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Le gaz, une chance à saisir pour la France ! - Les Échos

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Paris se prépare à accueillir le Congrès mondial du gaz, en juin, et la 21 e Conférence sur le climat (COP 21) en décembre. Le moment est...
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Une nouvelle méthode d'extraction propre de l'hydrogène en masse. Non, la fin du pétrole n'aura jamais lieu!

Une nouvelle méthode d'extraction propre de l'hydrogène en masse. Non, la fin du pétrole n'aura jamais lieu! | Carbone | Scoop.it

Traduction de l'article en anglais : 

BLACKSBURG, Virginie, 4 avril 2013.

Une équipe de chercheurs de Virginia Tech a découvert un moyen d'extraire de grandes quantités d'hydrogène des végétaux, une percée potentiellement capable d'apporter une source de combustible la moins coûteuse et la plus respectueuse de l'environnement au monde.

 

« Notre nouveau procédé pourrait aider à mettre fin à notre dépendance aux énergies fossiles, » a déclaré Y.H. Percival Zhang, professeur agrégé d'ingénièrie dans la faculté d'agronomie et des Sciences du vivant et la faculté d'ingénierie des systèmes biologiques. « L'hydrogène est l'un des principaux biocarburants du futur ».

 

Zhang et son équipe ont réussi à utiliser le xylose, un sucre simple des plus abondant dans les plantes, pour produire une grande quantité d'hydrogène qui auparavant n'était possible seulement qu'en théorie. La méthode de Zhang est applicable à partir de n'importe quelle source de biomasse.

 

La découverte est le choix de l'éditeur qui l'a mise en vedette dans une version en ligne de la revue sur la chimie, Angewandte Chemie, International Edition.

 

Cette nouvelle méthode écologique de production d'hydrogène utilise les ressources naturelles renouvelables, ne convertit pratiquement aucun gaz à effet de serre et ne nécessite pas de métaux lourds ou coûteux. Les méthodes précédentes pour produire de l'hydrogène sont coûteuses et génèrent des gaz à effet de serre.

 

Le département américain de l'énergie soutient que le combustible à l'hydrogène a le potentiel de réduire considérablement la dépendance aux combustibles fossiles et les constructeurs automobiles tentent résolument de développer des véhicules qui fonctionnent à l'aide de piles à combustible. Contrairement aux moteurs à essence qui crachent des polluants, le seul sous-produit du combustible à l'hydrogène est l'eau. La découverte de Zhang ouvre la porte à une source bon marché et renouvelable d'hydrogène.

Jonathan R. Mielenz, chef de groupe de la division bioscience et de la technologie de biosciences à l'Oak Ridge National Laboratory, familier du travail de Zhang mais pas associé au ce projet, a déclaré que cette découverte est susceptible d'avoir un impact majeur sur la production d'énergie alternative.

 

« La clé de ce développement passionnant est que Zhang utilise le sucre le plus répandu chez les plantes pour produire cet hydrogène, » dit-il. « Il s'agit d'un avantage supplémentaire important pour la production d'hydrogène qui réduit le coût global de production d'hydrogène à partir de la biomasse. »

Mielenz affirme que le processus de Zhang pourrait trouver sa place sur le marché aussi rapidement que trois ans si la technologie est disponible. Zhang dit que qu'une fois disponible dans le commerce, il a la possibilité de faire un impact énorme.

« Le potentiel pour les bé

néfices et les avantages environnementaux sont la réponse au pourquoi tant d'entreprises automobile, pétrole et énergie travaillent sur les véhicules à pile à combustible hydrogène comme le transport de l'avenir, » Zhang a dit. « Beaucoup de gens croient que nous entrerons dans l'économie de l'hydrogène bientôt, avec une capacité de marché d'au moins 1 billion $ dans les seuls États-Unis. »

 

Les obstacles à la production commerciale de gaz d'hydrogène de la biomasse jusque-là relevaient du coût élevé des procédés utilisés et de la quantité relativement faible du produit final.

 

Mais Zhang dit qu'il pense qu'il a trouvé les réponses à ces problèmes.

Pendant sept ans, l'équipe de Zhang s'est axée sur des moyens non traditionnels pour produire de l'hydrogène à haut rendement à faible coût, recherchant spécifiquement des combinaisons d'enzymes, découvrir de nouveaux enzymes et sur l'ingénierie des enzymes ayant les propriétés souhaitées.

 

L'équipe libère de l'hydrogène d'une grande pureté dans des conditions de réaction légère à 122 degrés et à pression atmosphérique normale. Les biocatalyseurs utilisés pour libérer l'hydrogène sont un groupe d'enzymes artificiellement isolés de différents microorganismes qui se développent à des températures extrêmes, dont certaines pourraient croître autour du point d'ébullition de l'eau.

 

Les chercheurs ont choisi d'utiliser le xylose, qui occupe près de 30% des parois cellulaires des plantes. Malgré son abondance, l'utilisation du xylose pour libérer l'hydrogène était limitée. Les microorganismes normaux ou modifiés que la plupart des scientifiques utilisent dans leurs expériences ne peuvent produire de l'hydrogène avec un rendement élevé parce que ces micro-organismes croissent et se reproduisent au lieu de se séparer des molécules d'eau pour produire de l'hydrogène pur.

 

Pour libérer de l'hydrogène, les scientifiques de Virginia Tech ont séparé un certain nombre d'enzymes de leurs micro-organismes indigènes pour créer un cocktail d'enzymes personnalisé qui n'existe pas dans la nature. Les enzymes, lorsqu'il sont combinés avec le xylose et un polyphosphate, libérent le volume exceptionnellement élevé d'hydrogène du xylose, aboutissant à l'obtention d'environ trois fois plus d'hydrogène que les autres micro-organismes produisant de l'hydrogène.

 

L'énergie stockée dans le xylose sépare les molécules d'eau, produisant un hydrogène de grande pureté qui peut être directement utilisé par les piles à combustible à membrane échangeuse de protons. Encore plus plaisant, cette réaction se produit à basse température, produisant de l'hydrogène à énergie supérieure à l'énergie chimique stockée dans le xylose et le polyphosphate. Cela se traduit par une efficacité énergétique de plus de 100% en gain net d'énergie. Cela signifie que le peu d'énergie nécessaire à la chaleur basse température pour la chimie peut être utilisé pour produire de l'hydrogène de haute qualité pour la première fois. Les autres procédés qui transforment le sucre en biocarburants comme l'éthanol et le butanol ont des économies d'énergie de moins de 100 pour cent, ce qui entraîne une pénalité de l'énergie.

 

Dans ses recherches précédentes, Zhang a utilisé des enzymes pour produire de l'hydrogène à partir d'amidon, mais la réaction exigeait une source de nourriture qui a rendu le processus trop coûteux pour la production de masse.

 

Le marché commercial pour l'hydrogène gazeux est maintenant d'environ 100 milliards $ pour l'hydrogène produit à partir de gaz naturel, qui est coûteux à fabriquer et génère une grande quantité de dioxyde de carbone, un des gaz à effet de serre. L'industrie utilise le plus souvent l'hydrogène pour la fabrication de l'ammoniac des engrais et pour affiner les produits pétrochimiques, mais une source peu coûteuse et abondante verte de l'hydrogène peut changer rapidement ce marché.

 

« Il n'est pas vraiment de sens à utiliser les ressources naturelles non renouvelables pour produire de l'hydrogène », a déclaré Zhang. « Nous pensons que cette découverte peut changer le jeu dans le monde des énergies alternatives. ».

 

Le soutien actuel pour cette recherche provient du département des systèmes d'ingénierie biologique à Virginia Tech. Des ressources additionnelles sont apportées par le programme d'innovation de Shell, Virginia Tech College d'Agriculture et Sciences de la vie Biodesign et Bioprocessing Research Center et l'US Department Bioenergy Science Center, Division des Sciences chimiques, sciences de la terre et Biosciences, Bureau des Sciences de l'énergie, base du ministère de l'énergie. L'auteur principal de l'article, Julia S. Martin Del Campo, qui travaille au laboratoire de Zhang, a reçu une subvention du Conseil mexicain de la Science et la technologie.

 

À l'échelle nationale, classé parmi les institutions de recherche de pointe du genre, le Virginia Tech College d'Agriculture et Sciences de la vie se concentre sur la science et les des systèmes vivants à travers l'apprentissage, la découverte et l'engagement dans les affaires. Le programme de formation complet du Collège donne à plus de 3 100 étudiants, dans une douzaine de départements universitaires, une formation équilibrée qui va de la production alimentaire et de la fibre à l'économie de la santé humaine. Les élèves apprennent des leaders mondiaux en agronomie, qui apportent les dernières sciences et technologies dans la salle de classe. 


Via Thierry Curty
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Biomasse : le potentiel de la paille dans le mix énergétique jusqu'à présent sous-estimé

Biomasse : le potentiel de la paille dans le mix énergétique jusqu'à présent sous-estimé | Carbone | Scoop.it
La paille issue de l'agriculture pourrait à l'avenir jouer un rôle important dans le bouquet énergétique allemand. C'est, jusqu'à présent, le moins utilisé de tous les déchets végétaux, selon une étude commune de l'Institut national pour l'agriculture de Thuringe (TLL, Iéna, Thuringe), du Centre allemand de recherche sur la biomasse (DBFZ, Leipzig, Saxe) et du Centre Helmholtz pour la recherche environnementale (UFZ, Leipzig, Saxe). D'après cette étude [1], sur les 30 millions de tonnes de paille produites chaque année en Allemagne, de 8 à 13 millions de tonnes pourraient être utilisées pour la production durable d'électricité ou de carburant. Ce potentiel pourrait par exemple permettre d'alimenter en électricité 1,7 à 2,8 millions de foyers, tout en alimentant en chaleur entre 2,8 et 4,5 millions de foyers. Ces résultats mettent en évidence la contribution potentielle de la paille en tant que source d'énergie renouvelable.

Via Hubert MESSMER @Zehub on Twitter
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Energie : la France ne récolte pas assez de bois pour ses projets de centrales à biomasse

Energie : la France ne récolte pas assez de bois pour ses projets de centrales à biomasse | Carbone | Scoop.it

Depuis le 4 février, des écologistes s'opposent, dans la forêt de Tronçais, à Sardy-lès-Épiry (Nièvre), à un défrichement entrepris pour laisser place à une grande scierie industrielle. Le projet, porté par la société Erscia, doit fournir des granulés de bois à une centrale électrique à biomasse en Belgique.


Selon les opposants, soutenus par la fédération d'associations France Nature Environnement, le projet est démesuré et pompera tout le bois disponible des régions alentour, empêchant des usages locaux pour des chaufferies communales et ruinant des petites scieries. Erscia est soutenue par les élus locaux, dont le député (PS) Christian Paul, qui a rencontré le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, à ce sujet, le 5 février. Pour eux, il s'agit de développer une énergie renouvelable tout en créant 120 emplois.

 

La polémique est révélatrice de la difficulté de la filière bois-énergie à prendre son essor. Comme l'a constaté le Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux dans un rapport publié fin 2012, les appels d'offres pour la création de centrales à biomasse lancés par le Conseil de régulation de l'énergie n'ont été que très partiellement satisfaits : moins de 400 mégawatts électriques (MWe) installés début 2012 contre 750 MWe souhaités.

 

Pourtant, le bois est la première énergie renouvelable en France. "Le Grenelle de l'environnement prévoyait que les énergies nouvelles apporteraient 20 millions de tonnes équivalent pétrole supplémentaires en 2020, rappelle Damien Mathon, délégué général du Syndicat des énergies renouvelables. Le bois est censé en assurer 40 %."

Le potentiel forestier est important et sous-exploité. La forêt couvre 28 % du territoire métropolitain et s'accroît de 75 000 hectares par an, selon l'Inventaire forestier national. Près de 60 % de l'accroissement naturel est prélevé chaque année.

 

"LA FORÊT N'EST PAS UN MARCHÉ" FINANCIER

 

Mais, pour accroître le prélèvement, il faut aller sur des terrains moins accessibles, créer de nouvelles pistes, mécaniser la coupe. Or, comme l'observe Christophe Chauvin, chercheur à l'Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture, "le bois est une ressource limitée déjà largement exploitée, donc soumise à une loi de rendements décroissants. Même s'il y a encore des marges de manœuvre, les coûts seront croissants à mesure qu'on s'approchera des limites du système".

 

De surcroît, la structure forestière ne facilite pas ce développement : le bois énergie, déjà important, provient surtout des déchets de scieries. Il faudrait maintenant consacrer des superficies à l'usage spécialisé de fourniture de combustible, ce qui suppose une exploitation industrielle. "Il reste un gisement important dans les forêts privées, qui représentent 75 % de la superficie forestière, analyse Sylvain Léonard, de l'Office national des forêts. Mais elles appartiennent à 3,5 millions de propriétaires, souvent sur des surfaces très petites, alors qu'il faut 25 hectares pour commencer à gérer une forêt."

 

Autre obstacle, le caractère "pluri-usages" des forêts : celles-ci ne sont pas seulement une réserve de bois de chauffe, mais aussi de bois d'œuvre, un lieu de promenade et de chasse, une réserve de biodiversité. Nombreux sont les forestiers qui s'opposent à une vision purement énergétique : "Une forêt tournée vers la production implique des coupes massives, un raccourcissement des cycles d'exploitation, des pistes forestières tous azimuts et, derrière ça, la plantation de résineux – un peu comme en Indonésie, où les palmiers à huile remplacent la forêt naturelle", estime Sébastien Hesse, du collectif SOS Forêt-CGT environnement.

 

Tout cela explique les difficultés à développer à grande échelle le bois énergie – à moins de recourir à du bois importé, comme le prévoit l'énergéticien E.ON pour la centrale de Gardanne (Bouches-du-Rhône). Ou de compter sur le déclin de l'industrie papetière : "Les papeteries consomment beaucoup plus de bois que les centrales à biomasse", rappelle Sylvain Léonard.

 

Deux modèles semblent s'opposer : un modèle industriel avec des grandes unités produisant électricité et chaleur et s'appuyant sur de vastes plantations standardisées ; ou un modèle décentralisé, où les ressources seraient mises en œuvre par des petites unités, telles les chaufferies communales. Deux logiques qui ne peuvent avancer au même rythme : "La forêt n'est pas un marché, qui demande des réactions rapides au prix et à la demande, explique Christophe Chauvin. Elle demande une programmation et des investissements de long terme. C'est un autre rapport au temps."

 


Via Damoclès
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Le biocarburant, plus polluant que l'essence ? - Lyon Capitale

Le biocarburant, plus polluant que l'essence ? - Lyon Capitale | Carbone | Scoop.it
Une étude menée à l'université du Nebraska, récemment publiée dans la revue scientifique Nature Climate Change, montre que la production de bioéthanol émet 7 % de GES de plus que le carburant traditionnel.
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Compensation carbone en agriculture : « Peut faire bien mieux », pointe la Caisse des dépôts (rapport)

Le bilan des réductions d’émissions de carbone permises jusqu’à présent par les projets agricoles « montre que les réductions d’émissions permises par le biais de la compensation carbone sont plus de mille fois inférieures aux émissions et au...

Via Hubert MESSMER @Zehub on Twitter
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Monsanto Expands Precision Agriculture Offerings For Farmers can improve corn yields by 10 bu per acre

Monsanto Expands Precision Agriculture Offerings For Farmers can improve corn yields by 10 bu per acre | Carbone | Scoop.it

Monsanto (NYSE:MON) says “Precision Planting,” based on detailed analysis of soil and land conditions, can improve corn yields by 10 bu per acre. Nationally, yields can vary widely based on the weather. Last year was exceptionally strong, topping 158 bus per acre, according to the US Department of Agriculture (USDA). The company is launching the program this year in a few Midwestern states, including Illinois. Long gone are the days when growers relied on the Farmers’ Almanac to make critical planting decisions. Today, iPads and Smartphones are increasingly found in farmers’ tool kits. And there is no shortage of information that can be downloaded, sorted, cataloged and studied. The challenge is making the right decisions based on that information, knowing that every field is unique, with different high spots, soil content and drainage patterns. Information overload is providing a new market for the agriculture giant and its competitors, who tout their ability to develop game plans for growers. And not just from farm to farm. They say they can break fields into 10 sq mtr sections, prescribing things such as optimal seed choices and planting depth. It is possible, 10 to 20 yrs down the road, that technological advances will allow the development of growing plans broken down to the individual plant. Monsanto’s move into this sector got underway in earnest in Y 2012 with the announcement of FieldScripts and the $250-M purchase of Precision Planting, a Tremont, Il., company whose products include the hardware used to control the distribution rate of seed planters. Then in late Y 2013, the Creve Coeur, MO-based firm spent nearly $1-B into the purchase of the Climate Corporation, a Silicon Valley startup trying to leverage decades worth of weather and agriculture data. The company, founded by a couple of former Google (NASDAQ:GOOG) employees, sells crop and weather insurance. But it was the promise of its climate modeling that attracted Monsanto, though it failed to turn a profit. Climate Corp. says it can look at a wide range of factors; including historical weather trends, annual farm yields, insect populations, disease projections and soil characteristics to guide key farming decisions. They help figure out things such as when to plant, what to plant, how much fertilizer to use and when to harvest. They also provide models showing how changes in those variables could impact yields. Among other things, the company touts its ability to tell, within a hundredth of an inch, how much rain has fallen on a specific field without ever setting foot on that chunk of land. That’s not something farmers are all that willing to accept, said Climate Corp.’s vice president of marketing. “Typically, farmers will scatter rain gauges from field to field,” he said. “They’re surprised you can do it without a rain gauge.” There is also the matter of proving to farmers that it works, and that it’s worth paying $15 an acre to use. Climate Corp. has been running a free trial version that is being used by farmers representing some 20-M acres across the nation. In March, the company launched a paid, and upgraded, version of the application, with a promise of an extra $100 in profit for every acre under subscription. In a move clearly designed to overcome some expected reluctance, the service comes with a satisfaction guarantee during its first year. Customers will not have to pay for it if they do not see enough benefit. “Farmers are the prove-it-to-me customers,” he said. While Monsanto steps to increase its precision agriculture offerings, it remains to be seen whether the acquisition of Climate Corp. will bring much in the way of new revenue. Earlier this year, Germany’s BASF (PINK:BASFY), and Moline, Il’s John Deere (NYSE:DE) announced a partnership to develop precision products, including field scouting and “tailored agronomic advice.” They hope to launch the first of those programs by year’s end. And Switzerland-based Syngenta (NYSE:SYT) has its AgriEdge Excelsior program, designed to help growers manage data and produce stronger yields. On analysts opined that the acquisition of Climate Corp. could give Monsanto something unique to offer its customers, as well as a reason to continue buying the company’s seeds. “Strategically, it could separate Monsanto from the pack a bit,” he said. But he’s skeptical of whether Monsanto’s new toy will pull in enough paid acres to make a noticeable impact on earnings. Monsanto is certainly touting it as more than a way to protect seed sales. President Begemann said, “Five to 10 yrs from now, I believe we are going to look back and its going to be as transformative for our company and agriculture as biotech was.”


Via Stéphane Bisaillon
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Circuits courts : climatiquement désavantageux, socialement payant

Circuits courts : climatiquement désavantageux, socialement payant | Carbone | Scoop.it

Quand on mange local, est-ce qu’on émet moins de CO2 qu’en se ravitaillant avec des produits venus d’on ne sait où? Non, répond le Commissariat général au développement durable (CGEDD). 

Mais le moindre usage d’intrants, l’assujettissement à une réglementation nationale souvent plus contraignante ou une meilleure rémunération des producteurs peuvent toutefois plaider en faveur des circuits courts.

Une note qui s’inscrit dans le plan d'action du ministère de l'agriculture et de l'alimentation pour développer les circuits courts, lancé en 2009, et mis en œuvre dans le cadre du programme national pour l’alimentation.

 

Intitulée «Consommer local, les avantages ne sont pas toujours ceux que l’on croit», cette note du CGED liste les impacts tant environnementaux que sociaux des circuits courts.

Signe particulier: ne passer que par un seul intermédiaire entre le producteur et le consommateur, voire le supprimer dans le cas des ventes directes à la ferme.

Plus répandus dans les exploitations de petite taille (hors secteur viticole) et pour les secteurs du miel et des légumes, les circuits courts et en vente directe concernaient 21% des exploitations agricoles (ruches, fruits, légumes, vignes, produits animaux) en 2010.

 

Ce sont les phases de production des aliments –élevage comme agriculture- qui génèrent 57% des émissions de gaz à effet de serre de la chaîne alimentaire.

Que la production soit menée en conventionnel ou en agriculture biologique, les bilans carbone varient très peu, note le CGEDD, à cause des différentiels de rendement à l’hectare. Les phases de transport comptent pour 17% du bilan carbone de la chaîne alimentaire.

 

Les circuits courts sont alors désavantagés. Car si le maraîcher, sur 2 hectares, qui distribue ses produits dans le village voisin parcourt moins de kilomètres que les fournisseurs des grandes surfaces, les modes de transport utilisés et la logistique le plus souvent mis en œuvre n’assurent pas un bon bilan carbone. «Le mode de transport le plus utilisé en circuits courts et de proximité est le transport routier», rappelle le CGEDD, qui compare les émissions de CO2 d’un véhicule utilitaire léger -en moyenne 1.068 grammes de CO2 par tonne/kilomètre- avec un ensemble articulé de 40 t transportant des marchandises diverses sur une longue distance -84g de CO2/t/km. Sans compter les quantités transportées et les taux de remplissage: «Le retour à vide du point de vente reste une pratique courante en circuit court». 

Et de donner l’exemple des consommations d’énergie liées au transport et à la distribution pour un agneau élevé en Nouvelle-Zélande et commercialisé en Allemagne et pour un agneau élevé en Allemagne et commercialisé localement en vente directe: «Ils sont plutôt comparables [...] malgré de grandes différences dans les distances de transport, car les transports massifiés que sont les poids lourds et les cargos réduisent considérablement les émissions par kg transporté[1]».

 

Les modes de déplacement des consommateurs ont également un rôle dans le bilan carbone des circuits courts. Car, comme l’écrit le CGEDD, «la fabrication d’1 kg de pain à domicile ou par une boulangerie artisanale consomment respectivement 2 fois plus et 1,5 fois plus d’énergie que celle par une boulangerie industrielle». 

Mais il suffit que le consommateur aille en voiture dans un supermarché situé à plus d’1,5 km de chez lui pour que le pain maison ou artisanal soit climatiquement plus soutenable.

 

Les bienfaits des circuits courts sont surtout visibles pour la collectivité. Souvent moins consommateurs d’engrais et de pesticides, les producteurs qui ont opté pour les circuits courts participent d’un renforcement de la cohésion sociale. «Les circuits courts permettent en effet une meilleure compréhension par les producteurs et les consommateurs de leurs mondes respectifs. Les consommateurs sont rassurés par la connaissance des conditions de production des produits et comprennent mieux les contraintes du métier d'agriculteur.» 

Le prix payé peut être plus élevé que celui consenti par la grande distribution. Et la législation à laquelle le producteur est assujetti plus exigeante. «La commercialisation de produits locaux permet une relocalisation des impacts (…), la production est alors soumise aux exigences réglementaires locales, souvent plus fortes en France eten Europe en matière environnementale.»

 

 

 En guise de conclusion, le CGEDD admet que les circuits courts «peuvent constituer un des éléments de réponse au défi de l’alimentation durable», mais qu’ils ne permettent pas «de répondre à lui seul à l’ensemble des enjeux de durabilité de l’alimentation». 

Il recommande donc aux villes de conserver «une diversité de leurs sources d’approvisionnement alimentaires», à la fois pour limiter les risques de pénurie, pour ne pas investir dans une filière dont les impacts environnementaux ne seraient pas nécessairement moindres et pour des raisons évidentes de manque de terres agricoles pour des agglomérations comme l’Ile-de-France.

[1] Dans cette étude, l’agneau néo-zélandais est transporté par bateau réfrigéré sur 20.000 km (le bateau retourne ensuite en Nouvelle-Zélande à plein), puis par poids lourds avec conteneurs réfrigérés sur 400 km (retour à vide). L’agneau allemand est, lui, transporté en camionnette par le producteur sur 100 km (retour à vide).


Via L B-M
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Produire sans polluer : la fertilité agricole - Konrad Schreiber

Agriculteur et agronome, chargé de mission à l'Institut de l'agriculture durable (IAD), Konrad Schreiber présente les grandes lignes d'une agriculture du carbone fondée sur la vie et la fertilité du sol.

Via Shabba
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Compensation carbone en agriculture : « Peut faire bien mieux », pointe la Caisse des dépôts (rapport)

Le bilan des réductions d’émissions de carbone permises jusqu’à présent par les projets agricoles « montre que les réductions d’émissions permises par le biais de la compensation carbone sont plus de mille fois inférieures aux émissions et au...

Via Hubert MESSMER @Zehub on Twitter
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MacDonald's : Du blé au buns

MacDonald's France réalise 75% de ses achats alimentaires en France. Pour les blés destinés aux petits pains à hamburgers, les buns, l'approvisionnement est 100% français. Depuis une quinzaine d'années, une partie des blés de force du gâtinais sont acheminés vers la boulangerie Est Balt dans l'Essonne.

 

La qualité des farines utilisées dans l'usine est très précisément encadrée par contrat. L'approvisionnement 100% français permet à cette usine d'afficher des performances en matière de traçabilité quasi inégalées.

 

Les deux usines d'East Balt France produisent chaque jour un peu plus de 3 millions de petits pains livrés dans les 1200 restaurants MacDonalds de l'hexagone. La qualité de présentation des buns se doit d'être irréprochable et très régulière.

 

Les contrôles qualité sont multiples. La qualité environnementale est aussi une exigence MacDonald's. 84% de l'empreinte carbone de Macdonald's France provient de l'agriculture. Devant ce constat, toute la filière planche depuis 2009 pour améliorer ce bilan. Pour la filière blé, l'objectif est de réduire de 35 à 45% les émissions de gaz à effet de serre.


Via Paul-Jean Ricolfi
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Plus jamais de croissance !

Audition de Jean-Marc Jancovici à la Commission sur le Développement Durable de l'Assemblée Nationale le 06/02/2013.


A voir absolument et à partager !


Résumé :


Sans énergie, le monde moderne n’existerait pas. La hausse du pouvoir d’achat, l’urbanisation, la tertiarisation, la mondialisation, le temps libre, les retraites, les études longues, les 35 heures et tous les acquis sociaux ont pu se développer grâce à l’énergie. Or, cette dernière se trouve dorénavant en quantité insuffisante pour que le travailleur français puisse maintenir son niveau de consommation. Que faire pour que cette situation ne dégénère pas en instabilité sociale forte ?


La production mondiale ne dépend que de l’énergie disponible. Toute contrainte sur le volume de l’énergie – et non sur son prix – se répercute sur le PIB. MM. Nicolas Sarkozy et François Hollande se sont trompés : en annonçant la progression du pouvoir d’achat en 2007 pour le premier, en prédisant la reprise de la croissance en 2012 pour le second, ils pensaient que leur volonté pouvait prévaloir sur la physique.


Dorénavant, l’Europe ne connaîtra plus de croissance : son cycle économique est appelé à reposer sur l’alternance d’une année de récession suivie d’un faible rebond.


La croissance continue ne reviendra plus, car l’approvisionnement énergétique de l’Europe est déjà restreint : le gaz et le pétrole fournissent les deux tiers de la consommation énergétique européenne. Ainsi, tout plan prévoyant de nouvelles dépenses financées par un surplus de croissance échouera. L’avenir doit être pensé dans un environnement sans croissance.


Dans un tel cadre, il convient de veiller au puissant effet d’éviction des dépenses inutiles : engager des dizaines milliards d’euros pour des panneaux photovoltaïques revient à se priver de financement pour des actions véritablement utiles. Les énergies fossiles sont trop abondantes pour sauver le climat, mais trop rares pour relancer l’économie européenne. Il va être difficile de convaincre les pays détenteurs de charbon de ne pas l’utiliser dans un contexte de stagnation économique. L’Allemagne a emprunté cette voie. La hiérarchie des mérites et des nuisances varie selon la finitude ou l’infinitude de la disponibilité des ressources, puisque le poids des contraintes diffère en fonction de la source d’énergie.


Les modèles macroéconomiques d’aujourd’hui bouclent leurs équations par les prix et reposent sur des élasticités constantes entre prix et volumes. Ils sont devenus inopérants et n’ont pas permis d’anticiper la crise de 2007. Portons notre attention sur les volumes et non sur les prix ! Pour le pétrole, par exemple, l’élasticité entre prix et volume n’existe plus ; il n’est plus possible de déduire la quantité de pétrole produite à partir de son prix. Et c’est bien la quantité qui importe pour l’économie, non le prix.


En revanche, le pétrole nécessaire à la création d’un euro de PIB décroît en volume. De même, la part de l’énergie dans le budget des ménages diminue depuis quarante ans ; elle se situe à un niveau inférieur à celui qu’elle atteignait avant le premier choc pétrolier. De plus en plus de pétrole, de gaz et de charbon sont extractibles. Mais en conclure que le progrès technique et des politiques courageuses permettraient d’atteindre n’importe quel but néglige le principe de réalité. L’énergie correspond à une grandeur physique qui caractérise le changement d’état d’un système.


Ce processus obéit à des lois qui ne souffrent aucune exception. Ainsi, quand le monde change, l’énergie intervient. Là où l’économiste mesure la transformation de l’activité par une valeur ajoutée libellée en monnaie, le physicien évalue la quantité de kilowattheure nécessaire à cette mutation.


De fait, il ne peut y avoir d’énergie propre, puisque l’énergie exige la transformation, alors que la propreté induit l’immuabilité. Il s’agit d’en user en permettant aux avantages de surpasser les inconvénients.


Une personne bien entraînée, capable de gravir le Mont-Blanc un jour sur deux, produit avec ses muscles environ 100 kilowattheures d’énergie mécanique par an.


Si un individu était payé au SMIC pour accomplir cette formation d’énergie, le kilowattheure coûterait entre plusieurs centaines et quelques milliers d’euros. Les énergies fossiles ont permis de réduire ce prix. Un litre d’essence correspond environ à 10 kilowattheures, ce qui permet une énergie mécanique mille à dix mille fois moins chère que le coût du travail en Occident.


En 1860, une personne disposait chaque année de 1 500 kilowattheures d’énergie – surtout thermique, charbon et bois – ; elle les utilisait pour le chauffage, la métallurgie, le bateau à vapeur et le train. Cette quantité n’a cessé d’augmenter pour atteindre 20.000 kilowattheures.


Dans cette énergie extraite de l’environnement, le charbon n’a jamais décru et toutes les nouvelles sources d’énergie – pétrole et gaz dans un premier temps – sont venues s’ajouter à l’existant sans le remplacer. Quant à l’éolien, au biogaz, au photovoltaïque et à la géothermie, leur poids est infinitésimal. Ainsi, même une baisse limitée du pétrole, du gaz ou du charbon sera très difficilement compensée par ces énergies nouvelles. Le charbon constitue le premier mode de production de l’électricité et les deux tiers de sa consommation se font en ce sens. Voilà pourquoi cette dernière n’a jamais diminué. Le pétrole, lui, sert avant tout pour les transports.


Pendant plus d’un siècle, la consommation énergétique de chacun a crû de 2,5 % par an afin de réaliser les infrastructures de transport, l’urbanisation, la mutation de l’agriculture, l’essor industriel et les systèmes sociaux.


Depuis 1980, cette hausse s’est tarie ; elle ne résulte plus que du charbon et de la Chine. Les chocs pétroliers ont constitué une rupture radicale dans l’approvisionnement énergétique qui a, à son tour, engendré le chômage et l’endettement, problèmes qui n’existaient pas en 1974. Là encore, le problème ne réside pas dans le prix mais dans le volume.


Il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui, chacun dispose d’une énergie équivalente à celle de 200 esclaves. Sans les énergies fossiles, nous aurions besoin de deux cents planètes sur lesquelles 7 milliards de personnes produiraient de l’énergie pour maintenir notre niveau de vie actuel. Nous pouvons nous consacrer aux affaires publiques uniquement parce que l’énergie a remplacé la force de nos muscles.


Ce progrès s’est accompagné d’une croissance démographique exponentielle. Au moment où l’humanité s’est sédentarisée, la population mondiale ne dépassait pas quelques millions d’habitants ; elle atteignait 500 millions de personnes au début de la révolution industrielle et dépasse maintenant les 7 milliards, progression fabuleuse en seulement huit générations.


La consommation globale d’énergie a explosé : entre 1945 et le premier choc pétrolier, la consommation d’énergie mondiale a crû, en moyenne, de 5 %. Ensuite, elle a décéléré et diminuera bientôt. Elle provient, pour une part s’élevant à 80 %, de combustibles fossiles, restes de vie ancienne – fougères du carbonifère pour le charbon, algues et planctons pour le gaz et le pétrole. Même l’électricité est massivement fossile : la production française actuelle se monte à 550 térawattheures, soit à peine moins que la consommation mondiale en 1945. La généralisation de l’électricité date donc véritablement de la seconde moitié du XXe siècle.


En 1973, les combustibles fossiles représentaient les trois quarts de la production électrique ; cette part s’est réduite aux deux tiers en 2007. Au cours de cette période, c’est de très loin le charbon qui a connu la progression la plus soutenue. Actuellement, la Chine installe une centrale à charbon par semaine et des capacités de production de 150 à 200 gigawatts sont en construction – à rapporter avec la capacité totale de la France qui ne dépasse pas 100 gigawatts. Après le charbon, l’énergie ayant connu la plus forte hausse est le gaz. Viennent seulement ensuite l’hydroélectricité et le nucléaire.


Le bois fournit 10 % de l’énergie mondiale. Il n’est, dès à présent, plus totalement renouvelable, puisqu’une partie de cette énergie correspond à de la recherche de bois de feu autour des villes africaines qui engendre de la déforestation. L’hydroélectricité représente l’essentiel des capacités d’énergies renouvelables en construction dans le monde, loin devant l’éolien. Ce dernier, même compté en équivalent primaire, ne produit pas 1 % de l’énergie mondiale. Les agrocarburants ne dépassent pas 0,4 % : quand le monde absorbe 4 milliards de tonnes de pétrole, il ne consomme que 60 millions de tonnes d’agrocarburants.


Pour élaborer leurs agrocarburants, les États-Unis utilisent 40 % de leur maïs – soit la même part que celle qu’ils destinent à l’alimentation animale. En Allemagne, certains producteurs insèrent leur maïs directement dans les méthaniseurs pour favoriser la fabrication de biogaz. Enfin, le photovoltaïque contribue pour 0,1 % à la production énergétique mondiale.


Une fois observé ce panorama, je tiens à préciser que le terme de « production » d’énergie est impropre. L’action de l’homme consiste en effet à extraire l’énergie dite primaire de l’environnement, avant de la transformer en énergie finale qu’il pourra consommer.


La France, comme ses voisins, consomme une énergie provenant de combustibles fossiles. Son électricité provient, en très grande partie, du nucléaire. Mais il est faux d’affirmer que toute l’énergie française est nucléaire. Cela ne peut se dire que de l’électricité. L’essentiel de l’usage de l’électricité n’est pas thermique, mais spécifique, à savoir qu’il sert à alimenter des appareils – réfrigérateurs, pompes, lave-linge, lave-vaisselle, ascenseurs – non producteurs de chaleur. Or limiter cette utilisation s’avère plus difficile que de restreindre le besoin de chaleur.


L’emploi d’énergies renouvelables en France répond à la même hiérarchie que celle constatée dans le monde : d’abord le bois, puis l’hydroélectricité, puis l’éolien et, enfin, le photovoltaïque. Ces deux dernières sources d’énergie satisfont respectivement 0,35 % et 0,07 % de la demande d’énergie.


L’énergie a modifié la structure des métiers. Il y a deux siècles, les deux tiers des Français étaient paysans et chacun nourrissait 0,5 personne en plus de lui-même. Avec l’énergie, l’agriculture a pu se mécaniser – un tracteur de 100 chevaux équivaut à environ 1.000 individus – et un agriculteur actuel assure l’alimentation de 50 personnes.


Ces dernières ont pu effectuer d’autres tâches grâce à l’énergie, qui permet de transformer de nombreuses ressources présentes dans l’environnement comme des minerais, du bois ou des sols. Ainsi s’est développée l’industrie, activité de transformation des réserves naturelles. Dans tous les pays occidentaux, le choc pétrolier a tari la croissance énergétique globale, qui est devenue inférieure à la productivité du facteur travail, ce qui a entraîné le déclin de l’emploi industriel. La contribution des services à la productivité plus faible a, en revanche, poursuivi son essor.


Parallèlement, le chômage s’est massifié. Il y a un siècle, les lois sur le travail avaient pour objet de réduire le travail des femmes et des enfants, comme le temps que devaient y consacrer les hommes. Avant 1974, le facteur limitant l’activité était le travail disponible ; c’est désormais l’énergie.


Plus la consommation d’énergie par personne est grande, moins la part de l’emploi dans l’agriculture est élevée. L’énergie abondante a permis l’urbanisation. Que la ville puisse, en accueillant 80 % de la population, organiser un système socio-économique stable dans un environnement énergétique contraint apparaît douteux.


L’opinion courante veut que le développement des services entraîne une dématérialisation, moins consommatrice d’énergie. Or c’est l’inverse : l’augmentation de la part des services dans l’économie n’est possible qu’une fois les fonctions productives remplies par des machines énergivores. Je pressens d’ailleurs que la contrainte énergétique va entraîner une hausse du travail manuel et une baisse des activités de service.


Les échanges plus massifs et mieux organisés ont permis l’étalement de l’habitat. Lorsque les villes ont été construites avant la période de profusion énergétique, les centres sont denses. Mais lorsqu’elles sont récentes, il n’y a pas de centre-ville. Atlanta constitue un bon exemple de cette dernière catégorie.


L’approvisionnement en énergie des pays de l’OCDE a déjà commencé de décroître. À l’inverse, il progresse dans les pays émergents, notamment en Chine. Épisode inédit, le PIB des pays de l’OCDE a également cessé d’augmenter depuis 2007. Cette situation risque de perdurer, car elle découle d’un tarissement énergétique. La France connaît la même situation, alors que l’économie des pays émergents poursuit sa croissance.


À l’école, nous apprenons que le travail et le capital sont les deux facteurs de production. Si cette dernière ne s’avère pas assez élevée pour financer la protection sociale, on diminue le coût du travail et du capital pour les stimuler. Or cette politique ne répond plus : alors que l’Allemagne emprunte à coût négatif et que les chômeurs sont très nombreux, le PIB n’augmente plus. C’est bien la preuve que cette description de l’économie est erronée. En fait, l’économie est une machine à transformer des ressources naturelles gratuites, la formation de capital n’étant qu’une boucle interne au système. Le brevet qu’un industriel dépose aujourd’hui ne résulte que de la transformation – par le travail – de ressources déjà existantes. Le goulet d’étranglement pour l’approvisionnement en ressources énergétiques – quel qu’en soit leur prix – induit mécaniquement un gel de la production.


Le prix reste un élément significatif de l’équation économique tant qu’il n’y a pas de problème de quantité. Dans la pêche, le bateau représente le capital, le marin incarne le facteur travail, l’énergie provient du carburant mis dans le bateau et le PIB correspond à la valeur des poissons pêchés : si le diesel ou les ressources halieutiques disparaissent, la pêche et la production deviennent impossibles. Aujourd’hui, le niveau de notre activité économique est significatif du stock de ressources naturelles à transformer : il convient de surveiller attentivement ce dernier.


Depuis 1965, la consommation d’énergie et le PIB varient dans le monde de manière strictement parallèle. « Dis-moi combien d’énergie tu consommes et je te dirai quel est ton PIB » : telle pourrait être, simplement énoncée, la règle qui régit nos économies. En revanche, la variation du prix du baril et le PIB ne connaissent pas la même identité d’évolution. Lorsque le prix du baril augmente, un transfert de rente s’opère et la France s’endette au bénéfice de l’Arabie saoudite, mais rien ne change au niveau global. Vouloir régler le problème énergétique en attendant que les prix croissent fortement, revient à souhaiter une progression des revenus des pays producteurs d’hydrocarbures.


Ainsi, la facture pétrolière et gazière de l’Europe a décuplé au cours de la dernière décennie. Cela a engendré un déficit commercial structurel qui s’est traduit par une augmentation de l’endettement. Cette situation se constate aussi bien dans les pays latins que dans les pays nordiques – y compris l’Allemagne. Il ne s’agit pas ici d’une question de couleur politique, mais d’un sujet de physique structurelle qui évolue à l’échelle du demi-siècle.


Le PIB par habitant est strictement égal au produit de l’énergie disponible par habitant et de l’efficacité énergétique, que l’on définit par l’augmentation du PIB induite par la création d’un kilowattheure d’énergie. La croissance du PIB par habitant résulte du produit de la variation de ces deux facteurs. La croissance de l’énergie mondiale s’établissait à 2,5 % par personne et par an avant 1980 et à 0,4 % depuis lors ; l’efficacité énergétique de l’économie a connu une croissance mondiale annuelle moyenne légèrement inférieure à 1 % depuis 1970. Pour que la règle que je viens d’énoncer soit juste, le PIB par habitant aurait dû croître de 3 % avant 1980 et de 1 % maintenant. Les chiffres de la Banque mondiale le confirment.


Je suis donc en accord avec M. Vittori, éditorialiste aux Échos, lorsqu’il écrit que les lois de finances doivent dorénavant reposer sur une croissance économique nulle. Ce n’est pas agréable, mais mieux vaut prendre la réalité en compte plutôt que d’élaborer des plans voués à échouer.

 


Dans la relation étroite entre la production mondiale de pétrole et l’évolution du PIB, c’est la baisse du volume du pétrole qui entraîne celle du PIB et non l’inverse. On ne consomme pas moins de pétrole parce que c’est la crise, mais c’est la crise parce qu’on a moins de pétrole. La production mondiale atteindra son pic dans environ cinq ans. Ensuite, la décélération est inéluctable. Chacun s’interroge pourtant sur le prix du pétrole, alors que la question ne réside pas dans son évolution. La consommation de pétrole par l’Europe s’est réduite de 10 % depuis 2006 – repli amorcé avant le Grenelle de l’environnement – et cette tendance se poursuivra.


S’agissant du gaz, une projection réalisée par Total montre une production mondiale qui plafonne à partir de 2025, nonobstant le développement des gaz non conventionnels dont l’extraction sur le territoire français serait, de toute façon, difficile. L’approvisionnement gazier de l’Europe a cessé de croître lorsque les gisements de la mer du Nord – qui représentent 60 % de la consommation – ont atteint leur pic. Il est douteux que le nucléaire puisse être – même partiellement – remplacé par du gaz dans l’Union européenne.


Si l’on attribue la totalité des émissions de gaz à effet de serre aux citoyens et qu’on les inclut dans la fabrication des produits et services, les Français consomment, en moyenne annuelle, quelques centaines de kilos de CO2 pour la construction de leurs logements, deux tonnes de CO2 pour le chauffage de ces maisons, deux tonnes et demie pour l’alimentation – dont la moitié est due aux viandes et aux laitages –, deux tonnes et demie pour l’achat des biens manufacturés, deux tonnes pour le déplacement de personnes dans leur sphère privée et deux tonnes pour les services publics et privés – l’école, l’hôpital et l’armée d’une part, les banques, les coiffeurs, les opérateurs de téléphonie, entre autres, d’autre part.


La fabrication de l’électronique destinée aux particuliers représente un tiers de l’empreinte carbone des achats de produits manufacturés ; deux tiers de la progression de 10 % de cette empreinte constatée entre 1990 et 2010 sont dus à l’électronique grand public : les technologies de l’information n’induisent aucune dématérialisation, ils ont créé des usages sans en supprimer d’autres. Dans les transports, l’avion a connu la plus forte croissance entre 1990 et 2010 ; or son utilisation est concentrée sur les deux premiers déciles de la population : créer un nouvel aéroport revient à construire une infrastructure pour riches.


Les émissions de gaz à effet de serre et l’usage de l’énergie fossile sont présents dans toutes nos activités. Le changement climatique ne peut donc être évité en contraignant une petite fraction de la population pour le bénéfice du plus grand nombre ; il ne peut l’être que par un effort de tous. Afin d’accompagner un tel effort collectif, il convient de développer une vision – un projet « sexy ».


Sans vision, c’est le chaos qui règlera la situation. Voilà où vous entrez en scène, mesdames et messieurs les députés, et où je cesse de parler.

 


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Koter Info's curator insight, October 19, 2014 7:18 PM


Super intéressant et important.


A voir absolument pour comprendre le

présent et prévoir l'avenir économique.


Clémence's curator insight, October 27, 2014 6:40 PM

Une vision claire de l'avenir énergétique et des politiques à mener dans ces prochaines années de diminution de l'approvisionnement en énergie

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Le gaz de schiste en question

Le gaz de schiste en question | Carbone | Scoop.it

Légende de la carte : principales ressources de gaz non-conventionnel en Europe ; - en jaune : gaz de schiste ; - en vert : méthane de houille



Le gaz de schiste : une énergie de transition

vers le tout renouvelable… Vraiment ?

Par Lydie Gaudier


Malgré les controverses relatives à l’exploitation du gaz de schiste, un Fonds de recherche européen propose aujourd’hui une aide de 113 millions € aux entreprises qui en développent l’exploitation. Un « coup de pouce » qui entre dans le cadre du programme Horizon 2020 destiné à encourager le développement d’énergies à faible émission de carbone.


Comment faire passer la pilule ? Rien de plus simple ! Désormais, le discours dominant se fonde sur l’idée que, non seulement l’exploitation du gaz de schiste est moins dommageable pour le climat que celle du charbon, mais cette source d’énergie s’inscrirait aussi dans la transition vers le « tout aux énergies renouvelables ». Exit les critiques relatives au caractère de court terme de ce type d’exploitation.

 



Éléments de contexte


Globalement, l’Union européenne (UE) doit s’approvisionner en dehors de ses frontières pour plus de 50 % de ses besoins en énergie primaire. Une dépendance qui continue à augmenter. En effet, selon les données d’Eurostat, l’approvisionnement hors UE est passé de 45,2 % en 1999 à 50,3 % en 2004 et à 54,8 % en 2008. La Commission européenne va plus loin et estime que la dépendance pétrolière pourrait atteindre 90 % dès 2020 et celle gazière 70 % en 2030.


Dans le même temps, les prix du gaz naturel sont trois à quatre fois plus élevés au sein de l’Union qu’aux États-Unis. La raison ? L’essor de la production américaine de gaz de schiste à grande échelle à partir des années 2000. Pour contenir l’envolée des prix européens en raison de cette exploitation massive « made in USA », on constate, dans les États membres de l’UE, un regain d’utilisation du charbon, meilleur marché, pour la production d’électricité et une diminution de l’attractivité économique des énergies renouvelables.


L’industrie chimique et pétrochimique européenne occupe désormais une position concurrentielle difficile, ce qui provoque des transferts de capacités de production vers les États-Unis.


Dès lors, on assiste à un lobby intensif de l’industrie européenne en faveur de l’exploration et de l’exploitation du gaz de schiste sur le territoire européen. Ce qui a tendance à être accueilli favorablement par les Gouvernements qui voient dans la production de gaz de schiste une manière de réduire, du moins provisoirement, la dépendance européenne par rapport au gaz russe.



Position actuelle des États membres et de la Commission européenne


La composition du bouquet énergétique est du ressort des États membres, l’UE ne disposant pas des compétences pour autoriser ou interdire l’exploitation du gaz de schiste.


La Commission européenne s’est donc, jusqu’à présent, limitée à définir des balises propres à garantir la protection du climat, de l’environnement et de la santé humaine. Elle a adopté, le 22 janvier 2014, une Recommandation « relative à l’exploration et à la production d’hydrocarbures (tels que le gaz de schiste) par fracturation hydraulique à grands volumes dans l’UE ».


Cependant, d’une part, les Recommandations de la Commission ne sont pas contraignantes, mais seulement indicatives et d’autre part, elle ne remet pas en cause la technique de la fracturation hydraulique, qui fait pourtant l’objet d’un moratoire en France, aux Pays-Bas et en Bulgarie.


D’autres États membres, en revanche, comme l’Allemagne, à l’horizon 2015, seraient prêts à lever l’interdiction de la technique de la fracturation hydraulique, permettant ainsi l’exploitation du gaz de schiste. Une campagne de forage a démarré au Royaume-Uni où le moratoire a été levé à la fin du mois de décembre 2013. La Pologne, la Roumanie, la Lituanie, la Hongrie, le Danemark et même l’Espagne (sans fracturation hydraulique) ont également donné leur feu vert pour des forages exploratoires.

 



Géopolitique et compétitivité vs ambitions climatiques


Face à ce nouvel engouement pour le gaz de schiste, il apparaît que les facteurs géopolitiques et de compétitivité industrielle à court terme pèsent lourd sur les ambitions climatiques de l’UE, pourtant considérée jusqu’à présent comme la région du monde la plus volontariste en la matière.

 

En effet, en 2008, l’UE avait adopté le Paquet législatif « Climat-Energie » contenant trois objectifs à atteindre, en 2020, pour l’ensemble des États membres :

.

Faire passer à 20 % la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique européen ;

 

Réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990 ;

 

Accroître de 20 % l’efficacité énergétique.

 

 

Il s’agissait d’une proposition politique ambitieuse en vue d’une décarbonisation progressive de l’économie européenne et misant sur l’avantage compétitif de l’innovation technologique liée à ces contraintes environnementales.

 

Le 22 janvier dernier, le cadre proposé par la Commission européenne à l’horizon 2030 vise à :

.

Porter à 27 % la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique de l’UE ;

 

Réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990 ;

 

Poursuivre les efforts en matière d’amélioration de l’efficacité énergétique ;

 

Mener une réforme structurelle du marché européen du carbone avec, notamment, la création, en 2021, d’une réserve de stabilité pour assurer l’équilibre entre l’offre et la demande de quotas d’émissions.

 

 

Ce cadre constitue davantage un accord « économique » basé sur l’établissement d’un consensus entre différents intérêts. En effet, l’objectif de 40 % de réduction des émissions sera automatiquement atteint si la part des énergies renouvelables est portée à 27 %. Quant aux recommandations en matière d’efficacité énergétique (25 % d’économies d’énergie supplémentaires), elles ne sont pas contraignantes et s’inscrivent simplement dans le prolongement de la tendance actuelle.


Par rapport au gaz de schiste, la Commission adopte plutôt une position favorable considérant qu’outre l’aspect de la sécurité énergétique, « les activités d’extraction… peuvent être synonymes d’avantages économiques directs ou indirects pour les États membres, les régions, les collectivités locales, les entreprises et les citoyens de l’UE, notamment sous la forme d’investissements régionaux dans les infrastructures, de possibilités d’emplois directes et indirectes et de recettes publiques (grâce aux impôts, taxes et redevances perçus)».


Dans le même ordre d’idées, elle estime que « dans certaines conditions, le gaz de schiste peut avoir des effets bénéfiques pour le climat s’il se substitue aux combustibles fossiles à plus forte intensité de carbone et qu’il ne remplace pas des sources d’énergie renouvelable. » Le bilan en termes d’émissions de gaz à effet de serre du gaz de schiste reste néanmoins supérieur à celui du gaz naturel conventionnel.



L’expérience américaine en matière d’exploitation du gaz de schiste et les possibilités de sa transposition dans l’UE

 

Si les réserves de gaz de schiste dans l’UE semblent être considérables (16.000 milliards de m3 selon les estimations reprises par la Commission européenne), il s’agit encore de les estimer précisément ainsi que leurs parts techniquement, mais aussi économiquement exploitables.


La carte ci-dessus montre que les principales réserves se situent dans trois zones : la première s’étend de l’est du Danemark et du sud de la Suède au nord et à l’est de la Pologne ; la deuxième du nord-ouest de l’Angleterre jusqu’au sud-ouest de la Pologne en traversant les Pays-Bas et le nord-ouest de l’Allemagne ; et la troisième, du sud de l’Angleterre au nord de l’Allemagne et de la Suisse, en traversant le bassin parisien et les Pays-Bas.

 

Selon l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), seule l’exploitation de 20 % des puits de gaz de schiste serait économiquement rentable. Par ailleurs, le rendement de ces puits décroche rapidement pour n’atteindre, en moyenne, que 60 % à 90 % au terme de la première année d’exploitation.


L’expérience des États-Unis montre que le « miracle du gaz de schiste » ne pourrait en fait n’être qu’un feu de paille. En effet, la production de gaz de schiste a plafonné en 2013 et son évolution est très variable selon les bassins. Par ailleurs, la nécessité de réaliser régulièrement de nouveaux forages plombe la rentabilité des investissements.


L’afflux de l’offre au cours des premières années d’exploitation a provoqué une baisse spectaculaire des prix du gaz naturel aux États-Unis à partir de 2009, passant de 7 à 8 dollars par millions de BTU (British Thermal Unit) à moins de 3 dollars en 2012.

 

Cependant, le maintien des niveaux de production nécessite des investissements considérables de la part des compagnies pétrolières. Les prix recommencent donc à augmenter et leur niveau actuel ne permet plus d’assurer la rentabilité de la production qu’à court terme et uniquement grâce à l’endettement des compagnies pétrolières. Les spécialistes craignent donc une explosion de la « bulle » du gaz de schiste qui occasionnerait une envolée des prix susceptible d’affecter douloureusement l’économie mondiale.


L’UE se trouve, par ailleurs, dans des conditions nettement moins favorables que les États-Unis en termes de capacité d’exploitation de ses réserves en gaz de schiste en raison de l’opposition de l’opinion publique, de la densité de population, de lois différentes en ce qui concerne la propriété du sous-sol et d’une législation environnementale plus contraignante.


Parmi les législations européennes dans le domaine de l’environnement susceptibles de contrarier l’exploitation du gaz de schiste figurent : la Directive cadre sur l’eau, la Directive Eaux souterraines, la Directive sur le traitement des Déchets miniers, le Règlement REACH sur l’utilisation des produits chimiques, la Directive Habitats, les exigences en matière de réalisation d’études d’impact sur l’environnement, la Directive sur la Responsabilité environnementale.


Il faut savoir que la fracturation hydraulique a une incidence considérable sur la demande en eau, ce qui constitue un risque de pénurie notamment dans les régions où l’eau est moins abondante et nécessaire à d’autres usages comme l’industrie, l’agriculture ou l’alimentation en eau potable. Les écosystèmes et la biodiversité peuvent également être perturbés. Qui plus est, en cas de fuite due à un défaut de conception des installations, à des accidents ou encore à la suite de l’abandon de certains puits, les eaux souterraines qui représentent une importante source d’eau potable pour de nombreux États membres peuvent être contaminées par des produits chimiques utilisés au cours du processus de fracturation.


L’exploration, comme la production, de gaz de schiste peuvent donner lieu à des émissions de méthane nocives pour le climat, mais aussi à des pollutions atmosphériques liées à l’augmentation des flux de transport et à l’utilisation de certains équipements sur les sites d’exploitation. Des secousses sismiques ont également été rapportées.


En ce qui concerne les sous-sols, aux États-Unis, le propriétaire du terrain est également propriétaire du sous-sol. L’ensemble des ressources qui s’y trouvent lui appartient, incitant souvent le propriétaire à en accepter l’exploitation en échange de royalties. A contrario, en France et en Belgique notamment, les permis sont accordés par les pouvoirs publics qui indemnisent le propriétaire pour l’occupation du sol résultant de l’exploitation.

 



Et la Wallonie dans tout ça ?


En ce qui concerne la Wallonie, la carte ci-dessus montre que les ressources dont elle pourrait disposer en matière de gaz non conventionnel relèvent plutôt du gaz de houille (grisou) dont les contraintes d’exploitation seraient, par ailleurs, plus acceptables dans une région fortement urbanisée.

 

 

Selon l’Université de Mons, le potentiel d’exploitation s’élèverait à 150 Gm3 de méthane, chiffre à confirmer en fonction de l’accessibilité des nappes.


Enfin, la géothermie représente un potentiel énergétique du sous-sol à investiguer, sachant que le gaz de schiste, le gaz de houille et la géothermie ne sont pas exploitables de manière cumulative, car ils concernent des couches différentes du sous-sol, mais superposées. Un choix doit donc s’opérer, dans la mesure où le Gouvernement déciderait qu’il s’agit d’une option crédible.



Conclusions et réflexions


Au vu de l’expérience des États-Unis, l’argument selon lequel la révolution du gaz de schiste prémunirait les USA et l’humanité tout entière contre le pic des énergies fossiles - niveau à partir duquel les contraintes géologiques rendront l’extraction du pétrole et du gaz conventionnels de moins en moins supportable du point de vue économique - relèverait de l’utopie.

 

L’exploitation du gaz de schiste représente plutôt un phénomène à court terme, polluant et coûteux qui ne fait que postposer les investissements dans des mesures plus structurelles pour répondre au triple défi du prix de l’énergie, de l’indépendance énergétique et de la lutte contre le changement climatique.


L’argument de la création d’emplois n’est pas non plus recevable dans la mesure où l’étude « Vers une Belgique 100 % renouvelable en 2050 » réalisée par le consortium Bureau fédéral du Plan-VITO-ICEDD estime que son scénario permettrait la création de 7.000 à 10.000 emplois d’ici à 2030, moyennant une appréciation de 20 % du prix de l’électricité (correspondant à 60 milliards d’Euros d’investissement).


Il s’agit donc raisonnablement de s’orienter vers une transition énergétique de ce type, basée sur les énergies renouvelables, tout en renforçant les mesures visant l’amélioration de l’efficacité énergétique au niveau du logement, du transport, du secteur tertiaire et de l’industrie afin de compenser l’augmentation des prix par la réduction de la consommation.


Quelle que soit l’option retenue, l’augmentation de la facture énergétique se produira immanquablement à moyen et long terme, y compris dans l’hypothèse du développement de l’exploitation du gaz de schiste dans l’UE. Il convient donc d’anticiper dès à présent la manière d’y faire face en prenant les mesures adéquates, afin de garantir un accès durable à l’énergie pour tous et le maintien du tissu industriel, tout en respectant l’environnement.




Par Lydie Gaudier - econospheres.be – le 31 octobre 2014

 

Source originale : article paru sur le site du Centre d’éducation populaire André Genot (CEPAG)

http://www.cepag.be/publications/no...

 


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La transition énergétique, une chance pour le gaz

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21.02.14. - La transition énergétique pourrait rebattre les cartes des usages des vecteurs énergétiques. Certains plaident pour un recours accru au gaz en s'appuyant sur la complémentarité des réseaux et la production de gaz vert.

Transition énergétique. Le terme renvoie souvent au choix entre différents moyens de production énergétique pour faire évoluer le mix énergétique selon des objectifs environnementaux, économiques et sociaux. Dans ce contexte, le débat se résume, à tort, en une comparaison des différentes options : plus ou moins de nucléaire, pour ou contre l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels ou encore recourir à telle énergie renouvelable ou à telle autre.

Pourtant, des choix moins visibles, mais plus structurants, distinguent les scénarios proposés. Parmi ces choix figure celui du vecteur énergétique, c'est-à-dire la forme énergétique utilisée entre le lieu de production et le lieu de consommation. En effet, une éolienne produit de l'électricité, mais un système énergétique basé sur l'éolien peut s'appuyer sur différents vecteurs : électricité, hydrogène ou méthane par exemple. Ce choix des vecteurs est un des axes permettant de distinguer lesscénarios proposés lors du débat national sur la transition énergétique (DNTE) selon qu'ils misent plus ou moins sur le gaz ou l'électricité.

D'un côté, les scénarios de l'Union française de l'électricité (UFE), de l'Alliance nationale de coordination de la recherche pour l'énergie (Ancre) et de Négatep proposent de s'appuyer sur l'électricité en recourant aux sources de production décarbonées : le nucléaire et les renouvelables. De l'autre côté, les scénarios de GrDF, de négaWatt et de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) proposent de s'appuyer sur le gaz en le "verdissant" grâce à la méthanisation, à l'incorporation d'hydrogène produit à partir d'électricité renouvelable et à la méthanation. Autre avantage avancé, certains secteurs, notamment les transports, pourraient recourir à ce "gaz vert" sans être dépendants de progrès techniques futurs, comme c'est le cas pour les véhicules électriques ou à hydrogène.

Jouer la synergie entre les réseaux

Le principal argument en faveur du gaz est la capacité du réseau gazier, contrairement au réseau électrique, de stocker de grandes quantités d'énergie. Maintenir un recours important à l'électricité pour des usages non spécifiques, tel que le chauffage, impose soit de développer des solutions de stockage compétitives, si l'on souhaite alimenter le réseau avec des énergies renouvelables intermittentes, soit de recourir au nucléaire pour alimenter le réseau de façon massive et continue.

En revanche, le réseau gazier français actuel peut stocker jusqu'à 25 térawattheures d'énergie sous forme d'hydrogène, en incorporant 6% d'hydrogène dans le méthane. "Il est aujourd'hui possible de jouer sur la complémentarité entre les réseaux en convertissant de l'électricité en hydrogène ou en gaz", explique Benjamin Dessus, membre de Global Chance. Le réseau gazier pourrait ainsi stocker les excédents de production des énergies renouvelables électriques. La reconversion du gaz en électricité, si la demande électrique l'impose, ne posant aucun problème.

Le principal intérêt de cette approche est de limiter les investissements dans le réseau énergétique. "Des investissements ont été réalisés dans le réseau gazier, ils sont très importants et leur durée de vie est très longue", explique Benjamin Dessus, concluant "qu'il serait extrêmement coûteux de baser la transition énergétique sur le déploiement de nouveaux réseaux énergétiques".

Une production de gaz renouvelable

Concernant l'alimentation du réseau gazier, deux options sont disponibles sans recourir aux gaz non conventionnels ou aux importations.

La première est la méthanisation qui permet de produire du gaz à partir de matières fermentescibles. C'est l'une des solutions retenue par l'Allemagne qui a développé rapidement une filière de méthanisation agricole. "Il existe en Allemagne près de 7.000 unités de méthanisation, dont plus des deux tiers sont gérés par des agriculteurs", explique le ministère de l'Agriculture français, pointant le revers de la médaille : "[le] développement de cultures énergétiques, maïs essentiellement, sur près de 800.000 hectares (sur une surface agricole utile allemande de près de 17 millions d'hectares)". Pour éviter cet écueil, le ministère de l'Ecologie a présenté un plan de méthanisation (18180) axé sur les projets de taille intermédiaire. Parallèlement, le cadre règlementaire a été adapté (17934) de telle sorte que les producteurs de biogaz puissent profiter des tarifs d'achat électrique et du soutien à l'injection de méthane dans le réseau.

Autre option, la méthanation qui consiste à convertir l'électricité en méthane. Le principe repose sur l'électrolyse qui permet, à partir d'électricité, de séparer l'hydrogène et l'oxygène de l'eau. L'hydrogène peut être directement injecté dans le gaz ou converti en méthane par des procédés catalytiques basés sur la réaction de Sabatier qui utilise du CO2 et rejette de l'eau. Le CO2 peut provenir de diverses sources et notamment d'une unité de méthanisation, le biogaz devant être épuré de son CO2 avant injection. Ce type d'installation permettrait de mettre en synergie méthanisation et méthanation à proximité d'installations d'injection de biométhane dans le réseau gazier. Une piste actuellement expérimentée en Allemagne.

Le gaz peut être un bon choix pour la transition énergétique, plaident les acteurs qui militent pour axer la transition autour de la synergie entre les réseaux électrique et gazier pour atteindre à terme un système énergétique totalement renouvelable. Mais, attention, "un système énergétique reposant sur le gaz doit impérativement s'assurer que le réseau ne fuit pas pour être bénéfique du point de vue climatique", prévient Benjamin Dessus, rappelant que le méthane est un puissant gaz à effet de serre.


Via isa77_Jouarre
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EXCLUSIF /L'idée de faire payer l'empreinte carbone du pétrole non conventionnel avance lentement. Le projet de règlementation de Bruxelles n'aura pas d'impact majeur sur les prix à la pompe. Une enquête d'EurActiv ...
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MacDonald's : Du blé au buns

MacDonald's France réalise 75% de ses achats alimentaires en France. Pour les blés destinés aux petits pains à hamburgers, les buns, l'approvisionnement est 100% français. Depuis une quinzaine d'années, une partie des blés de force du gâtinais sont acheminés vers la boulangerie Est Balt dans l'Essonne.

 

La qualité des farines utilisées dans l'usine est très précisément encadrée par contrat. L'approvisionnement 100% français permet à cette usine d'afficher des performances en matière de traçabilité quasi inégalées.

 

Les deux usines d'East Balt France produisent chaque jour un peu plus de 3 millions de petits pains livrés dans les 1200 restaurants MacDonalds de l'hexagone. La qualité de présentation des buns se doit d'être irréprochable et très régulière.

 

Les contrôles qualité sont multiples. La qualité environnementale est aussi une exigence MacDonald's. 84% de l'empreinte carbone de Macdonald's France provient de l'agriculture. Devant ce constat, toute la filière planche depuis 2009 pour améliorer ce bilan. Pour la filière blé, l'objectif est de réduire de 35 à 45% les émissions de gaz à effet de serre.


Via Paul-Jean Ricolfi
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Low crown root number enhances nitrogen acquisition from low nitrogen soils in maize (Zea mays L.).

In developing nations, low soil nitrogen (N) availability is a primary limitation to crop production and food security, while in rich nations, intensive N fertilization is a primary economic, energy, and environmental cost to crop production. It has been proposed that genetic variation for root architectural and anatomical traits enhancing exploitation of deep soil strata could be deployed to develop crops with greater N acquisition. Here we provide evidence that maize (Zea mays L.) genotypes with few crown roots (crown root number: CN) have greater N acquisition from low N soils. Maize genotypes differed in their CN response to N limitation in greenhouse mesocosms and in the field. Low CN genotypes had 45% greater rooting depth in low N soils than high CN genotypes. Deep injection of 15N-labeled nitrate showed that low CN genotypes acquired more N from deep soil strata than high CN genotypes, resulting in greater photosynthesis and total nitrogen content. Under low N, low CN genotypes had greater biomass than high CN genotypes at flowering (85% in the field study in the US and 25% in South Africa). In the field in the US, 1.8x variation in CN was associated with 1.8x variation in yield reduction by N limitation. To our knowledge, this is the first report of the utility of CN for nutrient acquisition. Our results indicate that CN deserves consideration as a potential trait for genetic improvement of nitrogen acquisition from low N soils.


Via Jean-Michel Ané
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Certains OGM pourront obtenir des crédits carbone - Actu-environnement.com

Certains OGM pourront obtenir des crédits carbone - Actu-environnement.com | Carbone | Scoop.it

L'utilisation d'un certain type de semence OGM pourra permettre dans le futur aux agriculteurs d'obtenir des crédits carbone. Le Conseil exécutif du Mécanisme de Développement Propre (MDP) de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques vient d'approuver une technologie OGM "NUE" (Nitrogen Use Efficiency) de l'entreprise Arcadia, selon cette dernière. Cette technologie permet de maintenir des rendements élevés tout en exigeant des niveaux significativement réduits d'engrais azotés selon ses fabricants.

Pour justifier l'obtention de crédits carbone, Arcadia met en avant l'impact majeur de l'agriculture sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) et l'utilisation d'engrais azotés, la principale source de ces émissions. "Moins de la moitié des engrais azotés épandus dans les champs sont utilisés par les plantes, et le reste pollue les nappes phréatiques ou est converti en oxyde nitreux, un gaz à effet de serre de près de 300 fois plus puissant que le dioxyde de carbone", la société.
L'entreprise a développé ces semences OGM avec l'Académie du Ningxia, en sciences de l'agriculture et des forêts (FDOC) en Chine. La commercialisation des semences des cultures technologie NUE devrait commencer en 2016, selon Arcadia.

"Cette technique NUE fait partie de l'ensemble de la politique de greenwashing de l'industrie agro-alimentaire, au même titre que la labellisation pour le moins étonnante (…) du « soja durable » (OGM !) en Amérique latine", dénonce dans un communiqué l'association Inf'OGM. Selon elle, les variétés utilisant la technologie NUE sont des variétés nécessitant de nombreux pesticides.


Via Bee Api?
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Étude Réduction des GES en agriculture - INRA

Étude Réduction des GES en agriculture - INRA | Carbone | Scoop.it

L’agriculture française contribue pour près d’un cinquième aux émissions de gaz à effet de serre (GES). En même temps, elle représente un potentiel de stockage du carbone. Cette étude de l’agriculture française analyse une dizaine d’actions portant sur des pratiques agricoles et susceptibles de favoriser le stockage de carbone par l’agriculture ou de réduire ses émissions de GES.


Via les documentalistes des Chambres d'agriculture
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La Quotidienne Actu-Environnement

La Quotidienne Actu-Environnement | Carbone | Scoop.it

Politique climat : transport et agriculture pointés par la Cour des comptes

L'économie française étant peu carbonée, le potentiel de baisse des émissions de GES repose essentiellement sur le transport et l'agriculture. C'est ce qui ressort d'un rapport d'évaluation effectué par la Cour des comptes.


Via Yves Carmeille "Libre passeur"
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The good farmer: An expert in relationships and sustainability

The good farmer: An expert in relationships and sustainability | Carbone | Scoop.it

There is a view of farmers that I believe seriously undervalues their value, in the bigger scheme of things.  I’ve thought this for a long time.  It goes back to my early years living on my late Dad’s farm.  He grew crops and raised pigs for market.  Yet; he was also a German Jewish intellectual, an immigrant to Canada, via Kenya and UK, part of the WWII Diaspora, and brought his world view to our small farm, and local community, in Southern Ontario.

A recent TED presentation caught my attention.  It, too, touches on farming, and tells the story of a fish farm in southern Spain, and a farmer named Miguel; a farm where relationships between species, land, and location are explored and nurtured, in ways I think might have made my Dad smile.

The story of Veta la Palama

Veta la Palama is a fish farm in southern Spain, located in an island in an estuary 16 kilometres from the Atlantic Ocean.  Tides sweep in estuary water, which a pumping station distributes throughout the farm’s 45 ponds. Because it comes directly from the ocean, that water teems with microalgae and tiny translucent shrimp, which provide natural food for the fish that Veta la Palma raises.

Veta la Palma produces 1,200 tonnes of sea bass, bream, red mullet and shrimp each year.  The land also acts as the largest private bird sanctuary in Europe; including flamingos that travel in the morning to feast on shrimp at the farm, and return the same day, to their brooding ground 150 miles away!  20% of fish and fish eggs are lost to birds each year, and this is good, says the farm’s biologist Miguel Medialdea.  We farm extensively, not intensively.  This is an ecological network.  The flamingos eat the shrimp.  The shrimp eat the phytoplankton.  So the pinker the (flamingo) belly, the better the system.

Veta la Palma provides an alternative to the more common agribusiness model; i.e., high on capital, chemistry, machines, and questionable-tasting food!

Dan Barber is a New York chef, scholar, conservation advocate, and influential voice on agricultural policy.  In this engaging TED talk last month, titled How I fell in love with a fish, Barber is clear about his preferred way forward.

What’s to like about Veta la Palma Barber’s optimism is a statement for farmers (and their farms): that aren’t worlds unto themselves; rather they are part of the larger life network that restore instead of deplete; letting nature be nature e.g., impurities in the water are naturally filtered out that farm extensively instead of just intensively; diversity is healthy that measure their success by the success of predators; all things are connected! that are not just producers, but experts in relationships; systems thinkers that produce good tasting food (where do I sign up?) that flow with an ecological model; one that relies on two billion years of on-the-job experience that show us another way positive way to collaborate, to work together, and move forward Look to the farmer as a barometer of healthy community. I do, in my community. Some questions Veta la Palma is owned by a major Spanish food conglomerate Hisaparroz. Like many conglomerates, there are aspects of the empire that don’t fit so nicely into the sustainability model e.g., genetic engineering. How to reconcile this paradox? Where is sustainability positioned in our list of priorities? (thinking of my posts about my local fair trade coffee distributor and my experience with fish farmers in the Philippines) Do foreclosures in the American outer suburbs represent farming opportunities? How does extensive farming integrate with intensive urban farming? How can we create conditions that enable every community to feed itself? What about in my own community?


Via Giri Kumar
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