre… (...)
Programmeurs, architectes de systèmes, développeurs, graphistes... Ces "technologues" travaillaient depuis trois ans à une édition spécifique pour le iPad d'Apple de "La Presse", le quotidien francophone de référence au Québec, comptant 869 000 lecteurs. Le "bébé" a vu le jour jeudi le 18 avril. Le groupe Gesca, propriétaire du journal et fleuron de Power Corp, puissant groupe de la famille Desmarais, a investi 40 millions de dollars canadiens dans La Presse +, se plaçant ainsi résolument en mode offensif. Dans l'immédiat, il n'est pas encore question d'abandonner la version papier. Non plus que le site lapresse.ca (2,7 millions de visiteurs par mois) ou l'application La Presse Mobile (340 000 utilisateurs), mais de créer un média d'avant-garde. PAGE BLANCHE
"Les journaux nord-américains ont perdu en cinq ans 25 milliards de dollars de revenus publicitaires", constate Guy Crevier, président de Gesca et grand manitou du "projet iPad". Ce dernier, dit M. Crevier, "ne ressemble à rien. Nous sommes partis d'une page blanche pour inventer un nouveau média de masse", offert gratuitement sur iPad, quand d'autres optent pour des éditions numériques payantes. La Presse +, qui vise 400 000 utilisateurs d'ici à fin 2013, fait le pari de la gratuité (alors que le journal est vendu 95 cents) pour élargir audience et revenus publicitaires. La popularité et les capacités multifonctionnelles du iPad justifient ce choix. Une version pour supports fonctionnant avec Android, le système d'exploitation de Google, est en préparation pour 2014. (...)
[audio 2:20] Depuis le début de l'année, Maroc et Algérie font des efforts pour dégeler leurs relations. Avec une Union européenne, premier partenaire commercial des deux pays, en pleine crise économique, le Maroc et l’Algérie ont bien compris qu'ils devaient trouver d'autres leviers de croissance. Et l'intégration économique du Maghreb pourrait bien finir par avoir raison des querelles politiques autour du Sahara occidental.
Via Valaf Lebu
Issu d'une donation, ce dessin du poète sera dévoilé à la Cité de l'architecture lors de l'exposition consacrée au sculpteur romantique, Geoffroy-Dechaume. Les musées connaissent-ils vraiment tous les trésors qui dorment dans leurs réserves? Peut-être pas. C'est en inventoriant une donation, faite par les descendants du sculpteur du XIXe siècle Geoffroy-Dechaume, que Caroline Lenfant, conservatrice à la Cité de l'architecture et du patrimoine, repère un dessin, sur une feuille volante. Le portrait d'un homme, moustachu, regard perçant et foulard rehaussé de rouge, est entouré d'une série de petits croquis au graphite. «Je me suis tout de suite dit que c'était important», explique-t-elle aujourd'hui. Après enquête, la conservatrice sait que son intuition est la bonne. La Cité de l'architecture détient désormais un des cinq autoportraits de Charles Baudelaire, un inédit, qui sera montré à partir du 22 avril lors d'une exposition consacrée à Geoffroy-Dechaume. De la pièce dessinée à la preuve, il a fallu consulter, recouper, émettre des hypothèses. C'est là le charme du travail de conservateur, pointu par essence et fait de rencontres qui ne le sont pas moins. (...)
Milonga de Shoshana Rappaport Peu de textes ont, autant que celui-ci, montré avec intensité et constance, leur souci de s’élaborer trois fois de manière vivante : une première fois, comme texte indéfiniment lisible, utile, vivace pour un autre, le « non hypocrite lecteur » (qu’il soit le destinataire du livre ou qu’il soit le « témoin concerné » de la vie du texte parlant) ; une seconde fois, comme élaboration progressive d’une disposition neuve ou future, c’est-à-dire d’une éthique en général, que cherche tout lecteur providentiel ; une troisième fois, comme recherche de l’écriture où s’active une telle disposition, qui est une disposition pensive-rythmique. Cela s’appelle, dans les termes du livre : « gagner en densité élaborée ». Que veut dire ici « gagner en » ? Cela veut dire, humblement : améliorer une disposition, la renforcer en la précisant, la préciser en la renforçant. Qu’est-ce qu’une « densité élaborée » ? C’est une densité vivante et progressive, sous les yeux de quelqu’un, pour lui, et pour les êtres en général aussi bien, qui sont prisonniers ou bien des défauts de densité qui peuvent affecter les vies, ou bien des fausses densités, des densités statiques, des bonheurs ou des malheurs arrêtés en formules, des pensées saturées, mortifiantes et chargées. Tout dans Milonga progresse en vue d’une juste densité légère, verlainienne dans l’adresse, en vue d’une légèreté densée ou densifiée avec exactitude : « un ciel à venir », car « le bonheur est ailleurs ». L’élégie progresse en vue d’un être aimé. Une milonga est un espace, un temps, une musique, à la fois soirée (moment) et bal (endroit) où l'on danse le tango. C’est à la fois l'événement et le lieu de la danse élégiaque. (...)
Via Lamber Sav
Réunir la crème du street art dans la plus grande usine de fonte et d’acier d’Europe, inscrite au patrimoine de l’humanité : c’est le pari de la première Urban art biennale au Völklinger Hütte, près de Sarrebrück, en Allemagne. L’ancienne usine sidérurgique de Völklingen, à quelques kilomètres derrière la frontière française, a pour les graffeurs et autres street artistes «quelque chose de fascinant, c’est comme si on nous replongeait dans notre milieu naturel», selon Reso, l’une des stars de l’exposition. Joyau technologique Reso, alias Patrick Jungfleisch, traîne ses baskets siglées sur les trottoirs de Sarrebrück, New York ou Paris à la recherche des meilleurs «spots». Selon lui, «on ne fait pas la même chose sur un mur et sur une toile. Chaque oeuvre s’inscrit dans un contexte : celui de la rue n’est pas le même que le cadre neutre d’une salle d’exposition». Ici, ni mur blanc, ni éclairage sophistiqué : le cadre brut de l’ancienne salle des mélanges de ce joyau technologique de l’ère industrielle accueille une cinquantaine de toiles de 36 artistes de la scène internationale - parmi lesquels Cope2, JonOne, Invader, Phase2 ou encore Seen-. «Certaines oeuvres se vendent aujourd’hui 100 000 euros, voire plus s’il s’agit de stars comme Banksy», souligne Amin Leidinger, chargé de communication au Völklinger Hütte. (...)
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