Union Européenne, une construction dans la tourmente
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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Les Inrocks - A Bruxelles, le silence a succédé à l'horreur

Les Inrocks - A Bruxelles, le silence a succédé à l'horreur | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les Bruxellois sont sous le choc, après les attentats qui ont frappé leur ville. Partout dans les rues, c'est la stupeur qui prévaut. Ce que tout le monde redoutait a fini par arriver. Habitant la capitale belge depuis plus de trente ans, notre correspondant raconte les heures d'angoisse qui ont suivi l'attentat.


On pense à ces lieux. On tente de joindre ses proches. On regarde autour de soi dans les rues, et on se rend compte qu’au même instant, le reste du monde autour de nous est en train de faire pareil. En fond sonore de cette photo, figée d’effroi, le ballet des sirènes qui se poursuit inlassablement. Les hélicoptères qui survolent la ville. Tout le monde savait, au fond de lui-même qu’un jour, cette journée allait arriver. Et pourtant, on se sent complètement désemparé quand on s’y retrouve confronté. La mort a frappé Bruxelles. Brute, sauvage, aveugle. Et c’est le cœur du pouvoir qui est touché : la station de métro Maelbeek, qui dessert le Parlement européen. L’aéroport international et l’embarquement d’un vol pour les Etats-Unis en particulier. Très vite la police boucle toute la zone. Tout le quartier européen est en état de siège. “Ils ont fermé la gare, se désespère ce vieil homme, sur la place du Luxembourg. Je dois rentrer chez moi, comment vais-je faire ?” Très vite après les attaques, toutes les liaisons ferroviaires vers Bruxelles sont interrompues.....

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Les Inrocks - Reportage à Athènes chez les déçus de Syriza

Les Inrocks - Reportage à Athènes chez les déçus de Syriza | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le 20 août, le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a annoncé la démission de son gouvernement laissant place à des élections législatives anticipées prévues fin septembre. Cette déclaration semble avoir pris au dépourvu les partisans de Syriza, qui ne savent plus vers qui se tourner.

 

En cette période estivale, les rues d’Athènes sont désertes. De nombreux magasins sont fermés. Les Grecs sont encore en vacances pour la plupart sur le continent ou les îles voisines. C’est dans ce climat que le Premier ministre, Alexis Tsipras, a annoncé jeudi 20 août la démission de son gouvernement et la tenue d’élections législatives fin septembre. Une décision attendue.

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Syriza a en effet perdu sa majorité parlementaire après la défection de 43 de ses députés qui ont refusé, le 14 août, de voter en faveur de nouvelles réformes nécessaires au déblocage d’une aide de 86 milliards d’euros. Affaibli, Alexis Tsipras a décidé de remettre son avenir entre les mains du peuple grec. Lors d’une allocution télévisée sur la chaîne nationale ERT, il a demandé à ses concitoyens de décider s’ils estimaient “l’accord valable pour surmonter l’impasse et relancer l’économie”, les invitant à voter pour le gouvernement le mieux à même “de mener les réformes nécessaires”.

 

La vie tourne au ralenti à Aigaléo. Dans ce quartier ouest de la banlieue athénienne, Syriza a récolté 43,10% des suffrages lors des élections législatives de janvier. L’un de ses meilleurs scores.  Assis à la terrasse d’un café, Kostas votera de nouveau “sans hésiter” pour le parti d’extrême gauche. Depuis le début, cet ancien ouvrier du bâtiment, aujourd’hui au chômage à 56 ans, est un soutien solide d’Alexis Tsipras. “Contrairement à nos gouvernements précédents, en grande partie responsables de la crise que nous traversons, Tsipras a vraiment essayé de se battre pour nous. Il a voulu rompre avec une politique d’austérité que nous subissons depuis cinq ans. Notre pays se trouve dans une situation très critique et malheureusement il n’a pas eu d’autres choix que d’accepter un troisième plan d’aide.”...

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Les Inrocks - Siryza fait renaître l'espoir : Pour le meilleur et pour le Pirée

Les Inrocks - Siryza fait renaître l'espoir : Pour le meilleur et pour le Pirée | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Trois semaines après les élections législatives, le gouvernement de gauche radicale bénéficie d’un soutien quasi unanime. Reportage dans la capitale grecque où le Premier ministre, Aléxis Tsípras, est présenté comme le héros qui saura triompher de la rigueur européenne.

 

“Pour la première fois depuis sept ans, j’ai souri, avec honnêteté.” Nikos, 59 ans, a le teint hâlé, le cheveu blanchi par l’écume des jours et l’oeil rieur. Il est planté là, seul sur une gigantesque zone de construction navale, à l’extrémité nord du Pirée. Sur cette parcelle du port attenante à la petite cité ouvrière de Perama, les chantiers ont presque tous fermé. Restent quelques chiens errants, des paquebots rouillés, des grues immobilisées et des baraquements à l’abandon. Pour repérer Nikos, il faut suivre les effluves d’une fumée âcre. Un immigré qu’il emploie fait brûler des câbles électriques. Ancien patron d’une imposante entreprise portuaire de recyclage, Nikos n’a pas pu quitter les lieux. “Etre physiquement sur le port, ça me maintient en vie.” Après avoir déposé le bilan et licencié ses soixante employés, Nikos a loué une petite parcelle du port, pour tenter de continuer une activité, aussi restreinte soit-elle.

Câbles, pneus, roues, fauteuils de bureau, il recycle, stocke ou brûle… à ciel ouvert. Comme beaucoup d’habitants de Perama, il est endetté jusqu’au cou. “Asphyxié” : le terme revient en boucle. “Il y a encore quelques années, j’avais un train de vie luxueux. Motos, maisons, bateaux… j’amassais. Fils d’ouvrier, je m’étais battu pour construire un capital, je voulais que mes enfants vivent mieux. Presque du jour au lendemain, je me suis retrouvé pris à la gorge, sans liquidités. J’ai tenu six mois avant de me décider à licencier. Puis j’ai cédé. Les banques nous couraient après.”


La fierté d’être grec

Ancien membre actif du Pasok (parti social-démocrate grec, équivalent du PS français), Nikos s’est rapproché d’Aube dorée (extrême droite). Aux législatives de 2012, il accorde sa voix à ce parti néonazi, une manière à lui de hurler contre la décision gouvernementale d’entamer la privatisation du Pirée en revendant une partie des terminaux à l’armateur chinois Cosco. Cette privatisation, Aléxis Tsípras a promis de la bloquer. Nikos rejoint alors la gauche radicale en votant Syriza le 25 janvier. Aujourd’hui, il est fermement décidé à soutenir le nouveau gouvernement : “Tant qu’ils nous montrent qu’ils luttent pour mener à bien leurs projets, je serai avec eux. Même s’ils échouent. Dans ce pays, c’est la première fois qu’on voit des politiques s’investir pour nous. Tsípras est un gars bien, un jeune qui a des ambitions réelles. Il me rend ma fierté d’être grec.” Nikos a le sentiment d’être le rescapé d’une guerre pernicieuse, “parce qu’économique et silencieuse. La guerre la plus dévastatrice qui soit. Quand tu es au front, en principe, tu entends le bruit des obus, tu es prévenu, tu peux tenter de te protéger”.

Face au port, dans un café de Perama, Stefanos et Christos avouent s’être pris les obus en pleine face. Agés de 54 et 56 ans, les deux frères se retrouvent là, chaque jour, après avoir tenté de grappiller quelques heures de travail au port. “Entre 2010 et 2014, nous avons travaillé un an et demi. Dix jours par mois, en tout et pour tout.” Yeux cernés, veste élimée, cigarette allumée, ils ont le regard doux et la main tremblante. “Des années à travailler pour l’élégance des formes, des lignes, des courbes. C’est ça, la soudure. Nous avions du succès. Nous étions très bons à nous deux. En réalité, tous dans ce port, nous faisions du beau boulot, propre, et mondialement compétitif, expliquent-ils. Revenir chaque jour au port, c’est la dernière chose qui nous permet de tenir debout. Quand tu ne peux plus faire vivre ta famille, tu perds ta dignité. Alors que les Grecs sont des personnes fières. Ces bâtards ont étouffé notre fierté.”

Le plus humiliant : ne pas pouvoir aider leurs fils, être contraints de renoncer à financer les études des cadets. Le plus scandaleux : “Que des mômes tombent à terre d’épuisement à l’école, évanouis parce qu’ils n’ont pas assez à manger. Sur l’île de Salamina, juste en face.”....

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Les Inrocks - En Bulgarie, le difficile accueil des réfugiés syriens

Les Inrocks - En Bulgarie, le difficile accueil des réfugiés syriens | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Ils sont étudiants, électriciens ou paysans. Ils ont quitté la Syrie avec le rêve de rejoindre l’Allemagne ou la Suède.

Bloqués aux portes de l’Union européenne, dans une Bulgarie en pleine crise économique, ils se retrouvent entassés dans des écoles ou casernes désaffectées transformées en camps de réfugiés. Reportage.

 

 

Un loup ? “Ben, pas qu’un. On en a vu deux”, précise Mustafa. A 21 ans, ce jeune Syrien vient de traverser la frontière turco-bulgare avec son frère, son cousin et une famille de quatre personnes. Le périple a débuté, à Damas, il y a deux mois. Une fois le territoire turc foulé, cap sur Istanbul puis Edirne. En bus. “De là, nous avons traversé à pied la forêt. Nous avons eu de la chance, avec notre passeur ça n’a duré que quatre heures, certains s’y sont perdus durant trois jours.” Un villageois bulgare les repère et contacte la police frontalière, ils sont transférés à Harmanli, une caserne désaffectée, transformée depuis septembre en camp de réfugiés.

 

Début décembre, 1 296 personnes sont déjà parquées dans cette prison à ciel ouvert. Ils sont majoritairement kurdes de Syrie mais aussi des Afghans et une poignée de Maliens frileux à l’idée de rejoindre Lampedusa par la mer se sont rajoutés au lot. A Harmanli, alors que les bâtiments principaux sont en travaux, des baraques alignées accueillent temporairement des familles entières. Mustafa fait partie des moins bien lotis. Il partage une tente de l’armée avec quatre compatriotes. Pas de chauffage, ni d’électricité. “On est là depuis quatre jours. Les conditions de vie et d’hygiène sont terribles. Il fait froid. Je n’ai mangé qu’un œuf et un morceau de pain hier.”...

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En Grèce, les lentilles de l’austérité | Slate

En Grèce, les lentilles de l’austérité | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Constantinos Polychronopoulos cuisine des lentilles. Ce n’est pas son vrai métier, mais c’est mieux que rien en ces temps de crise. Depuis qu’il a été renvoyé de sa société de marketing il y a 3 ans, il n’a pas retrouvé de véritable emploi.

 

Il a donc ouvert une soupe populaire itinérante qui circule dans tout Athènes pour nourrir les pauvres et les affamés. Constantinos récolte les dons de lentilles –phakes (fa-kess) en grec– qu’il fait cuire avec des tomates, des oignons et des feuilles de laurier dans une grande marmite, afin de concocter un plat épais et nourrissant. «Ce n’est pas l’aumône, nous dit-il en servant son plat dans des tasses en polystyrène. C’est un dîner commun entre amis. Nous sommes tous dans le même bateau et nous mangeons tous ensemble.»

Le cliché habituellement véhiculé sur la Grèce moderne est celui d’une famille heureuse trinquant autour d’une table chargée d’agneau grillé, de feta, de plats d’aubergines, de salades de tomates à l’huile d’olive et de desserts au miel.

On ne montre pas les personnes qui se battent pour un chou gratuit, qui ouvrent un frigo désespérément vide ou qui récupèrent les oranges invendables sur les marchés en plein air. On ne montre pas non plus la soupe de lentilles gratuite. D’un seul coup, l’avenir commence à ressembler au passé.

La Grèce est en récession depuis 2008, mais les vrais problèmes ont débuté en 2009, après une déclaration du gouvernement révélant que le pays était complètement asphyxié par la dette publique. Vint ensuite le temps des mesures d’austérité strictes en échange d’un renflouement des caisses par des prêts de plusieurs milliards d’euros. Ces trois dernières années, l’économie s’est quasiment effondrée: le taux officiel du chômage a pratiquement triplé pour atteindre 27%. Plus de 60% de ces chômeurs grecs sont sans emploi depuis au moins un an.

Ceux qui ont toujours leur travail, même s’ils ont vu leur salaire diminuer d’un tiers ou plus, s’estiment chanceux. Ils n’achètent toutefois plus trop de côtelettes de porc ni de gouda d’importation, comme ils le faisaient en des périodes plus favorables. Ils sortent aussi moins souvent au restaurant. A la télévision, les émissions de «cuisine à petits prix» se sont multipliées.

Dans l’une d’elles, un chef souriant et rondouillard apprend aux téléspectateurs à préparer cinq repas avec entrée/plat/dessert pour seulement 50 euros par semaine. Il faut également parler du succès du livre de cuisine Les recettes de la faim, recueil de conseils donnés par des Grecs ayant survécu à la famine de la Seconde Guerre mondiale (exemple: conserver vos miettes de pain dans un bocal pour les manger plus tard)...

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Miguel, Marina, Carlotta... ces Espagnols qui fuient la crise au Maroc

Miguel, Marina, Carlotta... ces Espagnols qui fuient la crise au Maroc | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Restaurateur, cadre, retraité, chômeur, architecte ou maçon. Ils sont des milliers à avoir traversé la mer pour chercher fortune sur l'autre rive de la Méditerranée.

 

Avant la crise économique de 2008-2009, le Maroc accueillait officiellement près de 3000 migrants espagnols. En 2011, ils étaient quatre fois plus nombreux. A Tanger, Ceuta, dans le nord du pays mais aussi plus au Sud, cette réalité est visible. Un long reportage consacré aux émigrés espagnols a été diffusé en mars sur la chaîne marocaine 2M. Le même mois, le site Tanjanews.com a même évoqué les "mendiants espagnols" qui font de la musique dans les rues tangéroises. Les réactions ont été vives sur la toile

Maria Jesus Herrera, du bureau espagnol de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) relativise. "La migration espagnole se fait davantage vers l'Amérique latine, où il n'y a pas de barrière linguistique voire en Allemagne ou en France, dit-elle. Mais le Maroc n'est qu'à treize kilomètres de notre pays et il existe une tradition économique pour les entreprises espagnoles de s'y installer."

Pere Navarro, conseiller social à l'ambassade d'Espagne à Rabat, insiste aussi sur les nouvelles implantations d'entreprises espagnoles. Une image plus valorisante à défendre pour cet officiel que celle de chômeurs ou de salariés fuyant un pays en crise et venant chercher meilleure fortune au Maroc. Les chiffres fournis par l'ambassade ne disent pas tout, surtout quand ils font état d'une "relative stabilité", avec quelque 10 000 Espagnols enregistrés officiellement - beaucoup ne sont pas déclarés. C'est peu comparé aux quelque 850 000 Marocains vivent en Espagne. "Les salaires sont nettement plus bas et venir ici sans projet professionnel n'est pas facile", explique M. Navarro....

 

Comme chaque année au printemps, des centaines de Marocaines ont traversé le détroit pour aller faire la campagne de fraises à Huelva, en Andalousie. Les migrations se croisent. Des Marocains installés en Espagne retournent au pays, pour quelques mois, pour faire le taxi par exemple, laissant leurs familles afin qu'elles continuent à bénéficier des aides sociales espagnoles. "On a même constaté des transferts de fond du Maroc vers l'Espagne pour aider les familles à y rester, pour qu'elles gardent leur place en Espagne", témoigne Anke Strauss, du bureau de l'OIM au Maroc....

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Antisémitisme galopant en Hongrie - leJDD.fr

Antisémitisme galopant en Hongrie - leJDD.fr | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

REPORTAGE - Le Congrès juif mondial s'ouvre dimanche pour soutenir une communauté malmenée dans le pays dirigé par l'autoritaire Viktor Orbán. Samedi, des militants d'extrême droite ont défilé, stigmatisant les juifs et dénonçant Israël.

 

Gros bras tatoués, crânes rasés, quelques personnes âgées, et puis ces miliciens en treillis – dont la Garde nationale hongroise. C'est toute la fine fleur de l'extrême droite de Budapest qui s'est rassemblée samedi à deux pas du Parlement. Tous réunis à l'initiative de Jobbik, parti d'extrême droite ayant obtenu 17% des voix aux législatives de 2010, pour une commémoration des victimes de "la terreur véritable". Comprendre : les victimes "du bolchevisme et du sionisme" en Hongrie.

À la tribune, on lâche les chevaux : "On nous dit qu'il faut se souvenir de l'Holocauste, l'enseigner à l'école, mais c'est pour mieux masquer les crimes du sionisme et les péchés d'Israël", s'enflamme Márton Gyöngyösi, l'un des députés Jobbik les plus radicaux. Au micro, il est aussi question de la volonté d'Israël d'acheter des pans entiers du territoire hongrois. Et puis, forcément, on parle du Congrès juif mondial qui s'ouvre aujourd'hui à Budapest. "Ils viennent nous provoquer jusqu'ici", lâche, mauvaise, Ancsa, cinquantenaire portant tee-shirt aux couleurs du drapeau national.

 

La veille déjà, dans le cadre austère de son bureau de députée, la sévère Eniko Hegedusné Kovács, à l'initiative de la manifestation samedi, s'indignait de l'événement : "Israël exerce de plus en plus d'influence sur le pays. Ce congrès en est la démonstration." Puis d'évoquer la pression du "lobby juif", son antisionisme assumé. Mais, selon elle, point d'antisémitisme dans son discours, pas plus que dans celui de son parti. D'ailleurs, la question de l'antisémitisme ne serait pas un sujet en Hongrie.

 

Et pourtant. Si aucune statistique officielle n'est disponible, la plupart des associations l'attestent : depuis plusieurs années, la Hongrie fait face à une recrudescence d'actes antisémites et le malaise est de plus en plus profond parmi les 100.000 juifs hongrois. C'est pour soutenir cette communauté que le Congrès juif mondial a choisi de s'établir cette année sur les bords du Danube. Péter Feldmájer, le président de l'Association des communautés juives de Hongrie, s'en félicite. Et avoue dans le même temps son inquiétude face au Jobbik, qui, à côté de son discours principal anti-Tsiganes a ajouté une variante juive : "Il y a dix ans, ils étaient dans la rue. Aujourd'hui, ils sont à l'Assemblée."
Dans un pays où la communauté juive est très bien intégrée et où la grande majorité des citoyens est opposée au radicalisme, comment expliquer cet antisémitisme? ...

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La Grèce, nouvelle terre de profits | Mediapart

La Grèce, nouvelle terre de profits | Mediapart | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Augmentation des tarifs et baisse de la qualité des services : pour les opposants à la privatisation des compagnies de distribution d'eau de la métropole athénienne (EUDAP) et de Thessalonique, la deuxième ville du pays (EUATH), le constat est clair. « L'eau est un bien public, ce n'est pas une marchandise », martèle Maria Kanellopoulou, membre du mouvement Save Greek Water. Cette musicienne fait partie des fondateurs du mouvement, créé l'été dernier, pour s'opposer au chantier de privatisation des deux sociétés.

« Nous ne sommes pas employés par ces entreprises, mais nous nous mobilisons car nous pensons que l'eau symbolise à la fois l'essence même du bien public, et tout ce que l'on est en train de perdre en Grèce aujourd'hui : c'est une question de droit le plus fondamental, celui de l'accès à l'eau. » Cette initiative civique a lancé une pétition qui compte aujourd'hui près de 18 000 signatures et espère bien faire entendre sa voix auprès des députés grecs.

Las, les acteurs du dossier passeront probablement outre. Ils ont le champ libre : l'ensemble des privatisations a été confié en 2011 à une structure ad hoc, le Taiped – le Fonds de valorisation du patrimoine de l'État grec. Cette structure mise en place sous la pression des créanciers du pays, la Troïka (Commission européenne, BCE, FMI), est devenue de facto la propriétaire d'un immense portefeuille qu'elle doit vendre petit à petit à des investisseurs. Objectif ? Éponger une partie de la dette de l'État en vendant des entreprises publiques (cession complète ou prise de participation), des concessions pour l'exploitation de monopoles commerciaux ou de lots fonciers, et des propriétés immobilières.

Au total, plus d'une quarantaine de lots apparaissent aujourd'hui sur la liste des biens à vendre – une liste destinée à s'allonger et qui s'est déjà enrichie de nouveaux éléments ces derniers mois. Sauf que les objectifs financiers du programme sont bien loin de combler la dette abyssale du pays (plus de 300 milliards d'euros aujourd'hui) : le Taiped table désormais sur 9,5 milliards d'euros de ventes d'ici à 2015, contre les 19 milliards encore officiellement visés il y a quelques mois…, et alors que l'objectif initial était de 50 milliards, lorsque ce programme de privatisations a été annoncé par les représentants de la Troïka en visite à Athènes, en février 2011.

En réalité, dans un marché en pleine récession – pour la sixième année consécutive –, les entreprises grecques ne valent pas bien cher et le gouvernement n'est pas tellement en position de force pour négocier… Mais l'argent récolté est-il, au fond, vraiment le but ? Lorsque nous nous étions rendus au Taiped en octobre dernier, il nous avait été expliqué que le but était « de transformer complètement l'économie grecque » : « Peu importe, en fait, les sommes que l'on va tirer de ces ventes. Il ne s'agit pas tant de collecter de l'argent que de libéraliser l'économie. »...

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«A Chypre, on subit une guerre. Une guerre économique»

«A Chypre, on subit une guerre. Une guerre économique» | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Quelques centaines de lycéens et étudiants ont défilé à Nicosie ce mardi matin contre le plan conclu à Bruxelles.

 

«Nous ne sommes pas là pour demander quoi que ce soit, nous sommes là pour montrer notre présence et dire à la troïka [UE – BCE – FMI] et à notre président que nous ne sommes pas d’accord.» Quelques centaines d’étudiants et de lycéens ont défilé en direction du Parlement à Nicosie ce mardi matin, au lendemain de l’annonce de l’accord trouvé dans la nuit de dimanche à lundi à Bruxelles et qui, s’il évite la faillite à l’île, exigera de lourds sacrifices de la population. En tête de cortège, une banderole «Vos erreurs, notre futur». Drapeau grec ou chypriote sur le dos, les jeunes manifestants, rameutés via Facebook, chantent en boucle «Troïka, Merkel, dehors», ou «Hands off Cyprus», slogan devenu mot clé de la mobilisation encore limitée à Nicosie.

Témoin du fort sentiment antiallemand ambiant, une banderole «Hitler – Merkel même merde» est déployée devant les caméras. D’autres brandissent des drapeaux européens barrés d’une croix rouge. Manos, 17 ans, ne cautionne pas: «On n’est pas contre le peuple allemand lui-même. Bien sûr qu’Angela Merkel n’est pas Hitler. Mais ce qu’ils veulent dire avec ces slogans, c’est qu’on subit une guerre. Une guerre économique qui va tous nous affecter.» Encore au lycée, il voudrait pouvoir poursuivre ses études à l’étranger, architecture ou médecine peut-être. «Ici le niveau n’est pas très bon. Pour faire de bonnes études, il faut aller en Angleterre, en Allemagne, aux Etats-Unis. Mais ça coûte cher. Nos parents économisent pour nous payer ces études, mais avec le plan de Bruxelles, cet argent mis à la banque ne vaudra plus rien. Et nous on restera ici à faire des petits boulots.»


Près du Parlement, une fille est occupée à graffer sur un mur une figure de Jésus, baillon de révolutionnaire sur le visage: «C’est pour dire que même un peuple pacifiste comme le nôtre est prêt à se battre s’il le faut», explique-t-elle.

Les étudiants vivent comme un déni de démocratie le fait que le plan conclu à Bruxelles ne passe pas au Parlement. Irene, 20 ans, étudiante en langue : «Ce plan décide de tout notre futur. Nous sommes maintenant sous la coupe du FMI et ce n’est que le début. Il va y avoir beaucoup de chômage, surtout pour nous les jeunes, alors que nous n'y sommes pour rien dans ce qui arrive. C'est injuste. La moindre des choses aurait été que le peuple ait son mot à dire !» Ero, 20 ans également, aurait préféré «une sortie de l’Europe. Tout allait mieux pour Chypre avant qu’on entre dans l’Europe en 2004. L’Europe, je veux dire l’Europe comme rêve, c’est fini »...


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Lezajsk : un exemple du renouveau de la culture juive en Pologne?

Lezajsk : un exemple du renouveau de la culture juive en Pologne? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

POLOGNE - Entre fascination, nostalgie et culpabilité, la Pologne nourrit une relation complexe avec sa communauté juive. Qui était la plus nombreuse au monde avant 1945, et qui compte aujourd'hui à peine 30 000 membres. Mais depuis la chute du régime communiste et avec elle, l'avènement de la démocratie, la vie culturelle et religieuse reprend. Lezajsk, une ville située au sud-est du pays est un bon laboratoire de ces récents bouleversements. C'est ici que se rencontrent, se confrontent et se côtoient une fois par an, la population locale, les touristes, les Polonais convertis au judaïsme et des milliers de juifs hassidiques qui viennent du monde entier pour prier sur la tombe de leur saint rabbin Elimelekh Weisblum.

 


Nous sommes à 350 kilomètres au sud-est de Varsovie, sur les contreforts des Carpates. Lezajsk est une petite ville de 15 000 habitants. Qui une fois par an se remplit d'hommes et de femmes tout de noir vêtus, venus en pèlerinage sur la tombe de leur saint hassidique. Un spectacle qui nous transporte dans un autre temps, avant la Seconde Guerre mondiale et la Shoah. Un tiers de la population de Lezajsk était alors composé de juifs, pour la plupart hassidiques.

Un petit marché est installé en bas du cimetière, des salles de prières pour les hommes et les femmes où l'on sert de la nourriture et des boissons chaudes. Durant trois jours et trois nuits les autocars déversent les pèlerins qui restent à Lezajsk parfois uniquement quelques heures. Goldie Kornblut, originaire de Belgique, qui vient ici pour la troisième fois, est persuadée que c'est grâce à ses prières, que ses deux fils se sont mariés cette année....

 

Entre fascination et méfiance, les deux communautés se toisent, se côtoient mais ne se mélangent guère. Lezajsk est à l'image du reste de la Pologne. Une exception : les Polonais qui ont découvert récemment leurs racines juives. Un phénomène grandissant, une véritable mode dans certaines grandes villes. D'après différentes estimations ils seraient entre 100 et 150 000 dans ce cas. Et beaucoup se tournent vers le judaïsme pour mieux affirmer leur identité fraichement retrouvée.

Cette habitude de venir massivement sur la tombe du Tsadik Elimelekh est relativement récente. Les pèlerinages n'ont repris timidement que dans les années soixante-dix quand la Pologne commençait à ouvrir un peu ses frontières. Le véritable boom des visites des juifs hassidiques date des années quatre-vingt-dix, après la chute du régime communiste...

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Les enfants perdus de l'Espagne - Information - France Culture

Les enfants perdus de l'Espagne - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Combien sont-ils exactement ? Nul ne peut le savoir. Et pour cause, les familles retrouvent au mieux des certificats de naissance falsifiés et parfois des petits cercueils vides à la place du nouveau-né que l’on croyait disparu.

Combien sont-ils, donc, ces enfants qui ont été arrachés aux leurs, en Espagne, des années 40 jusqu’à la fin des années 80 ? On parle de dizaine de milliers, peut-être de centaines de milliers d’enfants volés. Aujourd’hui, adultes perdus. Le scandale a éclaté au grand jour dans les années 2000.

A l’origine, sous Franco, ce trafic a une base idéologique. Il s’agit de sauvegarder « l’Hispanité » en retirant leurs enfants aux Républicaines. Les vols de bébés continuent, même après le retour de la démocratie, cette fois sous couvert de bonne morale catholique. On prend leurs enfants à des mères célibataires ou issues de milieux modestes, et on les vend à des familles qui ne peuvent pas en avoir.

Aujourd’hui encore ces crimes restent impunis. Pire, la justice espagnole refuse obstinément de s’en saisir.

 

« Les Enfants perdus de l'Espagne », c’est un Magazine de la rédaction de Marine de La Moissonnière et Annie Brault.

 

Durée de l'émission: 44 minutes

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Des millions d’Européens plongent dans la pauvreté

Des millions d’Européens plongent dans la pauvreté | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La classe moyenne a été durement touchée en 2012 par le chômage et l'austérité. La pauvreté concerne désormais des groupes sociaux préservés jusqu'ici.

 

Etranglés par le chômage et la rigueur, des millions d’Européens ont basculé cette année dans la pauvreté qui frappe les classes moyennes, ébranle la cohésion sociale et atteint des groupes jusque-là préservés comme les femmes et les enfants."Le trou noir est de plus en plus grand", s’inquiète Mercedes Gonzalez, une Espagnole de 52 ans qui, avec moins de 800 euros par mois, se bat pour assurer le quotidien d’une famille au chômage à Fuenlabrada, en banlieue de Madrid.

En juillet, elle touchait encore, comme son mari, une aide gouvernementale de 426 euros, aujourd’hui réduite à 360 euros. "Pendant ce temps, la nourriture et les factures augmentent avec la hausse de la TVA" depuis septembre, raconte-t-elle.

"Les choses vont de mal en pis, nous sommes asphyxiés": la lassitude perce dans la voix de cette petite femme bourrée d’énergie, vendeuse au chômage dont le mari, charpentier, et deux des trois fils adultes sont eux aussi sans emploi.

 

L’Espagne, quatrième économie de la zone euro, affiche les ingrédients d’une crise sociale majeure: un quart des actifs au chômage, une politique d’austérité historique, des coupes implacables dans l’éducation et la santé, des milliers de familles surendettées jetées à la rue.

Dans ce pays, où deux petits propriétaires menacés d’expulsion se sont suicidés récemment, comme en Grèce ou en Italie, deux autres pays du sud de l’Europe minés par la récession, la crise parfois vire à la tragédie...

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Le travail des enfants en Europe gagne du terrain

Le travail des enfants en Europe gagne du terrain | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour survivre, de plus en plus d’enfants sont contraints de travailler et voient ainsi leur enfance voler en éclat.

Bien connu dans les pays les plus pauvres, ce phénomène existe également en Europe et fait ainsi l’objet d’un reportage diffusé sur France 3, ce mercredi soir…

 

Depuis la crise, plusieurs pays européens ont limité leurs aides financières sociales, plongeant ainsi de nombreux foyers dans la précarité. Pour survivre, des centaines de familles n’ont eu d’autres choix que de déscolariser partiellement ou totalement leurs enfants, afin de les faire travailler. Parfois pour quelques centimes, ces mineurs réalisent des tâches pénibles, longues et harassantes… A l'échelle internationale, 215 millions d’enfants sont concernés !

A une semaine de la Journée Mondiale de l’Enfance et de la Journée Nationale des Droits de l’Enfant, ce phénomène fait l’objet d’une enquête spéciale qui sera diffusée ce soir sur France 3, dans l’émission Pièces à conviction à 23h10. Six familles résidant en Bulgarie, en Italie ou encore en Grande-Bretagne y témoignent de leur calvaire quotidien. Ainsi on retrouve le cas de Michael, 15 ans, qui distribue le lait trois nuits par semaine ; de Giovanni, 13 ans et serveur 8 heures par jour ou encore de Juliana, 14 ans, qui travaille aux champs 10 heures par jour. A l'issue de la diffusion du reportage, Patricia Loison recevra Claire Brisset, spécialiste des questions liées à l'enfance ancienne directrice de l'information à l'UNICEF aujourd'hui l'une des première Défenseure des enfants ainsi que Cécile Allegra la journaliste et auteure du documentaire.

 

Jeudi 15 Novembre sur France 3 à 23h10, dans l'émission Pièces à conviction. Durée: 1h10

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Les Inrocks - Au Pirée, les migrants épuisés rêvent de l'Europe

Les Inrocks - Au Pirée, les migrants épuisés rêvent de l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Par milliers, les réfugiés syriens, irakiens et afghans débarquent au Pirée, venant de l’île de Lesbos, porte d'entrée en Europe. Mais le port d'Athènes n'est pour eux qu'une étape dans leur périple vers le Nord.

 

Le port du Pirée, d’ordinaire très animé, est particulièrement tranquille. Ce mardi, aux alentours de 20 heures, le quai E1 s’est vidé. Plus personne n’attend de bateaux chargés de touristes. Aucun départ pour les îles grecques n’est attendu. Pourtant, deux longues files de taxis se dessinent. Les chauffeurs sont venus guetter le navire Tera Jet.

A son bord, plus de 1 800 réfugiés, majoritairement des Syriens, des Irakiens et des Afghans. Affrété par le gouvernement grec, cette embarcation arrive tout droit de Lesbos. A l’aube, mercredi, un autre bateau, ayant fait le même trajet, avec 2 500 personnes a également jeté l’ancre. L’île, située à une dizaine de kilomètres des côtes turques au nord de la mer Egée, fait face à une arrivée importante de migrants et de réfugiés. 33 000 depuis le 1er août. Un flux massif et continu également enregistré sur plusieurs îles du Dodécanèse (Kos et Chios, entres autres).

 

 

Le manque criant de structures d’accueil rend la situation explosive. Sur place, les autorités sont débordées. Depuis le début du mois d’août, des ferries dépêchés par Athènes font la liaison plusieurs fois par semaines entre les îles et le Pirée.

 

 

Yiorgos, chauffeur de taxi originaire de Trikala (nord de la Grèce), ne rate aucun de ces débarquements. “C’est plus de travail pour nous”.  A force, l’homme de 54 ans dit s’être “habitué”. Les premières fois, lorsqu’il a vu ce monde arriver sur le port, il a “eu mal”.

“Ils ont l’air malheureux. Ils fuient la guerre et laissent tout derrière eux pour rejoindre l’Europe. J’espère qu’ils auront la possibilité de quitter la Grèce au plus vite. Pour nous comme pour eux, rien de bon ne les attend ici.”

 

L’itinéraire est connu. “Nous voulons arriver en Allemagne au plus vite. Les trois jours passés à Mytilène étaient horribles (la capitale de Lesbos ndlr). Là-bas, il y a énormément de monde mais aucune gestion. Beaucoup de migrants dorment par terre, dans la rue, sur le port. Nous, nous avons dû dormir sous des tentes, sans pouvoir prendre de douche, sans manger à notre faim. Je me sens sale et épuisé”, lâche t-il d’un ton las. Un de ses amis l’interrompt et le presse. Il a entendu qu’il était encore possible de prendre un train pour Thessalonique. Il faut partir. Amar disparaît dans la foule.

Un peu plus loin, un groupe de onze hommes attend, patiemment, un bus moins bondé. Ces amis d’enfance – âgés de 22 à 29 ans – sont tous originaires d’Amouda, ville du Kurdistan syrien. Malgré la fatigue, ils semblent heureux et sereins. A les entendre, l’arrivée à Athènes sonne comme une délivrance. Pour eux aussi, Mytilène fut une mauvaise expérience. La pire depuis leur départ il y a un mois...

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En Finlande, scène de racisme ordinaire à Lieksa

En Finlande, scène de racisme ordinaire à Lieksa | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les migrants somaliens font l’objet d’un rejet massif, attisé par le parti des Vrais Finlandais.

 

Ishaq Gulled fait la visite comme s’il habitait là depuis toujours. A gauche de la rue principale, la compagnie de taxi qui a osé embaucher le premier chauffeur de taxi noir de l’histoire de la ville, à droite, le supermarché, centre névralgique de cette petite commune finlandaise perdue de l’est du pays. Le premier hôpital est à plus de 100 kilomètres d’une route cahoteuse, Helsinki a plus de 500 kilomètres, la frontière russe à moins de 60. Bienvenue à Lieksa, 12 000 habitants, devenue célèbre dans toute la Finlande pour ses migrants somaliens et leur sort peu enviable.

Depuis qu’Ishaq, 26 ans, et environ 300 autres Somaliens sont venus s’installer à Lieksa – entre 2009 et 2012 –, les actes racistes se multiplient. Voitures endommagées ou incendiées, insultes : au moins 15 actes racistes ont encore été identifiés par la police en 2014. « Il y a même des gens qui nous jettent des pierres. Dans le bus, certains changent de place quand on s’assoit à côté d’eux », assure Mohamed Hersi, le représentant de la communauté somalienne....

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Europe : quoi de neuf à l'Est ? | ARTE

Europe : quoi de neuf à l'Est ? | ARTE | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dix ans après l’extension de l’Union Européenne vers l’est, où en sont les "jeunes" pays adhérents, de la Pologne à la Croatie ? Quelles sont leurs perspectives ? Depuis Varsovie, Andrea Fies tente de répondre à ces questions par le biais de reportages, d’entretiens et d’analyses.

Via Thomas-Penette Michel
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Finlande-Norvège : Le passage de l'extrême Nord

Finlande-Norvège : Le passage de l'extrême Nord | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Poste-frontière le plus septentrional de l’UE, le village de Nuorgam est le lieu de passage de travailleurs finlandais et norvégiens allant travailler d’un pays à l’autre. Mais la région, en plein pays lapon, reste un peu oubliée du reste de la Finlande. Paru sur Hufvudstadsbladet

 

ous les jours, Jocke Pikkarainen quitte son domicile de Nuorgam [en Finlande] et fait 25 kilomètres vers le nord pour se rendre à son travail à Tana Bru [en Norvège]. Il y enfile sa tunique rouge et reçoit les patients des urgences de la commune. Jocke Pikkarainen est originaire de Kimito [dans le sud de la Finlande].

Après avoir été ambulancier, il a décidé en août de l’année dernière d’emménager avec sa compagne aussi loin que possible sans émigrer, pour travailler sur la rive nord du fleuve Tana, qui marque la frontière entre la Finlande et la Norvège. Tous deux travaillent au centre de soins, même si sa compagne est actuellement en congé maternité.

“Si on est venu, c’est à la fois pour le côté aventure et parce que le salaire brut y est quasiment le double de ce qu’on toucherait en Finlande pour le même travail”, reconnaît-il. Jocke Pikkarainen s’adresse à ses patients et à certains de ses collègues dans un norvégien rudimentaire, mais en finnois avec Anu Saari, la responsable du service.

Le centre de soins de Tana Bru est un lieu hautement cosmopolite : seule la moitié du personnel y est d’origine norvégienne.

Le service n’emploie pas moins de cinq Finlandais. Le centre de soins de Tana Bru est un lieu hautement cosmopolite : seule la moitié du personnel y est d’origine norvégienne. “Nous avons des employés des Philippines, de Russie, de Thaïlande, du Canada ou d’Estonie”, explique Anu Saari.

 

Les salaires du secteur de la santé norvégien attirent depuis longtemps les diplômés finlandais, et il ne se passe pas une semaine sans qu’Anu Saari ne reçoive de candidatures en provenance de la Finlande. “En Norvège, les jeunes ne veulent pas faire médecine. Les trois-huit effraient, et d’autres secteurs offrent des emplois bien mieux payés”, explique-t-elle.

La demande de l’étranger est si forte que les établissements médicaux norvégiens n’ont que l’embarras du choix. “La maîtrise de la langue est un critère déterminant. Il faut parler norvégien ou alors bien se débrouiller en suédois”, poursuit Anu Saari.

Pour Jocke Pikkarainen, l’acclimatation linguistique s’est déroulée sans accroc. Il n’a pas eu de mal non plus à troquer sa vie d’étudiant de Turku contre le quotidien de père de famille vivant sous le ciel tranquille de Nuorgam. Pourtant, que ce soit ici ou à Tana Bru, on ne risque pas de faire des folies.

L’unique restaurant du village est le plus souvent fermé. Et les six mois de ténèbres hivernales pourraient en dissuader plus d’un. Mais cela n’a pas l’air de perturber Jocke Pikkarainen. "En fait, l’atmosphère est assez agréable. La nature est incroyable, ici”, se réjouit-t-il même.

Le passage frontalier entre Nuorgam [en Finlande] et le village voisin de Polmak [en Norvège], est effectivement assez plaisant. Pour un endroit situé au point le plus au nord de l’UE, marquant également la frontière de la Finlande avec l’OTAN [dont la Norvège est membre], le coin est même plutôt accueillant, en fait.....

 

 

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Les Pays-Bas restent hantés par la mémoire de l’esclavage - Les Inrocks

Les Pays-Bas restent hantés par la mémoire de l’esclavage - Les Inrocks | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Comme tous les ans depuis 2000, au 1er juillet, les Pays–Bas commémorent l’abolition de l’esclavage perpétré dans leurs anciennes colonies du Surinam et des Antilles néerlandaises.

 

Dans une ambiance festive, une parade rythmée par les chants des marcheurs, vêtus pour la plupart des costumes traditionnels, célèbre le “Keti Koti” (“chaînes brisées” en surinamien). Mais en 2013, 150 ans après la fin des traites négrières, la cérémonie est teintée d’une atmosphère particulière. Si les habituels discours prononcés à l’issue de la marche n’ont toujours pas exprimé les excuses que beaucoup attendent, la présence du couple royal, bien que silencieuse, marquait un nouveau pas vers la reconnaissance de cette histoire restée longtemps taboue.

Au delà du folklore ou du discours officiel, les sentiments des Néerlandais à l’égard de cette célébration restent plus que mitigés. Ainsi de nombreux participants aux festivités arboraient un badge “1863″. Parmi eux l’entrepreneure Jennifer Tosch :

“1863, c’est l’abolition légale mais cela n’a pas mis fin à l’esclavage. Le gouvernement de l’époque a imposé par la violence une ‘période d’apprentissage’ de dix ans prétextant que les esclaves n’étaient pas prêts pour la liberté”.

Celle qui se définit comme Surinamienne-Américaine se souvient: “Je suis venue il y a un an pour faire des recherches sur ma famille qui a vécu ici avant de migrer vers les Etats-Unis”. Déçue par l’absence de reconnaissance de la mémoire des Noirs, la dynamique californienne crée alors le Black Heritage Amsterdam Tour, une visite guidée alternative axée sur la contribution des Noirs – dont la présence remonte au XVIe siècle – au patrimoine de la ville : “Aux Etats-Unis, le même sujet est bien plus débattu ; ici, le passé des descendants d’esclaves reste une histoire cachée.”...

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Grèce : dans les griffes d’Aube dorée

Grèce : dans les griffes d’Aube dorée | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Fragilisés par la crise et le chômage de leurs parents, les adolescents sont une cible privilégiée du parti d’extrême droite qui tente de recruter jusque dans les lycées.
Par MARIA MALAGARDIS Envoyée spéciale à Athènes  

Tout s’est passé en quelques secondes : bercé par la musique de son iPod, Phivos n’a pas vu venir ses agresseurs. Le premier lui a coincé les bras dans le dos, pendant qu’un autre, muni d’un couteau, lui tailladait le nez, la joue, puis la gorge. Trois coups, assénés avec violence, au moment où Phivos s’apprêtait à franchir les grilles du lycée public de Palio Faliro, une paisible banlieue balnéaire dans le sud d’Athènes.

 

«Le salut nazi en classe»

Il est 8 h 30 ce matin-là, en janvier, et l’agression du garçon de 17 ans provoque immédiatement un mouvement de panique. Les hurlements des élèves alertent les responsables de l’établissement. «Les agresseurs se sont enfuis, Phivos était couvert de sang, je l’ai emmené à l’hôpital dans ma propre voiture. On a tous eu très peur», se souvient Lena Daminopoulou, la proviseure du lycée. Plusieurs mois après le drame, elle refuse pourtant de spéculer sur les motifs et l’identité des agresseurs : «L’un d’eux a été arrêté car Phivos l’avait reconnu. Pour le reste, l’enquête est en cours et c’est à la police de se prononcer.» Elle ne peut toutefois s’empêcher d’évoquer «un cercle habitué à la violence», «un climat politique un peu particulier» et «le besoin de protéger les enfants». Avant de lâcher : «C’est un incident regrettable, mais nous sommes vigilants. Dans d’autres banlieues voisines, à Kallithea, à Glyfada, les risques de dérapages sont bien plus nombreux. Il y a même des élèves qui font le salut nazi en entrant en classe ! Dans ces écoles, ils sont déjà bien présents.»


Ils ? Dans la Grèce d’aujourd’hui, tout le monde aura compris. Ce n’est pas que le sujet est tabou. Mais une peur diffuse incite souvent au silence, ou au moins à la discrétion, les victimes des néonazis d’Aube dorée, le parti d’extrême droite fondé au début des années 90 et qui a récemment fait son entrée au Parlement. Surtout lorsque les cibles sont des enfants. Il y a bien sûr le souci de les protéger, et aussi celui de ne pas stigmatiser l’école, le quartier… Ou encore un refus d’accorder trop d’importance à ce parti hier encore si marginal qu’il est difficile de l’imaginer s’immiscer dans les cours de récréation avec une audace parfois inquiétante.

 

Pour les parents de Phivos, l’agression de leur fils a été «une révélation et une prise de conscience», expliquent-ils d’une même voix, attablés à la terrasse d’un café, non loin du lycée. Dendis et Maria sont divorcés, mais ils tiennent à être présents tous les deux dès qu’il s’agit d’évoquer le sujet. «Il a d’abord fallu encaisser le choc, soupire Maria, en tirant nerveusement sur sa cigarette, et réaliser que cela nous arrivait à nous, à notre enfant.» Elle n’est pas dupe et sait que «l’agression de Phivos a marqué les esprits et ce, bien au-delà de ce quartier, parce que, pour la première fois, ils ont visé un petit Grec»...

 
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Grèce: l'austérité racontée au quotidien (vidéo)

Chroniques d’un hiver européen, une série documentaire sur l’ampleur et la violence, symbolique et sociale, de l’austérité imposée aux Grecs. Après l'épisode 1, Athènes, de la récession à la dépression, retrouvez les deux autres documentaires : Athènes, l'engrenage de l'austérité et Athènes, la quête d'un ailleurs.

 

À l’origine du projet, le jeune documentariste Étienne Haug s’est entouré de plusieurs professionnels de l’image (Sébastien Lecordier, Camille Pillias et Nelly Ollivaul) pour accoucher de cette idée originale qui fait se juxtaposer témoignages sonores, état des lieux chiffré et photographies contextualisées. Ce documentaire est agencé avec les images des photographes grecs Stefania Mizara et Achilleas Zavallis, qui sont allés recueillir les sentiments mêlés de leurs compatriotes tantôt révoltés et tantôt résignés. Les trois premiers épisodes nous montrent comment les Grecs, depuis que la troïka a dicté la conduite au pays, sont devenus les jouets d’un capitalisme destructeur. Dont les méthodes, autant que les effets, n’en finissent plus de maintenir cet État sous perfusion. Ce libéralisme sauvage censé contenir une dette accumulée dont personne n’entreprend de rechercher les véritables fondements a souvent été commenté ou décrypté à la hache par une série de calculs fumeux.

 

D’annonces et de mesures arbitraires jugées toutes plus nécessaires les unes que les autres… Il s’agit ici de rompre avec cette chimère et de rendre compte, dans la bouche de ses victimes, de la manière dont une récession prend racine dans les foyers et modifie les habitudes d’un peuple. Cette dictature de la dette, ses discours péremptoires et son cynisme aveugle, revêt plusieurs visages. Cette « dévaluation interne » est décrite par le site d’information économique Bloomberg ainsi : « Il s’agit de restaurer la compétitivité de manière brutale en faisant chuter les salaires. Cela nécessite toutefois le maintien d’un chômage élevé de manière à supprimer les possibilités de négociation. » Un ouvrier confirme que, depuis la dégradation de la crise, les conventions collectives sont devenues factices : « La loi ne te protège plus. » Le travail gratuit commence à pénétrer les mœurs. Un instituteur annonce à la télévision qu’il ne supporte plus d’entendre ses élèves répéter : « Monsieur, j’ai faim »… Les Grecs sont usés de devoir chercher perpétuellement les moyens de subsister, d’être tournés vers le seul objectif de « payer ses factures ». Cette usure est concomitante avec une perte de lien social : beaucoup se replient dangereusement sur eux-mêmes....

 

Vidéos à visionner à partir du lien...

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Chypre : «Je veux retirer le maximum et fermer mon compte»

Chypre : «Je veux retirer le maximum et fermer mon compte» | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

A la réouverture des banques ce jeudi à Nicosie, un peu d'attente mais nulle panique.

 

Le grand «bank run» n’aura pas eu lieu à Chypre. Du moins pas physiquement, si l’on en juge par les files d’attente finalement plutôt calmes et limitées ce jeudi devant les banques de Nicosie. Après douze jours de fermeture forcée, les établissements devaient rouvrir ce jeudi à midi, avait confirmé mercredi soir la Banque centrale. Mais de strictes restrictions ont été mises en place pour éviter des retraits massifs: les retraits sont limités à 300 euros par personne et par jour, les virements à l’étranger à 5 000 euros par mois, par personne et par banque, et les voyageurs quittant l’île ne peuvent porter sur eux plus de 1 000 euros en espèces (détail des mesures ici). 

Un peu avant l’heure, de petites files ont commencé à se former devant les agences, sous l’œil des vigiles postés là depuis 7 heures du matin. Devant la banque Laiki d’une avenue du sud de la ville, ils sont une quinzaine à patienter à l’heure dite. Pareil devant les agences alentour, un peu plus dans le centre. Grande sacrifiée du plan de restructuration, la Laiki, deuxième banque du pays, sera scindée en deux, sa partie «saine» devant être absorbée par la Bank of Cyprus.

Helena, la cinquantaine, est arrivée une heure en avance devant son agence. Ancienne secrétaire, elle n’a plus de travail et vit avec les 400 euros qu’elle reçoit de l’Etat. Sans carte de crédit, sans pouvoir retirer au guichet et sans pouvoir déposer son chèque de pension, elle était coincée depuis douze jours. «Une amie m’a prêté 50 euros pour pouvoir tenir la semaine. Là, j’espère pouvoir retirer 200 euros, sur mes 1 000 euros d’économie.» Derrière elle, un homme en costard, nerveux. Gérant d’une agence de voyage, il veut déposer des chèques. «On a une date limite pour payer les compagnies d’avion. Si je ne peux pas payer, je risque de perdre ma licence.»


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La Grèce bafoue les droits des migrants, avec l’accord de l’Europe - Rue89

La Grèce bafoue les droits des migrants, avec l’accord de l’Europe - Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Arrestations au faciès, conditions de détention inhumaines… De nombreux migrants accusent la Grèce de mauvais traitements. Sans inquiéter l’Europe, qui va rallonger les budgets de son meilleur « garde-frontière ».

 

En septembre dernier, alors qu’il tentait de gagner le nord de l’Europe par la Turquie, Faraj Alhamauun a été arrêté durant sa traversée de la Grèce.

En dépit d’une grave blessure à la jambe causée par des bombardements sur sa ville natale d’Alep, en Syrie, cet activiste a été emprisonné dans un camp de rétention du nord-est de la Grèce, dans la région d’Orestiada. Ses maigres biens et le peu d’argent qu’il avait lui ont été confisqués lors de son arrestation. Sans jamais lui être rendus.

Aujourd’hui installé à Istanbul, en Turquie, cette ancienne source de Human Rights Watch (HRW) n’a rien oublié du calvaire subi lors de ces mois d’enfermement, victime d’un harcèlement verbal et physique incessant.

Il s’est d’ailleurs plaint de ces mauvais traitements à une délégation de fonctionnaires européens qui visitait le camp Fylakio où il était détenu. « Après leur départ, j’ai été maltraité pour leur avoir parlé. » Faraj a alors commencé une grève de la faim. Résultat : les autorités hellènes l’ont finalement renvoyé vers la Turquie.

 

Son cas est loin d’être unique en Grèce : les financements de la Commission européenne pour des opérations d’envergure visant à contrôler le flot massif de migrants ont abouti à un nombre important de violations des droits humains.

Et si les fonctionnaires européens n’ignorent rien des conditions inhumaines de détention des demandeurs d’asile, ils planchent actuellement sur une extension des financements afin que le gouvernement d’Antenis Samaras poursuive cette politique.

En août dernier, la police grecque a déployé près de 1 900 nouvelles recrues le long du fleuve Evros pour l’opération « Aspis » (bouclier), pour tenter de fermer la frontière avec la Turquie par laquelle affluent les réfugiés syriens.

Au même moment, l’opération « Zeus Xenios » (protecteur des étrangers) menée par les autorités sur tout le territoire a conduit aux interpellations de 4 849 sans-papiers. Auxquelles s’ajoutent la « rafle » de plus de 90 000 personnes, arrêtées uniquement selon leur faciès.

Afin d’emprisonner le flot de migrants arrêtés, le gouvernement a transféré les détenus dans des camps improvisés : académies de police ou anciens dépôts militaires, comme Xanthi et Komotini, dans le nord de la Grèce, Corinthe dans le Péloponnèse, et Paranesti dans la Drama...

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Les Inrocks - Aux Pays-Bas , le mariage pour tous fête ses douze ans

Les Inrocks - Aux Pays-Bas , le mariage pour tous fête ses douze ans | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Loin des débats houleux qui agitent l’Hexagone, les Pays-Bas s’apprêtent à fêter les 12 ans du mariage pour tous. Reportage à Amsterdam.

 

Nienke donne ses rendez-vous au Café Saarein, le plus ancien bar lesbien de la ville, au coeur du Jordaan, le quartier bobo vintage d’Amsterdam. De peur qu’on ne la reconnaisse pas, elle envoie un message avant : “Je suis grande, 1,82 mètre, cheveux blonds courts mais je crois qu’en fait ça décrit toutes les lesbiennes néerlandaises (smiley).” Autodérision, nous sommes prévenus. Une fois dans le bar aux allures de pub irlandais, difficile de la reconnaître parmi la clientèle exclusivement féminine. Nienke est une habituée, la barmaid nous l’indique tout de suite. Très engagée dans la communauté lesbienne amstellodamoise, cette réalisatrice de 35 ans a été choisie en 2011 par la ville pour réaliser des courts métrages commémorant l’anniversaire des 10 ans du mariage gay.

Nienke : “Ici, vous n’entendrez personne dire ‘mariage gay’, c’est le même mariage qui était avant réservé aux hétéros qui a été élargi. Ce n’est pas une union de seconde zone, nous avons les mêmes droits.” Comment réagit-elle à ce qui se passe en France ? À peine le temps de finir la question qu’elle bondit : ”Je ne comprends pas que vous en soyez encore au débat et surtout qu’il y ait autant de gens opposés qui manifestent. Je pensais que la France était un pays moderne, occidental. Franchement, c’est une attitude de pays arabe ou africain.“ La comparaison, un peu rapide, a le mérite d’être claire. “Quand j’ai vu que l’Espagne avait ouvert le mariage aux gays, j’ai été très surprise. C’est un pays super catho, très macho, très famille. Le Portugal pareil, je ne m’y attendais vraiment pas.” À côté de Nienke, Marloes, brune, même âge :

“Les gens que je vois manifester ‘contre’ dans les rues de Paris me font vraiment peur. D’où sortent-ils ? Ça fait douze ans qu’on a le droit de se marier. Est-ce que le pays a explosé ? Non ! Est-ce que les enfants sont tous dégénérés ? Non ! Rien n’a changé, à part qu’ici les gays sont vraiment les égaux des hétéros. En plus, je ne vois pas pourquoi vous vous excitez comme ça parce qu’aux Pays-Bas, assez peu d’homos se sont finalement mariés.”...

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L'Irlande, deux ans après le plan de sauvetage européen - Information - France Culture

L'Irlande, deux ans après le plan de sauvetage européen - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

85 milliards d'euros débloqués sur 4 ans. Nous sommes fin 2010 et l'Irlande obtient cette aide de l'Union européenne et du FMI. Mais assortie de toute une série de mesures d'austérité. Une austérité encore de rigueur ce mercredi pour le nouveau budget irlandais. Dans ce contexte, comment se porte le pays aujourd'hui ?

Aujourd'hui, le pays qui a frôlé la faillite nationale semble aller mieux. Selon l'OCDE, son déficit public devrait être de 8,1% du PIB cette année, et la croissance de 0,5%. Avec deux secteurs en pointe : les nouvelles technologies et l'industrie pharmaceutique.

 

Cependant, l'Irlande est loin d'être tirée d'affaires.

Un seul chiffre en témoigne : un taux de chômage qui flirte avec les 15% !

Le 24 novembre dernier, ils étaient 10.000 à manifester dans les rues de Dublin contre l'austérité qu'a renforcé le nouveau budget (le 6e de ce type en 4 ans). Et l'Eglise très puissante vient d'interpeller le gouvernement en estimant que « dès le début de la crise économique, les coupes dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des services sociaux, les réductions des aides, avec l’augmentation des taxes, ont eu un impact dévastateur sur la capacité de nombreux Irlandais à maintenir un standard de vie acceptable et à bénéficier d’un accès aux services de base. »

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Avec de nombreuses rubriques et reportages audio à écouter à partir de ce lien.

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Les ruines du monde grec

Les ruines du monde grec | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Que reste-t-il de l'âge d'or de la Grèce antique au moment où la crise bouleverse le pays ? Eléments de réponse à travers dix lieux clés de la Grèce antique, dix regards sur la crise.
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