Campagne européennes 2014
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Européennes : LO veut « faire entendre le camp des travailleurs »

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Européennes : LO veut « faire entendre le camp des travailleurs »

 

http://gauche.blog.lemonde.fr/2014/05/15/europeennes-lo-veut-faire-entendre-le-cap-des-travailleurs/

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L'appel de 40 parlementaires pour changer l'Europe

L'appel de 40 parlementaires pour changer l'Europe | Campagne européennes 2014 | Scoop.it

FIGAROVOX TRIBUNE - Un groupe de parlementaires* UMP emmené par Henri Guaino, député des Yvelines et Laurent Wauquiez, député de la Haute-Loire, plaide pour une remise en cause profonde de la politique européenne.

 

Après la Seconde Guerre mondiale, les pères fondateurs de l'Europe avaient fait partager aux peuples européens leur grand rêve d'union, pour que les tragédies du passé ne recommencent jamais, pour que notre continent, rassemblant ses moyens et ses volontés, fasse entendre sa voix dans le monde, y défende ses idées, ses principes et ses intérêts, pour que nos nations s'ouvrent les unes aux autres, et tirant ensemble le meilleur parti de leurs forces productives, s'engagent durablement sur le chemin de la prospérité.

Qu'avons-nous fait de ce grand rêve?

Beaucoup d'Européens de cœur et de raison se posent désormais cette question: ceux qui ont répondu oui lorsqu'on leur a demandé d'approuver le traité de Maastricht ou la Constitution européenne, parce qu'ils ne voulaient pas sacrifier une si belle espérance, et ceux qui ont dit non parce qu'ils ne voulaient pas approuver ce qui, à leurs yeux, entraînait l'Europe et la France sur la voie du déclin.

Trente années de renoncements ont provoqué une profonde crise identitaire, mis à mal la cohésion des sociétés, creusé un fossé d'incompréhension entre les peuples et les responsables politiques, nourri la montée des populismes et des extrémismes.

Sans nier les responsabilités des gouvernements nationaux, à commencer par les nôtres, force est de constater que trente années de dérives ont condamné l'Europe à devenir une machine bureaucratique qui réduit, jour après jour, l'espace des libertés et de la démocratie. Trente années d'aveuglements ont installé durablement sur notre continent le chômage de masse, l'exclusion, la stagnation économique. Trente années de renoncements ont provoqué une profonde crise identitaire, mis à mal la cohésion des sociétés, creusé un fossé d'incompréhension entre les peuples et les responsables politiques, nourri la montée des populismes et des extrémismes. Si nous ne voulons pas que le rêve tourne au cauchemar et que reviennent les vieux démons qui ont été à l'origine de tant de malheurs, il faut changer d'Europe.

L'austérité aveugle qui détruit la croissance et creuse les déficits, ça ne peut plus durer.

Au point où nous en sommes, le temps n'est plus à la valse-hésitation des ajustements à la marge du Meccano institutionnel. L'urgence est aux remises en cause profondes. Notre pays doit prendre ses responsabilités et demander à nos partenaires de se prononcer. Le risque de crises circonscrites est moins grand que celui d'une crise générale qui pourrait tout emporter. Souvenons-nous de la chaise vide du général de Gaulle qui sauva la politique agricole commune.

L'austérité aveugle qui détruit la croissance et creuse les déficits, ça ne peut plus durer.

La politique monétaire qui fait peser sur l'Europe tout entière le spectre de la déflation et ruine la compétitivité de nos entreprises, ça ne peut plus durer.

L'ouverture sans contrepartie à toutes les concurrences déloyales, à tous les dumpings, ça ne peut plus durer.

La politique de la concurrence qui interdit toute politique industrielle et qui met les entreprises européennes à la merci de leurs concurrents, tellement plus habiles, c'est un comble, pour se protéger dans leur pays, ça ne peut plus durer.

La libre circulation poussée à l'excès qui interdit tout contrôle des déplacements de populations à l'intérieur de l'Europe pouvant mettre en péril la cohésion de nos sociétés et qui va jusqu'à mettre en concurrence, sur notre sol, nos salariés avec des salariés qui supportent trois fois moins de charges sociales, ça ne peut plus durer.

Le dumping fiscal et social à l'intérieur de l'Europe, ça ne peut plus durer.

Les frontières extérieures de l'Espace Schengen qui laissent passer des flux d'immigration incontrôlés, ça ne peut plus durer. L'élargissement sans fin, ça ne peut plus durer.

De ce constat, il nous faut maintenant tirer des conclusions politiques en rupture avec les atermoiements des dernières décennies.

L'Europe désarmée, l'Europe qui ne défend pas ses intérêts dans le monde, l'Europe qui est la variable d'ajustement de toutes les politiques de change, de toutes les politiques commerciales, de toutes les politiques migratoires du monde, l'Europe qui empêche ses nations de se protéger et qui ne les protège pas, l'Europe qui étouffe sous une masse de réglementations, l'Europe qui se construit contre les États et la souveraineté des peuples, ça ne peut plus durer.

De ce constat, il nous faut maintenant tirer des conclusions politiques en rupture avec les atermoiements des dernières décennies. Notre famille politique doit le faire. C'est son devoir si elle ne veut pas livrer notre pays à des aventures dangereuses et sans lendemain auxquelles pourraient conduire la colère et le désespoir de ceux, de plus en plus nombreux, qui souffrent et qui ont le sentiment de ne plus être maîtres de leur vie.

Ne nous y trompons pas: se résigner à inscrire la politique de la France dans le cadre d'une construction européenne à la dérive sans le changer profondément serait moralement inacceptable et politiquement intenable. Cette résignation nous condamnerait rapidement à l'échec si les Français nous confiaient à nouveau le destin du pays.

Ce qui se joue dans la campagne qui s'ouvre pour les élections au Parlement européen, c'est d'abord la définition de notre rapport à l'Europe pour pouvoir gouverner demain sans décevoir aussitôt tous ceux qui nous auront fait confiance.

 

*Liste des 37 autres signataires:

Julien Aubert, député du Vaucluse ,Marcel Bonnot, député du Doubs,Natacha Bouchart, sénatrice du Pas-de-Calais, Xavier Breton, député de l'Ain,Bernard Brochand, député des Alpes-Maritimes, Jean-Louis Christ, député du Haut-Rhin, Dino Ciniéri, Député de la Loire, Gérald Darmanin, député du Nord ,Rémi Delatte, député de la Côté d'Or,Marianne Dubois, députée du Loiret,Sauveur Gandolfi-Scheit, député de Haute-Corse , Guy Geoffroy, député de Seine-et-Marne, Franck Gilard, député de l'Eure, Colette Giudicelli, sénatrice des Alpes-Maritimes , Henri Guaino, député des Yvelines, Françoise Guégot, députée de Seine-Maritime, Jean-Jacques Guillet, député des Hauts-de-Seine, Christophe Guilloteau, député du Rhône , Arlette Grosskost, députée du Haut-Rhin, Pierre Hérisson, sénateur de la Haute-Savoie,Alain Houpert, sénateur de Côte d'Or,Jacques Kossowski, député des Hauts-de-Seine, Valérie Lacroute, Députée de Seine-et-Marne, Thierry Lazaro, député du Nord, Geneviève Levy, députée du Var,Lionnel Luca, député des Alpes-Maritimes , Alain Marc, député de l'Aveyron, Philippe Meunier, député du Rhône, Jacques Myard, député des Yvelines, Patrick Ollier, député des Hauts-de-Seine , Bérengère Poletti, députée des Ardennes, Catherine Procaccia, sénatrice du Val-de-Marne ,Didier Quentin, député de la Charente Maritime , Jean Roatta, député européen ,Paul Salen, député de la Loire, Jean-Charles Taugourdeau, député du Maine-et-Loire , Patrice Verchère, député du Rhône , Jean-Pierre Vigier, député de Haute-Loire, Laurent Wauquiez, député de Haute-Loire, Nicolas Dhuicq, député de la première circonscription de l'Aube.

 

Henri Guaino

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Hollande et Merkel s'affichent unis

Hollande et Merkel s'affichent unis | Campagne européennes 2014 | Scoop.it
Ukraine, Alstom, Hollande et Merkel ont affiché leur entente sur les sujets d'actualité lors d'une rencontre en Allemagne.

 

http://www.liberation.fr/monde/2014/05/10/pour-hollande-et-merkel-kiev-doit-s-abstenir-de-conduire-des-actions-offensives_1014387

 

François Hollande et Angela Merkel ont durci le ton au sujet de l’Ukraine. Le président français vient d’achever une visite de 24 heures dans le fief électoral de la chancelière, dans la pittoresque cité de Stralsund, sur les bords de la Baltique. Cette visite informelle avait pour but de resserrer les liens entre les deux dirigeants, passés voici tout juste un an au tutoiement. Loin des bisbilles autour de l’euro, l’inquiétude commune au sujet de l’Ukraine est un sujet de nature à rapprocher les deux pays.

 

Fait inhabituel, Angela Merkel et François Hollande ont rédigé à l’occasion de leur rencontre une déclaration commune en cinq points, au sujet de l’Ukraine. Dans leur déclaration conjointe, le chef d’Etat et la chancelière appellent toutes les forces en présence à la retenue. Paris et Berlin rappellent leur opposition au référendum qui doit se tenir demain dans quelques provinces ukrainiennes et insistent sur la nécessité de la tenue des élections présidentielles prévues le 25 mai. «Notre objectif est qu’il y ait des élections présidentielles incontestables le 25 mai, a expliqué François Hollande. Un échec des élections présidentielles déstabiliserait encore plus le pays. La France et l’Allemagne estiment que dans ce cas, les conséquences appropriées devraient être tirées, comme envisagé par le Conseil européen du 6 mai», a précisé le président. Pour autant, Angela Merkel et François Hollande n’ont pas précisé à quoi pourraient ressembler des sanctions contre la Russie. «Ce n’est pas notre objectif premier», a expliqué la chancelière, ajoutant : «ce que nous voulons, ce sont des élections libres».

«Des signaux encourageants»

Les deux dirigeants ont appelé le président russe Vladimir Poutine à «envoyer davantage de signaux de dé-escalation» pour permettre la bonne tenue des élections. «Il y a des signaux encourageants, a souligné Angela Merkel, mais ce n’est pas encore suffisant. »

François Hollande et Angela Merkel se sont également adressés aux autorités ukrainiennes, appelant à la rédaction d’une nouvelle Constitution, qui devrait protéger les droits des minorités. Les hostilités à l’est du pays avaient en partie été provoquées par l’annonce par les autorités provisoires de Kiev, après la démission de Viktor Ianoukovitch, de restrictions des droits des minorités russes, notamment linguistiques.

Pour François Hollande, la crise ukrainienne illustre la nécessité pour la France et l’Allemagne d’engager un rapprochement en matière d’énergie, afin de garantir la sécurité de l’approvisionnement des deux pays, ainsi qu’une certaine stabilité des prix. «L’Europe de l’énergie sera incontestablement dans le mandat que nous allons donner à la future commission européenne», a précisé François Hollande. Interrogée au sujet du rapprochement avec Siemens-Alstom, Angela Merkel s’est contentée de rappeler la position de neutralité du gouvernement allemand, dès lors que l’enjeu porte sur des décisions d’entreprises privées. «Si un rapprochement est trouvé, et il faut déjà attendre de savoir si Siemens va déposer une offre de reprise, nous le soutiendrons», a-t-elle simplement précisé.

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François Hollande : « L'Europe que je veux »

François Hollande : « L'Europe que je veux » | Campagne européennes 2014 | Scoop.it
Tribune. A ceux qui veulent déconstruire l'Union européenne, le président de la République oppose, dans une tribune accordée au « Monde », une « Europe du progrès ».

http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/05/08/francois-hollande-l-europe-que-je-veux_4413580_3214.html

Le 8 mai 1945, au terme de six années d'un conflit sanguinaire et barbare, la paix était proclamée.

Cette victoire fut celle de la liberté. Elle a conjuré l'un des plus grands dangers qui aient jamais menacé l'humanité. A cause des pertes effroyables liées aux combats, aux bombardements et au martyre des civils, qui ont culminé dans la Shoah, les pays européens sortaient de la guerre décimés, leur jeunesse sacrifiée et leur économie ruinée.

Et pourtant, le même continent, les mêmes peuples, les mêmes nations se sont relevés et connaissent depuis lors la plus longue période de paix jamais vue dans leur histoire. Les villes ont été rebâties, le niveau de vie a décuplé, la disparition des frontières a assuré la libre circulation des personnes, et la multiplication des échanges a favorisé le retour à la prospérité.

L'Europe s'est élargie. Elle est devenue le plus vaste ensemble d'Etats démocratiques et la plus grande économie du monde.

A quoi devons-nous cette résurrection inouïe, cette renaissance exceptionnelle ? A l'union ! A l'union des citoyens, à l'union des économies, à l'union des nations.

 NOUS DEVONS NOUS SOUVENIR

Cette œuvre – faut-il le rappeler ? – a été voulue par la grande majorité des Français et de nos forces politiques. Elle a été encouragée, développée, consolidée par plusieurs générations d'hommes d'Etat qui ont su réconcilier la France et l'Allemagne autour d'un projet capable de les dépasser. Cette amitié fonde encore notre avenir. Et tous les présidents de la Ve République s'y sont pleinement consacrés.

Nous devons nous souvenir, nous Français, de ce que nous devons à l'Europe. Nous devons nous rappeler l'avertissement solennel de François Mitterrand, dans son dernier discours devant le Parlement européen : « Le nationalisme, c'est la guerre ! » Nous l'avons vu il y a soixante-dix ans, quand la civilisation a failli succomber. Nous l'avons encore vu, hélas, dans l'ex-Yougoslavie déchirée par une guerre ethnique. Nous en observons encore aujourd'hui la menace, aux confins de l'Ukraine et de la Russie. Alors répétons cette évidence fondatrice : l'Europe, c'est la paix !

Pourtant aujourd'hui, cette union est menacée. A la faveur de la crise économique, dans plusieurs pays et en France même, des forces cherchent à la défaire en spéculant sur la déception, en misant sur le découragement, en exhumant les peurs. En désignant l'étranger comme un bouc émissaire. En misant sur la discorde religieuse. En opposant les identités nationales à l'engagement européen. Ces manœuvres pernicieuses prospèrent sur un terreau fertile.

L'Union déçoit. Elle révèle son impuissance face à un chômage qui sévit depuis tant d'années et dont les premières victimes sont les jeunes. Elle est à la peine avec ses institutions et ses règles compliquées. Elle est décalée quand ses injonctions exigent des sacrifices au lieu de renforcer les protections. Les citoyens s'éloignent d'elle quand ils ne s'en séparent pas. Le doute nourrit l'indifférence. L'incompréhension alimente le rejet.

Alors, devons-nous renoncer ? Abdiquer ? Détruire l'œuvre de trois générations, désavouer ceux qui l'ont façonnée ? Et faire à l'envers le chemin parcouru depuis soixante-dix ans ?

Nous, Français, voulons-nous revenir à la guerre commerciale, à l'affrontement monétaire, au repli national ? Je respecte les choix. Il n'est pas interdit de refuser l'Union. Mais dans ce cas, il faut le faire en connaissance de cause, dire ce à quoi on consent, ce vers quoi on retourne.

Voir notre visuel interactif : Européennes 2014 : de quel parti êtes-vous le plus proche ?

LE PIÈGE DU DÉCLIN NATIONAL

Certains veulent abandonner l'euro. La dérive de la monnaie, pensent-ils, nous rendra compétitifs sans effort. Mais la dévaluation, c'est d'abord la hausse du prix de tous les produits importés, c'est le retour de l'inflation, c'est la baisse du pouvoir d'achat des plus modestes. La fin de l'euro, c'est une austérité implacable. La fin de l'euro, c'est la disparition de la solidarité financière, c'est une monnaie livrée à la merci des spéculateurs. Croit-on que la force se construit dans l'isolement ? C'est plus qu'une illusion, c'est un piège. Celui du déclin national.

D'autres veulent tout simplement déconstruire l'Europe. Rompre tout ou partie des engagements, déchirer les traités, rétablir les droits de douane et les guérites de la police des frontières. Se couper non pas de l'Europe, mais du monde. Ceux-là, qui se prétendent patriotes, ne croient plus en la France. Sortir de l'Europe, c'est sortir de l'Histoire.

A l'abri derrière ces barrières, disent-ils, nous serons protégés des tempêtes, loin de la mondialisation. Qui peut les croire ? Comment un pays qui exporte plus d'un quart de sa production pourrait-il prendre le risque de l'isolement ? Si nous refusons les produits des autres, pourquoi accepteraient-ils les nôtres ? Si nous ne voulons plus acheter, comment pourrons-nous vendre ?

Oui, il faut réguler le commerce mondial. Oui, il faut défendre nos industries. Oui, il faut lutter contre le dumping social. Mais frapper de taxes nouvelles les produits que nous consommons tous les jours aux prix les plus bas, ce serait le décrochage et, bientôt, l'appauvrissement.

Le monde d'aujourd'hui bascule vers le sud et vers l'est. De nouvelles puissances émergent sans que les anciennes n'aient réduit leur prétention. L'avenir appartient donc aux continents. C'est-à-dire à l'union des nations qui, sans rien perdre de leur singularité, conjuguent leurs forces pour exprimer leur modèle.

L'Europe est le premier ensemble économique du monde. Elle est loin de l'être sur le plan politique. Elle en paie le prix. Notre pays sait prendre ses responsabilités. Quitte à être parfois seul. C'est pourquoi la France a besoin de l'Europe, comme l'Europe a besoin de la France. A court ou à long terme, tout nous commande de nous unir, le réalisme politique, l'idéal démocratique comme notre propre intérêt ! Nous unir pour peser sur le destin du monde.

L'EUROPE DE LA VOLONTÉ

Encore une fois, nous dira-t-on, vous refusez aux peuples la possibilité de choisir. Il faudrait tout accepter ou tout refuser, ce serait l'Europe ou le chaos.

Eh bien, non ! Les Français peuvent décider et imposer souverainement leur préférence. Car il n'y a pas qu'une seule Europe possible. L'Union n'est pas une obligation. Elle laisse les nations libres. Libres de choisir l'Europe ou de la quitter. Et surtout libres de choisir une Europe frileuse ou une Europe volontaire.

Il y a en effet une vision minimale, commerciale, « apolitique » de l'Europe, qui ne voit en elle qu'un marché, qu'un espace monétaire sans gouvernance, qu'une somme de règles et fait de l'Union une entité sans âme et sans autre projet que celui d'accueillir les candidats qui frappent à sa porte. Ses promoteurs veulent bien de l'Europe à condition qu'elle rase les murs, réduise son budget, abaisse ses ambitions politiques. Compliquant ses institutions à force de les brider, ils rendent l'Union illisible et lointaine. Pour eux, l'abstention des citoyens n'est pas un problème, ce sera même une solution pour ne rien changer !

A cette Europe de la dilution, j'oppose l'Europe de la volonté. Celle qui agit là où on l'attend, qui clarifie ses modes de décision, allège ses procédures, avance plus vite avec les pays qui le veulent, se concentre sur les défis à venir.

Cette Europe est celle qui, à partir de la zone euro, redonne de la force à l'économie, met fin à l'austérité aveugle, encadre la finance avec la supervision des banques, fait de son grand marché un atout dans la mondialisation et défend sa monnaie contre les mouvements irrationnels. C'est une Europe qui investit sur de grands projets grâce à de nouveaux instruments financiers. C'est une Europe qui en termine avec la concurrence sociale et fiscale.

C'est une Europe qui protège ses frontières, en préservant la liberté de se déplacer et en garantissant le respect du droit d'asile.

C'est aussi une Europe qui engage la transition énergétique. La crise ukrainienne doit encore accélérer l'Europe de l'énergie pour sécuriser nos approvisionnements, maintenir des prix compétitifs et lutter contre le réchauffement climatique.

J'en fais une priorité majeure pour les prochaines années.

LA SPÉCULATION A ÉTÉ REPOUSSÉE

Cette Europe, nous avons commencé à lui donner une réalité depuis deux ans. La spéculation qui menaçait l'unité de la zone euro a été repoussée, les taux d'intérêt sont à leur plus bas niveau historique.

L'union bancaire a été introduite, évitant tout risque pour les épargnants et les contribuables. La taxe sur les transactions financières vient d'être décidée par dix pays volontaires. L'enjeu de la croissance a été réaffirmé avec l'emploi des jeunes comme priorité. La politique agricole commune a été préservée. Le numérique et l'exception culturelle sont désormais des objectifs communs. La France a pris sa part dans cette réorientation. Mais je suis conscient que l'Europe doit aller beaucoup plus loin pour retrouver la confiance.

Le 25 mai prochain, chacun sera appelé à se prononcer sur la voie à suivre. Le résultat de ce scrutin déterminera la direction que l'Europe prendra pour les cinq prochaines années, et les responsables qui l'incarneront. Pour la première fois, les électeurs, par leur vote, désigneront le futur président de la Commission européenne. Combien le savent aujourd'hui ?

Il s'agit, ni plus ni moins, de décider du sort de notre continent, de son rôle dans le monde, du modèle de société que nous voulons promouvoir. La France veut plus que le progrès de l'Europe. Elle veut l'Europe du progrès.

                                                        

F. Hollande, président de la république

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Européennes : Mélenchon prédit une «gauche non gouvernementale» devant le PS

Européennes : Mélenchon prédit une «gauche non gouvernementale» devant le PS | Campagne européennes 2014 | Scoop.it

17 avril 2014

Le coprésident du Parti de gauche compte sur les divergences au sein du Parti socialiste.

http://www.liberation.fr/politiques/2014/04/17/europeennes-melenchon-predit-une-gauche-non-gouvernementale-devant-le-ps_999339

 

Le coprésident du Parti de gauche compte sur les divergences au sein du Parti socialiste.

Jean-Luc Mélenchon est sûr de lui. Pour le coprésident du Parti de gauche, le soir des élections européennes, «l’important sera de voir de combien le total de la gauche non gouvernementale (Front de gauche, EE-LV, NPA…) va dépasser le PS. Pour moi, les députés socialistes devront choisir entre la ligne Valls et la ligne de rupture avec cette politique», a-t-il déclaré dans un entretien publié par Marianne et daté de vendredi.

«Et puis il y a aussi un enjeu national. […] En France, spécialement, ce vote peut donner une mise en panne du régime très féconde. L’échec qui frapperait le nouveau gouvernement viendra après le désastre électoral qu’il est censé effacer. A peine créé, il est déjà lourdement affaibli par le départ des ministres verts. Et au premier vote de l’Assemblée, il se produit un événement jamais vu depuis 1962 : 11 députés du parti majoritaire refusent la confiance ainsi que la moitié du groupe parlementaire écologiste, qui soutenait le précédent gouvernement», a-t-il développé.

«On m’objectera qu’il y a des sondages favorables à Valls. En fait, ils contiennent son arrêt de mort politique. Pourquoi ? La majorité des gens qui se déclarent satisfaits du Premier ministre sont de droite. Il suffit de les convoquer aux urnes, ils voteront pour Sarkozy et non pour sa copie !» selon Mélenchon. Quant à François Hollande, «on découvre qu’il n’y a que 2% qui sont "très satisfaits" de lui. On voit bien qu’on atteint un étiage de fragilité absolue du système. Il ne tient que si la droite et le Medef sous-traitent le "sale boulot" au PS et si les députés socialistes acceptent de le faire.»

Contre le «monstre transatlantique»

Avec ce scrutin européen, «tout peut changer. Nous allons élire des députés européens et ces derniers voteront pour ou contre le traité transatlantique[de libre-échange entre les Etats-Unis et l’UE, ndlr]. C’est là l’enjeu crucial du scrutin. Car si ce traité passe, c’est la fin de tout projet d’Europe politique, sociale ou écologique !» a assuré Jean-Luc Mélenchon, qui sera de nouveau tête de liste du Front de gauche dans la région Sud-Ouest.

«Chaque vote socialiste, UMP, ou centriste, est un vote pour un député qui approuve la création de ce monstre transatlantique. Chaque fois que vous votez Front de gauche, vous votez pour quelqu’un qui s’oppose à un traité dont la finalité est de détruire l’Europe et les nations qui la construisent. C’est l’enjeu européen réel», a insisté Jean-Luc Mélenchon.

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UKIP's Farage finds new French ally

UKIP's Farage finds new French ally | Campagne européennes 2014 | Scoop.it

14 arpil 2014 By Hugh Schofield BBC News, Paris

http://www.bbc.com/news/blogs-eu-27026805


UKIP's Nigel Farage got a tumultuous reception in Paris on Sunday from a fellow Eurosceptic party, whose great advantage - as far as he is concerned - is that it is NOT the far-right National Front (FN).

Debout la Republique (DLR: Stand up, the Republic!) is the political vehicle of Nicolas Dupont-Aignan, a 52-year-old dissident Gaullist who feels the mainstream centre-right UMP party has sold out to Brussels. It is not a big party (he got less than 2% at the last presidentials), but it does have a niche - among respectable middle-class types who believe in the nation state.

Several hundred of Mr Dupont-Aignan's supporters crammed into the Alhambra Theatre near Place de la Republique for the launch of his Euro 2014 campaign. After a series of less-than-thrilling speeches from various DLR hopefuls, they got what they came for: a taste of the famous English firebrand.

Clearly Nigel Farage's name carries weight in these French circles. Nicolas Dupont-Aignan was almost pathetically keen to be seen at the UK Independence Party leader's side, insisting he come back to the stage for a triumphant hand-in-upraised-hand pose for the cameras. At the climax, the crowds were ecstatically chanting "Nigel! Nigel! Nigel!"

Avoiding 'baggage'

In his address, Mr Farage explained why he had chosen DLR as a partner in France, and not Marine Le Pen's FN (boos, hisses). Eurosceptics had to show the world that they were not extremists, that national sovereignty and national currency were normal aspirations. But the FN, he said, had too much political baggage. It could never entirely kick off its anti-Semitic past.

Interestingly I spoke to Mr Farage afterwards, and he was more nuanced in his critique of the FN. Marine Le Pen had "taken the party to new highs, and is achieving remarkable things in this country. I make no bones about it, she's got some good qualities," he said.

He said he could foresee a European Parliament in which UKIP and the FN vote together on any number of different subjects - along with the "British Conservatives on a good day and some hard left characters from the Mediterranean". But as for being in the same political family as the FN - that was not on the cards.

This is no doubt intelligent politics. For all Marine Le Pen has done in detoxifying the brand, the FN is still too hot to handle. Its kiss for UKIP would be the kiss of death. But it is worth bearing in mind that in terms of popular support, the French Eurosceptic equivalent of UKIP is certainly not Dupont-Aignan's minuscule DLR. It IS the National Front.


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Pour les européennes, EE-LV rejoue la carte citoyenne

Pour les européennes, EE-LV rejoue la carte citoyenne | Campagne européennes 2014 | Scoop.it
Les écologistes, qui ont lancé lundi leur campagne en Ile-de-France, veulent un débat qui sorte des frontières hexagonales.
Florence TRICOIRE 7 avril 2014http://www.liberation.fr/politiques/2014/04/07/pour-les-europeennes-ee-lv-rejoue-la-carte-citoyenne_993786
RÉCITLes écologistes, qui ont lancé lundi leur campagne en Ile-de-France, veulent un débat qui sorte des frontières hexagonales.

Pour les écologistes, c’est une nouvelle campagne qui commence. Pascal Durand l’explique d’entrée : «Nous ne lançons la campagne qu’aujourd’hui parce que nous ne voulions pas être pollués par les municipales.» Ce lundi, les écologistes présentaient à Paris leur liste en Ile-de-France. La matinée devait débuter avec un vol dans le Ballon de Paris, qui mesure la qualité de l’air, mais «l’attraction» a été annulée pour cause de vent trop violent. Les principaux candidats  ont donc exposé leurs ambitions sur une péniche près du parc André-Citroën. Pascal Durand, tête de liste francilienne, craint que les autres partis n’axent le débat que sur des sujets nationaux, «mais on parlera d’Europe, d’écologie. On ne se laissera pas détourner de notre objectif», assure, déterminé l’ex-secrétaire national du parti.

Emmanuelle Cosse, l’actuelle patronne des Verts qui a succédé à Pascal Durand, abonde, «si on refuse le débat politique sur les européennes, on enlève un pan entier de la discussion politique.»

Au lendemain du conseil fédéral sous tension où la question de la participation d’EE-LV à la majorité gouvernementale a été posée, les écologistes veulent parler d’autre chose. Interrogée sur les relations avec les socialistes au niveau européen, Emmanuelle Cosse prend ses distances et répond avec fermeté : «Europe Ecologie est autonome au Parlement. Les socialistes prennent d’ailleurs des positions, accepte des renoncements que nous ne cautionnons pas. Ça a été le cas notamment au sujet de la pêche en eau profonde, qui n’a finalement pas été interdite.»

«Une diversité de combats»

En 2009 et avec le score surprise de 20,86% des voix en Ile-de-France, le parti avait envoyé quatre députés franciliens au parlement de Strasbourg. Cette fois, Pascal Durand vise cinq élus, «on va essayer de faire encore mieux!», lance-t-il, combatif.

A ses côtés, Eva Joly (député sortante), Mohamed Mechmache, Nathalie Laville et Pierre Serne. Une liste dont les trois premières personnes sont issues de la société civile. «On est les seuls à faire ça, indique Pascal Durand. C’est l’illustration du fait que les écologistes portent d’abord la question de la solidarité, que l’Europe est malheureusement en train d’oublier.» Dans l’Ouest et dans le Nord-Ouest aussi, le parti a présenté des acteurs de la société civile.

Mohamed Mechmache, fondateur d’ACLeFeu, un collectif né après les émeutes de 2005, est troisième sur la liste. Timide mais serein, il refuse d’apparaître comme une «caution» : «On m’a proposé de pouvoir m’exprimer et défendre les banlieues, j’ai accepté cette main tendue. Pour une fois qu’on ne veut pas parler à notre place!», lâche-t-il. L’ancien éducateur n’a pas sa carte à EE-LV et «ce n’est pas prévu», mais il pense que l’écologie peut être l’un des planches de salut des quartiers. «C’est l’avenir. Ça permettrait de créer de l’emploi, d’avoir une hygiène de vie plus saine…, explique-t-il. Ça permettrait aussi de vivre plus longtemps, dans des quartiers où des maladies qui auraient dû disparaître, comme la tuberculose, existent encore.»

 «On voulait une diversité de combats, y compris avec des personnes non encartées, souligne Emmanuelle Cosse. Je pense que c’est important dans la crise politique et citoyenne que nous traversons.» Celle qui n’a pris sa carte à EE-LV qu’en 2010 conclut en riant : «On n’est pas l’UMP : le Parlement européen, ça n’est pas un lot de consolation pour ceux qui ont perdu des élections !»

Florence TRICOIRE
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Barnier battu, Juncker désigné comme chef de file de la droite

Barnier battu, Juncker désigné comme chef de file de la droite | Campagne européennes 2014 | Scoop.it
Barnier battu, Juncker désigné comme chef de file de la droite

Michel Barnier espérait une surprise de dernière minute, mais son rêve de devenir un jour président de la commission européenne s’est envolé. Grand favori, Jean-Claude Juncker a été désigné chef de file du Parti populaire européen pour mener la campagne des élections européennes, vendredi 7 mars à Dublin. L’ancien premier ministre du Luxembourg a obtenu le soutien de 61% des délégués de la formation, contre 39% au Français.

Jean-Claude Juncker était soutenu depuis des semaines par la CDU d’Angela Merkel, tandis que le Commissaire européen au marché intérieur bénéficiait de l'appui de l'UMP – et du Fidesz (Alliance des jeunes démocrates) du Hongrois Viktor Orban. M. Barnier a bien tenté d'inverser la tendance en menant une campagne interne très active. Honorable, son résultat démontre que les partis de droite sont partagés au sujet de la désignation de M. Juncker, un vétéran de la construction européenne usé par les récentes années de crise.

"Beaucoup de représentants de ces formations n'ont pas apprécié de voir la CDU allemande adouber M. Juncker, analyse une source européenne. Ils en ont marre de la toute puissance des chrétiens-démocrates allemands dans la formation". La désignation de M. Juncker intervient trois mois après son éviction du pouvoir au Luxembourg, après plus de dix-huit ans au poste de premier ministre. Lors de son discours, prononcé tour à tour en allemand, anglais et français, l'ancien président de l'Eurogroupe a rappelé son rôle dans le sauvetage de l'euro lorsqu'il a "tout fait pour éviter la catastrophe".

En principe, au terme des élections, M. Juncker devrait donc être le candidat du PPE à la présidence de la Commission européenne, face au prétendant des socialistes, l’Allemand Martin Schulz. En principe, car d’ici là, tout va dépendre des résultats du scrutin au soir du 25 mai. Si l’écart entre la droite et la gauche devait être très serré – ce qu'annoncent les sondages –, il n’est pas exclu que de nouveaux postulants émergent, afin d'éviter un éventuel blocage entre le Conseil et le Parlement européens. Dans cette hypothèse, Jean-Claude Juncker pourrait alors prétendre succéder à Herman Van Rompuy à la tête du Conseil des chefs d'Etat et de gouvernement. Lui même reste d'ailleurs ambigu sur ses intentions: "Je ne suis pas vexé qu'on pense à moi pour la présidence de la Commission et la présidence du Conseil", a-t-il commenté après sa victoire: "je suis un article assez rare".

Les autres chefs de file en lice sont le Belge Guy Verhofstadt pour les libéraux/démocrates, José Bové et l'Allemande Ska Keller, pour les Verts, et Alexis Tsipras, pour la gauche radicale. Mais ils n'ont aucune chance de prétendre à la présidence de la Commission, qui ne devrait pas échapper à l'une des deux principales familles politiques européennes. "Il va falloir rattraper le temps perdu", a expliqué M. Juncker, alors que Martin Schulz bat la campagne depuis des mois.

Philippe Ricard, à Dublin


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Européennes : Le Roux invite les têtes de liste PS à «s’effacer» derrière Schulz

Européennes : Le Roux invite les têtes de liste PS à «s’effacer» derrière Schulz | Campagne européennes 2014 | Scoop.it
Le chef de file des députés PS a vanté les qualités de l'actuel président du Parlement européen, cet «Européen convaincu, un social-démocrate qui mène une action regardée».

http://www.liberation.fr/politiques/2014/02/09/ue-le-roux-invite-les-tetes-de-liste-ps-francaises-a-s-effacer-derriere-schulz-pe2014_978894

 

Bruno le Roux, patron des députés PS, a invité ce dimanche les têtes de listes socialistes françaises aux européennes à «s’effacer» derrière l’Allemand Martin Schulz, président du Parlement européen et champion de la gauche sociale-démocrate pour la présidence de la commission.

Lors de l’émission Internationales (RFI, TV5 Monde, Le Monde), le président du groupe PS à l’Assemblée a souligné «la chance d’avoir très tôt désigné notre tête de liste européenne», alors que «d’habitude, nous avions du mal à nous entendre - les différences entre les pays...». «Là, nous avons désigné quelqu’un qui s’appelle Martin Schulz, un Européen convaincu, un social-démocrate qui mène une action regardée», a vanté ce proche de François Hollande.

Il sera la locomotive du PS ? «Bien entendu !», a répondu le député français de Seine-Saint-Denis. «Cette campagne, pour la première fois, nous devons la faire derrière un candidat européen.» «Nous avons désigné des têtes de liste françaises, nous avons des chefs de file» (dont le numéro un du PS, Harlem Désir, tête de liste en Ile-de-France ndlr), a rappelé Le Roux, «mais je crois que ces chefs de file doivent accepter, dans cette campagne, de s’effacer au profit d’une véritable tête de liste européenne».

«J’appelle à ce que nous faisions une campagne autour de Martin Schulz, derrière Martin Schulz», a insisté le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale. Candidat à la succession de José Manuel Barroso, le responsable SPD de 49 ans était notamment présent le 1er février à la Mutualité à Paris où étaient réunis les secrétaires de section socialistes en vue des municipales et des européennes. Vivement applaudi, Martin Schulz, qui doit être investi officiellement le 1er mars à Rome, y avait plaidé pour un smic européen.

AFP
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Guy Verhofstadt, un candidat fédéraliste pour les libéraux - Coulisses de Bruxelles

Guy Verhofstadt, un candidat fédéraliste pour les libéraux - Coulisses de Bruxelles | Campagne européennes 2014 | Scoop.it
J. Quatremer, 20 janvier 2014

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2014/01/guy-verhofstadt-un-candidat-f%C3%A9d%C3%A9raliste-pour-les-lib%C3%A9raux.html#more

Olli Rehn jette l’éponge : le commissaire chargé des questions économiques a renoncé, aujourd’hui, à se présenter contre l’ancien premier ministre belge et actuel patron du groupe Libéral du Parlement européen, Guy Verhofstadt. Ce dernier sera donc la tête de liste des libéraux, mais aussi des centristes lors des élections de mai prochain et donc candidat pour la présidence de la Commission.

Le Finlandais, incarnation des politiques d’austérité menées dans les pays de la zone euro en difficulté financière, menaçait de faire imploser une famille libérale profondément divisée sur l’opportunité de cette candidature et, surtout le groupe politique, le troisième au sein du Parlement par ordre d’importance, qui réunit l’ADLE (Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe) et le PDE (Parti démocrate européen auquel appartient notamment le Modem). Marielle de Sarnez, vice-présidente du MODEM, avait ainsi clairement menacé de ne plus siéger sur les mêmes bancs que les libéraux si Rehn était désigné : il « n’est pas compatible avec les valeurs du PDE et avec ce que nous défendons comme projet européen » (lire mon article précédent, ici).

Tout s’est joué au cours du week-end, lors du congrès des libéraux allemands, le FDP, lorsqu’il est apparu qu’une majorité du parti soutenait la candidature du très fédéraliste Verhofstadt. Pour le moins contrariant, alors que l’opération Rehn a été montée par les États-majors du FDP et des Libéraux-démocrates britanniques. Or, ces derniers jours, dans la plupart des partis censés soutenir le Finlandais, le rapport de force a nettement basculé en faveur de l’ancien premier ministre belge, que ce soit en Grande-Bretagne, en Suède, au Danemark ou en Bulgarie…

Il faut dire que Rehn a commis une belle bévue en refusant la semaine dernière de débattre publiquement, lors du congrès de l’ADLE du 1er février prochain, avec Guy Verhofstadt, montrant ainsi l’étoffe dont il est fait. Surtout, les états-majors des partis ont pris conscience que seul ce dernier avait les capacités d’élargir le groupe politique à d’autres sensibilités ce qui leur garantira une forte influence dans le prochain parlement (et des places de pouvoir, ce qui n’est pas négligeable).

À partir de là, le maintien de la candidature de Rehn risquait d’aboutir à une foire d’empoigne et à une division de la famille libérale. Ce matin, le premier ministre néerlandais, Mark Rutte, a donc convoqué à La Haye le nouveau président du FDP allemand, Christian Lindner, Olli Rehn et Guy Verhofstadt, le patron de l’ADLE, le libéral-démocrate britannique Graham Watson, s’étant fait porté pâle. Il a signifié à Rehn que la fête était terminée. Comme lot de consolation, il lui a offert de rester le candidat des libéraux pour les autres fonctions européennes, ce qui ne mange pas de pain… Son problème est qu’il a désormais peu de chance d’être élu député européen, son propre parti n’ayant manifestement aucune intention de le désigner.

Guy Verhofstadt, qui parle français, anglais, allemand, néerlandais et italien, va donc pouvoir défendre la cause fédéraliste, son principal combat désormais, loin devant les idées libérales (il se situe d’ailleurs très à gauche des libéraux, ce qui lui vaut quelques haines farouches au sein de sa famille). Il pourra compter sur le soutien du PDE et donc du Modem et de l’UDI qui devraient faire un joli score en France. Son communiqué de victoire donne le ton: «les pro-européens seront attaqués dans nombre d'États membres ce qui rend d'autant plus important que ceux qui croient encore en l'Union européenne se serrent les coudes pour lutter contre les forces réactionnaires du nationalisme et du populisme et leur propagande destinée à effrayer les citoyens européens. Seuls les esprits mesquins et obtus peuvent prétendre que c'est en se réfugiant derrière nos frontières nationales du XXème siècle que l'on résoudra  les problèmes politiques du XXIème. Cependant, le citoyen européen rejette l'Europe telle qu'elle est. C'est pourquoi nous devons élaborer une vision nouvelle et positive pour l'UE de demain, s'appuyant  sur l'acquis de ces 60 dernières années, mais fonctionnant de manière plus efficace". Verhofstadt n'a pas l'Europe honteuse, ça change.

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Bové : «La vraie campagne européenne démarre maintenant»

Bové : «La vraie campagne européenne démarre maintenant» | Campagne européennes 2014 | Scoop.it
A l'issue d'une primaire, l'eurodéputé français a été désigné candidat des écologistes, en binôme avec l'Allemande Ska Keller, pour la présidence de la Commission européenne.

Matthieu ECOIFFIER 29 janvier 2014

http://www.liberation.fr/politiques/2014/01/29/bove-la-vraie-campagne-europeenne-demarre-maintenant_976332

 

A l’issue d’une primaire européenne ouverte depuis novembre, les écologistes ont désigné leur candidat à la présidence de la Commission européenne. Les résultats de ce vote électronique ont placé le Français José Bové et l’Allemande Ska Keller en tête devant l’Allemande Rebecca Harms et l’Italienne Monica Frassoni.

 

Les deux formeront un ticket – une spécificité écologiste – qui sera soumis aux 28 dirigeants européens en juin, après les élections de mai qui renouvelleront le Parlement européen. José Bové, eurodéputé Europe-Ecologie - les Verts candidat à sa succession dans le Sud-Ouest, réagit pour Libération aux résultats de ce scrutin.

«Sur 22 000 exprimés, il y a 50 voix d’écart entre l’Allemande Ska Keller et moi. On a obtenu quelque 11 700 voix chacun. La vraie campagne européenne démarre maintenant. J’en ai fixé clairement la ligne. On est d’abord dans un combat sur le besoin d’Europe et sa légitimité pour résoudre les crises [économique, financière, climatique]. La première bataille est la nécessité d’Europe pour que les citoyens européens comprennent qu’il faut aller voter à cette élection [le dimanche 25 mai, ndlr]. Il faut mobiliser face au risque d’abstention.

«L’enjeu est politique : à travers l’élection du président de la Commission, notre objectif est de montrer qu’il y a des politiques différentes au niveau de l’Europe. Un nom va sortir [issu de chaque formation]. Comme aucun parti ne fait à lui seul 50% au Parlement, il y aura un débat au sein du Parlement pour savoir quel candidat pourra construire une majorité, sur quel projet, quelle ligne… Ce ne sera pas un accord sur un coin de table entre Hollande et Merkel avec Cameron en embuscade pour choisir le plus petit dénominateur commun. C’est une première et une avancée démocratique. Encore faut-il que les citoyens européens s’en saisissent.»

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Européennes : MAM, Morano... l'UMP a désigné ses têtes de listes

Européennes : MAM, Morano... l'UMP a désigné ses têtes de listes | Campagne européennes 2014 | Scoop.it
Michelle Alliot-Marie dans le Sud-Ouest, Nadine Morano dans le Grand-Est, Renaud Muselier dans le Sud-Est... L'UMP a désigné officiellement mardi...

http://www.leparisien.fr/politique/europeennes-l-ump-designe-ses-tetes-de-listes-22-01-2014-3516091.php

Publié le 22.01.2014,

L'UMP a désigné officiellement mardi ses têtes de listes pour les européennes, après quelques remous - certains dénonçant un «mercato de recyclage» pour anciens ministres sans mandat ou battus des dernières législatives. Jérôme Lavrilleux, directeur de cabinet de Jean-François Copé, conduira la liste dans le Nord-Ouest.

Les autres têtes de listes sont des sortants de leurs circonscriptions respectives (Brice Hortefeux dans le Centre, Alain Cadec dans l'Ouest et Maurice Ponga pour l'Outre-mer), sauf Alain Lamassoure, investi en Ile-de-France (secondé par Rachida Dati). Eurodéputé sortant du Sud-Ouest, président de la Commission des Budgets du Parlement européen, il a dû céder sa place à Michèle Alliot-Marie. Non sans amertume. «MAM a créé un courant Droite gaulliste qui représente 8 à 10%. Copé, qui ne m'aime pas et est obsédé par 2017, se dit : MAM ne vaut rien, mais elle a la capacité de nuire», a affirmé Alain Lamassoure à l'AFP. 

La candidature de l'ex-ministre Nadine Morano, critiquée notamment par Bernard Accoyer et François Baroin qui soutenaient Arnaud Danjean, mais poussée par Nicolas Sarkozy, a finalement été retenue dans le Grand-Est.

Fédéralistes vs eurosceptiques

La commission d'investiture a été le cadre d'une prise de bec sur la place de numéro un en Ile-de-France, avec échanges de noms d'oiseaux et menaces d'explication à la sortie, entre Henri Guaino et Claude Goasguen. Le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin et celui de Nice, Christian Estrosi, se sont également accrochés, moins violemment toutefois, au sujet de Michel Dantin (sortant), investi en 3e position dans le Sud-Est.

Une fois réglée la question des têtes de listes, reste pour l'UMP à définir sa ligne politique pour les européennes, le parti étant actuellement occupé avec les municipales de mars. Cette partie-là risque d'être encore bien plus délicate à jouer, entre les fédéralistes (comme Jean-Pierre Raffarin et Luc Chatel, favorables à un «fédéralisme budgétaire» autour d'un noyau dur franco-allemand), et les eurosceptiques (qui préfèrent, à l'instar de Jacques Myard, être qualifiés d'«euroréalistes»).

Le FN et l'UDI en force

Pour quel résultat ? Ce scrutin est à haut risque pour le principal parti d'opposition, coincé entre un FN promis à de beaux résultats et un centre réunifié. Contrairement à 2009, où l'UMP, alliée avec les centristes, avait décroché 24 sièges au Parlement européen, le parti de la droite républicaine part seul au combat cette année, l'UDI et le MoDem (onze eurodéputés en tout) ayant joint leurs forces dans une Alternative, bien décidés à améliorer leur position à Strasbourg.

Quant au Front national, un sondage Ifop pour Le Nouvel observateur (datant du 9 octobre dernier) le plaçait en tête des intentions de vote pour le scrutin de fin mai, à 24%, devant l'UMP (22%), le PS (19%) et l'UDI-MoDem (L'Alternative n'a été créée qu'en novembre) à 11%. Dans ces conditions, la bataille des européennes s'annonce délicate pour le parti de Jean-François Copé. 

 

 

 

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Elections européennes : EELV désigne ses têtes de listes | Europe Écologie Les Verts

Elections européennes : EELV désigne ses têtes de listes | Europe Écologie Les Verts | Campagne européennes 2014 | Scoop.it

http://eelv.fr/2013/12/14/elections-europeennes-eelv-designe-ses-tetes-de-listes/

14/12/2013

A l’issue du Conseil Fédéral du 14 décembre 2013, Europe Ecologie Les Verts a désigné ses têtes de listes aux élections européennes.

La liste suivante a obtenu 81,34 % des voix exprimées.

Détails du vote :

Votants : 136

Pour : 109

Contre : 25

Blancs : 2

Total : 81,34%

Est :

Sandrine Bélier (Femme)

Candidat d’ouverture (Homme)

Hannah Clairière (Femme)

Philippe Hervieux (Homme)

 Ile-de-France :

Pascal Durand (Homme)

Eva Joly (Femme)

Candidat d’ouverture (Homme)

Nathalie Laville (Femme)

Pierre Serne (Homme)

Anny Poursinoff (Femme)

Centre :

Clarisse Heusquin (Femme)

Candidat d’ouverture (Homme)

Hélène Levet (Femme)

Benoît Faucheux (Homme)

Nord-Ouest :

Karima Delli (Femme)

François Veillerette (Homme)

Madjouline Sbaï (Femme)

Candidat d’ouverture (Homme)

Ouest

Yannick Jadot (Homme)

Nicole Kiil-Nielsen (Femme)

Jean-Philippe Magnen (Homme)

Janick Moriceau (Femme)

Outre-Mer

Yvette Duchemann (Femme)

Candidat d’ouverture (Homme)

Bénédicte Monville Cecco (Femme)

 Sud-Est

Michèle Rivasi (Femme)

Karim Zéribi (Homme)

Candidate d’ouverture (Femme)

Jean-Charles Kohlhass (Homme)

Sud-Ouest

José Bové (Homme)

Catherine Grèze (Femme)

Stéphane Saubusse (Homme)

Françoise Alamartine (Femme)

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Ayrault : «Cessons d'avoir honte d'être des Européens !»

Ayrault : «Cessons d'avoir honte d'être des Européens !» | Campagne européennes 2014 | Scoop.it
L'ex-Premier ministre participait lundi soir à son premier meeting depuis son départ de Matignon. Aux côtés de l'Allemand Martin Schulz, candidat à la présidence de la Commission européenne, il a défini un «bloc de solidarité» pour l'UE.


http://www.liberation.fr/politiques/2014/05/12/ayrault-cessons-d-avoir-honte-d-etre-des-europeens_1015900

ll s’est permis de déranger la conférence de presse de son ami et candidat à la présidence de la Commission européenne, Martin Schulz. Une accolade. Jean-Marc Ayrault empoigne l’avant-bras de son camarade allemand avant de le laisser remonter sur l’estrade pour répondre aux questions, puis se place au premier rang pour l’écouter sagement. Une semaine après son come-back comme simple député de Loire-Atlantique, l’ex-Premier ministre a fait ce soir à Rezé, en banlieue de Nantes, un autre retour : en campagne. A moins de deux semaines des européennes, revoilà Ayrault, en «militant».

Au milieu des slogans européens - «Imposons une nouvelle croissance», «Stop au dumping social» - les «Jean-Marc ! Jean-Marc!» des jeunes socialistes fleurent quelque peu la compassion. Comme si son remplacement par Manuel Valls à Matignon après la Berezina des municipales avait été vécu à la base socialiste comme une injustice. «Quel plaisir de te voir en pleine forme. Tu es un exemple pour nous. Toujours au combat... Le premier militant de Matignon avais-je dit», lui adresse Jean-Christophe Cambadélis. Le nouveau premier secrétaire du PS en fait limite trop : «Tu resteras et tu es déjà dans notre histoire, celui qui a pu redresser un pays qui était dans les plus grandes difficultés après 14 ans de droite qui l’avait mis dans le fossé».

Ayrault est ici chez lui. Désormais «ex»-maire de Nantes, il remercie d’abord la «chaleur […] sincère et spontanée» des intervenants, puis la ministre de la Décentralisation, Marylise Lebranchu qui en ouverture de ce meeting ne lui avait trouvé «qu’un seul défaut, c’est qu’il oublie de chercher la lumière». Laissant l’Europe un temps de côté, le voilà parti dans une salve d’autres remerciements pour l’élection de sa successeur à Nantes, Johanna Rolland. La salle, remplie d’un bon millier de militants, applaudit. Ils sont en revanche bien moins actifs lorsqu’Ayrault vante le travail de François Hollande et de Manuel Valls, qui ont le «courage d’accomplir jusqu’au bout cette œuvre de réforme et de redressement» pour «transformer la France en profondeur». Malaise socialiste quand tu nous tiens...

L’ex-Premier ministre passe vite à sa défense de l’Europe. Demande aux troupes socialistes de «lever la tête», de «faire face à cette vague d’europhobie et d’un nationalisme d’un autre âge en train de déferler d’une capitale à l’autre». Il hausse le ton : «Cessons d’avoir honte d’être des Européens !». Et refuse de laisser le terme de «patriote» à l’extrême droite : «France et Europe sont les deux mêmes faces d’un patriotisme». Libéré du poids de Matignon, Ayrault est bien moins coincé. Son débit est plus fluide. Moins ennuyeux.
«Bloc de solidarité»

Au détours de quelques phrases, il vante – l’air de rien – le bilan européen de son gouvernement : taxe sur les transactions financières, directive sur les travailleurs détachés... Mais ne renie rien des «engagements européens […] librement consentis». Rien. Pas même de n’avoir pas «renégocié» le traité de stabilité budgétaire comme promis par Hollande pendant la campagne. Mais s’il convient des «erreurs» de l’UE et tape sur «10 ans» de gestion des conservateurs, il définit un «bloc de solidarité» que doivent défendre les sociaux-démocrates autour de Martin Schulz.

D’abord «tenir bon sur les principes que nous défendons en Ukraine» et ensuite «se doter d’une doctrine de défense». Aux pays voisins qui laissent la France intervenir seule au Mali ou en Centrafrique, Ayrault rappelle qu'«on ne peut pas être en même temps le bouclier et le trésorier de l’Europe» et réclame un financement européen des missions françaises.

Un «bloc de solidarité», pour l’ex-Premier ministre, c’est aussi une «stratégie de combat contre le chômage de masse», de «grands programmes de développement et d’investissements» autour de la «transition énergétique» et l'«autonomie numérique». «Il y a urgence de sortir des aveuglements actuels de la Commission», dénonce-t-il avant de réclamer une «généralisation d’un salaire minimum dans tous les pays de l’UE». «On ne peut pas défendre le droit des entreprises à une concurrence libre et non faussée et laisser les travailleur à la merci du dumping salarial», critique-t-il. Son idée : créer un «acte unique pour le travail et les travailleurs».

Y compris sur un traité de libre-échange UE-Etats-Unis en cours de négociation et qui fait débat chez les socialistes, Ayrault alerte sur la «protection des intérêts» européens et demande que ces discussions se fassent «sous le contrôle du Parlement». «Nous ne voulons pas demain de bœuf aux hormones !», lance-t-il sous les applaudissements de militants PS, revigorés d’entendre un discours marqué bien plus à gauche que ce qu’ils ont entendu jusqu’à présent dans la bouche de dirigeants au pouvoir.

Car dans cette campagne européenne, les socialistes aiment se mettre dans la peau d’une «opposition» en quête de «nouvelle majorité» au Parlement de Strasbourg pour «changer l’orientation» de l’UE. Avec Schulz en «candidat», «nous sommes la seule force capable de porter et de constituer en Europe une majorité de progrès», plaide Ayrault. Miser sur l’enjeu européen pour éviter la sanction nationale. A voir.

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Henri Guaino "ne veut plus" de l'Europe incarnée par Alain Lamassoure - RTL.fr

Henri Guaino "ne veut plus" de l'Europe incarnée par Alain Lamassoure - RTL.fr | Campagne européennes 2014 | Scoop.it
Henri Guaino n'a pas clarifié son choix pour l'élection du 25 mai. Il a néanmoins réaffirmé qu'il ne voterait pas pour la liste de son parti conduite en Ile-de-France par Alain Lamassoure, jugeant qu'il "incarne l'Europe dont plus personne ne veut."

http://www.rtl.fr/actualites/info/politique/article/guaino-ne-veut-plus-de-l-europe-incarnee-par-lamassoure-7771712377


"Je ne me prononcerai absolument pas à la question de savoir pour qui je vais voter. C'est mon choix personnel, a déclaré le député UMP ce lundi sur i>TELE. La seule chose que j'ai affirmée et que je réaffirme, c'est que je ne voterai pas pour Alain Lamassoure parce qu'il incarne une idée de l'Europe qui est l'Europe d'aujourd'hui, dont plus personne ne veut. En tout cas dont moi je ne veux plus". 

"Ca n'enlève rien à ses qualités. Après tout, peu d'hommes politiques incarnent quelque chose. Lui incarne l'Europe d'aujourd'hui qui continue. Je pense que l'Europe d'aujourd'hui ne peut plus durer, il faut infléchir son cours, il faut la changer en profondeur", a poursuivi l'ancien conseiller spécial de N. Sarkozy

Henri Guaino n'a pas clarifié son choix pour l'élection du 25 mai. Il a néanmoins réaffirmé qu'il ne voterait pas pour la liste de son parti conduite en Ile-de-France par Alain Lamassoure, jugeant qu'il "incarne l'Europe dont plus personne ne veut."

 

Selon lui, "l'essentiel est de savoir si l'Europe choisit la déflation ou non", "la croissance ou non, si elle encadre ou non la liberté de circulation, si elle décide ou non de traiter le problème des travailleurs migrants", "de continuer d'ouvrir les marchés à tous vents" ou "de mettre des protections à l'ouverture de ses marchés comme l'ont fait les Etats-Unis."

"J'appartiens à un grand parti politique, je n'ai absolument pas l'intention de lui faire concurrence. J'ai juste l'intention, avec d'autres, de faire entendre ma voix et de faire remarquer à ma famille politique, et aux autres grands partis, d'ailleurs, qu'il n'y a pas de débat sur l'Europe à l'occasion de ces élections européennes", a insisté le député des Yvelines.

"Je ne suis pas dans sa ligne comme beaucoup d'entre nous n'étaient pas dans la ligne des instances du RPR en 1992 lorsqu'il s'est agi de se prononcer sur le traité de Maastricht. Dans un parti, ceux qui ne sont pas d'accord ont le droit de faire entendre leur voix. La démocratie, c'est le refus de tous les absolutismes y compris l'absolutisme de la majorité", a-t-il également déclaré.

 

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Mélenchon aimerait bien passer la barre des 10% aux européennes

Mélenchon aimerait bien passer la barre des 10% aux européennes | Campagne européennes 2014 | Scoop.it
L’eurodéputé souhaite que le Front de Gauche double son score par rapport au scrutin de 2009 (6,05%).

http://www.liberation.fr/politiques/2014/05/11/melenchon-aimerait-bien-passer-la-barre-des-10-aux-europeennes_1014892

L’eurodéputé souhaite que le Front de Gauche double son score par rapport au scrutin de 2009 (6,05%).

L’eurodéputé Jean-Luc Mélenchon souhaite que le Front de Gauche double son score aux élections européennes par rapport au scrutin de 2009 (6,05%) qui fut la première bataille électorale de cette coalition.

«On aimerait doubler notre score, passer la barre des 10%, au moins atteindre le score que j’ai réalisé à l’occasion» de l’élection présidentielle de 2012, à savoir 11,10%, a déclaré M. Mélenchon lors de l’émission «12-13 dimanche» sur France 3.

Au sein du Front de Gauche, «nous avons eu des discussions terribles entre nous, elles ont failli être meurtrières mais nous avons dominé, à chaque étape, nous dominons». Et «depuis 2012, nous n’avons cessé d’être présents sur le terrain, dans les manifestations», a poursuivi le co-président du Parti de Gauche.

Interrogé sur la question de l’euro, Mélenchon a répondu que l’économiste «Jacques Généreux, qui est notre maître à penser sur ces sujets, considère lui que la question n’est plus de savoir si on doit sortir de l’euro mais quand et comment on le fera. C’est un pronostic très pessimiste mais il est possible en effet que l’euro s’effondre sous le poids des contradictions qu’il contient.»

Mais «je me situe comme quelqu’un qui se prépare à gouverner son pays, j’estime que c’est une règle morale. Mon intérêt n’est pas de dire "je vous fais cadeau de l’euro, Mme Merkel". Mon intérêt est de venir lui dire "Madame, cet euro-là ne peut plus continuer".»

«La Banque centrale européenne doit changer son statut. Si elle change et si on accepte cette idée qu’il faut une harmonisation sociale et fiscale, alors nous aurons un ensemble économique cohérent qu’il sera possible d’impulser et l’euro peut servir de circulation sanguine. Mais sinon, on ne va tout de même pas mourir pour une monnaie!», a-t-il conclu.

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Elections européennes : le Front de gauche s'accorde enfin

Elections européennes : le Front de gauche s'accorde enfin | Campagne européennes 2014 | Scoop.it

http://www.liberation.fr/politiques/2014/04/08/elections-europeennes-le-front-de-gauche-s-accorde-enfin_994057

Les têtes de listes qui se présenteront dans les différentes circonscriptions ont été réparties. Le programme, adopté. Quant au NPA, il attend toujours une réponse à sa lettre.

 

C’est acté. Le Front de gauche est parvenu mardi à un accord pour les élections européennes, qui se dérouleront dans moins de deux mois. Après discussions, les composantes du Front de gauche et en particulier le Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon et le Parti communiste français (PCF) sont parvenus à un accord, notamment sur la répartition des têtes de listes et sur le programme, «Rompre et refonder l’Europe», lui aussi adopté mardi.

 

Le Parti de gauche et le Parti communiste présenteront ainsi trois têtes de liste chacun. Ensemble, la troisième composante du Front de gauche, en obtient une. Jean-Luc Mélenchon sera tête de liste dans le Sud-Ouest, Corinne Morel-Darleux (PG) dans le Centre et Gabriel Amard (PG) dans l’Est. Le PCF a choisi de mettre une «personnalité d’ouverture» non encartée, Marie-Christine Vergiat, dans le Sud-Est. Un choix que le porte-parole du PCF, Olivier Dartignolles, explique par la «qualité» de son mandat européen et parce qu'«elle est représentative de l’élargissement du Front de gauche». «Nous regrettons que ce que nous réalisons dans le Sud-Est, le PG ne le fasse pas sur une de ses têtes de liste. Il y avait la possibilité de donner une image du Front de gauche qui allait de l’avant et élargissait son rassemblement», a-t-il ajouté. Patrick Le Hyaric et Jacky Hénin (PCF) seront candidats respectivement en Ile-de-France et dans le Nord. Myriam Martin sera la candidate d’Ensemble dans l’Ouest.

«Nous avons trouvé un accord équilibré pour tout le monde», a souligné Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche. «L’ouverture est une préoccupation que nous avions dès le début», répond-il au PCF, rappelant qu’il avait «demandé une tête de liste pour Ensemble». «Nous avions aussi dit que l’ouverture devait se faire vis-à-vis d’un courant ou d’un parti, il ne s’agit pas de personnalités.»

Le NPA dans l'attente d'un accord

En début de semaine, le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d’Olivier Besancenot avait écrit une lettre au Front de gauche dans laquelle il «souhaiterait la constitution de listes unitaires avec toutes les forces politiques qui entendent se situer en opposition au gouvernement, à la droite et à l’extrême droite et rejettent toute forme de nationalisme ou de souverainisme». «On va leur répondre et les rencontrer mais il aurait fallu que cette proposition vienne un mois plus tôt», a déploré Eric Coquerel.

Depuis les élections législatives de 2012, le NPA est privé de financement public. En 2013, il a donc dû lancer une souscription financière afin de trouver un million d’euros. Si cette somme n’est pas réunie et si l’accord avec le Front de gauche tombe à l’eau, le Nouveau parti anticapitaliste ne pourra présenter que cinq listes sur huit aux élections européennes.

Les têtes de liste se retrouveront vendredi soir dans une rencontre avec Alexis Tsipras, leader du Syriza (gauche radicale), principal parti d’opposition grec et candidat a la présidence de la commission européenne.

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Le PS fera campagne pour «changer les critères de Maastricht»

Le PS fera campagne pour «changer les critères de Maastricht» | Campagne européennes 2014 | Scoop.it

http://www.liberation.fr/politiques/2014/04/17/le-ps-fera-campagne-pour-changer-les-criteres-de-maastricht_999275

17 avril 2014

Pour le Premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, changer les règles sur le déficit budgétaire est nécessaire pour assurer la réussite du plan d'économies fixé par Manuel Valls.

 

Jean-Christophe Cambadélis, nouveau premier secrétaire du Parti socialiste, a déclaré jeudi que «tout l’objet de la campagne des européennes» serait de «changer les critères de Maastricht» pour retrouver la croissance économique, faute de quoi le programme annoncé par Manuel Valls ne sera pas «suffisant».

Comme Europe 1 lui demandait si le programme d’économies annoncé mercredi par Manuel Valls serait suffisant, Jean-Christophe Cambadélis a répondu : «c’est déjà un commencement. Ce ne sera pas suffisant s’il n’y a pas de croissance. Pour cela, il est nécessaire que l’Europe tire la croissance et pour cela, il faut une toute autre orientation à Bruxelles. C’est toute la question des élections européennes et d’une nouvelle majorité au Parlement européen.»

«Oui, il faut changer les critères de Maastricht qui ont été élaborés avant la crise. C’est tout l’objet de la campagne des élections européennes. Il faut les changer il faut changer leur contenu et la trajectoire», a insisté le député de Paris. Cambadélis s’est dit «très heureux qu’on ait pu gagner un peu de temps sur la réduction des déficits» et «espère qu’avec une nouvelle présidence de la commission, on sera dans une nouvelle situation pour discuter des déficits», après les propos du Ministre de l’Economie, Michel Sapin, sur un «changement de rythme» obtenu à Bruxelles sur la question des déficits.

La France respectera-t-elle le plafond de 3% de déficit en 2015 ? Réponse de Cambadélis : «En tant que dirigeant du Parti socialiste, je dis que cela n’est pas obligatoire. Mais il y a des engagements de la France qui ont été pris au moment du référendum de Maastricht. Je ne suis pas choqué que la France respecte ses engagements mais en tant que dirigeant du PS, je combattrai pour desserrer cet étau sur l’ensemble des économies européennes pour qu’il y ait de la croissance.»

«Le combat des socialistes en Europe, c’est bien sûr pour une rigueur économique mais socialement et économiquement supportable. Et on ne peut pas la supporter si on reste dans le dogmatisme. Il faut une nouvelle croissance en Europe, on ne s’en sortira pas sans cela. Il faut la tirer, la nourrir, la construire. Tout le monde doit comprendre que pour cela il faut changer d’orientation à Bruxelles», a insisté le successeur de Harlem Désir à la tête du PS.

S’agissant du programme détaillé par Manuel Valls, il estime que «personne n’est pris au dépourvu : 50 milliards d’économies, on ne peut pas penser que cela se ferait de manière indolore. Il faut par contre être juste. C’est pour cela que les socialistes ont demandé de préserver le pouvoir d’achat des petites retraites. Et peut-être, nous le demandons à Manuel Valls, un petit coup de pouce sur le RSA», a déclaré Cambadélis. Interrogé enfin sur l’attitude des parlementaires socialistes sur ce programme, il a eu ce commentaire en forme d’avertissement : «Pas de crise, n’ajoutons pas la crise à la crise.»

AFP
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Les écologistes misent sur l'Europe, un «sport de combat»

Les écologistes misent sur l'Europe, un «sport de combat» | Campagne européennes 2014 | Scoop.it
A Toulouse, les listes Europe-Ecologie, José Bové en tête, ont donné mardi soir le coup d'envoi de la campagne des européennes. Avec une nouvelle position à assumer : hors du gouvernement.

http://www.liberation.fr/politiques/2014/04/08/les-ecologistes-misent-sur-l-europe-un-sport-de-combat_994222

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Européennes : l'appel du pied tardif du NPA à l'opposition de gauche

Européennes : l'appel du pied tardif du NPA à l'opposition de gauche | Campagne européennes 2014 | Scoop.it
A moins de deux mois du scrutin, le parti anticapitaliste propose des listes unitaires avec le PG, le PCF et Lutte Ouvrière.

Dominique ALBERTINI 7 avril 2014

http://www.liberation.fr/politiques/2014/04/07/europeennes-l-appel-du-pied-tardif-du-npa-a-l-opposition-de-gauche_993804RÉCITA moins de deux mois du scrutin, le parti anticapitaliste propose des listes unitaires avec le PG, le PCF et Lutte Ouvrière.

On envoie beaucoup de lettres au sein de la gauche radicale, ces derniers temps. Après la remontrance du Parti de gauche aux communistes, suivie d'une déclaration d'amour à EE-LV, c'est le NPA qui fait parvenir, ce lundi, un petit mot au PG, au PCF, au mouvement Ensemble (autre membre du Front de Gauche) et à Lutte Ouvrière. Objet du courrier : une proposition d'alliance en vue des élections européennes du 25 mai. Le parti anticapitaliste souhaite «la constitution de listes unitaires avec toutes les forces politiques qui entendent se situer en opposition au gouvernement, à la droite et à l'extrême droite et rejettent toute forme de nationalisme ou de souverainisme». 

Plus que la démarche, c'est le moment choisi qui peut étonner : moins de deux mois avant le scrutin, alors que le PG et le PCF sont sur le point de conclure un accord si difficilement négocié, et que LO a fait connaître de longue date sa volonté d'aller seul aux européennes. «Il n'est jamais trop tard pour bien faire, avance Christine Poupin, porte-parole du NPA. Après les municipales, la réponse de la gauche n'a pas été à la hauteur. Il faut donc se ressaisir. Nous le ferons lors de la manifestation du 12 avril aux côtés du Front de gauche; il faut aussi le faire sur le terrain électoral».

Souscription

Sans écarter ces motivations, la main tendue du NPA répond sans doute aussi aux problèmes financiers du parti, qui pourraient rendre difficile une campagne autonome. Privé de financement public depuis ses mauvais résultats aux législatives de 2012, le mouvement a dû lancer une souscription financière fin 2013, dans l'espoir de récolter un million d'euros. Mais, selon Christine Poupin, la somme des dons n'atteindrait pour l'instant que 378 000 euros. «Si on n’atteint pas le million, cela pourrait poser la question du nombre de listes aux européennes, jugeait début mars Thibault Blondin, en charge des élections au NPA. Nous devrions choisir entre les régions». De fait, à défaut d'accord avec les destinataires de sa lettre, le parti envisage de se présenter dans cinq des huit circonscriptions françaises.

Quel destin pour sa proposition ? Alexis Corbière, secrétaire national du Front, estime que l'initiative doit être «valorisée» : «C'est ce que nous proposons depuis cinq ans. Par définition, le Front de gauche a vocation à s'élargir pour renforcer l'opposition de gauche»,  que ce soit avec le NPA, des «socialistes critiques ou EE-LV». «Cela arrive tard», relève-t-il toutefois. Même écho sur Twitter d'un autre cadre du parti, Gabriel Amard, qui remet l'union à 2015 :

Côté PCF, aucun responsable n'avait encore pu être joint par Libération en milieu d'après-midi. 

Dominique ALBERTINI
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Européennes 2014 : Marine Le Pen à Chartres pour présenter la liste Centre-Auvergne-Limousin

Européennes 2014 : Marine Le Pen à Chartres pour présenter la liste Centre-Auvergne-Limousin | Campagne européennes 2014 | Scoop.it

Marine Le Pen, Présidente du Front National et du Rassemblement Bleu Marine, mais aussi députée française au Parlement européen, était le lundi 24 février à Chartres, afin de présenter publiquement celui qui mènera la liste des candidats aux élections européennes pour les régions CEntre-Auvergen-Limousin...

 

http://www.nationspresse.info/fn/europeennes-2014-marine-le-pen-a-chartres-pour-presenter-la-liste-centre-auvergne-limousin

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France-Royaume-Uni : le sommet plombé par l’UE

France-Royaume-Uni : le sommet plombé par l’UE | Campagne européennes 2014 | Scoop.it
Le Premier ministre britannique reste inflexible sur sa volonté de modifier les traités.

http://www.liberation.fr/monde/2014/01/31/france-royaume-uni-le-sommet-plombe-par-l-ue_977013

 

Ils sont arrivés tout sourire, vendredi. Et au début, le scénario de ce sommet franco-britannique, le premier depuis l’élection de François Hollande, s’est déroulé sans accroc. Accueil sur tapis rouge par David Cameron, revue des troupes de la Royal Air Force sur le terrain de la base de Brize Norton, dans l’Oxfordshire, la circonscription du Premier ministre britannique, inspection du matériel militaire : le cérémonial n’a pas déçu.

Puis, dans un hangar immense, trois accords ont été signé à l’ombre d’un Voyager - cet A330 utilisé par la Royal Air Force pour le transport de troupes et le ravitaillement air-air. Le premier accord, une déclaration d’intention sur le futur drone de combat franco-britannique, entraînera une étude de faisabilité sur deux ans, pour un coût de 145 millions d’euros. Puis un accord de coopération renforcée en matière spatiale a été validé, alors que le contrat d’EDF pour la construction d’au moins deux centrales nucléaires au Royaume-Uni était confirmé.

«Il existe une longue tradition de coopération en matière de défense entre la France et le Royaume-Uni», a déclaré François Hollande, après un peu plus de deux heures de discussions et avant un déjeuner informel dans un pub du coin. «Après les traités de coopération en matière de défense de Lancaster House, en 2010, les accords d’aujourd’hui sont une étape concrète d’importance», a ajouté le chef de l’Etat français. Avant de lâcher une petite bombe : «Le drone de combat préfigure ce que pourrait être une Europe de la défense.» Le visage de David Cameron s’est un peu figé en entendant le mot maudit : Europe.

Les deux hommes ont insisté sur leur volonté commune d’améliorer et de simplifier le fonctionnement de l’UE. Mais leurs opinions sur la manière d’arriver à cet objectif divergent toujours fondamentalement. Hollande a été très clair : «La France souhaite que le Royaume-Uni reste au sein de l’Union européenne.» Mais la modification des traités réclamée et espérée par Londres «ne nous paraît pas aujourd’hui de l’ordre de l’urgence. Pour nous, la révision des traités n’est pas une priorité».

Pour le Premier ministre britannique, au contraire, il est vital d’obtenir cette révision des traités avant l’échéance de 2017. A cette date, et si les conservateurs sont réélus en 2015, David Cameron proposera à son peuple«un référendum sur un maintien dans l’UE ou une sortie».«Nous voulons ces changements, nous voulons cette renégociation et elle impliquera des changements dans le traité», a-t-il assené.

Au tour de François Hollande de réprimer une grimace, mais pas à cause de David Cameron. Un journaliste du quotidien très conservateur et néanmoins respectable Daily Telegraph lui a demandé s’il estimait que sa vie personnelle avait «ridiculisé la France» et s’il entretenait toujours «une liaison avec Julie Gayet». Réplique du Président : «Je ne répondrai pas à votre question.»

Envoyée spéciale sur la base militaire de Brize Norton Sonia Delesalle- Stolper
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José Bové et Ska Keller, chefs de file des Verts

José Bové et Ska Keller, chefs de file des Verts | Campagne européennes 2014 | Scoop.it
José Bové et Ska Keller, chefs de file des Verts

 

29 janvier 2014,Philippe Ricard

http://unioneuropeenne.blog.lemonde.fr/2014/01/29/jose-bove-et-ska-keller-chefs-de-file-des-verts/

 

La primaire verte est finie, vive la campagne ! José Bové et Ska Keller sont arrivés en tête mercredi 29 janvier du vote en ligne organisé par les écologistes pour désigner leurs deux chefs de file en vue des élections européennes de mai prochain. L’ancienne porte-parole des Jeunes Verts européens recueille 11 791 voix, contre 11 726 au héraut français de la lutte contre les OGM. Outsider en début de primaire, cette militante née en Allemagne de l’Est huit ans avant la chute du Mur de Berlin se paye le luxe de devancer Rebecca Harms, qui espérait constituer un tandem « franco-allemand » avec José Bové. La co-présidente du groupe des Verts au Parlement européen n’a attiré que 8 170 voix, et la quatrième candidate, l’Italienne Monica Frassoni, 5 851. Les deux colistiers doivent apprendre à se connaître. Dans un communiqué de presse, les Jeunes Verts européens ont aussitôt félicité Ska Keller et "José Bouve"...

Au final, la primaire n’aura pas été à la hauteur des espoirs placés en elle par les écologistes européens. Un peu moins de 23 000 personnes – 22 676 très exactement – ont participé au scrutin en ligne, chacune disposant de deux voix pour désigner les chefs de file de la formation. Cette mobilisation est très loin des quelque 100 000 participants espérés par les écologistes lors du lancement de la primaire, une initiative inédite dans le cadre de la pré-campagne pour le scrutin de mai. De multiples problèmes techniques ont perturbé le scrutin.

 

Sur le plan politique, le bilan n’est pas beaucoup plus rose. « La grande difficulté est de mobiliser nos militants et sympathisants pour désigner un candidat à la présidence de la Commission européenne, quand chacun sait que les Verts n’ont aucune chance d’occuper le poste », constatait voici dix jours une eurodéputé écologiste. De Paris à Rome, en passant par Londres et Prague, sans oublier Berlin, les Verts ont multiplié les débats entre leurs quatre candidats. Mais au final, ces rencontres sont restées plutôt confidentielles.

Pas facile non plus de départager quatre postulants aux profils certes différents, mais dont les discours sur l’Europe, comme sur l’environnement, se ressemblent beaucoup. « Les Verts constituent une famille très homogène quand on la compare avec d’autres formations, comme les libéraux, où différentes visions de l’Europe s’affrontent », observe José Bové. Les sondages n’étant pas très favorables, ce dernier va devoir s’employer pendant la campagne avec Ska Keller, à tenter de faire entendre leur différence face à l’Allemand Martin Schulz, chef de file des socialistes, au Belge Guy Verhofstadt, pour les libéraux, ou au Grec Alexis Tsipras, pour la gauche radicale.

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Cambadélis dirigera la campagne PS des européennes

Cambadélis dirigera la campagne PS des européennes | Campagne européennes 2014 | Scoop.it

Cambadélis dirigera la campagne PS des européenne

28 janvier. Il se réservait pour ce mardi soir. Sur proposition d’Harlem Désir, Jean-Christophe Cambadélis dirigera la campagne PS des européennes –  le premier secrétaire étant déjà tête de liste en Ile-de-France. Mercredi matin, «Camba» animera le premier «comité de campagne» au siège du parti, rue de Solférino. Secrétaire national à l’international et vice-président du Parti socialiste européen (PSE), le député de Paris avait déjà piloté la «convention nationale sur l’Europe» des socialistes en juin et représente le PS français dans les négociations du PSE pour la constitution du programme commun des sociaux-démocrates européens. L.A.

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Européennes: Arnautu, Gollnisch et d'Ornano co-listiers de Jean-Marie Le Pen - politique - Directmatin.fr

Européennes: Arnautu, Gollnisch et d'Ornano co-listiers de Jean-Marie Le Pen - politique - Directmatin.fr | Campagne européennes 2014 | Scoop.it

Le président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, qui sera tête de liste aux européennes de mai pour la région Sud-Est, a confirmé samedi, lors d'une réunion avec des militants à Nice,que Marie-Christine Arnautu, Bruno Gollnisch et Mireille d'Ornano seraient ses co-listiers."

http://www.directmatin.fr/politique/2014-01-19/europeennes-arnautu-gollnisch-et-dornano-co-listiers-de-jean-marie-le-pen-650276

19 Jan 2014

 

"Je combattrai tant que j'en aurai la force et je le ferai y compris aux prochaines élections européennes où je serai tête de liste" dans la circonscription Sud-Est (Paca, Corse, Rhône-Alpes) dont il est déjà l'élu, a déclaré le fondateur du FN, âgé de 85 ans.

"Si Dieu me prête vie, (...) je serai là avec mes co-listiers qui sont en l'occurrence Mme Arnautu, en 3e de liste Bruno Gollnisch et en 4e de liste Mme d'Ornano", a-t-il poursuivi, estimant, en s'appuyant sur "les sondages", que sa liste avait "des chances d'arriver en tête".

Marie-Christine Arnautu, vice-présidente du FN et fidèle de la première heure de M. Le Pen, sera également tête de liste FN aux municipales en mars à Nice. Le conseiller régional de Rhône-Alpes Bruno Gollnisch est, lui, élu du Parlement européen depuis 1989. Quant à Mme d'Ornano, responsable départementale FN en Isère, elle brigue par ailleurs la mairie de Grenoble en mars.

Sur les 72 élus français au Parlement européen, il y a actuellement trois membres du FN, parmi lesquels la présidente du parti, Marine Le Pen, élue depuis 2004.

Lors de cette même réunion à Nice qui a rassemblé plus de 200 sympathisants et militants, la conseillère régionale de Paca, Lydia Schénardi, a indiqué que le FN/Rassemblement Bleu Marine présenterait des listes aux municipales de mars "dans 23 communes" des Alpes-Maritimes, contre seulement deux en 2008 (à Cagnes-sur-Mer et Nice). "Mais nous serons également présents sur d'autres listes de candidats divers droite", donc au total "présents dans une trentaine de communes du département", a-t-elle précisé.

Auteur AFP
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