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Kurt Schwitters est un peintre collagiste et poète allemand, né à Hanovre en 1887. Comme George Grosz, il a étudié la peinture et le dessin de 1909 à 1914 à l'Académie de Dresde puis à celle de Berlin. Il constitue le chef de file du mouvement dada dans la ville de Hanovre, avant de créer en 1919 son propre mouvement, Merz, et sa revue éponyme. Il a exercé une influence décisive sur les néo-dada et tous les performers de poésie phonétique.

Ecarté du mouvement dada de Berlin, il fonde le mouvement Merz, d'après son tableau Merzbild I (1919). A partir de 192O, il se lie avec Theo van Doesburg et El Lissitzky, qui collaborent activement à la revue jusqu'en 1924.

Les techniques du collage et du photomontage ont été beaucoup pratiquées par les membres du mouvement dada, dont on retiendra les oeuvres de Raoul Hausmann, Hannah Höch et John Heartfield. Kurt Schwitters, qui est le représentant parfait de cette tendance naissante, pousse le processus du collage dans une recherche plastique totale qui aboutira à son célèbre Merzbau, ou construction Merz, une oeuvre monumentale qu'il érige entre 1920 et 1923 dans sa maison de Hanovre. A partir de 1930, pour fuir le nazisme, il s'installe progressivement en Norvège, pays qu'il quittera en 1946. Il vit ensuite en Angleterre, à Ambleside où il décède en janvier 1948.

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« Ce que nous préparons est une œuvre d’art totale qui se propulse largement au-dessus de toutes les affiches publicitaires 3. » Schwitters se qualifie de Merz tant il se sent habité par son œuvre. Mais quatre de ses Merzbilder font partie de l’exposition de « l’art dégénéré » de 1937. Il fuit l’Allemagne, commence un autre Merzbau en Norvège qu’il est obligé de quitter pour rejoindre l’Angleterre où il entreprendra son troisième Merzbau interrompu par sa mort en 1948. Celui de Hanovre fut bombardé par les armées alliées. Celui de Norvège fut détruit par un incendie accidentel provoqué par des enfants. Celui d’Angleterre, inachevé, fut déplacé, enchâssé. Il est visible au musée de l’université de Newcastle. En 1994, on a pu voir lors de la rétrospective que le musée national d’Art moderne (Paris) lui consacra, la reconstruction de cette œuvre insolente qui accorde à l’artiste tous les droits de tout faire, où il le souhaite, avec les matériaux rencontrés au hasard comme vocabulaire libérateur.

http://www2.cndp.fr/magarts/heterogeneite/lyc_schwitters.htm

 


Via yves deligne