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La Bourse de Hong Kong s'offre le London Metal Exchange

18 juin 2012

 

Hong Kong Exchanges & Clearing va débourser 1,4 milliard de livres, une proposition jugée très attractive pour les actionnaires. Le LME, première Bourse mondiale des métaux, a choisi cet acquéreur pour renforcer et simplifier sa présence en Asie.

 

Depuis trois semaines, ils n'étaient plus que deux candidats en lice. Vendredi, la très convoitée première Bourse mondiale des métaux, le London Stock Exchange (LME), a fait son choix. L'institution britannique vieille de cent trente-cinq ans, l'une des dernières encore détenues par ses membres, a choisi de se vendre au Hong Kong Exchanges & Clearing (HKEx) pour 1,39 milliard de livres, soit 1,7 milliard d'euros. L'opération valorise le LME à 107,60 livres par action (132,90 euros), que HKEx financera par de la trésorerie et par un emprunt de 1,1 milliard de livres (1,3 milliard d'euros).

 

L'opération doit encore être approuvée par la Financial Services Authority, le gendarme de la Bourse de Londres, et par 75 % des actionnaires du LME détenteurs d'actions « A », avec un droit de vote et un accès au dividende. Parmi eux, des banques, en premier lieu Goldman Sachs et JP Morgan, et des maisons de négoce comme Metdist, Newedge ou Triland. « Si la transaction est recommandée de manière unanime par le conseil d'administration, comme cela se dessine, les actionnaires peuvent difficilement la refuser. La vraie question était : vend-on ou non ? Elle a trouvé réponse », commente un bon connaisseur du marché. A Londres, on reconnaît que la proposition de la Bourse de Hong Kong est extrêmement attractive, irrésistible pour un actionnaire prêt à vendre, même si elle s'avère techniquement inférieure à celle du prétendant écarté, Intercontinental Exchange (ICE), leader mondial incontesté de la compensation. « Vous avez aimé Facebook, vous allez adorer le LME ! Lorsque l'on sait que la fourchette de valorisation était comprise entre 1 et 1,25 milliard de livres, il apparaît clair que les actionnaires se frottent les mains », poursuit le spécialiste.

 

Logique


Pour le London Metal Exchange, dont 40 % des volumes sont pour le compte de clients asiatiques, et chinois en particulier, il y a une vraie logique à avoir une proximité avec la Chine, principal utilisateur de matières premières de la planète. Le pays engloutit à lui seul plus de 40 % des métaux de base -39 % du cuivre, 42 % de l'aluminium et 43 % du nickel, selon Barclays Capital -et chacun de ses habitants en consomme deux fois plus que la moyenne de la population mondiale. Le LME, qui a décidé d'introduire la monnaie chinoise parmi ses devises autorisées pour les transactions, va améliorer sa pénétration auprès des acteurs locaux, ouvrir des entrepôts sur place. Mais certains évoquent une préoccupation légitime à se demander si les standards stricts appliqués aux entrepôts resteront les mêmes.

 

Le Hong Kong Exchanges a promis de ne pas toucher à la structure du marché ni aux tarifs avant 2015. « Mais au-delà, rien n'est sûr », réagit une source sur le marché londonien. « Avec ICE, nous aurions peut-être eu davantage de visibilité sur la façon dont le marché aurait évolué », estime-t-elle. La Bourse chinoise s'est engagée à maintenir le « ring », le marché à la criée, cher à de nombreux négociants, même si les volumes effectivement échangés y sont de moins en moins importants.

 

Aucun changement structurel n'est envisagé dans l'immédiat, mais le directeur général de HKEx, Charles Li, a parlé d'introduire de nouveaux contrats sur le minerai de fer et éventuellement sur d'autres produits non métalliques.

 

MURYEL JACQUE

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COTE D’IVOIRE : Transformer la noix de cajou pour une plus value

16 avr 2012  - A peine le jour levé, Catherine Kobénan, 34 ans, se presse de se rendre à son travail dans l’usine de décorticage des noix de cajou qui vient d’être mise en marche à Sépingo, dans la région de Bondoukou, dans le nord-est de la Côte d’Ivoire. 

"Notre groupe est chargé de la cuisson à l’autoclave et du séchage des noix", indique Kobénan à IPS. "Après notre tâche, d’autres travailleuses vont se charger du décorticage, du séchage au four, du tri et enfin de l’emballage", explique-t-elle, heureuse de partir pour rejoindre ses collègues. 

Kobénan déclare que "nous ne voulions plus continuer à exporter de façon brute la noix de cajou, ou que d’autres personnes viennent le faire à notre place. Cela nous faisait perdre énormément d’argent". Elle affirme que par le passé, dès la cueillette, ses productions "étaient livrées brutes et à un prix dérisoire" aux acheteurs intermédiaires qui, dit-elle, parcouraient la région pour s’en procurer et les revendre aux exportateurs à Abidjan, la capitale économique ivoirienne. 

Mais, depuis l’installation en 2008 de l’usine où elle livre la totalité des 500 kilogrammes produits sur son hectare d’anacardiers, son revenu annuel est passé de 50.000 francs CFA (environ 104 dollars) à 250.000 FCFA (520 dollars). Cette situation est quasiment identique pour la majorité des producteurs de la région. 

De son côté, Gaoussou Ouattara, 52 ans, déclare à IPS : "Avec une tonne et demie de noix de cajou, mon revenu a plus que triplé entre 2001 où je livrais la production brute à moins de 200.000 FCFA (environ 416 dollars) et aujourd’hui où je gagne 700.000 FCFA (1.458 dollars) par an avec la transformation". 

L’usine a été entièrement financée par les membres de la coopérative de Sépingo dont les membres comme Kobénan et d’autres y sont employés et payés. Mais cela ne les empêche pas d’avoir leurs champs d’anacarde. Pour le moment, l’usine transforme les noix de cajou brutes en noix grillées au four. 

Construite sur une superficie de deux hectares, l’usine de Sépingo emploie près de 620 personnes, dont environ 500 femmes. Elles doivent transformer au moins deux tonnes de cajou dans la journée pour une unité qui traite annuellement quelque 2.000 tonnes pour un chiffre d’affaires d’environ 610 millions FCFA (1,3 million de dollars). 

"C’est évidemment très peu dans la mesure où sa capacité de traitement est faible et que la demande des entreprises locales, pour la fabrication d’autres produits de consommation, est insignifiante. Ils (les producteurs) peuvent bien gagner mieux", explique à IPS, Théodore N’da, ingénieur agronome spécialiste de l’anacarde dans la région de Bondoukou. 

A ce jour, la transformation locale pour cette unité industrielle de Sépingo, est consacrée à la production de noix de cajou grillées au four, sans sel ou sans huile pour la consommation. Une autre partie est livrée aux entreprises de fabrication de produits cosmétiques à Abidjan, tandis qu’une bonne quantité est exportée vers les pays d’Asie. 

"Il y a des opportunités pour la transformation de la pomme de cajou en vin, en jus et autres liqueurs qui ne sont pas fortement exploitées", déplore Sounkalo Traoré, un économiste basé à Abidjan. "Même sans grands moyens, des coopératives locales développent la filière jus. Mais elles ont besoin d’être plus soutenues financièrement pour être très rentables". 

L'anacardier est un arbre particulièrement adapté aux conditions soudano-sahéliennes, selon des experts. Il protège les sols affectés par la sécheresse et cohabite parfaitement avec les cultures vivrières des villageois. La cueillette de la noix de cajou (deuxième culture du nord de la Côte d’Ivoire après le coton) procurait un revenu complémentaire aux productions traditionnelles en période de soudure. 

"Désormais, cette culture constitue une mine d’or pour nos populations (la filière emploie plus de 100.000 producteurs et nourrit 1,5 million de personnes). Surtout que la filière coton connaît depuis quelque temps des difficultés", ajoute N’da. 

En 2009, la Côte d’Ivoire est devenue le deuxième pays producteur mondial de noix de cajou avec 350.000 tonnes devant le Vietnam et derrière l'Inde, pour un chiffre d’affaires avoisinant les 100 milliards FCFA (environ 208 millions de dollars). Toutefois, les cinq usines que compte le pays, transforment seulement 10.500 tonnes, soit trois pour cent de la production totale. 

"Le reste de la production est cédée brute vers l’Inde et le Vietnam et cela constitue un manque à gagner énorme pour la culture de l’anacarde", regrette Gaoussou Touré, président de l’Association pour le développement de la filière cajou africaine. "D’ici à 2016, nous voulons atteindre les 20 pour cent (dans la transformation). Mais il faut que l’activité soit valorisée", souligne-t-il à IPS. 

Touré propose, entre autres, l’exonération totale des droits et taxes d’entrée et de la taxe sur valeur ajoutée sur le matériel d’usine ainsi que sur le matériel de construction et sur les intrants, l’exonération de l’impôt foncier sur cinq à 10 ans, et l’incitation à la consommation locale des produits dérivés de la noix de cajou. 

Toutefois, selon des analystes, la filière anacarde en Côte d’Ivoire devra aussi mettre un terme aux crises récurrentes auxquelles elle est confrontée en général à la veille des différentes campagnes agricoles. Ces crises portent notamment sur la fixation des prix d’achat aux différentes étapes de la vente. 

Pour la campagne 2010, le prix d’achat bord champ est de 170 FCFA (0,35 dollar); 180 FCFA (0,37 dollar) au magasin; et 222 FCFA (0,46 dollar) au port. Ces prix ont été rejetés dans un premier temps par les producteurs qui estimaient n’avoir pas été associés à leur fixation. Ce qui a conduit à un bras de fer momentané entre producteurs et structures de gestion de la filière.

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'Buy oil, not gold'

'Buy oil, not gold' | Commodities | Scoop.it

By Richard Evans | 04 Apr 2012

 

Oil is a better bet for investors than gold, a leading fund manager has said.

 

Trevor Greetham, portfolio manager of Fidelity's multi-asset funds, said gold did best when the dollar was weak and global growth was slowing. "A US-led global upswing could see neither condition hold true," he added.


Gold was also becoming less attractive within the commodity asset class, Mr Greetham added. He said oil was "a much better hedge against geopolitical shocks", particularly when there were tensions in the Middle East.


"The dollar has been strong in recent months as the likelihood of additional Fed QE [quantitative easing] has fallen," the manager said. "Meanwhile, the sovereign debt crisis is hurting the euro and the likes of the Bank of Japan and the Swiss National Bank are implementing policies designed to weaken their currencies."
He concluded: "We do not see a compelling reason to hold 'out-of-benchmark' positions in gold at present. Large retail flows into gold and still bullish survey readings suggest a significant downside risk if others come to the same conclusions."


However, a survey for Thomson Reuters GFMS found that the gold price was expected to rise to $2,000 on surging investments from central banks and buyers of coins and bars.

The consultancy added: "The gold market has been showing increased sensitivity towards inflation fears during early 2012, as it has become ever more attentive to statements, or inferences from statements, of Federal Reserve Board Chairman [Ben] Bernanke.
"What could be seen as significant is that price falls in response to benign inflationary sentiment have been larger than any gains on heightened inflationary fears."


Gold enjoyed a spectacular bull run until last summer, attracting investors worried that paper currencies would lose value as governments printed money in a bid to restart their stalled economies. The fear of economic meltdown during the depths of the eurozone debt crisis prompted many to seek gold as a safe haven, its traditional role in troubled times.


But more recently the euro crisis has eased and signs of recovery have made further QE less likely. The gold price peaked at about $1,900 in August last year, but is currently at about $1,625, a fall of about 1.3pc compared with Tuesday. Shares in gold mining companies also fell sharply.


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La fièvre des prix n'épargne pas les matières premières agricoles

La fièvre des prix n'épargne pas les matières premières agricoles | Commodities | Scoop.it

3 janv. 2008

 

La fièvre qui pousse les matières premières à la hausse ne devrait pas épargner les valeurs agricoles, dopées par la hausse des taxes à l'exportation sur les céréales en Chine et en Russie, une très forte demande mondiale, la mauvaise récolte en Australie et une intense spéculation.


La Chine a annoncé en fin de semaine dernière la mise en place effective dès le 1er janvier de taxes à l'exportation pour les céréales, le riz et le soja allant de 5% à 25%.


La Russie a annoncé au même moment le quasi-quintuplement de 22 à 105 euros la tonne des taxes à l'exportation de céréales pendant trois mois, ce qui devrait de facto la faire sortir du marché international.


Des annonces qui interviennent alors que l'Argentine vient de suspendre ses exportations de blé jusqu'à nouvel ordre, et alors que la mauvaise récolte 2007 de l'Australie pour cause de sécheresse avait déjà largement réduit l'offre.


Ne restent donc comme grands exportateurs que les Etats-Unis, le Canada ou le Kazakhstan. Dans l'Union européenne, la récolte de la France, premier producteur céréalier de l'UE, a elle aussi été mauvaise, notent les analystes.


En outre, le baril de pétrole a atteint mercredi pour la première fois 100 dollars, un niveau qui encourage le transfert vers les énergies alternatives et accroît la demande de blé et de maïs, avec lesquels sont produits le bioéthanol, ou celle de soja (biodiesel).


La répercussion de ces nouvelles sur le marché de Chicago a été immédiate: le contrat à terme sur le soja a fini mercredi à 12,3250 dollars, à moins de 60 cents de son pic historique (12,90 dollars), atteint en 1973.


Le contrat de blé pour livraison en mars a gagné 30 cents, la progression quotidienne maximum autorisée sur le Chicago Board of Trade (CBOT). Le contrat de maïs pour échéance en mars a lui aussi clôturé en forte hausse (+7,50 cents). "La situation sur le marché est vraiment très tendue", constate Joe Victor, analyste d'Allendale.

 

"Les stocks sont à des planchers historiques, et toute restriction supplémentaire sur les exportations ne peut que conduire à des niveaux de prix plus élevés", remarque Abdolreza Abbassian, analyste du marché céréalier à l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et de l'agriculture (FAO).


Selon lui, l'impact sur le marché est avant tout psychologique car "la majeure partie des céréales russes qui auraient pu être exportées l'a déjà été".


Mais, si la Chine comme la Russie disposent d'assez de ressources céréalières pour leur marché intérieur, les autorités de ces pays s'inquiètent du retour de l'inflation et de la hausse du prix des denrées alimentaires.


Pour éviter une "course à l'exportation" des céréales et du soja, elles veulent faire passer le message, parfois à vocation électorale comme en Russie, que "tant que les prix augmentent, elles ne laisseront pas les ressources céréalières partir à l'exportation", souligne M. Victor.


Alors que l'indice de la FAO mesurant l'évolution des prix alimentaires dans le monde a bondi de près de 40% en 2007, M. Victor s'attend à ce que la tendance haussière persiste au moins "jusqu'au début du mois d'avril", quand les perspectives pour les récoltes 2008 seront un peu plus claires.


D'autant plus que la demande des pays émergents continue à fortement augmenter: "le 31 décembre, on a encore reçu un appel d'offre de 610.000 tonnes de blé du Pakistan et de 50.000 tonnes de plus du Bangladesh", note l'analyste d'Allendale.


Les analystes de la banque d'affaire Goldman Sachs s'attendent à ce que l'envolée des matières premières continue cette année, et en particulier dans le domaine des denrées agricoles, pour lesquelles ils ont relevé leurs perspectives de prix il y a trois semaines, notamment pour le soja (+60%).

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Les diamants ont retrouvé tout leur éclat

Les diamants ont retrouvé tout leur éclat | Commodities | Scoop.it

publié le 23/12/2010

 

Cette année, le marché est revenu à son niveau d'avant la crise de 2008, dopé par la demande asiatique. Mais malgré cette performance, les investisseurs hésitent à se lancer sur ce secteur.

 

Le 16 novembre dernier, un diamantaire londonien, Laurence Graff, déboursait 46,16 millions de dollars pour s'offrir un diamant rose parmi les plus rares et les plus beaux jamais mis aux enchères. Dix jours plus tard, à Hong Kong, un diamantaire anonyme achetait un autre diamant rose de 14,2 carats pour 23 millions de dollars, établissement un record en Asie. Ces deux exemples résument à eux seuls la bonne santé du marché du diamant en 2010. Ce dernier affiche une croissance annuelle de 5%, ce qui lui permet de retrouver son niveau de 2008.

 

A Jérusalem où se tenait en novembre l'assemblée plénière du processus de Kimberley, le système de régulation mondial, les diamantaires se frottaient les mains. Avi Paz, président de la fédération mondiale des Bourses du diamant, déclarait alors à la presse qu'il s'agissait «de très bons résultats dans la mesure où les Etats-Unis ne sont pas encore complètement sortis de la récession».

 

Les milliardaires asiatiques, moteurs de la croissance


Les Américains sont en effet les premiers consommateurs mondiaux de diamants. Ils absorbent la moitié des 13 milliards de dollars de diamant brut produits dans le monde chaque année. Mais depuis la crise de 2008, leur demande faiblit au profit des pays émergents. Selon le directeur général de De Beers, le numéro un mondial du secteur, la demande chez ces derniers est déjà en mesure de compenser la baisse de la demande américaine. D'après les prévisions des analystes, les consommateurs chinois devraient détrôner les Américains dans un horizon de 10 ans.

 

Globalement, l'Asie a constitué le moteur essentiel de la demande en 2010. Preuve de ce dynamisme : une Bourse au diamant à ouvert ses portes en Corée du Sud et la Bourse de Bombay a été complètement rénovée. Dans le secteur des diamants taillés, l'Inde est d'ailleurs devenue une concurrente féroce pour les principales Bourses de Tel Aviv, New York et Anvers. En 2010, les lapidaires israéliens ont vu leur exportation vers les Etats-Unis reculer de 28% sur les sept premiers mois de l'année alors que les lapidaires indiens ont vu les leur bondir de 25%.

 

Secteur opaque


Malgré des perspectives optimistes, le marché du diamant est largement délaissé par les investisseurs. Rares sont les gestionnaires de fonds pouvant s'exprimer sur ce sujet. «C'est un secteur difficile à cerner. Le prix du diamant change en fonction de la couleur, de la clarté, du poids (carat) et de la coupe, ce qui n'est pas le cas des autres matières premières. Il est difficile d'investir sur une société de ce secteur car sa valorisation va fortement fluctuer au gré des caractéristiques des diamants qui sont extraits», explique d'Emmanuel Painchault, responsable de la gestion actions matières premières et infrastructures chez Edmond de Rothschild Asset Management.

 

L'opacité du secteur pèse également lourd. Le marché du diamant est très concentré. Sept pays se partagent près de 80% de la production mondiale: la Russie, le Botswana, l'Australie, la Chine, le Canada, l'Angola et l'Afrique du Sud. Du côté des mines diamantaires, seuls trois acteurs contrôlent les extractions : le sud-africain De Beers, numéro un mondial, la société étatique russe Alrosa et l'anglo-australien Rio Tinto. L'établissement des prix est un gros point d'interrogation. Les diamants valent en effet 13 milliards de dollars à leur extraction brute mais pèsent entre 64 et 72 milliards de dollars à la vente en bijouterie. «Ce n'est pas transparent, les prix sont davantage fixés au cas par cas, on ne connaît pas l'état des stocks sur un marché où les diamants sont conservés pour créer de la rareté», déplore-t-on chez Edmond de Rothschild Asset Management.

 

Le fléau des «blood diamonds»


Par ailleurs, malgré les bonnes performances de 2010, les diamants continuent de souffrir de leur mauvaise réputation. Le scandale des diamants «sales» servant à financer les guerres et rébellions, illustré par le film Blood Diamond en 2006, rend les investisseurs très frileux. Le processus de Kimberley, créé en 2002 sous mandat de l'ONU, tente d'apporter plus de clarté au processus de certification. Mais les difficultés persistent. Ainsi, en novembre dernier, les 75 Etats membres de ce comité n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur la reprise complète des exportations du Zimbabwe, qui avaient été suspendues un an plus tôt. D'après des organisations de défense des droits de l'homme, les militaires auraient pris le contrôle des mines locales de Marange, à l'est du Zimbabwe, considérées comme les plus prometteuses d'Afrique. Ils auraient tué au passage plus de 200 personnes.

 

Ces chiffres sont difficilement vérifiables mais ils suffisent à éloigner les investisseurs d'un marché pourtant très prometteur. «Les matières premières constituent un secteur à risque. Il est important d'avoir une vision aussi juste que possible de l'offre, de la demande et des stocks. Il faut donc être prudent», tranche Emmanuel Painchault.

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Le cuivre, star de la semaine des matières premières

Le cuivre, star de la semaine des matières premières | Commodities | Scoop.it

publié le 12/04/2010

 

Pendant la semaine du 5 avril, le cuivre a affiché sa grande forme, poussé par les perspectives de consommation chinoise. De son côté, la faiblesse du dollar a dopé le marché de l'énergie.

 

Le pétrole grimpe encore

 

Insensibles aux appels à «un prix parfait» de 80 dollars le baril, lancés par l'OPEP, les cours du pétrole se sont cramponnés toute la semaine à la barre des 86 dollars. Le baril de brut léger texan (WTI) pour livraison en mai a même dépassé les 87 dollars pour la première fois depuis octobre 2008 la semaine dernière.

 

Les marchés ont rapidement effacé leurs pertes de mercredi et jeudi, avec un baril revenu qutour de 85 dollars. Les investisseurs étaient alors refroidis par un rebond du dollar et surtout par une hausse surprise des inscriptions hebdomadaires au chômage. Lors de la semaine du 3 avril, ces dernières se sont élevées à 460.000 contre 442.000 la semaine précédente, selon le département du Travail. Un indicateur qui vient freiner l'optimisme sur la rapidité de la reprise et donc sur l'augmentation de la demande de pétrole.

 

Vendredi, les cours repassaient au-dessus des 86 dollars le baril à New York, profitant d'un rebond sur les marchés d'actions et d'un léger affaiblissement du dollar. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai s'établissait à 85,74 dollars sur l'InterContinental Exchange (ICE) de Londres. «On avait besoin d'une correction, on l'a eue, on repart donc à la hausse», a observé Tom Bentz, de BNP Paribas. «C'est toujours la même histoire, on a des petites périodes de repli, et les acheteurs font leur retour. Les acheteurs ont été constamment récompensés quand ils ont profité de ces replis et donc cela continue», a-t-il relevé.

 

D'après les analystes, «les cours semblent avoir trouvé un plancher autour de 85 dollars le baril. Un mouvement durable sous 70 dollars semble maintenant bien moins probable qu'une progression vers 90 dollars».

 

Le cuivre, leader des métaux de base

 

Après des prises de bénéfices jeudi, les marchés des métaux de base sont globalement repartis à la hausse.

 

Le cuivre affiche une santé éclatante, atteignant un plus haut depuis août 2008 mardi à 8.010 dollars la tonne. Vendredi, la tonne s'échangeait à 7.794,50 dollars sur le London Metal Exchange (LME). Depuis le premier janvier, la hausse est de 6,12% et de 81,10% sur un an. La Chine est en grande partie la cause de cet engouement. Le pays engloutit 40% de la demande mondiale. La Conférence mondiale du cuivre, qui s'est tenue mercredi et jeudi, en a fait le point de départ de ses discussions. D'après les participants, la Chine devrait booster la demande de 5,4% en 2010. Une croissance à 12% sur le premier trimestre est de bonne augure pour la suite.

 

Le nickel profite aussi de la croissance chinoise via la hausse de la sidérurgie du pays. La production d'acier inoxydable (les deux tiers de la consommation de nickel) explose dans le pays. Après avoir franchi les 25.000 dollars la tonne le 1er avril (plus haut niveau depuis juin 2008 sur le LME), les cours s'établissaient autour des 24.435 dollars vendredi.

 

Dans leur sillage, l'aluminium grimpait à 2.397 dollars la tonne sur le LME, son plus haut niveau depuis octobre 2008. Une hausse qui, selon les observateurs, ne serait que ponctuelle.

 

Métaux précieux : le palladium en grande forme

 

Du côté des métaux précieux, l'or a connu une semaine de petite hausse qui permettent toutefois une progression des des cours de 2,68% sur les 5 derniers jours. Vendredi, pour la première fois depuis le 12 janvier, l'or a repris la barre des 1.150 dollars. Au terme du premier fixing londonien, l'once cotait en fin de matinée à 1.156 dollars (863,009 euros) contre 1.148 dollars.

 

De son côté, le palladium continue sa hausse, atteignant son meilleur niveau depuis 2008. Une forte progression toujours alimentée par la crainte d'un approvisionnement insuffisant alors que le marché de l'automobile (principal débouché) repart. Le palladium cote toujours autour des 500 dollars l'once.

 

Dans la foulée, le platine prend près de 1,29% en une semaine à 1.722 dollars l'once vendredi.

 

Matières premières agricoles : les grains chutent

 

Les cours du blé, du maïs et du soja ont poursuivi leur chute cette semaine. Comme prévu, le département américain de l'Agriculture (USDA) a laissé ses prévisions de production quasi inchangées dans son rapport publié vendredi. Ainsi, la production mondiale de blé pour la campagne 2009/2010 s'établit à 678,42 millions de tonnes (Mt) contre 678,01 Mt prévu le mois précédent. La consommation mondiale étant relevée de 1 Mt à 647,83 Mt, le stock final à la fin de la campagne 2009/10 recule à 195,82 Mt contre 196,77 Mt estimé il y a un mois.

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Why Physical Gold May Be the "Last Bastion of Profit"

Why Physical Gold May Be the "Last Bastion of Profit" | Commodities | Scoop.it

By John March, Partner, Superior Gold Group | Published 12/29/2008

 

In the midst of the global financial crisis, few investment strategies appear to be effective. Buy and hold has decimated returns, and diversification across different countries hasn't worked. Even asset allocation has let down investors as many asset classes, including real estate and hedge funds, have taken a nosedive.

 

Moreover, money market funds have failed as a place to hide as they fell behind inflation. Treasuries have dropped in yield to the point where the 30 day T Bill actually dropped below a 0% yield. So what is an investor to do? Is there a last bastion left to protect asset values, and make a profit?

 

Yes, physical gold is that bastion. Some experts recommend that it should be bought and held, at least 3 to 5 years and comprise about 10% or 20% of an entire portfolio. It is important to remember Gold is a hedge and should be the "rudder" of your portfolio, not the "engine."

 

Forms of Physical Gold

 

The basic forms of gold are Bullion, Proof, Semi-Numismatic and Numismatic. Bullion comes in many forms ranging from gold bars, modern issue gold coins, nuggets, and jewelry.

 

Proof Gold is coin which comes directly from government mints. Proof is uncirculated and untouched by human hands.

 

Semi-numismatic refers to gold coin of common date minted prior to 1933. Semi-numismatic coin can be graded or raw (loose coin). With Semi-numismatic coins mint mark and issue dates are not relative to collectible value.

 

Numismatic coins refer to collectible coins minted prior to 1933. Mint mark and date play a key role in determining coin value. Numismatic coins graded by reputable grading services carry the most favorable value.

 

Professional Coin Grading Service (PCGS) and Numismatic Guarantee Corporation (NGC) are two of the most highly respected and widely recognized grading services in the US. These services will hermetically seal graded coins in plastic and certify their authenticity.

 

Generally the higher the coin grade the more valuable the coin. Premium coins are valued according to their Mint State condition - MS60 to MS70 with MS70 being near perfect condition. However, pure Numismatic coins may have a lower grade yet command a higher market value due to rarity and desirability.

The Case for Owning Physical Gold

 

Physical gold should be bought for at least a 3 to 5 year period as a necessary part of a well-balanced investment portfolio. Gold is the proven symbol of wealth and has a 5,000 year track record as a monetary metal (along with silver) and importantly, inversely tracks many investments, including the dollar and usually stock markets. It also tends to follow or beat inflation, responds positively to geo-economic turmoil (flight to safety), and typically goes up when oil prices increase.

 

Various types of gold react differently to these variables. The most reactive is gold futures. The least reactive to global and market instability is pre 1933 Mint State US gold coins which tend to be downward resistant and can hold their value longer when the markets correct or turn downward.

 

Gold should always be held as a personal possession and/or a qualified plan such as precious metals backed IRA, 401(K), or retirement plan. A mix of both is preferred for long term financial stability.

 

Gauging the Performance of Physical Gold

 

When investing in physical gold and/or silver, watch for long term trends, not short term reactions. Over the long, medium, and short term, gold, particularly numismatic gold has performed admirably.

Numismatic gold is currently the "Shinning Star" of a portfolio. This chart shows the 10, 5, 3, and 1 year performance of Gold vs. the Dow, S&P, and NASDAQ as of 11/06/08. It assumes return on $100,000 invested over the various periods of time.

 

There appears to be no long term pressures that will alter these trends in the near future, in fact our current government stimulus spending could amplify demand and increase the value of gold and the other precious metals.

 

Commodity Cycles

 

Commodity cycles typically last 16 to 22 years, according to Pamela and Mary Ann Aden, noted commodity analyst and publishers of the Aden Report. If they are correct, and I believe they are, then we are only into the current cycle by 7 years. That means 9 plus years to go.

Recommendations for a Portfolio

Here are two recommendations for the truly diversified portfolio: (1) for physical possession, US Gold MS 60-64, pre 1933, both St. Gaudens and Liberties; (2) secure your retirement account, IRA or 401k with Proof Gold (which will develop numismatic value over the years). Both of these will gain from gold's performance as well as rarity value.

 

Remember a balanced portfolio is not just diversification among stock sectors; it's a balance of stocks, cash, bonds, and physical metals. As mentioned earlier, we recommend 10% to 20% in physical gold and silver, which is a very conservative position.

 

Why Now is an Ideal Time to Invest in Physical Precious Metals

 

The economy will continue to deteriorate and the government will continue to try to solve the problem by spending more money it doesn't have. At the end of 2008, the U.S. will have nearly $12 Trillion ($12,000 Billion) in deficits on top of the $50 trillion in unfunded debt (the amount of Medicare, Medicaid and Social Security that is beyond our current projected funding). The World GDP is about $60 Trillion; therefore even if we injected the entire World GDP into our debt it would not cover our U.S. deficit.

Politicians don't like hard decisions; they only like politically correct decisions. There are three (3) ways to solve the problem.

 

Drastically increase taxes.


Cut Social Security, Medicare, Medicaid, and Prescription benefits.
Print More Money.


Politicians will follow the line of least resistance because either of the first two options are a politically disastrous career option.

This means governments will most likely print more money, a lot more money. Already in 2008 the U.S. money supply has increased by 16%. This huge government spending will eventual cause inflation not previously experienced. That in turn will cause the dollar to drop like a rock, and commodities and precious metals to rise in a major way.

 

No one has a crystal ball, but we believe that gold will rise to over $2,000 per ounce and silver over $75 per ounce over the next 3 to 5 years. Many of my fellow gold investors feel I am being absurdly conservative, but I feel I am being realistic. Gold is a play to hedge against a shaky economy and to increase the odds of "return of capital" plus inflation. If it can have a great return as well, all the better.

 

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UGANDA: Fair Trade Gives Coffee Farming a Lift

MBALE, Uganda, Jan 28 2011 (IPS) - The cultivation of coffee beans for fair trade has turned the fortunes of this historical cash crop around in some poor rural areas on the slopes of Mount Elgon in eastern Uganda.

 

The east African country’s government liberalised the coffee export market in 1990s, attracting many coffee buyers to the Arabica coffee-growing districts. Increased competition went hand in hand with cash payments to farmers from the sale of coffee, as opposed to the old system where they had to wait for cooperatives to pay them.

 

Nevertheless, the prices remained low at 0.35 dollars for one kg of coffee and farmers could not break even. Some farmers lost interest in coffee cultivation while others started to cut corners. The coffee was not pulped well; it was mixed with husks and sand to increase weight.

 

Concerned about the decline in the quality and quantity of the historical cash crop, some former staff and members of the Bugisu Cooperative Union formed Gumutindo Cooperative Trading and adopted fair trade rules. Gumutindo means quality in the native language of the Arabica coffee- growing tribe that lives on the slopes of Mount Elgon in eastern Uganda.

 

Sam Magona, one of the founders of Gumutindo, told IPS that by joining the fair trade movement they wanted to reclaim the reputation of Ugandan Arabica coffee on the world market and to ensure that farmers got higher prices for their produce.

Gumutindo has since established it own warehouse in Mbale, some 300 km east of Uganda’s capital Kampala. It is affiliated to the British-based Fairtrade Foundation and exports organic coffee to Café Direct Plc and Trade Aid, among others.


Magona told IPS that, “fair trade practices sensitise farmers by reminding them of the things they know about coffee. Everyone growing coffee knows how to produce good quality coffee but they had neglected these practices. Fair trade has given the farmers better prices for their coffee. So they are able to solve most of their problems.”

 

Apart from paying higher prices, Gumutindo provides a social premium with each kilogramme of coffee that is produced. This premium comes in the form of a bonus to farmers which they can use to set up support projects in the areas where coffee is cultivated that are also aimed at those people not engaged in coffee production. “Our rates guarantee farmers a second payment at the end of the season when the coffee has been sold and there is an additional social premium which the societies can use on community projects of their choice,” he says.

 

Gumutindo boasts a membership of over 15 societies, each representing 500- 1,000 coffee farmers. Nimrod Wambete, the newly elected Gumutindo chairperson, explains that more village societies across Mount Elgon’s slopes were joining them because of the social premium payment that has enabled societies to construct better storage facilities.

 

Farmers are also helped to access free coffee seedlings and extension services for organic coffee cultivation. “Our farmers never got benefits from their coffee like they are getting from Gumutindo now,” Wambete insists. “Fair trade price means a good life to farmers. They get better prices so they can invest in their farms, they pay school fees for their children, they build better houses and they have improved living standards.”

 

A kilogramme of coffee was going for about two dollars at the end of 2010 while coffee buyers not operating under fair trade principles were paying 1.60 dollars for the same quantity. In some rural areas the price offered by middlemen to unsuspecting farmers was far less than 1.60 dollars.

 

When IPS visited Gumutindo’s busy warehouse, the workers – all women– were sorting coffee under tree shades. For grading purposes, they remove defective coffee beans. Each worker is paid per kilo of defective coffee beans sorted during the eight hours of work and receives a dividend at the end of the year.

 

Mary Namwano, one of the workers at the cooperative, told IPS that the earnings help her family, which would otherwise be totally dependent on her husband’s meagre salary. “The children would not be going to school if I was not working here,” she said. Namwano’s husband is employed as a municipal law enforcement officer earning about 30 dollars a month — not enough to run a five-member family.

 

Lydia Nabulumbi, Gumutindo’s quality assurance officer, told IPS that the sorting process is done both by machines and humans to ensure quality. “The criteria for determining whether to buy the coffee are strict. “When the coffee comes through the gates, our quality assurance people check the beans. Quality is about the physical appearance of the coffee beans and how clean they are. Then they check the moisture content and the number of defects. When they decide that it is good quality, they give permission for the coffee to be bought and stored in the warehouse for export,” she adds.

 

Over the years, the coffee beans that Gumutindo receives has been cleaner, which has meant less sorting than before. “Usually when selling at a low price, the traders’ priority is quantity rather than quality but at Gumutindo we have demonstrated that quality pays and it has worked,” enthuses Nabulumbi.

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Métaux précieux : le prix de l’or évolue à un rythme inégalé

août 20th, 2011

 

Cette dernière semaine, sur fond d’inquiétude croissante sur la « santé » de l’économie américaine, le prix de l’or continuait à profiter de son statut de valeur refuge, pour atteindre vendredi des niveaux record, au-delà de 1 870 dollars l’once. Selon les analystes, cette ascension spectaculaire du métal jaune devrait se poursuivre dans les prochains mois pour atteindre des prix inédits, en raison des marchés financiers en déroute et de la forte demande asiatique pour ce métal précieux.


En deux jours seulement, le cours de l’once d’or a bondi de plus de 70 dollars atteignant ainsi un nouveau sommet historique. Il faut rappeler ici que, depuis début juillet, l’or a vu son prix bondir de 20%, et selon les experts, le métal précieux devrait continuer de voler de record en record.

 

Toujours autant en forte demande


Selon le Conseil mondial de l’or (CMO), qui fédère l’industrie aurifère, les acquisitions d’or des banques centrales, principalement dans les pays émergents, ont été multipliées par quatre sur un an au deuxième trimestre. De plus, le marché de l’or restera porté dans les prochains mois par les deux principaux pays consommateurs d’or du monde, l’Inde et la Chine, dont la demande a progressé respectivement de 38% et 25%, sur un an au deuxième trimestre.


Face à une reprise économique vacillante, la politique monétaire accommodante menée par la banque centrale américaine risque d’alimenter les tensions inflationnistes contre lesquelles le métal jaune est considéré comme un bouclier efficace. De plus, la décision de la Réserve fédérale américaine (FED) de maintenir un taux zéro – au moins pour les deux années à venir – prolonge un environnement déjà favorable à l’or.

 

Dernières prévisions


En résumé, l’once d’or, qui s’échangeait autour de 260 dollars en l’an 2000, pourrait bien atteindre « 2500 dollars ou plus » d’ici la fin de l’année, selon JPMorgan, et enregistrer un prix moyen de 2000 dollars en 2012, selon les prévisions de Barclays Capital.

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Matières premières:La volatilité des devises renforce les métaux précieux

juil 16th, 2011

 

Sur fond d’inquiétude due à la crise de la dette dans la zone euro et des menaces d’une dégradation de la note des États-Unis, le prix de l’or a grimpé cette semaine vers un nouveau record. En effet, le métal jaune a enregistré un nouveau plus haut historique avant-hier (à 1594$ l’once) mais il se traitait autour de 1580$ l’once, ce matin. Sur le London Bullion Market, l’once d’or terminait hier à 1587 dollars au fixage de l’après-midi contre 1541, une semaine auparavant.


Le cours de l’or a grimpé 9 jours de suite, une première depuis 2006. À l’instar du franc suisse, l’or est considéré comme un bon bouclier contre la volatilité des devises, les tensions inflationnistes persistantes et les soubresauts des obligations d’État. À titre d’exemple, SPDR Gold Shares, le plus grand fonds d’or coté dans le monde a vu augmenter le niveau de ses participations de 20 tonnes cette semaine, à 1225 tonnes, son plus haut sommet depuis le début de mai dernier.


Sur le London Bullion Market, l’once d’or a terminé vendredi à 1587 dollars au fixage de l’après-midi contre 1541,50 une semaine auparavant.

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Le diamant veut s'imposer comme une véritable matière première négociable sur les marchés

20 juin 2012

 

Encouragés par les perspectives de la demande et des prix, plusieurs acteurs du marché souhaitent que la pierre précieuse deviennent un produit de placement. Un défi au manque de transparence du secteur, le commerce du diamant -taillé ou brut -restant aujourd'hui l'affaire de professionnels.

 

Les diamants sont une réserve de valeur, au même titre que l'or. » Martin Rapaport, l'homme à l'origine des premières listes de prix de diamants, en est convaincu. En octobre, il envisage donc de lancer une Bourse en ligne du diamant ouverte aux investisseurs institutionnels. Pour la première fois, banquiers et autres institutions financières pourront acheter et vendre des diamants aux côtés des membres de l'une des industries les plus discrètes au monde.

 

La Bourse, baptisée RapX, fournira des prix à l'achat et à la vente en temps réel et des services de compensation, a expliqué à Bloomberg Martin Rapaport, sans toutefois donner d'estimation de la valeur des diamants disponibles. Sur RapX, acheteurs et vendeurs ne se connaîtront pas, précise le fondateur.

 

Aujourd'hui, il existe une petite trentaine de Bourses dans le monde, dont les principales sont situées à Anvers, Tel Aviv, Bombay, New York ou Londres. Mais elles restent l'affaire des professionnels du milieu (diamantaires, courtiers, fabricants), qui traitent directement entre eux. Notamment parce que le diamant n'est pas une « commodité », mais un marché corrélé à celui plus large des produits de luxe. Contrairement aux métaux précieux ou de base, il n'existe donc pas de prix établis mondialement pour les diamants bruts.

 

Les prix ne sont pas transparents : ils sont fixés par les grands producteurs de visu et déterminés par les appels d'offres, rappelle le cabinet de conseil en stratégie Bain & Co, dans une étude réalisée pour l'Antwerp World Diamond Centre (AWDC), l'association qui représente la profession, et publiée en décembre par Bain & Co. On compte aujour-d'hui de 12.000 à 16.000 prix différents !

 

Pas encore comparable à l'or...


« De nombreux acteurs sont actifs sur le marché du diamant pour le positionner comme un produit de placement - et essaient de susciter la demande pour le diamant en tant que tel, au même titre que l'or par exemple. Jusqu'à présent sans succès notable », relevait Bain & Co. Par le passé, plusieurs tentatives ont échoué. Dans les années 1970 et 1980, le Chicago Board of Trade et le London Commodity Exchange avaient réfléchi à introduire des « futures » sur la gemme avant d'y renoncer. En 1982, Rapaport avait soumis l'idée d'un marché à terme du diamant au New York Commodities Exchange, qui l'avait refusée.

 

Les choses pourraient-elles changer cette fois-ci ? En mars, la société new-yorkaise IndexIQ a demandé à la Securities and Exchange Commission, le gendarme de la Bourse de New York, d'étudier sa proposition : la création d'un premier fonds négocié en Bourse adossé à des diamants d'un carat, naturels et certifiés, qui seraient entreposés dans des coffres anversois, et dont les prix seraient donnés par un indice quotidien.

 

... ni une vraie matière première


Les géants du secteur ne voient pas forcément d'un bon oeil cette éventuelle évolution du diamant en une véritable matière première. Ils défendent sa singularité. Alrosa, le groupe minier russe qui se partage le marché avec le sud-africain De Beers, soulignait récemment que chaque pierre est évaluée par des experts indépendants. « Le résultat s'avère subjectif et flou pour des investisseurs », selon le responsable des analyses de marché. Il recommande d'acheter les actions des producteurs de diamants et des joailliers comme alternative pour profiter des prix de la pierre précieuse.

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India's 5th COMEX ACE kicks off trading

India's 5th COMEX ACE kicks off trading | Commodities | Scoop.it
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Une Petite histoire du cartel de l’or

Une Petite histoire du cartel de l’or | Commodities | Scoop.it
Les gouvernements veulent un cours de l’or peu élevé pour que les monnaies nationales fassent bonne figure, parce que l’or est reconnu depuis toujours et dans le monde entier comme « le canari dans la mine de charbon » quand on en vient à parler de la monnaie. Un cours de l’or en hausse fait apparaitre une vérité déplaisante : la monnaie nationale est mal gérée et son pouvoir d’achat est surestimé.

 

Cette réalité a été mise en évidence par l’ancien Président de la Réserve Fédérale, Paul Volcker. A propos de l’essor du cours de l’or dans les années qui ont immédiatement suivi la fin de l’étalon-or en 1971, il note dans ses mémoires : « Une intervention coordonnée des ventes d’or afin de prévenir une hausse abrupte du cours de l’or n’a cependant pas eu lieu. Ceci fut une erreur ». Ce fut une « erreur » parce que la hausse du cours de l’or ronge la trame sur laquelle toute monnaie à cours forcé repose — la confiance. Mais ce ne fut une erreur uniquement du point de vue du banquier central, qui bien sûr est à l’opposé du point de vue de quiconque croit aux vertus d’un marché libre.

 

Le gouvernement américain a tenu compte de son expérience passée et a mis en œuvre le conseil donné par Volcker dans ses mémoires. Etant donné le rôle du dollar américain comme monnaie de réserve, c’est le gouvernement américain qui a le plus à perdre si le marché préfère l’or au dollar à cours forcé et érode le joug sur du privilège monopolistique que les américains se sont octroyés en à Bretton Woods en 1944.

 

Et ainsi donc le gouvernement américain intervient sur le marché de l’or pour donner au dollar l’apparence d’être digne de rester la monnaie de réserve mondiale, quand, bien sûr, il n’est pas à la hauteur des exigences de ce rôle privilégié. Le gouvernement américain fait cela en essayant de maintenir le cours de l’or bas mais cela est une tache impossible. A la fin, l’or gagne toujours—c'est-à-dire que son cours grimpe inévitablement plus haut que celui de la monnaie à cours forcé dévaluée. C’est bien entendu une vérité comprise et reconnue par les technocrates du gouvernement et autres « responsables » des politiques monétaires.

 

Ainsi, ayant conscience de la futilité du désir de limiter le cours de l’or, ils arrangent un compromis en laissant le cours de l’or augmenter un peu, disons de 15% par an. En fait, par rapport au dollar, le cours de l’or est d’environ 16,3% plus élevé par an en moyenne, sur ces dernières 8 années. En termes militaires, on pourrait dire que le gouvernement américain est en train de ménager une retraite pour sa monnaie à cours forcé dans un effort de contrôle de l’avance par l’or.

 

En conséquence, bien que le cours de l’or soit en hausse, il a moins augmenté qu’il ne l’aurait fait dans un marché libre parce que le pouvoir d’achat du dollar continue d’être surestimé. Ces gains ont commencé à partir de la valeur historique la plus basse de l’or en 1999. Il se peut que l’or ne soit pas un aussi bon investissement qu’en 1999, mais il n’en demeure pas moins encore aujourd’hui extrêmement sous-évalué.

 

Par exemple, jusqu’à la fin du 19ème siècle, environ 40 % de l’offre de monnaie était composée d’or et les 60% restants étaient la monnaie nationale. Alors que les gouvernements commençaient à usurper le privilège qui leur était accordé de battre monnaie et diminuaient intentionnellement le rôle de l’or, le rôle de la monnaie à cours forcé s’étendait au milieu du 20ème siècle à approximativement 90%. Les politiques inflationnistes des années soixante, en particulier aux Etats-Unis, cantonnèrent le rôle de l’or à moins de 2% au moment de l’abandon de l’étalon-or en 1971.

 

L’importance de l’or a rebondi dans les années 70, et provoqua les lamentations de Volcker sur les soi-disant erreurs des faiseurs de politiques économiques. Son pourcentage remonta aux alentours de 10% dans les années 80. Mais la part de l’or dans l’offre de monnaie mondiale déclina ensuite, n’atteignant plus qu’un pour cent en 1999. Aujourd’hui, elle est toujours en dessous des 2%.

 

De cette analyse, il est raisonnable de conclure que l’or devrait représenter au moins 10% de l’offre mondiale de monnaie. Parce qu’il est loin de représenter ce niveau, l’or est sous-évalué.

 

L’adultération continue du dollar poursuivie par les dirigeants politiques américains en termes économiques a deux avantages :

 

- Ces politiques empêchent l’or d’atteindre son vrai niveau, le prix qu’il atteindrait naturellement sur un marché libre,
- Faire gagner du temps. Ce temps gagné permet de maintenir la monnaie à cours forcé à flot, de manière à ce qu’ils puissent en bénéficier, repoussant l’inévitable effondrement sur une administration future.

 

Alors comment le gouvernement manipule-t-il le cours de l’or?

 

Les gouvernements recrutent de très grandes banques, dont probablement Goldman Sachs, JP Morgan Chase et Deutsche Bank, pour manipuler le cours de l’or et des monnaies et soutenir les objectifs du gouvernement US. Ces banques sont le cartel de l’or. Je ne pense pas qu’il y ait d’autres membres dans le cartel, avec l’exception possible de la Citibank en tant que membre junior.

 

Le cartel agit avec l’appui implicite du gouvernement américain, qui absorbe toutes les pertes qui peuvent être subies par les membres du cartel qui manipulent le cours de l’or. Le gouvernement, de plus, fournit le métal physique requis pour mettre en œuvre la stratégie de négoce du cartel.

 

Comment un tel cartel est-il né ?

 

Il y eu un changement abrupt de politique économique vers 1990. Il a été introduit par le Président de la Réserve Fédérale d’alors, Alan Greenspan, pour sauver les banques à cette époque. Les contribuables étaient déjà le point d’ancrage pour les milliards de dollars nécessaires au sauvetage de l’industrie des « caisses d’épargnes » et donc ajouter à cela un fardeau supplémentaire d’impôt était intenable. Greenspan se présenta alors avec une alternative.

 

Greenspan s’aperçut que le marché libre était une poule aux œufs d’or avec des ressources potentiellement illimitées, et se rendit compte de plus que ces œufs pouvaient être ramassés par le gouvernement américain en utilisant son énorme poids, c'est-à-dire ses ressources financières pour des interventions ponctuelles sur le marché libre, combiné à son pouvoir de propagande en utilisant les médias. En bref, il était plus simple de venir à la rescousse de toutes ces banques insolvables en tirant des profits gagnés peu honnêtement sur le marché libre que d’augmenter les impôts.

 

Les banques ont engendré ces profits grâce à l’augmentation de la pente de la courbe des taux d’intérêts par la Réserve Fédérale. Cette dernière a maintenu les taux à long terme relativement élevés tout en baissant les taux à court terme. Pour profiter de ce large écart, les banques ont joué elles-mêmes sur l’effet de levier et se sont endettées à court terme. Elles ont réinvesti leurs profits en achetant du papier à long terme. Cette non-congruence de leur actif et de leur passif est devenue plus connue sous le terme de « carry trade ».

 

Le yen japonais était la monnaie privilégiée à emprunter. Lorsque la bourse de Tokyo s’effondra en 1990 et que la Banque du Japon poursuivait une politique de taux d’intérêts nuls pour raviver l’économie japonaise, une banque américaine pouvait emprunter des Yens japonais pour 0.2% et acheter des bons du Trésor américain rapportant plus de 8%, empochant la différence, ce qui fit des miracles pour les profits des banques et la reconstruction de leur base capitalistique.

 

L’or devint également un moyen privilégié d’emprunter en raison de ses taux d’intérêts faibles. Cet or venait des coffres des banques centrales mais les banques centrales refusaient de révéler combien d’or elles mettaient en leasing, laissant le marché de l’or opacifié et mûr pour une intervention des banquiers centraux qui prendraient leurs décisions à huit clos. La moitié de la quantité prêtée par les banques centrales a été estimée de manière assez certaine par diverses analyses publiées par le GATA entre 12 000 et 15 000 tonnes soit environ la moitié des stocks détenus au total par les banques centrales et quatre à six fois la production annuelle des mines d’or (environ 2 500 tonnes). Les banques sautèrent à pieds joints dans le négoce de l’or, ce que l’on appela le « gold carry trade ».

 

Le carry trade était une véritable manne pour les banques offerte par la Réserve Fédérale. Tout allait bien tant que le yen et l’or n’augmentait pas par rapport au dollar parce que cette non-correspondance entre des actifs en dollar et des dettes libellées en yen ou en or n’était pas couverte. Hélas, les deux, le yen et l’or commencèrent à se renforcer, ce qui bien sûr, si on leur permettait de s’apprécier suffisamment, génèrerait des pertes colossales sur ces positions de carry trade détenues par les banques. C’était un problème majeur parce que les pertes des banques auraient été considérables étant donné l’ampleur de ce commerce.

 

Ainsi le cartel de l’or a été créé pour manipuler le cours de l’or. Et tout d’abord tout alla bien, notamment grâce à l’aide reçue par la Banque d’Angleterre en 1999 qui vendit la moitié de ses réserves. L’or fut conduit à son niveau historique le plus bas et comme noté plus haut, ce cours si bas généra son propre problème. L’or devint si incroyablement bon marché que les chasseurs de bonnes occasions autour du globe reconnurent cette opportunité exceptionnelle et la demande pour l’or physique commença son ascension.

 

Tandis que la demande augmentait, le cartel de l’or était confronté à un autre problème plus intraitable et imprévisible.

 

L’or emprunté par les banques centrales avait été refondu et battu comme pièces de monnaie, petits lingots et joaillerie monétaire qui étaient achetés par d’innombrables individus partout dans le monde. Cet or était maintenant dans des « mains fortes » et ces détenteurs d’or ne s’en déferaient que pour un prix beaucoup plus élevé. Alors où trouver l’or pour rembourser les banques centrales ?

 

Alors que le yen est une monnaie à cours forcé créée ex nihilo par la Banque du Japon, l’or est un actif tangible. Comment les banques pourraient-elles rembourser l’or qu’elles avaient emprunté sans faire exploser le cours de l’or, faisant ainsi empirer les pertes sur leurs positions restantes ?

 

L’or emprunté des banques centrales ne serait pas remboursé, après tout, parce qu’obtenir de l’or physique pour rembourser les emprunts d’or aurait conduit à faire exploser le cours de l’or. Ainsi commençant avec cette décade, le cartel de l’or conduirait la retraite ordonnée du gouvernement, permettant au cours de l’or de se mouvoir un peu vers le haut dans l’espoir que la plupart des gens ne s’en apercevraient pas. Etant donné sa fonction de « canari dans la mine » de l’or, un cours de l’or à la hausse crée une demande pour l’or et un cours de l’or qui croit rapidement ne ferait qu’aggraver les pertes de marché à marché du cartel de l’or.

 

Pour résumer, l’objectif du cartel de l’or est de limiter la hausse du cours de l’or à environ 15% par an. Pour ce faire les banques, avec le soutien plus ou moins implicite des gouvernements, interviennent et manipulent le marché de l’or de manière à générer des profits illicites destinés à compenser les pertes croissantes sur leurs emprunts sur l’or.

 

Regardez simplement les pertes subies par certains grands gestionnaires de fonds sur leurs investissements en or pendant cette dernière décennie. Ils ont perdu des centaines, voire des milliards de dollars (de leurs clients), dollars qui ont été gagnés par les bullions banks pour compenser les pertes de leur carry trade sur l’or : tout cela pour permettre de maintenir le cours de l’or plus bas qu’il ne le serait naturellement.

 

Je ne vois que deux issues possibles. Ou bien le cartel de l’or va échouer ou bien le gouvernement américain aura détruit ce qui restait de marché libre en Amérique. J’espère que la première hypothèse sera la gagnante mais le cours des événements venant de Washington et les actions des « responsables » économiques me laissent à penser que la seconde alternative est la plus plausible.

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Les manipulations des prix de l’or sont parfaitement logiques

Les manipulations des prix de l’or sont parfaitement logiques | Commodities | Scoop.it
Pour beaucoup de gens, ça ne fait aucun doute, le prix de l’or est manipulé par les planificateurs centraux et par leurs mandataires. Et les principaux coupables semblent être les autorités américaines, puisque c’est sur marché que les manipulations sont les plus visibles. Et quelque part il est parfaitement logique que les prix de l’or soient étroitement surveillés par les gouvernements et par les banques centrales. Puisque les prix de l’or sont le reflet de la façon dont ces mêmes organismes gèrent la monnaie fiduciaire.

Alors peut-être que vous faites partie des personnes qui pensent encore que les prix de l’or ne sont pas manipulés et que vous vous dites que ces quelques lignes ne sont que de la spéculation. C’est une façon intéressante de voir les choses, mais qui ne reflète malheureusement pas la réalité. Et je vous invite donc à garder l’esprit ouvert et à lire cet article jusqu’au bout.

 

La gestion des prix de l’or

 

La première chose qui me fait penser que les prix de l’or sont activement contrôlés par nos gouvernements c’est le fonctionnement même du système. Tout notre système de monnaie papier ne repose que sur une seule chose, la confiance. Donc très logiquement il est du devoir des administrations de contrôler très étroitement tout ce qui pourrait créer le doute et mettre en péril la monnaie fiduciaire. Et c’est exactement ce que l’or peut faire si les investisseurs commencent à le préférer aux dollars.

Par exemple que se passerait-il si le prix de l’or montait subitement à plus de 5000 $ l’once? Tout le monde se demanderait ce qui se passe, et commencerait à avoir des doutes sur la valeur réelle des morceaux de papier qu’on leur distribue en échange de leur travail. Or c’est bien la pire des choses qui puisse arriver quand tout votre système financier est uniquement basé sur la confiance des gens en la valeur de la monnaie fiduciaire.

 

La gestion active des gouvernements

 

Si vous avez du mal à accepter que les banques centrales et les gouvernements manipulent le prix de l’or pour maintenir le système, il suffit de regarder ce qu’ils font dans d’autres domaines.

La quantité d’argent papier disponible est gérée et contrôlée puisque les billets sont imprimés par les banques centrales.
Le prix de l’argent papier est lui aussi contrôlé grâce au taux d’intérêt.


Les prix des produits alimentaires sont contrôlés grâce à des subventions qui peuvent être directes ou cachés.
Les statistiques économiques sont elles aussi contrôlées afin de présenter une situation moins pire qu’elle ne l’est réellement.
Comme vous le voyez, les gouvernements ne se privent pas d’intervenir directement sur l’économie. Et l’intervention la plus dommageable est certainement la gestion du prix de l’argent papier, puisqu’elle ouvre la porte des prises de risques inconsidérés et à des malversations financières.

 

Des manipulations antérieures reconnues

 

Si vous pensez que le prix de l’or n’est pas manipulé, vous devez donc penser que les manipulations qui ont été orchestrées dans le passé et qui sont connues comme des faits historiques ont été complètement abandonnées. Mais vous ne pensez pas que les politiques nous ont déjà prouvé dans plusieurs autres domaines qu’ils n’abandonnaient jamais un système qui fonctionne à moins qu’il perde son intérêt. Donc si l’on admet que le contrôle de l’or représente un intérêt stratégique évidant pour les gouvernements. On doit forcément difficilement croire qu’ils aient facilement abandonné l’idée de manipuler artificiellement son prix comme ils ont pu le faire dans le passé. Il suffit de se rappeler le «Pool d’or» qui a été mis en place dans les années soixante par un groupe de huit banques centrales. L’objectif était de coopérer afin de maintenir le prix de l’once d’or à 35 $ en intervenant directement sur les marchés. En clair ils ont officiellement manipulé les prix de l’or pour des raisons économiques.

 

Donc comme vous le voyez il y a quand même beaucoup de choses qui rendent la manipulation des prix de l’or par le gouvernement et les banques centrales tout à fait crédibles. Tout en sachant que ces arguments ne font que se rajouter aux différentes analyses des prix et des baisses inexplicables que vous avez déjà dû lire dans d’autres articles. En fait il n’y a strictement aucune raison qui pousserait le gouvernement américain de se priver d’un moyen si pratique pour éviter une chute vertigineuse du billet vert.

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Are we about to see a Chinese gold rush?

Are we about to see a Chinese gold rush? | Commodities | Scoop.it

By Garry White | 19 Aug 2012

 

Gold price bulls and bears have been equally matched over the past few months, as the price has traded in a tight trading range since the end of May. Is this going to change anytime soon?

 

Currently, gold is at the top of this $1,550 (£987) to $1,620 an ounce range, but market watchers are split on what will happen next, with the gold price bulls and bears both having plenty of fodder to support their case.


A Bloomberg poll of gold analysts released on Friday showed that they are the most bullish on pricing prospects for six weeks. With gold at the top of its trading range, does this signal a breakout?
Out of 26 analysts surveyed by Bloomberg, 14 expected prices to rise this week, with six expecting a fall and six seeing neutral price action. So, this is far from a resounding bullish cheer.


There was also news last week in an SEC filing that both George Soros and John Paulson had increased their investment in SPDR Gold Trust, the world’s largest publicly traded physical gold exchange traded fund (ETF).


Mr Soros upped his stake in the ETF to 884,400 shares from 319,550 and Mr Paulson bought 4.53m shares, bringing his stake to 21.3m.

At the current price of about $156 a share, these are new investments of about $88m of Mr Soros’ cash and more than $700m from Mr Paulson’s funds. These are significant positions.
However, Mr Soros’s words of wisdom on the gold price have not always been worth following. At Davos in 2010 he declared that “The ultimate asset bubble is gold”. The price was at about $1,100 at that time. Also, Mr Paulson’s gold fund has slumped by almost a quarter this year.


The bears were tossed some scraps in the latest demand trend report from the World Gold Council (WGC), which looked at demand trends in the second quarter of this year.


Total gold demand in the period fell by 7pc to 990 tonnes on a year-on-year basis and 10pc quarter-on-quarter.


For the first half of the year, gold demand of 2,098.8 tonnes was 5pc lower than in the first half of 2011, but 14pc above the five-year average. “The second quarter of the year was a period of broad sideways consolidation for the international gold price,” the WGC said. “While some investors used this pause in the price to add to their investments, others chose to liquidate and realise profits on their holdings until a stronger price trend emerged,” the gold advocate added.


The net effect of these buyers and sellers on gold funds, however, was almost zero. Outflows from ETFs in the second quarter amounted to just 0.8pc.


The main bull point in the WGC analysis was that demand from central banks had accelerated during the quarter.
The so-called “official sector” saw its gold reserves increase by 157.5 tonnes, the largest quarterly net purchase by the sector since it became a net buyer in the second quarter of 2009.


Last week, there was also some glimmers of hope for investors in gold equities, which have slumped significantly this year.
African Barrick Gold’s shares jumped after its parent – Canada’s Barrick Gold – revealed a bid approach from state-owned China National Gold. This is interesting from the perspective of gold miners, which look likely to see a period of consolidation, but it is also interesting because of China’s relationship with gold.


China has a lot of its reserves in US dollars. As of June this year, data from the US Treasury showed the country held $1.2 trillion of US treasury bills. The country has long been rumoured to be seeking to diversify the reserves held at the People’s Bank of China. Buying gold mines could help with this task.


However, most of the bulls currently have their eggs in the quantitative easing basket, waiting for a new round of money printing to devalue the dollar and boost the gold price. Should QE3 fail to emerge, there could be some big disappointment.


However, owning some gold as a hedge against inflation is a sensible investment strategy. For the first time in a while gold equities are looking interesting. If China’s appetite for gold increases, there could be more acquisitions ahead.

 

Could copper collapse?


Could there be more downside in the copper price? Capital Economics certainly thinks so – it is forecasting a copper surplus this year. “This view contrasts with the expectations of almost all analysts,” Ross Strachan, a commodities analyst at Capital Economics, said. “For example, the International Copper Study Group (ICSG) ... estimates that the market will be in deficit in 2012 for the third year running.”


Mr Strachan expects the price to fall to $6,000 (£3,800) a tonne, down from its current trading range at about $7,500. He thinks the bullish view is based on an overestimation of China’s consumption of copper. “This is because it does not take account of a substantial increase in bonded warehouse stocks,” Mr Strachan explains. He says that “this increase is mainly due to purchases for financial purposes” for speculation or as collateral. “Not only is this type of demand more volatile, and is likely to fall due to the loosening of credit conditions in China, but it can also become a source of supply,” he adds.


However, copper prices edged higher last week, bolstered by upbeat US consumer confidence data. On Friday three-month copper futures on the London Metal Exchange ended at $7,539 a tonne, up from $7,449 at the close on Thursday.


Platinum rises amid South African violence


The platinum price rose sharply to a six-week high on Friday, after police killed a number of striking workers at one of Lonmin’s mines in South Africa.


The country is the world’s major producer of the metal used in catalytic converters and jewellery, and fears are mounting that significant supply disruption could occur if trouble spreads. Output at the Marikana mine, which is at the centre of the current troubles, has lost production of about 15,000 ounces since the trouble started on August 10.

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Indonesia, Thailand, Malaysia Agree to Cut Rubber Shipments

Indonesia, Thailand, Malaysia Agree to Cut Rubber Shipments | Commodities | Scoop.it

August 16, 2012

 

Bangkok. Thailand, Malaysia and Indonesia agreed to cut rubber exports by 300,000 metric tons to boost prices, Thai Deputy Minister for Agriculture and Agricultural Cooperatives Nattawut Saikuar said.

 

Thailand will make the biggest reduction, he told reporters.

The countries will also cut down aging trees on an area of about 100,000 hectares, said the International Tripartite Rubber Council, which represents state agencies and exporters from the three nations.

 

The combined measures will remove 450,000 tons from the market, it said in a statement. Nattawut earlier estimated the area at 16,000 hectares.

 

Rubber plunged 40 percent in the past year and reached the lowest level since 2009 as growth slowed in China, the top consumer, and Europe. Demand in China may drop 5 percent this year as declining truck sales cut tire use, Hangzhou Zhongce Rubber, the biggest tiremaker, said last month.

 

The three nations cut exports by 690,000 tons from January to July 2009 to combat a 56 percent price decline the previous year. Rubber surged 103 percent in 2009. “The export cut will take effect immediately, which will help boost prices,” said Nattawut. “The group may consider deepening the reduction if it doesn’t have much impact.”

 

Thailand will cut shipments by 150,000 tons and the balance will come from Indonesia and Malaysia, he said.

 

Futures climbed for a third session in afterhours trade in Tokyo. January-delivery rubber gained 3.2 percent to 218.80 yen a kilogram ($2,759 a metric ton). The most active contract settled at 207.6 yen on Aug. 14, the lowest since October 2009.

 

Global natural-rubber consumption may rise 2.5 percent to 11.2 million tons in 2012 as output grows 3.2 percent to 11.3 million tons, the International Rubber Study Group said last month. Demand may climb 4.3 percent to 11.7 million tons next year as production gains 4.4 percent to 11.8 million tons.

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Les matières premières prospèrent, la crise d'août est un mauvais souvenir

Les matières premières prospèrent, la crise d'août est un mauvais souvenir | Commodities | Scoop.it

5 oct. 2007

 

Un afflux d'argent spéculatif, la faiblesse du billet vert, une demande toujours robuste et les problèmes d'approvisionnement affectant certaines filières ont conspiré depuis quelques semaines à faire grimper les prix des matières premières.


A la mi-août, tous les marchés de matières premières dévissaient, embarqués dans la tourmente de la crise des "subprimes". Un mois et demi plus tard, la correction semble un mauvais souvenir. Les cours ont retrouvé leur niveau d'avant la crise et certaines "commodities" jouent même les stars.


L'or touche des sommets depuis 27 ans, le pétrole s'échange à des niveaux record, aux environs de 80 dollars le baril, et le boisseau de blé n'a jamais coûté aussi cher. Même les métaux de base ont profité du mouvement. A plus de 3.600 dollars la tonne, un prix jamais vu, le plomb vaut presque... de l'or.


Témoin de la hausse, l'indice Commodities Research Bureau (CRB) a grimpé d'environ 10% en six semaines, et il a touché fin septembre un plus haut depuis août 2006.


La santé florissante de ces marchés tient d'abord à l'attrait que les spéculateurs leur trouvent depuis un mois. "Les fonds spéculatifs ont accru leur participation dans les métaux, surtout les précieux, mais le mouvement a même atteint le cuivre", a observé Olivier Jakob, du cabinet Petromatrix.


Dans un contexte turbulent, les investisseurs ont joué la diversification, cherchant presque refuge dans les matières premières. "Les investisseurs ont cherché des destinations alternatives (aux actions et obligations par exemple), sachant que l'insécurité était plus grande ailleurs sur les marchés financiers", explique Helen Henton, analyste chez Standard Chartered. Reine des valeurs refuge, l'or a ainsi profité à plein de son double statut de "commodity" et de placement sûr.'


La déconfiture du dollar, tombé à 1,4283 dollar contre un euro lundi, a aussi participé à l'embellie. Les investisseurs hors zone dollar profitent de leur pouvoir d'achat renforcé pour bourrer leurs portefeuilles de ces actifs cotés, pour la plupart, en dollars. De manière frappante, des pics de l'or ou du pétrole ont ainsi coïncidé avec des records de l'euro.


Du côté de la demande, l'horizon est dégagé: l'appétit de la planète pour les matières premières ne semble pas faiblir. "Les fondamentaux de la plupart des métaux de base paraisssent encore très solides, et bien plus influencés par l'économie chinoise que par celle des Etats-Unis", estiment ainsi les analystes de Barclays Capital.


Dans ce contexte, la moindre moindre tension sur l'offre pousse les prix. Ainsi, les prix du blé ont doublé cette année, après des récoltes maigres dans l'hémisphère nord, pour cause de mauvaise météo, et à la perspective de moissons modestes en Australie. L'envolée des prix du plomb a été poussée elle aussi par des problèmes d'approvisionnement, notamment en provenance d'Australie.


Obtiendra-t-on cette année un mouvement comparable au boom de l'année dernière? Les analystes restent prudents. "Selon moi, nous sommes en haut d'un cycle", estime ainsi Olivier Jakob. "A mon sens, le prix du pétrole est par exemple beaucoup trop élevé", ajoute-t-il. Et pour les métaux, des signes de "reconstitution des stocks et d'une amélioration de l'offre" se font jour, signale Helen Henton.


De plus, une menace pèse sur les marchés de matières premières: si la crise financière, qui frappe l'Europe et les Etats-Unis depuis cet été, se propageait à l'ensemble de l'économie, le monde pourrait bien se mettre au régime.

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Le marché des diamants ne connaît pas la crise

Le marché des diamants ne connaît pas la crise | Commodities | Scoop.it

publié le 16/11/2011

 

La maison Sotheby's vient de vendre un diamant jaune très rare pour 8 millions d'euros. De son côté, Christie's mise sur la vente des bijoux d'Elizabeth Taylor pour récolter au moins 30 millions de dollars.

 

Il est jaune, taillé en forme de poire et de la taille d'une noix. Le diamant «Sun Drop», de 110,3 carats, a été adjugé à Genève à 10 millions de francs suisses (8,06 millions d'euros) lors d'une vente aux enchères de la maison Sotheby's organisée mardi soir. «C'est un record absolu pour un diamant jaune. C'est une pierre spectaculaire, unique», s'est enthousiasmé le commissaire priseur, David Bennett, précisant que l'acheteur était «un particulier anonyme» qui a fait son offre par téléphone, coiffant au poteau les 150 éventuels acquéreurs qui avaient fait le déplacement dans l'hôtel luxueux où se déroulait l'événement.

 

Cette pierre exceptionnelle, originaire d'Afrique du sud, est connue comme étant le plus grand diamant «Fancy Vivid Yellow» taillé en poire au monde. Cette certification, établie par le Gemological Institute of America (GIA), lui octroie la couleur la plus rare et la plus convoitée pour un diamant jaune.

 

Les records des années 90 à la trappe


Certes, le prix de vente est légèrement inférieur aux attentes des experts qui tablaient sur un montant compris entre 10,2 et 14 millions de francs suisses (entre 8,12 et 11,1 millions d'euros). Mais David Bennett ne se dit «pas du tout déçu». Cette vente explose en effet le record mondial pour un diamant jaune «Fancy Vivid Yellow» qui avait été établi par Sotheby's à New York en avril 1997 avec la vente d'un diamant taille marquise de 13,83 carats à 3,3 millions de dollars. Il dépasse aussi de loin le record mondial pour un diamant jaune taillé en poire de 18,49 carats, le «Golden Drop», adjugé 3,76 millions de dollars chez Christie's à Londres en juin 1990.

 

Pour Sotheby's, cette performance se situe dans la lignée de celles établies l'an dernier malgré la crise, avec en point d'orgue, la vente en novembre 2010 de «Graff Pink», un diamant rose «Fancy Intense Pink» de 24,78 carats, adjugé à plus de 46 millions de dollars, soit le diamant et le bijou le plus cher de l'histoire des ventes publiques. La maison de vente aux enchères a déjà réalisé un chiffre d'affaires de 547,6 millions de dollars sur les neuf premiers mois de l'année.

 

Sa rivale, Christie's, est aussi optimiste pour 2011. Elle orchestrera, le mois prochain, la vente des bijoux de l'actrice Elizabeth Taylor, décédée en mars dernier. La collection compte notamment une bague avec un diamant de 33,19 carats, estimé entre 2,5 et 3,5 millions de dollars. Les ventes devraient rapporter un minium de 30 millions de dollars. La collection est présentée chez Christie's Paris aujourd'hui et jeudi.

 

Colère des employés de Sotheby's


Les records ne semblent pas suffire à maintenir les emplois sur tous les sites de la maison Sotheby's. Celle-ci a décidé de se séparer de 43 employés de sa filiale à New York. Une décision qui a provoqué la colère des syndicats suisses qui se sont mobilisés devant les portes de l'hôtel où s'est déroulée la vente du diamant jaune, hier. «Nous sommes là pour soutenir la lutte de nos collègues syndicalistes américains dans les négociations de contrats collectifs, avait indiqué Umberto Bandiera, de l'Unia, représentant des ouvriers de la construction, de l'industrie et des arts et métiers. «Les syndicats suisses sont solidaires de ces travailleurs devant vivre aujourd'hui avec 400 dollars par mois du chômage». Le syndicat s'insurge contre «les bénéfices faramineux» de la maison de vente qui «compte augmenter le nombre d'intérimaires, sans formation, pour effectuer les tâches réalisées auparavant par ces professionnels», des «transporteurs d'oeuvres d'art syndiqués».

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La folle envolée du cuivre

La folle envolée du cuivre | Commodities | Scoop.it

publié le 06/02/2011

 

À plus de 10.000 dollars la tonne, le prix du cuivre a triplé en deux ans. Cette hausse est largement liée à la demande asiatique, mais l'appétit croissant des financiers n'arrange rien.

 

Ils sont 12 apôtres de la finance. «Ring Dealers» de catégorie 1. Au cœur de la City, derrière la façade néoclassique du 56, Leadenhall Street, seuls ces traders de choc, issus de banques renommées, sont autorisés à occuper les banquettes rouges du «Ring», la corbeille de la Bourse londonienne des métaux, le London Metal Exchange (LME). Une centaine d'autres, debout, s'agitent, calepins en main, plusieurs téléphones à l'oreille, afin de recevoir les positions d'investisseurs et industriels, les informant des prix en temps réel.

 

Ceux du cuivre, de l'aluminium, du zinc, de l'étain, du plomb ou de l'acier, qui s'affichent chaque soir à l'heure du thé, servent de référence planétaire. Même si contrats à termes et options se négocient aussi à New York et Shanghaï, le LME est le premier marché mondial pour métaux de base non ferreux. Le «métal du diable» a été propulsé, sur fond de flambée du pétrole, à un record de 10.000 dollars la tonne jeudi dernier. Indispensable dans le bâtiment et les câbles, la star des métaux de base est portée par les économies émergentes, Chine en tête. Elle en consomme 40%, soit 45 milliards de dollars par an.

 

Le cœur de la City bat au rythme endiablé du cours du cuivre, star de la Bourse des métaux de Londres. Les traders y officient encore à la criée, autour de la corbeille, appelée le Ring.


«Nous avons un bureau à Singapour et le plus important de ce qui se déroule ici est indéniablement dirigé par l'Asie», souligne Martin Abbott, PDG du LME. Le rôle du LME reste de proposer une couverture aux risques inhérents au négoce de métaux. Un rôle immuable depuis sa fondation, il y a plus de quatre siècles, sous Élisabeth I. Les échanges portent sur des contrats à terme de trois mois, particularité héritée de l'époque où les navires marchands mettaient trois mois pour revenir d'Extrême-Orient ou du sud de l'Amérique. Le LME assurait un prix fixe le temps du voyage. Une parade à la volatilité. Si beaucoup passent par téléphone ou par voix électronique, une partie des transactions se font encore à l'ancienne, en une tonitruante criée. De 11 h 45 à 17 heures, en deux sessions, chaque métal est négocié 4 fois, lors de son «ring»: 5 rituelles minutes dédiées à sa cotation.

 

Dès qu'un symbole, propre à chaque métal, surgit sous les terminaux qui surplombent la corbeille, les visages s'animent, les mains s'agitent. Quand vient le cuivre, annoncé par un cercle soutenu par une croix, le brouhaha gagne en intensité. Suspendus à des fils, des micros enregistrent tout commentaire. Des caméras, tout geste. Un précis langage des signes s'impose, sous l'œil de vigiles en noir, les «market operators», habilités à verbaliser en cas d'écart. Main tendue et pouce dressé signifient une enchère, pouce et index en cercle, une offre. Signes et exclamations, telles «tom» (pour tomorrow) ou «cash», atteignent un paroxysme les dernières secondes. Si l'aluminium ou l'étain remportent aussi un beau succès, la salle se vide quand le cobalt ou le mobydenum pointent leur nez. À l'étage, derrière une vitre avec vue sur le Ring, quelques visiteurs assistent à cette folklorique agitation.

 

Rien n'empêche la spéculation


«Quelle spéculation!», laisse échapper le futur chef d'agence d'une banque française, en périple initiatique à la City. Plus que la «spéculation» pointée du doigt par Nicolas Sarkozy au G20, c'est une impérieuse demande industrielle, assortie d'un déficit mondial de 400.000 tonnes anticipé par l'International Copper Study dès 2011, qui explique laflambée du cuivre. «Ces dernières années, qui ont vu l'industrie des hautes technologies se développer, les investissements ne sont plus allés vers l'industrie minière, considérée comme une vieille industrie, rappelle Martin Abbott. D'où le déséquilibre entre l'offre et la demande.»

 

Face aux aléas du marché, les contrats à terme du LME ou du Comex permettent avant tout de se couvrir. Mais rien n'empêche la spéculation. Aux États-Unis, selon la Commodity Futures Trading Commission, les spéculateurs ont accru leurs positions acheteuses sur le métal rouge fin décembre, pariant sur une hausse des prix. «Ils détiennent 40.000 contrats, un seuil sans précédent», relève Eugen Weinberg, analyste matières premières de Commerzbank. Par ailleurs, plusieurs banques ont acheté d'importantes quantités de cuivre, dans des stocks agréés par le LME, pour lancer, sous peu, sans doute aux États-Unis, des produits d'investissement financier (de type ETF ou ETC) adossés à du cuivre physique, histoire de répliquer son envolée.

 

Pour Pierre Martin, analyste matières premières chez DWS : «Si l'envolée des prix des matières premières s'accentuait encore, autoriser de tels produits financiers serait mettre de l'huile sur le feu, car autoriser un produit qui augmente la rareté aurait un impact sur les prix…» Le LME assure de son côté disposer de moyens pour lutter contre la spéculation. En cas de position dominante, il peut imposer une restitution du métal au marché. Il y a quelques jours, JPMorgan aurait ainsi revendu la moitié des énormes quantités de cuivre acquises ces derniers mois. Cela n'a pas empêché le métal rouge de s'envoler historiquement, preuve que la spéculation ne mène pas seule le bal .

 

«Mouvements spéculatifs»

 

Frédéric Michelland, directeur financier de Nexans.


LE FIGARO. - Comment expliquez-vous l'envolée des prix?

 

Frédéric MICHELLAND. - La hausse des prix du cuivre est dans une certaine mesure liée à des mouvements spéculatifs. Ils expliquent en partie la forte volatilité du cuivre à laquelle nous faisons face depuis 2009. Câbleur, Nexans est un gros conso­mmateur de cuivre, avec 480 000 tonnes facturées en 2010. Notre politique est de répercuter dans nos tarifs l'intégralité de l'évolution des prix.

 

Comment réagissez-vous à la volatilité?

 

Nous achetons bien entendu des contrats et des options sur le LME. Un industriel comme Nexans ne se fournit cependant pas prioritairement auprès de traders, mais achète surtout son cuivre auprès de producteurs et pour une partie non négligeable par le biais de contrats portant sur plusieurs années, ce qui reste le meilleur moyen de garantir nos approvisionnements.

 

«La Chine tire la demande»

 

Robin Bahr, analyste métaux Crédit agricole Londres.
LE FIGARO. - La hausse des prix du cuivre est-elle spéculative?

Robin BAHR. - Non, la forte demande explique majoritairement la hausse : acteur clé, la Chine représente 40% de la demande, 60% pour l'utilisation électrique. En 2020, elle concentrera 20 des plus grandes villes du monde, de plus de 10 millions d'habitants chacune.

 

Des produits financiers vont-ils être lancés sur le cuivre?

 

Oui, car des investisseurs ont de l'appétit pour cela. Le cuivre est devenu un actif financier. Des banques américaines pourront lancer des ETF si le gendarme de Wall Street (SEC) l'autorise. Mais il pourrait refuser, craignant que les consommateurs industriels n'entrent en compétition avec les investisseurs financiers. Le problème, c'est que la SEC a déjà approuvé, en janvier 2010, des ETF physiquement adossés au palladium et au platine, créant un précédent. En Europe, les mêmes réticences existent.

 

Des milliers de hangars de stockage dans le monde


La bourse des métaux londonienne ne fait pas qu'organiser le marché financier des métaux de base. Elle supervise également la qualité et le stockage très concret des lots de métaux qui sont, chaque jour, échangés à la City. Le LME est ainsi responsable de 600 sites de stockage, qui, répartis tout autour du globe, conservent l'équivalent de quelques semaines de consommation, en cuivre et autres métaux.

 

Dans la froideur hautement sécurisée du site de Rotterdam, au cœur du plus grand port d'Europe, d'étincelantes montagnes de barres en «T» d'aluminium rivalisent avec de titanesques amoncellements de plaques de cuivre. On compte pas moins de 20 hangars dans les alentours de Rotterdam. Chacun recèle 80 000 tonnes de métaux, codes-barrés, identifiables illico. Dans ces vastes entrepôts agréés par le LME, mais gérés par la société allemande Steinweg, les piles de métaux dépassent souvent 6 mètres de haut.

 

Interdits au public, les hangars ne s'ouvrent que rarement. En effet, si le LME est un marché à livraison physique, et si Steinweg délivre des garanties, papier et numériques, à tout acquéreur d'un lot à la Bourse des métaux, «il y a une différence entre le négoce et le marché des contrats à terme traités au LME, insiste François Combes, responsable monde du trading des matières premières de la Société générale à la City. Si le prix du cuivre est fixé au LME, un très faible pourcentage des contrats se traduit par une prise de livraison physique dans les entrepôts, où les stocks font surtout office de garantie».

 

Gangs de voleurs

 

Le nom du propriétaire d'un lot peut varier à la City sans que ledit lot ne bouge d'un sabot à Rotterdam. À moins qu'un industriel ne l'achète pour le consommer. Certaines piles d'aluminium ou de cuivre dorment donc ici des années. Dehors, des caméras veillent. «Nous n'avons été victimes d'aucun vol», assure Chris Jonker, directeur de Steinweg. À quelques kilomètres, au siège de la société, une myriade d'écrans transmet en direct les images des entrepôts. Une vigilance renforcée qui n'est sans doute pas sans rapport avec l'envolée des prix. Partout dans le monde, les gangs de voleurs de métaux sévissent.

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Alternative Investments: Can Gold Climb to $1,000?

Alternative Investments: Can Gold Climb to $1,000? | Commodities | Scoop.it

By James Turk | Published 02/27/2008

 

Why should you be taking a long, hard look at gold? Gold has been in a bull market since 2001. It has risen each year since then, averaging 14% per annum.

 

A long-term gold chart reveals that gold has actually been in a bull market since the mid-1960's. Its sideways price action since reaching its all-time high of $850 in January 1980 is simply a consolidation of its gains in the previous decades.

 

The patterns from the long-term chart indicate that gold will continue climbing from here, and that a price over $1,000 looks inevitable, probably within the next 18 months. The fundamental factors driving gold also suggest that its price will climb higher.

 

Foremost among these fundamental factors is US dollar monetary growth. The Federal Reserve's decision to no longer report M3 money supply numbers will prove to be disastrous for the dollar because disclosure is needed to maintain confidence - the absence of disclosure will reduce the demand for the dollar and ultimately lead to its collapse.

 

Investment Implications of the Weak Dollar

 

The reality is that gold is not rising, but rather, the US dollar is falling. It is losing purchasing power. This conclusion is made clear by the rise in commodity prices. The Commodity Research Bureau Index - like gold itself - is in a multi-year uptrend. It takes an increasing amount of dollars to purchase commodities.

 

Of particular importance is the price of crude oil. While its price has risen in dollar terms, the price of crude oil remains essentially unchanged in gold terms, demonstrating that gold preserves purchasing power.

 

This analysis of the decline in the dollar's purchasing power is not only relevant to the price of commodities and other tangible assets. It can also be applied to financial assets. The price of the Dow Jones Industrials Average shows that stocks are overvalued, while gold is undervalued.

 

The logical conclusion is that gold's bull market has a long way to run because the collapse in the US dollar is just beginning.

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La Bourse de Hong Kong s'offre le London Metal Exchange

18 juin 2012

 

Hong Kong Exchanges & Clearing va débourser 1,4 milliard de livres, une proposition jugée très attractive pour les actionnaires. Le LME, première Bourse mondiale des métaux, a choisi cet acquéreur pour renforcer et simplifier sa présence en Asie.

 

Depuis trois semaines, ils n'étaient plus que deux candidats en lice. Vendredi, la très convoitée première Bourse mondiale des métaux, le London Stock Exchange (LME), a fait son choix. L'institution britannique vieille de cent trente-cinq ans, l'une des dernières encore détenues par ses membres, a choisi de se vendre au Hong Kong Exchanges & Clearing (HKEx) pour 1,39 milliard de livres, soit 1,7 milliard d'euros. L'opération valorise le LME à 107,60 livres par action (132,90 euros), que HKEx financera par de la trésorerie et par un emprunt de 1,1 milliard de livres (1,3 milliard d'euros).

 

L'opération doit encore être approuvée par la Financial Services Authority, le gendarme de la Bourse de Londres, et par 75 % des actionnaires du LME détenteurs d'actions « A », avec un droit de vote et un accès au dividende. Parmi eux, des banques, en premier lieu Goldman Sachs et JP Morgan, et des maisons de négoce comme Metdist, Newedge ou Triland. « Si la transaction est recommandée de manière unanime par le conseil d'administration, comme cela se dessine, les actionnaires peuvent difficilement la refuser. La vraie question était : vend-on ou non ? Elle a trouvé réponse », commente un bon connaisseur du marché. A Londres, on reconnaît que la proposition de la Bourse de Hong Kong est extrêmement attractive, irrésistible pour un actionnaire prêt à vendre, même si elle s'avère techniquement inférieure à celle du prétendant écarté, Intercontinental Exchange (ICE), leader mondial incontesté de la compensation. « Vous avez aimé Facebook, vous allez adorer le LME ! Lorsque l'on sait que la fourchette de valorisation était comprise entre 1 et 1,25 milliard de livres, il apparaît clair que les actionnaires se frottent les mains », poursuit le spécialiste.

 

Logique


Pour le London Metal Exchange, dont 40 % des volumes sont pour le compte de clients asiatiques, et chinois en particulier, il y a une vraie logique à avoir une proximité avec la Chine, principal utilisateur de matières premières de la planète. Le pays engloutit à lui seul plus de 40 % des métaux de base -39 % du cuivre, 42 % de l'aluminium et 43 % du nickel, selon Barclays Capital -et chacun de ses habitants en consomme deux fois plus que la moyenne de la population mondiale. Le LME, qui a décidé d'introduire la monnaie chinoise parmi ses devises autorisées pour les transactions, va améliorer sa pénétration auprès des acteurs locaux, ouvrir des entrepôts sur place. Mais certains évoquent une préoccupation légitime à se demander si les standards stricts appliqués aux entrepôts resteront les mêmes.

 

Le Hong Kong Exchanges a promis de ne pas toucher à la structure du marché ni aux tarifs avant 2015. « Mais au-delà, rien n'est sûr », réagit une source sur le marché londonien. « Avec ICE, nous aurions peut-être eu davantage de visibilité sur la façon dont le marché aurait évolué », estime-t-elle. La Bourse chinoise s'est engagée à maintenir le « ring », le marché à la criée, cher à de nombreux négociants, même si les volumes effectivement échangés y sont de moins en moins importants.

 

Aucun changement structurel n'est envisagé dans l'immédiat, mais le directeur général de HKEx, Charles Li, a parlé d'introduire de nouveaux contrats sur le minerai de fer et éventuellement sur d'autres produits non métalliques.

 

MURYEL JACQUE

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La Russie détient 10 % des réserves d'or

27 juin 2012

 

Les banques centrales des pays émergents continuent à accumuler de l'or pour diversifier leurs réserves de change. D'après les chiffres publiés hier par le Fonds monétaire international, la Russie a acquis en mai 15,5 tonnes pour un montant de 790,7 millions de dollars. Cela porte ses réserves à leur plus haut niveau depuis au moins 1993. Avec un peu plus de 911 tonnes dans ses coffres, soit 10 % des réserves mondiales, Moscou détient deux fois plus de lingots qu'il y a cinq ans : l'or représente 9,1 % de ses réserves totales de change. Certes, encore loin des 75 % pour les Etats-Unis et l'Allemagne, premiers détenteurs d'or de la planète avec respectivement plus de 8.000 et 3.400 tonnes. La France détient un peu plus de 2.400 tonnes d'or, les cinquièmes réserves au monde. Les réserves de la Turquie ont progressé de 5,7 tonnes, à 245 tonnes : les banques turques ont été autorisées par la banque centrale à détenir jusqu'à 25 % de leurs réserves obligatoires sous forme d'or.

 

Vers un nouveau record annuel


D'autres noms reviennent également depuis le début de l'année. Les réserves de l'Ukraine ont augmenté de 2,1 tonnes, à 32,7 tonnes, et celles du Kazakhstan de 1,8 tonne, à 100 tonnes, souligne le FMI. La banque centrale kazakhe a indiqué début juin qu'elle voulait accroître la part de l'or dans ses réserves de change à 20 %, contre 15 % actuellement.

 

Les banques centrales, principalement d'Asie et des pays émergents, ont nettement accru leurs achats d'or. En 2011, elles ont acquis 456 tonnes, selon le Conseil mondial de l'or, dont 100 tonnes par le Mexique, suivi de près par la Russie (94 tonnes). Un record qui pourrait être battu cette année. « Ce mouvement n'a aucune raison de s'inverser dans un avenir proche. Les devises ne sont plus perçues comme aussi solides qu'avant », explique Dan Smith, analyste chez Standard Chartered.

 

Depuis un mois et demi, l'once oscille autour de 1.600 dollars. Si les cours se sont éloignés de leur pic historique de 1.900 dollars atteint en septembre 2011, l'or reste l'une des rares matières premières en progression depuis le début de l'année (+ 1,1 %), après onze années consécutives de hausse.

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Métaux précieux : l’argent se déprécie, l’or reste la valeur refuge

Métaux précieux : l’argent se déprécie, l’or reste la valeur refuge | Commodities | Scoop.it

mai 5th, 2011

 

Après avoir atteint des sommets record depuis 1980 à 49,50 dollars (en fin avril dernier), le métal blanc a subi sa plus forte dépréciation depuis 1983. Pâtissant toujours de l’augmentation de la marge demandée par le COMEX, l’argent s’est déprécié ce matin de 20,84% se plaçant sous le seuil des 40 dollars l’once, à 39,18 dollars. Les analystes sont d’avis qu’à partir du 9 mai prochain, le dépôt passera à 21’600 dollars par contrat contre 11’745 dollars deux semaines auparavant.


Depuis le 1er janvier dernier, l’once d’argent avait progressé de plus de 60% à son plus haut le 28 avril dernier. Selon les premières estimations, l’once d’argent pourrait bien chuter de près de 14% avant la fin de semaine prochaine à 34 dollars l’once, sur un marché devenu volatile et limité en taille. Il semblerait que le métal blanc paie clairement son ascension vertigineuse entre le marché physique et le papier.


L’or se maintient


Du côté de l’or, une légère baisse est survenue mais rien de trop inquiétant. En effet, hier, le métal jaune a perdu 19 dollars pour clôturer la journée à 1517,70 dollars l’once. Depuis son plus haut, atteint le 1er mai dernier à 1576,20 dollars, l’or a donc chuté de 3%. Ce matin, à quelques minutes de l’ouverture, l’once d’or se négociait sur le marché comptant contre 1519,52 dollars.


Toujours identifié comme valeur refuge par excellence, l’or continue d’être recherché par les investisseurs qui visent à se couvrir par la dépréciation du dollar US. Une situation qui demeurera présente tant que les États-Unis resteront sur un statu quo concernant la politique monétaire accommodante.

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La Chine confirme la manipulation du prix de l'or

La Chine confirme la manipulation du prix de l'or | Commodities | Scoop.it
Dans un communiqué de presse ayant certainement fait la plus grande joie du GATA, WikiLeaks publiait un câble datant de 2009, alors que les banques centrales Européennes mettaient fin à leurs ventes d’or. Voici ce qu’indique ce câble:

 

‘Selon l’administration Chinoise, les réserves d’or de la Chine ont récemment augmenté. Actuellement, la majorité de ses réserves d’or sont stockées en Europe et aux Etats-Unis, qui ont toujours participé à la suppression du prix de l’or. Ils tentent d’affaiblir l’or afin de maintenir le rôle du dollar US en tant que devise de référence internationale. Ils ne veulent pas voir d’autres pays se tourner vers l’or plutôt que vers le dollar ou l’euro. Il est clair que la suppression du prix de l’or est très bénéfique pour les USA quant au maintien du rôle de leur monnaie sur la scène internationale. Les réserves d’or accrues de la Chine vont ainsi agir en tant que modèle et pousser les autres pays à se tourner vers l’or. D’importantes réserves d’or sont également bénéfiques à la promotion de l’internationalisation du yuan’

 

L’accumulation d’or par la Chine

 

Entre 2003 et 2008, la Chine a augmenté ses réserves d’or de 454 tonnes. Elle a amassé ces réserves par le biais d’une organisation gouvernementale ayant été chargée de délivrer cet or à sa banque centrale après cinq années. Nous pensons que la Chine continuera d’utiliser des organismes déliés du système bancaire central afin d’augmenter toujours plus ses réserves d’or. Si sa politique restait inchangée, alors un prochain rapport devrait nous parvenir en 2013. Depuis 2003, l’augmentation des réserves d’or de la Chine équivaut à 91 tonnes par an. Il ne serait pas étonnant de voir l’organisme acheteur d’or transférer d’ici peu 2000 tonnes d’or à la banque centrale chinoise.

 

Les Chinois achètent directement leur or auprès de banques internationales, et donc hors du marché global. L’accumulation d’or en Chine a deux sources principales. La Chine pourrait bien détenir (citoyens et banques) plus de 5000 tonnes d’or d’ici à 2013. Ceci ne représente toujours qu’une petite quantité en comparaison à leur réserve de dollars, mais les banques centrales ne regardent pas l’or de la même manière que ne le font les simples mortels.

 

La suppression du prix de l’or

 

Les chinois pensent que les Etats-Unis et l’Europe ont toujours tenté de supprimer le prix de l’or. Les ventes d’or pratiquées par les Etats-Unis puis par le FMI dans les années 70 étaient des tentatives directes de suppression du prix de l’or dans la mesure où elles avaient pour objectif de retirer l’or du système bancaire.

En 1978, le second amendement du code du FMI avait pour intention de retirer l’or du système monétaire international. Cet amendement suivait l’échec de tentatives antérieures à établir un nouveau système monétaire international, comme par exemple la proposition faite par l’Europe aux Etats-Unis de dévaluer le dollar par rapport à l’or afin de régler leur déficit. Ce deuxième amendement, en plus d’interdire l’alignement des devises par rapport à l’or, demandait que toute transaction en or soit effectuée à son prix marché.

 

Les Etats-Unis ont mené une croisade contre l’or (tout en prenant soin d’en garder de larges quantités en réserve). Comme symbole de la volonté des Etats-Unis à se débarrasser de l’étalon or, le FMI s’était vu forcé de disposer de 50 millions des 153 millions d’onces d’or des Etats-Unis. Le FMI s’est acquitté de sa tâche en vendant cet or sur le marché.

 

Ironiquement, ceci eut pour effet d’étendre plus que jamais le rôle de l’or à une échelle internationale, attrayant de plus en plus de pays vers le marché de l’or. Un petit nombre de pays se mirent à vendre leur or, mais nombreux sont ceux qui continuèrent de stocker le leur. Les ventes d’or opérées par les Etats-Unis se voyaient finalisées si rapidement que ces derniers réalisèrent que s’ils voulaient voir leur plan porter ses fruits, il leur faudrait vendre la totalité de leurs réserves. Jugeant leur or comme étant trop précieux pour le vendre dans sa totalité, ils décidèrent de mettre fin à leurs ventes.

 

Des ventes accélérées

 

Vers le milieu des années 80, les banques centrales changèrent leur discours quant à leur campagne anti-or. Elles se mirent à accepter que des compagnies minières telles que la Barrick empruntent leurs réserves d’or, alors que le prix de ce dernier chutait, pour une période de cinq ans. Les compagnies minières finançaient ensuite leur propre production, entrainant une augmentation du prix de l’or tout en amassant les profits issus de l’or obtenu par les banques centrales, avant de ne rendre leur or aux banques centrales. Ceci entraina une augmentation significative des quantités d’or produites ainsi qu’une chute de prix de l’or depuis 850 jusqu’à 275 dollars l’once à la fin des années 1990.

 

1999, premier ralentissement de la campagne anti-or

Le premier ralentissement de la campagne anti-or survenait alors que le Conseil de la BCE proposait aux banques centrales participant au projet de l’Euro d’inclure une certaine quantité d’or à leur premier transfert de devises étrangères. Ce premier transfert était à finaliser avant le premier janvier 1999, date du lancement de la devise Euro. Ceci confirma le rôle de l’or en tant que réserve de devise. Le Conseil de la BCE décida que le transfert initial de réserves de devises ne soit pas supérieur à 50 milliards d’euros. Ce chiffre fut ensuite révisé et fixé à 39,46 milliards. La BCE demanda à ce que 15% de ce transfert soit opéré en or. Malgré les ventes d’or opérées par la BCE, les réserves totales de cette dernière ont considérablement augmenté du fait de l’augmentation du prix du métal jaune. En septembre 2010, l’or représentait 26% des réserves totales de la BCE.

 

Lorsque le ‘Washington Agreement’ fut ratifié en 1999, l’Euro fut établi en tant que devise majeure, et les quantités maximales d’or pouvant être vendues par la BCE furent dans ce but fixées entre 400 et 500 tonnes. Il n’y avait alors aucune intention de se débarrasser de l’or, d’où les limitations sur les ventes. L’or devait demeurer un élément important des réserves monétaires. Fut également indiqué dans cet acte que ni les prêts ni les utilisation de dérivés des banques centrales européennes ne pourraient se voir augmenter pour une période fixée à cinq ans. (Plus tard, les banques signataires déclaraient leurs quantités d’or prêtées comme s’élevant à 2119,32 tonnes.)

 

Les réserves d’or des pays signataires représentaient 45% des réserves globales. D’autres acteurs principaux tels que les Etats-Unis, le Japon, l’Australie, le FMI et la BRI, avaient annoncé qu’ils ne vendraient pas leur or. Le pourcentage des réserves d’or globales couvert par cet accord était proche de 85%.

 

L’annonce de cet accord entraina un effet de surprise sur le marché. Le prix de l’or flamba au cours des quelques jours qui suivirent. Dans le même temps, les craintes quant aux intentions du secteur officiel furent levées. Une fois que le marché s’adapta à la nouvelle, le facteur d’instabilité auparavant ambiant s’était évaporé, laissant place à plus de transparence.

 

Les Chinois ont raison de penser que les Etats-Unis et l’Europe ont manipulé le prix de l’or ! Il ne suffit que de jeter un œil à l’Histoire pour nous en rendre compte.

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La moitié de l’or des banques centrales aurait disparu

La moitié de l’or des banques centrales aurait disparu | Commodities | Scoop.it
Les banques centrales pourraient bien ne posséder dans leurs coffres que la moitié de l’or qu’elles prétendent détenir, déclare un groupe de veille dans une annonce publiée récemment dans le Wall Street Journal.

 

Le Gold Anti-Trust Action Committee (GATA), déclare que la Réserve Fédérale et le Trésor américain manipulent subrepticement les réserves d’or du pays en participant à des leases non-déclarés. Le GATA pense que la majeure partie de l’or loué de cette façon ne retournera jamais dans les coffres des banques centrales.

 

« Avec une demande d’or mondiale si forte, il est devenu impossible de récupérer la majeure partie de l’or qui a été loué sans faire énormément augmenter son prix », déclare le président du GATA, William J. Murphy III.

 

« La plupart des observateurs calcule que les réserves des banques centrales sont supposées s’élever à environ 30 000 t d’or dans le monde, mais nous pensons que la quantité d’or qui s’y trouve réellement est plus proche de 15 000 t », a affirmé Murphy, « le reste a disparu ».

 

Le Trésor américain réfute cette affirmation, insistant sur le fait que les stocks sont contrôlés régulièrement.

 

« Nous voulons révéler et stopper la manipulation du marché de l’or par le Trésor américain et la Réserve Fédérale dès à présent », a déclaré Murphy, ajoutant que « l’objectif de cette annonce est d’informer les gens du monde de l’investissement de ce qui se passe dans les coulisses des marchés de l’or et des marchés financiers américains ». Il a expliqué que le GATA a décidé de verser 264 000 $ au Wall Street Journal pour placer une annonce d’une page entière dans l’édition nationale car la presse financière n’a pas couvert l’événement.

 

L’annonce s’intitule « Quelqu’un a-t-il vu notre or ? », et affirme que les réserves d’or américaines entreposées à Fort Knox ou à West Point ont gravement diminué car la Réserve Fédérale et le Trésor américain les envoient à l’étranger pour régler des transactions complexes destinées à étouffer le prix de l’or.

Le GATA déclare également que la stratégie de manipulation du prix de l’or par le gouvernement américain a commencé à échouer.

« L’objectif de cette manipulation est de cacher la mauvaise gestion du dollar américain afin qu’il conserve sa fonction de monnaie de réserve du monde », peut-on lire dans cette annonce.

« Le prix récent de l’or, approchant les 1000 $ l’once, montre que le plan d’étouffement du prix est en train de vaciller, déclare le GATA. « Lorsque tout le monde aura compris que les banques centrales étouffent le prix de l’or, son prix pourrait monter jusqu’à 3000 $, 5 000 $ l’once, voire plus ».

 

Comme preuve de la manipulation du prix de l’or par le Trésor américain et la Réserve Fédérale, le GATA cite le rapport hebdomadaire du Trésor sur la position des réserves internationales de devises du gouvernement, qui depuis le mois de mai a inscrit les prêts et les swaps d’or comme une composante des réserves d’or américaines.

 

L’annonce cite également une déclaration de l’ancien gouverneur de la Réserve Fédérale, Alan Greenspan, qui a dit au Congrès le 24 juillet 1998 que «les banques centrales se tiennent prêtes à prêter de l’or en cas d’augmentation de son prix ».

 

La déclaration la plus récente du Trésor américain quant aux positions des réserves internationales américaines, publié le 24 janvier, fait état de 71 515 000 milliards de dollars de réserves de devises internationales, dont 11 041 000 milliards de dollars d’or (y compris les dépôts d’or, et, le cas échéant, l’or swappé).

 

La Banque des Règlements Internationaux rapporte que le marché des produits dérivés de l’or a atteint un record de 640 milliards de dollars en décembre 2006.

 

Murphy souligne que faire remonter les produits dérivés vers les transactions des banques centrales, et déterminer précisément le degré d’implication de la Réserve Fédérale et du Trésor américain est impossible pour le moment, étant donné le manque de responsabilité publique et de transparence du système financier des produits dérivés de l’or dans le monde entier.

 

Murphy a déclaré que son groupe a formulé une requête à l’intention du Trésor américain et de la Réserve Fédérale « afin de découvrir ce qu’il en est de cette ‘composante’ des réserves d’or américaines ».

 

« Qu’en est-il réellement de l’or américain qui est supposé appartenir au peuple américain ? », demande-t-il. « L’or américain a-t-il été mis en jeu sans que le Trésor ou la Fed ne mette le peuple américain au courant ? »

 

Une déclaration sur le site du Trésor affirme que le Fonds de Stabilisation des Échanges n’a pas été utilisé afin de manipuler le prix de l’or. Mais impossible de trouver sur le site du Trésor une déclaration qui nie catégoriquement que celui-ci procède à des swaps d’or, des leases ou des contrats à terme pour d’autres raisons que celle de manipuler le prix de l’or.

 

La London Bullion Market Association publie sur son site Web une liste de plus de 80 membres travaillant en tant que « faiseurs de marché pour les banques d’investissement » dans les marchés mondiaux de l’or et des matières premières, et qui sont à l’origine et participent à divers produits dérivés de l’or, dont les leases et les swaps.

 

Les membres américains de la liste de la London Bullion Market Association comprennent Bear Stearns Forex Inc., Goldman Sachs International, JP Morgan Chase Bank, Bank of America, Citibank, Merrill Lynch et Morgan Stanley.

 

Un mémorandum rédigé le 28 février 2003, au nom de Barrick Gold Corporation, un grand producteur d’or affilié à la banque d’investissement J. P. Morgan, reconnait que Barrick se livre, avec les banques centrales, à des leases d’or et à d’autres transactions liées à l’or, sans toutefois admettre que ces transactions sont réalisées au nom de la Réserve Fédérale et du Trésor.

 

En septembre 1999, après une réunion des banques centrales européennes à Washington, celles-ci ont signé ce qui est maintenant connu sous le nom d’ « Accord de Washington », un accord dans lequel les banques ont accepté de limiter leurs ventes d’or à 400 tonnes par an et de ne pas étendre leurs opérations de leasing au cours des 5 ans que couvre l’accord.

 

Dans le cas d’un lease d’or, une banque centrale prête de l’or à une banque d’investissement avec un taux d’intérêt nominal, habituellement 1%.

 

Ensuite, la banque d’investissement met l’or prêté sur un marché, tel que le London Bullion Market, où l’or physique est vendu, augmentant ainsi la quantité d’or disponible sur le marché.

Des problèmes surgissent lorsque le prix de l’or augmente beaucoup comme cela a été le cas au cours des derniers mois, avec une once à plus de 900 $.

 

Et quand, à la fin de la période de bail, il faut rendre à la banque centrale l’or prêté, il se peut que la banque d’investissement doive retourner sur le marché et acheter de l’or à un prix bien plus élevé que lorsqu’il a été prêté.

 

Afin de se couvrir contre ce risque, la banque d’investissement achète habituellement des contrats à terme ou des options d’achat d’or pour s’assurer d’être fournie à une date et à un prix futurs spécifiés.

 

Dans le monde des produits dérivés de l’or, il existe une grande diversité de contrats, dont des transactions dans lesquelles les banques centrales s’échangent leurs réserves d’or afin de pouvoir poursuivre le leasing ou d’autres transactions dérivées de l’or, qui utilisent l’or de l’autre banque centrale et non le leur.

 

Les swaps d’or rendent les transactions des banques centrales encore moins transparentes et plus difficiles à suivre.

 

D’après les règles actuelles du FMI, les banques centrales ne sont pas tenues de révéler, sur leur déclaration financière, la quantité d’or qui devra servir pour honorer des contrats sur des produits dérivés de l’or, dont des leases et des swaps.

 

Pas plus que les banques d’investissements ne sont tenues de révéler au public les contrats par lesquels elles prêtent de l’or qui appartient aux banques centrales.

 

L’or atteint aujourd’hui de nouveaux records, avec des contrats à terme se rapprochant chaque jour de 1000 $ l’once sur le New York Mercantile Exchange.

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La vérité sur la manipulation des cours de l’or

La vérité sur la manipulation des cours de l’or | Commodities | Scoop.it
Doug Casey donne son point de vue sur cette idée persistante que les gouvernements et les banques se sont associés pour contrôler les cours de l’or…

 

Article par Doug Casey de Casey Research traduit et adapté avec permission par BullionVault.fr.

 

» Pendant plusieurs années maintenant, une rumeur récurrente qui dit que les cours de l’or et de l’argent sont manipulés a circulé « , écrit Doug Casey, le fondateur de Casey Research. Ce qui veut dire que ces cours sont étouffés par divers pouvoirs obscures. Ce n’est pas une affirmation déraisonnable.

 

Après tout, la dernière chose que les pouvoirs monétaires en place veulent c’est de voir le cours de l’or monter en flèche. Cela résonnerait comme un signal d’alarme, paniquant probablement les gens dans le monde entier, leur disant de sortir du dollar. Ceux qui croient en cette théorie supposent que le Trésor américain est derrière ce plan d’étouffement, en complicité avec une demi douzaine de larges banques de métaux précieux qui tradent régulièrement dans les métaux.

 

Les Etats-Unis interviennent sur tous les marchés

 

Cette rumeur est soutenue par le fait que les gouvernements en général, et les Etats-Unis en particulier, interviennent toujours dans toute sorte de marchés. Ils essaient de contrôler les cours du blé et du maïs avec divers programmes USDA. Ils manipulent manifestement les prix des crédits (taux d’intérêt), les gardant en ce moment aussi bas que possible pour endiguer le déclin financier. Et ils sont actifs, avec l’équipe de protection contre la chute (Plunge protection team) pour soutenir la bourse. Ils étaient largement responsables pour le boom de l’immobilier, à travers de nombreux programmes et des parastataux comme Fannie Mae et Freddie Mac.

 

Pourquoi, alors, ne seraient-ils pas impliqués dans les métaux monétaires ? Les banques centrales interviennent (c’est-à-dire manipulent) régulièrement dans les devises de chacun. Donc ce n’est pas déraisonnable d’imaginer qu’ils essaieraient de manipuler l’or aussi.

 

En fait, les Etats-Unis et d’autres gouvernements ont essayés d’étouffer les cours de l’or de 1961 à 1968 avec ce qu’on appelait le London Gold Pool. Les US seuls ont continué avec persistance dans cette voie jusqu’à ce que Nixon dévalue le dollar et clôture la période de l’or en 1971.

 

Mais si jamais [la manipulation] était possible, c’était à cette époque. Bien que personne ne sache exactement combien d’or il y a au-dessus du sol, une estimation raisonnable de la quantité serait de six milliards d’onces. Il y avait une possibilité de contrôler les prix, à l’époque de la London Gold Pool, quand il y avait seulement trois milliards d’onces et quand tout l’or du monde valait seulement 105 milliards de dollars (35 $ X 3 milliards = 105 milliards $).

 

10 mille milliards de dollars d’or dans le monde

 

Aujourd’hui, cependant, la valeur de l’or du monde est d’environ 10 mille milliards de dollars (1 650 $ X 6 milliards = 10 mille milliards $), soit environ 100 fois plus. Et les gouvernements possèdent environ un milliard d’onces, seulement 16% de cela, tandis que la dernière fois qu’ils essayaient de contrôler le cours ils possédaient 1,1 milliard d’onces, soit environ 35% des réserves du monde [à cette époque]. Et les gouvernements, leur banque centrale et presque toutes les grandes banques ont fait faillite. Ils ont largement moins de pouvoirs financiers que ce qu’ils avaient au cours des derniers jours du London Gold Pool. Pourquoi essaieraient-ils de faire quelque chose qui est d’évidence perdu d’avance ?

 

Je ne fais pas du tout preuve de réticence lorsqu’il s’agit de croire les fables sur les manipulations des marchés par l’état : je m’y attends et en tant que spectateur je savoure. Mais j’aime à voir des preuves pour tout. Et des revendications extraordinaires demandent des preuves extraordinaires. J’ai lu les trucs que ces gens ont écrit pendant des années et n’ai rien vu si ce n’est que de violentes affirmations et accusations. Je suis tout à fait disposé à croire que les dirigeants des banques centrales sont capables de toute sorte de folies néfastes, mais j’aimerai voir des preuves. Je lis constamment des allégations sur comment « les types » viennent à « précisément » 13h ou 14h ou peut-être « précisément » à 11h37 ou 12h16 et, purement à but non lucratif, décident de faire baisser les prix du marché de l’or ou de l’argent ou des deux. Entre-temps, le marché a atteint de nouveaux niveaux élevés depuis une douzaine d’année.

 

Je n’obtiens pas de réponses qui aient du sens pour moi

Comme vous pouvez l’imaginer, je connais personnellement la plupart de ceux qui croient aux théories sur la manipulation des métaux précieux et je n’ai qu’à appeler ou emailer ceux que je ne connais pas. Et je suis curieux. Donc j’ai posé des questions à ces gens, qui sont intelligents en général, bien informés et sophistiqués. Mais je n’obtiens pas de réponses qui aient du sens pour moi. Il y a eu des raisons facilement indentifiables pour les manipulations des autres gouvernements par la passé. Pourquoi les gouvernements veulent de faibles taux d’intérêt est évident. Pourquoi ils veulent un immobilier et des marchés financiers forts est évident. Mais pourquoi, dans le monde d’aujourd’hui, voudraient-ils vraiment dépenser des milliards pour garder l’or (et surtout l’argent) bas ? On pourrait penser qu’ils auraient pu essayer de contrôler le cours de l’uranium quand il est monté à 140 dollars il y a quelques années. Ou peut-être le prix du sucre quand il est passé à 28 cents l’an passé… tout le monde utilise le sucre.

Bien que l’or puisse agir comme un signal d’alarme, seulement quelques américains ou une poignée de personnes parmi la plèbe se soucient ou même savent que ce truc existe autre que comme une discussion académique. Etouffer le cours de l’or n’est pas seulement largement plus difficile mais aussi moins important que ce qu’il était au cours du dernier marché.

 

Voici quelques questions que j’aimerai poser :

 

Question : Pourquoi ces banques (JP Morgan, etc) se soucient-elles pour commencer, de ce que peuvent être les cours des métaux ?

 

La seule raison qui ait du sens est qu’ils agissent comme intermédiaire pour le Trésor américain ; le Trésor ne va pas sur les marchés lui-même. Mais guide-t-il une banque commerciale à agir en son nom pour l’achat et la vente d’or ? Il pourrait. Mais il y a zéro preuve qu’il le fasse.

 

Ces banques ne sont pas affectées ; elles se fichent des cours des métaux et n’ont pas de raison pour essayer de manipuler le marché.

 

Question : Pourquoi il n’y a eu aucune mention des traders concernant la stupidité de leur boss d’essayer de combattre un gigantesque marché haussier sur dix ans ? Ces gars se connaissent tous, et ils s’échangent des ragots avec autant d’entrain que de jeunes adolescentes.

 

C’est difficile de garder secrète une collusion sur le long terme. Deux parties peuvent possiblement garder un secret. Mais six ou huit banques commerciales agissant en plein jour ? On dit que trois individus peuvent garder un secret, mais seulement si deux d’entre eux sont mort. Mais pour une demi-douzaine d’opérations de trading ? Wall Street est le plus grand moulin à rumeurs du monde. Il n’y a jamais eu une rumeur (en dehors de celles créées par les cercles des conspirations, qui n’offrent pas de sources) que les banques des métaux précieux agissent, de concert ou individuellement, comme agents de Timmy Geithner.

 

Question : Si, comme présumé, ces banques ont vendu à découvert (short) de l’or depuis le bas du marché baissier de l’or à 255 dollars en 2001 et du marché baissier de l’argent à 4,25 dollars en 2001, comment peuvent-ils possiblement absorber des dizaines ou des centaines de milliards de pertes ? Espéraient-ils prendre les métaux à une fraction de leurs niveaux bas de 1971 ?

Les salles de marchés font des erreurs. Mais elles ne restent pas sur leurs positions short dans l’un des grands marchés haussiers de l’histoire. Ce n’est pas de cette façon que les traders gagnent leur bonus. A quel niveau de stupidité sont supposés être les vendeurs d’or « non lucratifs » ?

 

Question : Où et comment exactement obtiennent-ils supposément les capitaux pour couvrir leurs pertes ? N’ont-ils jamais entendu le vieux dicton « Celui qui vend ce qui ne lui appartient pas doit le retourner ou aller en prison » ?

 

Aucune banque ne peut dépenser des milliards en capitaux se battant contre le marché pendant dix ans.

 

Question : Qui exactement a lancé l’idée d’essayer d’étouffer les prix en utilisant les marchés des futures ?

 

Ici, un auteur connu sur le sujet m’a suggéré ceci par email quand je lui ai posé la question : « les grandes banques commerciales, commençant il y a 25 ans, ont découvert qu’ils pouvaient dominer le marché et forcer les traders techniques à entrer ou sortir du marché quand ils le voulaient pour obtenir de gros profits pour elles-mêmes. Mais elles se sont trompées dans leurs calculs et sont restées trop longtemps, et maintenant elles sont coincées ».

 

Je ne crois pas en cette explication pour plusieurs raisons. Bien sûr les grands partrons, comme ceux des banques commerciales, intimident toujours les petits spéculateurs. Les petits utilisent les systèmes de trading technique, ce qui fait que c’est plus facile de comprendre où ils achètent ou vendent. Les petits traders sont toujours des minutes derrières le marché. Et les petits traders utilisent toujours beaucoup trop de marges, donc ils sont exposés aux pressions et à la panique. Ca a toujours été vrai, pas seulement pendant les 25 dernières années. C’est en partie pourquoi les petits traders sont notoires pour perdre. Les banques commerciales sont typiquement de l’autre côté de l’industrie.

Mais une chose est certaine : personne (sûrement pas les banques commerciales) ne se permet d’y être si profond qu’il est coincé pendant douze ans dans l’un des marchés les plus haussiers de l’histoire.

 

Question : Pourquoi se battre avec le marché, et rester coincé, seulement pour l’or et l’argent ? Pourquoi ne pas essayer d’étouffer le cuivre, le platine et le palladium aussi ? A ce stade, toutes les matières premières.

 

Je ne crois pas au bon sens financier de ces dirigeants des banques centrales et des trésoreries nationales ; ils sont en gros uniquement des politicards, des laquais, qui sont allés à de « bonnes » écoles, qui s’habillent bien et qui aiment se sentir important dans cette petite niche sans danger au sein de la bureaucratie. Ils ne veulent pas perdre leur emploi en ayant tort pendant autant de temps.

 

Question : Pourquoi est-ce que le Trésor américain (s’il est derrière les plans d’étouffement de l’or) rend les choses plus faciles pour les chinois, les russes, les indiens et bien d’autres pays en voie de développement en étouffant les cours de l’or ?

 

Ceux-ci profitent tout simplement des prix bas pour acheter plus.

Les arguments pour l’étouffement du cours de l’or n’ont pas beaucoup de sens quand on les examine. Les arguments pour l’étouffement du cours de l’argent n’ont absolument aucun sens, c’est un marché minuscule dont personne ne se préoccupe, sauf les fans de l’argent, qui le traitent comme une icône religieuse. Ceci dit, je suis au moins aussi haussier sur l’argent que sur l’or, mais une discussion sur ce sujet attendra.

 

Si quelqu’un pouvait répondre à ces questions, j’apprécierais. Je conseille aux lecteurs de ma newsletter d’acheter de l’or, même aux cours actuels, mais j’aimerai les voir le faire pour les bonnes raisons. Et il me semble que les arguments concernant la manipulation de l’or évoquent plus des croyances religieuses que des raisonnements économiques.

 

Sources: www.caseyresearch.com, bullionvault.fr

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