Cornelius Castoriadis, une leçon de démocratie (C.Marker) - vidéo de la version  intégrale | caravan - rencontre (au delà) des cultures -  les traversées | Scoop.it

 

 

"En 1989, Chris Marker filmait Cornelius Castoriadis. En hommage au cinéaste, disparu le 29 juillet, la version intégrale inédite de cet entretien avec le philosophe, décédé en 1997. Son propos est plus que jamais d'actualité : la démocratie, tout simplement."

 

http://intercession.over-blog.org/article-cornelius-castoriadis-une-lecon-de-democratie-c-marker-110601187.html

 

Cornelius Castoriadis est un de nos plus grands penseurs. Nous présentons ici l'article que nous avons écrit pour le tout nouveau "Dictionnaire de psychosociologie" (2002, ERES) qui fait le point pour la première fois sur les grandes notions de cette discipline.

Voir aussi le récent texte de René Barbier

http://www.barbier-rd.nom.fr/journal/article.php3 ?id_article=553

Né à Constantinople en 1922, Cornélius Castoriadis mène des études de droit, d'économie et de philosophie à Athènes. Militant dès l'âge de 15 ans dans l'Organisation des Jeunesses Communistes, illégale sous le régime de la dictature, il rompt, quelques années plus tard, avec un parti communiste qu'il découvre chauvin et bureaucratique pour se rallier au parti trotskiste. Se sentant menacé à la fois par les fascistes et les communistes qui, dit-on, veulent sa liquidation physique, il décide, en décembre 1945, de s'installer en France pour faire sa thèse de philosophie. Tenant pour insuffisante la critique du stalinisme proposée par le courant trotskiste, il décide avec Claude Lefort de créer le groupe et la revue " Socialisme ou barbarie " qui allie l'engagement à la réflexion politique et philosophique. Sans cesser l'analyse critique du monde capitaliste, il dénonce " le présent d'une illusion " dans les régimes qui font dériver de la pensée marxiste des idéologies réactionnaires. Il est un des premiers à démonter la logique des pouvoirs totalitaires.1 Parallèlement à la rédaction de nombreux articles qu'il publie sur la société bureaucratique et l'expérience du mouvement ouvrier il est fonctionnaire international à l'O.C.D.E. en qualité d'expert aux questions économiques. la suite

http://www.barbier-rd.nom.fr/journal/article.php3?id_article=41

 

 

CONTRE LE CONFORMISME GÉNÉRALISÉ

Stopper la montée de l’insignifiance

IL manque la voix de Cornelius Castoriadis, ce dissident essentiel, en ces temps de « non-pensée ». Il n’a pas sombré dans le renoncement esthète, ni dans le cynisme ni dans cette apathie repue qui dit : « Tout se vaut, tout est vu, tout est vain. » Il dénonce une élite politique réduite à appliquer l’intégrisme néolibéral, mais souligne aussi la responsabilité du « citoyen » que la précarité désengage de l’activité civique. Silencieusement, s’est mise en place cette formidable régression : une non-pensée produisant cette non-société, ce racisme social. Jusqu’au bout Castoriadis a recherché une radicalité : « Je suis un révolutionnaire favorable à des changements radicaux, disait-il quelques semaines avant sa mort. Je ne pense pas que l’on puisse faire marcher d’une manière libre, égalitaire et juste le système français capitaliste tel qu’il est. »

par Cornelius Castoriadis, août 1998

http://www.monde-diplomatique.fr/1998/08/CASTORIADIS/10826

 

 

Chris Marker - Cornelius Castoriadis : une leçon de démocratie

C'était en 1989. La Sept (qui deviendra Arte-France) diffuse L'héritage de la chouette, douze films de quelque 25 minutes chacun signés Chris Marker (vous pouvez vous le procurer ici). Marker évoque « l'interminable répétition d'une pièce qui n'a jamais été jouée ». Une pièce dont Castoriadis, sous le regard de Marker, nous dit comment il faudrait, peut-être, un jour, la rejouer.

(La transcription intégrale de cet entretien se trouve dans les pages suivantes et peut être téléchargée ici, en fichier PDF)

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2012/08/09/242-chris-marker-cornelius-castoriadis-une-lecon-de-democratie