immobilier : des prix à la baisse à Paris et en Ile-de-France ...!!! | competitivite | Scoop.it

Ne vous fiez pas aux prix moyens car plus que jamais, il reflètent de réalités très différentes. D’après le baromètre des prix de l’immobilier francilien publié parMeilleursagents.com , les prix de l’immobilier ont très légèrement baissé à Paris (-0,1%) en juillet et août derniers, mais derrière ce chiffre se dissimulent une hausse des petites surfaces (+1,3  %) et une baisse sensible des grandes (- 2,2%).

Quelles sont les raisons de cette évolution disparate ? « L’effet saisonnier qui avait gonflé la demande en grandes surfaces pendant le printemps est maintenant terminé. Les petites surfaces ont, à la différence des derniers mois, vu leur prix remonter. Seule explication pour nous : l’offre de petites surfaces déjà faible a encore diminué cet été car les propriétaires ont attendu la réforme fiscale avant de mettre leur bien sur le marché

Malgré cette tendance baissière, on ne constate pas d’effondrement des prix. Leur relative bonne tenue est aussi due en partie à un faible volume de transactions. « L’effet qualité a continué de jouer à plein pendant l’été. Les biens de bon standing, bien situés, et sans défaut majeur constituent l’essentiel des ventes, masquant en partie la baisse latente des prix sur des biens de moindre qualité», souligne Sébastien de Lafond.

Des baisses en banlieue

L’évolution des prix est plus homogène en banlieue. Pour les mois de juillet-août le réseau constate que les prix moyens ont diminué pratiquement partout  : -0,3% en moyenne pour les départements de petite couronne (92,93 et 94) et - 1,2% pour ceux de la Grande Couronne (77,78,91,95). Pour Meilleursagents.com, la tendance à la baisse des prix devrait se confirmer dans les mois qui viennent.

Le réseau n’anticipe aucun ajustement brutal, mais plutôt un glissement progressif de 0 % à - 5% d’ici la fin 2013, conformément au scénario décrit depuis le début de l’année. Le réseau estime que l’indice ne reflète pas encore la baisse latente de prix de biens de qualité moyenne ou médiocre qui adviendra inexorablement lorsque leurs propriétaire voudront s’en dessaisir. Enfin, il présume que la réforme de l’impôt sur les plus-values immobilières « va légèrement fluidifier le marché sans créer l’effet de choc attendu par le Gouvernement ».