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La concurrence exacerbée, l'exigence de performances plus élevées, la pression toujours plus forte pour des résultats encore meilleurs peuvent amener les moins solides mentalement à franchir la ligne jaune.
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Bernard Carayon : La Guerre Economique : une guerre entre amis.

Bernard Carayon : La Guerre Economique : une guerre entre amis. | CONCURRENCE | Scoop.it

Le déni de réalité : une culture française par excellence

 

Depuis le début des années 2000, l’économie française connaît une perte continue de compétitivité. Cette dégradation est soulignée par le voisinage de l’Allemagne, qui connaît une évolution inverse sur la même période (1). A la lecture de ce rapport, c’est le poids des charges pour les entreprises, ainsi que le déclassement en termes d’innovation, qui expliquent avant tout cette déroute.La difficulté des responsables publics à répondre à ce mal, alors que ses causes ont clairement été identifiées, illustre la tétanie qui saisit les dirigeants français face à la mondialisation. Pire encore, ils s’obstinent à ne pas reconnaître la « guerre » (2), la compétition féroce qui aboutit à ce décrochage de la France. Ils ont d’autant plus de mal à l’admettre que ce conflit est le fait de pays supposés « amis » ; ils oublient la maxime gaullienne: « Les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts ».

Cette gêne s’observe sur le site de la Délégation Interministérielle à l’Intelligence Economique, d’où la notion de « guerre économique » est absente. Surprenant, alors que Claude Revel est le co-auteur de « L’autre guerre des Etats-Unis – Economie : les secrets d’une machine de conquête » (2002) où l’appareil de « guerre économique » des Etats-Unis est passé en revue.

I. Les faits

1. L’incapacité de l’OMC à pacifier les échanges

Il serait compréhensible de nier la « guerre économique », de considérer chaque incident comme un fait isolé, si la régulation des échanges commerciaux promise par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) était effective. Il n’en est rien : Pascal Lamy, qui vient de quitter la présidence de l’OMC, laisse à son successeur un bilan, au moins contrasté, avec le blocage du cycle de Doha. Ces négociations sur la libéralisation des échanges piétinent depuis des années ; la prise de décision à l’unanimité, qui a cours à l’OMC depuis 1995, n’est plus praticable avec 159 pays-membres.

Chacun a trop d’intérêts divergents de ceux de ses interlocuteurs, et chacun cherche d’abord à les préserver d’une exposition trop brutale aux politiques de dumping des autres. Cette tension est particulièrement accentuée entre les pays développés et les émergents, notamment les pays d’Extrême-Orient, dont la compétitivité induit des destructions d’emplois chez les développés.

L’OMC se retrouve ainsi bloquée sur l’enjeu de la normalisation, qui stagne au détriment d’une pacification des échanges internationaux. Les Etats pratiquent leprotectionnisme au travers des procédures douanières, de leur complexité administrative – ce que M. Lamy a dénoncé comme l’« épaisseur de la frontière » -, et non plus par le seul montant des droits de douane. Cela passe par l’argument d’une « exception culturelle » à défendre, comme au Japon, où les droits de douane sur le riz sont de 778%. Plus couramment, c’est par le biais de normes techniques contraignantes que le protectionnisme s’exprime, avec des enjeux tels que le seuil d’émission d’oxyde de carbone pour une voiture. En parallèle, certains pays n’hésitent pas à recourir à des taxes sous des prétextes spécieux pour dissuader les importations, à l’instar de la Russie qui taxe les véhicules importés sous prétexte de financer un programme de recyclage des vieux véhicules, alors que ce programme n’a aucune réalité !

Face à ce constat d’échec, les recours à l’Office de Règlement des Différends (ORD) de l’OMC se multiplient. Ce tribunal des conflits commerciaux s’efforce d’arbitrer a posteriori et au cas par cas, faute que la présidence de l’OMC ait su prévenir la montée des tensions. Pour passer outre ces blocages contre-productifs, les initiatives de blocs régionaux afin de faire un premier pas vers la normalisation se généralisent, entre interlocuteurs de la même zone, pour commencer. Néanmoins,cette régionalisation aboutit non pas à un apaisement mais à un aggravement des tensions, dans la mesure où elle est prétexte à des batailles diplomatiques. Ainsi, la résolution américaine de créer deux zones de libre-échange a pour but avoué de marginaliser la Chine, celle-ci se retrouvant privée d’accès aux marchés Pacifique et euro-atlantique, par une homologation normative d’inspiration étatsunienne.

2. L’espionnage et la concurrence déloyale des Etats-Unis

La dérive anticoncurrentielle et de compétitivité déloyale de la part des Etats-Unis n’est pas récente. Je le soulignais déjà dans mes rapports de 2003 et de 2005, «Intelligence économique, compétitivité et cohésion sociale» et «A armes égales». Des rapports que les journalistes devraient relire plutôt que de « découvrir » depuis cet été l’intérêt de l’espionnage des grandes puissances ?

Cela a pleinement commencé sous l’Administration Clinton, avec toute une série de dispositifs destinés à fournir aux entreprises américaines des avantages indus sur leurs concurrents, par un travail de renseignement à la fois ouvert et clandestin.

Thomson-CSF perdit un contrat avec le Brésil en 1994, après que sa concurrente Raytheon ait fait une offre à la baisse, grâce aux écoutes de la NSA qui lui permit de connaître approximativement la mise du groupe français. En plus de tous les dispositifs hérités du Président Clinton (National Economic Council, Advocacy Center, American Presence Posts), l’Administration Bush Jr. superposa le Homeland Department et tout un ensemble d’organes anti-terroristes. Certes, ces éléments relevaient avant tout d’une réponse aux attentats du 11 septembre 2001 ; néanmoins, ils participèrent très vite de l’effort déjà initié de collecter du renseignement sur les concurrents commerciaux des Etats-Unis. Par exemple, la Container Security Initiative implique que des douaniers américains surveillent tous les mouvements de marchandises dans les ports des principaux exportateurs vers les Etats-Unis, sous couvert d’empêcher une infiltration de terroristes par voie de conteneur…

Plus proche de nous, les révélations d’Edward Snowden ont dévoilé le fossé qui existe désormais entre les Etats-Unis et le reste du monde, en termes de moyens d’espionnage électronique ; ils ont rappelé, si nécessaire, que ces moyens contribuaient à la stratégie de Guerre Economique de Washington. Les Etats-Unis ont acquis une avance technologique telle que le data center de la NSA, en cours de construction dans l’Utah, devrait avoir des capacités de stockage se chiffrant en yottabites, soit 1000 années du trafic mondial sur Internet pour un yottabite. De plus,ce genre d’installations devrait leur permettre d’accéder au « Web profond », c’est-à-dire aux bases de données censément protégées par des codes, comme celles des grands groupes. Ces moyens techniques sont complétés par des mesures juridiques qui autorisent le recours discrétionnaire par l’Exécutif américain de ces moyens d’espionnage : la section 215 du Patriot Act qui autorise le Gouvernement à surveiller les citoyens américains à leur insu ; l’usage extensif des ordonnances secrètes qui permettent aux autorités d’obtenir toute information qu’elles désirent d’un opérateur de télécommunications, et ce à l’insu de ses usagers, comme cela se passa pour Verizon ; la cour fédérale spéciale autorise les surveillances après des décisions à huis-clos, sans droit de regard pour des observateurs extérieurs.

Parallèlement à cet appareil étatique, le secteur privé cherche à disposer de moyens de renseignement en propre, aux Etats-Unis. Cela explique le recrutement par des banques d’affaires d’anciens agents ou responsables du renseignement, à l’image de David Petraeus employé par KKR, depuis peu. Il s’agit pour les Etats-Unis de mieux anticiper l’évolution de leurs interlocuteurs internationaux, notamment les pays émergents ou en crise, mais pas seulement, ce qui justifie à leurs yeux la mise sur écoute des dirigeants étrangers et de leurs conseillers. Un des documents révélés par Snowden dévoile ainsi que la NSA classifie les pays, à l’aune de ses écoutes, en « ami, ennemi ou problème » pour permettre à leurs employeurs politiques de resituer leurs homologues étrangers, au gré des circonstances et des intérêts.

Dans la continuité de cet espionnage systématique, les Etats-Unis biaisent le libre-échange en leur faveur. Ce protectionnisme implique de fortes réticences, voire un refus que leurs grands groupes ne fusionnent avec des étrangers, comme le démontre la contestation par des actionnaires d’Omnicom de sa fusion avec Publicis. Il ne s’agit pas d’une contestation marginale : l’ensemble des milieux d’affaires américains a manifesté son opposition par toute une publicité négative contre l’opération, ce qui a entraîné une baisse du titre à Wall Street. Cette démarche partisane s’exprime aussi par l’ingérence de l’Exécutif américain dans les batailles juridiques entre groupes commerciaux, au profit de ses champions nationaux. Le Président Obama s’est immiscé publiquement dans l’affaire des brevets entre Samsung et Apple, ce qui a suscité la réaction outrée de Séoul qui considérait l’affaire terminée sur le plan juridique, et ce à l’avantage de Samsung. Obama n’a pas hésité à appeler ouvertement l’ITC, la Commission américaine du commerce international, à réviser son jugement initialement favorable au groupe sud-coréen, au nom des intérêts du secteur numérique aux Etats-Unis.

Un tel comportement de la part des Américains n’est pas sans conséquences : tous les autres pays se sentent dorénavant autorisés à verser dans le protectionnisme, maintenant que le pays qui n’a cessé de promouvoir le marché libre et non faussé, trahit ses principes au grand jour. Certains lancent des programmes dits de «sécurité alimentaire», à l’image de l’Inde qui taxe les importations jusqu’à 300%. D’autres instrumentalisent des procédures juridiques ou des combats éthiques pour briser la concurrence étrangère, comme le fait actuellement la Chine contre les groupes pharmaceutiques Sanofi et Novartis, sous couvert de lutte contre la corruption par l’agence de planification économique, la National Development and Reform Commission (NDRC).  Les mesures déloyales sont aussi fonction des luttes politiques sur l’intégration géoéconomique et régionale : les services sanitaires russes ont ainsi interdit des chocolats ukrainiens, en raison de « particules cancérigènes ». Que le propriétaire de la marque ciblée soit un oligarque favorable à l’intégration de son pays à l’Union Européenne, au moment même où Moscou fait pression sur Kiev pour rejoindre son propre projet de bloc économique, constitue certainement l’explication de cette décision. Dans cet enchaînement de réactions et de contre-réactions offensives, quelle(s) position(s) tiennent l’Europe et la France ?

II. La France et l’Europe


1. L’affaire Snowden et la réaction de M. Barroso

L’affaire Snowden a démontré que le renseignement américain visait, entre autre cibles, les institutions européennes. A ce titre, ces révélations ont confirmé que les « bretelles » retrouvées en 2005 à Justus Lepsius, le siège du Conseil de l’Europe, n’étaient pas une aberration mais participaient d’un effort de longue haleine, que j’avais déjà souligné. Or, cette confirmation qui requérait une condamnation forte a minima, ou des contre-mesures communes a maxima, ne suscita chez les responsables des institutions communautaires qu’une protestation gênée, voire une tentative de minimiser la gravité des faits.

Plusieurs membres de la Commission ont ainsi souligné que les faits dataient au plus tard de 2010, et sous-entendaient ainsi que c’était de l’«histoire ancienne». Il s’agit ici manifestement de malhonnêteté intellectuelle : comment croire que les Américains auraient renoncé à continuer dans cette voie engagée de longue date, quand bien même certains des locaux écoutés auraient changé de place depuis ? Quant au Président de la Commission Européenne, M. Barroso, la réponse minimaliste qu’il apporte à l’affaire, notamment en se contentant d’ordonner une enquête de sécurité sur les locaux de l’UE et de créer une « commission » (!), appelle des questions. Est-il concevable que la conclusion des négociations sur le traité UE-US de libre-échange justifie de taire ce sujet gênant, aux yeux du seul M. Barroso en tout cas? Est-il possible que cette complaisance à l’égard des Etats-Unis soit imputable aux ambitions personnelles de l’homme ? M. Barroso ne fait effectivement plus grand mystère de son ambition de présider les Nations Unies ou l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), deux postes où le soutien américain est incontournable pour y être nommé.

A contrario, l’appel du Président Hollande à une action coordonnée des Européens face à cette pratique, notamment en suspendant les négociations sur le traité de libre-échange pour un temps, avait le mérite de la fermeté. Il est juste regrettable qu’à part affirmer que ce genre de pratiques « devait cesser dans les meilleurs délais », la Présidence de la République n’ait su rallier ses partenaires européens à sa position, et que, finalement, la position allemande ait été retenue, afin de minimiser le scandale pour avancer sur l’accord.

2. Réponses françaises

Comment la France se défend-elle dans le cadre de la « guerre économique » ?

Le plan de Nouvelle France industrielle, annoncé par le Président Hollande le 12 septembre, fixe 34 objectifs industriels censés redresser la croissance française, et la part de l’industrie dans son économie, d’ici cinq à dix ans avec une valeur ajoutée de 45 milliards d’euros.

Ce plan a plusieurs mérites : coupler le développement du secteur industriel avec une montée en gamme des services et de la R&D, sanctuariser des industries de souveraineté (cyber-sécurité par exemple), entretenir la logique d’investissement que René Ricol avait initiée à la demande de Nicolas Sarkozy, en lieu et place de la logique de subvention. Néanmoins, rien n’est encore précisé sur la répartition des rôles entre acteurs publics et privés, notamment sur les tâches respectives des pôles de compétitivité, de la Banque Publique d’Investissement et des chefs d’entreprise retenus. Or, un choix doit être arrêté pour éviter qu’un flou sur les attributions n’engendre des surcoûts et que l’enveloppe dédiée à l’industrie dans les investissements d’avenir, estimée à 1,7 milliard d’euros, ne soit mal ventilée. Un autre doute réside dans la constitution de la valeur ajoutée : Arnaud Montebourg n’a pas précisé s’il était entendu qu’elle résiderait dans la seule innovation technologique, notamment dans les volets écologique, économies d’énergie ou numérique que tous ces projets comprennent, ou si l’immatériel allait être pris en compte. L’image de marque est en fait un élément crucial de la compétitivité intra-marché, entre marchés de développement équivalent : aussi est-il urgent que l’Etat réfléchisse avec les entreprises et les collectivités territoriales à une stratégie de promotion du « made in France ».

La France ne cesse de perdre des points en termes de compétitivité. Le dernier classement de Davos place la France au 23ème rang en 2013, soit une perte de deux places depuis l’année dernière. En corollaire, le classement attribue cette baisse à des problèmes normatifs et fiscaux (pratiques d’embauche et de licenciement trop lourdes et incertaines, taux d’imposition sur les entreprises, réglementation contraignante, incitations fiscales peu efficaces). Dans le même temps, l’industrie française recule aussi, comparativement à l’Allemagne, notamment : augmentation de 28%  du coût horaire du travail entre 2000 et 2007 dans l’industrie manufacturière, contre 16% en Allemagne ; baisse de 14% de l’excédent brut d’exploitation sur la même période, tandis que l’Allemagne connaît une augmentation de 67%.

Pour le moment, l’action publique ne se révèle pas à la hauteur du défi. L’effet d’aubaine que procurerait le gaz de schiste pour l’industrie française, suivant l’exemple des Etats-Unis qui paient ainsi le gaz trois fois moins qu’en Europe, n’est pas étudié sérieusement comme solution pour des motifs idéologiques, et d’alliances partisanes avec les Verts, au demeurant, minoritaires dans l’opinion.

Secteur porteur pour l’économie française, mais malmené : l’industrie de Défense. L’Etat a bien conscience que les entreprises ont besoin de garanties sur le long terme pour pérenniser leurs emplois (165 000 emplois industriels à forte valeur ajoutée et peu délocalisables), ainsi que le tissu de Petites et Moyennes Entreprises (PME) du secteur (4000 dans tout le secteur de l’armement). Pourtant, aucun effort n’est fait pour sanctuariser la prochaine Loi de Programmation Militaire. Ainsi, celle pour 2009-2014 connaît un retard de 4 milliards d’euros sur les 186 milliards annoncés. Le gouvernement a pour seule réponse aux craintes de ces industriels que de les inviter à exporter pour compenser la baisse des commandes nationales, en arguant que le marché mondial est porteur (plus de 8% par an). C’est oublier que c’est aussi sur ce marché que la concurrence est la plus exacerbée et que ces entreprises souffrent le plus de la concurrence déloyale. Les prises de commandes étrangères de matériels français ont reculé de 26%, tombant sous la barre des 5 milliards d’euros.

La position du gouvernement sur ce sujet précis rappelle son ignorance de la « guerre économique », ou son refus de l’admettre, comme son prédécesseur. Certes, la France entama un bras de fer durant les négociations euro-atlantiques, pour que les services audiovisuels soient exclus du futur accord, et elle acquit ce point contre l’intention initiale de Berlin, Londres et Washington. Mais, à l’aune des autres enjeux décrits et de leur importance, n’était-ce pas un combat d’arrière-garde ? Une lutte pour la forme, et non pas sur le fond ?

Il faut revenir sur le dogme libre-échangiste de la Commission Européenne et admettre une régulation de la concurrence pour que, à l’image des Etats-Unis ou de la Chine, l’Europe ne tolère plus la libre entrée de produits résultant de dumpingsen tous genres. En cela, la résolution de l’UE sur les tubes en acier chinois est appréciable ; il est décevant qu’elle ne soit que la réponse aux annonces de fermeture des lignes de production d’ArecelorMittal en Europe…

Il s’agirait aussi pour l’Europe de défendre et promouvoir ses industries stratégiques, ses secteurs de souveraineté, mais cela implique de les définir au préalable. Cela requiert la définition d’un périmètre stratégique de l’économie européenne, avec un démarquage clair des activités qui en relèvent ou non.

A partir de cette clarification de la stratégie, le lancement de programmes industriels communs doit relancer la compétitivité au niveau régional, selon un système normatif propre aux besoins de l’espace européen.

Ces programmes devraient se concentrer d’abord sur les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC).

Seconde priorité : l’énergie, cruciale pour le fonctionnement de toute économie et qui, à ce titre, a porté des « guerres » en bonne et due forme. La logique géographique impose aux Européens de concevoir leur stratégie énergétique dans un partenariat cohérent et volontariste avec la Russie, pourvu que les négociations génèrent une formule complémentaire et équilibrée.

Un programme européen d’achat et de commande publics au profit des grands groupes et des PME serait le terme logique de cette démarche. Dès lors qu’il est prouvé que tous les autres acteurs de l’économie mondiale favorisent leurs productions, pourquoi l’Europe devrait-elle être la seule à se laisser dicter ses choix, par un marché qui n’a de libre que le nom qui plus est ? Pourquoi les producteurs européens devraient-ils être abandonnés par leurs autorités, au profit de produits issus de pratiques anticoncurrentielles ? L’Europe ne peut se complaire dans le dogme, pour se plaindre des conséquences, par la suite.

Enfin, la révision de la politique de la concurrence (et des traités) s’impose : il est incompréhensible que la Commission fasse obstacle à la constitution de champions industriels, internes et européens, quand nos concurrents, entre européens, viennent faire leur marché, chez nous tranquillement. Voilà un beau sujet de consensus à trouver, entre droite et gauche, si leurs pontes voulaient bien ouvrir les yeux sur l’exigence de réciprocité que j’ai soulignée depuis dix ans.

(1) Rapport Coe-Rexecode de 2011 « Mettre un terme à la divergence de compétitivité entre la France et l’Allemagne »

(2) « Patriotisme économique – De la guerre à la paix économique », Bernard Carayon, Paris,  2006, Editions du Rocher.


Via Vincent Drouet
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Cécile de Barsy est associée chez Triforensic, une société basée à Bruxelles, spécialisée dans le conseil et l'investigation contre les risques de fraude dan...
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