Cherchez l'Erreur - Blog économique et politique
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Solidarité avec le peuple irakien !

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Cela fait des dizaines d'années que la politique impérialiste fait, par la violence et le financement de groupes extrémistes, le lit du fascisme dans les pays musulmans et maintenant on ne trouve autre chose de mieux à leur dire que "vous êtes de mauvais musulmans" ? Des barbares ? Et nous ? Sommes nous de bons humains ? Sommes nous civilisés ? Quelle différence si fondamentale y a-t-il entre eux et nous ? A peine sommes nous atteints dans notre dignité par les mesures austéritaires que nous crions à la "dictature européiste" et que nous votons extrême droite, qu'en est-il de ces gens pour qui la vie est devenue un cauchemar de bombes et de drones qui leur impose une vie de misère ?
Est-on assez humains pour envisager que ces personnes sont victimes comme nous, d'un même système qui s'impose par la violence, l'autorité et duquel nous ne pouvons nous en sortir que par la solidarité ?
Comme chez nous, le fascisme ne s'enracine que sur la souffrance des gens, mais le fascisme n'est pas la solution, c'est la mort. Le fascisme envoi des gens en souffrance commettre des crimes sur ceux qui refusent de se faire massacrer ou de massacrer les autres dans des guerres nationalistes ou impérialistes.
Évitons leur de n'avoir que cette alternative, sans marché d'armes, sans munitions, sans ennemi, le fascisme ne trouve plus de raison d'être. Ne soyons pas l'ennemi du peuple irakien, refusons que nos gouvernements envoient l'armée sur place et refusons que nos gouvernements produisent et marchandent des armes !
Allons ensuite sur place les aider à reconstruire maisons et infrastructures pour une vie digne ! Envoyons leur de l'aide, de la vie pour qu'ils sentent que cette guerre ne se fait ‪#‎pasennotrenom‬ ,

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L'EIIL : n'est pas un "état".

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Replaçons les choses dans leur contexte. Je conteste la réalité de l'État Islamique en Irak et au Levant (EIIL), sur quoi repose cette "vérité" sinon sur une déclaration ?(1)
Cette auto-proclamation a un objectif politique bien déterminé : en se déclarant "califat" ou "état" les chefs de cette organisation entendent donner une autre perception de la réalité sur le terrain et créent le buzz médiatique tant espéré : "les terroristes ont gagné", "le camp de la liberté a échoué".
Pourtant, l'EIIL ne se différencie pas des autres milices religieuses telles qu'au Mali, au Nigeria, en Lybie ou ailleurs.
Créée il y a un an en Syrie, leur progression a été arrêtée net en janvier de cette année par l'armée irakienne à Fallouja et sa province (2), puis un appel à l'aide vers la théocratie Saoudienne (3) a porté ses fruits, permettant un réarmement massif et le recrutement de nouveaux fanatiques pour une contre-offensive sanguinaire en juin et juillet, ralliant au passage les chefs sunnites mécontents de la politique centraliste du gouvernement irakien.
Au niveau international cette politique, parfois pro-chiite, qui s'alignait de plus en plus vers l'Iran, faisait aussi des mécontents, le gouvernement irakien de Nouri al-Maliki s'étant opposé à demander le départ de Bachar al-Assad en mars 2013, en pleine crise médiatisée, et ayant accueilli des soldats de l'armée syrienne pour les soigner.(4)(5)
Mais essentiellement, l'EIIL n'a d'existence que parce qu'il rallie les chefs sunnites sur un vaste territoire peu peuplé avec quelques villes satellites et des forages pétroliers stratégiques qui lui permettent d'entretenir ces alliances par de gros financements.
La perspective d'un état pérenne est lointaine tant les bases sur lesquelles repose l'EIIL sont précaires. D'ailleurs il s'agit d'une volonté politique internationale de ne pas intervenir militairement pour récupérer facilement les bases stratégiques sur lesquelles repose ce "califat", car le mécontentent existe bel et bien chez les populations délaissées par le gouvernement irakien et on est en train de privilégier la négociation ou le consensus en lieu et place d'une énième contre-offensive qui en engendrerait une autre...
Derrière la sur-médiatisation des actes de barbarie et de terreur perpétrés par l'EIIL qui occupent inutilement le débat (on n'a jamais connu de guerre propre), la situation est moins spectaculaire qu'il n'y paraît et traduit seulement l'échec de l'interventionnisme "pacificateur", partial, sans véritable accord international, ni débat, ni réflexion en oubliant que les intérêts des pauvres ne sont pas les intérêts des arrivistes ou des multinationales, mais qu'en dernière analyse ce sont les premiers qui peuvent faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre, et être récupérés à bon ou mauvais escient, soi dans leur propre révolution, soi dans l'intérêt du fascisme hégémonique.
Tant que les puissances pétrolières et bourgeoises seront derrière chaque camp, il n'y aura pas de paix en Irak.
Les formes que ces conflits militaires ou politiques peuvent prendre ne doivent pas attirer outre-mesure notre attention et nous distraire de la véritable responsabilité que portent nos démocraties bourgeoises et leurs alliés théocratiques en étalant de force, grâce au fascisme ou à l'étatisme centraliste leur domination sur les populations pauvres des territoires étrangers.(6)
Enfin, cette appellation "État Islamique" a des conséquences indirectes pour le moins inquiétantes. Outre le fait de l'amalgame islam/terrorisme, conduisant à une véritable chasse aux musulmans (7), conséquence à laquelle nous aurions pu penser au premier abord, cela implique encore quelque chose de plus cynique : il y a une condamnation unanime de l'Etat Islamique (8), même par des puissances en concurrence avec les USA (comme la Russie et la Chine qui ont voté en faveur de la résolution du Conseil de sécurité réclamant la dissolution de l’EI, adopté ce 15 août 2014) et même des états wahhabites comme l'Arabie Saoudite, pays qui avait accordé son soutien à cette organisation ; certes, certains états ne participent pas à la coalition (9) mais, en dernière analyse, il n'y a pas d'opposition claire à une nouvelle intervention militaire sur le territoire irakien.
Cette coalition d'intérêts afin de déclarer que l'EIIL est un "État" comme un autre n'est pas sans danger ; c'est même un énorme danger car sans véritable opposition, les pires crimes seront légitimés.
Un "État" étend son autorité sur un territoire et sur les populations qui y vivent, si les territoires et les populations sont sous une autorité reconnue par toutes les autres autorités étatiques comme menaçante, dangereuse et terroriste, qui s'opposera à une attaque nucléaire contre l'Etat Islamique ? Qui se préoccupera de savoir si les populations civiles qui vivent dans ce territoire sont innocentes puisqu'elles font partie de facto d'un "État" considéré comme "ennemi de l'humanité" ?
Appelons à la condamnation sans concession des relations commerciales et diplomatiques avec les puissances théocratiques impérialistes, alliées de nos démocraties bourgeoises, comme le Qatar, l'Arabie Saoudite ou l'Iran qui polluent l'indépendance et l'autodétermination du peuple irakien et évitons que l'engrenage ne nous mène au pire des scénarios.

Sources :
(1) http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/06/30/qui-est-al-baghdadi-nouveau-calife-djihadiste_4447612_3218.html
(2) http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/01/09/les-djihadistes-de-l-etat-islamique-reculent-en-syrie_4345135_3218.html
(3) http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/310661-le-chef-de-l-eiil-reconnait-l-%C3%A9chec-de-ce-groupe-en-irak
(4) http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130104.REU4248/une-intervention-internationale-en-syrie-reste-tres-peu-probable.html
(5) http://m.rfi.fr/moyen-orient/20130303-syrie-pourquoi-irak-refuse-demander-le-depart-bachar-el-assad/
(6) http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/29/les-ventes-d-armes-francaises-a-l-etranger-sont-reparties-a-la-hausse_4356603_3234.html
(7)http://www.euroalgerie.org/2014/09/15/de-la-lutte-contre-letat-islamique-ei-a-la-chasse-aux-musulmans-en-france/
(8)http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/La-communaute-internationale-unanime-dans-sa-condamnation-de-l-Etat-islamique-2014-08-19-1193946
(9)http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/09/15/etat-des-lieux-des-participants-a-la-coalition-contre-l-etat-islamique_4487310_3218.html

Cherchez L'Erreur's insight:

"Cette coalition d'intérêts afin de déclarer que l'EIIL est un "État" comme un autre n'est pas sans danger ; c'est même un énorme danger car sans véritable opposition, les pires crimes seront légitimés."

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Suis-je prolétaire ou suis-je bourgeois, faites le test !

Suis-je prolétaire ou suis-je bourgeois, faites le test ! | Cherchez l'Erreur - Blog économique et politique | Scoop.it

 

Suis-je prolétaire ou suis-je bourgeois, comment le savoir ?

La conscience d'appartenance à une classe sociale n'est pas innée, elle passe par un processus rationnel d'acquisition de certaines connaissances conduisant à l'identification de sa classe sociale.
Le principe de lutte des classes a maintes fois été décrié et discuté car, bien évidemment, la connaissance même de l'existence de classes sociales dominantes et de classes dominées, remet en question le système capitaliste comme système juste et donc l'existence de classes sociales qui en exploitent d'autres afin de continuer l'accumulation unilatérale de capital et de pouvoir.


Nous nous arrêterons juste sur les deux plus grandes classes sociales de fait, telles que Marx les définit et ne rentreront pas dans les autres considérations sociologiques existantes afin de ne pas complexifier la manière dont on peut comprendre les rapports de domination qu'établit le capitalisme.


En effet, dans une société capitaliste, c'est le système d'accumulation de capital qui sépare de force les intérêts des détenteurs de moyens de production et leurs alliés (grands commerçants, aristocratie financière, petite bourgeoisie) de ceux des travailleurs, la classe prolétaire, tout simplement parce que leurs objectifs divergent : les capitalistes bourgeois ont besoin d'exploiter de façon rentable la force de travail du prolétaire pour s'enrichir d'avantage, donc le font immanquablement au détriment des salaires et des conditions de travail des prolétaires, pendant que ces derniers, a contrario, aspirent à des conditions de travail sûres et à une vie digne. Les deux sont incompatibles, on dit que le capitalisme est un système ou les rapports de classe sont antagonistes, néanmoins les moyens de pouvoir sont le plus souvent du côté des capitalistes, il y a donc formation de facto d'une classe dominante bourgeoise.


Aussi, pour sous-diviser les prolétaires et les faire s'affronter, la bourgeoisie use et abuse de stratagèmes divers. Le capitalisme s'efforce de brouiller les pistes afin de défavoriser la prise de conscience de l'appartenance à l'une des classes, car si les prolétaires s'unissaient pour faire valoir leurs revendications, leur nombre supérieur et leur présence dans tous les secteurs stratégiques de l'économie, pousseraient évidemment les capitalistes à reculer ou à abdiquer.


L'un de ces stratagèmes est sans doute la création d'une classe moyenne, ou petite-bourgeoisie, dont la volonté est de s'affranchir de la classe prolétaire et de devenir bourgeoise. La bourgeoisie s'efforce de promouvoir ce modèle de méritocratie. Le capitalisme encourage les prolétaires qui ont un certain pouvoir d'achat à se définir comme classe moyenne et donc à aspirer à la propriété, au mode de vie bourgeois, à vouloir passer à la classe supérieure ou à vouloir faire passer leurs enfants dans la classe supérieure.


Malheureusement, le capitalisme ne laisse de véritable place à personne dans le podium de la haute-bourgeoisie, il ne peut offrir qu'une situation illusoire dans laquelle la classe moyenne peut se complaire à penser qu'elle est véritablement affranchie du statut de dominé de la classe prolétaire ou qu'elle pourra réussir à en affranchir la génération suivante.


Cette classe moyenne considère comme définitivement acquises ses revendications mais malheureusement se heurte (surtout dernièrement) à la dure réalité des crises qui secouent régulièrement le capitalisme et ses mouvements financiers agressifs dans lesquels n'existe aucune considération humaine.


Loin d'acquérir la conscience de sa réalité prolétaire, la classe moyenne et ses descendants prétendent trouver la solution aux crises dans les différents consensus permettant leur maintien au détriment d'une véritable lutte ou bien alors dans le protectionnisme nationaliste à outrance qui va préserver leurs acquis au détriment du sous-prolétariat, bien souvent aussi au détriment d'un groupe aux caractéristiques ethniques, culturelles et religieuses visibles ou définies.


Ces pseudo-alternatives ne s'attaquent bien évidemment pas à la racine du problème et peuvent même se révéler être de fausses promesses, tant dans l'un comme dans l'autre des cas où la force de pouvoir, la domination objective de la bourgeoisie et de l'aristocratie financière sur les travailleurs n'est que très pauvrement, voire nullement remise en question.


Effectivement, le problème a été mondialisé et l'émergence d'une conscience de classe n'en est que plus difficile, tant les raisons floues des conflits internationaux n'apportent pas de réponses claires aux questions des situations individuelles, que vivent les travailleurs, fomentant ci et là la naissance des régimes réactionnaires ou staliniens qui pratiquent un capitalisme d'état et une oligarchie bureaucratique qui exploite toujours la force de travail de la classe prolétaire.


Une seule chose est sûre, les classes moyennes sont objectivement aussi désarmées que les prolétaires les plus pauvres contre les décisions de la bourgeoisie : il y a bien pour ces classes moyennes, une domination de la bourgeoisie et une quasi-impossibilité de s'affranchir du statut de dominé.


La classe moyenne se révèle donc être, dans une certaine mesure, une illusion créée par l'endettement favorisé et par le désir bourgeois de propriété individuelle, trouvant sa limite réelle lorsque les conditions exigent un durcissement de la condition des travailleurs (austérité, chômage, inflation, etc...).
Il n'existe alors objectivement pas de classe intermédiaire dans le système de domination capitaliste.


Mais encore, comment pourrait-on alors définir plus concrètement son appartenance à l'une ou l'autre des classes, puisqu'il y a tout de même une différence entre le travailleur de classe moyenne, celui qui peut donner une éducation universitaire à ses enfants, possède un salaire confortable, deux voitures et une grande maison, et le travailleur pauvre, celui qui loue un HLM, possède une seule voiture à crédit et dont les enfants font des formations courtes, afin de subvenir aux besoins du foyer ou de s'émanciper pour le quitter ?


Il est nécessaire pour ce faire de repréciser quelques critères par lesquels on est exclus de la classe bourgeoise.


Par définition, le prolétaire n'a que sa force de travail (physique et intellectuelle) et ses enfants comme capital économique dont il peut disposer. Il est donc obligé de travailler (éventuellement de se constituer un petit capital) et d'éduquer ses enfants à travailler, ne pouvant leur léguer suffisamment de capital pour qu'ils puissent vivre sans travailler. Leurs enfants devront travailler eux aussi et se constituer un capital et ainsi de suite.


Le bourgeois possède assez de capital pour pouvoir vivre sans travailler ou en travaillant avec un rapport effort/bénéfice absolument faramineux en comparaison d'un travailleur moyen. Mais pour pallier à l'usure de son capital, il est obligé d'investir dans la production, la finance ou le commerce afin d'en tirer des bénéfices. Toutefois, que ce soit dans l'un de ces trois grands domaines, le bénéfice est toujours tiré de l'exploitation de la force de travail du prolétaire (la consommation de services, de produits financiers ou agro-industriels étant fonction de sa rémunération). Ses enfants héritent de ses richesses et bénéficient, s'ils le veulent, d'une éducation riche leur permettant soit d'occuper de nombreux postes à responsabilité, politiques ou entrepreneuriaux, soit d'apprendre à investir de façon efficace le capital hérité.


Une définition concrète (et d'une certaine manière « comptable ») du prolétaire pourrait être énoncée ainsi :


« Est prolétaire celui dont le capital constitué n'excède pas suffisamment le total de ses dettes (intérêts compris) comme pour pouvoir en vivre sans travailler, celui dont le capital investi ne rapporte pas les bénéfices nécessaires à la satisfaction de ses besoins vitaux et sociaux, une fois son usure compensée et les dettes remboursées, l'est aussi celui qui n'hérite pas d'un tel capital. »


Par exemple, le foyer prolétaire qui possède une maison à crédit, avec ses meubles et deux voitures, ou bien possède sa maison, ses meubles et deux voitures à crédit, ne peut absolument pas correspondre à ces critères, le capital subsistant ne lui suffirait pas pour vivre sans travailler.
Quand bien même son salaire lui permettrait de n'avoir aucun crédit et des dépôts bancaires en actions bien remplis, le bénéfice tiré ne pourra être qu'un supplément lui permettant de vivre confortablement.


Avec ce dernier exemple, nous atteignons les limites hautes de la définition d'un prolétaire car imaginons que ce dernier foyer puisse acquérir des biens immobiliers supplémentaires qu'il puisse mettre en location sans risquer son capital et bientôt il pourra subvenir à tous ses besoins et même capitaliser d'avantage passant ainsi à la catégorie de la véritable petite-bourgeoisie.


Seulement, il faut avouer que les conditions qui doivent être réunies afin que ce foyer prolétaire devienne petit bourgeois relèvent de conditions déjà exceptionnelles au départ, qui ne sont pas représentatives de la majorité des ménages moyens qui, bien que gagnant des salaires confortables, sont hautement endettés à une valeur au moins égale, sinon supérieure, au capital possédé et aux bénéfices qu'ils en tirent.


Pourquoi j'insiste sur cette notion d'endettement ? Vous aurez compris que, selon la définition plus haut, quelqu'un n'ayant pas un capital lui permettant de tirer des bénéfices (en revenus) supérieurs aux remboursement de sa dette, est obligé de travailler pour pouvoir payer le reste (celui qui ne peut être payé par les bénéfices sus-cités).

 

Cette notion comptable est importante, car elle définit celui qui est obligé de travailler pour vivre, à la grande différence de celui qui en est dispensé s'il le souhaite.
Ce n'est donc pas parce qu'on mène un train de vie confortable qu'on est un petit-bourgeois, on reste un prolétaire qui s'élève matériellement grâce à l'endettement.


Tout endettement comportant un risque inhérent à l'engagement de payer sa dette (et les intérêts), le confort matériel ne peut donc pas être confondu avec le confort de la position économique de la classe bourgeoise.
La classe moyenne est dans une position risquée, elle fait face au risque de se retrouver face à la perte de son travail et celui de devoir rembourser une partie de sa dette avec la totalité de son petit capital.
La dépendance de la classe moyenne à sont travail n'en est que plus forte.
Plus on est dépendant économiquement du salaire qu'on reçoit et plus on est en position de dominé.


En effet, la bourgeoisie se complaît à ne verser que le strict minimum nécessaire à la survie du prolétaire dont elle exploite la totalité de la force de travail, gardant une partie pour son enrichissement et ne reversant au salarié que ce qu'elle estime qu'il mérite pour revenir travailler le jour suivant, le reste le salarié l'obtient très souvent par l'endettement avec la bénédiction des banques.
La bourgeoisie tient ainsi en asservissement autant le prolétaire précaire que le prolétaire confortablement installé.


Mais cela suppose aussi autre chose, le temps est aussi un capital et celui qui le dépense pour fournir sa force de travail sans pouvoir choisir librement son temps d'effort, dispose de moins de temps disponible pour s'investir dans la lutte pour ses revendications ou s'occuper de sa famille.
Ainsi, lorsqu'un salarié veut manifester pour ses droits, il doit le faire soit sur son temps libre ou bien, si le cas l'exige, perdre son salaire en faisant une grève, risquant ainsi de se retrouver dans une position économique encore plus fragile.


Celui-ci possède donc objectivement moins de pouvoir que le bourgeois, faute de pouvoir librement occuper son temps. C'est là que réside l'injustice du système capitaliste et l'importance pour les prolétaires de pouvoir se regrouper et mettre en commun leurs forces afin de faire valoir leurs revendications, c'est un des rôles des syndicats que d'appuyer méthodologiquement, psychologiquement, matériellement et parfois financièrement les grévistes afin de pallier à la position de faiblesse qui caractérise l'isolement des salariés.


Il n'y a que par la synergie des forces de tous les prolétaires que les grandes luttes sociales ont été gagnées, que des révolutions ont été menées. C'est là que réside la seule force du salarié : dans la solidarité.
Mais cette solidarité ne peut émerger dans la division et la compétition entre prolétaires, il est nécessaire que tous les salariés, y compris ceux qui se croient le plus à l'abri, le moins dans le besoin, opèrent une prise de conscience de leur condition de dominé, de leur appartenance à classe prolétaire


Pourquoi est-il important de prendre conscience de sa classe ?


En prenant conscience de notre condition de classe dominée, nous mettons un terme à la croyance selon laquelle nos intérêts vont être conservés. Il ne s'agit pas seulement d'intérêts individuels ayant trait à notre pouvoir d'achat ou à notre confort matériel, il s'agit de notre intérêt à vivre dans un monde juste, à vivre sans pollution, à consommer des aliments sains, à décider des orientations technologiques, scientifiques et politiques, à maintenir la paix mondiale, à trouver des solutions aux inégalités mondiales, au réchauffement climatique.


La lutte pour nos intérêts n'est pas une lutte pour plus de propriété individuelle et ne saurait en aucun cas être comblée par l'acquisition de capitaux quelconques, elle est donc contraire aux intérêts bourgeois.
En outre, nous ne saurions rendre communs ni gérer collectivement ce qui fait partie de la propriété individuelle. La marchandisation du monde et de l'humanité nous mène dans une impasse.


Il est temps de transcender les différences qui subsistent entre prolétaires pour peser contre la bourgeoisie et penser à la création de biens communs gérés collectivement, penser aussi à la gestion collective des biens communs de l'humanité.


La haute-bourgeoisie se croît à l'abri des conséquences d'une telle destruction et d'un tel gaspillage car elle n'en subira que très tard les conséquences, nous ne sommes pas comme eux, nous serons les premiers à les subir !


Il est temps de ne plus tourner en rond en cherchant des alternatives qui conduisent à notre séparation en sous-divisions de prolétaires qui n'auraient pas de points communs.
Il est également inutile de croire que nous pouvons nous en sortir en évitant les obstacles que le capitalisme nous oppose, chaque jour plus nombreux, en espérant esquiver tout ses coups et, par chance, le fatiguer. Il va ronger tous les espaces du ring jusqu'à ce que nous étouffions.


L'alternative n'est pas dans le pas en arrière (retour vers le passé) ou le pas de côté (évitement, boycott ou que sais-je), l'alternative est dans le pas en avant, dans la progression d'une prise de conscience de notre situation, de la place que nous réserve ce système si nous n'osons pas le combattre de face sur son propre terrain.


Solidarité entre travailleurs, force collective, mise en commun et synergie des dominés contre individualisme, accaparement, exploitation et injustice des dominants.
Et toi, de quel côté es-tu ?

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Suis-je prolétaire ou suis-je bourgeois, comment le savoir ?

La conscience d'appartenance à une classe sociale n'est pas innée, elle passe par un processus rationnel d'acquisition de certaines connaissances conduisant à l'identification de sa classe sociale.
Le principe de lutte des classes a maintes fois été décrié et discuté car, bien évidemment, la connaissance même de l'existence de classes sociales dominantes et de classes dominées, remet en question le système capitaliste comme système juste et donc l'existence de classes sociales qui en exploitent d'autres afin de continuer l'accumulation unilatérale de capital et de pouvoir.


Nous nous arrêterons juste sur les deux plus grandes classes sociales de fait, telles que Marx les définit et ne rentreront pas dans les autres considérations sociologiques existantes afin de ne pas complexifier la manière dont on peut comprendre les rapports de domination qu'établit le capitalisme.


En effet, dans une société capitaliste, c'est le système d'accumulation de capital qui sépare de force les intérêts des détenteurs de moyens de production et leurs alliés (grands commerçants, aristocratie financière, petite bourgeoisie) de ceux des travailleurs, la classe prolétaire, tout simplement parce que leurs objectifs divergent : les capitalistes bourgeois ont besoin d'exploiter de façon rentable la force de travail du prolétaire pour s'enrichir d'avantage, donc le font immanquablement au détriment des salaires et des conditions de travail des prolétaires, pendant que ces derniers, a contrario, aspirent à des conditions de travail sûres et à une vie digne. Les deux sont incompatibles, on dit que le capitalisme est un système ou les rapports de classe sont antagonistes, néanmoins les moyens de pouvoir sont le plus souvent du côté des capitalistes, il y a donc formation de facto d'une classe dominante bourgeoise.


Aussi, pour sous-diviser les prolétaires et les faire s'affronter, la bourgeoisie use et abuse de stratagèmes divers. Le capitalisme s'efforce de brouiller les pistes afin de défavoriser la prise de conscience de l'appartenance à l'une des classes, car si les prolétaires s'unissaient pour faire valoir leurs revendications, leur nombre supérieur et leur présence dans tous les secteurs stratégiques de l'économie, pousseraient évidemment les capitalistes à reculer ou à abdiquer.


L'un de ces stratagèmes est sans doute la création d'une classe moyenne, ou petite-bourgeoisie, dont la volonté est de s'affranchir de la classe prolétaire et de devenir bourgeoise. La bourgeoisie s'efforce de promouvoir ce modèle de méritocratie. Le capitalisme encourage les prolétaires qui ont un certain pouvoir d'achat à se définir comme classe moyenne et donc à aspirer à la propriété, au mode de vie bourgeois, à vouloir passer à la classe supérieure ou à vouloir faire passer leurs enfants dans la classe supérieure.


Malheureusement, le capitalisme ne laisse de véritable place à personne dans le podium de la haute-bourgeoisie, il ne peut offrir qu'une situation illusoire dans laquelle la classe moyenne peut se complaire à penser qu'elle est véritablement affranchie du statut de dominé de la classe prolétaire ou qu'elle pourra réussir à en affranchir la génération suivante.


Cette classe moyenne considère comme définitivement acquises ses revendications mais malheureusement se heurte (surtout dernièrement) à la dure réalité des crises qui secouent régulièrement le capitalisme et ses mouvements financiers agressifs dans lesquels n'existe aucune considération humaine.


Loin d'acquérir la conscience de sa réalité prolétaire, la classe moyenne et ses descendants prétendent trouver la solution aux crises dans les différents consensus permettant leur maintien au détriment d'une véritable lutte ou bien alors dans le protectionnisme nationaliste à outrance qui va préserver leurs acquis au détriment du sous-prolétariat, bien souvent aussi au détriment d'un groupe aux caractéristiques ethniques, culturelles et religieuses visibles ou définies.


Ces pseudo-alternatives ne s'attaquent bien évidemment pas à la racine du problème et peuvent même se révéler être de fausses promesses, tant dans l'un comme dans l'autre des cas où la force de pouvoir, la domination objective de la bourgeoisie et de l'aristocratie financière sur les travailleurs n'est que très pauvrement, voire nullement remise en question.


Effectivement, le problème a été mondialisé et l'émergence d'une conscience de classe n'en est que plus difficile, tant les raisons floues des conflits internationaux n'apportent pas de réponses claires aux questions des situations individuelles, que vivent les travailleurs, fomentant ci et là la naissance des régimes réactionnaires ou staliniens qui pratiquent un capitalisme d'état et une oligarchie bureaucratique qui exploite toujours la force de travail de la classe prolétaire.


Une seule chose est sûre, les classes moyennes sont objectivement aussi désarmées que les prolétaires les plus pauvres contre les décisions de la bourgeoisie : il y a bien pour ces classes moyennes, une domination de la bourgeoisie et une quasi-impossibilité de s'affranchir du statut de dominé.


La classe moyenne se révèle donc être, dans une certaine mesure, une illusion créée par l'endettement favorisé et par le désir bourgeois de propriété individuelle, trouvant sa limite réelle lorsque les conditions exigent un durcissement de la condition des travailleurs (austérité, chômage, inflation, etc...).
Il n'existe alors objectivement pas de classe intermédiaire dans le système de domination capitaliste.


Mais encore, comment pourrait-on alors définir plus concrètement son appartenance à l'une ou l'autre des classes, puisqu'il y a tout de même une différence entre le travailleur de classe moyenne, celui qui peut donner une éducation universitaire à ses enfants, possède un salaire confortable, deux voitures et une grande maison, et le travailleur pauvre, celui qui loue un HLM, possède une seule voiture à crédit et dont les enfants font des formations courtes, afin de subvenir aux besoins du foyer ou de s'émanciper pour le quitter ?


Il est nécessaire pour ce faire de repréciser quelques critères par lesquels on est exclus de la classe bourgeoise.


Par définition, le prolétaire n'a que sa force de travail (physique et intellectuelle) et ses enfants comme capital économique dont il peut disposer. Il est donc obligé de travailler (éventuellement de se constituer un petit capital) et d'éduquer ses enfants à travailler, ne pouvant leur léguer suffisamment de capital pour qu'ils puissent vivre sans travailler. Leurs enfants devront travailler eux aussi et se constituer un capital et ainsi de suite.


Le bourgeois possède assez de capital pour pouvoir vivre sans travailler ou en travaillant avec un rapport effort/bénéfice absolument faramineux en comparaison d'un travailleur moyen. Mais pour pallier à l'usure de son capital, il est obligé d'investir dans la production, la finance ou le commerce afin d'en tirer des bénéfices. Toutefois, que ce soit dans l'un de ces trois grands domaines, le bénéfice est toujours tiré de l'exploitation de la force de travail du prolétaire (la consommation de services, de produits financiers ou agro-industriels étant fonction de sa rémunération). Ses enfants héritent de ses richesses et bénéficient, s'ils le veulent, d'une éducation riche leur permettant soit d'occuper de nombreux postes à responsabilité, politiques ou entrepreneuriaux, soit d'apprendre à investir de façon efficace le capital hérité.


Une définition concrète (et d'une certaine manière « comptable ») du prolétaire pourrait être énoncée ainsi :


« Est prolétaire celui dont le capital constitué n'excède pas suffisamment le total de ses dettes (intérêts compris) comme pour pouvoir en vivre sans travailler, celui dont le capital investi ne rapporte pas les bénéfices nécessaires à la satisfaction de ses besoins vitaux et sociaux, une fois son usure compensée et les dettes remboursées, l'est aussi celui qui n'hérite pas d'un tel capital. »


Par exemple, le foyer prolétaire qui possède une maison à crédit, avec ses meubles et deux voitures, ou bien possède sa maison, ses meubles et deux voitures à crédit, ne peut absolument pas correspondre à ces critères, le capital subsistant ne lui suffirait pas pour vivre sans travailler.
Quand bien même son salaire lui permettrait de n'avoir aucun crédit et des dépôts bancaires en actions bien remplis, le bénéfice tiré ne pourra être qu'un supplément lui permettant de vivre confortablement.


Avec ce dernier exemple, nous atteignons les limites hautes de la définition d'un prolétaire car imaginons que ce dernier foyer puisse acquérir des biens immobiliers supplémentaires qu'il puisse mettre en location sans risquer son capital et bientôt il pourra subvenir à tous ses besoins et même capitaliser d'avantage passant ainsi à la catégorie de la véritable petite-bourgeoisie.


Seulement, il faut avouer que les conditions qui doivent être réunies afin que ce foyer prolétaire devienne petit bourgeois relèvent de conditions déjà exceptionnelles au départ, qui ne sont pas représentatives de la majorité des ménages moyens qui, bien que gagnant des salaires confortables, sont hautement endettés à une valeur au moins égale, sinon supérieure, au capital possédé et aux bénéfices qu'ils en tirent.


Pourquoi j'insiste sur cette notion d'endettement ? Vous aurez compris que, selon la définition plus haut, quelqu'un n'ayant pas un capital lui permettant de tirer des bénéfices (en revenus) supérieurs aux remboursement de sa dette, est obligé de travailler pour pouvoir payer le reste (celui qui ne peut être payé par les bénéfices sus-cités).

 

Cette notion comptable est importante, car elle définit celui qui est obligé de travailler pour vivre, à la grande différence de celui qui en est dispensé s'il le souhaite.
Ce n'est donc pas parce qu'on mène un train de vie confortable qu'on est un petit-bourgeois, on reste un prolétaire qui s'élève matériellement grâce à l'endettement.


Tout endettement comportant un risque inhérent à l'engagement de payer sa dette (et les intérêts), le confort matériel ne peut donc pas être confondu avec le confort de la position économique de la classe bourgeoise.
La classe moyenne est dans une position risquée, elle fait face au risque de se retrouver face à la perte de son travail et celui de devoir rembourser une partie de sa dette avec la totalité de son petit capital.
La dépendance de la classe moyenne à sont travail n'en est que plus forte.
Plus on est dépendant économiquement du salaire qu'on reçoit et plus on est en position de dominé.


En effet, la bourgeoisie se complaît à ne verser que le strict minimum nécessaire à la survie du prolétaire dont elle exploite la totalité de la force de travail, gardant une partie pour son enrichissement et ne reversant au salarié que ce qu'elle estime qu'il mérite pour revenir travailler le jour suivant, le reste le salarié l'obtient très souvent par l'endettement avec la bénédiction des banques.
La bourgeoisie tient ainsi en asservissement autant le prolétaire précaire que le prolétaire confortablement installé.


Mais cela suppose aussi autre chose, le temps est aussi un capital et celui qui le dépense pour fournir sa force de travail sans pouvoir choisir librement son temps d'effort, dispose de moins de temps disponible pour s'investir dans la lutte pour ses revendications ou s'occuper de sa famille.
Ainsi, lorsqu'un salarié veut manifester pour ses droits, il doit le faire soit sur son temps libre ou bien, si le cas l'exige, perdre son salaire en faisant une grève, risquant ainsi de se retrouver dans une position économique encore plus fragile.


Celui-ci possède donc objectivement moins de pouvoir que le bourgeois, faute de pouvoir librement occuper son temps. C'est là que réside l'injustice du système capitaliste et l'importance pour les prolétaires de pouvoir se regrouper et mettre en commun leurs forces afin de faire valoir leurs revendications, c'est un des rôles des syndicats que d'appuyer méthodologiquement, psychologiquement, matériellement et parfois financièrement les grévistes afin de pallier à la position de faiblesse qui caractérise l'isolement des salariés.


Il n'y a que par la synergie des forces de tous les prolétaires que les grandes luttes sociales ont été gagnées, que des révolutions ont été menées. C'est là que réside la seule force du salarié : dans la solidarité.
Mais cette solidarité ne peut émerger dans la division et la compétition entre prolétaires, il est nécessaire que tous les salariés, y compris ceux qui se croient le plus à l'abri, le moins dans le besoin, opèrent une prise de conscience de leur condition de dominé, de leur appartenance à classe prolétaire


Pourquoi est-il important de prendre conscience de sa classe ?


En prenant conscience de notre condition de classe dominée, nous mettons un terme à la croyance selon laquelle nos intérêts vont être conservés. Il ne s'agit pas seulement d'intérêts individuels ayant trait à notre pouvoir d'achat ou à notre confort matériel, il s'agit de notre intérêt à vivre dans un monde juste, à vivre sans pollution, à consommer des aliments sains, à décider des orientations technologiques, scientifiques et politiques, à maintenir la paix mondiale, à trouver des solutions aux inégalités mondiales, au réchauffement climatique.


La lutte pour nos intérêts n'est pas une lutte pour plus de propriété individuelle et ne saurait en aucun cas être comblée par l'acquisition de capitaux quelconques, elle est donc contraire aux intérêts bourgeois.
En outre, nous ne saurions rendre communs ni gérer collectivement ce qui fait partie de la propriété individuelle. La marchandisation du monde et de l'humanité nous mène dans une impasse.


Il est temps de transcender les différences qui subsistent entre prolétaires pour peser contre la bourgeoisie et penser à la création de biens communs gérés collectivement, penser aussi à la gestion collective des biens communs de l'humanité.


La haute-bourgeoisie se croît à l'abri des conséquences d'une telle destruction et d'un tel gaspillage car elle n'en subira que très tard les conséquences, nous ne sommes pas comme eux, nous serons les premiers à les subir !


Il est temps de ne plus tourner en rond en cherchant des alternatives qui conduisent à notre séparation en sous-divisions de prolétaires qui n'auraient pas de points communs.
Il est également inutile de croire que nous pouvons nous en sortir en évitant les obstacles que le capitalisme nous oppose, chaque jour plus nombreux, en espérant esquiver tout ses coups et, par chance, le fatiguer. Il va ronger tous les espaces du ring jusqu'à ce que nous étouffions.


L'alternative n'est pas dans le pas en arrière (retour vers le passé) ou le pas de côté (évitement, boycott ou que sais-je), l'alternative est dans le pas en avant, dans la progression d'une prise de conscience de notre situation, de la place que nous réserve ce système si nous n'osons pas le combattre de face sur son propre terrain.


Solidarité entre travailleurs, force collective, mise en commun et synergie des dominés contre individualisme, accaparement, exploitation et injustice des dominants.
Et toi, de quel côté es-tu ?


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Si je devais expliquer le monde à ma fille.

Si je devais expliquer le monde à ma fille. | Cherchez l'Erreur - Blog économique et politique | Scoop.it

 

Si je devais expliquer le monde à ma fille, j'utiliserais des mots simples pour des choses compliquées.

"Le monde est fait d'illusion et de réalité.
Il y a l'illusion du haut et la réalité d'en bas.
Puis il y a toujours la mort et parfois la vie, mais toujours la mort.
Dans l'illusion il y a ceux du haut, ceux qui te regardent de haut et il y a ceux d'en bas qui regardent vers le haut.
Ils décident pour les autres, font des choses de façon individuelle, la course à celui qui arrivera le plus haut.
En haut, on ne vit que pour ses propres intérêts.
Ils vivent dans l'illusion qu'ils vont échapper à la mort, ils font des musées et des monuments pour échapper à la mort, pour exister après la mort.
Ils aiment célébrer celui qui est arrivé le plus haut lorsqu'il arrive tout en bas, c'est à dire quand il est mort, pour donner l'illusion qu'il est encore en haut.
Il y en a même certains, très peu, qui ont toujours vécu en bas mais lorsqu'ils meurent on les propulse en haut pour faire croire aux autres qu'il avait sa place en haut.
L'illusion est aussi de croire que quand on est en bas ils vont nous tirer vers le haut, tous, avec eux, mais dans leur panthéon il n'y aura pas de place pour tout le monde.
Puis, il y a la réalité : quand t'es en bas tu restes en bas car ceux du haut te maintiennent en bas, ceux du haut t'écrasent, tu leur sers d'échelle pour qu'ils s'élèvent.
Quand t'es en bas il n'y a pas de monuments, pas de musées pour ceux du bas, la mort attend ceux du bas comme ceux du haut et ceux du bas savent qu'ils ne peuvent pas échapper à la mort.
Leur mort c'est dans l'anonymat qu'ils la vivent, c'est en bas.
Ils ont beau regarder vers le haut, cherchant une main tendue, rien ne vient d'en haut.
Si tu veux t'élever tu n'as qu'à lutter, beaucoup, en te servant des autres pour monter comme ils le font et avec un peu de chance quelqu'un d'en haut te voit, et avec encore un peu de chance celui qui te voit te donne la main, et encore avec un peu de chance il ne se sert pas de toi pour monter lui-même et ne te lâche pas en pleine montée.
Car ça arrive parfois d'aller avec ceux du haut, mais rarement, et à quel prix ?
Combien de gens tu laisses en bas ?
Peux-tu appeler ça de la chance ?
Est-ce que la chance c'est d'avoir de grosses voitures, une immense maison, des servantes, beaucoup d'argent, beaucoup de choses, beaucoup d'objets, tout ce que tu veux ? Au final, mais que veux-tu ?
Est-ce que tu es content(e) parce que tu crois que tu as échappé à la réalité ? Pourtant à la fin elle te rattrape toujours, au moment de la mort tu finis en bas.
Quand tu retournes en bas à qui parleras-tu ? À ceux que tu as laissé mourir loin de toi ? Dans l'indifférence ? Ceux que les autres d'en haut ont écrasé pour toi, pour que tu puisses aller en haut ? Parce que pour monter au dessus des autres il faut des marches et des marches en bois tout le monde peut les monter, mais marcher par dessus les autres, ça c'est un privilège réservé à ceux d'en haut.
Les crimes et les injustices de ceux d'en haut sont proportionnels à la mort de ceux d'en bas. Tant qu'il y aura des gens en bas, le haut sera celui qui s'appuie dessus, la mort viendra par le haut.
Ils distribuent la mort pour s'en conjurer.
Quelle valeur a une personne ? Pour ceux d'en bas elle n'a pas de valeur en vrai, parce que ceux d'en bas sont tous en bas, mais ceux d'en haut en donnent une de valeur, la valeur d'une personne ils la mesurent à ce qu'elle peut endurer pour les faire monter ou les maintenir en haut.
Alors ils nous imposent l'idée qu'une personne a une valeur et que plus elle est haut plus elle a de valeur et plus elle les soutient et moins elle en a.
Mais peu importe, parce qu'on pourrait se bagarrer pour savoir si la personne qui soutient n'a pas au final plus de valeur que celle qui est en haut, la réalité c'est qu'on ne peut pas dire qu'une personne ait plus de valeur qu'une autre, on finit tous en bas, avec les autres.
L'important alors n'est pas de savoir si tu vaux quelque chose de plus que ton voisin, si tu es plus haut ou plus bas, l'important c'est de comprendre qu'il y a une réalité et une illusion.
Tu peux vivre dans l'illusion ou tu peux vivre dans la réalité.
Tu peux vivre en bas en regardant vers le haut ou bien regarder le bas en face.
Car vivre en regardant vers le haut c'est mourir, ce n'est pas vivre, c'est attendre que les choses arrivent, que la mort arrive et vivre en haut ce n'est pas vivre, c'est donner la mort.
On n'a qu'un temps pour vivre alors il faut regarder la mort en face, puis vivre malgré elle, en sachant qu'elle est là mais sans l'attendre, sans la craindre.
Il n'y a que ceux d'en haut qui craignent la mort car ils n'ont pas vécu, car ils cherchent la vie en étant dans la mort, car ils craignent de retomber dans la réalité.
Si tu vis dans la réalité tu sais que tu fais partie de ceux du bas, des humains, de la Terre, des êtres vivants qui n'ont qu'un temps, qui vivent avec leur temps, avec les autres du bas et que les autres du bas vivent avec toi.
Tu dépends d'eux, même en haut, tu dépends de la réalité, même dans l'illusion ; car dans l'illusion fait parfois irruption la réalité et ce jour là soit tu tombes de haut, soit tu es déjà en bas.
La vie mène toujours à la mort, qu'on aille en haut ou qu'on reste bas, on revient en bas avec tous les autres, avec la Terre, dans la réalité.
Vivre dans la réalité, vivre en bas avec la possibilité de faire vivre, de répandre la réalité, ou vivre en bas avec la possibilité de subir la mort de ceux d'en haut car en haut on ne vit que par la mort, on vit en haut préoccupé par sa propre mort et sans préoccupation pour la mort qu'on donne aux autres.

Le haut, le bas, l'illusion, la réalité et puis la vie, avec son temps, avec sa mort ; voilà de quoi est fait le monde."

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MALDIVES : QUI SE CACHAIT DERRIERE LE COUP D'ETAT DE 2012 ?

MALDIVES : QUI SE CACHAIT DERRIERE LE COUP D'ETAT DE 2012 ? | Cherchez l'Erreur - Blog économique et politique | Scoop.it

MALDIVES : QUI SE CACHE DERRIERE LE COUP D’ÉTAT? (ARTICLE ÉCRIT EN 2012)

Alors qu'à la "surprise générale" des manifestations ont soudainement dérapé aux Maldives, les Etats -Unis ont reconnu de Facto le nouveau régime du président par intérim Mohamed WAHEED opposant islamiste (partisan de l'application de la Charia) à son prédécesseur démocrate (à ne pas confondre avec le "nouvel ex-président" forcé de démissionner Mohamed NASHEED qui fut élu en 2008 lors des premières élections présidentielles démocratiques de l'île après 30 ans de dictature sanguinaire sous Mamoon Abdul Gayoom.).

Mais quel peuple pourrait bien en vouloir à un président qui faisait sortir fin 2011 son pays de la liste des PMA (Pays Moins Avancés), qui faisait enfin fleurir la liberté de la presse et le respect des droits de l'Homme alors que 85000 touristes parcouraient cette année là un paradis de sable fin et de lagons turquoises?

Et voici que l'on apprend que ce nouveau président fraîchement élu(Mohamed NASHEED) destitué de force s’apprêtait a faire arrêter un juge, le président de la Cour d'assises, Abdulla Mohamed pour corruption.

Ce juge, un ancien du régime dictatorial, fait partie de la longue liste de protecteurs de la famille du dictateur et des bourreaux de la dictature.(1) Amnesty International démontre à quel point les anciens membres de la répression sont toujours actifs sur l'île (2).

Ce sont donc les anciens des services de police, encore partisans de la corruption, qui ont commencé à protester après cette arrestation encouragés par Mohamed WAHEED.

 

Mais l'histoire ne s'arrête pas là, pourquoi les anciens criminels jouissent-ils du soutien des USA ?

En fait, les USA et la G-B possèdent d'énormes effectifs sur l'"île-base" militaire de Diego Garcia dans l'archipel des Chagos voisin des Maldives, cette base est d'autant plus importante qu'elle est souvent le théatre d'opérations d'envergure pour le contrôle du Golfe Persique, de l'Afrique de l'Est et de la Mer Rouge, mais aussi d'opération plus opaques et classifiées "secret d'Etat" : 550 tonnes d'uranium avaient secrètement transité par cette base en 2008 lors de la chute du gouvernement Iraquien (3)(4).

Or , fin 2010 et début 2011,le gouvernement Mauricien et les associations des réfugiés du Chagos (population déplacée de force par la G-B en violation du droit international) soutenus par le gouvernement des Maldives de M. NASHEED entendent faire front commun pour récupérer ce territoire.(5)

Ceci n'arrange pas du tout les affaires occidentales et dernièrement ils ont joué leur dernière carte pour garder la main mise sur les Chagos en plaidant pour un Parc Marin protégé autour de l'ile de Diego Garcia, comme l'a révélé Wikileaks (6). Le premier tribunal saisi par l'Ile Maurice et la commission des Nations Unies pour les extensions de plateaux continentaux leur ont été défavorables (une fois n'est pas coutume) malgré les efforts diplomatiques déployés (7), mais la Haute Cour de Londres leur a été favorable et doit encore se prononcer en appel, la situation pourrait bien se renverser.

Tout cela avait déjà déclenché une crise politique en août 2011 à l'île Maurice sans que les responsables de cette crise parviennent à renverser le gouvernement qui rappelons-le est plutôt favorable à la Chine ce qui les arrange encore moins.

Cette nouvelle crise qui touche cette fois le principal soutien des Chagossiens sonne comme une menace aux mauriciens et aux associations chagossiennes devant l'approche de la date fatidique de l'audience le 9 mars 2012 devant la Haute Cour de Londres des deux parties opposées.(8)



Sources :
(1) http://www.lachambre.be/kvvcr/showpage.cfm?section=qrva&language=fr&cfm=qrvaXml.cfm?legislat=53&dossierID=53-b067-662-0113-2011201208334.xml
(2) http://www.amnesty.fr/Presse/Communiques-de-presse/Maldives-Les-membres-du-gouvernement-chasses-du-pouvoir-ne-doivent-pas-etre-persecutes-4597
(3) http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/26941038
(4) http://www.monde-diplomatique.fr/2001/12/MALAISE/15941
(5) http://www.kotzot.com/chagos-soutien-des-maldives-a-maurice-pour-contester-le-projet-de-parc-marin/
(6) http://www.kotzot.com/wikileaks-chagos/

(7)
http://www.mediaterre.org/ocean-indien/actu,20110517103600.html
(8) http://www.temoignages.re/breves-nouvelles-chagossiennes,53698.html



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Mme Obama, #BringBackOurAfrica !

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Marre de la vision misérabiliste de l'Afrique et des solutions infantilisantes qu'on propose à chaque fois ! Que ce soient de grands dirigeants, leurs femmes ou les autres participants, à chaque partition de cette grande mascarade impérialiste, on veut nous instiller cette idée que l'Afrique serait en fait l'idiot du village, l'inconscient qu'il faut sans cesse aller secourir, incapable qu'il est de se sortir tout seul des problèmes et de combattre les injustices.

C'est oublier les nombreux combats avortés de force en Afrique : Kwame Nkrumah, Thomas Sankara, Patrice Lumumba pour n'en citer ici que ceux qui en ont payé le plus médiatique tribut, car on ne compte pas les millions de challengers qui se battent tous les jours pour des états de droit et l'instauration d'un climat préalable à la poursuite des grandes valeurs humaines. L'Afrique est remplie de démocrates, tout le monde le sait en Afrique, mais ils sont bizarrement bâillonnés par les médias occidentaux.

C'est oublier que le destin des filles en Afrique ne se résume nullement à la fatalité de la violence mais qu'il mène certaines d'entre elles à réussir leur vie de façon digne et à mener des combats politiques. L'Afrique est remplie de femmes dignes, indépendantes et fortes, tout le monde sait ça en Afrique, mais bizarrement cela les médias occidentaux ne le montrent pas.

C'est oublier que la dictature et la corruption ne sont pas l'exclusivité des Africains et que chaque jour ils rêvent éveillés de se débarrasser des profiteurs qui pullulent grâce à l'appui militaire et financier des puissances occidentales. Les Africains le savent, les autres aussi, mais les grands médias n'en parlent pas.
C'est oublier que les Africains connaissent la solution à leurs problèmes, mais face à une véritable stratégie de la terreur sont fortement incités à ne pas tenter de les mettre en place. Le terrorisme et la guerre profitent à l'impérialisme mais ça aussi les médias occidentaux oublient de le mentionner.
C'est que les médias occidentaux n'appartiennent plus aux populations de travailleurs de l'Occident, mais à la grande bourgeoisie capitaliste, qui est celle qui a le plus intérêt à dévaliser les territoires et exploiter les populations pour s'enrichir sur des marchés financiers toujours plus voraces. Quand les médias occidentaux parleront du pouvoir du capital, c'est parce que les peuples occidentaux auront repris ce qui leur appartient.

Stop à l'hypocrisie ! Pendant que sous de diverses excuses « on porte secours à l'Afrique » en se faisant passer pour des justiciers, on pille tout un continent et on détruit des milliers de vies.
Pourtant, dès qu'on arrêtera, la vie reprendra de plus belle, car il y a des hommes, femmes et enfants en Afrique qui n'ont pas attendu que tout cela se termine pour commencer à reconstruire.
Ils construisent tous les jours comme des millions de fourmis, et reconstruisent encore par derrière lorsque les bottes militaires marchent d'un pas lourd sur leur fourmilière.
Pourtant ce ne sont pas les populations qui sont petites, ni les grands esprits qui les habitent, c'est la guerre et le terrorisme qui sont d'une violence inouïe.
Cette terreur qui paralyse les consciences et brouille les idées pour servir des intérêts obscurs, cette terreur qui remet en cause nos valeurs les plus profondes car elle est inhumaine, elle nous fait accepter n'importe quelle aide à n'importe quel prix... Et quel prix ! Celui de la liberté, celui de la justice, celui de la paix.
Ils ont pris en otage l'Afrique, ils n'ont qu'à nous la ramener.

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La fin du prêt-à-penser bourgeois ! Plaidoirie pour un monde juste et visionnaire.

La fin du prêt-à-penser bourgeois ! Plaidoirie pour un monde juste et visionnaire. | Cherchez l'Erreur - Blog économique et politique | Scoop.it

Vous vous sentez blasé, vous vous demandez pourquoi malgré vos efforts (au travail, dans la vie, avec vos enfants, avec votre corps, ...),  on vous exige d'être encore plus. Pourtant, il paraîtrait que toutes les solutions sont à votre portée, la société semble mettre à votre disposition tellement de choses que vous finissez par croire que c'est de votre faute si vous n'y arrivez pas. Du moins, si vous ne le pensez pas de ce point de vue négatif, vous vous interrogez sur ce que vous pourriez faire pour sortir encore plus de l'ordinaire, pour atteindre vos ambitions et vous enclenchez alors une recherche d'adaptation au système en allant toujours plus loin, pour avoir toujours plus, en vous disant que, puisque c'est ainsi, il faut en profiter. Ou bien alors, vous sentez qu'il faut aller contre ce système et vous pensez avoir trouvé la manière de vous démarquer de la foule en essayant des alternatives...proposées pour survivre dans le système. Et bien que vous pensiez être complètement détaché de toute société capitaliste, de toute compétition pour une vie meilleure, vous restez à la lisière de celle-ci tantôt profitant des avantages, tantôt évitant les inconvénients, mais toujours survivant au dedans.
Même que parfois vous arrêtez de penser à votre petite vie et vous vous surprenez à penser à la vie des autres, ceux que vous voyez dans un écran crever de faim à l'autre bout du monde ou de froid au coin de la rue ; vivre leur misère n'a rien en comparaison de la vôtre, bien plus légère.
De temps en temps vous croisez une publicité qui vous fait rêver qu'il est possible de vivre dans un monde meilleur, idéal, sans problèmes. Mais où est-il ce monde ?
Vous avez beau réfléchir, le chercher, il n'existe pas. Pas même dans le passé que vous pensez connaître grâce à votre éducation scolaire. Ou alors au contraire vous pensez qu'il se trouve dans ce passé mais votre manque de connaissance vous amène sûrement à idéaliser ce temps de jadis.
D'ailleurs, vous comprenez mal ce temps où les gens se faisaient la guerre pour des idées alors que la guerre d'aujourd'hui, c'est pour éviter qu'on se fasse la guerre pour des idées. Il était un temps où les horreurs de la guerre étaient visibles en bas de chez soi et non pas à la télévision, vous auriez peur que ça recommence et tout compte fait vous êtes content(e) de ne pas vivre en Syrie ou dans l'est du Congo.
Alors vous retombez sur votre réalité et vous vous dites "Pourquoi est-ce que je me prends la tête ? C'est comme ça, on ne va pas changer le monde !"
Vous y étiez presque, mais il y a quelque chose qui vous a empêché de poursuivre ; vous êtes tombé dans le fatalisme capitaliste.
Celui qui vous fait peur et qui vous éloigne de votre condition humaine, celui qui vous éloigne de la pensée, qui vous dit "Arrête de réfléchir !"
Mais j'ai une proposition originale à vous faire : et si nous réfléchissions ? Si nous pensions que le capitalisme est un système qui nous fait adhérer à ses crimes ? Si nous pensions que pour les plus riches nous ne sommes rien que des bras qui soutiennent le socle sur lequel ils vivent, socle qui ma foi est bien confortable au vu de notre condition et encore plus de celle des plus pauvres.
Si je vous disais que demain, vous qui pensez être à l'abri des guerres, vous pourriez vous retrouver à la rue avec vos enfants en train de fuir un massacre ?
Non ! Impensable ! Vous ne le méritez pas !... et pourtant c'est ça le crime du capitalisme.
C'est le crime de considérer que l'humain n'est rien, c'est de croire que par notre participation à leur monopole de l'argent et des moyens de production, nous dominons le paysage des humains ordinaires, que nous méritons notre place alors qu'il n'y a aucun vrai mérite.
Si nous voyons des pauvres à la télé bien assis dans notre canapé et nous ne faisons rien, contents d'échapper à cette injustice, qui empêche les plus puissants de faire pareil avec nous, le jour où cela arrivera ?
Constatons qu'être complices du capitalisme ne nous en prémunit malheureusement pas !

Mais là n'est pas mon propos, mon propos n'est pas de vous faire peur, bien que j'essaie de vous en faire prendre conscience.
Mon propos est de vous proposer d'oser réfléchir à une solution, une solution taboue, une vraie alternative là où le système capitaliste vous cantonne à la passivité et à la résignation. Le prêt-à-penser bourgeois ne vous suffit plus, alors il faut commencer par oser penser autre chose !
Oui, il existe autre chose : le communisme. Nous pensons bien connaître ce communisme, mais connaissons-nous vraiment ce qu'il est ?
Je préfère que vous répondiez à cette question par vous-même en lisant des livres car il serait trop long d'expliquer ici ce que Marx ou Engels ont essayé de théoriser sous le nom de socialisme.
Il serait aussi trop réducteur de vouloir résumer le communisme à un seul article. Faute de pouvoir faire ce travail, j'essaie brièvement, par le biais de ce texte, d'enclencher en vous le désir de vous interroger et de réfléchir à ce que vous pensez déjà savoir. Car il n'est de certitude que celle de celui qui croît tout comprendre et je ne prétends pas non plus détenir la vérité, seulement, je constate que le fatalisme nous a empoisonné et que nous ne trouvons plus de moteur intellectuel pour arrêter cette machination criminelle qui permet aux uns de s'enrichir sur le dos des autres et parfois nous permet de négocier quelques miettes de pain pour se sentir plus éloignés du mal qui accable nos semblables, partout dans ce monde, à cause de l'avidité de quelques uns.

C'est étonnant de constater la manière avec laquelle tout le monde est d'accord pour dire que le communisme a fait des millions de morts (encore qu'en parlant de "communisme" ils font référence à des dictatures pratiquant souvent un capitalisme d’État), mais que personne ne pense à attribuer au capitalisme les centaines de millions de morts qu'il a causées (sous ses différentes formes : impérialisme, fascisme, colonialisme, esclavagisme, ultra-libéralisme) et les milliards de personnes maintenues actuellement dans un état avancé de misère à cause de ce même capitalisme vorace qui marchandise le monde.
Cela révèle un manque de conscience profond de ce que signifie le capitalisme en tant que système de domination injuste, inhumain et un manque d'objectivité dans la manière de concevoir le communisme seulement comme une dictature capitaliste. En somme, nous sommes tellement infectés par le fatalisme capitaliste que nous ne sommes pas en mesure de réaliser qu'il existe une alternative efficace, viable et humaine à ce système cannibale, nous pensons même que les crimes de l'URSS sous Staline, sont attribuables au communisme, alors qu'il s'agit bien des crimes d'un capitalisme d’État.
Dès lors, nous sommes incapables de concevoir le communisme comme alternative au capitalisme et en cherchons d'autres moins "criminelles" à nos yeux.
C'est là qu'interviennent les symptômes de la perversion qu'opère en nous le capitalisme. Ces symptômes apparaissent sous la forme d'adhésion à des prêt-à-penser bourgeois, de fausses alternatives.
En effet, cette alternative ne peut en aucun cas se trouver dans un retour à la une vie paysanne soumise aux aléas de la nature et dépendante d'une bourgeoisie de commerçants qui l'exploite. Elle ne peut en aucun cas justifier que nous soyons obligés d'opérer un retour forcé au travail agricole parce qu'aucune autre alternative ne nous est permise par la classe dominante ; ceci serait nous soumettre encore plus au capitalisme et abandonner notre liberté de choisir notre éducation et notre métier au profit d'une bourgeoisie monopolistique qui s'occuperait de nous allécher avec son argent (ultime passeport pour élever son niveau de vie), de nous vendre ce que nous n'aurons pas le temps de produire, d'organiser pour nous les orientations techniques et la connaissance scientifique en fonction de ses propres besoins, de monopoliser (et de nous vendre contre monnaie) tout un tas de secteurs comme la santé, l'économie globale, l'épargne, l'éducation, la défense, ... Mais n'est-ce pas déjà ce qui se passe ? Oui, c'est le serpent qui se mord la queue ! Le cercle vicieux dans lequel nous choisissons d'être.
En subsistant ainsi, cette classe bourgeoise restera dominante ; quand bien même ils n'arriveraient pas à nous imposer pacifiquement leur mode de vie en échange de l'exploitation de notre force de travail, leur avantage technique aurait finalement raison par la force de notre volonté, comme les colonisations l'ont toujours démontré.
Seule une expropriation complète des moyens de production à la faveur des masses laborieuses, pourra avoir raison de cette classe dominante. Ce n'est que lorsqu'ils auront rendu aux travailleurs les moyens par lesquels ils les exploitent et ce n'est que lorsque ce peuple aura repris possession de ces moyens sans verser de contre-partie, que nous serons libérés de l'injustice du capital.
Car il est une autre idéologie capitaliste qui voudrait qu'en nationalisant les moyens de production sous l'égide d'un capitalisme d’État, nous mettions fin à cette injustice ; c'est oublier que cette négociation avec la bourgeoisie pour un transfert fiduciaire du capital vers un organe étatique (souvent avec une contrepartie financière), ne permet ni aux travailleurs de s'affranchir de sa domination en politique, ni de s’approprier ces ressources qui seraient alors éloignées du prolétariat et administrées par une classe bureaucrate dont le seul but sera la rentabilité budgétaire.
Quand bien même par l'expression du vote démocratique l’État serait plus enclin à rendre des comptes à ses électeurs et la classe politique plus représentative de l'électorat, il demeurerait une classe de bourgeois capables d'influencer tous ces bureaucrates ayant la lourde charge de gérer les biens de l’État, qui n'auraient aucun mal à faire jouer de leurs relations pour placer leurs enfants dans ces hautes sphères administratives, jusqu'à plonger ce dernier dans une sorte d'oligarchie à conflits d'intérêts incessants.
Ce ne sont pas les partis de la "gauche de la gauche", trop occupés à marchander des électeurs et des concessions au capitalisme qui vont nous sortir de cet enfer humain appelé monde !

Alors que faire ? Que penser ? Ne plus penser ?
Tout le contraire, les détenteurs de capital seraient trop heureux de nous voir encore passifs, pacifiés, inactifs... Ils nous faut activer notre prise de conscience ! N'ayons pas peur des mots !
Ne nous interdisons plus de penser (et de nous souvenir) ce que le communisme est capable de réaliser lorsque les moyens de production, d'organisation, d'administration sont rendus aux travailleurs, lorsqu'eux mêmes ont les moyens de planifier l'économie comme un moyen pour leur propre bénéfice et de façon juste.
Ce ne sont pas des classes bourgeoises, détachées des problèmes que subissent les prolétaires, qui vont se soucier de nous trouver des solutions à nos problèmes ! Le communisme n'est pas leur solution, c'est notre solution aux problèmes qu'ils ont créé et dont ils ne subissent pas les conséquences !

Le communisme (la collectivisation et l'administration commune des moyens de production par les citoyens issus de la masse laborieuse) est le seul moyen de trouver une solution objective et existante aux problèmes significatifs de l'humanité, car ce sont ceux qui sont les plus touchés par le réchauffement climatique, par la misère, par les problèmes sociaux, par la discrimination, qui sont le plus à même de pouvoir décider de leur sort. Réapproprions-nous le droit de penser. Réapproprions-nous les moyens de production. A chaque échec du capitalisme (plans sociaux, fermetures d'usine, délocalisations, etc...) soyons là pour exiger que tout nous soit restitué. A chaque injustice créée par des privatisations, par des politiques discriminatoires, dénonçons le manque de contrôle, les conflits d'intérêt et exigeons la réappropriation des administrations par un système de contrôle citoyen.
Soyons des citoyens visionnaires, soyons unis contre le capitalisme criminel, séculaire et archaïque qui nous exploite et nous tue ! Soyons unis et avant-gardistes, ne laissons pas les obscurantistes proposer des solutions qui les arrangent, proposons notre communisme !

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Et si les Ukrainiens étaient morts pour le TAFTA ?

Et si les Ukrainiens étaient morts pour le TAFTA ? | Cherchez l'Erreur - Blog économique et politique | Scoop.it

«Le monde est plus sûr et plus juste quand l'Europe et les Etats-Unis sont solidaires. L'Europe, notamment l'Union européenne, est la pierre angulaire de notre engagement dans le monde.
(...)
Il est nécessaire pour l'Europe de diversifier ses sources d'énergie, de ne plus rester très dépendante des importations de gaz russe »

Partant de ces propos tenus par le président Barack Obama lors du sommet US-UE de Bruxelles le 26 mars 2014 j'ai été amené, comme certains d'entre-vous, à me poser un certain nombre de questions.

Quel lien, me direz-vous, entre la sanglante "révolution Maïdan" et le Traité de Libre Échange Trans-Atlantique (TAFTA : Trans-Atlantic Free Trade Agreement en anglais) ?


C'est qu'en tout état de cause, ces derniers jours, on est en droit de se demander si derrière tout ce grabuge il n'y a pas aussi une opaque stratégie de conquête des marchés. Pourquoi toute cette polémique autour du gaz, alors qu'il s'agissait, en théorie, de résoudre une affaire de légitimité politique du pouvoir ukrainien ?

Mais si bien le citoyen averti aura compris qu'en politique, comme en diplomatie, rien n'est dénué d'intérêts avares, a-t-il vraiment saisi que les enjeux du gaz dépassent largement la question locale de ce pays ?

Le soudain sursaut anti-Russe.

Au vu des décisions politiques du nouveau gouvernement Ukrainien d'arrêter les subventions à la consommation du gaz importé sur son sol depuis la Russie, au vu des prévisibles sanctions russes sur les accords commerciaux entre les deux pays qui mettent fin à la réduction artificielle des prix et au vu des répercussions que ces décisions auront sur l'économie européenne (tout aussi dépendante du gaz russe), le citoyen reste perplexe.

Tout se passe comme si la volonté d'éloigner politiquement et diplomatiquement l'Ukraine et l'Union Européenne de la Russie, était d'avantage une affaire de gaz, une façon de mettre fin aux accords gaziers entre les deux régions (et par là même provoquer une augmentation inévitable des prix), qu'une véritable condition sine qua non de la résolution diplomatique de la crise politique Ukrainienne et de la résolution des problèmes démocratiques du pays.

En effet, si bien une partie du peuple Ukrainien réclamait légitimement un rapprochement avec l'U.E. et une dépendance moins forte vis-à-vis de la Russie, les nouveaux responsables politiques avaient-ils pour autant intérêt à rompre définitivement tout accord commercial avec la Russie jusqu'à provoquer une augmentation prévisible de 50% des prix du gaz en Ukraine (1)? Est-ce vraiment l'intérêt des ukrainiens qui est défendu ?
De même, l'U.E. a-t-elle vraiment intérêt à voir sa facture de gaz gonfler en pratiquant une véritable guerre économique envers la Russie ?

De l'autre côté de l'eau.

Pendant que nos hommes politiques s'aventurent doucement, mais sûrement, sur le terrain des sanctions, Washington de son côté prône la fermeté. (2)
C'est que le pays d'Obama, pourtant un des plus gros consommateurs mondiaux d'énergies fossiles, ne dépend quasiment pas des ressources gazières russes, et pour cause, les multinationales états-uniennes des hydrocarbures approvisionnent leur pays essentiellement depuis le Golfe.

Quand bien même les Etats-Unis ne seraient que peu touchés directement par la flambée des prix du gaz russe en Occident, eux non plus n'ont pas, a priori, d'intérêt à ce que l'un de leurs principaux partenaires commerciaux (l'Europe) aille se servir sur leurs propres fournisseurs et répercute ainsi la flambée des prix du gaz russe sur leur marché par une augmentation de la demande. Cela provoquerait, en cascade, une baisse de la consommation tous azimuts, d'un côté comme de l'autre de l’océan Atlantique.

Alors qui va vendre du gaz à prix raisonnable à 540 millions de personnes si les Russes augmentent les prix ?
Les grands gagnants pourraient bien être les appuis directs du nouveau gouvernement Ukrainien.
Car le soutien de Washington à la "révolution Maïdan" n'est sûrement pas désintéressé, il s'agit clairement d'ouvrir le marché de 40 millions d'ukrainiens aux capitaux états-unien et européens, jusque là réservé à l'oligarchie russe qui y régnait sans partage (et sans démocratie).

Mais au-delà de ces perspectives économiques et commerciales locales, il y a la volonté de monopoliser de façon régionale le marché du gaz.
Le chaos libyen (tristement prévisible) n'a pas permis, trois ans plus tard, à l'Europe de constituer un cadre pacifique et les structures nécessaires pour exploiter et importer le gaz et le pétrole qui s'y trouve "emprisonné" (3), le chaos syrien a à sont tour également provoqué un repli du régime de Bachar contre les Occidentaux.

Il ne reste plus, après toutes ces destructions génératrices de pénuries, qu'une seule alternative possible, celle que les multinationales nord-américaines vont s'empresser de proposer : le gaz de schiste.

L'alternative.

D'ailleurs, nous avons été bien surpris de découvrir la ferveur avec laquelle les pays européens et l'Ukraine se sont alignés sur la politique de Washington alors même que les risques économiques d'une brusque rupture des approvisionnements pèsent lourdement sur notre région.

Va-t-on connaître une flambée des prix irréversible ? Si le citoyen craint à juste titre pour son portefeuille, ce n'est sûrement pas le cas de nos responsables politiques.
Car prendre leurs déclarations anti-russes pour "du courage" ou "de l'audace" serait bien inaproprié quand on sait que, tout compte fait, ils avaient déjà mis en place une solution au problème qu'ils ont sciemment créé.

L'orchestre politique est dirigé de telle sorte que nous nous éloignons du gaz russe pour mieux nous rapprocher du gaz nord-américain.

Les multinationales américaines du gaz voient désormais Moscou comme un véritable concurrent sur le marché que représentent les 500 millions d'Européens et les 40 millions d'Ukrainiens.
Grâce à la technologie du forage horizontal développée il y a juste vingt ans, les USA sont depuis 2012, ni plus ni moins que le premier producteur mondial de gaz, titre ravi cette année là à la Russie.(4)


Et le TAFTA dans tout ça ?

Les érudits l'auront déjà compris, la seule façon de favoriser la création des structures (fret maritime, gazoducs, forages, ...), qui permettront un accord commercial durable afin d'assurer l'approvisionnement de l'Europe en gaz de schiste ou de l'exploiter directement sur le sol européen avec de la technologie fournie par Chevron, ExxonMobil ou même par l'anglo-néerlandais Shell (5), se trouve dans l'écriture des lignes du Traité de Libre Échange Trans-Atlantique, il leur faut s'assurer de la longévité de ce partenariat en nous faisant signer un contrat qui rassurera les investisseurs de l'absence de changement de cap. Autrement, dit une fois dans le bateau, plus de marche arrière possible.

Pour créer un marché trans-atlantique du gaz il fallait une offre - celle des multinationales nord-américaines (et éventuellement de Total et de Shell) - et une demande - celle des européens -  et c'est désormais chose faite, puisque l'augmentation des prix nous obligera à nous tourner vers le seul pays encore capable de nous en fournir à "prix raisonnable" : les USA.


Les États-Unis ayant éliminé toute concurrence possible sur le marché européen, ils ne leur reste désormais qu'à renverser une dernière barrière : les réticences politiques quant à la modification des lois européennes en faveur de l'extraction et l'utilisation des gaz de schiste, car l'importation par bateau gazier sera sûrement plus coûteuse que l'extraction sur place et que les réserves nord américaines en hydrocarbures de schiste ne sont pas infinies.

Une escroquerie ?

Nous savons pertinemment ce que l'exploitation des gaz de schiste implique comme conséquences environnementales (fuites de gaz à effet de serre, contamination du sol, ...). La pollution des nappes phréatiques (et donc de l'eau potable) par les produits chimiques injectés dans la roche pour extraire ce gaz fait énormément polémique aux USA. Ce pays est déjà en proie à des scandales sanitaires (sur les animaux d'élevage et sur les humains) alors même que les forages ont lieu dans des endroits relativement isolés, qu'en serait-il dans nos petits pays européens où chaque village n'est qu'à quelques kilomètres du suivant ?

Au delà des considérations écologiques, il y a aussi des considérations économiques, que d'ors et déjà certains s'empressent de dénoncer comme étant une véritable escroquerie spéculative (6) !
En effet, le prix du gaz de schiste est entièrement dépendant de la découverte incessante de nouveaux forages. Selon les spécialistes, la rentabilité d'un puits chute de 60 à 90% au cours de la première année, ce qui porte sa durée de vie moyenne à un an et demi, avec une forte variabilité de la quantité extraite. Insuffisant donc (et incertain) pour rembourser les financements de l'attirail technologique nécessaire à l'extraction de la précieuse ressource. Suffisant en revanche pour créer des profits dans le court terme (20 à 30 ans), le temps que tous les puits existants soient forés...

Et si le prix est bas malgré toutes ces contraintes, c'est artificiel ; il fallait bien que ça paraisse rentable afin de promouvoir des forages à l'étranger, afin de permettre aux investisseurs nord-américains de se rembourser en vendant cette technologie et de continuer à forer ensuite avec des financements étrangers pour alimenter le marché, encore un peu, le temps d'exporter le poids de cette dette et de ne pas en souffrir les horribles conséquences lorsque la bulle spéculative éclatera.

Pour conclure

On assiste donc une vaste stratégie d'autonomie énergétique des États-unis sur des capitaux étrangers qui n'auraient jamais financé un tel projet, évidemment voué à l'échec, du fait de son manque de rentabilité. Les capitaux états-uniens ont donc pris les devants, finançant à perte, puis s'assurant de façon géostratégique (Libye, Syrie, Ukraine) et politique (TAFTA) qu'ils pourraient revendre cette dette à des capitaux étrangers.

J'en profite pour souligner ici l'entière et fondamentale importance de la transparence que doivent revêtir les négociations sur le TAFTA (qui à la demande des USA se négocient dans une totale opacité) et de l'action citoyenne d'information et d'implication des peuples européens qui doit se mener sans relâche afin que nous ne soyons pas les spectateurs d'une formidable main-mise des États-Unis sur notre politique financière, environnementale et énergétique.

Nous, les citoyens, sommes donc la seule barrière avant l'assaut final des grands capitaux financiers nord-américains !!!


(1) source : http://www.romandie.com/news/LUkraine-augmente-le-prix-du-gaz-vendu-aux-menages-pour-satisfaire_RP/462219.rom
(2) source : http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20140317.AFP2486/crimee-le-parlement-demande-le-rattachement-a-la-russie.html
(3) source : http://www.lemonde.fr/libye/article/2014/03/19/la-libye-trois-ans-plus-tard-un-pays-a-l-abandon_4385568_1496980.html
(4) source : http://www.monde-diplomatique.fr/2013/08/GENTE/49529
(5) source : http://www.20minutes.fr/planete/1086931-gaz-schiste-ukraine-shell-signent-gros-contrat
(6) source : http://www.monde-diplomatique.fr/2013/03/AHMED/48823

Cherchez L'Erreur's insight:

«Le monde est plus sûr et plus juste quand l'Europe et les Etats-Unis sont solidaires. L'Europe, notamment l'Union européenne, est la pierre angulaire de notre engagement dans le monde.

Il est nécessaire pour l'Europe de diversifier ses sources d'énergie, de ne plus rester très dépendante des importations de gaz russe » -Barack Obama, président des Etats Unis

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Traité de Libre-échange Transatlantique : "La France a sauvé l'exception culturelle". (ECRIT LE 15 juin 2013)

Traité de Libre-échange Transatlantique : "La France a sauvé l'exception culturelle".  (ECRIT LE 15 juin 2013) | Cherchez l'Erreur - Blog économique et politique | Scoop.it

Oui, la France a "sauvé" l'exception culturelle. Mais pendant qu'on se targue de cette "victoire" chauviniste, elle est sauvée de quoi au juste ? Du traité de libre échange trans-atlantique, un traité de libéralisation du marché entre l'Europe et les Etats-Unis...prévu pour 2015 !

Vous n'êtes sûrement pas passé à côté de ces informations ; les agents SNCF et les contrôleurs aériens en grève, des transports paralysés, des voyageurs mécontents... Mais pourquoi manifestent-ils ?
Ils manifestent car leurs emplois et leur conditions de travail sont directement menacés par les privatisations massives qui se poursuivent dans plusieurs secteurs.
Les puissants lobbys financiers font en ce moment pression pour libéraliser le secteur du contrôle aérien et du rail en France et dans les autres pays de l'UE mais cette partie évidemment on ne vous la raconte pas sur BFM et pour cause, la chaine est détenue par Alain Weill un des puissants actionnaires français à l'instar de ses concurrents comme Bouygues ou Bolloré et il n'est pas bête au point de jouer contre son intérêt d'actionnaire (il pourrait peut-être un jour se voir intéressé par l’acquisition de parts dans ce secteur et puis il n'a pas intérêt à se manifester contre ce type de procédés puisque c'est ça qui lui donne à manger).

Mais revenons-en à nos moutons, pour comprendre le rapport qu'il y a entre ces privatisations, notre traité et le "sauvetage" en question, il faut comprendre ce qui se joue.
Le traité de libre-échange transatlantique est un traité actuellement en négociation au Parlement Européen et qui comporte une série de mesures visant à casser les "barrières commerciales" entre les deux entités : droits de douane, mesures de protection sociale, réglementations commerciales et de mise sur le marché de produits alimentaires et sanitaires, contrôle des données informatiques et mesures de sécurité ... Autant de réglementations spécifiques pour chacune des entités et qui "entravent" les échanges financiers entre les actionnaires de chaque côté de l'Atlantique Nord.

Arrêtons nous un moment pour analyser cette succincte explication qui en dit déjà long sur notre avenir de citoyen et posons nous quelques questions :

- Si les droits de douane sont diminués, qui va empêcher les produits États-uniens (où les réglementations sanitaires moins exigeantes et les conditions de travail au rabais rendent la main d’œuvre et la production plus "compétitives") d'être vendus moins chers que les produits fabriqués en France ? Que va-t-il advenir des usines qui fabriquent le même produit pour un prix de revient plus cher ? Elles fermeront et iront s'installer ailleurs ou alors les salariés français verront leurs conditions de travail durcies et leur salaires et avantages diminués pour rendre compétitive l'entreprise.

- Si les réglementations sanitaires et les règles de mise sur le marché des aliments et des médicaments sont diminuées, qui va protéger notre santé ? Où est le principe de précaution ? Contre qui se retourner si la loi ne protège pas le consommateur ?

- Si les organismes de protection sociale (SECU, retraites, ...) sont affaiblis pour être remplacées par des organismes privés à vocation lucrative, qui va fixer les prix ? Où est l'égalité d'accès aux soins ? Comment fera celui qui n'a pas pu cotiser pour sa retraite ?

- Si les contrôle de données informatiques et personnelles s'intensifie ne met-il pas en danger notre liberté individuelle ? Qu'en est-il de notre recherche d'emplois, du prix de notre mutuelle si nous allons être jugés par le contenu de notre ordinateur, par notre état de santé censé rester confidentiel, par nos liens d'amitié, par nos habitudes alimentaires, par nos croyances ?

Toutes ces questions nous ramènent à une question cruciale, le traité est-il avantageux pour nous citoyens ou l'est-il seulement pour les grands actionnaires ?
Les petites PME et PMI pâtiront de la libéralisation du marché quand les géants américains et européens n'auront plus de règles qui les empêchent de fusionner, provoquant une concentration d'argent et de pouvoir de plus en plus grande entre les mains toujours moins nombreuses d'actionnaires toujours plus riches. Comment vont-elles pouvoir lutter pour une place si elle est totalement occupée par des conglomérats multinationaux aux pratiques commerciales agressives ?
Elles vont créer des lobbys puissants qui vont faire pression pour des réglementations logistiques coûteuses impossibles à appliquer pour l'entrepreneur et l'industriel moyen afin d'éliminer la concurrence qu'ils représentent.

Mais bien au delà, il sera impossible pour le citoyen de lutter contre la puissance de ces lobbys car aucune instance démocratique n'est mise en place dans ce traité, à l'instar de l'Union Européenne qui ne dispose que d'une seule instance démocratique appelée Parlement Européen et qui n'a même pas été capable de produire un exemplaire de ce traité pour les citoyens (toutes les informations dont nous disposons proviennent d'un exemplaire destiné aux parlementaires qui a heureusement fuité !!!! ).

Le traité s'applique donc à abolir toutes les "barrières" et on comprend donc mieux l'inquiétude des salariés de la SNCF ou du contrôle aérien  !! Toutes ? Sauf une !! Le traité prévoit de protéger le droit à la propriété intellectuelle. Autrement dit les brevets technologiques, industriels et ... les droits d'auteurs !!!!
Donc ce traité prévoit déjà dans sa logique capitalistique de protéger les droits musicaux et cinématographiques des deux pays ... Mais Chut !! Fallait pas dire que la France n'a rien sauvé ! "Non... rien de rien".


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Fin de la croissance économique, début de l'ère Post-Carbone : Le douloureux passage du pétrole "bon marché" aux précieux hydrocarbures "sales".

Fin de la croissance économique, début de l'ère Post-Carbone : Le douloureux passage du pétrole "bon marché" aux précieux hydrocarbures "sales". | Cherchez l'Erreur - Blog économique et politique | Scoop.it

Le passage à l'Ere Post-carbone, actuellement en cours avec la transition de la période du "pétrole bon marché" (caractérisée par une croissance économique et démographique rapide et exponentielle) à la période du "pétrole sale" (et cher à extraire), engendre nombre de tensions politiques à travers le monde.

Cachée par une fièvre de la consommation et de la dérision qui nous pousse, nous les citoyens lambda, à nous désintéresser des conséquences de notre mode de vie, la chute inexorable vers la fin de l'abondance est arrivée à son terme, tout s'accélère.

En cette période d'adaptation obligatoire rapide, se développe une crispation des populations face au changements brutaux (montée brusque des prix, effondrement de marchés, chômage, changements structurels) ayant pour symptômes les nombreuses émeutes et les renversements de gouvernements de cette dernière décennie.

Les politiques budgétaires menées en ces temps incertains sont globalement caractérisées par un accroissement du budget alloué aux activités militaires, à la sécurité et une diminution des dépenses allouées au développement social et humain.

Ce n'est pas un hasard si les guerres se succèdent à un rythme effréné pour le contrôle des dernières ressources en hydrocarbures et que les deux blocs de superpuissances montrent leur dents en cette période de pénuries.

Ce n'est pas un hasard non plus si l'économie se rétracte et les investissements dans l'économie réelle sont ralentis au profit de la spéculation financière sur tout type de ressources mondiales.

Ce n 'est pas un hasard si les puissantes multinationales s'empressent de faire pression sur les gouvernements afin d'établir des traités internationaux autorisant l'extraction des gaz de schiste et que les plus grandes banques pressent nos politiciens de faire édicter des lois les protégeant des crises financières à venir.

C'est qu'en tout état de cause, nous avons dépassé un seuil au dessus duquel les crises financières seront plus graves, car les hydrocarbures seront plus rares et donc plus chers, rendant à leur tour les denrées alimentaires plus onéreuses.

Nul doute que nous allons assister au processus inverse de celui qui a permis le développement de la mondialisation. Ce retour de flammes sera douloureux , long et se terminera par une disparition du monde tel que nous le connaissons maintenant.

Les populations sont durement touchées par la stagnation de l'économie, elles subissent de plein fouet les conséquences de la surexploitation de la planète.
Exacerbées par le creusement des inégalités, déçues des promesses du libéralisme à outrance et de sa "croissance infinie", elles cherchent des solutions politiques alternatives, mais sans connaître tous les tenants et les aboutissants des problèmes qu'elles vivent.

C'est que nous aimons croire que notre monde se réduit à notre propre vie et ne sommes pas spontanément capables d’appréhender nos problèmes personnels ou nationaux dans un contexte plus global, cela demande une réflexion plus large.

Mais quoiqu'il en soit, voici venu le temps de la décroissance forcée, voici venu le temps où il va falloir s'adapter coûte que coûte à un monde qui ne pourra plus nourrir autant de milliards d'être humains.

Les grands groupes financiers et nos politiciens l'ont tellement bien compris qu'ils ont commencé à se protéger de diverses façons ; paradis fiscaux, colonisation des dernières ressources, recul des investissements réels, refuge sur l'or "physique".

Les populations, elles, ont un train de retard !

Pour conserver l'ordre des choses auquel l'être humain ordinaire est tristement habitué, il se cramponne à l'autoritarisme pensant que celui-ci sera capable de rétablir le confort de jadis, de préserver le confort matériel présent ou de maintenir vivante la promesse d'un confort à atteindre dont le standard est le modèle productiviste nord-américain, aujourd'hui dépassé mais toujours fantasmé.

Les valeurs morales prônées par l'extrême droite et certains crypto-fascistes sont un refuge plus sûr que les valeurs boursières.
Le repli communautariste, nationaliste ne fera qu'attiser le feu des tensions internationales et entre les civils.

La vérité est que malheureusement aucun ordre imposé, ni choisi ne viendra nous sauver du chaos qui se prépare.
Même l'activité climatique du globe devient dangereusement imprévisible et de plus en plus d'humains sont touchés par des catastrophes inédites qui se font de plus en plus fréquentes.

Cette réalité poussera des millions de personnes à migrer vers les régions les plus à l'abri n'en déplaise aux populistes prônant des politiques anti-immigration.


La réalité est là, la vérité est qu'il faut d'ors-et-déjà s'adapter, changer totalement, il faut passer de la dénonciation des autres à l'action sur soi-même !

Il faut nous transformer, non pas en androïdes comme le prétendent certains promoteurs du développement des technologies NBIC (Nanotechnologies-Biotechnologies-Intelligence artificielle-science Cognitive) et des courants trans-humanistes - qui, soit dit en passant, dépendent totalement de la croissance économique - mais en des humains raisonnés, raisonnables, cultivés, réfléchis et conscients de notre impact sur notre propre devenir, sur l'avenir de nos enfants et des générations futures.

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Le mythe du pieux "consom'acteur" face à notre "incorrigible attrait pour la surconsommation".

Le mythe du pieux "consom'acteur" face à notre "incorrigible attrait pour la surconsommation". | Cherchez l'Erreur - Blog économique et politique | Scoop.it

Non, nous n'achetons pas "trop", c'est le système capitaliste qui est fondamentalement contradictoire : au niveau global, à cause de la production de profits, de la technologie et des techniques organisationnelles de la troisième révolution industrielle, il y a moins d'heures de travail disponibles, moins bien payées, pour plus de marchandises disponibles, moins chères, à écouler à tout prix sur un marché mondial où de plus en plus de travailleurs sont évincés du pouvoir de consommation ; cela fait peser la responsabilité de l'écoulement d'un plus grand nombre de marchandises sur un plus petit nombre de consommateurs déjà saturés d'objets superflus. Le capitalisme est donc incapable de trouver une solution au chômage sans fractionner le travail en petits boulots sous-payés ou bien d'élargir la masse de personnes ayant le pouvoir de consommation de la totalité des marchandises produites, en diminuant dans le même temps ce pouvoir pour chaque individu. Le gaspillage est colossal et les banques capitalistes sont obligées de créer de plus en plus de monnaie à partir de rien (à partir de capital fictif) afin de permettre à des nouveaux consommateurs ou à des États d'acquérir ces marchandises : les États et les particuliers s'endettent, la machine s'enraye lentement, il faut trouver de plus en plus de matières premières pour alimenter les machines et continuer à produire plus, et à vendre plus, afin de rentabiliser un peu le capital réinvesti et d'en tirer un peu de profit, etc, etc...
C'est donc le système capitaliste qui produit trop et s'efforce d'écouler un stock sur de moins en moins de "privilégiés".
Cela aboutit a une situation paradoxale de distribution de la richesse : pendant que le salarié du pays où la production est technologiquement avancée se bat pour pour ne pas être évincé des rares emplois encore valorisés (services, emplois très spécifiques, maitrise des machines robotisées, etc...), pour pouvoir acheter tout ce qu'il ne peut pas produire (maison, nourriture, chauffage, eau, ...) et pour devenir encore plus socialement compétitif (voiture, téléphone, ordinateur, habits), le salarié évincé ou le salarié du pays où la production dépend d'une main d’œuvre moins chère peut à peine se payer de quoi subvenir à ses besoins vitaux, souvent dans des conditions indignes.
Tout le monde est mis en compétition pour se partager les derniers emplois humains valorisés.
Nous ne sommes donc pas les vilains pêcheurs de la luxure pour lesquels certains veulent nous faire passer, mais nous sommes seulement soumis à la contrainte de rentabilité du capital investi, et donc à la contrainte d'être de plus en plus rentable afin de ne pas être évincés. Nous n'avons pour ainsi dire, en dehors du marché du travail, que peu de choix entre une vie dépendante d'allocations de plus en plus misérables, avec de moins en moins d'accès au soins, à un logement et avec bientôt une éducation au rabais ou alors une dure vie de labeur sans soins, sans logement décent, sans éducation.
La consommation superflue est en fait voulue par les capitalistes et imposée comme la norme sociale des pays dits "riches". L'individu qui acquiert de la valeur par le travail (sous forme de salaire) est poussé à la réinvestir dans la consommation, il surconsomme même quand il s'efforce de ne pas surconsommer (pour répondre à des exigences du milieu laboral), et surconsomme indirectement par sa participation (impôt) à la surconsommation de l’État et des organes ou individus qui bénéficient des redistributions organisées par celui-ci.
Nous ne pouvons pas contrôler ce que nous ne possédons pas. Le mythe du consom'acteur est faux en ceci que non seulement l'individu de la société capitaliste en est réduit à être le consommateur final des produits élaborés grâce à la "location" de sa force de travail, mais qu'en plus, de ce fait, il vient se placer à côté de la production et n'en est pas l'acteur. En dernière analyse le consommateur n'a aucune prise, ni contrôle sur le montant du gaspillage généré par la production ou l'acheminement de la marchandise qu'il achète, il ne peut que se fier à des labels et tenter de diminuer son impact sur l'environnement sans pour autant que le système change. Il n'a aucune prise non plus sur la pression engendrée socialement, qui le pousse à consommer, ni sur le choix étroit de marchandises proposées par le capitalisme dont la production doit correspondre à des critères de profit monétaire comptable et par là contredire tout possibilité de générer une marchandise profitable seulement à ce qui ne rapporte pas de profit : l'environnement et la dignité humaine.
Au final, il est impossible de faire que tout le monde consomme des produits ultra labellisés puisque le contrôle étant onéreux et la production nécessitant plus de heures de travail (mais toujours moins d'heures de travail rémunérées ou plus d'heures moins bien rémunérées qu'il ne faut pour les acheter) ils ne sont abordables que pour une partie de la population, dont le nombre va en diminuant à cause de la contradiction capitaliste "si la production d'un type de marchandise augmente, le prix baisse pour être plus compétitive, mais cela se fait au détriment des heures de travail globalement demandées, donc en engendrant moins d'acheteurs potentiels ".
Sortir du système en ne consommant plus ? Impossible donc à moins de ne plus payer ses impôts et donc de se faire persécuter par l'autorité en charge de vous faire consommer les marchandises capitalistes.
Se réfugier aux limites du système capitaliste en faisant croire au monde que vous n'êtes pas concerné par ce qui se passe est dangereux pour vous, comme pour les autres.
Pour vous, parce qu'en renonçant de façon désolidarisée à la technologie produite par le système, vous renoncez à un système d'accès au soins organisé et vous devrez fournir un temps précieux et une force physique considérable à produire juste assez pour nourrir votre famille, surexposant votre survie (et la leur) à des aléas climatiques ou autres épidémies et à l'impossibilité de vous défendre face à l'autorité violente qui défend les créateurs de profit et qui ne tardera pas à venir vous réclamer les richesses du sous-sol sur lequel vous produisez vos jolies tomates agroécologiques, les rendant du coup impropres à la consommation.
Pour les autres, parce qu'en vous désolidarisant de ceux qui luttent pour se réapproprier la maîtrise des savoirs pour le bien de l'humanité, vous laissez ceux-ci au mains d'une caste qui ne les utilise que pour engendrer toujours plus de profit. Parce que pour ne pas avoir de problèmes avec l'autorité, vous paierez vos impôts et contribuerez ainsi au système sans lutter contre, ne pas prendre position, c'est prendre position pour le capital.

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Argentine : quand la façade "révolutionnaire" s'effrite.

Argentine : quand la façade "révolutionnaire" s'effrite. | Cherchez l'Erreur - Blog économique et politique | Scoop.it

 

 

Les argentins y ont cru fort : après dix années de politique ultra-libérale sous Carlos Menem [1989-99] (de l'aile droite du Parti Justicialiste, le parti fondé par Juan Domingo Peron) qui se sont soldées sur une crise économique et humaine sans précédents dans l'histoire de ce pays et agacés par les affaires de corruption et de trafic d'armes qui n'en finissaient pas de se dévoiler, c'est dans la rue qu'en 2001 se sont retrouvés des millions d'argentins, réclamant qu'on leur propose autre chose que les « plans de sauvetage » du FMI, faisant destituer jusqu'à trois présidents à la suite et obtenant l'organisation d'élections présidentielles anticipées en 2003, malgré la nomination d'un président intérimaire fin 2001.

 

Les graines d'une révolution anticapitaliste avaient pourtant germé (occupation des rues, naissance de coopératives et diverses expériences d'autogestion des entreprises, d'autogestion des quartiers, création de marchés de troc et de monnaies locales pour faire face à la précarité grandissante, etc...) et s'étaient peu à peu incarnées dans le Front Populaire pour la Victoire, dont l'aile gauche du Parti Justicialiste (qui a conduit une réforme du parti) menée par Nestor Kirchner victorieux lors des élections présidentielles de 2003, faisait partie.

 
Ces élections seront marquées par le forfait du seul adversaire qui devait aller face à lui au second tour, l'ex-président Carlos Menem, une nouvelle fois candidat, et le score que le candidat du Front Populaire remportera ne sera pas significatif (22%).
Néanmoins, le manque de charisme de Kirchner et la privation de sa légitimation à un second tour seront compensés par le succès de ses premières mesures, sa victoire sera consolidée par une ample victoire de sa formation politique aux législatives deux ans après.

 
En effet, il mènera des politiques sociales progressistes (plus de droits aux travailleurs, soutien aux coopératives, nouvelles aides sociales pour les plus démunis, …), des politiques économiques régulatrices et interventionnistes (contre la fuite des capitaux et la spéculation, nationalisations partielles, …) et obtiendra définitivement un rééchelonnement des dettes vis-à-vis de la plupart des créanciers internationaux (rééchelonnement dont le programme fut entamé par le président intérimaire précédent) au bénéfice de l'Argentine, sans céder sur les conditions décidées par le gouvernement, malgré les pressions de certains créanciers (notamment les « fonds vautours », qui interviennent pour racheter à bas prix la dette des pays en crise et spéculent sur les intérêts en la plaçant sur les marchés et en exigeant juridiquement un remboursement à sa valeur nominale, ce qui peut multiplier par 100 ou 1000 les intérêts à payer par la suite).
L'Argentine pendant ce temps affichait un taux de croissance à deux chiffres et une forte réduction du chômage.


Sa lutte « implacable » contre la corruption et pour la condamnation des anciens responsables amnistiés de la dictature militaire (qui a pris fin en 1983 et a fait plus de 20000 disparus), sa coopération au renforcement de la coopération entre pays d'Amérique du Sud, notamment l'admission du Venezuela de Chavez au sein du Mercosur (Marché Commun Sud-Américain) et son opposition à l'impérialisme états-unien, lui ont apporté un grand soutien tous azimuts, mais surtout des couches défavorisées.

 
Il décédera subitement en 2010, deux ans après avoir quitté la présidence en 2008 au bénéfice de sa femme, Cristina Kirchner, ancienne sénatrice, qui remporta ces élections grâce à la popularité de son mari et un programme qui s'inscrira dans la continuité progressiste puisqu'elle obtiendra, entre autres, la légalisation du mariage gay et une loi de régulation des médias anti-monopolistique pendant son mandat.
Elle sera même réélue en 2013, mais avec un score moins important, sa politique économique continuera, malgré la crise mondiale, à afficher une croissance forte, même si elle descendra en dessous des 10%.

Mais outre les succès d'un changement radical de la politique économique et sociale, ainsi que la capacité des Kirchner à regagner la confiance des classes populaires en la classe politique argentine, les fondements du capitalisme n'ont pas été revisités et loin s'en faut pour qu'on puisse parler d'une vraie révolution, les événements récents à propos des « fonds vautours » nous rappellent combien il est dangereux de négocier avec le capitalisme impérialiste.

Car l'ambition des bureaucrates capitalistes argentins qui entourent les Kirchner (comme leur propre fils, administrateur de la pétrolière nationale YPF) s'arrête à ne surtout pas froisser la finance mondiale, puisqu'ils sont eux-mêmes dépendants de l'existence de puissants outils d'administrations des entreprises d'Etat (agro-industries, pétrochimie, aéronautique civile, ...), qui elles mêmes dépendent des investissements des multinationales (Chevron-Texaco, Monsanto, Total, Boeing, Airbus, …) et souhaitent, parallèlement à la confiance de la population, la confiance de ces investisseurs en leur politique économique.
Ces administrateurs et politiciens ne cessent donc de vouloir composer entre les intérêts contradictoires des uns et des autres, entre les objectifs de défense des travailleurs argentins et les objectifs de profit de la haute bourgeoisie internationale ou, à défaut, de la bourgeoisie locale.

C'est ainsi qu'ils ont donc pratiqué des politiques monétaires et commerciales ingénieuses en se mettant à l'abri des pressions américaines sous l'impérialisme régional du Brésil, c'est ainsi que les tentatives de nationalisation se sont soldées par un capitalisme d'état, mi-figue mi-raisin, où des actionnaires privés détiennent encore presque la moitié des capitaux, un investissement inutile, dans des secteurs déjà développés, qui n'avait d'autres objectifs que de sauvegarder les investissements privés en versant une contre-partie de rachat aux actionnaires majoritaires avec les deniers publics et en y faisant participer d'autres plus dociles et qui n'a pas permis de créer de nouvelles industries exportatrices, mais plutôt permis d'aboutir à la création d'une classe d'oligarques qui nourrit de plus en plus les critiques des opposants libéraux.

A tout cela s'ajoute que ce manque d’excès de la balance commerciale dû à une mauvaise stratégie d'investissement industriel, n'alimente pas suffisamment les réserves de change pour se couvrir contre des attaques spéculatives de masse.
Suite à la décision de la plus haute juridiction américaine, si l'Argentine ne commence pas à rembourser les « fonds vautours »(qui représentent 7% de la dette souveraine), il lui sera interdit de rembourser ses 93% de créanciers restants.
Le problème fondamental étant que, si elle commence à rembourser ces 7% au prix nominal, d'autres factures similaires suivront et les autres 93%, qui ont accepté de ne se faire rembourser que 30%, intenteront des recours en justice ou des négociations (1) pour obtenir un remboursement au même prix et dans ce cas à rien n'aura servi le rééchelonnement de la dette, principale victoire « légale » proclamée du Kirchnerisme face à la finance mondiale impérialiste.
Cette victoire qui faisait tâche d'huile, énervait les fonds euro-américains et risquait surtout d'entraîner les autres pays en crise à faire de même, voilà pourquoi il était important de remettre l'Argentine à sa place de « mauvais payeur ».
Ce ne sera donc pas une partie infime de la dette que l'Argentine devra rembourser au prix nominal, mais la totalité, faisant passer la facture du simple au triple !

Or, dans ce contexte, la spéculation sur une nouvelle crise de mise en défaut de paiement de l'Argentine (ce qui impliquerait l’arrêt des investissements et des taux d'intérêts faramineux) va bon train (2) et on craint de voir le peso argentin se dévaluer subitement sur les marchés, puisque la banque n'aura plus assez de devises étrangères pour le soutenir, créant donc les bases d'une hyper-inflation catastrophique pour le coût de la vie.

C'est donc, en dernière analyse, cette politique de connivence avec le capitalisme qui a poussé le gouvernement a privilégier la manière douce et "légale" pour demander, depuis le début, le rééchelonnement de la dette. Malheureusement, la Cour Suprême des États-Unis saisie par l'Argentine dans l'affaire des « fonds vautours » est un outil politique du corporatisme nord-américain et la tentative de solution s'est retourné sans surprise contre le gouvernement Kirchner.
N'ayant plus d'autre recours juridiques, celui-ci n'aura d'autres choix que d'engager des pourparlers politiques et d'accorder des concessions aux USA, afin d'arrêter la machine infernale, quitte à se contredire devant les travailleurs argentins qui l'ont élu.

On ne peut que conclure en précisant la nécessité d'une sortie complète du système capitaliste, de la création d'institutions populaires, seule façon de pouvoir mener librement des politiques sociales et la nécessité d'abolir les mythes colportés par les promesses des politiciens qui nous maintiennent dans la fausse illusion d'une victoire facile des travailleurs sur la bourgeoisie en utilisant les institutions bourgeoises et la négociation.
Aucun puissant n'a jamais renoncé volontairement à ses privilèges.

Sources :
(1) http://www.econospheres.be/spip.php?article489
(2) http://www.lesechos.fr/monde/ameriques/0203580746606-fonds-vautours-largentine-menace-de-se-declarer-en-defaut-de-paiement-des-le-30-juin-1014957.php

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Le son du Vuvuzela rendrait-il aussi aveugle ? (L'appel HYPOCRITE et insultant au boycott de la Coupe du Monde.)

Le son du Vuvuzela rendrait-il aussi aveugle ? (L'appel HYPOCRITE et insultant au boycott de la Coupe du Monde.) | Cherchez l'Erreur - Blog économique et politique | Scoop.it

Tout cela me fait énormément rire ; fallait-il en arriver là pour que des gens se mettent subitement à s'indigner contre la barbarie d'un football à la solde du grand capital ?
Les gens se rendent-ils compte que pendant des dizaines d'années ce sont eux-mêmes en tant que spectateurs et supporters actifs d'un système nauséabond qui ont massivement soutenu et participé à l'avènement d'un football commercial et financiarisé ?
Cela fait bien longtemps qu'on aurait dû déserter les stades en apprenant les salaires faramineux et insultants des joueurs, de leur direction et de leurs entraîneurs !!!
Que dire de toutes les petites mains qui entretiennent les pelouses et nettoient les gradins pour des salaires de misère afin que des alcooliques en mal de violence et des joueurs analphabètes aillent les dégueulasser ?
Cela fait longtemps qu'on aurait dû boycotter les matches à la télé en apprenant le montant que se négocient les droits de diffusion !!
Que dire de tous les manutentionnaires de l'audiovisuel payés au minima pour filmer des coup de boule et des propos racistes ?
Cela fait longtemps qu'on aurait dû dénoncer la main mise des investisseurs sans scrupules qui s'accaparent les marchés du foot en apprenant les affaires de matches truqués, le rachat des clubs par des émirs totalitaires !!
Que dire de tous ces pays lointains, fournisseurs de joueurs ou non, comme le Qatar ou le Brésil où les droits de l'Homme et du citoyen sont bafoués pendant que certains, assis bien confortablement sur leur canapé, regardent un match en insultant les joueurs de couleur ?
Putain ça fait bien longtemps que je ne regarde plus les matches de foot et j'en suis bien content !!
Cela fait longtemps que vous auriez dû vous indigner !! Où étiez-vous ? Devant votre télé ou sur les gradins du stade ?
Ne venez pas jouer les vierges effarouchées, mangez de votre propre soupe et taisez-vous, car vous en avez bien demandé !!


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L'appel HYPOCRITE (et insultant) au boycott de la Coupe du Monde.

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Il ne faut pas jouer avec la flamme !

Il ne faut pas jouer avec la flamme ! | Cherchez l'Erreur - Blog économique et politique | Scoop.it

 

Il ne faut pas jouer avec la flamme !

Petites leçons de circonstances à tirer de ce scrutin européennes 2014 :

Il faut se rendre à l'évidence, contrairement à ce que certaines personnes (se faisant passer pour des révolutionnaires) vous ont dit, l'abstention n'a pas plus d'effet contestataire que le vote Front National : quand les français s'abstiennent de voter et/ou votent Front National le résultat est sensiblement le même et analysé globalement comme une victoire du Front National.
En outre, ni les médias, ni le gouvernement et encore moins le Front National n'ont analysé jusqu'au bout l'abstention comme espéré par les mouvements politiques qui ont appelé au boycott ;

 

- les médias ont adopté une posture infantilisante parlant de mécontentement des foules vis-à-vis des deux grands partis traditionnels (PS et UMP) et disant en somme que « les masses ne comprennent pas la vraie portée de ces élections qu'elles utilisent comme 'défouloir' » ;

- le gouvernement a adopté une posture paternaliste disant comprendre le scepticisme qui habite les français au sujet de l'Europe, disant être à l'écoute de ceux qui doutent de la politique du gouvernement, ce pourquoi ils comptent continuer la même politique d'austérité et appellent les français à plus d'efforts pour surmonter cette « crise » ;

- le Front National a adopté une posture triomphante, n'ayant pas un seul instant pour objectif d'établir un quelconque parallèle entre la déception des français, l'abstention et son score record, s’enorgueillit de son titre de « premier parti de France » et assure que les gens qui les ont voté souhaitent la dissolution de l'assemblée et la démission du président de la République.

Bref, pas de débats de fond sur les enjeux européens, ni la démocratie, ni la place de la France dans l'Europe, ni de monnaie, tout serait question de réactions primaires et de colère, on en reste donc à ce que les chiffres traduisent de plus évident : les français ne sont pas contents ! … il fallait se crever un œil pour y voir le contraire !

Le pire dans tout ça ? C'est que le Front National est un parti qui lutte pour le maintien au pouvoir des élites françaises, pour la discrimination envers les étrangers, pour des valeurs sociales ultra-conservatrices, en somme, pour la bourgeoisie catholique intégriste.
Donc s'abstenir de voter c'est voter contre les salariés, contre les pauvres, contre le droit des femmes, contre les droits humains fondamentaux aux étrangers, contre l'expression démocratique, contre la liberté d'expression, contre l'égalité, contre toutes les valeurs humanistes.


On ne peut donc pas affirmer vouloir résoudre les problèmes socio-économiques des français en laissant à des partis d'extrême droite la possibilité de s'emparer des instruments et des circuits de pouvoir, en démobilisant des électeurs qui auraient pu faire baisser considérablement le score du Front National.
Admettons qu'on continue de se démobiliser en croyant que cela va apporter une solution, que croyez vous sincèrement qu'il va se passer lorsque vous prenez en compte le résultat de ces européennes et le résultat des élections municipales qui viennent d'avoir lieu ?

Pensez-vous qu'une fois au pouvoir ces personnes vont vous laisser vous exprimer librement sur Internet contre leur politique ? Pensez-vous que ces personnes qui appliqueront un capitalisme d'Etat rigide (quand ce n'est pas une oligarchie toute puissante) vont abandonner parce que vous appelez au boycott ? Pensez-vous que le jour où vous vous déciderez enfin à voter ces gens vont vous laisser vous présenter ? Entre-temps, qu'en sera-t-il advenu des progrès sociaux et des droits humains ?

Les conséquences de votre passivité les voici en face de vous aujourd'hui. Prenez-en note ! Ce comportement est celui de personnes qui n'ont aucune maturité politique, complètement irresponsables et déconnectées de la réalité ; des démagogues qui surfent sur la vague du fatalisme capitaliste pour frayer une carrière politique arriviste.

Si je n'étais pas conscient que vous faites preuve d'analphabétisme politique je vous traiterais de fascistes, tellement les conséquences de vos appels à l'abstention ont eu l'effet escompté par des milliers de militants intégristes et de nervis ultra-nationalistes.

Si vous êtes vraiment pour le progrès social et humain, pour une économie juste et égalitaire, contre les discriminations, ne vous laissez pas séduire par le discours facile et simpliste de ces obscurantistes inconscients derrière leur masque républicain ou révolutionnaire ; la victoire contre l'oppression des puissants ne s'obtient pas par la fuite en avant aussi élaborée soit-elle, elle passe au contraire par la longue lutte de réappropriation des instruments de pouvoir au service du collectif. La participation aux élections est un moyen de nous réapproprier la politique au service des plus faibles.

L'abstention n'effraie pas ceux qui se sont emparés des sphères du pouvoir, l'abstention les arrange, l'extrême droite aussi. Par contre, quelle n'a pas été leur frayeur, lorsqu'en 2012, aux législatives grecques, la coalition de gauche radicale Syriza, menée par Alexis Tsipras, talonnait la droite à 2 ou 3 points d'écart, par deux fois consécutives, en deuxième place devant le parti socialiste grec !!! A tel point que pour appliquer le plan d'austérité prévu par l'Europe et le FMI (ce plan qui aujourd'hui pousse des millions de grecs, sans travail et sans avenir à la soupe populaire, les mène au suicide, à la maladie et à la rue), les socialistes – dont on découvre aujourd'hui en France leur connivence avec le capitalisme libéralisé – ont du s'allier avec la droite conservatrice !! Du jamais vu !!! Enfin, je dis ça je dis rien, à bon entendeur, en vos âmes et consciences...

 

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Il ne faut pas jouer avec la flamme !

Petites leçons de circonstances à tirer de ce scrutin européennes 2014 :

Il faut se rendre à l'évidence, contrairement à ce que certaines personnes (se faisant passer pour des révolutionnaires) vous ont dit, l'abstention n'a pas plus d'effet contestataire que le vote Front National : quand les français s'abstiennent de voter et/ou votent Front National le résultat est sensiblement le même et analysé globalement comme une victoire du Front National.
En outre, ni les médias, ni le gouvernement et encore moins le Front National n'ont analysé jusqu'au bout l'abstention comme espéré par les mouvements politiques qui ont appelé au boycott ;

 

- les médias ont adopté une posture infantilisante parlant de mécontentement des foules vis-à-vis des deux grands partis traditionnels (PS et UMP) et disant en somme que « les masses ne comprennent pas la vraie portée de ces élections qu'elles utilisent comme 'défouloir' » ;

- le gouvernement a adopté une posture paternaliste disant comprendre le scepticisme qui habite les français au sujet de l'Europe, disant être à l'écoute de ceux qui doutent de la politique du gouvernement, ce pourquoi ils comptent continuer la même politique d'austérité et appellent les français à plus d'efforts pour surmonter cette « crise » ;

- le Front National a adopté une posture triomphante, n'ayant pas un seul instant pour objectif d'établir un quelconque parallèle entre la déception des français, l'abstention et son score record, s’enorgueillit de son titre de « premier parti de France » et assure que les gens qui les ont voté souhaitent la dissolution de l'assemblée et la démission du président de la République.

Bref, pas de débats de fond sur les enjeux européens, ni la démocratie, ni la place de la France dans l'Europe, ni de monnaie, tout serait question de réactions primaires et de colère, on en reste donc à ce que les chiffres traduisent de plus évident : les français ne sont pas contents ! … il fallait se crever un œil pour y voir le contraire !

Le pire dans tout ça ? C'est que le Front National est un parti qui lutte pour le maintien au pouvoir des élites françaises, pour la discrimination envers les étrangers, pour des valeurs sociales ultra-conservatrices, en somme, pour la bourgeoisie catholique intégriste.
Donc s'abstenir de voter c'est voter contre les salariés, contre les pauvres, contre le droit des femmes, contre les droits humains fondamentaux aux étrangers, contre l'expression démocratique, contre la liberté d'expression, contre l'égalité, contre toutes les valeurs humanistes.


On ne peut donc pas affirmer vouloir résoudre les problèmes socio-économiques des français en laissant à des partis d'extrême droite la possibilité de s'emparer des instruments et des circuits de pouvoir, en démobilisant des électeurs qui auraient pu faire baisser considérablement le score du Front National.
Admettons qu'on continue de se démobiliser en croyant que cela va apporter une solution, que croyez vous sincèrement qu'il va se passer lorsque vous prenez en compte le résultat de ces européennes et le résultat des élections municipales qui viennent d'avoir lieu ?

Pensez-vous qu'une fois au pouvoir ces personnes vont vous laisser vous exprimer librement sur Internet contre leur politique ? Pensez-vous que ces personnes qui appliqueront un capitalisme d'Etat rigide (quand ce n'est pas une oligarchie toute puissante) vont abandonner parce que vous appelez au boycott ? Pensez-vous que le jour où vous vous déciderez enfin à voter ces gens vont vous laisser vous présenter ? Entre-temps, qu'en sera-t-il advenu des progrès sociaux et des droits humains ?

Les conséquences de votre passivité les voici en face de vous aujourd'hui. Prenez-en note ! Ce comportement est celui de personnes qui n'ont aucune maturité politique, complètement irresponsables et déconnectées de la réalité ; des démagogues qui surfent sur la vague du fatalisme capitaliste pour frayer une carrière politique arriviste.

Si je n'étais pas conscient que vous faites preuve d'analphabétisme politique je vous traiterais de fascistes, tellement les conséquences de vos appels à l'abstention ont eu l'effet escompté par des milliers de militants intégristes et de nervis ultra-nationalistes.

Si vous êtes vraiment pour le progrès social et humain, pour une économie juste et égalitaire, contre les discriminations, ne vous laissez pas séduire par le discours facile et simpliste de ces obscurantistes inconscients derrière leur masque républicain ou révolutionnaire ; la victoire contre l'oppression des puissants ne s'obtient pas par la fuite en avant aussi élaborée soit-elle, elle passe au contraire par la longue lutte de réappropriation des instruments de pouvoir au service du collectif. La participation aux élections est un moyen de nous réapproprier la politique au service des plus faibles.

L'abstention n'effraie pas ceux qui se sont emparés des sphères du pouvoir, l'abstention les arrange, l'extrême droite aussi. Par contre, quelle n'a pas été leur frayeur, lorsqu'en 2012, aux législatives grecques, la coalition de gauche radicale Syriza, menée par Alexis Tsipras, talonnait la droite à 2 ou 3 points d'écart, par deux fois consécutives, en deuxième place devant le parti socialiste grec !!! A tel point que pour appliquer le plan d'austérité prévu par l'Europe et le FMI (ce plan qui aujourd'hui pousse des millions de grecs, sans travail et sans avenir à la soupe populaire, les mène au suicide, à la maladie et à la rue), les socialistes – dont on découvre aujourd'hui en France leur connivence avec le capitalisme libéralisé – ont du s'allier avec la droite conservatrice !! Du jamais vu !!! Enfin, je dis ça je dis rien, à bon entendeur, en vos âmes et consciences...

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TEXTILE : L'artisanat traditionnel ivoirien en Danger ! (Du risque qui pèse sur le secteur artisanal de la couture en Côte d'Ivoire).

TEXTILE : L'artisanat traditionnel ivoirien en Danger ! (Du risque qui pèse sur le secteur artisanal de la couture en Côte d'Ivoire). | Cherchez l'Erreur - Blog économique et politique | Scoop.it

Au journal de la RTI ce soir, le typique journaliste incompétent (qu'on peut retrouver, au demeurant, sur les chaînes françaises aussi) qui essaye de faire la propagande de l'économie florissante du pays :
La journaliste parle des activités de couture et du succès de la mode et s'exprime à peu près ainsi :
"Un des facteurs de la réussite du secteur de la couture en Côte d'Ivoire, par rapport à ses voisins africains et qui fait l'attrait de cette profession dans le pays, c'est l'existence d'une grande quantité et d'une grande variété de tissus, produits sur notre territoire.
(...)  La preuve du succès prometteur de ce secteur de la couture c'est entre autres la quantité très importante de tissu importé."

Tout d'abord, notez que les deux phrases sont contradictoires l'une fait l'éloge d'une production de tissus riche et importante sur le territoire ivoirien qui pousserait les investisseurs à venir installer des ateliers de couture dans le pays ; l'autre prétend que le succès du secteur de la couture pousse à l'importation massive de tissus.

Plusieurs choses peuvent en être déduites :
1 - La demande de tissus a toujours été satisfaite par l'offre de tissus de production locale : alors pourquoi importer massivement ?
2 - Le succès du secteur de la couture est tel que l'offre de tissus produits sur place ne suffit pas et qu'il faut importer (et que donc il faut y mettre le prix) : alors pourquoi dire que c'est l'abondance de tissus bon marché nationaux qui a incité les investisseurs à venir s'implanter en Côte d'Ivoire, un mensonge ?
3 - Le secteur de la couture aurait dans un premier temps fleuri dans un contexte de matière première abondante et à bas prix (je n'ai pas de données pour confirmer cela, le pays n'est pas connu au niveau international pour sa production de tissus depuis la fermeture de l'une des plus grandes usines de textiles de la sous-région -l'UTEXI- en 2002 ; sans doute il n'y avait pas au début plus de production de tissus en Côte d'Ivoire qu'ailleurs, ce qui suppose aussi qu'il y avait peu d'ateliers pour que la production locale suffise à satisfaire la demande locale, ce qui ne me semble pas avoir été le cas), puis dans un second temps, à cause de la croissance trop rapide du nombre d'ateliers ou d'ateliers-usines la demandé trop forte de tissu aurait poussé à l'importation de tissus. Donc si ceci pourrait être vrai sous certaines conditions cela pose une question : pourquoi parler de secteur florissant si ce secteur est en pleine crise de l'offre et se voit obligé d'importer massivement provoquant sans doute une hausse des prix de production ?

Nous le voyons bien, il y a une volonté de promouvoir l'investissement privé dans le secteur textile et surtout d'attirer les investisseurs privés étrangers ou les groupes d'actionnaires locaux, comme l'a fait la Tunisie au début des années 2000 ou comme l’Éthiopie le fait actuellement.(*)
Cette publicité mensongère ne tient pas l'analyse objective mais qu'importe, la doxa ultralibérale du FMI est à l’œuvre et il faut attirer coûte que coûte les investisseurs privés locaux et étrangers (mais surtout étrangers) dans des secteurs clés afin de rentabiliser les milliards empruntés pour construire les infrastructures utiles au commerce.

Problème : en admettant que cela marche, il se passera plusieurs choses prévisibles.
+ Premièrement, si des investisseurs privés étrangers installent des ateliers-usines, ceux-ci vont attirer beaucoup de jeunes apprentis qui par facilité préfèreront être payés à apprendre des tâches répétitives à la chaîne que d'apprendre un vrai métier de couturier chez un professionnel qui tient un petit atelier. Ces derniers auront beaucoup de mal à trouver des apprentis.
+ Deuxièmement, les coûts de la matière première (ici, le tissu) vont augmenter car ces ateliers-usines vont en acheter en très grande quantité et que pour un nombre de petits ateliers restant égal il y aura pénurie de tissus sur le marché local. On parle de la reprise de l'usine de production de tissus SOTEXI (ex-UTEXI) par le très prometteur homme d'affaires ivoirien Vassiriki Konaté(1), depuis fin 2012 avec une réouverture qui était prévue pour le début de l'année dernière à Dimbokro...Mais ce n'est pas la réouverture de la troisième usine de filature du pays qui résoudrait le problème avec les difficultés que connaît le secteur depuis 2005.(2)
+ Troisièmement, des produits textiles de ces ateliers-usines peuvent inonder le marché local et concurrencer le prêt-à-porter traditionnel pour un coût moindre.

On peut donc en déduire sans trop s'aventurer que les petits ateliers de couture souffriront d'une pénurie de l'offre de tissus (et donc d'une hausse des prix, si ce n'était pas déjà le cas) ; d'une pénurie de main d’œuvre (d'apprentis), car aspirée par les promesses de facilité de ces ateliers-usines ; d'une concurrence féroce sur le marché du prêt à porter possiblement inondé de produits bon marché et de moindre qualité ; d'un appauvrissement des techniques de la profession par le manque de professionnels formés et, à terme une possible disparition de la couture et de la mode traditionnelle au profit de produits mondialement standardisés et fabriqués dans des ateliers-usines par des employés à la chaîne peu compétents.

Que faudrait-il faire alors ?
Tout d'abord essayer d'établir des chiffres pour caractériser objectivement ce que représente l'industrie textile en Côte d'Ivoire avant de lancer quelque politique que ce soit.
Il vaut mieux tabler sur les nombreuses petites et moyennes entreprises existantes et les aider à progresser par la prise en charge et la régularisation efficace de l'apprentissage (dont les indemnités de stage sont encore entièrement déréglementés et à la charge de l'employeur), par la facilitation de l'accès au crédits (achats de machines, fabrication de sites internet, achat ou rénovation du magasin) et à la location ou l'achat des immobiliers, chasse à la contrefaçon, incitation à la régularisation des ateliers-usines clandestins et douanes sur l'importation de vêtements.
Voilà quelques idées modestes qui à coup sûr pourraient aider les talents ivoiriens à décoller du marasme, mais faute d'établir cette protection, la seule chose qui sauve encore la profession et la mode traditionnelle ce sont, des appels infructueux aux investisseurs dans un climat politique et de sécurité délétères et dans un contexte de forte concurrence mondiale, qui ne peuvent que décourager ces derniers.

Voilà l'émergence.


(*)Lire aussi http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/20130823trib000781416/l-ethiopie-nouvel-eldorado-des-industries-textiles-europeennes-.html
(1)Lire aussi http://economie.jeuneafrique.com/regions/afrique-subsaharienne/15002-vassiriki-konate-champion-de-la-transformation.html
(2)Lire aussi http://www.jeuneafrique.com/Article/ARCH-LIN18066quelatseuol0.xml/actualite-afriquequel-avenir-en-afrique-de-l-ouest.html

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LE SINGE SAVANT (FABLE CONTEMPORAINE)

LE SINGE SAVANT (FABLE CONTEMPORAINE) | Cherchez l'Erreur - Blog économique et politique | Scoop.it

Il était une fois deux macaques,
La forêt les ennuyait, même le lac,
Mais ils étaient obligés d'y vivre,
Ou plutôt - excusez - d'y survivre !

Ils cueillaient des fruits et mangeaient des feuilles,
Tantôt se faisant chasser par un animal plus gros,
Tantôt s'abritant quand il pleuvait trop.
La forêt ne leur réservait pas toujours un tendre accueil.

L'un prônait la prudence et l'autre l'inconscience,
C'est ainsi qu'ils se complétaient,
Mais avec tant de différences,
Ils avaient beau discuter, rien ne se concluait.

Fâché par tant d'inaction,
Face à cette cruelle condition,
Mû par un désir d'en finir
L'imprudent se mit à rêver :
"Et si je taillais des bâtons ?

Je pourrais m'en servir pour bâtir,
Une maison pour pouvoir dormir,
Ils allongeraient mon bras,
Pour cueillir les fruits au-delà,

Je pourrais alors me défendre,
Contre ceux qui veulent me manger,
Je pourrais partir sans danger,
Apprendre dans le monde entier !"

Il alla consulter son ami de galère,
Lui raconta son projet visionnaire,
Mais celui-ci prit peur et dans un grondement cria :
"Veux-tu qu'on se tue tous à coup de morceaux de bois ?"

C'est que le groupe entier de macaques,
Par la vie de la jungle endurci,
N'avait pas besoin de technologie,
Pour régler les palabres par des claques.

"Veux-tu qu'on élague tous les arbres
Qu'on coupe les branches sur lesquelles on se tient?
Comment va-t-on se déplacer,
Sur deux pattes, suggères-tu le maintien ?"

L'intrépide penseur ne se laissa pas décourager :
"Mon cher ami" dit-il
"Notre vie ne tient qu'à un fil,
Et tu m'accuses de vouloir le couper,

Mais il s'agit d'utiliser les branches,
Pour apprendre à nous libérer.
En aucun cas je ne prétend tailler,
La forêt qui nous abrite en tranches.

Tu bénéficieras aussi de cette invention.
Pourquoi te plains-tu de mon idée ?
Voudrais-tu l'abandonner,
Pour rester dans l'inanition ?"

Le singe prudent lui répondit :
"Je connais bien nos semblables,
Ce n'est pas toi que j'accuse
Mais ceux qui vont t'en rendre coupable.

Tu as de bonnes intentions,
Ce n'est pas le cas de tout le monde,
Beaucoup ont l'inspiration,
De commettre des crimes immondes."

"Dans ce cas tu les éduquera,
et je leur apprendrai à tailler le bois."
Dit le téméraire pour insister,
"Ensemble nous allons les former !"

Malgré tout cet enthousiasme,
Le peureux se refusa à l'aider,
Arguant qu'il préférait peiner
Que soutenir un tel fantasme.

Alors l'inventeur s'aventura,
A montrer l'idée aux autres singes,
Ils l'imitèrent de ce pas,
Mais sans se creuser les méninges.

Soudain des bagarres éclatèrent,
Entre les tailleurs de bois.
Les uns voulant tailler à l'envers,
Au lieu de couper à l'endroit.

Le massacre fût horrible,
Nombreux furent les morts.
Un camp l'emporta sur l'autre,
Pourchassa ceux qui avaient tort.

Pendant qu'il secouait sa tête,
D'un air blasé et aigri,
Le prudent mué en prophète,
Se croyait bien à l'abri.

Mais le chantre de cette violence
Vint l'accuser de sorcellerie :
"Les gens en ont fait des lances
Car tu nous a tous maudits !"

De ce pas il tua son sage compère,
Mais ce fût bien fait pour lui
Car souvent les gens sont bien trop fiers
Et trop souvent ils  oublient

Qu'on peut ne pas aimer la science
Qu'à raison on peut s'en méfier,
Mais que faute de pouvoir l'interdire
Meilleur est de la contrôler.

Que préférer l'ostracisme
A la solidarité
C'est fonder le mécanisme
De toutes les calamités.

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L'HOMME RICHE ET LES FRERES PRISONNIERS (FABLE CONTEMPORAINE)

L'HOMME RICHE ET LES FRERES PRISONNIERS (FABLE CONTEMPORAINE) | Cherchez l'Erreur - Blog économique et politique | Scoop.it

L'HOMME RICHE ET LES FRÈRES PRISONNIERS


Il était une fois un homme immensément riche,
Sa puissance était celle d'un empereur,
Qui eût cru qu'un jour il trouva le bonheur,
En vendant de l'argent postiche ?


Cet homme était bien sûr sans pitié,
Comme tous les gens qui construisent des palais,
Sur le dos de gens exploités.


Aussi comme tous ceux de sa race,
Faisait la guerre et détenait des prisonniers.
Maltraités, abusés, on les maintenait à leur place.


Un jour, pour son amusement personnel,
Il eût l'idée d'organiser un jeu,
Il fit sélectionner deux frères parmi ses gueux,
L'un était unijambiste, l'autre était bien, mais frêle.


Il dit à ses participants :
« Montez sur ces vélos, parcourez cette piste,
le dernier arrivé, je dis bien le dernier, sera récompensé de la liberté !


Vous n'aurez ni le droit de rebrousser chemin, ni de vous arrêter,
ni de ralentir en posant les pieds à terre. »
Les deux frères prisonniers s'exécutèrent,


Constatèrent, avant de partir, qu'il n'y avait pas de frein.
Mais l'unijambiste tombait, voilà qui l'arrangeait soudain !
L'autre frère, énervé, constatant la forfaiture, criait au scandale.


Alors le vieux riche, donna l'ordre à ses gardes,
De tabasser celui qui userait de la ruse.
Rien n'y faisait, sans jambe, il perdait l'équilibre,
Se faisait frapper, n'avançait pas plus.


Ordre fut donné de lui fabriquer une aide en bois,
Comme elle fut vite taillée, il roulait en désordre,
Qu'à cela ne tienne, ils la rafistolèrent au vélo avec des cordes,
Mais de sorte que le pauvre homme, ne faisait qu'un avec son tas.


Ce réglé, on reprit la course avec entrain,
Mais il était midi passés et ils avaient commencé le matin,
Le riche homme décida soudain qu'il fallait se hâter,


Du coup, il changea les règles à sa convenance.
Il rompit le silence : « Je vous donne des armes !», dit-il,
« Et maintenant tous les coups sont permis pour arriver premier ! »


Armés d'un bouclier et d'une lance, les voilà repartis,
Eux qui étaient frères les voilà ennemis
(La liberté vaut bien de son semblant la vie).


C'est à moitié de chemin que l'estropié,
Grâce à son système bricolé tel un radeau de fortune,
Rattrapa son maigre frère, qui cria « C'est injuste !!»
Jamais content d'avoir ses deux jambes au lieu d'une.


Ce dernier asséna avec force un coup à son frangin,
Faisant tomber l'homme, autant que son engin.
L'un abîmé par cette chute fracassante,
L'autre content de sa victoire assurée,


Les deux faisaient rire le puissant et riche senior,
Qui, mangeant en même temps, s'esclaffait tel un porc !
C'est ainsi que fier d'avoir remporté l'affaire,
Le plus mince alla voir son maître de misère,


Arme en main, il s'approcha en courant du vieil homme,
Lequel, vu de près, était haut comme trois pommes.
Alors qu'il s'approchait, lance en main comme un fou,
Le vil financier, se voyait dans son trou,


Le jeune maigre s'arrêta à quelques centimètres,
A son grand soulagement, mais tardant à s'en remettre.
« Mais que faites-vous ? Désarmez-le !»


Le garçon, étonné d'avoir effrayé le vieux,
Coopéra avec les gardes, sans se faire prier,
Espérant au passage quelque remerciement.


C'est qu'il n'y a que les voleurs qui se sentent en danger,
Pas ceux qui méritent leur gain !


« Alors ? » demanda le gagnant au voleur,
« Alors ! Tu as la liberté de manger de mon pain,
En voilà un petit bout si tu as faim. »


C'est comme ça que le compétiteur remercié,
Fût ramené par les gardes dans son vil palais,
Partageant la cellule avec son frère blessé,


Ils se battent encore pour un morceau de pain,
L'estropié arguant qu'il lui doit quelque chose,
Le maigrichon niant qu'il a une vie morose :
« C'est par moi-même que j'arrive à mes fins ! »



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De la connaissance et de la réflexion sur internet.

De la connaissance et de la réflexion sur internet. | Cherchez l'Erreur - Blog économique et politique | Scoop.it

Tout citoyen ordinaire a déjà fait l'amère expérience d'oublier sa liste de courses et de revenir chez soi avec des choses qu'il avait déjà au domicile et sans les choses dont il avait vraiment besoin pour terminer sa semaine.
Le recueil de données exhaustif est une étape incontournable vers le développement d'un raisonnement pertinent qui définit l'action à mener.


Si je n'ai pas observé, constaté ce qui me manque et ce qu'il y a déjà chez moi, ni établi un listing réel sur un papier, je serais incapable de prendre de bonnes décisions une fois arrivé au marché.
Ainsi, quelqu'un qui arrive au marché sans une idée précise de l'état de son stock, essaiera de se baser sur des éléments abstraits (vagues souvenirs) ou sur des spéculations ("il me semble que...") pour prendre ses décisions d'achat et finira bien sûr, dans la grande majorité des cas, par se tromper.

 

Dans la réalité, un raisonnement valable doit donc saisir l'entière réalité des faits.


Réfléchir au monde dans lequel nous vivons nécessite donc d'en connaître la plupart des variables mais nous ne pouvons pas toutes les lister, le travail dans un monde aussi vaste serait infini et hors de la portée d'un être humain et c'est pourquoi l'expérience, l'historicité des faits est tout aussi importante.


Si nous connaissons l'Histoire, nous pouvons en tirer des enseignements, établir des parallèles entre le passé et le présent dans des situations similaires.
L'outil historique est donc celui qui permet de trier les données pertinentes pour l'analyse.
"La douzaine d’œufs achetée la semaine passée est suffisante car d'habitude ce stock dure deux semaines, je n'ai donc pas besoin de le vérifier cette semaine."


Mais si on veut vraiment mener des actions concrètes qui soient adaptées à la réalité, il importe de connaître les disciplines, les sciences qui vont nous permettre de voir plus loin et plus précisément.
Imaginons que vous ayez prévu d'inviter des amis et de faire une tarte, ainsi celui qui ne connaîtrait pas la recette de la tarte n'aura pas remarqué que le stock d’œufs sera exceptionnellement insuffisant cette semaine malgré l'expérience accumulée dans l'art de calculer les stocks.

Pour conclure, une réflexion qui ne prend en compte qu'une partie des éléments de la réalité, n'est pas capable de trouver une solution adaptée à la réalité, essayez donc de construire un bateau sans tenir compte des connaissances accumulées depuis des millénaires dans la construction navale ; prendriez-vous le risque de traverser l'Atlantique sur un tel bateau ?
Former son intellect uniquement en regardant des vidéos internet et en lisant des textes ou des livres exposés et recommandés sur internet, c'est un peu comme si on voulait apprendre à se socialiser en prison.

Voir le monde avec des yeux limités ne permet de saisir qu'une seule partie de la réalité.
Il faut connaître le passé et voir avec des yeux instruits pour formuler des réflexions et mener des actions qui produisent des résultats bénéfiques.


Internet, en tant que marché dérégulé de l'information, ne permet de mettre au grand jour et de promouvoir que ce que la majorité des internautes demande.
Internet laisse au lecteur le soin de déterminer le degré de fiabilité de cette information, lecteur qui bien souvent n'a ni les moyens, ni le temps de vérifier l'exactitude de ce qui est raconté.
On passe ainsi à côté de l'information pérenne, celle qui instruit et permet de réfléchir et on se contente de s'émouvoir devant des faits successifs.

Allez dans les bibliothèques, dans les librairies, piochez 4 ou 5 livres sur les sujets que vous même trouvez intéressants, commencez par la base  avec des livres théoriques qui vous donneront les outils pour observer le monde de façon complète, pour avoir une connaissance réelle, pouvoir ainsi formuler des raisonnements pertinents et démasquer les faux raisonnements, ceux qui polluent inutilement l'intellect de chaque citoyen.


Cherchez L'Erreur's insight:

Tribune personnelle, lettre ouverte aux sophistes du Net.

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Pourquoi sortir de l'Euro ne nous rendra pas notre souveraineté monétaire et commerciale ?

Pourquoi sortir de l'Euro ne nous rendra pas notre souveraineté monétaire et commerciale ? | Cherchez l'Erreur - Blog économique et politique | Scoop.it

Il faut se rendre à l'évidence, seules des ambitions électorales peuvent justifier les sursauts patriotes de certains partis politiques et autres mouvements républicains (ou pas) peu importants mais qui néanmoins réussissent (surtout en envahissant l'outil média internet) à capter un public peu initié aux problématiques économiques du monde actuel et féru d'alternatives politiciennes, face à la doctrine ultra-libérale imposée par Bruxelles.

L'Union Européenne serait, pour ces partis et ces groupuscules, à l'origine de nos malheurs : sa monnaie provoquerait les catastrophes économiques que nous subissons et tout partenariat comportant une délégation d'un certain pouvoir vers une institution supérieure serait une erreur fondamentale.

Pour eux, nous avons franchi un seuil au dessus duquel il est inutile de discuter sur les mesures à prendre pour faire face aux problèmes de l'emploi, de l'agriculture, de l'industrie, du commerce, de la finance, etc.
En effet, si nous restons dans l'U.E. notre marge de manœuvre en matière de politique économique en tant que pays sera nulle et inefficace puisque seules les directives européennes (fabriquées loin de chez nous et sans nous) primeront sur nos besoins, bien français, eux.

C'est qu'en écoutant ce discours nous serions tous tentés au premier abord de croire qu'il suffirait effectivement de quitter l'Union Européenne pour retrouver une sérénité d’antan.

Pourtant, aucune analyse économique prenant en compte les réalités actuelles du commerce mondialisé ne peut encourager particulièrement la France à s'isoler de l'Europe, les réalités structurelles spécifiques de notre pays sont autrement plus décourageantes que le discours souverainiste fièrement affiché par ces politiciens.
Ici, sous forme de fiction, nous verrons comment la nouvelle politique économique extérieure de la France et sa politique monétaire de l'après Euro pourraient avoir des conséquences désastreuses à court terme sur la production et l'emploi (les aspects budgétaires seront traités dans un deuxième article).

Si nous voulons comprendre pourquoi nous nous sommes retrouvés à déléguer notre pouvoir de décision à des instances européennes, nous avons besoin de remonter un peu dans le temps et de comprendre quels sont les problèmes qui guettent des pays isolés de tout accord commercial, monétaire et financier et qui ne possèdent ni une industrie assez développée, ni un capital de ressources naturelles suffisant pour subvenir à leur production intérieure (qu'elle soit énergétique, agricole ou industrielle), qui leur conférerait donc une autonomie suffisante (encore que tout à fait relative par les temps qui courent).

Les pays financièrement protectionnistes comme l'Iran ou le Vénezuela peuvent se permettre de fonctionner dans des économies en apparence relativement fermées, sauf qu'ils ont beaucoup de matières premières précieuses à exporter. Ce n'est sûrement pas le cas de la France(*).

Par exemple, on ne peut pas indéfiniment échanger du bois contre du pétrole ou du charbon contre du gaz car, étant donné les différences de prix entre ces quatre matières premières sur le marché mondial (un franc de bois ou de charbon représentera une quantité utile plus importante qu'un franc de pétrole ou de gaz), nous finirions par épuiser très vite ce stock sans possibilité de le renouveler (ou sans possibilité de le renouveler de façon rapide dans le cas du bois par exemple). Même en supposant que les coûts d'exploitation soient rentables et rendent nos matières compétitives, il faudrait mettre en place des installations techniques et des structures de transport coûteuses. Ceci est d'autant plus valable, qu'en l'absence d'accords commerciaux solides avec nos partenaires les plus proches, les droits de douane et la spéculation sur les prix des matières premières rendraient la balance encore plus difficile à maîtriser.

Même le gaz de schiste ne ferait pas l'affaire longtemps au vu des besoins énergétiques de la France, sans compter sur la destruction irrémédiable de l'environnement que son extraction cause (**).

On pourrait alors penser que l'industrie pourrait nous sortir de l'impasse et que les produits fabriqués pourront se vendre contre des matières premières. Hélas ! La France ne possède pas une industrie existante qui s'exporte bien et celle-ci consomme beaucoup de matières premières (industrie du nucléaire ou agricole par exemple).
Développer de nouveaux secteurs supposerait alors de former tout un tas de personnes à ces nouveaux métiers (dans une économie fermée à l'immigration on ne pourrait pas non plus employer de la main d’œuvre immigrée), des investissements financiers dans de nouveaux locaux, dans de nouvelles machines et ceci prendrait plusieurs années.

 

Dans un pays qui vient de sortir de l'U.E., pratiquement sans matières premières et, qui plus est, dans un système financièrement fermé, les investisseurs étrangers se feront rares, on ne pourra compter que sur des investisseurs locaux peu expérimentés dans ces nouveaux secteurs industriels.

Alors comment un pays qui ne peut pas vendre, ni rapidement, ni durablement, à l'extérieur pourrait se procurer de l'énergie fossile et des ressources naturelles qu'il ne possède pas de façon rapide et relativement durable ? (***)

C'est là que nous entrons dans le vif du sujet car l'outil magique, la raison principale pour laquelle la France est dans l'U.E. est : la finance.

Pour acheter les matières premières à l'étranger, il faut des devises étrangères. On peut acheter directement ces ressources avec ces devises ou alors on peut les utiliser pour le maintien d'un taux de change fixe avec ses principaux partenaires commerciaux. En effet, un taux de change fixe évite les fluctuations trop importantes des prix des matières qui rendraient l'approvisionnement des industries trop imprévisible avec des conséquences indésirables pour la production et l'emploi.

Faute de pouvoir exporter sa production contre ces devises, un pays a deux options : soit il dispose de réserves en devises étrangères, soit il lui faut en emprunter auprès des banques étrangères ou des organismes internationaux.
Mais qui dit réserve, dit quantité limitée et qui dit emprunt, dit endettement et coût du prêt.

Non seulement la France de l'après Euro sortira de la monnaie unique  complètement surendettée (comme dans l'après guerre), mais elle devra en plus emprunter des devises pour se procurer les matières premières nécessaires.

Pour que les taux d'intérêts (le coût des devises) des prêts accordés à la France ne soient pas trop importants, il faudra jouir d'une crédibilité sans faille sur les marchés afin que les investisseurs s'assurent d'être remboursés correctement, les agences de notation veilleront au grain...
Autrement dit, si la France veut attirer des capitaux étrangers, la Banque de France devra relever son taux directeur afin que ceux-ci soient bien rémunérés en intérêts mais comme les fonds spéculatifs vont guetter la dépréciation de la monnaie, il faudra appliquer un intérêt supérieur à celui qui suffirait normalement et les vieilles recettes de la politique monétaire de rigueur pour contrer la spéculation.

Pourquoi ? Parce qu'il faudra plus de monnaie pour rembourser les investisseurs étrangers si jamais la monnaie nationale venait à se déprécier face à la devise étrangère et que dans ce contexte risqué les investisseurs exigeront une "prime" pour compenser le risque .
La tyrannie de marchés financiers est telle, que la France subira des attaques spéculatives incessantes contre sa "nouvelle" monnaie afin de rentabiliser les placements financiers.
Les agents financiers détenteurs de monnaie française vendront tout leur stock contre de la devise étrangère à la moindre rumeur de dépréciation de la monnaie nationale pour sauvegarder la valeur de leurs placements, mettant ainsi plus de monnaie française sur le marché, ce qui finira par causer effectivement une dépréciation "autoréalisatrice" de cette monnaie sur le marché des changes.

Si la France veut pallier aux attaques spéculatives contre la monnaie nationale, et maintenir un taux de change fixe, il lui faut donc racheter de la monnaie nationale sur le marché des changes en vendant ses réserves de devises étrangères. Mais si bien la monnaie ainsi retirée de la circulation peut se traduire par une baisse de l'inflation (trop de monnaie en circulation causant une hausse relative des prix), cela ne peut se faire indéfiniment. A un moment la France sera obligée de dévaluer encore sa monnaie pour arriver à un taux de change défendable.

Avec un ralentissement des investissements étrangers dû au manque de confiance (l'inflation ou la dévaluation rendront la valeur réelle de la monnaie moins importante ; pour une même quantité de monnaie nationale les investisseurs auront moins de capital réel) , le processus mettra à mal perpétuellement le maintien du taux de change fixe (qui a besoin de la devise étrangère).


C'est tout le problème de la spéculation des taux des changes aujourd'hui dans les pays relativement isolés des traités commerciaux solides, comme certains des BRICS ou autres pays émergents (Argentine, Ghana, Angola, ...) dont la valeur de la monnaie fluctue en fonction des spéculations et des mouvements de capitaux. Pourtant ces pays ont un potentiel en ressources naturelles et industriel bien plus grand que la France. Entendons par traités solides la présence au sein du traité d'un pays ou de plusieurs jouissant d'une crédibilité sans faille sur les marchés financiers, par leur capacité de production, d'exportation, la richesse de leur sous-sol et leur structure économique historiquement rentable pour les investissements.

Dans ces conditions, sachant que la France, ne jouira pas de beaucoup de crédibilité sur les marchés des changes, elle aura beaucoup d'attaques spéculatives contre sa monnaie et aura peu de façons de se procurer de la devise étrangère sans s'endetter durablement et à des coûts incertains. La maîtrise de l'inflation paraît donc difficile, sans mesures d'austérité qui sont un moyen de gagner de la crédibilité et de stabiliser la vitesse de circulation de la monnaie.

Attirer des investissements étrangers en relevant son taux directeur paraît une solution souhaitable à court et moyen terme, mais exigera ce type de politiques de rigueur destructrices pour l'emploi (crédits chers=diminution de la consommation=diminution de la production=chômage).

La Banque de France pourrait alors augmenter les réserves obligatoires des banques pour diminuer la masse de monnaie mise en circulation par le crédit (et donc pour diminuer l'inflation), mais le délai d'action de cette mesure n'interviendrait qu'à moyen terme et provoquerait d'abord un ralentissement de l'activité économique.

De plus, si ses voisins pratiquent des politiques économiques sensiblement différentes, il y a fort à parier que la concurrence sur le marché des taux de change et la différence des prix augmenteront la spéculation.

Même en régime de taux de changes fixes qui résoudrait le problème de la spéculation, l'inflation peut venir de la différence des taux directeurs entre banques centrales ; si la France augmente son taux directeur pour réguler son inflation et que l'Allemagne décide de les baisser, les investisseurs viendront placer leur argent en France augmentant ainsi la quantité de monnaie en circulation.

Par ailleurs, une différence notable de la croissance entre deux pays aura une influence notoire sur la balance commerciale et peut donc influer sur la valeur réelle de la monnaie ; le pays qui a plus de croissance que ses voisins, va avoir une plus forte demande d'importations (augmentation de la consommation) qui va à son tour créer une hausse des prix (inflation par la demande) chez ses voisins exportateurs.

Pour conclure, face aux menaces d'hyperinflation avec des conséquences catastrophiques pour ses citoyens, la France ne pourra réguler son activité économique qu'au prix de politiques de rigueur monétaire et ne pourra maîtriser ses échanges avec l'extérieur que dans le cadre d'un consensus avec ses voisins et principaux partenaires commerciaux pour diminuer les mesures de rigueur budgétaire (que nous traiterons plus tard et qui s'ajouteraient aux mesures de rigueur monétaire déjà en place pour maîtriser l'inflation), ce consensus influera :
- au niveau des taux de change
- au niveau des droits de douane
- au niveau des échanges commerciaux (équilibres des balances commerciales)
- au niveau des mouvements de capitaux (équilibre des taux directeurs)

Dans ces conditions la Banque de France ne peut pas laisser fluctuer librement le taux de change de sa monnaie à cause de la spéculation, elle ne peut pas non plus pratiquer toute seule (sans concertation avec les autres banques centrales voisines) n'importe quel taux d’intérêt à cause des mouvements difficilement contrôlables de capitaux et se retrouve donc, en tout état de cause, en situation de perte de souveraineté comme lorsque celle-ci était sous l'Euro.
De plus les prix pratiqués doivent être maîtrisés en fonction des voisins et les échanges commerciaux doivent être relativement équilibrés afin de mener une politique monétaire coordonnée qui évitera les effets de cercle vicieux inflationniste, qui diminuera le nombre de micro-crises financières spéculatives, conjoncturelles et qui établira un climat de stabilité propice à la croissance.

Nous le voyons bien, les pays européens ont construit l'Union Européenne sur un objectif de stabilité financière et de protection contre la spéculation dans une économie mondialisée. La protection que confère cette institution à ses pays membres a progressivement fait fleurir les investisseurs européens dans un contexte de croissance économique qui a indéniablement et de façon globale contribué à maintenir le niveau de vie des citoyens européens en atténuant les effets de la mondialisation des échanges par la coordination des politiques monétaires et commerciales.
Mais ces investisseurs sont devenus immensément puissants au point où les lobbies financiers ont pris le pas sur les aspirations démocratiques des citoyens et le développement humain a cédé sa place à une logique de rentabilité financière d'inspiration ultra-libérale.


L'Europe est paradoxalement devenue aujourd'hui une machine à financer les ambitions spéculatives de ses banques et les citoyens sont relégués à la place de simples consommateurs qui subissent des cures d'austérité.
L'Union Européenne n'est donc pas la cause de nos malheurs actuels mais un outil de protection efficace qui est tombé entre de mauvaises mains et c'est à nous que revient le droit de le reprendre !

Si nous nous enfuyons, nous seront de toute façon perdants...
Une des possibilités est d'exiger une Europe plus démocratique et plus largement une Europe fédérale, dans la quelle les spécificités régionales et culturelles soient reconnues tout en transférant une partie des pouvoirs de gestion et de coordination à des organes élus par tous les européens.

 


Au vu de cette longue explication, j'espère vous avoir éclairé sur les prétentions mensongères de certains populismes.



(*)Bien évidemment, dans notre fiction, l'Afrique n'utilise plus de franc CFA, car celui-ci confère à la France le pouvoir d'imprimer "gratuitement" de la monnaie se procurer avec elle, les ressources aux pays africains concernés par celle-ci (voir l'article http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-14007.html ). Si cela était encore le cas, la France pourrait facilement jouir d'une crédibilité plus grande sur la place financière en vivant littéralement de ce véritable racket et je soupçonne fortement certains partis, prônant le "souverainisme monétaire", de fonder en grande partie leur politique économique de l'après Euro sur ce facteur capital

(**) Pour un questionnement plus aprofondi sur la thématique des gaz de schiste en France voir l'article  http://www.marianne.net/les-eco-att/Faut-il-exploiter-les-gaz-de-schiste-en-France_a25.html

(***) Nous nous passerons d'analyser ici de tous les problèmes liés à la pénurie énergétique mondiale dû au dépassement du pic pétrolier qui compliquerait trop l'explication et nous limiteront aux dix années à venir en supposant que les prix des hydrocarbures n'augmenteront pas brusquement dans cette période, pour plus  d'infos sur le questionnement de la pénurie énergétique voir mon article http://www.scoop.it/t/cherchez-l-erreur-blog-economique-et-politique/p/4016890366/2014/03/02/fin-de-la-croissance-economique-debut-de-l-ere-post-carbone-le-douloureux-passage-du-petrole-bon-marche-aux-precieux-hydrocarbures-sales?hash=22671a88-f1f8-4088-9dd1-3561c0bbdeed

Erratum ; cet article a été corrigé le 08/03/14 suite aux remarques de lecteurs en ce qui concerne les effets de l'importation sur l'inflation (l'effet n'est pas forcément négatif sans dévaluation mais il consomme des devises étrangères). L'importation ne peut pas suffire à résorber une inflation car elle est ralentie par la dévaluation qui implique un coût supérieur et un net recul de la demande dans un contexte ou la relance budgétaire ne peut pas la relancer au risque de mettre encore plus de monnaie en circulation

 

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« Connaisseur connaît, Gaou passe ! »

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« Connaisseur connaît, Gaou passe ! »

 

Qui se cache derrière le « jour de colère » du 26 janvier ?


Dans un communiqué officiel du Cri Panafricain publié le 10 janvier 2014 par le site Ivorian.NET à l'adresse http://presse.ivorian.net/informations/?p=6816, Abel Naki clame haut et fort sa fierté et sa volonté de participer au « Jour De Colère » le 26 janvier 2014.

Il ajoute sur son communiqué, que le Cri Panafricain sera en « 10ème position sur 40 mouvement et associations français. c’est l’occasion rêvée pour parler de notre cause »(Sic.)

Oui, mais son rêve est en fait un cauchemar ! Car ce que Abel ne veut pas vous dire, c'est que cette manifestation est organisée par des personnalités d'extrême droite...

Mais qui sont-ils ces manifestants, aux côtés desquels vous êtes appelés à manifester ?

Vous êtes-vous posé la question ou avez -vous tellement confiance en votre leader qu'il peut vous amener les yeux fermés au précipice ?

Le site du « Jour de Colère » dénombre en tout à la date du 11 janvier sur son site http://www.jourdecolere.com/nos-soutiens/ pas moins de 39 groupes participants dont une vingtaine détaillés ci-dessous sont d'extrême droite (parfois représentés par des personnalités politiques très controversées) et plus d'une quinzaine reçoivent le soutien actif des hommes politiques de droite parfois proches de Nicolas Sarkozy.

Tout d'abord il y aura les personnalités politiques, toutes d'extrême droite, chacune représentera un groupe ou même plusieurs :


La plus controversée est, sans nul doute, Monsieur Christian Vanneste, député UMP du Nord, auteur de l'amendement qui proposait d'enseigner à l'école « le rôle positif de la colonisation » et de remplacer le mot « colonisation » par « présence française » dans les manuels scolaires français !!!
Il représentera le mouvement « Collectif des Avocats Libres » ou « Cercle des Avocats Libres »

Ensuite, il y aura aussi Béatrice Bourges et Charles Millon. La première était à la tête du « Printemps Français », un mouvement proche du « Bloc Identitaire » et des « Jeunesses Identitaires », auteur d'agressions à caractère raciste ou discriminatoires et connu pour ses débordements lors des manifestations ; aujourd'hui, elle dirige avec M. Millon le « Collectif Famille Mariage » et le « Collectif pour l'Enfant ». Le deuxième est un ancien cadre de l'UDF (ancien parti de droite), aujourd'hui cadre de la Droite Libérale Chrétienne, Ministre de la défense sous Alain Juppé dans les années 90', il a été dans les coulisses de la politique de la néo-coloniale de la Françafrique...

 

Claude Reichmann, ouvertement islamophobe, sera également de la partie sous couvert de son « Mouvement pour la Liberté de la Protection Sociale » ; selon le site Wikipédia « Ses thèmes de prédilection sont le poids de l'État, la diminution des prélèvements obligatoires, l'« islamisation » de la France et les problèmes de la délinquance. Il a surtout acquis sa notoriété en militant pour la fin du monopole de la sécurité sociale. »

 

Philippe Gibelin, peut-être un des pires racistes, président du mouvement d'extrême droite islamophobe « Nationalité Citoyenneté Identité », proche du « Bloc identitaire » dont il fut le trésorier, avec le but affiché d'« informer les Français sur les questions touchant à la nationalité française (...) contre le droit de vote des étrangers » . Il fut également idéologue dans le mouvement suprémaciste blanc dénommé G.R.E.C.E. (Groupement de Recherches et d'Etudes de la Civilisation Européenne)

 

Alexandre Goldfarb, bloggeur de droite, dans son site « Observatoire du mensonge », il défend dans ses articles l'idée que « le racisme anti-blancs [est] le nouveau racisme ordinaire »

Bernard Antony, à la tête du mouvement et blog « Reconquête », il est une vieille figure de l’extrême-droite française, président de l’association Chrétienté-Solidarité, ainsi que de l’Agrif (l’Alliance contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne),une association qui lutte contre les provocations anti-chrétiennes. Membre du Front national depuis 1984, il resta fidèle à Jean-Marie Le Pen au cours de la scission de 1999.

 

Il y aura également d'autres groupes ou groupuscules identitaires, suprémacistes blancs, anti-immigration, islamophobes :

comme « Les Enfants des Terreaux », mouvement français, qui affirme sur sont site vouloir « Lutter par tous les moyens mis à notre disposition » pour « faire cesser les actions et prises de décisions en faveur de minorités agissantes » 

le « Collectif des Avocats Libres » de Christian Vanneste, prétend sur son site Internet, lutter « contre le communautarisme »

« France Audace », comme l'affirme son site très proche des idées d'extrême droite et de la droite Sarkoziste ; se disent en faveur d'une politique anti-immigration

« La France à l'Unisson » prétend défendre l'identité culturelle française

Le « Comité de Lépante » est un mouvement ouvertement islamophobe, « Le Comité-Lépante est un observatoire de l'islamisation des sociétés européennes. Le Comité-Lépante s'oppose à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.
Dans leur site on peut trouver cette citation de Claude Imbert, dans l'éditorial du journal "Le Point"  :
"L'islam, dans son messianisme - dans sa volonté spécifique de diriger non seulement les âmes, mais les moeurs et les lois -, n'est pas, ne peut pas, ne veut pas être une religion comme les autres".

« Parti de l’In-Nocence », affirme que la civilisation européenne est supérieure et en danger à cause de l'immigration, on peut trouver dans leur site ce genre de phrases « Le parti de l'In-nocence constate en tout état de cause que les sociétés les plus développées comptent parmi leurs caractéristiques les plus évidentes, à l'époque moderne, de modérer nettement en leur sein la tendance à l'expansion démographique, voire de l'inverser. Il en tire la conclusion que les peuples, surtout ceux qui sont les plus avancés dans leur évolution, et les plus riches d'expérience historique, sont plus sages que les démographes, et savent mieux qu'eux ce qui est bon pour leur heureuse survie. »

« NON à la substitution de la population » défend l'idée que la population française est dans le danger d'être substituée par la population immigrée

« Reconquête Républicaine » est un parti ouvertement Islamophobe

« Free World Academy » est un mouvement survivaliste qui prône une guerre imminente entre races et religions, il défend l'idée qu'il faut interdire la migration des peuples et que chacun doit rester chez soi

« France Libre » est un mouvement qui revendique des idées proche de l'idéologie nationaliste d'Alain Soral, ancien cadre du parti d'extrême droite Front National

« Les Gavroches » un mouvement aux objectifs obscurs qui prétendent que la défense des valeurs françaises (non définies) et de l'éthique vont entrainer une résolution des problèmes sociaux face à une « élite » sans valeurs (proche de l'idéologie du parti d'Alain Soral, ancien cadre du FN)

« Peuple Français, Réveille-toi ! » mouvement identitaire islamophobe si on en croit les chansons dans leur blog dont voici un extrait, que vous pourrez écouter à cette manifestation :

« Dans tes piscines ont n’a plus l’droit

De se baigner comme autrefois

Des horaires sont réservés

À la pudeur des femmes voilées

Aux cantines de tes lycées

Le halal a remplacé

Le bacon qu’on aime pourtant

Pour contenter ces braves gens »

« le Réseau Identités » affilié à « Nationalité, Citoyenneté, Identité » cité plus haut sous la direction de l'idéologue d'extrême droite Philippe Gibelin

 

Il y aura aussi des groupes conservateurs ou ultra-libéraux soutenus par l'UMP et les proches de Nicolas Sarkozy, auteurs de la « Manif pour tous » ou des « Bonnets Rouges » (voir infos en fin de page:

 

comme « Camping pour tous » soutenus par le député UMP Philippe Meunier à

l'Assemblée

« Rassemblement des Contribuables Français » créé par Nicolas Miguet un riche homme d'affaires ultra libéral de la sphère financière et accessoirement journaliste de droite

« Citrons facilement exploitables » collectif de travailleurs indépendants contre la Cotisation Foncière des Entreprises

« Génération résistante » mouvement conservateur agricole et proche de « La manif pour tous »

« Hollande Dégage » et « Hollande m’a tué » des mouvements de droite, sans autre proposition que la destitution de Hollande

« Liberté et Sécurité des Frontaliers » mouvement franco-suisse identique aux bonnets rouges frontaliers

« Les Paysans, c’est l’Avenir » groupuscule de droite anti-écotaxe

« La révolte fiscale c’est maintenant » mouvement ultra-libéral qui prône la suppression des impôts

« Solidarité Pour Tous » proche du mouvement « Prisonniers politiques », de «La manif pour tous » et de «Hollande dégage »

« Stop-Hollande » mouvement ultra-libéral contre les impôts

« Tous Ensemble Contre l’Ecotax » mouvement pour la diminution de la taxation des transports routiers français

« Les Vaches à lait » également pour la suppression des impôts

« Les Bonnets Blancs » contre la réforme Peillon des rythmes scolaires

« Les Bonnets Rouges » contre le matraquage fiscal

« Les Bonnets Rouges 69 » idem

« Les Bonnets Rouges Frontaliers »pour le droit d'option à l'assurance-maladie à la frontière franco-suisse

 

 

Les sentiers de la perdition


Abel Naki n'a de cesse d'entraîner les résistants ivoiriens qui le suivent sur la mauvaise pente, sur les sentiers de la perdition.


Il a perdu l'esprit depuis l'affaire des faux « infiltrés sarkozistes », qui s'est révélée n'être qu'une grotesque supercherie de M. Naki ayant pour but de salir l'image d'un résistant démissionnaire de son mouvement qui osa dénoncer dans son article le flou des finances qui règne au sein du Cri Panafricain et le peu d'amour pour la démocratie qui est entretenu par la hiérarchie du mouvement.


Avec cette affaire, le site Ivorian.net est désormais connu pour ses affinités envers Abel Naki dont il publie aisément les calomnies - puis les supprime lorsqu'on les démasque - sans se donner la peine de les vérifier et dont il défend l'honneur en refusant de publier des articles qui dénoncent les pratiques de ce dirigeant, comme cet article http://leblogpolitiquederaphael.ivoire-blog.com/archive/2014/01/08/titre-de-la-note-438778.html pourtant écrit par une grande plume de la résistance comme Raphaël Adjobi.


Ce média est passé du monde de l'information à celui de la campagne d'intoxication et lorsqu'il veut faire de l'information, il dérape, invitant tous les ivoiriens à marcher aux côtés de ceux qui ont rendu possible la colonisation et fondé l'idéologie raciste négrophobe permettant l'essor de l'esclavage des noirs et provoquant le taulé général !! « Connaisseur connaît, Gaou passe ! » disait savamment le dicton ivoirien.


 

 

SOURCES ET LIENS

 

PARTIE 1 mouvements et personnalités d'extrême droite

Collectif des Avocats Libres https://infocomnet.wordpress.com/2014/01/03/la-republique-en-danger-pour-des-histoires-de-bananes-et-de-quenelles/

ou http://www.politis.fr/Quand-la-droite-xenophobe-debat-de,14150.html
ou http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/01/le-cercle-des-avocats-libres-appelle-%C3%A0-manifester-dimanche.html

Collectif Famille Mariage http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/04/19/beatrice-bourges-l-autre-egerie-des-anti-mariage-gay_3162237_3224.html ou http://www.lexpress.fr/actualite/societe/printemps-francais-quel-est-ce-groupe-qui-menace-la-manif-pour-tous_1251483.html

Béatrice Bourges http://www.regards.fr/Le-top-10-de-l-annee-2013/Le-Printemps-francais,6513

Charles Millon http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Millon

Collectif Pour l’Enfant idem voir Béatrice Bourges

Les Enfants des Terreaux http://www.lesenfantsdesterreaux.fr/

France Audace http://www.france-audace.fr/position-des-partis-2/
et http://www.france-audace.fr/portfolio-view/repenser-l-immigration/

La France à l’Unisson http://www.lafrancealunisson.fr/statuts/

Les Gavroches http://lesgavroches.org

Génération résistante https://www.facebook.com/GenerationResistante

Groupe du 21 novembre (association de groupe d'extrême droite dont les suivants)

Comité de Lépante source http://affinitiz.net/space/comite-lepante

Parti de l’In-Nocence http://www.in-nocence.org/

NON à la substitution de population selon le site « fdesouche.com » http://www.fdesouche.com/199672-demographie-la-substitution-de-la-population-francaise-de-souche-par-les-immigres-%C2%ABun-fantasme%C2%BB

Reconquête républicaine http://reconquete-republicaine.fr/

Free World Academy http://www.freeworldacademy.com/

France Libre http://francelibre.tumblr.com/page/7#.UtElx215Elk

Mouvement pour la Liberté de la Protection Sociale http://www.claudereichman.com/mlps.htm

Claude Reichmann « Ses thèmes de prédilection sont le poids de l'État, la diminution des prélèvements obligatoires, l'« islamisation » de la France et les problèmes de la délinquance. Il a surtout acquis sa notoriété en militant pour la fin du monopole de la sécurité sociale. » source wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Reichman

Nationalité-Citoyenneté-Identité http://www.nationalite-citoyennete-identite.com/le-president-philippe-gibelin/ mouvement d'extrême droite islamophobe proche du Bloc identitaire

Philippe Gibelin « informer les Français sur les questions touchant à la nationalité française (...) contre le droit de vote des étrangers » et de G.R.E.C.E. (Groupement de Recherches et d'Etudes de la Civilisation Européenne) Dont il a été cadre du mouvement d'idéologie identitaire suprémaciste blanc http://grece-fr.com/ et « Le trésorier de l’association et propriétaire du nom de domaine, Philippe Gibelin, patriarche d’une lignée de militants suprémacistes blancs endoctrinés dès leur plus jeune âge (Mathilde, Thibaud, Gauthier, Alix), ancien cadre du GRECE et longtemps investi dans la DOMUS, local gréciste, on le retrouve dans la “manif pour tous” ou sur un site de propagande pro-russe de la Nouvelle droite. » Source http://fafwatch.noblogs.org/post/tag/gibelin/

Observatoire du mensonge un site d'Alexandre Goldfarb, bloggeur de droite (en tout cas pas contre la gauche) qui défend dans ses articles l'idée que « le racisme anti-blancs [est] le nouveau racisme ordinaire » http://observatoiredumensonge.com/2013/07/22/le-nouveau-racisme-ordinaire/

Les Paysans, c’est l’Avenir groupuscule de droite anti-écotaxe https://www.facebook.com/les.paysans.cest.lavenir

Peuple Français, Réveille-toi https://www.facebook.com/pages/Peuple-Fran%C3%A7ais-r%C3%A9veille-toi/345612165541295 , voir aussi ce lien http://www.pvr-zone.ca/peuple_france_reveille.htm

Prisonnier politique https://www.facebook.com/prisonnierpolitique.fr association proche de la manif pour tous réclamant la libération d'un manifestant arrêté pour outrage à agent des forces de l'ordre

Rassemblement des Contribuables Français http://www.miguet2012.com/actu-miguet2012_lire_49_0_0.html créé par nicolas miguet un homme d'affaires diplomé de journalisme, ultra libéral

Reconquête http://soleil151.free.fr/reconquete/reconquete_couvertures.htm#303

Bernard Antony selon ce lien http://rvrsn.wordpress.com/2013/04/10/bernard-antony-un-epouvantail-plante-a-lextreme-droite/« Bernard Antony est une vieille figure de l’extrême-droite française. Il est le président de l’association Chrétienté-Solidarité, ainsi que de l’Agrif (l’Alliance contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne) – une association qui lutte contre les provocations anti-chrétiennes. Il est aussi le président du Cercle d’Amitié française juive et chrétienne, dont le diamètre est d’environ un mètre cinquante.

Membre du Front national depuis 1984, il resta fidèle à Jean-Marie Le Pen au cours de la scission de 1999, afin de ne pas côtoyer les “païens” qui gravitaient alors autour de Bruno Mégret. Il fut toutefois poussé vers la sortie et rayé des listes du parti en 2006. En 2009, il ralliait le Parti de la France de Carl Lang, qu’il quitta le 3 mars 2011. »

Le Réseau-Identités ( voir plus haut Nationalité Citoyenneté Identité)

 

PARTIE 2 mouvements et personnalités de la dorite ultr-libérale ou conservatrice

 

Camping Pour Tous https://www.facebook.com/CampingPourTOUS soutenus par le député UMP Philippe Meunier à l'assemblée et par les organisateurs de la manif pour tous voir ce lien http://www.slate.fr/france/71059/camping-pour-tous-droite-ballerine-facebook

ou voir aussi ce lien
http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/04/19/nouvelle-manifestation-anti-mariage-pour-tous_3162599_3224.html

La révolte fiscale c’est maintenant https://www.facebook.com/pages/La-r%C3%A9volte-fiscale-cest-maintenant/545299165545620

Solidarité Pour Tous http://rvrsn.wordpress.com/2013/04/10/bernard-antony-un-epouvantail-plante-a-lextreme-droite/

Stop-Hollande http://stopahollande.blogspot.fr/

Tous Ensemble Contre l’Ecotax https://www.facebook.com/pages/Tous-Ensemble-Contre-LEcotax/242903519198602

Les Vaches à lait https://www.facebook.com/pages/La-r%C3%A9volte-des-vaches-%C3%A0-lait/356076221152824

Hollande Dégage http://www.laprovence.com/article/actualites/2681675/juge-pour-avoir-reclame-la-demission-de-francois-hollande.html

Hollande m’a tué idem

Liberté et Sécurité des Frontaliers mouvement franco-suisse identique aux bonnets rouges frontaliers

Les Bonnets Blancs https://www.facebook.com/pages/Les-Bonnets-Blancs/234520086713771

Les Bonnets Rouges https://www.facebook.com/bonnetsrouges/info ,voir aussi http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20131112.OBS5030/11-novembre-quand-l-extreme-droite-enfile-le-bonnet-rouge.html

Les Bonnets Rouges 69 idem

Les Bonnets Rouges Frontaliers https://www.facebook.com/BonnetsRougesFrontaliers

Camping Pour Tous https://www.facebook.com/CampingPourTOUS soutenus par le député UMP Philippe Meunier à l'assemblée et par les organisateurs de la manif pour tous http://www.slate.fr/france/71059/camping-pour-tous-droite-ballerine-facebook
http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/04/19/nouvelle-manifestation-anti-mariage-pour-tous_3162599_3224.html

Citrons facilement exploitables http://www.citrons-facilement-exploitables.org/

 

 

ARTICLE IVORIAN.NET
http://presse.ivorian.net/informations/?p=6816
JOUR DE COLERE
http://www.jourdecolere.com/nos-soutiens/
ARTICLE Raphael Adjobi

http://leblogpolitiquederaphael.ivoire-blog.com/archive/2014/01/08/titre-de-la-note-438778.html

 

 

Cherchez L'Erreur's insight:

Qui se cache derrière le « jour de colère » du 26 janvier ?

Allez-vous vraiment manifester avec le Cri Panafricain après avoir lu ceci ?

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