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Négociations IPG-Google : propositions de la CGC-Journalistes

Négociations IPG-Google : propositions de la CGC-Journalistes | CGC Journalistes | Scoop.it

Position de la CGC-Journalistes relative aux négociations IPG-Google

L.Calixte's insight:

 

La CGC Journalistes approuve et soutient la démarche d'IPG, qui consiste à obtenir de Google France des ressources pouvant aider la presse à réussir le virage du numérique. La CGC Journaliste plaide cependant pour une solution négociée, et souhaite que le recours au législateur soit évité. En effet, la position de la CGC Journalistes est fondée sur les éléments suivants :


1/ Le recours au législateur doit être réservé en priorité à des causes d'intérêt général concernant l'ensemble des citoyens, comme par exemple le rééquilibrage de la fiscalité des entreprises mondialisées qui, grâce à des montages juridiques complexes, parviennent à réduire au maximum le versement de leurs impôts en France. Un tel rééquilibrage aurait l'avantage d'augmenter les ressources fiscales de l'Etat et, partant, le montant des aides accordées par l'Etat à la presse.

 


2/ Le recours au législateur risque clairement de conduire au déréférencement des sites d'information français par Google -et aucune disposition légale ne pourrait empêcher le moteur de recherche de mettre sa menace à exécution. Cette éventualité aurait des conséquences désastreuses pour l'ensemble des sites d'information, qu'ils soient "pure players" ou adossés à un groupe de presse. Si le Parlement vote une loi obligeant les moteurs de recherche à rémunérer les sites d’information, et si la réponse des moteurs de recherche consiste à déréférencer les sites d’information français, alors la CGC-Journalistes souhaite savoir si le Gouvernement compte prendre à sa charge le manque à gagner qui résulterait de la baisse des ressources publicitaires liées à la baisse d’audience due au déréférencement.


3/Poursuivant sa démarche constructive, la CGC-Journalistes entend donc dans les meilleurs délais étudier avec les responsables du Fonds les conditions détaillées dans lesquelles ledit Fonds pourra participer utilement à la formation au numérique des journalistes professionnels français et européens.

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Article: Journaliste radio – un métier précaire où l’on entre jeune et que l’on quitte jeune | Journée mondiale de la radio 2015

Article: Journaliste radio – un métier précaire où l’on entre jeune et que l’on quitte jeune | Journée mondiale de la radio 2015 | CGC Journalistes | Scoop.it
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Le "secret des affaires" retiré de la loi Macron : ce projet était inutile et dangereux

Le "secret des affaires" retiré de la loi Macron : ce projet était inutile et dangereux | CGC Journalistes | Scoop.it
LE PLUS. C'est un amendement qui inquiétait les journalistes et les lanceurs d'alerte. Le "secret des affaires" vient d'être retiré de la loi Macron, actuellement débattue à l'Assemblée nationale, après avoir suscité un levier de boucliers. Notre contributeur Laurent Calixte s'en réjouit, tant un tel projet comportait de nombreux risques pour les libertés.
L.Calixte's insight:

Pourquoi une loi sur le "secret des affaires" ne doit plus JAMAIS repointer le bout de son nez...

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Dauphiné Libéré : les salariés toujours en grève

Poursuite de la grève au Dauphiné Libéré: les enjeux actuels.

L.Calixte's insight:

Mercredi 14 janvier 2015. Après une "trêve" de fin d’année, douloureusement prolongée par l’actualité, voici qu’aujourd’hui les équipes de l’impression et de l’expédition jour ont repris les actions, en décidant un arrêt de travail qui a empêché les travaux d’impression qui étaient prévus dans l’après-midi.

"Nous savons que ce sera long et difficile, mais les collègues savent surtout que l’enjeu en vaut la chandelle... Et ils ont du courage à en revendre…"

"Ce sont nos droits sociaux et nos acquis que nous défendons et la question c’est de savoir combien de non-parutions et de travaux non réalisés faudra t-il au Crédit mutuel avant qu’il ordonne à ses représentants locaux de se remettre autour d’une table pour négocier ?"

C’est la suite du conflit entre les salariés du Dauphiné Libéré et le Crédit mutuel pour exiger :

 

 LE RETRAIT DU PROJET DIRECTIONNEL DE DÉNONCIATION DES ACCORDS COLLECTIFS.

 L’OUVERTURE DES NÉGOCIATIONS PARITAIRES AFIN DE TROUVER DES SOLUTIONS VIABLES DANS LE RESPECT DE LA DIGNITÉ ET DE LA SANTÉ DES SALARIES.

 

>La proposition de loi relative à la modernisation du secteur de la presse sera examinée le 28 janvier prochain en commission de la Culture du Sénat

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Attachés de presse: NON à "l'obligation de résultat"!

Attachés de presse: NON à "l'obligation de résultat"! | CGC Journalistes | Scoop.it
L.Calixte's insight:

La CGC-Journalistes tire la sonnette d'alarme au sujet des relations entre journalistes et attachés de presse: un jugement récent vient de condamner aux dépens une attachée de presse, qui avait porté plainte contre un ancien client pour cause de factures impayées. Le tribunal a donné raison à l'ancien client, qui invoquait "l'insuffisance de résultat" pour justifier le non-paiement des factures.

 

 Ce jugement remet gravement en cause un principe "sacro-saint" qui concourt à ce que l'information délivrée par les attachés de presse aux journalistes soit filtrée, fiable et pertinente: l'obligation de moyens pour les attachés de presse, et non l'obligation de résultats. 

 

Si l'obligation de résultat devient la norme, alors les journalistes risquent d'être submergés par une pluie ingérable et incohérente de coups de fils, de courriels et de courriers -comme c'est parfois déjà le cas.  

 

Puisque seul le résultat comptera, alors les attachés de presse seront tentés de harceler les journalistes, sans prendre le temps de se renseigner au préalable pour savoir si le média contacté est bien le bon, le journaliste intéressé, et l'info pertinente pour les lecteurs.

 

La CGC-Journalistes sait à quel point le métier d'attaché de presse est difficile. Elle sait aussi à quel point les journalistes sont, de fait, dans l'obligation "d'ouvrir leurs antennes" en permanence et donc de rester à l'écoute des messages, courriers, courriels et infos envoyés par les professionnels de de la communication, malgré leur manque de temps et les impératifs de bouclage.

 

Mais la CGC-Journaliste estime que ce jugement risque fort de mettre en selle des "mercenaires de la com'", des attachés de presse sans foi ni loi pour qui seul le résultat comptera. L'obligation de résultat est la porte ouverte à toutes les dérives dans le métier des relations-presse: harcèlement, compromissions, petits arrangements entre amis, etc.

 

Seule l'obligation de moyens permet aux attachés de presse de garantir une qualité de service à la fois à leurs clients, et aux journalistes.  La CGC-Journaliste recommande plus que jamais aux attachés de presse d'inclure dans leur contrat avec leurs clients une clause qui exclut l'obligation de résultat et qui met au contraire l'accent sur la seule obligation de moyens.

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Suzana Biseul PRo's curator insight, December 11, 2014 1:02 PM

Je suis tout à fait d'accord avec cet article! J'ai été impressionnée par l'histoire de cette attachée de presse et le cynisme de son client.

Karine Baudoin's curator insight, December 12, 2014 8:49 AM

Le Tribunal de commerce de Paris vient de donner raison à une entreprise qui reprochait à son attachée de presse de n'avoir pas obtenu assez de retombées médiatiques et refusait donc de lui régler sa facture. Il semble que cette professionnelle des RP ait cependant mis en œuvre les moyens adéquats pour transmettre l'information de son client aux médias. Les journalistes eux aussi réagissent...

GEORGES PEILLON's curator insight, December 17, 2014 1:42 AM

Un communiqué intéressant qui rend compte de la précarité des métiers de la communication et surtout, j'ai envie de dire essentiellement, la cruelle ignorance de ceux qui emploient des attachés de presse. Dommage cependant qu'on n'en sache pas davantage sur les origines du conflit entre cette attachée de presse et son client. 

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366, une régie unique pour la PQR

Suite à l'annonce d'un projet de rapprochement de leurs forces commerciales parisiennes au sein d'une entité commune, les éditeurs de la Presse Quotidienne Régionale créent 366 : une régie unique, dont tous les groupes d'éditeurs sont les actionnaires.
Remplaçant les régies Com Quotidiens et Quotidiens Associés, la régie 366 a la charge de commercialiser auprès du marché national, agences et annonceurs, toutes les solutions publicitaires de la PQR, print, web et mobile : dispositifs nationaux (PQR 66, WEB66, MOB 66), multi-locaux, ou locaux (titre à titre et site à site).

Jacques Hardoin, Directeur Général du Groupe Voix Nord, prend la Présidence non-exécutive de la régie et préside un Comité Directeur où siègent également Philippe Toulemonde, Directeur Général délégué du Groupe Ouest France, et Christophe Tostain, Président Directeur Général du Groupe Dauphiné. Stéphane Delaporte est nommé Directeur Général Délégué pour diriger opérationnellement la société. Plus d'infos ici : 

http://www.ladn.eu/

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La Presse au Futur, "salon de la presse"

La Presse au Futur, "salon de la presse" | CGC Journalistes | Scoop.it
L.Calixte's insight:

Un "Salon de la presse" qui se tient mi-novembre à Paris

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Je veux devenir un open data journaliste (mais en France, c’est pas gagné)

Je veux devenir un open data journaliste (mais en France, c’est pas gagné) | CGC Journalistes | Scoop.it
C'est un rêve de journaliste, mais aussi de citoyen, que j'ai fait cet après-midi, grâce à Journalism Tools - dont je ne saurais trop encourager à suivre
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Audience de la presse: les résultats de l'étude ONE 2014

L.Calixte's insight:

Audience de la presse: les résultats de l'étude ONE 2014

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Quand les lecteurs de MEDIAPART exigent que MEDIAPART lance une enquête...

Quand les lecteurs de MEDIAPART exigent que MEDIAPART lance une enquête... | CGC Journalistes | Scoop.it
L.Calixte's insight:

Les abonnés payants sont d'abord des clients, et, en tant que clients, ils font part de leurs exigences... Médiapart est sommé par 103 abonnés de lancer une enquête sur un prétendu suicide.

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Y a-t-il une place pour le journalisme de solution ? - RFI

Y a-t-il une place pour le journalisme de solution ?  - RFI | CGC Journalistes | Scoop.it
Un savon contre le paludisme mis au point par deux étudiants, l’un Burkinabè, l’autre Burundais.10.000 Irlandais qui plantent un million d’arbres en 24 heures grâce à une campagne de financement participatif.
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Mediasdemain : le résumé en tweets

La matinée de la conférence "Vers les médias de demain", organisée par le Fonds pour l'Innovation Numérique de la presse et Wan-Ifra était centrée sur l'innovation dans les médias français.
L.Calixte's insight:

Pour découvrir les projets innovants de la presse, réalisés avec le concours du fonds Google

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Y a-t-il un modèle économique pour sauver les médias ?

Y a-t-il un modèle économique pour sauver les médias ? | CGC Journalistes | Scoop.it
Revenus qui baissent et nombre de journalistes qui diminue, partage inéquitable entre capital et pouvoir, défiance des lecteurs... les médias...
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Pour en finir (une bonne fois) avec le "Secret des affaires"

Pour en finir (une bonne fois) avec le "Secret des affaires" | CGC Journalistes | Scoop.it

Le gouvernement a décidé de retirer du projet de loi Macron l'amendement qui sacralisait le "Secret des affaires".

 

Passé l'émotion qui a gagné l'ensemble des salles de rédaction, des sociétés de rédacteurs et des lanceurs d'alerte potentiels, il n'est pas inutile d'expliquer encore une fois en quoi ce projet était néfaste. Car, d'une part, tel un serpent de mer, il risque de refaire surface -la dernière fois qu'il a poussé une tête hors de l'eau, c'était en 2012, et c'est en 2003 que le député Carayon a déposé sa première proposition de loi sur le sujet. Et d'autre part, il est important de souligner qu'il ne s'agit pas d'une "victoire des journalistes", qui seraient à la fois "corporatistes" et "irresponsables", mais d'une très bonne nouvelle pour l'ensemble de la société.

 

Première raison, sans doute suffisante : cet amendement était totalement inutile. Car  il existe déjà tout un arsenal de mesures qui permettent aux entreprises de protéger leurs "secrets" : protection des brevets, lois contre vol, l'escroquerie, l'abus de confiance, le recel, la violation du secret professionnel ou du secret des correspondance, intrusion dans un système de traitement automatisé de données… 

 

C'est après cette litanie qu'apparaît la deuxième raison: la multiplicité des dispositifs existants est garante de liberté, de même que la multiplicité et la séparation des pouvoirs chères à Locke et à Montesquieu sont les garants de la démocratie. Ainsi, créer un concept unique et monolithique équivaut à créer une "massue" qui peut s'abattre indistinctement sur chaque citoyen n trop curieux, trop bavard ou imprudent. Une "massue" qui évoque le pouvoir excessif de la monarchie absolue. Dans le même ordre d'idée, quand une religion veut discipliner et contrôler ses ouailles, elle agrège et unifie certains comportements néfastes ("ne pas payer sa part au restaurant", "ne pas offrir de cadeaux à ses proches", "mégoter sur les dépenses communes") et invente par exemple le "péché d'avarice", qui permet de désigner une faute et donc un coupable que l'on peut sanctionner… facilement. Trop facilement.

 

Inventer le concept de "secret des affaires", c'est en effet inventer un "péché'" bien commode pour réduire au silence celles et ceux qui auraient des velléités d'alerter la presse sur des phénomènes entrepreneuriaux curieux, paradoxaux ou choquants, voire illégaux. Alors que sanctionner un par un les comportements déviants (espionnage, vol, escroquerie, vol de brevet…) c'est faire l'effort de collecter une à une toutes les preuves nécessaires, c'est se discipliner à ne pas utiliser de massue, c'est éviter l'excès de pouvoir. La complexité, dans ce cas, c'est le prix de la liberté.

 

On notera à ce titre que c'est aux entreprises de se protéger. Et que la responsabilité de garder leur secret leur incombe, à elles et à elles seules. L'auteur de ces lignes a ainsi eu le plaisir de découvrir tout une série de Power Points confidentiels concernant le logiciel Catia de Dassault Systems, lors d'un vol Paris-Boston -lesquels étaient en fait protégés par le plus efficace des "antivols de secrets" : l'ennui total provoqué par leur lecture. En conséquence, que les entreprises commencent par exemple à expliquer à leurs cadres et employés qu'ils ne doivent pas bavarder à tort et à travers dans le métro, les cafés, le TGV ou les avions; qu'elles prennent la peine de passer au broyeur le contenu de toutes les corbeilles à papier; qu'elles s'efforcent de condamner ou de sécuriser le port USB de leurs PC, puisqu'on nous a expliqué que le vote de la loi sur le Secret des affaires était dû notamment au fait qu'un employé indélicat qui copie des fichiers sur une clé ne peut être accusé de "vol", puisque les données initiales restent sur le PC… (c'était toujours cet exemple là qui était cité pour dire que le dispositif juridique actuel était plein de "trous", comme ici, ou encore là) A ce moment là, les citoyens pourront écouter leurs doléances. Tant il est vrai qu' avec ce projet d'amendement, les entreprises essayaient tout simplement de faire peser sur l'ensemble de la collectivité le fardeau… de LEUR besoin de confidentialité et de LEURS obligations de protection.

 

La troisième raison est aussi importante à elle seule que les deux premières. Avec la "massue" évoquée plus haut, qu'on peut comparer aussi à une "chape de plomb", c'est toute l'atmosphère dans le pays qui aurait changé. Les gens n'auraient plus osé parler de leur entreprise. Ou de celle des autres. Ils auraient eu peur de révéler des "secrets d'affaires", notamment par "imprudence", puisque la loi avait aussi prévu d'enfermer 3 ans en prison et de condamner à 175.000 euros les "imprudents" ayant révélé des secrets par mégarde.

 

 

 

Car l'un des points noirs de cette loi réside bien dans le fait que personne ne va se promener avec le texte de loi en poche pour savoir si, oui ou non, ce qu'il peut dire sur telle entreprise "tombe" sous le coups de la loi sur le "Secret des affaires". C'est tout le problème que pose cette "expression massue" aussi efficace dans sa brièveté qu'un morceau de sparadrap sur la bouche. Un journaliste appelle-t-il un contact en entreprise ? "Secret des affaires, je ne peux pas répondre !" Pose-t-il à l'attaché de presse une question relative à la composition chimique d'un produit alimentaire ? "Secret des affaires, je ne peux pas répondre !" Un lanceur d'alerte cherche-t-il une preuve en interne? "Secret des affaires, je ne peux pas répondre !" Ce mot "magique", ce "mantra" serait sur toutes les lèvres, immanquablement, constamment, en permanence. Et rien de plus pénible que d'imaginer un climat de peur sourde, opaque et pesante, dans les cafés, ou même chez soi, entre amis, quand ces questions seraient abordées.

Car lorsqu'on prend la peine de lire la liste du type d'informations qui devaient être protégées par le "Secret des affaires" , on est effaré par le caractère vague de certains critères : relève en effet du "Secret des affaires" toute information non publique et faisant l'objet d'une protection raisonnable, qui "s’analyse comme un élément à part entière du potentiel scientifique et technique, des positions stratégiques, des intérêts commerciaux et financiers ou de la capacité concurrentielle de son détenteur." Un "potentiel" scientifique ? Des "intérêts commerciaux" ? Des "positions stratégiques" ? Une "capacité concurrentielle" ? D'abord, qu'entend-on par "potentiel" ? Par "capacité" ? Par "position"? Ensuite, tout, absolument tout, en France, peut être considéré comme "stratégique" !

 

Du coup, la peur se serait installée parmi les salariés et les citoyens, et avec elle un corollaire : la sacralisation de tout ce qui relève des "affaires", dont la légitimité se serait fondée sur une tautologie bien "bourgeoise" et bien terre-à-terre : "les affaires sont les affaires". C'est ici qu'il faut saluer le "coup d'oeil" littéraire de Hollande, dont on dit pourtant qu'il ne lit pas de romans, et de Macron, dont on sait qu'il est depuis ses études au lycée Henri IV un vrai amateur de littérature. En France, sacraliser ainsi le concept de "secret des affaires", c'eût été remettre sur le trône des importances les statues de messieurs Prudhomme, Homais, Arnoult et Perrichon. Ces caricatures de bourgeois satisfaits pour lesquels "un sou est un sou", et pour lesquels les "affaires" sont au-dessus de tout. Macron s'est sans doute souvenu que dans le cloître verdoyant du lycée Henri IV, ce n'était pas le buste de monsieur Prudhomme qui le toisait, mais celui d'Alfred de Vigny.

 

Non, en France, en Europe, en Inde, les "affaires" ne sont pas au-dessus de tout. On ne peut pas sacraliser la marchandise. On ne peut pas attenter à la liberté d'expression et à la libre circulation de l'information, pour préserver simplement quelques secrets d'arrière-boutique. Et qu'on ne pousse pas, ici, de jérémiade sur le "pillage de nos savoirs", qu'on ne pratique pas le "chantage à l'emploi": encore une fois, le meilleur moyen de garder ses secrets… C'est de les garder ! C'est-à-dire de prendre en interne les dispositions nécessaires pour les protéger, sans obliger chacun à vivre dans l'atmosphère poisseuse et opaque d'une "République démocratique allemande du business"…

 

Ce que cette histoire aura révélé, c'est que deux vagues puissantes et contradictoires s'entrechoquent actuellement dans le monde ultra-libéral dans lequel nous entrons: la vague dite de l'open-data, qui incite les administrations à offrir gratuitement leurs données aux citoyens mais aussi et surtout… aux entreprises privées, qui ne se gênent pas ensuite pour les "repackager" et les revendre.

 

Et la vague du secret et de l'opacité dans les entreprises, dont la loi sur le "secret des affaires" était l'emblème. On notera que c'est précisément au moment où l'amendement sur le "Secret des affaires" était discuté à l'Assemblée, qu'été adopté en catimini "l'amendement Laclais", à cause duquel plus de 99% des entreprises en France seront désormais dispensées de rendre leurs comptes publics. Une mesure qui, là encore, pénalise ceux qui font vivre et circuler l'information économique. Information économique dont on nous répète, depuis la naissance d'Internet, qu'elle est nécessaire, vitale et féconde…

 

Les Etats, les services publics et les administrations sont donc sommés d'offrir leurs données au privé. Mais le privé lui, s'enferme de plus en plus profondément dans le bunker de l'opacité et du secret. De quoi jouer longtemps au chat et à la souris entre ceux qui détiennent les informations et ceux dont la mission est de les porter à la connaissance des clients, des salariés, des consommateurs et surtout, des citoyens.

 

Laurent Calixte

Secrétaire général adjoint

CGC Journalistes

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Soutien à Charlie et à la liberté d'expression

Soutien à Charlie et à la liberté d'expression | CGC Journalistes | Scoop.it
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La CGC-Journalistes a appris avec consternation et horreur l'attentat qui a frappé Charlie-Hebdo.


Déjà, sur Twitter, sur Facebook, sur les réseaux sociaux, on entend une petite musique sinistre: "au fond, avec leurs unes provocantes, ils l'ont bien cherché".


Rappelons à ce titre un principe de base. On ne tue pas pour des idées. On ne

tue pas pour des injures. On ne tue pas pour des blasphèmes. On ne tue pas tout court.


Le drame qui a frappé cette rédaction interpelle chacun : la liberté d'expression ne serait-elle au fond qu'une chimère ?


L'autocensure va-t-elle bâillonner chaque journaliste ? Y aura-t-il désormais des sujets "sensibles" qu'il faudra éviter de traiter par peur de "représailles" ?


Oui, bien sûr, la liberté d'expression n'est pas incompatible avec le respect, la politesse, et la courtoisie. Mais, fondamentalement, la liberté d'expression n'est pas "bien élevée". Elle n'est pas "convenable". Elle n'est pas politiquement, socialement, ou religieusement correcte.


Elle ressortit à la liberté tout court, pour laquelle des femmes et des hommes ont lutté parfois au péril de leur vie pour qu'aujourd'hui nous puissions tous en bénéficier, que ce soit en France, en Europe ou ailleurs, sans parfois que nous nous en rendions compte, comme on ne prend pas forcément conscience de l'air que l'on respire.


La CGC-Journalistes exprime aux familles touchées par ce drame ses plus profondes condoléances.

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Vers LCI 2.0: Propositions de la CGC-Journalistes pour la sauvegarde de l'emploi

Vers LCI 2.0: Propositions de la CGC-Journalistes pour la sauvegarde de l'emploi | CGC Journalistes | Scoop.it
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En ouvrant largement son antenne au "phénomène start-up", La Chaîne Info peut capitaliser sur le mouvement de sympathie qui porte actuellement les créateurs d'entreprises. Voici comment.

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Liberté d’information et droit d’accès gratuit pour les journalistes de sport !

DECLARATION CGC-JOURNALISTES COMMISSION PETITION AU PARLEMENT EUROPEEN

SUJET : MANIFESTATIONS ET EVENEMENTS SPORTIFS

 

La CGC-Journalistes s’est rendue ce mardi à Bruxelles pour défendre auprès de la commission pétitions de Commission européenne, le droit à la liberté d’information et à l’accès gratuit des journalistes professionnels de sports en Europe, face à la montée grandissante des décisions des présidents de club et de fédérations d’imposer des droits d’accès aux manifestations à caractère sportif et aux événements sport-spectacle.

 

En dépit d’un premier avis défavorable du représentant juridique de la CE, la présidente de la commission pétitions, madame Cecilia WIKSTRÖM, a ordonné après les interventions des députés et de l’AIPS –Association internationale de la presse sportive- à ce que l’enquête soit transmise à quatre commissions européennes en charge du droit à la concurrence, au marché juridique intérieur, au droit des médias à la culture et au sport.

 

La délégation de la CGC-Journalistes a tenu à soutenir et à s’associer à cette démarche de l’AIPS.

 

La Confédération générale des Cadres partage en effet un constat en tous points identique à celui de l’AIPS quant à la situation dégradée de la profession de journaliste, quelle qu'en soit la catégorie professionnelle.

 

La dérive est préoccupante, mais elle n'est pas neuve : elle s'est accélérée avec l'irruption de l'Internet, il y a plus de dix ans déjà.

 

C'est avant tout du droit à l'information et de la liberté d'exercer une profession d’intérêt public dont il est question.

 

Nous souhaitons appeler l’attention de toutes les parties sur l'évolution inquiétante - parce que massive et en apparence irrésistible - du rôle des patrons de clubs et de fédérations, qui gèrent en mode totalement privatif des manifestations à caractère sportif et des spectacles de sports.

 

Notre organisation syndicale, la CFE-CGC, Confédération française de l'Encadrement et des Cadres, s'inquiète au plus haut point des dérives constatées dans les enceintes sportives, en vertu de décisions prises unilatéralement par les organisateurs de ce qu'il faut bien appeler le sport-spectacle, voire le sport-business.

 

La puissance financière de ces organisateurs leur a permis de créer leur propre service de presse et d'imposer à la presse un droit d'accès payant pour assister à des manifestations, pour lesquelles aucune somme d'argent n'avait jusqu'alors été réclamée.

 

Car oui, il faut le répéter : dans le football, dans le cyclisme, dans le rugby, en Angleterre, en Belgique, en Italie, ou en Espagne - et parfois même s’agissant de la natation - leur position dominante impose un droit d'accès aux organes de presse pour rendre compte d'une manifestation publique.

 

Nous nous réjouissons évidemment que la France reste le dernier bastion qui tente de résister à cette évolution - mais, à un an de l'Euro 2016 de Football dans notre pays, nous entendons faire preuve d'une vigilance particulière - il ne faudrait pas qu'à cette occasion s'infiltrent des pratiques inacceptables.

 

La CGC-Journalistes entend donc alerter les institutions de l'Union européenne quant aux répercussions de telles pratiques, qui portent atteinte au droit à l'information et à la liberté d'exercer la profession de journaliste.

 

La situation s'est d'autant plus aggravée depuis cinq ans, que l'action des clubs et des fédérations précarise la profession de reporteur-journaliste de la presse écrite, les photographes, et les télévisions locales ou spécialisées. Les services de presse des patrons des clubs et fédérations aggravent également cette précarisation, dans la phase actuelle de développement de la profession de journaliste de l'Internet.

 

Les propositions d'emploi étant limitées sur un marché du travail en perte d'offres, les jeunes consœurs et confrères, diplômés ou non des écoles reconnues, s'orientent par défaut vers les métiers de la communication, qui n'ont rien de commun avec le journalisme. Cette situation est génératrice d'emplois sans statut et sous-rémunérés.

 

L'addition de ces facteurs conduit à une représentation réduite des organes de presse et à un contrôle de fait de l'accès aux manifestations sportives, avec pour effet un choix scandaleusement orienté des accréditations, voire l'exclusion abusive des stades de tel ou tel confrère et média.

 

En proposant eux-mêmes des textes, des photos, des vidéos, et des brèves sur différents supports - et plus encore sur la Toile - avec leurs réseaux,  les patrons et présidents des clubs et fédérations ont ouvert une brèche, face à l'opposition des professionnels de la presse, dispersés et dépourvus de moyens comparables.

 

Il est par conséquent urgent de ne pas laisser cette situation s'enraciner. L'indépendance et le droit à l'information, auxquels peuvent et doivent aspirer les différentes catégories actuelles et futures de journalistes, ne pourront se concevoir hors d'un cadre légal clair, qui s'impose à tous, qui ne soit nullement soumis au diktat de l'argent - et, soyons clairs : seul aujourd'hui l'échelon de l'Union européenne est en mesure de garantir cette liberté fondamentale.

 

Quentin DICKINSON

Président de la CGC-Journalistes

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Bientôt pour pouvoir vous informer, les journalistes devront peut-être payer l'accès aux conférences de presse présidentielles, ministérielles, municipales...

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L'avenir de Nice-Matin sous la loupe du tribunal de commerce

L'avenir de Nice-Matin sous la loupe du tribunal de commerce | CGC Journalistes | Scoop.it
Les quatre candidats à la reprise du groupe Nice-Matin font leur grand oral lundi devant le tribunal de commerce de Nice, qui devrait s'accorder au moins une semaine pour analyser la viabilité financière et le coût social des offres.
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Accord de confidentialité en journalisme : une pratique légale ?

Accord de confidentialité en journalisme : une pratique légale ? | CGC Journalistes | Scoop.it
Il existe un paradoxe dans l’univers des jeux vidéo et du matériel informatique : l’éditeur ou le constructeur a intérêt à faire...
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UN MONDE INFOBESE ?

UN MONDE INFOBESE ? | CGC Journalistes | Scoop.it
Trop d'info tue l'info. Voilà, tout est dit. Explication !
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Quand trop d'infos tue l'info...

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Le journalisme face à la barbarie?

Le journalisme face à la barbarie? | CGC Journalistes | Scoop.it
L’actualité douloureuse de la semaine rappelle avec une horreur insistante, que les actions des différents mouvements terroristes qui sont à l’œuvre aujourd’hui ont bâti leurs stratégies en fonction des médias.
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«Les journalistes sont effrayés à l’idée de se réinventer»

«Les journalistes sont effrayés à l’idée de se réinventer» | CGC Journalistes | Scoop.it
Dans le cadre du Monde Festival, ce samedi 20 septembre, une conférence orchestrée par Sylvie Kauffmann avait pour thème : « Informer le monde ». L’occasion de connaître un peu mieux la vision actu...
L.Calixte's insight:

(Pas ceux de la CGC-Journalistes, non mais ! ;-)

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France Télévisions : conventions avec 7 écoles de journalisme pour former des étudiants issus de quartiers défavorisés

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