Il ne faut pas changer trop radicalement la pédagogie : nombreux apprenants ont intégré des habitudes, des rituels, des modèles mentaux.

 

Je lis très souvent des discours teintés de bonnes intentions sur des "réformes pédagogiques en profondeur". Moi-même, je me suis engagé à plusieurs reprises par rapport à des défis de l'éducation, notamment face aux "savoirs morts", aux inégalités scolaires, etc.

Cf. http://www.philomedia.be

 

Cependant, j'ai pu observer combien certains apprenants pouvaient être perdus lorsque les balises pédagogiques auxquelles ils sont habitués sont ébranlées.

 

Par rapport à cela, je ne prône certainement pas un status quo, mais plutôt une combinaison des approches, une diversification des méthodes, et non des partis pris orientés qui balaient les apports des autres présupposés didactiques d'un revers de la main.

Certaines méthodes "à l'ancienne" sont efficaces dans plusieurs contextes, tandis que certaines nouvelles méthodes le sont (ou le seront, après acquisition de "routines", très importantes dans l'apprentissage) dans plusieurs autres, éventuellement complémentaires ou identiques selon les cas.

Je me positionne de manière générale face à une application aveugle de méthodes tantôt quand celles-ci n'ont pas prouvé leur efficacité, du moins dans l'absolu (cf. http://www.philomedia.be ), tantôt quand elles pourraient être combinées avec d'autres et non les remplacer (cf. les débats entre pédagogies socioconstructivistes et approches analytiques / les méthodes d'apprentissage de la lecture / etc.).