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Le téléphone mobile dépasse la télévision en termes de temps médiatique

Le téléphone mobile dépasse la télévision en termes de temps médiatique | christelle | Scoop.it

Les utilisateurs de l'Internet mobile passent sur leur mobile 27 % de leur temps médiatique quotidien, contre 22 % pour la TV et 32 % sur Internet. La régie publicitaire InMobi décrypte les usages sur mobile au 4e trimestre 2011.


Via Tolokonnikoff - Seratoo
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Quand Rousselet créa Canal+

Quand Rousselet créa Canal+ | christelle | Scoop.it

Voilà trente ans, la chaîne cryptée naissait. L'occasion pour son fondateur de revenir sur sa gestation et de décocher quelques flèches, alors même que la pionnière de la télévision payante tente de se réinventer.

 

"Je suis inquiet pour Canal+, cette chaîne est en danger..." S'il n'y avait ces traits parcheminés et ce timbre hésitant qui se perd parfois dans un chuintement, on en oublierait presque que l'auteur de ces mots va sur ses 92 ans.  

Ses propos d'une précision chirurgicale, agrémentés d'assertions au curare, n'ont rien perdu de leur vigueur. Sous le crâne de l'homme qui reçoit dans ses bureaux de l'avenue George V à Paris, tel un vieux sage du village distillant ses prêches cathodiques, ronronne une mécanique décidément inoxydable. Parrain madré d'une chaîne de télévision dont il fut le fondateur et le timonier, André Rousselet invite, en ce matin d'été 2013, à remonter le temps... 

Moteur! "C'était il y a trente ans..." Tout juste, en effet. Canal+ sort des limbes. Le compagnon de route de François Mitterrand, dont il fut l'exécuteur testamentaire, préside alors le groupe Havas. C'est là qu'une équipe de laborantins bâtit, en secret, un projet de chaîne à l'alchimie incertaine, qui va bouleverser le paysage audiovisuel français. 

Le paysage audiovisuel a tellement changé... 

Faut-il y voir un symbole? Trois décennies plus tard, alors que son architecte accepte d'évoquer ce lointain passé, "Canal" vit une fin de cycle. Bousculée par les Qataris de beIN Sport, la chaîne cryptée dresse des herses afin d'empêcher les milliardaires de Doha de mettre définitivement la main sur le filon des droits TV du football. Ebranlée par l'intrusion des géants du Net sur le marché de l'industrie des programmes, elle se cherche un nouveau modèle économique. Secouée, enfin, par l'explosion de la TNT, la pionnière de la télévision payante en Europe tente de s'inventer, avec D8, des relais de croissance. Un parcours d'obstacles. 

Le départ de Michel Denisot: un symbole

Longtemps assujettie à des réflexes dominateurs en raison de son glorieux passé, voilà que la maison se met à douter. Pour la première fois cette saison, Le Grand Journal -ce temple du talk-show- vacille sur son socle, si bien même que son anchorman, Michel Denisot, a préféré rendre les clefs.  

Il y aura trente ans de cela l'an prochain, le 4 novembre 1984, il participait pourtant au lancement de la chaîne. C'est un saltimbanque aux tempes grisonnantes, un enfant de l'âge d'or de Canal lui aussi, Antoine de Caunes, que l'on a appelé à la rescousse pour lui succéder. Comme si l'ADN de cet héritier tenait d'une pharmacopée miraculeuse. 

Mais que ferait aujourd'hui le patriarche Rousselet en lieu et place des dirigeants actuels? "Je ne sais pas, le paysage a tellement changé", concède l'oracle, au-dessus de la tête duquel flotte, comme attaché à une corde de piano, un point d'interrogation. Celui qui confie avoir mené l'un des combats les plus difficiles de sa vie pour imposer un projet qui faillit ne jamais voir le jour préfère ripoliner son passé prestigieux: les prémices d'une aventure dont il fait visiter les coulisses, avec componction. 

Rousselet réduit une à une toutes les poches de résistance

"Au moment où j'ai pris les rênes d'Havas, il y avait dans mes tiroirs un projet de chaîne rédigé par l'un de ses cadres, un certain Léo Scheer", éditeur, écrivain, sociologue et producteur, ce Géo Trouvetou d'ascendance polonaise, ancien directeur du développement du groupe, est en effet à l'origine de Canal+.  

C'est au retour d'un voyage à Los Angeles, en 1982, où il a visité deux stations de télévision émettant en crypté, que ce jeune collaborateur de Pierre Nicolaÿ, alors patron d'Havas, a bâti un projet baptisé Canal 4. "Quand j'ai déboulé dans le bureau d'André Rousselet avec mon dossier sous le bras, je me souviens avoir vu un homme circonspect, rappelle l'intéressé. Pour Rousselet, une chaîne à péage, ce n'était que le poste de télé d'une chambre d'hôpital, dans lequel on glisse des pièces..." 

Ce n'est pas Mitterrand qui m'a donné Canal+ 

C'était méconnaître le nouveau PDG. Loin d'être "circonspect", Rousselet confie le projet à un brillant inspecteur des finances débauché de la fonction publique, Marc Tessier. Il en fera l'homme fort de la chaîne. Pugnace, il fait aussi le siège de François Mitterrand, à l'Elysée, dont il parvient, non sans difficultés, à obtenir le feu vert. "Contrairement à ce qui a été dit, ce n'est pas Mitterrand qui m'a donné Canal+, raconte Rousselet. C'est Havas qui s'est emparé seul de ce dossier. François Mitterrand s'est simplement montré permissif... Il m'a laissé la bride lâche." 

Le patron en fait bon usage, avec son style tout en ruades et bras de fer. Arpentant les allées du pouvoir en sicaire rompu au combat, il réduit, une à une, les poches de résistance. Il endort le Parti socialiste, en lui faisant miroiter la création d'une chaîne consacrée à l'éducation et à la culture, défendue de longue date rue de Solferino. Il tient aussi à l'écart les principaux sherpas du chef de l'Etat -de Jean-Louis Bianco à Jacques Attali-, ainsi que les deux ministres chargés des questions audiovisuelles, Georges Fillioud et Jack Lang.  

La puissance d'Havas, mené par un intime du président

"Ce dernier s'affiche aujourd'hui comme le fondateur de Canal, alors qu'il s'est employé à saborder la société, inondant François Mitterrand de courriers alarmistes, où il lui disait le danger qu'il y aurait à créer une telle chaîne, dévastatrice à ses yeux pour l'industrie du cinéma!" tient à rectifier le nonagénaire.  

"En fait, l'administration et la machine gouvernementale n'avaient pas les moyens de lutter contre ce puissant engin qu'était Havas, un groupe emmené qui plus est par un intime du président de la République", résume Jean-Pierre Hoss, ex-conseiller d'Etat, qui a rédigé, à Matignon, le cahier des charges de la chaîne cryptée. 

Mais le combat le plus rude mené par André Rousselet fut, sans conteste, celui contre Laurent Fabius. L'ancien Premier ministre défend alors un projet de chaîne généraliste, grand public et commerciale, porté par un autre fidèle du locataire de l'Elysée, l'ex-PDG de Schlumberger Jean Riboud. Pendant plusieurs mois, les deux hommes vont croiser le fer. "In fine, Rousselet a dû passer en force", résume Léo Scheer. 

Court-circuitant l'ensemble de l'appareil d'Etat, il manque pourtant de jeter l'éponge en février 1985. Pris en tenaille entre les ambitions de Riboud et l'annonce, par Mitterrand, de la création de la Cinq et de la TV6 (cette décision plombera gravement la courbe des abonnements et les comptes de la chaîne cryptée), le patron se dit que son projet ne résistera pas à ces coups de boutoir. 

Allez donc voir Silvio Berlusconi, il peut vous aider 

Son inquiétude est renforcée par les débuts calamiteux de Canal+ -dont le nom fut trouvé par Georges Fillioud- qui, un temps, redonnèrent des ailes au tandem Fabius-Riboud. Le premier somme alors le ministre des Finances, Pierre Bérégovoy, de refuser à Rousselet un prêt de 100 millions de francs (15 millions d'euros), une avance indispensable à Canal+, menacée de dépôt de bilan. Le second prend le chemin du bureau de François Mitterrand, où il achève de démolir son concurrent. 

"Mais c'était compter sans l'amitié que me portait le président." L'oeil d'André Rousselet se plisse et laisse entrevoir une lueur incandescente: à l'écouter, la riposte, en deux temps, fut foudroyante. 

Il parvient d'abord à convaincre Pierre Bérégovoy, avec le soutien de son directeur de cabinet, Jean-Charles Naouri, de débloquer, dans le dos de Fabius, le prêt salvateur. Il se précipite ensuite à l'Elysée afin de plaider sa cause: "Gardez confiance, président, nous aurons redressé la barre d'ici peu", lance-t-il à François Mitterrand, qui lui réplique, dubitatif: "Tout le monde ne me dit pas la même chose, André. Allez donc voir Silvio Berlusconi, discutez avec lui, il peut vous aider." 

Le Cavaliere, qui règne déjà sur des pans entiers du paysage audiovisuel italien, reçoit alors à déjeuner André Rousselet dans sa villa cannoise. Au beau milieu du repas, il lui propose de prendre une participation importante dans Canal+ en échange du contrôle de sa régie publicitaire. "Faites-moi appeler un taxi", rétorque Rousselet à l'un des collaborateurs de Berlusconi, avant de quitter la table. Sans un mot ni un regard pour l'Italien. 

Le coup de fil de Riboud

Il s'en faut de peu que, à cette date, l'aventure ne s'interrompe. Jusqu'à ce que François Mitterrand finisse par trancher en faveur de son ami. Le redressement de Canal rassure le chef de l'Etat: la chaîne termine l'année 1985 avec 2,5 millions d'abonnés, après que l'on a introduit dans son offre de programmes deux adjuvants de poids, le football et les films X. 

Vous avez gagné, André. Bravo! 

Rousselet n'a jamais oublié le coup de fil que lui passe Jean Riboud un matin de juillet 1985: "Vous avez gagné, André. Bravo!" Si le geste est élégant, ce camouflet laisse des traces chez l'industriel défait. A sa mort, sa veuve interdira à Rousselet d'assister aux obsèques. "La passion l'avait emporté, malgré l'amitié qui me liait à son mari." 

L'ancien PDG d'Havas se souvient aussi de l'attitude de certains de ses anciens compagnons d'aventure. Evincé de Canal+ en 1994, lors de la prise de pouvoir par Jean-Marie Messier, soutenu par Edouard Balladur, le patron n'a jamais pardonné à Pierre Lescure, dont il avait fait son dauphin, de l'avoir laissé tomber: "Sans Lescure, il n'y aurait pas eu de Canal+. Il a été parfait, mais... " 

En quête de l'expression idoine, il s'interrompt, regarde au plafond, puis reprend: "Par la suite, cela a été plus nuancé". C'est alors que le vieil homme sort d'une chemise le double d'une lettre manuscrite signée de sa main, et soigneusement conservée. Datée du 24 avril 1995, elle est adressée à celui qui lui succéda à la tête de Canal+. "Les jours passent sans que l'attente par tous de 'quelque chose' de votre part ne soit satisfaite", peut-on lire en introduction de sa missive, celle d'un homme qui n'a jamais recroisé le chemin du fidèle qui se rangea au côté de J2M. Dix-neuf ans ont passé, et la blessure, manifestement, n'est pas cicatrisée. 

 


Via Virginie Colnel
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L'annonceur Magnum intégré au lancement de l’application iPad Le Grand Journal avec Canal+ Régie et Mindshare - Offremedia

L'annonceur Magnum intégré au lancement de l’application iPad Le Grand Journal avec Canal+ Régie et Mindshare - Offremedia | christelle | Scoop.it
A l’occasion du Festival de Cannes, Le Grand Journal de Canal+ a lancé depuis le 15 mai son application iPad. Canal+ Régie et l'agence média Mindshare (WPP) ont associé Magnum à l'ensemble du process de lancement.

Via Pascale Luca
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Canal+ Régie inaugure un format vidéo, le Billboard+

Canal+ Régie inaugure un format vidéo, le Billboard+ | christelle | Scoop.it
Créé par Piximedia pour Canal+ Régie, le format vidéo inbanner Billboard+, que l'on retrouve actuellement sur la campagne 'Canal+ Les Revenants', est destiné à optimiser la visibilité et l'engagement sur les écrans d'ordinateur et les tablettes.

Via Hervé Bois
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Télévision : la course aux CSP +

Télévision : la course aux CSP + | christelle | Scoop.it

Plusieurs chaînes de télévision cherchent à se positionner sur la cible CSP +, dans l'espoir de capter le marché publicitaire correspondant. Si certains spécialistes estiment que la croissance du marché sera tirée par cette cible, d'autres considèrent qu'elle se fera au détriment d'autres médias.

Pour les opérateurs de télévision, les CSP + sont devenus la nouvelle cible à séduire. Canal+ prévoit ainsi de repositionner Direct 8 et Direct Star, en cours d'acquisition, sur ces catégories socioprofessionnelles supérieures. « Cette cible est surconsommatrice de marques et donc intéressante pour les annonceurs », explique Roger Costes, directeur général des régies publicitaires de Canal+.
De même, plusieurs des nouvelles chaînes de la TNT qui verront le jour au dernier trimestre 2012, comme RMC Découverte ou, dans une moindre mesure, HD1 (groupe TF1) et 6Ter (M6), visent elles aussi cette cible hétéroclite, qui représente 12,5 millions d'individus.
Pour les annonceurs, cette cible n'est aujourd'hui pas très facile à toucher : elle est réputée peu consommatrice de télé et protéiforme. Elle regroupe aussi bien les artisans et les cadres d'entreprise que les professions intermédiaires comme les professeurs ou les contremaîtres, par exemple. Et aujourd'hui, très peu de chaînes de télévision s'adressent aux CSP +. Seules les chaînes payantes Canal+ et Paris Première (lire ci-dessous) en ont fait une cible prioritaire. Chez les gratuites, celles qui ciblent plus particulièrement les CSP + sont surtout les chaînes d'information, iTélé et BFM TV, dont l'audience est encore relativement faible. Sur TF1 et M6, il s'agit plutôt d'une cible complémentaire, aux côtés d'autres cibles plus dominantes, comme la ménagère de moins de 50 ans ou les 25-59 ans.
Les annonceurs à la recherche d'une certaine puissance sur cette cible ont longtemps privilégié France Télévisions en soirée. Depuis la suppression de la publicité sur les chaînes du service public après 20 heures, ils se sont positionnés sur d'autres médias, comme la presse, ou se sont reportés sur TF1 ou M6. Avec toutefois un coût supplémentaire. « Nous avons estimé ce surcoût entre 5 et 10 %, lié à une audience supérieure », indique Philippe Nouchi, directeur télévision de Vivaki.


Via Virginie Colnel
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Canal + provoque un big bang dans la télévision

Canal + provoque un big bang dans la télévision | christelle | Scoop.it
Le CSA va donner son feu vert à la transformation de Direct 8 en D8. La nouvelle chaîne a l'ambition de concurrencer M6, TF1 et France Télévisions.

 

C'est le big bang de l'année 2012. Direct 8 deviendra, jeudi, D8 et troquera son sage logo bleuté contre un autre, très graphique, en noir et blanc marquant son appartenance au groupe Canal +. Dès lors, rien ne sera plus comme avant dans la télévision gratuite. Derrière la petite chaîne de la TNT d'hier se tient désormais Canal +, le plus gros groupe de télévision français - 4,2 milliards d'euros de chiffre d'affaires -, adossé à Vivendi, un des leaders mondiaux de la communication. Et derrière le groupe Vivendi se trouve le groupe Bolloré, devenu actionnaire de référence après avoir vendu Direct 8 à Canal +. Ce dernier a fait ce qu'il a pu pour minimiser l'affaire, mais le paysage audiovisuel a bien compris de quoi il en retournait.

Surtout quand Canal + a annoncé ses ambitions financières: un budget de 150 millions d'euros à l'horizon de trois ans, triplé par rapport à celui d'aujourd'hui, et des pertes actuelles proches de 20 millions d'euros. De quoi rompre avec la petite chaîne tout en direct née en 2005, produisant la quasi-totalité de sa grille en interne et oscillant entre les vues imprenables sur le périph parisien et Bonne nuit les petits. En sept ans, la future D8 est donc passée du statut de gag audiovisuel à celui d'ennemi public numéro un de la télé gratuite. Dès le printemps, Canal + a commencé son marché pour composer la future grille de rentrée de sa chaîne. Moins que l'argent mis sur la table, c'est le choix des fournisseurs de programmes et des animateurs qui a commencé à impressionner la concurrence.

D8 n'est pas un hochet

Le fond de sauce traditionnel des minigénéralistes nées en 2005 est abandonné comme la téléréalité, les magazines produits en interne pour des budgets serrés, les séries françaises ou américaines déjà vues mille fois pour ne pas dire ringardes…

Canal + chasse d'emblée sur les terres des grandes chaînes historiques jusqu'à s'offrir un JT de 19 h 45 et recycle sa propre grille, réputée haut de gamme. D8 a l'ambition de dépasser les TMC, W9 ou NRJ12 et de titiller les M6, France 3, France 2 et TF1. D8 invente une nouvelle catégorie de chaînes, qui bouscule l'équilibre établi. Le soin apporté à la grille prouve que pour Canal +, D8 n'est pas un hochet. Et pour cause. De son propre aveu, le groupe présidé par Bertrand Meheut est arrivé au bout de son modèle de télé payante avec 10 millions d'abonnements. De plus, il est menacé sur son terrain par de nouveaux acteurs comme Amazon ou Netflix.

S'il veut continuer de se développer, il lui faut trouver des relais de croissance. Malgré ses efforts, il n'a pas réussi à s'internationaliser, car l'Europe est préemptée par ­B­SkyB. Il ne lui reste plus qu'à déborder sur le terrain de la télé gratuite. L'exercice ne sera pas si aisé. Car derrière les paillettes, la télé gratuite est une mécanique de précision.

 

DÉCRYPTAGE - La guerre des grands groupes

par Paule Gonzalès

«Nous n'avons rien contre Direct 8, mais c'est Canal + qui nous inquiète.» Cette petite phrase que répètent en boucle TF1, France Télévisions et M6 en dit long sur la guerre industrielle qui fait rage. À vingt-quatre heures de la décision du CSA qui négocie avec Canal + la nouvelle convention de Direct 8, la tension est à son comble. Les trois groupes de télévision gratuite font feu de tout bois pour inciter le régulateur à durcir les conditions d'entrée de Canal + sur ce marché qui comptera en décembre 25 chaînes gratuites. Tous estiment que les verrous déjà posés par l'Autorité de la concurrence sont «insuffisants», voire «inopérants, en raison de la force de frappe financière de Canal +».

L'histoire est ironique. Au milieu des années 1990, France Télévisions, TF1 et M6 ont tenté, via TPS, de faire une incursion sur le marché de la télévision payante. Faute de succès, TF1 et M6 ont revendu TPS à… Canal + en 2005. En 2008, c'est Orange qui tente l'aventure. Elle se soldera aussi par un échec. Aujourd'hui, c'est Canal + qui sort de son territoire pour aborder la télévision gratuite. Forcément, ses anciens concurrents TF1, M6 et France Télévisions vont tout faire pour lui mettre des bâtons dans les roues.

Nicolas de Tavernost, président du directoire du groupe M6, affirme: «Partout, ailleurs dans le monde, on interdit à un acteur en quasi-monopole sur son marché d'aller cannibaliser un autre marché. Il n'est pas normal que Canal + puisse utiliser les armes puissantes qui sont les siennes pour concurrencer les acteurs de la télévision gratuite. Canal + dispose d'avantages fiscaux significatifs. Il faut des règles du jeu cohérentes sous peine d'une déstabilisation totale du marché.» Les patrons des chaînes gratuites redoutent la puissance de frappe de Canal + qui peut profiter de son poids auprès des détenteurs de programmes pour les inciter à ne vendre qu'à lui. Cela risque de bouleverser l'équilibre économique des créateurs. Nonce Paolini, PDG de TF1, estime que: «C'est l'avenir de la création qui est en jeu. Car c'est l'existence de deux guichets, payant et gratuit, qui a fait le succès du modèle français. TF1, M6 et France Télévisions, c'est 75% du financement de la fiction et du cinéma. Quand Canal + explique qu'il est le grand financier de la création française, ce n'est pas vrai.» De son côté, Rémy Pflimlin, PDG de France Télévisions, redoute d'être évincé de la compétition pour certains droits. «J'ai deux sujets d'inquiétude: le sport et le cinéma. Canal + est un grand acquéreur de droits. Nous serions dans une situation délicate si ce dernier s'accaparait les droits gratuits et payants de compétitions relevant des missions de service public. Et même si Canal + doit les revendre à des chaînes gratuites et que Direct 8 surenchérit sur nous, ces sommes tomberaient dans son escarcelle.»

Tous menacent de porter l'affaire devant le Conseil d'État si les dispositions du CSA leur paraissaient insuffisantes.

 

La pub, nerf de la guerre

 


La régie de Canal +, habituée à vendre très cher les espaces publicitaires rares de ses plages en clair, va entrer dans le monde rugueux des gros bras de la pub télé. Crédits photo : © Thomas Peter / Reuters/REUTERS

 

Avec un budget total de la chaîne à 150 millions d'euros d'ici à trois ans, la bataille publicitaire s'annonce sanglante avec la concurrence. Car ce marché est exigu et en récession: 3,5 milliards d'euros de recettes nettes. La régie de Canal + sera d'autant plus agressive que D8 a prévu d'atteindre d'équilibre financier d'ici à cinq ans. Canal + l'a pourtant assuré, D8 ne courtisera que les cadres supérieurs. Elle n'empiéterait pas sur les plates-bandes de ses concurrentes, qui se battent sur la ménagère de moins de 50 ans. Son positionnement est censé maintenir la valeur de la publicité télé, selon Canal +, car les tarifs sont plus élevés sur cette cible très sélecte. Mais la concurrence n'est pas dupe. Ces cadres supérieurs ne représentent que 5% des achats. De plus, en journée, D8 affiche une grille de généraliste grand format. Pas étonnant que la course aux programmes cristallise les conflits. Elle fera donc comme tout le monde et se battra sur les cibles commerciales les plus larges, les fameuses ménagères! À cela s'ajoutera la guerre des rabais entre régies. Un tarif élevé peut être corrigé par une négociation finale à la casse. Sur les CSP +, ce taux peut aller jusqu'à 70% et donc se retrouver sur les mêmes tarifs que ses concurrents. La régie de Canal +, habituée à vendre très cher les espaces publicitaires rares de ses plages en clair, va entrer dans le monde rugueux des gros bras de la pub télé. Ses concurrents l'attendent de pied ferme!

 

Des séries qui scintillent

Des séries, oui, mais lesquelles et combien? Celles de Canal + pour commencer. L'idée de la maison mère est d'exploiter ses contenus «de classe mondiale» sur tous les écrans qu'elle maîtrise (télé payante, télé gratuite, VOD, mobile…) pour faire face aux Netflix et autres Amazon. À l'antenne et en prime time, les téléspectateurs retrouveront les premières saisons des séries policières commeBraquo ou Engrenages. Mais aussi en journée, pour faire rire la ménagère de moins de 50 ans, H, de Jamel Debbouze et Ramzy. Canal + programmera aussi des séries américaines. Car elles sont de qualité et assurent 80% de la rentabilité d'une chaîne gratuite. Dans la grille qu'il a transmise initialement au Conseil supérieur de l'audiovisuel, D8 leur consacre deux soirées: le samedi et le lundi. Elle a déjà acheté The Event et The Borgias de Showtime. Le CSA entend limiter les soirées consacrées aux six grands studios - Warner, Sony, Universal, Fox, CBS et Disney - entre 52 et 80 par an. De plus, pour l'ensemble des œuvres ayant vocation à être diffusées sur ses antennes payantes et gratuites, Canal + devra respecter un certain délai. Entre 10 et 24 mois. Le sujet fait débat, car Canal + ne veut pas que des règles qui n'existent pas pour ses concurrentes lui soient imposées.

 

Des animateurs stars et d'anciens ministres

 


Laurence Ferrari présentera un grand magazine culturel d'access prime time.Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

 

Exit Morandini, vive Laurence Ferrari! Ce sont les animateurs et les animatrices qui incarnent une chaîne, façonnent son image en faisant oublier la précédente. Aucun des nouveaux arrivants sur D8 n'est un inconnu et, pour la plupart, ce sont des transfuges des grandes chaînes. Laurence Ferrari, l'ex-présentatrice vedette de la grand-messe de TF1, s'offre une seconde jeunesse sur D8 avec un grand magazine culturel d'access prime time. Elle sera flanquée de deux chroniqueuses de choc, Audrey Pulvar, désormais à la tête des Inrockuptibles, et Roselyne Bachelot, ex-ministre. Dans la famille ministres, Frédéric Mitterrand s'est également laissé séduire, mais sa place est encore un peu floue. Guy Lagache, l'ancien présentateur de «Capital», animera une grande émission de débat, et Thierry Ardisson, qui émarge déjà chez Canal +, animera le magazine «Tout le monde en a parlé». Cyril Hanouna, qui a construit l'image de France 4, déboule également avec son «Touche pas à mon poste», tandis que Daphnée Roulier, enfant de Canal +, est désormais en charge du futur JT. Très identifiés à leur chaîne précédente, ils devront faire monter en gamme la chaîne reliftée, rompre avec son statut de «nouvelle petite chaîne de la TNT» pour lui donner la patine des chaînes historiques. Pour renforcer la grille, il y aura deux formats de jeu et de divertissement provenant des plus gros studios mondiaux de flux, Shine et Fremantle: The Amazing Race et Nouvelles stars anciennement sur M6.

 


Via Virginie Colnel
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Newsletter cent pour cent media Numéro 781 - Offremedia

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Audiences des régies Internet en juillet 2013 - Canal+ Régie - Clear Channel - BNP Paribas/La Banque Postale/Société Générale - Google rachète Bump - Udecam - NRJ - Nostalgie - Rire & Chansons - TF1 - Criteo - JCDecaux Airport Paris - Insert -...

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Pub TV: les prix ont baissé au 1er semestre, mais remontent - TV5

TV5 Pub TV: les prix ont baissé au 1er semestre, mais remontent TV5 Les prix des publicités télévisées "ont baissé de 5 à 10% au premier semestre, mais remontent pour septembre-octobre", a indiqué à l'AFP Laurent Bliaut, directeur marketing et...
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Savoir gagner de son internet: Régie publicitaire au clic pour ...

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On parle souvent de monétisation de blogs ces temps-ci donc pourquoi ne pas approfondir d'avantage ce sujet en présentant aujourd'hui une régie publicitaire au clic qui vous permettra de monétiser votre blog plus ...
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Radio Classique parie sur un rebond de la pub - Les Échos

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Radio Classique parie sur un rebond de la pub
Les Échos
La station, qui réunit chaque matin, selon Médiamétrie, 379.000 auditeurs (septembre 2012 - juin 2013), commence à recueillir les fruits de son changement de régie publicitaire.
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Une rentrée sous le signe de la reprise du marché publicitaire - Le Figaro

Une rentrée sous le signe de la reprise du marché publicitaire - Le Figaro | christelle | Scoop.it
Une rentrée sous le signe de la reprise du marché publicitaire
Le Figaro
En revanche, sa régie publicitaire ne peut pas encore rassembler la puissance des audiences de TF1 et celles de TMC et NT1, ses deux chaînes de la TNT.
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TF1 Publicité et Adverline Régie proposent un couplage commun - CB News

TF1 Publicité et Adverline Régie proposent un couplage commun - CB News | christelle | Scoop.it
TF1 Publicité et Adverline Régie proposent un couplage commun
CB News
Les régies TF1 Publicité et Adverline Régie s'associent afin de proposer une nouvelle offre commerciale commune : Sportissimo.
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Le transfert CSA-Hadopi devrait passer par une loi sur la Culture en ... - Clubic.com

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Newsletter cent pour cent media Numéro 632 - Offremedia

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Audience TV 2012 - Les groupes Figaro, Le Monde et l’Express/Roularta/Médiakiosk - Direct Matin - Canal+ Régie - Nicolas Levant en vidéo - Lagardère Active/Billetreduc - Fleur Pellerin/Free - PLS - - Wikipedia - Xerfi-Precepta/Salons et foires - it’s...

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Syndicat National de la Publicité TéléVisée - SNPTV

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L'organisation professionnelle des régies publicitaires : TF1 Publicité, M6 Publicité, Canal + Régie, Lagardère Publicité, MTV Publicité, TMC Régie.

Via CDI Collège Jean Malrieu
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Canal+ Régie propose un nouveau format vidéo développé par Piximedia : Billboard+ - Offremedia

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Canal+ Régie propose un nouveau format vidéo développé par Piximedia : Billboard+.
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UGC confie ses écrans à Canal+ Régie

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Canal+ Régie prendra la commercialisation des espaces publicitaires et bandes-annonces des cinémas UGC à partir du 1er janvier 2013. Après avoir intégré la régie d'UGC, Canal+ Régie proposera aux annonceurs une nouvelle offre commerciale multiécran (cinéma, Internet, mobile et télévision), baptisée +Ecrans.


Via LaVirgule Tv
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La TNT a bousculé le paysage audiovisuel

La TNT a bousculé le paysage audiovisuel

Mardi 29 novembre, la Télévision numérique terrestre (TNT) a achevé son déploiement. Le Languedoc-Roussillon, dernière région française encore desservie par la télévision analogique hertzienne, a basculé à son tour vers la nouvelle technologie. Pour le symbole, Eric Besson, ministre de l'industrie et de l'économie numérique, devait éteindre, ce mardi, à Montpellier, le dernier émetteur en analogique.
Lancée en mars 2005, la TNT aura mis un peu plus de six années à s'imposer. Désormais, quel que soit son support de diffusion - câble, satellite, ADSL ou TNT -, la télévision se conjugue uniquement en mode numérique. Fin novembre, 97,3 % de la population sera couverte par la TNT. Les rares zones d'ombre reçoivent la TNT notamment via le satellite.

Depuis 2005, la TNT a profondément bouleversé le paysage audiovisuel. "Il y a eu une démultiplication de l'offre", indique Patrick Ballarin, président de Digitime, filiale commune de Médiamétrie et de Netgem.

Les six télévisions historiques sont désormais dix-neuf sur la TNT. Les TF1, France 2, France 3, Canal+, M6 et France 5/Arte ont dû faire de la place aux TMC, W9, France 4, Direct 8, NRJ 12, NT1, Direct Star, Gulli, BFM TV, i-Télé, Public Sénat, LCP AN et France Ô.

Surtout, les nouvelles chaînes ont fortement entamé l'audience de leurs ancêtres. TF1, qui pesait en moyenne 32,3 % de part d'audience en 2005, à l'arrivée de la TNT, n'en réunit plus, en novembre 2011 que 23,6 %. La dégringolade est de même ampleur pour France 2. La chaîne publique, qui valait encore 19,8 % de part d'audience en 2005, est tombée à 15 % six ans plus tard.

Dans le même temps, les petites dernières, aux audiences insignifiantes en 2005, se sont désormais imposées. TMC, contrôlée par TF1, est devenue la cinquième chaîne généraliste avec 3,5 % de part d'audience en moyenne. Elle est au coude-à-coude avec W9, filiale de M6, et avec France 5.

Pourtant, malgré la progression inexorable de la TNT, les grands équilibres n'ont pas été totalement modifiés.

Un temps ébranlées par la concurrence des petites chaînes, TF1 et M6 ont retrouvé toute leur superbe. Fin 2011, précise M. Paolini, TF1, renforcée par TMC et NT1, attire "à nouveau 29 % de part d'audience et même 33 % auprès des ménagères de moins de 50 ans", la cible la plus recherchée par les annonceurs.

M6 fait mieux. Elle a dépassé France 3, et avec l'apport de W9, elle flirte avec les 15 % de part d'audience. Alors que l'ancien PDG de TF1, Patrick Le Lay s'était fortement opposé au déploiement de la TNT, son successeur, Nonce Paolini, s'en féliciterait presque. "Elle nous a amenés à diversifier nos ressources et à aller sur de nouveaux terrains de jeu", assure-t-il.

"La chaîne TF1 reste un cas unique en Europe", se félicite Nonce Paolini. "Elle reste à un niveau d'audience que n'atteint aucune autre chaîne leader en Europe". Pour faire pièce à la TNT, "le groupe TF1 s'est renforcé superbement", ajoute M. Paolini. Selon le PDG, "TMC et NT1 sont des escorteurs efficaces du navire amiral TF1". Mais cette dernière a payé cher ce renfort. La Une a dû débourser 422 millions d'euros pour racheter TMC et NT1 au Groupe AB.

France Télévisions, pour sa part, s'en est moins bien sortie. Le groupe public n'a en effet pu lancer que France 4 sur la TNT, malgré ses nombreux projets.

Aujourd'hui, c'est Canal+ qui veut renforcer son offre gratuite sur la TNT. La chaîne cryptée reprend les chaînes de la TNT gratuite Direct8 et Direct Star au groupe Bolloré.

Un à un, les nouveaux entrants, Lagardère, Groupe AB, Bolloré, quittent la TNT. "Nouveaux entrants, premiers sortis", grince Nicolas de Tavernost, président du directoire de M6.

Requinquées côté audience, les chaînes historiques sont, en revanche, loin d'avoir retrouvé leurs niveaux d'antan en termes de recettes publicitaires. "L'arrivée de nouvelles chaînes ne crée pas de nouvelles ressources publicitaires", explique Dominique Delport, PDG de Havas Media France. Le gâteau publicitaire reste le même, calé entre 3 milliards et 3,4 milliards d'euros par an depuis l'an 2000. "Ce sont les parts qui sont de plus en plus fines", note M. Delport. Il note que, depuis 2005, "pour attirer les annonceurs, les nouvelles chaînes baissent leurs prix".

Selon Nicolas de Tavernost, le coût GRP (le coût pour les annonceurs qui veulent toucher 1 000 téléspectateurs) a déjà baissé de 40 %. Les Direct 8, NRJ 12 et consorts "ont provoqué une poussée déflationniste", admet M. Delport. Pour preuve, avance-t-il : "En 2005, le point d'audience générait 35 millions d'euros de recettes publicitaires. En 2010, il ne rapportait plus que 24 millions d'euros."

Selon lui, une seule chaîne a échappé à cette "pression déflationniste sur le marché de la publicité à la télévision : Canal+". La régie publicitaire de la chaîne à péage a connu "une croissance à deux chiffres de ses recettes même pendant la crise ", s'étonne M. Delport. Cette pression sur le marché publicitaire ne devrait pas s'atténuer car, indique M. Delport, les nouvelles entrantes de la TNT ont accumulé "500 millions d'euros de pertes depuis six ans".

Il n'empêche, certaines ont déjà trouvé leur économie. "NRJ 12 sera légèrement bénéficiaire fin 2012, avec un budget annuel de 70 millions d'euros " annonce son propriétaire, Jean-Paul Baudecroux. La chaîne d'information en continu, BFM TV, devrait également être à l'équilibre fin 2011.

Après avoir franchi à la hausse le seuil du million de téléspectateurs, les championnes du numérique hertzien visent désormais la barre des deux millions. Direct 8 détient le record d'audience de la TNT, en 2011. Le 13 juillet, la diffusion de la finale de la Coupe du monde de football féminin entre la France et les Etats-Unis a attiré 2 325 000 téléspectateurs soit 16,7 % de part d'audience. Ce soir-là, Direct 8 a même enregistré un pic d'audience historique à 3 264 00 0 téléspectateurs lors des tirs au but.

Le succès de la TNT s'appuie "sur les rediffusions de programmes forts des chaînes historiques", explique M. Ballarin. La TNT fait son miel avec des films de catalogues et des compétitions sportives de second rang. Pour preuve, le cinéma rafle 7 des 10 meilleures audiences de la TNT en 2011.

Mais cet âge d'or vit ses derniers jours. Désormais, les chaînes "seront à armes égales avec les télévisions historiques", indique M. Delport. "Programmes premium" des historiques contre "rediffusions" des nouvelles chaînes, signale M. Ballarin.

La TNT n'a pour autant pas fini de grandir. En octobre, le Conseil supérieur de l'audiovisuel a décidé de lancer un appel à candidatures pour six nouvelles chaînes en haute définition. Une vingtaine de candidats sont déjà dans les starting-blocks. De TF1 à l'Equipe TV, tout le monde veut sa chaîne. La décision est prévue en mars 2012.

Guy Dutheil


Via Virginie Colnel
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