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Marc Dufumier: «Les produits peu chers nous coûtent en fait très cher»

Marc Dufumier: «Les produits peu chers nous coûtent en fait très cher» | CAP21 | Scoop.it
L'agronome, proche de Nicolas Hulot, pense que l'affaire de la viande de cheval révèle une «course à la compétitivité» dans l'alimentation...

Des assiettes occidentales bien trop remplies de produits industriels, des millions de personnes qui meurent de faim dans le monde, des viandes suspectes dans la composition des plats préparés et des agriculteurs qui polluent, souvent sans le vouloir, leur environnement: c’est à ce grand bazar que Marc Dufumier, agronome et enseignant-chercheur à AgroParisTech, tente de répondre dans ses travaux. Aujourd’hui membre du think-tank lancé par Nicolas Hulot, il veut promouvoir une agriculture plus naturelle et qui nourrisse vraiment la planète.

L’affaire de la viande de cheval est-elle un cas particulier ou un symptôme des dérives de l’agro-alimentaire?

On ne peut pas généraliser à toutes les filières, mais il n’en reste pas moins que c’est un peu révélateur du fait qu’on veuille toujours vendre au moindre coût monétaire pour conquérir des parts de marché et que la tentation reste grande de ne pas respecter les normes. C’est donc un cas particulier mais révélateur de cette course à la compétitivité. Si on veut manger de la bonne nourriture et de la bonne viande, il vaut mieux se fier à des circuits courts et labellisés.

Cela veut dire qu’il faudrait payer plus cher pour manger sainement?

Les produits peu chers nous coûtent en fait très cher, par exemple en épuration des eaux, en sécurité sociale pour la santé, pour se débarrasser des algues vertes en Bretagne… Ce sont des impôts que nous payons déjà. Il faudrait rémunérer les agriculteurs pour qu’ils se convertissent et se maintiennent dans une agriculture plus respectueuse de la santé et de l’environnement.  De plus, il faudrait plus largement une  redistribution plus égalitaire des revenus en France: soit on parvient à faire en sorte que les couches modestes voient leur pouvoir d’achat s’accroître, soit on rend les  aides de la PAC plus incitatives sur le volet environnemental.

Le «verdissement» prévu pour la PAC en 2013 vous semble-t-il à ce titre suffisant?

La proposition de la Commission européenne est bien en dessous de ce qui serait nécessaire. Mais il fallait choisir entre des mesures exigeantes, pas adaptables aux terroirs de 27 pays, et des mesures insignifiantes. L’Europe ne s’est pas donné les moyens de rémunérer ses agriculteurs via la PAC et on reste sur des primes à l’hectare qui ont perdu tout caractère incitatif. Il aurait fallu une démarche contractuelle à l’échelle régionale qui tienne compte des spécificités des terroirs. 

Pensez-vous, à l’instar du ministre de l’Agriculture, que l’avenir de l’agriculture française réside dans l’agroécologie? Et quelle différence faites-vous avec le bio?

Je considère qu’à terme c’est toute notre agriculture qui va devoir évoluer vers l’agroécologie, qui est une agriculture qui fait un usage intensif des ressources naturelles par des voies biologiques. La forme d’agriculture qui y ressemble le plus en France, c’est le bio, qui a l’avantage d’avoir une certification, un logo et qui peut être bien rémunéré. C’est sa force car les agriculteurs qui font un effort tant doivent être mieux rémunérés. La totalité des agriculteurs  va devoir opérer un virage à 90 degrés, pour qu’on n’ait pas une agriculture bio pour les bobos et une agriculture industrielle pour ceux qui fréquentent le hard discount.

Le salon de l’agriculture peut-il être le lieu pour faire passer ce message?

Le salon expose surtout une agriculture industrielle. Quelques stands présentent une forme d’agriculture alternative, mais ils sont minoritaires.

Mais est-il envisageable de nourrir la France sans une part d’industrie dans l’agriculture?

Techniquement oui, mais les produits seraient nécessairement plus chers. L’avenir de l’agriculture française, y compris sur les marchés internationaux, n’est pas de produire du tout venant comme la poudre de lait, les céréales ou les poulets bas de gamme. C’est plutôt une agriculture artisanale qui associe céréales et élevage, qui limite l’emploi des pesticides, qui exige plus de travail humain. Pour cela, il faut que l’agriculteur soit mieux rémunéré et que les couches modestes de la population aient accès à des produits de grande qualité.


Via Paul-Jean Ricolfi
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"Que ta nourriture soit ta médecine, et ta médecine, ta nourriture." (Hippocrate)

"Que ta nourriture soit ta médecine, et ta médecine, ta nourriture." (Hippocrate). Hippocrate met en place les fondations de la médecine moderne. Selon lui, le corps humain dispose d'une capacité innée d'auto-guérison. Le "Serment d'Hippocrate" est encore aujourd'hui prononcé par les médecins. Toutefois, notre façon d'aborder la maladie a changé depuis l'époque d'Hippocrate. De nos jours, les médecins sont très peu formés à la nutrition, voire pas du tout. La médecine moderne a plutôt pour principe "A chaque maladie son médicament". Et l'industrie pharmaceutique souhaite conserver cette politique.


Via Paul-Jean Ricolfi
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Un tiers des contrôles dévoilent des tromperies

Un tiers des contrôles dévoilent des tromperies | CAP21 | Scoop.it

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes multiplie les contrôles et traque les failles de la chaîne alimentaire.

 

Tromperies sur l'origine et la qualité de la marchandise, falsifications chimiques de denrées alimentaires périmées pouvant entraîner des graves intoxications, importations clandestines de produits prohibés via de savants trafics d'étiquettes sur les emballages… Pour lutter contre les scandales sanitaires qui planent sur nos assiettes, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) multiplie les contrôles et traque les failles menaçant la solidité de la chaîne alimentaire. Pas moins de 3000 agents, parmi lesquels figurent des enquêteurs de terrain et des experts vétérinaires, sont déployés dans chaque département pour passer au crible les processus de fabrication et les mesures de traçabilité au sein des entreprises dite de «premières mises sur le marché», à savoir les producteurs, mais aussi les importateurs.

«Environ 3 900 sociétés de l'alimentaire présentant un niveau de risque significatif font l'objet d'une visite régulière, confie au FigaroStanislas Martin, chef de service en charge de la protection des consommateurs à la DGCCRF. Sur la seule filière viande, 650 entreprises sont surveillées systématiquement.» Selon nos informations, les agents de la DGCCRF ont prélevé à l'occasion de leurs «descentes» 34 500 échantillons alimentaires en 2012, donnant lieu à 250 000 analyses effectuées dans sept laboratoires spécialisés. Dans le lot, les limiers en blouse blanche ont mené 16 000 analyses bactériologiques et 7 500 analyses sur la «loyauté des produits» pour débusquer d'éventuelles tromperies. Une fois sur trois, ces vérifications révèlent des tromperies sur l'origine des marchandises. Le cas des lasagnes à la viande de cheval semble être passé entre les mailles du filet.

Lorsque les trafics prennent de l'ampleur et présentent de réels risques sanitaires, la répression des fraudes n'hésite pas à faire appel aux gendarmes et policiers spécialisés de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp). Depuis 2004, son groupe «enquêtes criminelles santé publique» a notamment mis au jour des pratiques mafieuses susceptibles d'intoxiquer des dizaines de milliers des consommateurs.

En décembre dernier, sous l'égide d'Interpol et d'Europol, ces experts ont déclenché une opération visant des réseaux d'envergure internationale. Baptisée «Opson II», elle a débouché sur la confiscation d'une tonne de charcuterie impropre à la consommation humaine, deux tonnes de poissons et crustacés présentant des risques d'empoisonnement, 500 kg de viennoiseries corrompues ou encore 1,2 tonne de fausses brisures de truffes bourrées de collagènes.

«Débutées en 2011, les investigations ont en outre démontré que 100 tonnes de poissons d'élevage et sauvages (anguilles, crevettes, brochets…), ont été commercialisées avec des actes de tromperie sur l'origine et sur les qualités substantielles, ont précisé l'Oclaesp et la DGCCRF. Par ailleurs, une commercialisation frauduleuse de plus de 5 millions de bouteilles de vin, a rapporté sur trois ans, 2,744 millions d'euros aux auteurs.»

En vertu du Code de la consommation, les voyous de l'agroalimentaire encourent deux ans d'emprisonnement et 37 500 euros d'amende. À savoir des sanctions bien moins lourdes que pour les trafics d'armes ou de drogues pour des gains parfois colossaux. Au même titre que les déchets industriels, les trafics agroalimentaires représentent de nouveaux débouchés pour les gangs criminels organisés notamment depuis l'Italie, mais aussi des pays de l'Est


Via Paul-Jean Ricolfi
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Fausse solution de l'aquaculture, par Jean-Sébastien Mora (Le Monde diplomatique)

Fausse solution de l'aquaculture, par Jean-Sébastien Mora (Le Monde diplomatique) | CAP21 | Scoop.it
L'idée de remplacer le poisson sauvage par du poisson d'élevage se heurte à des réalités incontournables, mettant en péril les écosystèmes marins à grande échelle.

Via Paul-Jean Ricolfi
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