Open data : ouvrir ses données au public, ça peut rapporter gros | Le Zinc de Co | Scoop.it

Les administrations ne sont plus les seules à rendre publiques les informations qu'elles détiennent. Désormais, les entreprises y voient aussi le moyen de développer des services innovants.

 

Fini la mauvaise surprise des TER (Transport express régional) bondés. Depuis quelques jours, SNCF met à disposition de ses usagers une application mobile les renseignant sur l'affluence des rames de train. Grâce à elle, par exemple, les salariés travaillant dans le quartier d'affaires de La Défense sauront quel est le wagon le moins bondé. Tranquilien c'est le nom de cette appli-contribuera également à la bonne gestion de l'affluence par les voyageurs, qui pourront indiquer depuis leur smartphone le taux d'occupation de leur voiture. Un tel système prédictif n'aurait jamais vu le jour si SNCF n'avait pas partagé certaines de ses données. En effet, Tranquilien est le premier cas français concret de ce que l'on appelle l'open data (l'ouverture des données) proposé par une entreprise. En clair, elle a rendu accessible une partie de ses informations dans un format réutilisable par d'autres afin d'en faire profiter le plus grand nombre.

 Aujourd'hui, cette démarche concerne avant tout les administrations, qui sont de plus en plus contraintes par la loi à la transparence. Les principales villes de France et les ministères ont déjà commencé à publier des données sur les transports, la topographie, les services publics, les marchés signés ou encore les budgets. En plus de sa vertu démocratique, la libération des informations contribue à l'émergence de nouvelles activités imaginées par ceux qui les exploitent, que ce soient des développeurs, des start up ou des chercheurs.


Via Cloudwatt, DesignResearch