Première Guerre mondiale : un tournant médical | Centenaire de la Première Guerre Mondiale | Scoop.it

La santé avec la préparation des commémorations du centenaire de 14. 18. Quel rapport ? La Grande Guerre a eu un rôle majeur dans le développement de la médecine. Chirurgie, anesthésie ou organisation des urgences avec les ambulances. Au début de la guerre, l'armée avait imaginé un conflit rapide, avec des blessés léger, mais face à la puissance de feu, les blessures sont d'une gravité jusque-là inconnue. Des hôpitaux mobiles sont alors créés et envoyés à côté du front. On a des structures hospitalières jusqu'à 1.000 lits. Le matériel médical s'adapte et évolue en un temps record. Voici une radiographie mobile. Marie Curie a travaillé au perfectionnement de cette technique. Des équipes de Montpellier découvrent comment empêcher le sang de coaguler : c'est le début de la transfusion sanguine à grande échelle. Les médecins découvrent l'importance de l'hygiène. Trop d'hommes meurent de le gangrène. La désinfection est un dés éléments importants. Un environnement stérile permet de traiter correctement un blessé. Un soldat blessé au genou en 1914 a le risque de mourir de la gangrène. En 1915, on lui ampute la jambe et, un an plus tard, il est handicapé. A la fin du conflit, pour la même blessure, il peut espérer remarcher un jour. Près de 4 millions de blessés, dont 500.000 sont dévisagés. Les médecins vont tout faire pour redonner un visage aux "gueules cassées", et, pour la première fois, on prélève des bouts de peau sur le corps du blessé, pour lui greffer au visage. On a inventé des techniques pour remplacer les tissus mous, la peau, l'os et ça a été le début de la chirurgie réparatrice. Soigner le corps, mais aussi la tête. A l'arrière, dans les centres hospitaliers, des milliers de soldats arrivent traumatisés : tremblements, cauchemars, avec la peur des obus qui ne les quitte plus. On pense que ces malades ne guérissaient pas, car on ne s'occupaient pas d'eux les premières heures, le premier jour, et que, livrés à leur marasme, ils s'enfonçaient dans leurs symptômes, et dans la persuasion qu'ils avaient qu'ils étaient malades. Aujourd'hui, l'armée française ne part jamais sur un terrain de guerre sans psychiatres dans ses équipes.