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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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GRÈCE • Un ancien membre d'Aube dorée témoigne

GRÈCE • Un ancien membre d'Aube dorée témoigne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le quotidien grec To Ethnos a rencontré un ancien membre du parti néonazi Aube dorée, deux jours après la mort d'un militant antifascite tué par un membre de la formation d'extrême droite. Extraits.

 

 

Un ancien membre d’Aube dorée (AD) révèle l'existence d'un bataillon d’assaut de l’organisation nazie : leur manière d’organiser des attaques, où est-ce qu’ils "cachent leurs armes", les conditions pour entrer dans l’équipe et le respect de la hiérarchie. Ce dernier a appartenu au noyau dur d’Aube dorée durant un an et demi.

Pendant cette période, il en a vu beaucoup et a côtoyé de près les hommes qui composent la branche locale du parti, "dont le meurtrier de Pavlos Fyssas était sous-chef", affirme-t-il. Dans ce long entretien qu’il accorde à To Ethnos, il fait sortir de l’ombre cette branche locale dangereuse d’Aube dorée de la ville de Nikaia [ou Nicée], au sud-ouest d’Athènes. Il nous a aussi fourni des documents que nous ne pouvons publier, pour des raisons évidentes.

Ce qu’il nous révèle est plus ou moins ce que nous imaginions, mais les preuves sont choquantes. Le bataillon d’assaut de Nikaia, dirigée par Giorgos Patelis et présidé par le député Ioannis Lagos, dispose d’une hiérarchie, d’une structure et d’une organisation que l’on rencontre seulement dans des équipes paramilitaires criminelles.


Leur quartier général est leur bureau. On y donne les ordres pour attaquer les migrants et pour d’autres actions. C’est dans ce bureau que sont gardés les battes, stylets et bâtons télescopiques qu’ils font disparaître quand il y a un contrôle de police. "Quand il fallait les cacher, nous mettions nos armes dans la voiture de Giorgos Pantelis et dans la maison de sa maman", nous dit cet ancien membre du parti. "D’ailleurs, un policier de Nikaia est lui-même membre d’AD et donne des informations quand un contrôle se prépare, ou bien il se charge de nettoyer le casier judiciaire de ceux qui se font prendre en flagrant délit."

En se confiant au journal, l’ex-membre du parti analyse l’organigramme de la branche d’AD de Nikaia et affirme que s’il se passait quoi que ce soit dans le quartier, "tous en auraient informé Giorgos Pantelis. Ce dernier devait, à son tour, informer Ioannis Lagos qui était le fer de lance de toutes les actions de la branche. Si nous avions son accord, nous pouvions sortir dans les rues. Pour taguer nos slogans sur les murs de la ville, ou s’en prendre à des Pakistanais, il fallait que Pantelis et Lagos soient informés."

"Pour intégrer le bataillon d'assaut de Nikaia", explique notre témoin, "il faut appartenir à la 'clique' de Giorgos Pantelis et être capable de prouver sa valeur. Une fois membre, on entre dans le cercle, et puis, une fois qu’on prouve que l’on est digne du parti, on approche du noyau dur. On te dit, dès le départ, 'tu n’es rien, tu es nul'. On te dit de faire des pompes et on te donne des coups de pieds dans les côtes devant tout le monde. Une fois dans le noyau dur, on te donne un livret où sont inscrits tous tes services : dans combien de rassemblements tu t'es rendu, combien de fois tu es allé aider à l’organisation du bureau, etc."...

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Miguel, Marina, Carlotta... ces Espagnols qui fuient la crise au Maroc

Miguel, Marina, Carlotta... ces Espagnols qui fuient la crise au Maroc | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Restaurateur, cadre, retraité, chômeur, architecte ou maçon. Ils sont des milliers à avoir traversé la mer pour chercher fortune sur l'autre rive de la Méditerranée.

 

Avant la crise économique de 2008-2009, le Maroc accueillait officiellement près de 3000 migrants espagnols. En 2011, ils étaient quatre fois plus nombreux. A Tanger, Ceuta, dans le nord du pays mais aussi plus au Sud, cette réalité est visible. Un long reportage consacré aux émigrés espagnols a été diffusé en mars sur la chaîne marocaine 2M. Le même mois, le site Tanjanews.com a même évoqué les "mendiants espagnols" qui font de la musique dans les rues tangéroises. Les réactions ont été vives sur la toile

Maria Jesus Herrera, du bureau espagnol de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) relativise. "La migration espagnole se fait davantage vers l'Amérique latine, où il n'y a pas de barrière linguistique voire en Allemagne ou en France, dit-elle. Mais le Maroc n'est qu'à treize kilomètres de notre pays et il existe une tradition économique pour les entreprises espagnoles de s'y installer."

Pere Navarro, conseiller social à l'ambassade d'Espagne à Rabat, insiste aussi sur les nouvelles implantations d'entreprises espagnoles. Une image plus valorisante à défendre pour cet officiel que celle de chômeurs ou de salariés fuyant un pays en crise et venant chercher meilleure fortune au Maroc. Les chiffres fournis par l'ambassade ne disent pas tout, surtout quand ils font état d'une "relative stabilité", avec quelque 10 000 Espagnols enregistrés officiellement - beaucoup ne sont pas déclarés. C'est peu comparé aux quelque 850 000 Marocains vivent en Espagne. "Les salaires sont nettement plus bas et venir ici sans projet professionnel n'est pas facile", explique M. Navarro....

 

Comme chaque année au printemps, des centaines de Marocaines ont traversé le détroit pour aller faire la campagne de fraises à Huelva, en Andalousie. Les migrations se croisent. Des Marocains installés en Espagne retournent au pays, pour quelques mois, pour faire le taxi par exemple, laissant leurs familles afin qu'elles continuent à bénéficier des aides sociales espagnoles. "On a même constaté des transferts de fond du Maroc vers l'Espagne pour aider les familles à y rester, pour qu'elles gardent leur place en Espagne", témoigne Anke Strauss, du bureau de l'OIM au Maroc....

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Chypre : «Je veux retirer le maximum et fermer mon compte»

Chypre : «Je veux retirer le maximum et fermer mon compte» | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

A la réouverture des banques ce jeudi à Nicosie, un peu d'attente mais nulle panique.

 

Le grand «bank run» n’aura pas eu lieu à Chypre. Du moins pas physiquement, si l’on en juge par les files d’attente finalement plutôt calmes et limitées ce jeudi devant les banques de Nicosie. Après douze jours de fermeture forcée, les établissements devaient rouvrir ce jeudi à midi, avait confirmé mercredi soir la Banque centrale. Mais de strictes restrictions ont été mises en place pour éviter des retraits massifs: les retraits sont limités à 300 euros par personne et par jour, les virements à l’étranger à 5 000 euros par mois, par personne et par banque, et les voyageurs quittant l’île ne peuvent porter sur eux plus de 1 000 euros en espèces (détail des mesures ici). 

Un peu avant l’heure, de petites files ont commencé à se former devant les agences, sous l’œil des vigiles postés là depuis 7 heures du matin. Devant la banque Laiki d’une avenue du sud de la ville, ils sont une quinzaine à patienter à l’heure dite. Pareil devant les agences alentour, un peu plus dans le centre. Grande sacrifiée du plan de restructuration, la Laiki, deuxième banque du pays, sera scindée en deux, sa partie «saine» devant être absorbée par la Bank of Cyprus.

Helena, la cinquantaine, est arrivée une heure en avance devant son agence. Ancienne secrétaire, elle n’a plus de travail et vit avec les 400 euros qu’elle reçoit de l’Etat. Sans carte de crédit, sans pouvoir retirer au guichet et sans pouvoir déposer son chèque de pension, elle était coincée depuis douze jours. «Une amie m’a prêté 50 euros pour pouvoir tenir la semaine. Là, j’espère pouvoir retirer 200 euros, sur mes 1 000 euros d’économie.» Derrière elle, un homme en costard, nerveux. Gérant d’une agence de voyage, il veut déposer des chèques. «On a une date limite pour payer les compagnies d’avion. Si je ne peux pas payer, je risque de perdre ma licence.»


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Finlande : Umayya, l’immigrée qui tend un miroir au racisme - Rue89

Finlande : Umayya, l’immigrée qui tend un miroir au racisme - Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Umayya Abu-Hanna, immigrée d’origine palestinienne, a vécu trente ans en Finlande. Ne supportant plus les vexations racistes, elle s’est installée avec sa fille âgée de 3 ans à Amsterdam.

 

Umayya Abu-Hanna, 51 ans, a l’habitude de secouer la société finlandaise. En 1995, elle est devenue la première personne issue de l’immigration à présenter une émission télévisée en Finlande. Elle s’est ensuite engagée en politique, aux côtés des Verts. Elue au conseil municipal d’Helsinki, elle a également été candidate à des élections législatives et européennes.

Bien intégrée dans la vie politique et médiatique finlandaise, elle a pourtant décidé, en 2010, de quitter son pays d’accueil pour s’installer à Amsterdam.

Dans une chronique publiée dimanche dernier dans le quotidien de référence finlandais Helsingin Sanomat, elle explique les raisons de ce départ. Mère adoptive d’une fillette à la peau noire, elle assure qu’elle ne pouvait plus supporter la xénophobie des Finlandais.

 

Elle raconte son expérience :

« En Finlande, on m’a toujours crié dessus. Pendant trente ans, j’ai eu droit à tout : “bougnoule”, “terroriste”, “Ali Baba”, “musulmane”... Et pourtant, je ne savais pas encore que la peau noire pouvait attirer autant de haine.

Ma fille adoptive est une Zoulou, née à Johannesburg, en Afrique du Sud. Une fois, alors qu’elle était âgée d’1 an et que nous attendions tranquillement le métro à Helsinki, une grand-mère de 80 ans s’est postée en face d’elle et s’est mise à lui crier : “ Sale nègre !”

Elle a regardé autour d’elle, agitant ses bras pour montrer aux autres ce qu’elle avait trouvé : “ Regardez, une putain de nègre ” !

La grand-mère n’était ni folle, ni saoule, juste un être humain normal.

Environ trois fois par mois, un Finlandais ordinaire s’en prenait à ma fille, en ma présence. Des ados par exemple, lui répétaient : “ Nègre, nègre !”

Une autre fois, lorsque ma fille était âgée de 2 ans, nous nous trouvions dans un vol Finnair en direction de Paris. Un couple d’une quarantaine d’années s’est approché de ma fille, qui se tenait devant un emplacement pour des valises. J’ai souri, car je pensais qu’ils allaient dire quelque chose de mignon. L’homme a approché son visage de celui de ma fille et a grogné : “ Sale nègre, vire tes mains des valises !”

Devant la répétition de telles scènes, je ne savais pas comment faire comprendre à ma fille qu’elle était quelqu’un d’important, quelqu’un de valeur. Nous avons donc déménagé à Amsterdam. »

...

 

Pour Anna Rastas :

« Personne ne veut être raciste. Les Finlandais se voient comme des gens innocents, qui veulent seulement protéger une certaine image de leur pays. »

Une image paisible, à l’écart du monde, qu’ils craignent d’écorner en permettant l’émergence d’une société multiculturelle.

En octobre dernier, trois militants de gauche ont publié un livre, intitulé « L’Extrême droite finlandaise ». D’après eux, les opinions racistes reçoivent de plus en plus de place dans les médias finlandais. Ils se saisissent de l’exemple du mouvement nationaliste Suomen Sisu, qui dénonce le multiculturalisme et milite pour un traitement « séparé mais égal » des races.

Dans le livre, le créateur de cette organisation se félicite d’être entendu dans les médias, et d’avoir réussi à ériger l’immigration comme un sujet de débat public.

Dan Koivulaakso, l’un des auteurs de l’enquête, s’en inquiète :

« Je ne crains pas les opinions racistes. Ce qui m’inquiète, c’est comment elles sont reçues. Ces opinions pourraient cesser d’appartenir à une frange limitée de la population, et devenir populaires. »

Dans sa chronique, Umayya Abu-Hanna insiste sur le fait qu’en Finlande, égalité signifie similarité. Que d’après certains Finlandais, il faut se ressembler pour perpétuer l’unité du pays....

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Steffi, 65 ans, travailleuse précaire brisée par le « modèle allemand » - Rue89

Steffi, 65 ans, travailleuse précaire brisée par le « modèle allemand » - Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Après son licenciement, Steffi, Allemande résidant en Lorraine, a découvert que la politique sociale de son pays était bien moins protectrice que celle de la France.

 

(De Moselle) Steffi (le prénom a été modifié), la soixantaine, est allemande. Célibataire, elle réside depuis le début des années 1990 à Grosbliederstroff, un petit village de Moselle. Elle parcourt tous les matins la dizaine de kilomètres la séparant de Sarrebruck, en Allemagne, où elle exerce la profession de comptable dans une agence de voyage.

Elle est classée dans la catégorie des travailleurs transfrontaliers atypiques : elle réside à « l’étranger », mais rejoint son pays natal tous les jours pour y travailler. Jusqu’en mars 2009.

Les nouveaux propriétaires de son agence ont décidé il y a trois ans d’« externaliser » le service de comptabilité – comprendre : licencier ses employés. Crise économique, explosion des réservations de voyage par Internet... Il faut tailler dans le tas pour survivre.

Après 40 ans passés dans la même entreprise, Steffi se retrouve au chômage, désemparée :

« Pendant les sept mois de préavis, j’ai travaillé en sachant que j’allais me faire virer. Tous les autres se sont mis en maladie. Moi, j’ai bossé jusqu’au dernier jour pour la boîte qui allait me licencier.

Et puis je me suis retrouvée à la maison, en ne sachant pas quoi faire. J’avais des tas de livres sur l’art, que je me promettais de lire depuis des années sans trouver le temps. Là, j’avais le temps, mais plus l’envie. »...

 

Arsène Schmitt, syndicaliste et président du CDTFM, affirme que la crise a engendré des situations dramatiques dans la région frontalière Moselle-Sarre :

« Nous nous battons, nous dénonçons cette Europe du capital, cette machine de guerre contre les travailleurs. C’est un carnage social en ce moment, on est en train de détruire nos acquis, nos droits, nos retraites. »

Et ces difficultés ne sont pas propres aux travailleurs français. Les Allemands aussi sont durement touchés, regrette Arsène Schmitt dans un rire désabusé :

« L’Allemagne va bien ? Pas du tout ! Les médias relaient des informations qui ne tiennent pas debout. Cinq à six millions de personnes travaillent pour des mini-salaires de 400 euros. On parle de pauvreté dans la vieillesse, de retraités qui doivent chercher des jobs pour survivre, de travail précaire.

L’Allemagne qui résiste à la crise ? C’est un mythe. En tout cas pour les travailleurs. »

Outre-Rhin, on a fait face à la crise avec plus de réussite, certes. Mais les classes moyennes et les ouvriers ont assumé les conséquences d’une politique sévère. Près de 7 millions de personnes ont un salaire inférieur à 8,50 euros de l’heure. Et 20% des salariés des PME allemandes se débrouillent avec moins de 10,36 euros horaires...

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Crise : l’Espagne m’apprend comment « sortir de ma zone de confort » - Rue89

Crise : l’Espagne m’apprend comment « sortir de ma zone de confort » - Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Diplômée, polyglotte, Sarah a travaillé huit mois dans un "call center" de Barcelone, en plein boom, qui se sert des nouvelles lois pour payer moins ou virer son personnel.

 

Barcelone comptait début 2011 environ 35 000 Français inscrits au consulat sur un total estimé à 60 000. Aux curieux qui cherchent encore la raison de cette transhumance, la réponse est assez simple : climat, plage, vie culturelle, bière à un euro, crevettes à l’ail et une vie nocturne parmi les plus trépidantes et riches d’Europe.

L’attractivité de la ville de Gaudi reposait également, jusqu’à peu, sur une économie florissante. Mais l’effondrement du secteur de la construction, les vagues de crises successives (financière, boursière, économique et plus récemment bancaire avec la faillite de Dexia) ont eu raison du miracle espagnol.

Les perspectives professionnelles qu’offre désormais Barcelone à ses expatriés se sont considérablement obscurcies. Mais comme souvent, le malheur des uns fait le bonheur des autres.

Les uns (j’étais de ceux-là) sont la multitude des jeunes ayant eu recours à une délocalisation volontaire à la recherche du soleil.

Les autres, ce sont ComputaCenter, mais aussi Avis, Sellbytel, Colt… les « call center », entreprises ayant eu recours à l’externalisation stratégique vers Barcelone dans le but de « capturer » une main-d’œuvre diplômée et polyglotte....

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Mort annoncée d'Erasmus : pourquoi ce programme est essentiel pour l'Europe

Mort annoncée d'Erasmus : pourquoi ce programme est essentiel pour l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
J'ai beaucoup changé grâce à cette année Erasmus.

 

Erasmus sera bientôt en cessation de paiement, d'après le député européen Alain Lamassoure. Les coupes budgétaires imposées par de nombreux pays européens ont en effet asphyxié le programme. Faut-il accepter cette perte au nom de la rigueur ? Surtout pas pour notre contributrice, qui nous parle de son expérience Erasmus.

Par Beatrice Masiani, ex étudiante Erasmus.

 

ERASMUS. Pour moi, l'échange Erasmus, c’est un programme fondamental pour consolider l’Union européenne… et c’est aussi ma plus belle expérience. Italienne, j’ai fait un échange Erasmus à Paris, lors de ma quatrième année d’architecture. Cette année m'a beaucoup apporté :

1. Du point de vue de l’autonomie. C’était la première fois que je vivais toute seule, loin de mes parents. En Italie, ce n’est pas comme en France, on reste chez ses parents jusqu’à ce qu’on travaille dans une autre ville ou qu’on se marie… Ce n’est pas évident de partir pendant ses études, surtout quand on habite à Rome, ce qui était mon cas.

2. Du point de vue scolaire. La France et l’Italie ont des approches très différentes de l’enseignement de l’architecture. L’architecture française s’inspire des beaux-arts, l'italienne de l’ingénierie. De plus, l’université française est beaucoup plus basée sur la pratique que l'italienne. Voir deux méthodes différentes, cela permet d’ouvrir sa réflexion.

3. Du point de vue personnel. Mon année Erasmus m’a permis d’apprendre le français. Je ne parlais quasiment pas en arrivant, et dès le mois de janvier j’arrivais à me débrouiller. Évidemment, c’était difficile de s’exprimer au début. Mais cela fait partie de l’aventure....

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Crise grecque : l'adieu à la classe moyenne...

Crise grecque : l'adieu à la classe moyenne... | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La société grecque est en pleine mutation. D'après notre blogueur associé Panogiotis Grigoriou, on observe de moins en moins de mixité sociale dans les rues d'Athènes.

Il va jusqu'à affirmer que la situation mènera à une disparition pure et simple de la classe moyenne...

 

Les chefs Troïkans, ont quitté paraît-il précipitamment le territoire de notre baronnie vendredi soir (21/09). Les journaux et les écrans de l'éphémère, ont, une fois de plus, sonné les trompettes de l'imbroglio : on apprend alors que «Samaras résiste, la preuve : il n'y aurait pas d'accord finalisé entre le gouvernement et la Troïka», ou sinon au contraire que «tout serait suspendu aux élections américaines». Il n'en est rien en réalité, et c'est ainsi que nombreux sont ceux qui n'accordent plus tellement d'importance aux états d'âme des journalistes. «Bien plus encore lorsque les temps sont sombres et qu'il convient d'avoir des choses la plus large vision possible», dira le poète (Elytis). Sauf que cette vision nous fait encore défaut. Les sujets grecs, réalisent du moins que les «grands» journalistes, dépendent du... «tiers-payant» de la bancocratie, et par conséquent, de sa mise en scène tirant parti des jeux d'ombre et de lumière pour nous subjuguer. Ils en deviennent (les) placébos, ou (les) puissants psychotropes, c'est selon, surtout dans cette usure accélérée et finalement la mort (dans toutes ses étapes) que nous constatons chaque jour autour de nous. Âge alors des extrêmes à répétition après un court répit. Pour l'homme, les temps furent toujours hélas maigres et il faut sans cesse lutter pour (provisoirement) éliminer toute forme de boursouflure et de démesure. Comme avec le méta-capitalisme que nous digérons en ce moment avec ses écorces et ses noyaux. Éliminer donc... si possible...

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A la cour des miracles d'Exarchia

A la cour des miracles d'Exarchia | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Fief historique des anarchistes au coeur d’Athènes, la place est un thermomètre de la société grecque pendant la crise.

Trafics et violences s’y développent entre les squats artistiques et sous le regard de la jeunesse chic venue humer l’air de la contestation. Par Nikos Hasapopoulos.

 

L’Albanais devenu homme d’affaire prospère et la jeune fille du quartier cossu d’Ekali transformée en petite fauteuse de troubles. Le bon vieil anarchiste renvoyant les pseudo-révolutionnaires néophytes à leurs études, l’hôtelier chypriote meilleur ami des touristes japonais ou l’ancien détenu devenu organisateur d’événements culturels : tous se retrouvent autour du terrain qu’un cacique du PASOK [le Parti socialiste grec] voulait transformer en parking, aujourd’hui point de ralliement des adolescents de la capitale, venus goûter au mythe de la place Exarchia.

Au coeur d’Athènes, tel un serpent qui change de peau, elle se transforme au quotidien, mélange les races, ouvre et ferme (à coups de cocktails Molotov, bien entendu) des commerces, veille sur ses restaurants Le Rosalia et Le Floral, ou encore sur le cinéma Le Riviera. Sans parler de ses deux kiosques, de la statue des amoureux et de deux ou trois choses encore. Une visite tardive permet d’y constater les effets de la crise mais aussi d’y retrouver les caractéristiques immuables d’Exarchia, le territoire grec le plus agité depuis la chute de la dictature et qualifié comme tel par le Département d’Etat américain !

Il est beaucoup de nuits où la place accueille des DJ amateurs ou des groupes de musique, mais toujours de la musique forte : “Nous voulons de la musique forte et des happenings pour repousser les junkies, les vendeurs de contrefaçons et la mafia albanaise”, explique un organisateur de concert. Malgré la musique assourdissante, la place accueille aussi les petits jeunes qui jouent au ballon, boivent des bières et discutent en petits groupes, de tout sauf de politique ! La nuit, sur la place Exarchia, le débat politique est presque inexistant !

Comment discuter politique si, dès 23 heures, les Mini-Cooper, les cabriolets BMW et les Audi descendent des quartiers huppés pour déverser leurs jeunes occupants dans les cafétérias de la place ? Ce sont souvent des bandes de filles, perchées sur des talons de 15 centimètres ou chaussées de sandales Tod’s, en tenues Prada et sacs Louis Vuitton. Elles boivent des bières, profitant, juste le temps d’une nuit, de l’atmosphère mythique de la place Exarchia. Parfois, une odeur d’herbe s’élève des tables voisines, où un groupe en tee-shirts floqués de messages révolutionnaires, complimente leurs coiffures....

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Pharma et Opus Dei : mon Erasmus surprenant à Pampelune - Rue89

Pharma et Opus Dei : mon Erasmus surprenant à Pampelune - Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Août 2009 : je foule pour la première fois le sol de Pampelune, capitale de la Navarre, véritable temple pour fans de ferias et de tapas.

Je suis étudiant en pharmacie et je m’apprête à passer un an en Espagne, pour ma troisième année dans la prestigieuse « Universidad de Navarra ».Avant de partir, je cherche des infos sur la fac dans laquelle je vais étudier par l’intermédiaire d’anciens Erasmus. Je découvre notamment que l’Université a été créée par l’organisation catholique de l’Opus Dei.

Fondée en 1928 par le prêtre espagnol Josemaría Escrivá de Balaguer, l’Opus Dei, cette association de laïcs catholiques, branche officielle et reconnue du catholicisme, a été de nombreuses fois victime de controverses. Elle est aujourd’hui célèbre grâce au « Da Vinci Code », livre dans lequel elle est pratiquement caricaturée.

En 1952, De Balaguer fonde sa propre Université à Pampelune, puis la hisse peu à peu vers le rang le plus haut. C’est à présent la référence absolue de tout étudiant, « Le Harvard espagnol ».

 

En entrant sur le campus, la première chose qui me frappe est sa taille et son infinie propreté. Les espaces verts sont gigantesques et taillés à la perfection, et les panneaux de bienvenue à l’entrée du campus traduits en huit langues.

En passant la porte du bâtiment pharmacie, légèrement excentré par rapport aux autres, j’ai affaire à un gardien pour pouvoir passer les portiques de sécurité. Les bâtiments sont somptueux et l’équipement informatique dernier cri est présent presque partout.

Plus tard, en validant mon inscription dont les frais me sont offerts par mon statut d’Erasmus, une grille de tarifs était là sous mes yeux, je comprends alors la raison de tout ce luxe. Dix mille euros en moyenne pour une année, et des tarifs allant jusqu’à 20 000 euros le semestre pour certains étrangers.

Au fil de mon année, je ne note au final pas grandes différences entre la façon d’enseigner des professeurs « Opusien », et celle des français. Ce sont même d’excellents profs, talentueux et disponibles, tout ce que l’on peut attendre d’une faculté privée en somme....

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Les quatre visages de l’émigration espagnole | Slate

Les quatre visages de l’émigration espagnole | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Très médiatisée, la fuite des cerveaux est anecdotique face au retour des migrants dans leur pays d’origine. Il y a aussi les Espagnols qui auraient mieux fait de rester, sans compter ceux dont c’est l’argent qui n’aurait pas dû émigrer...

 

«Je m’appelle Javier del Rey, j’ai 24 ans, j’ai étudié les télécommunications. J’ai cherché du travail mais je n’ai rien trouvé. Je vais devoir apprendre l’anglais et sortir du pays pour espérer trouver un emploi.» Les jeunes diplômés espagnols n’ont pas encore fini leurs devoirs: une fois leurs études bouclées, ils devront désormais partir tenter leur chance ailleurs pour ne pas finir sous le toit des parents à vivre de leurs allocations retraite, comme témoigne Javier del Rey dans une vidéo d’El Pais.

Le slogan de la plateforme d’indignés Juventud sin futuro, «Si tu finis tes études en Espagne, tu as trois débouchés: par terre, mer ou air», résume un sentiment partagé chez les Espagnols: l’émigration est devenue une fatalité, dans un pays où un jeune âgé entre 15 et 24 ans sur deux est au chômage. En 2011, pour la première fois depuis des lustres, le taux d’émigration a dépassé celui d’immigration, avec un solde de 55.626 personnes.

Cette tendance au départ, conjuguée à la hausse persistante du taux de chômage et aux prévisions d’une récession économique sans fin, conforte un discours pessimiste sur la fuite des cerveaux. Déjà, les comparaisons fusent avec les vagues d’émigration qui ont marqué l’histoire de l’Espagne: Galiciens et Andalous en Argentine et en Algérie au XIXè siècle, Républicains en France au XXè, puis émigration économique en Suisse et en Allemagne dans les années 1960. La différence tiendrait juste au fait que la «nouvelle émigration espagnole» concerne une génération qui ne part pas occuper des chantiers mais des laboratoires scientifiques et des cabinets d’architectes....

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Les expatriés de la crise de l'euro : "Mon salaire était devenu une peau de chagrin"

Les expatriés de la crise de l'euro : "Mon salaire était devenu une peau de chagrin" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Olga Konstantellou, 29 ans, a quitté sa Grèce natale pour vivre avec son compagnon argentin à Buenos Aires. Et s'y plaît.

 

Dans un large sourire, Olga Konstantellou s'excuse de son espagnol balbutiant. Cette Grecque de 29 ans se sent plus à l'aise en anglais. Il y a seulement six mois qu'elle est arrivée à Buenos Aires :"le 2 janvier, pour commencer, tout juste la nouvelle année et une nouvelle vie !".

Elle a quitté Athènes pour fuir la crise, avec en mémoire l'image "des mendiants dans les rues". Elle appartient à une génération de Grecs qui a reçu une bonne éducation, a voyagé et peut espérer trouver du travail à l'étranger. Beaucoup de ses amis ont émigré "en Allemagne, en Grande-Bretagne, dans les pays scandinaves, au Canada, et jusqu'en Nouvelle-Zélande ou en Australie". Olga, elle, a choisit l'Argentine car elle est tombée amoureuse d'un Argentin. Elle a connu Julian, à Athènes, un jour torride de juillet 2009. L'étudiant en sociologie voyageait à travers l'Europe. Ils se sont croisés dans la rue et il lui a demandé des conseils touristiques.

"Les Grecs et les Argentins se ressemblent, ils sont chaleureux, ouverts et se lient facilement d'amitié", dit dans un éclat de rire Olga. Les deux jeunes gens se sont retrouvés l'année suivante pour faire un voyage à travers l'Amérique latine. Olga a eu le coup de foudre pour Buenos Aires, son architecture "mélange de Paris, Barcelone et New York" et le climat ensoleillé. La débâcle grecque l'a poussée à y revenir pour tenter sa chance.....

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Grèce : le système de santé est en train d'exploser

Grèce : le système de santé est en train d'exploser | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La situation ne cesse d'empirer en Grèce, où les habitants sont confrontés à une pénurie de médicaments.

Panagiotis Grigoriou, notre blogueur associé, décrit leur détresse tout en dénonçant l'aveuglement de «ces docteurs Folamour de l'hyper-capitalisme» dont Pierre Moscovici fait partie à ses yeux.

 

En nous réveillant ce matin, nous avons appris que nous sommes tous Lettons. Nos commentateurs radiophoniques ont ainsi découvert les dernières déclarations de Christine Lagarde, lors d'une interview accordée au journal suédois Svenska Dagbladet. Pour résumer, elle a affirmé que nous devrions nous inspirer de l'exemple des politiciens lettons qui se sont pliés au programme du FMI. Contrairement à la Grèce, les réformes ont été largement acceptées.

«On nous raconte que nos politiciens sont bien sages car ils acceptent toutes les décisions des Européens, c'est à dire des Allemands, sans même protester. Cela fait vingt-trois ans que nous attendons une amélioration. Nos salaires mensuels s'élèvent à 150 euros ou, au mieux, à 300 euros. C'est une honte ! Nous mourons à petit feu aussi, et voilà que vos politiciens et les Allemands vous ordonnent d'accepter les salaires bulgares, non, et encore non, nous n'en voulons plus chez nous non plus, ils veulent écraser nos peuples, c'est évident. Chez vous, il y a certains riches mais ils se disent en difficultés, mon salaire de femme de ménage a été diminué, sauf que la dame pour qui je travaille vient d'acheter un nouveau chien à 350 euros, et ce n'est pas terminé, il faut encore payer pour qu'elle le fasse vacciner. Je retourne chez moi en Bulgarie me changer les idées en juillet, et qui sait, j'y resterais peut-être... Bien, voilà c'est pour ce médicament, vous l'avez encore ?»....

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J’écris d’en bas, de la partie effondrée de l’Espagne

J’écris d’en bas, de la partie effondrée de l’Espagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En 2008, enceinte de huit mois, l’écrivaine espagnole Cristina Fallarás a été licenciée par le journal où elle travaillait comme sous-directrice. C’était le début du commencement de la débâcle d’un pays où sombrerait une grande partie de ses concitoyens. En novembre 2012, Cristina a reçu une lettre de la banque : pour cause de non-paiement, celle-ci a démarré une procédure d’expulsion. La lauréate du prix Hammett 2012 du meilleur roman policier en langue espagnole décrit ici cette chute : «Raconter nous sauve», dit-elle, et elle détaille l’angoisse de ceux qui sont broyés par le système. Après avoir dû rendre les clés de son appartement le 25 juin, elle est aujourd’hui provisoirement hébergée chez un ami.

Je m’appelle Cristina Fallarás et je suis devenue l’expulsée la plus médiatisée d’Espagne. J’aurais préféré parler d’autre chose, mais l’époque et le pays imposent ce genre de sujet. Le mardi 13 novembre de l’an dernier, à 19 h 40, quelques heures avant le début de la deuxième grève générale de l’année en Espagne, un individu de la 20e chambre de Barcelone a sonné à la porte de mon appartement de la place Universidad. On entendait déjà les hélicoptères de la police, et les pétards des premiers piquets de grève qui mettaient toujours chez nous un petit air de fête. A l’instant précis où mon fils Lucas a ouvert la porte et dit «Maman, c’est un monsieur», j’ai cessé, je ne sais pas encore pour combien de temps, d’être écrivaine, journaliste et éditrice, pour devenir une expulsée qui pouvait témoigner par écrit, et argumenter devant une caméra. Un récit en direct, à la première personne, c’est pratique et ça fait mouche. La Sainte Trinité du journalisme : objet, sujet et analyse, trois en une.

Maintenant, lecteur, imaginez un terrain aussi grand qu’un pays, une surface genre pampa.

Arrêtez tout et allez-y, imaginez.

On y est ? Bon, alors regardez cette crevasse énorme, implacable et brutale, comme creusée par l’ongle d’un dieu déchirant la terre, elle coupe cette surface en deux. De la crevasse émane une haleine glacée, celle des Parques. Regardez encore : non moins soudainement une de ces deux parties (décrétons, pour des raisons sentimentales, qu’il s’agit de la partie gauche) s’effondre dans l’abîme et s’immobilise, suspendue dans le noir, entraînant tous ses habitants dans sa chute, stupéfaits, ahuris. Et rongés par la culpabilité.

L’autre partie de cette terre que vous avez imaginée, et que nous appellerons Espagne, est restée en haut, craignant d’encourir le même sort, l’attendant même, mais sous une forme moins grave : coupes claires dans les domaines de la santé, de l’aide sociale, des droits récemment acquis par les femmes, baisses de salaire… Leur mécontentement est compréhensible. Mais, en moins de temps que n’a mis le pays à déclarer que sa démocratie était aussi indestructible que frimeuse, les habitants du bloc effondré se sont vus privés de tout. Pour les rognures dont on a privé ceux d’en haut, ils donneraient volontiers santé et avenir....

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RACISME • En Grèce, les gens préfèrent "fermer les yeux"

RACISME • En Grèce, les gens préfèrent "fermer les yeux" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les agressions à l'encontre des immigrés se sont multipliées en Grèce, principalement du fait du parti néo-nazi Aube dorée.

 

Cette semaine, Courrier International publie les photos de Giorgos Moutafis qui, depuis cinq ans, documente la tragique odyssée des clandestins dans son pays.

 

Né en 1977 à Athènes, Giorgos Moutafis, est photographe indépendant. Son travail est publié dans des journaux et magazines aussi prestigieux que le New York Times, Time, Der Spiegel, The Guardian, etc... Depuis quelques années, il se consacre à documenter les malheurs des immigrés clandestins dont nombreux échouent dans une Grèce en pleine crise économique et sociale alors qu'ils rêvaient d'atteindre "l'Eldorado européen". Souvent, leur rêve s'est transformé en cauchemar. Cette semaine, Courrier internationalpublie dans ses pages Europe une sélection des photographies de Giorgos, qui témoignent toutes de la violence dont sont victimes les immigrés de la part des néo-nazis grecs. Voici son témoignage.

 

Cela va faire un petit moment que vous travaillez sur les clandestins. Pourquoi avoir choisi ce sujet ?

Oui, cela va faire cinq ans que je tente de documenter les flux migratoires en Grèce et les conditions inhumaines auxquelles ces clandestins et réfugiés doivent faire face. Je suis intéressé par ces mouvements de population et j'essaie de fixer sur mon objectif la vie de ces immigrés et de raconter leur histoire. Ce sont des histoires pleines de douleur et de violence. 

 

Comment est perçu votre travail en Grèce ?

C'est très difficile de travailler sur des sujets liés à l'immigration dans un pays en crise. Les gens ont tendance à vouloir fermer les yeux... Des médias me publient, parfois, mais ces parutions limitées dans quelques magazines ne sont pas suffisantes à mes yeux pour aborder des questions aussi importantes.

 

Vous avez une explication sur la violence dont font l'objet ces immigrés de la part de Grecs ordinaires ?

Je suis persuadé qu'aucun être humain ne va quitter son foyer sans raison valable. La guerre, la violence, des problèmes économiques et politiques sont souvent la raison pour laquelle tous ces gens partent de leur terre natale. Et ils payent très cher leur "billet pour l'Europe" ; parfois en y laissant leur vie. ...

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La Grèce bafoue les droits des migrants, avec l’accord de l’Europe - Rue89

La Grèce bafoue les droits des migrants, avec l’accord de l’Europe - Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Arrestations au faciès, conditions de détention inhumaines… De nombreux migrants accusent la Grèce de mauvais traitements. Sans inquiéter l’Europe, qui va rallonger les budgets de son meilleur « garde-frontière ».

 

En septembre dernier, alors qu’il tentait de gagner le nord de l’Europe par la Turquie, Faraj Alhamauun a été arrêté durant sa traversée de la Grèce.

En dépit d’une grave blessure à la jambe causée par des bombardements sur sa ville natale d’Alep, en Syrie, cet activiste a été emprisonné dans un camp de rétention du nord-est de la Grèce, dans la région d’Orestiada. Ses maigres biens et le peu d’argent qu’il avait lui ont été confisqués lors de son arrestation. Sans jamais lui être rendus.

Aujourd’hui installé à Istanbul, en Turquie, cette ancienne source de Human Rights Watch (HRW) n’a rien oublié du calvaire subi lors de ces mois d’enfermement, victime d’un harcèlement verbal et physique incessant.

Il s’est d’ailleurs plaint de ces mauvais traitements à une délégation de fonctionnaires européens qui visitait le camp Fylakio où il était détenu. « Après leur départ, j’ai été maltraité pour leur avoir parlé. » Faraj a alors commencé une grève de la faim. Résultat : les autorités hellènes l’ont finalement renvoyé vers la Turquie.

 

Son cas est loin d’être unique en Grèce : les financements de la Commission européenne pour des opérations d’envergure visant à contrôler le flot massif de migrants ont abouti à un nombre important de violations des droits humains.

Et si les fonctionnaires européens n’ignorent rien des conditions inhumaines de détention des demandeurs d’asile, ils planchent actuellement sur une extension des financements afin que le gouvernement d’Antenis Samaras poursuive cette politique.

En août dernier, la police grecque a déployé près de 1 900 nouvelles recrues le long du fleuve Evros pour l’opération « Aspis » (bouclier), pour tenter de fermer la frontière avec la Turquie par laquelle affluent les réfugiés syriens.

Au même moment, l’opération « Zeus Xenios » (protecteur des étrangers) menée par les autorités sur tout le territoire a conduit aux interpellations de 4 849 sans-papiers. Auxquelles s’ajoutent la « rafle » de plus de 90 000 personnes, arrêtées uniquement selon leur faciès.

Afin d’emprisonner le flot de migrants arrêtés, le gouvernement a transféré les détenus dans des camps improvisés : académies de police ou anciens dépôts militaires, comme Xanthi et Komotini, dans le nord de la Grèce, Corinthe dans le Péloponnèse, et Paranesti dans la Drama...

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Des millions d’Européens plongent dans la pauvreté

Des millions d’Européens plongent dans la pauvreté | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La classe moyenne a été durement touchée en 2012 par le chômage et l'austérité. La pauvreté concerne désormais des groupes sociaux préservés jusqu'ici.

 

Etranglés par le chômage et la rigueur, des millions d’Européens ont basculé cette année dans la pauvreté qui frappe les classes moyennes, ébranle la cohésion sociale et atteint des groupes jusque-là préservés comme les femmes et les enfants."Le trou noir est de plus en plus grand", s’inquiète Mercedes Gonzalez, une Espagnole de 52 ans qui, avec moins de 800 euros par mois, se bat pour assurer le quotidien d’une famille au chômage à Fuenlabrada, en banlieue de Madrid.

En juillet, elle touchait encore, comme son mari, une aide gouvernementale de 426 euros, aujourd’hui réduite à 360 euros. "Pendant ce temps, la nourriture et les factures augmentent avec la hausse de la TVA" depuis septembre, raconte-t-elle.

"Les choses vont de mal en pis, nous sommes asphyxiés": la lassitude perce dans la voix de cette petite femme bourrée d’énergie, vendeuse au chômage dont le mari, charpentier, et deux des trois fils adultes sont eux aussi sans emploi.

 

L’Espagne, quatrième économie de la zone euro, affiche les ingrédients d’une crise sociale majeure: un quart des actifs au chômage, une politique d’austérité historique, des coupes implacables dans l’éducation et la santé, des milliers de familles surendettées jetées à la rue.

Dans ce pays, où deux petits propriétaires menacés d’expulsion se sont suicidés récemment, comme en Grèce ou en Italie, deux autres pays du sud de l’Europe minés par la récession, la crise parfois vire à la tragédie...

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Schlomo Venezia, témoin capital de la machine de mort nazie

Schlomo Venezia, témoin capital de la machine de mort nazie | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Mort à l'âge de 89 ans le 30 septembre, à Rome, Shlomo Venezia avait fait partie, à Auschwitz-Birkenau, des Sonderkommandos, unités spéciales vouées au travail forcé dans les chambres à gaz.

Le Monde lui rend hommage dans l'édition du 16 octobre 

 

Mort à l'âge de 89 ans le 30 septembre, à Rome, d'une insuffisance respiratoire, lointaine séquelle d'une tuberculose contractée en déportation, Shlomo Venezia n'était pas un ancien déporté comme les autres : il avait fait partie, à Auschwitz-Birkenau, des unités spéciales vouées au travail forcé dans les chambres à gaz, les Sonderkommandos. Au nombre de quelques centaines simultanément, leurs membres étaient eux-mêmes éliminés, généralement au bout de trois mois, et remplacés par de nouvelles équipes. Non seulement du fait de leur épuisement, mais parce que les nazis préféraient effacer les possibles traces de leur forfait.

Seul un improbable enchaînement de circonstances, au moment où l'approche des troupes alliées avait déréglé cette minutieuse industrie de mort, a permis que Schlomo Venezia survive et témoigne, avec quelques autres miraculés....

Lire la suite de l'article >>

 

Un article en anglais du projet HEART >> 


Via Mawyl
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Les Inrocks - Portugal : la valise ou la misère

Les Inrocks - Portugal : la valise ou la misère | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Plongé depuis 2008 dans une crise profonde et sans issue visible, le Portugal connaît une vague d’émigration inédite depuis quarante ans. Un dixième de la population serait concerné.

 

L’humour est la politesse du désespoir. Les Portugais ne manquent ni de l’un, ni de l’autre. Pourtant, lorsque le Premier ministre de centre droit Pedro Passos Coelho leur a conseillé de “faire plus d’efforts” et de “quitter leur zone de confort en cherchant du travail ailleurs”, Sara Machado da Graça n’a pas ri. À ce souvenir, elle sert les dents et grogne. Les mots lui manquent pour exprimer sa colère. À cause de la crise, Sara doit quitter son pays. Sur une photo prise le 15 septembre lors de la manifestation contre l’austérité, tout sourire, elle porte un casque de chantier coiffé d’un petit avion et du slogan “C’est vous qui devriez partir là où un éclair vous casserait en deux”. Sara a 40 ans, un regard franc et l’énergie du désespoir comme carburant. Sa “zone de confort” – si elle en a déjà eu une – s’est effondrée depuis des mois. Plus de boulot, plus d’argent. D’argent, elle n’en avait pas vraiment besoin avant la naissance de son fils Bilal, un an et demi.

Aujourd’hui, elle n’a plus le choix. Le 5 décembre, valise et gamin sous le bras, elle posera le pied à Macao, ancienne colonie portugaise, sans billet retour.

...

Insister sur la fuite des cerveaux permet d’occulter les points communs avec la première vague d’émigration, rappel peu glorieux au passé, et de cacher l’ampleur de la casse sociale. Pour les dirigeants, “il faut rester dans la course”. Dans la rue, personne n’est dupe : “Dans un an, on sera comme la Grèce”, entend-on le plus souvent. “On l’est déjà”, estiment les plus pessimistes. Selon Eurostat, la dette du Portugal s’établissait à près de 190 milliards d’euros à la fin du premier trimestre 2012, soit environ 112 % du PIB. En échange d’un plan d’aide de 78 milliards d’euros, la “troïka” (regroupant des experts de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international) réclame la réduction des déficits. Le projet de budget 2013 est d’une rigueur exceptionnelle : relèvement de 4 % de l’impôt sur le revenu, baisse de 17 % du budget de la Santé, de 11 % pour l’Éducation. “Cette austérité renforce une récession déjà à 3 % en 2012″, estime l’économiste Nuno Teles.

Ces mesures s’ajoutent à la suppression des 13e et 14e mois des fonctionnaires, à la hausse de 20 à 23 % de la TVA, au passage de celle de la restauration de 13 à 23 %. Le chômage touche 16 % de la population, soit douze points de plus qu’il y a dix ans. Le salaire minimum tourne autour de 450 euros – moins qu’en Grèce. Le salaire moyen avoisine les 800 euros. Le durcissement des règles d’obtention des minima sociaux a exclu des milliers de familles du système. Les queues devant les soupes populaires s’allongent ; les ventes de porridge, bon marché, explosent...

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Orgueil et préjugés: Anina Ciuciu

Orgueil et préjugés: Anina Ciuciu | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

"Je m’appelle Anina, je suis Rom et j’entre en Master à la Sorbonne. Ma famille et moi avons quitté la Roumanie il y presque 15 ans, pour fuir les discriminations dont étaient (et sont toujours !) victimes les Roms dans leur propre patrie".

Carte blanche à une jeune française, qui est à la fois rom d'origine roumaine. Une européenne, une vraie, en réalité... 

 

Nous avons pris le chemin de l’exil, comme beaucoup d’autres, pour fuir cette misère qui s’impose comme une fatalité à mon peuple. Nous sommes partis avec l’espoir de trouver en France, "pays des droits de l’Homme", une vie meilleure, une vie digne. Nombreux sont ceux qui pensent que nous avons fait preuve de lâcheté, caractéristique soi-disant inhérente à mon peuple. Mais ne se rendent-ils pas compte du courage nécessaire pour prendre la décision de tout laisser derrière soi, en ne sachant pas ce que le sort nous réserve à l'arrivée ?Le voyage fut assez périlleux. En 1997, les frontières entre la Roumanie et les Etats membres de l’UE étaient fermées. Nous avons risqué notre vie en empruntant des chemins sinueux en montagne pour éviter les douanes. En arrivant en France, nous pensions être au bout de nos peines mais nous n’y étions - et n'y sommes - toujours pas les bienvenus. Comme partout, d’ailleurs. Nous avons dû à nouveau faire preuve de persévérance pour surmonter les difficultés qui ont parsemé notre chemin : titre de séjour incertain, logement insalubre et provisoire… Mais nous avons, ma famille et moi, grâce à l’aide de certaines personnes formidables qui tordent le cou aux préjugés, réussi à obtenir depuis quelques années cette vie digne dont rêvaient mes parents...

 

Pourquoi accuser la communauté entière des délits commis par certains de ses membres ? Les Roms sont-ils vraiment différents des autres communautés ? Les Roms ne sont-ils pas aussi des hommes et femmes à part entière qu’il convient de connaître et de juger de façon individuelle ? C’est en grande partie cette envie de me battre contre les préjugés qui a nourri cette orientation vers une carrière de magistrat. Par définition, le préjugé est une injustice, puisqu’il s’agit d’un "procès" fait à une personne mise en cause pour sa seule appartenance à une communauté, à une religion… Ce droit censé être identique pour tous, prohibant toute forme de discrimination basée sur l’appartenance ethnique mais qui a pourtant laissé subsister jusqu’à récemment, dans de nombreux pays de l’Union Européenne dont la France, une discrimination flagrante. Celle-ci consistait à limiter à un nombre restreint les métiers accessibles aux Roms et à exiger que les entreprises payent une taxe pour l’embauche d’un Rom. Sous l’impulsion de la Commission européenne, cette restriction, fort heureusement, vient d'être abolie en France. Mais à mon sens il ne s’agit là que d’un premier pas, aussi considérable soit-il, dans la résolution de la question Rom à l’échelle européenne....

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ROUMANIE • Roms: l'école pour s'en sortir

ROUMANIE • Roms: l'école pour s'en sortir | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Grâce à l'un des leurs qui a suivi une scolarité complète et les stimule, les enfants roms d'une localité de l'ouest du pays fréquentent assidûment l'étude après la classe.

Malgré les difficultés, les familles ont compris que l'éducation est un passeport pour l'avenir.

 

Viorel Vereşan est un exemple pour les enfants roms inscrits au Centre de jour [une étude après la classe] de Periam, une localité de l'ouest de la Roumanie. Cet homme de 32 ans a réussi à convaincre ces jeunes qu'ils devaient acquérir quelque éducation, sous peine de vivre au pays la faim au ventre, ou de devoir partir tenter leur chance à l'étranger, sans autre choix que de mendier.

Employé par le Centre, Viorel prête main-forte à ces écoliers pour tout : il fait des allers-retours à la mairie avec les familles pour s'occuper des aides sociales ou du chauffage, et il est gêné lorsqu'il doit dire que certains ne savent pas écrire et doivent apposer leur empreinte en lieu et place de signature. En plus de sa responsabilité de médiateur entre les Tsiganes et les autorités, l'homme s'occupe aussi de récupérer les enfants le matin pour les emmener à l'école et de les ramener le soir après les cours. Son histoire commence dans un orphelinat et, paradoxalement, cela lui a réussi: des gens se sont occupés de lui et l'ont poussé à finir le lycée. Il reconnaît lui-même que, s'il était resté dans sa famille, il aurait probablement quitté l'école à 12-13 ans. Comme la plupart des Roms de Roumanie.

Sa mère avait recontré son père alors que son mari était en prison. Elle avait déjà cinq enfants à la maison, mais est tombée follement amoureuse. Quand l'époux est sorti de prison, sa mère est rentrée dans le rang, mais sans Viorel, car l'ex-détenu n'a pas accepté d'élever l'enfant d'un autre. La famille de son père biologique ne pouvait pas l'héberger non plus, car ce père se trouvait à son tour en prison pour le vol d'un sac de maïs... Viorel a donc échoué à l'orphelinat, mais il est fier d'annoncer qu'il est le plus instruit parmi ses sept frères: " J'ai eu plus de chance comme ça, sans eux.....

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En Espagne, « si on renonce aux bars et à la rue, on est morts » - Rue89

En Espagne, « si on renonce aux bars et à la rue, on est morts » - Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
(De Madrid) «¡ Tres cañas y una de bravas !» Docamar, l’un des bars les plus connus du quartier madrilène de Ventas, ne désemplit pas. Ouvert en 1963, il est réputé pour ses "patatas bravas" (patates à la sauce piquante) et ses tortillas.

Ses tarifs ont toujours été bon marché, avant la crise comme de nos jours. Le patron en entend parler, de cette crise, mais ne la sent pas.Quelques mètres plus loin, ce n’est pas la même histoire pour Nurielle, une chaîne de cafés chics : ils ont ouvert il y a quelques mois un joli établissement dans la rue Alcalá. L’affaire paraissait tourner : petit-dej’ à 2 euros, pizzas, coin enfants.. mais ils ont dû fermer plusieurs établissements.

Dans un pays où l’on aime vivre la rue, « irse de cañas » (aller boire des coups), cela structure la vie sociale, dès l’adolescence. On sort toutes les fins de semaines en bande. Même si les jeunes ont remplacé ce rituel par le « botellon » (boire dans la rue de l’alcool acheté dans les boutiques), le bar reste sacré. Il est aussi le meilleur thermomètre de la situation économique : s’il ferme, c’est que les choses ne vont pas bien du tout.

Ces trois dernières années, le secteur de l’hôtellerie a perdu plus de 16 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Cinq mille restaurants et bars ont fermé en 2009, selon Nielsen, et à peu près 220 000 établissements ont disparu depuis 1997. Même des adresses renommées ont mis la clef sous la porte, comme le restaurant La Broche (une étoile Michelin) ou le Club 31, juste à coté de la Puerta de Alcalá et qui avait ouvert ses portes en 1959.

Le chiffre d’affaires de la restauration et des bars a chuté à nouveau en mai dernier : moins 5,6% selon l’Institut national des statistiques (INE). Malgré ces chiffres, le nombre de bars par habitant continue d’être élevé : un pour 231.

Sergio, patron de la chaîne de bars Copas Rotas :

« Si tu vas à Alicante, tu trouveras les gens dans les rues, en dehors des bars en train de boire, mais il ne faut pas se tromper, la consommation est descendue : avant, ils prenaient trois, quatre bières. Maintenant, une. Ou bien ils partagent les consommations. »

La rue résiste. Partout les prix chutent, les « verre + tapas » à 2 euros fleurissent, les restaurants offrent le café et le vin. « Ils ont une formule midi à 10,90 euros, avant c’était presque le double. »...

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Londres dans l'engrenage des gangs

Londres dans l'engrenage des gangs | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Un an après les émeutes qui ont embrasé la capitale britannique, la violence ne s'est pas tue dans certains districts. La guerre des gangs fait rage, terrassant une jeunesse sans espoir.

...

Robyn décrit sa vie comme un engrenage infernal, qu'il n'a pas choisi. Jamais il ne s'est "engagé" dans le gang des Holly Street Boys : il n'y a eu ni initiation ni recrutement. Simplement, ses copains et lui ont progressivement basculé des quatre cents coups à la violence, et le groupe d'amis a viré au gang. Son histoire est très dure. Son père disparaît quand il a 4 ans. Le National Front, un groupuscule raciste très agressif, s'en prend régulièrement à sa maison, lui dont la famille est originaire de Jamaïque. "Ils tapaient dans la porte, lançaient des excréments, nous menaçaient... J'étais terrorisé." La famille est obligée de déménager, s'installant à Holly Street. Son frère aîné devient dealer, sa mère est accro au crack. Craignant le pire, les services sociaux le placent pendant plusieurs années dans une famille d'accueil, toujours dans le même quartier.

C'est sur ce terreau fertile que la violence a pris racine. Tout a débuté avec une bagarre à la sortie d'une épicerie, quand des jeunes de London Fields ont pris à partie l'un de ses amis. "Je l'ai défendu, et je me suis battu." Cela serait resté une simple escarmouche entre adolescents, mais un code d'honneur appelle à la vengeance. De mois en mois, chaque gang a répliqué, dans des incidents de plus en plus brutaux. "Nous avions une réputation à tenir en tant que Holly Street Boys. On ne pouvait pas donner l'impression d'être intimidés." Et voilà comment Robyn a été pris dans une embuscade, poignardé au ventre, passant une nuit à l'hôpital dans un état sérieux. Peu après, il abandonne l'école. Un premier job tourne mal, son employeur l'accusant, à tort, dit-il, de s'être servi dans la caisse. "C'est à ce moment-là que je suis vraiment devenu horrible." En quelques années, il se sert de son couteau à trois reprises ; jette au visage d'un inconnu "qui [le] regarde de travers" une sauce pimentée ; voit son meilleur ami mourir d'un coup de fusil dans le ventre... Tout s'arrêtera avec six mois dans une prison jamaïquaine,après avoir tenté de passer de la drogue en Grande-Bretagne....

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La "cyber-bohème" de Berlin ne veut pas travailler

La "cyber-bohème" de Berlin ne veut pas travailler | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
“Pauvre mais sexy”, la capitale allemande est un centre créatif et avant-gardiste tout en vivant des subsides versés par les autres Länder. Là vit une population pour laquelle le salariat est une angoisse, l’allocation universelle une espérance.

Portrait mordant par un blogueur vedette, Rainer Meyer, pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Extraits.

 

 

Mon ami H. angoisse, car il se trouve à un âge critique et approche du moment où l’économie réelle le rangera dans la catégorie des “travailleurs âgés”. A Berlin, pourtant, si l’on se débrouille bien, on peut arriver à la mi-quarantaine sans avoir jamais exercé d’activité régulière. H. lui-même ne fait pas partie de ces éternels adolescents qui montent bénévolement des projets : il a travaillé dans les médias. Lorsque je l’ai rencontré à Berlin, voilà huit ans, il vivait au jour le jour et dépensait sans compter.

Aujourd’hui, il possède des biens immobiliers, reprend ses études, et angoisse. Et parce qu’il angoisse, il est favorable à la création de l’allocation universelle. Celle-ci, déclare-t-il, lui donnera les coudées plus franches. Et évitera à tous les autres de subir l’oppression par le travail pour un salaire de misère. L’allocation universelle serait pour lui une libération d’ordre psychologique. Il continuerait à travailler dur. Il veut simplement être libéré de la peur irrationnelle qui l’habite.

 

Une menace pour l’Etat social

1 000 euros net. Il n’en faut pas plus pour tenir un mois à Berlin, entend-on dire. Aussi modique soit-elle, il faudra pourtant bien que quelqu’un allonge la somme, que ce soit l’Etat, l’employeur, les parents ou les amis.

Le wiki de Christian Heller, pionnier de l’ère numérique, permet de se faire un idée au centime près du nombre de jours que peut tenir un jeune en ne se nourrissant que de chocolat premier prix, de kébabs au poulet et de soupes toutes prêtes. Quand les rentrées sont plus importantes que prévu, c’est le moment de s’offrir de nouveaux produits Apple et de le claironner sur Twitter. Quand l’argent ne rentre plus, on débat sur Internet pour savoir s’il est préférable de s’étourdir à l’herbe ou à la bière. Le train-train professionnel de la génération des parents est un modèle à bout de souffle, on en est convaincu....

 

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Élections législatives en Grèce : "La sortie de la zone euro est un mythe"

Élections législatives en Grèce : "La sortie de la zone euro est un mythe" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les Grecs se rendent aux urnes dimanche pour élire leurs députés. Dans un appel à témoignages, les internautes expliquent comment ils appréhendent ces élections, dans un contexte tendu.

 

"Ce qui compte pour beaucoup de Grecs, le 17 juin, c'est qu'enfin les choses soient claires", un étudiant, Athènes
Alors même que la politique est LE sujet central de toutes les conversations, il faut avouer que peu de personnes attendent réellement un changement. Syriza [coalition de la gauche radicale] fait campagne sur "l'espoir", Nouvelle Démocratie [droite] sur la peur d'une sortie de l'euro mais, ce qui compte pour beaucoup de Grecs, le 17 juin, c'est qu'enfin les choses soient claires.

Cela fait maintenant plus de deux ans qu'on parle d'une sortie de l'euro, qu'on pense que tout changera d'un jour à l'autre, mais le statu quo persiste, et les Grecs en ont marre. C'est pourquoi on peut s'attendre à un gros score de Syriza, non pas pour son programme peu réaliste, mais bien parce que c'est la force qui a le pouvoir de rompre avec l'incertitude qui règne et qui pèse sur l'ensemble de la population....

 

"On ne passe pas une journée sans voir des gens fouiller les poubelles", par Cédric C., 39 ans, AthènesJe vis à Athènes depuis quelques mois. Les Grecs sont désabusés et n'espèrent plus grand-chose. Beaucoup de retraités sont partis vivre chez leurs enfants, beaucoup de jeunes sont retournés vivre chez leurs parents. Les autres tentent de se débrouiller, mais on ne passe pas une journée sans voir des gens fouiller les poubelles pour tenter d'améliorer leur quotidien. Il n'y a guère que dans le quartier anarchiste (Exarchia) que l'on continue à rêver d'un monde meilleur, peut-être parce que c'est le quartier où vit ce qu'il reste de la classe moyenne athénienne.....

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