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Atelier CONSTITUANT à Paris: essai de constitution citoyenne

Deuxième partie "Les Citoyens Constituants organisaient un atelier constituant le 26 juin 2014 à Paris. Une trentaine de participants se sont réunis pour s’entraîner à écrire eux-même une constitution. Après une rapide explication du déroulement de la séance, ils se sont répartis par groupes de six explorant chacun diverses problématiques. Le respect des temps et des tours de parole permet une confrontation sereine des points de vue, qui débouche sur une ou plusieurs propositions d’articles constitutionnels, qu’ils souhaitent soumettre en fin de séance à l’assemblée. Celle-ci vote donc en séance plénière chacune de ces propositions.

Cette démarche a été largement popularisée par Etienne Chouard. Figure emblématique du « non » au référendum sur la constitution européenne de 2005, ce professeur de droit et d’économie à Marseille porte depuis le projet d’une constitution d’origine citoyenne, seule à même de garantir une réelle démocratie."


Via L'Esprit Du Moment, association concert urbain
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Les effets de la réforme – épisode 3 : les organismes de formation au pied du mur !

Les effets de la réforme – épisode 3 : les organismes de formation au pied du mur ! | CaféAnimé | Scoop.it
Fin de l’obligation fiscale : diminution de l’effort de formation ?

Négociateurs et Gouvernement jurent l’inverse, mais nous sommes prêts à prendre le pari que la fin de l’obligation ouvre la voie à une diminution sensible de la demande de formation. Les mentalités vont changer autour de la formation. 'Formation comme taxe obligatoire', c’est terminé. Comment les responsables de formation vont-ils résister à leur direction financière ? Jusqu’à présent, ils pouvaient invoquer l’obligation légale, les cofinancements OPCA, le DIF. Demain, une fois versé le 1% à l’OPCA, que leur restera t-il pour financer le plan de formation ?

L’orientation qualification

Les plus optimistes estiment qu’ils s’adapteront et feront du CPF au lieu du DIF et du plan. Possible, mais cela pose une autre question pour les organismes de formation. Comment faire pour transformer les catalogues DIF et plan en parcours de formation qualifiants ? Car la loi exige que les formations CPF soient qualifiantes. Formation en vue d’obtenir le socle commun de compétences, accompagnement VAE, certifications RNCP ou inventaire RNCP, CQP ou CQPI exactement.

Tout cela ne va pas se faire en claquant des doigts. Il y a de forte chance pour que le CPF démarre lentement en 2015 et 2016. Les fonds non utilisés ne seront pas perdus pour tout le monde. Ils seront réorientés vers la formation des demandeurs d’emploi. Mais ce marché de la formation est bien différent de celui de la formation en entreprise. Ce transfert risque de détruire de la valeur. Les Régions sont de redoutables acheteurs de formation. Le moins coûtant est souvent le critère prépondérant. Au final, à la baisse de la demande se rajoutera probablement une tension sur les prix très forte.

Critères de qualité

Et ce n’est pas fini. A cela s’ajoute un troisième risque majeur pour les organismes de formation : la nouvelle compétence des OPCA et des FONGECIF en matière de qualité de formation. Jusqu’à présent leur rôle consistait à payer sur la base de la réalisation effective de la formation. L’article L.6332-1 leur confie dorénavant la charge d’évaluer 'la capacité du prestataire de formation à dispenser une formation de qualité'. Cela va probablement tout changer. OPCA et OPACIF seront en droit de refuser une prise en charge s’ils estiment que la prestation n’est pas de qualité.

Reste à savoir ce que l’on entend par qualité de la formation. Les débats sont vifs, les enjeux importants. Des groupes de travail réfléchissent à la question en vue de préparer la rédaction du futur décret. La qualité de la prestation sera t-elle reconnue sur des critères de processus de conception et de mise en œuvre (certification de qualité), sur des critères de profils de formateurs (habilitation de personnes) ou sur des critères de résultat (taux de réussite à la certification, taux de retour à l’emploi, taux de promotions…) ?

La question donne le vertige. On n’ose imaginer ce qu’il restera dans le décret. Quels critères permettront d’évaluer objectivement et, surtout administrativement, la qualité d’un programme blended ! L’usine à gaz nous guette.

Allier les contraires pour sortir gagnant

La réforme semble porter en elle davantage de risques que d’opportunités. Les organismes de formation vont devoir changer vite et radicalement. Ils n’ont que trop retardé leur adaptation au marché. Le syndrome du marché de la presse ou de la musique les guette. Baisse des volumes, baisse des coûts, nouveaux entrants venant de l’internet… tous les ingrédients sont là pour une remise en cause des rentes de situations. Ceux qui résisteront sauront allier les contraires.

Ils devront être à la fois agiles pour avoir des coûts compétitifs et de taille suffisamment importante pour faire face aux pressions sur les prix des donneurs d’ordre entreprises aux budgets limités, OPCA, OPACIF, de Pôle Emploi ou les Régions.

Ils devront être experts du contenu, pour apporter une réelle valeur ajoutée par rapport aux contenus pléthoriques à disposition sur le web, et innovants pédagogiquement pour améliorer la qualité de leurs formations.

Ils devront imaginer des parcours de formation de plus en plus courts et proches des besoins immédiats en compétence, et à la fois proposer des parcours qualifiants pour espérer être financés dans le cadre du CPF.

Ils devront former massivement. On pense alors immédiatement aux MOOC. Mais ils seront certainement attendus sur des résultats concrets en matière d’adaptation au poste de travail ou de retour vers l’emploi. Et cela ne peut se faire qu’à travers une individualisation poussée, ce qui n’est pas la première qualité des MOOC. Le défi à relever est d’industrialiser l’individualisation. La digitalisation, trop souvent retardée de leur offre de formation, va s’imposer comme un incontournable.

Marc Dennery

Via Van Coppenolle
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Les effets de la réforme – épisode 1 : le salarié acteur de sa formation

Les effets de la réforme – épisode 1 : le salarié acteur de sa formation | CaféAnimé | Scoop.it
La réforme de la formation que nous annoncions récemment est aujourd’hui engagée. Premier concerné : le salarié, pour qui - à écouter les signataires de l’accord du 14 décembre 2013 - tout a été fait : il aura plus de moyens pour se former et des outils tels que le Compte Personnel Formation (CPF) ou l’entretien professionnel pour s’orienter.

La réalité est-elle aussi idyllique ?

CPF : le risque d'auto-prescription

Le CPF remplace certes le DIF, mais avec un positionnement très différent. Le DIF est (était) bâti sur le principe d'une co-construction entre le salarié, à l'initiative de la demande de formation, et l'employeur qui doit donner son accord. Sans accord, le départ en formation est, sauf exception, impossible. Il en va tout autrement avec le CPF. Lequel constitue un droit opposable à l’employeur. Si la formation permet d’accéder au socle commun de compétences ou s’il s’agit d’une formation figurant dans un accord de branche ou d’entreprise, l’employeur ne pourra refuser.

Conséquence majeure de cette construction juridique : le salarié va pouvoir s’auto-prescrire sa formation. En théorie, il existe des outils pour éviter que cette auto-prescription devienne aussi néfaste, dans le domaine de la formation, qu’une auto-médicamentation dans celui de la santé. Ces outils : 'l’entretien professionnel' et le 'conseil en évolution professionnelle', mais il est peut probable qu'ils soient systématiquement mis en pratique avant un départ en CPF.

La question reste donc entière : comment aider le salarié à faire le meilleur choix de formation ? D'abord on peut noter que les grandes entreprises n’auront vraisemblablement pas trop de mal à surmonter cette difficulté. Elles créeront des catalogues CPF, à l'instar de ce qu'elles ont fait pour le DIF ! Et les responsables et chargés de formation seront là pour accompagner les salariés dans leur choix. Ils les aideront à trouver les meilleures offres et à monter leurs financements. Si nécessaire, ces entreprises externaliseront / financeront ces prestations de type point carrière-formation (par exemple)…

Mais qu’en sera t-il pour les PME et, a fortiori, pour les TPE ? La loi prévoit bien de faire bénéficier gratuitement chaque salarié d’un conseil en évolution professionnelle ; mais peut-on croire un instant que les conseillers FONGECIF pourront recevoir tous les salariés en quête d’un parcours de formation personnalisé ?

La solution est ailleurs. Elle passe notamment, inévitablement, par un investissement marketing important de la part des organismes de formation qui devront faire le nécessaire pour éviter aux salariés le risque de se tromper de prescription. Il est en effet impératif que ceux-ci puissent savoir précisément ce qu’ils apprendront et à quoi pourront leur servir les connaissances acquises. On le comprend : loin de suffire, la traditonnelle 'fiche programme' devra être complétée par des teasers, des mini-sites intégrant testimoniaux et interviews des formateurs, voire des 'like' comme sur Facebook ou Linkedin… Le réseau social de la formation pourra-t-il s'inventer sur ces fondations ? C'est souhaitable !

Fin de l’obligation fiscale : développement de l’auto-formation ?

Autre changement majeur de la réforme : la fin de l’obligation fiscale, qui constitue un grand saut dans l’inconnu pour le système français de la Formation Professionnelle Continue. Depuis 43 ans que cette obligation existait, la FPC était tout entière bâtie autour d’elle. Comment les entreprises vont-elles réagir à la fin du 0,9% ? Les signataires rassurent : 'les entreprises sont bien au-delà de l’obligation fiscale, c’est la preuve que celle-ci n’a plus d’effet'. Vrai, si on regarde l’effort moyen des entreprises. Faux, car une entreprise sur deux dépense tout de même moins que l’obligation fiscale !

Le risque est surtout dans le changement des mentalités. Jusqu’à présent, la formation était perçue comme une taxe obligatoire, par la DG, la Direction financière ou la DRH, comme l'est par exemple le 1% Logement. La suppression du 0,9% pourrait tout changer, et certains responsables de formation redoutent déjà les échanges qu'ils auront avec leurs DAF en septembre prochain !

Il va de soi que les salariés risquent de voir leurs demandes de formation plus souvent refusées. La formation avec le tiers payant, c’est fini ! On formera par conséquent quand on en aura réellement besoin. Adieu aux formations de confort, fin des stages largement inutiles qui, on ne saurait le nier, ont existé et existent encore.

Le salarié va devoir apprendre en allant moins souvent en stage. Les dispositifs de type E-Campus pourraient séduire les entreprises. Mais on sait que les approches e-learning de type 'open bar', offrant aux salariés de butiner librement dans des catalogues de modules sur étagère, fonctionnent plutôt mal en France. Ces contenus génériques sont souvent trop éloignés des besoins, et certaines productions sont loin d'avoir un design attractif.  Surtout, ces approches oublient deux conditions essentielles à la réussite de tout apprentissage : avoir un but et savoir conduire ses apprentissages.

Apprendre à apprendre

C’est pourquoi, à compter de la mise en application de la réforme, chaque salarié serait bien inspiré de suivre une première formation 'Apprendre à apprendre' ! Savoir bâtir son environnement d’apprentissage personnel, développer ses capacités d’apprenance, se fixer des buts et des stratégies d’apprentissage vont devenir une nécessité incontournable alors que les formations vont progressivement se raréfier. Car on n’utilise pas le e-learning et encore moins le 'crowd-learning' et autre social learning ou 'peer-to-peer coaching' sans un minimum de savoir-faire en apprentissage. Se former, c’est une technique, des attitudes et même une posture !

Une réforme qui fait donc du salarié l'acteur principal de sa formation. L’énoncer et le graver dans le marbre d’une loi ne suffit pas à rendre tous les salariés responsables de leur apprentissage. Si notre société veut réellement des salariés-apprenants, il lui faudra bien plus qu’une loi : des moyens et un accompagnement. Aux entreprises d’y contribuer, et au premier chef aux services RH et formation. Le pourront-ils ? Le voudront-ils ? Reste à savoir comment eux-mêmes interprèteront la réforme…

Marc Dennery

Via Van Coppenolle
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Le WWF France se réjouit du vote de la Belgique en faveur de la sauvegarde du Parc des Virunga

Le WWF France se réjouit du vote de la Belgique en faveur de la sauvegarde du Parc des Virunga | CaféAnimé | Scoop.it

Le WWF félicite le Parlement fédéral belge pour cette initiative et appelle le gouvernement français et la représentation nationale à suivre cet exemple.


Via WWF-France
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"L'argent, une source de stress qui vient s'ajouter aux études"

"L'argent, une source de stress qui vient s'ajouter aux études" | CaféAnimé | Scoop.it
Le budget nécessaire pour suivre des études supérieures ne cesse d'augmenter, selon une étude rendue publique par l'UNEF lundi. Des étudiants témoignent.

 

Logement, alimentation, frais de scolarité... le budget nécessaire pour suivre des études supérieures ne cesse d'augmenter. Lundi 20 août, l'UNEF chiffrait même à +3,7 % la hausse du coût de la vie étudiante pour 2012-2013, soit presque le double de l'inflation. A la suite de l'appel à témoignages lancé sur lemonde.fr, de nombreux étudiants nous ont fait part de leurs galères financières : les sorties entre amis limitées, les plats de pâtes obligatoires en fin de mois, les loyers exhorbitants qui grèvent plus de la moitié des budgets... Récits.

 

*Etudier, un luxe, par Clémence, 21 ans, Manche,

Je viens d'obtenir ma licence d'anglais en Irlande, je vais commencer mon master 1 à l'IUFM. Pour faire cette année Erasmus, j'ai travaillé comme femme de ménage au Crous l'année précédente en parallèle à mes études et chaque été, je travaille. Mes parents, instituteurs, m'ont toujours aidé comme ils pouvaient mais le coût de la vie augmentant, ayant un frère et une soeur et n'étant qu'à l'échelon 0 pour les bourses du Crous, il a fallu que je trouve des solutions. Je ne compte pas les nuits passées à faire des insomnies et des crises d'angoisses en pensant à mon avenir financier incertain....

 

*Pas le temps pour un job, par Mounir, 20 ans, Nancy,

Je débute ma troisième année de médecine en septembre et j'appréhende la rentrée. Payer les notes de cours, la carte du bus et les ouvrages de référence hors de prix devient difficile quand le loyer accapare déjà la moitié du budget. On se débrouille alors comme on peut : livres d'occasion, impression des diapositives de cours en groupe et colocation. J'ai la chance d'avoir des parents qui me prennent encore en charge et je ne pense pas pouvoir trouver le temps d'avoir un job en plus de mes études de médecine. C'est le budget sorties qui est systématiquement sacrifié quand les fins de mois s'annoncent difficiles, au risque de saturer. L'argent, c'est une source de stress qui vient s'ajouter à celui des études....


Via Vincent DUBOIS, CECI Jean-François
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Les effets de la réforme – épisode 5 – Les OPCA vers un changement de logique

Les effets de la réforme – épisode 5 – Les OPCA vers un changement de logique | CaféAnimé | Scoop.it
Fin de l’obligation fiscale, oui mais pas seulement…

Le texte de la loi du 5 mars 2014 fait, au final, assez peu référence aux OPCA. Hormis les articles dédiés aux nouvelles répartitions de l’obligation conventionnelles, deux articles seulement les concernent directement. L’article L.6316-1 les invite à intervenir dans le contrôle de la qualité de l’offre de formation et l’article L.6332-1-2 leur offre la possibilité de percevoir des « contributions supplémentaires ayant pour objet le développement de la formation professionnelle continue ».

Ces deux articles beaucoup moins “médiatisés“ que la fin de l’obligation fiscale sont pourtant d’une extrême importance. Le premier leur donne la possibilité de refuser le financement d’une action sur des critères de qualité et non plus seulement administratifs. Le second leur permet de financer des prestations autres que la seule formation. Cela peut être des études, des prestations de conseil et de gestion, etc.

Ces deux articles ouvrent le jeu des OPCA. Ils ne sont plus confinés au seul rôle de financeur d’actions de formation. Ils peuvent investir le champ des services auprès des différents acteurs de la formation.

Des nouveaux services à proposer

Ni le législateur, ni le négociateur n’ont spécifié ces services. Il revient aux OPCA de les inventer. A eux de se mettre au marketing des services et écouter les besoins de leurs clients. Ceux des entreprises adhérentes évidemment, mais également toutes les parties prenantes de l’éco-système de formation : les branches professionnelles, les salariés, les organismes de formation, Pôle emploi, les Régions… Tout est à créer. Si quelques OPCA ont investi depuis longtemps la délégation de paiement et plus récemment l’offre d’actions collectives, la simplification des processus de gestion avec les Extranets, ou encore la veille, le sujet est loin d’être épuisé.

Citons pêle-mêle quelques pistes :

Référencement d’organismes de formation, Centrale d’achats, Généralisation des actions collectives,Mutualisation des investissements en R&D pédagogique,Développement d’une ingénierie de certification en appui des CPNE,Mise en place de SI Formation délégués, Délégation de la gestion du 0,2% CPF et du plan de formation au delà de la contribution conventionnelle avec service associé,Montage de partenariats Régions / Pôle emploi / inter OPCA en vue d’offrir des prestations de co-financement originales,Conseil auprès de salariés pour le montage de projet de formation notamment en CPF et plus globalement pour la définition de son projet professionnel (en complément du CEP)Etc.
Et si les OPCA devenaient la plaque tournante ?

Passant d’un rôle de financeur à un rôle de conseil auprès de toutes les parties prenantes de la formation, les OPCA pourraient détenir les clés de la réussite de la réforme : invention de nouveaux services, accompagnement efficace des entreprises mais également des salariés et des organismes de formation. La loi du 5 mars 2014 pourrait changer en profondeur les pratiques de formation. A contrario ils restent arc-boutés sur une logique financière sans proposer de services à haute valeur ajoutée, et la réforme échouera.

Concrètement, les OPCA peuvent devenir la plaque tournante de l’éco-système de formation à condition d’intervenir efficacement autour de 5 axes majeurs :

• L’optimisation des coûts,
• L’innovation pédagogique,
• La simplification de la gestion,
• L’aide au montage de projets de formation orientés vers l’employabilité,
• L’ingénierie de partenariats financiers pour la sécurisation de l’emploi.

Les OPCA détiennent les clés de la réforme de 2014, et de leur propre avenir. Ils échouent et la prochaine réforme les conduira à fusionner, voire pire à être démantelés et répartis entre Pôle emploi et les FONGECIF.  Ils réussissent et c’est eux qui intégreront les FONGECIF offrant l’ensemble de la palette de services aux entreprises, mais également aux salariés et peut-être même aux demandeurs d’emploi, si entre temps le CPF devient le dispositif unique du droit à la formation individuelle.

Marc Dennery

Via Van Coppenolle
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Les effets de la réforme – épisode 2 : la solitude du responsable de formation devant la fin de la 24-83

Les effets de la réforme – épisode 2 : la solitude du responsable de formation devant la fin de la 24-83 | CaféAnimé | Scoop.it
Fin de la 24-83 = baisse des budgets de formation, et alors ?

Les responsables de formation sont partagés sur l'interprétation de ce coup de tonnerre. Pour résumer : séduits par cette simplification administrative, inquiets pour leur budget ! Craignant en effet que direction générale et financière s'accordent pour exiger des économies là où l'obligation de dépenser a disparu, ce qui, admettons-le, est hautement probable. Est-ce pour autant un réel problème pour la fonction formation ? Il faut plutôt qu'elle y voit l'occasion historique de se réinventer. Et de se revenir à la question qui sous-tend fondamentalement la réforme : comment faire mieux avec moins ? Conseil aux responsables formation : ils ont mieux à faire que de dépenser leur énergie à lutter contre les exigences de leurs contrôleurs budgétaires… Un combat perdu d'avance. Mieux vaut innover notamment en repensant les modalités de formation.

Une piste devenue évidente : digitaliser la formation pour faire mieux avec moins. C'est dans l'air du temps, à juste titre comme le montrent les multiples réussites de cette approche. Oui, mais… Digitaliser, ce n'est pas seulement seulement faire migrer les cours présentiels vers des formations e-learning. C'est beaucoup plus que ça. Notamment, développer des MOOC d’entreprise ou COOC (Corporate Open Online Course), et plus globalement généraliser l’approche SPOC (Small Private Online Course)… Je sais, ça fait beaucoup d'acronymes… Mais on finira par s'y faire ! C'est intégrer le digital au présentiel pour passer du groupe étriqué de 12 participants à des communautés apprenantes étendues à 36 voire 48 ou 60 apprenants, et augmenter ainsi le ratio nombre de stagiaires / formateur. Les classes virtuelles aussi ne devraient pas tarder à s'imposer ; elles offrent le  double avantage de réduire les coûts de déplacement et d’hébergement et de renforcer l'individualisation des formations. Enfin (liste non exhaustive), digitaliser les processus de gestion de la formation et notamment le conseil en matière de CPF et l’entretien professionnel. Ce dernier devra être formel et tracé. Sans passage au digital, il court le risque d'être une usine à gaz de plus !
 
Réinvestir le champ politique : ce doit être un autre objectif majeur du responsable de formation dans l'entreprise. Cela signifie, pour lui, aider son comité de direction à élaborer des axes prioritaires réellement alignés avec la stratégie de l’entreprise, pour concentrer les plans de formation sur l’essentiel. Avec la disparition de l’obligation fiscale, c'est la formation comme levier social qui disparaît : une formation qui était trop souvent destinée à satisfaire des exigences légales et des demandes sociales.  On comprend pourquoi cette formation a déserté l'agenda des comités de direction : la DRH seule, ou le Directeur formation, suffisaient à gérer ces aspects. Faire de la formation pour faire de la formation, c'est terminé : il faudra maintenant s'attacher à servir au mieux les besoins stratégiques. L’occasion d'une fonction formation replacée au niveau stratégique qui doit être le sien.

Parlons enfin du terrain… La fonction formation existait bien avant que soit promulguée la loi de 1971 et la mise en place de l’obligation fiscale. Sa valeur ajoutée n’était alors pas tant administrative et financière que pédagogique. La réforme de 2014 offre au responsable de formation une opportunité de revenir aux origines et aux fondamentaux de son métier et de faire à nouveau de la pédagogie au plus proche du terrain. Les chantiers ne manquent pas qu’ils soient, qu'ils soient à destination des managers ou des apprenants… Il est plus que jamais nécessaire, par exemple, de former les managers au développement des compétences collectives et individuelles de leurs collaborateurs, de les aider à concevoir et déployer des formations internes. Nécessaire aussi d'aider les salariés à devenir les principaux acteurs de leur formation. Une idée généreuse, mais qui supposent des salariés capables de s’autoformer, pour devenir réalité.

S’investir à nouveau dans le champ pédagogique : un moyen évident de réduire les coûts de formation, car le responsable de formation limitera son appel aux organismes de formation externes. Avec cette réserve : il devra éviter de verser dans l'excès et de limiter sa valeur ajoutée à la seule animation de formations. Il devra se concentrer sur les formations à fort enjeu. Et l'on comprend pourquoi il doit veiller soigneusement à son expertise en ingénierie de formation.

Enfin, l’optimisation du budget formation passera par une gestion au cordeau des cofinancements. Jusqu’à présent, les branches ne se montraient pas bien exigeantes en matière d’ingénierie pédagogique. Les cofinancements 'DIF prioritaire' ou 'Période de professionnalisation' étaient facilement obtenus pour des stages ou des parcours de formation plus ou moins longs. Demain, il en sera tout autrement : il faudra bâtir des actions qualifiantes. Le responsable de formation doit développer une compétence d’ingénierie de certification, pour transformer des parcours de professionnalisation multimodaux en actions certifiantes aptes à figurer sur des listes CQP, RNCP ou inventaire du CNCP. Tout, quasiment, est à créer, tant les expériences sont rares dans le domaine. C’est un défi passionnant pour les responsables de formation.

Loin d’être un risque pour les responsables de formation, la réforme de la formation peut représenter une opportunité pour lui permettre d’élever son niveau de jeu : s’investir dans la digitalisation de la formation, ré-investir les champs politiques et pédagogiques et augmenter son niveau d’expertise en ingénierie. Mais pour cela, il est impératif qu’il ne s’arc-boute pas sur une vision trop administrative de la formation et qu’il s’engage dans une ré-ingénierie de la fonction formation.

Marc Dennery

Via Van Coppenolle
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Après une quinzaine d'autres communes, Montreuil s'offre une monnaie locale

Après une quinzaine d'autres communes, Montreuil s'offre une monnaie locale | CaféAnimé | Scoop.it
La France compte plus d'une quinzaine de devises locales et au moins autant de projets en gestation. Mais les initiatives hexagonales sont encore loin de connaître l'ampleur d'expériences menées ailleurs en Europe.

Via Institut Palmas Europe
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Institut Palmas Europe's curator insight, June 22, 2013 3:54 PM

Un article dans Le Monde sur la dynamique des monnaies locales et notamment à Montreuil (Ile-de-France) qui choisit le nom de sa monnaie après une campagne participative de plusieurs semaines.

http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-saint-denis-93/trois-noms-en-lice-pour-la-monnaie-locale-22-06-2013-2918567.php

Dominique Hebert's comment, June 23, 2013 2:25 AM
Dommage que les deux articles ne soient accessible qu'aux abonnés du Monde et du Parisien
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Saint-Gaudens. La monnaie locale toujours à l'étude - La Dépêche

Saint-Gaudens. La monnaie locale toujours à l'étude - La Dépêche | CaféAnimé | Scoop.it

Instigatrice de sa mise en œuvre en Comminges, l'association «Les Champs du possible» s'attache à la création d'une monnaie locale dans le saint-gaudinois.


Via Institut Palmas Europe, Bernard BRUNET
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