Union Européenne, une construction dans la tourmente
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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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“Le peuple grec connaîtra le goût de l’Armageddon”

“Le peuple grec connaîtra le goût de l’Armageddon” | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les Grecs ont répondu non au référendum sur le plan d’accord d’aide proposé par la troïka. Un non qui marque une incontestable victoire pour Alexis Tsipras mais rend l’avenir du pays et de l’UE incertain, s’alarme la presse européenne.

 

Chaos, victoire, espoir, crise, tournant. Au-delà des orientations partisanes, les grands titres de la presse européenne estiment dans leur ensemble que le non des Grecs au référendum est un événement historique pour l’Europe. “Les Grecs défient l’Europe”, titre The Guardian résumant bien le ton des quotidiens le lundi 6 juillet.

Quelles que soient les conséquences à venir de ce non, la presse européenne salue la victoire du Premier ministre grec. “Eureka”, titre le quotidien de gauche Il Manifesto. “Le leader [de la petite Grèce] a remporté son pari en donnant une splendide leçon de démocratie à l’Europe entière. (…) A partir d’aujourd’hui, il y a en première ligne un peuple entier, conscient et déterminé à faire entendre sa voix dans tout le Vieux Continent”, s’enthousiasme le quotidien pro-Tsipras.
 
Au-delà du soutien sans faille accordé à Syriza, la coalition de la gauche radicale, le Guardian voit dans cet “oxi” massif, un non à la fâcheuse habitude de la classe politique européenne d’imposer sa volonté : “Désormais, les dirigeants européens sont obligés de montrer un peu d’humilité et d’écouter le peuple grec.”....

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La chancelière se vend bien...ailleurs

La chancelière se vend bien...ailleurs | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

“Notre visage de la crise”, titre la Welt am Sonntag dans un article sur “la cover girl” allemande qui s’est le mieux exportée ces dernières années : la chancelière Angela Merkel.

Dernier exemple en date, la couverture du magazine britannique The Economist du 10 août, qui “était déjà un scoop avant même d’être sortie”, remarque le journal berlinois. Il en va de même pour les différentes Unes consacrées à Merkel par Newsweek, le New Statesman (Terminator) ou Time. Ou encore, par celles qui la représentent en dominatrice, en Pologne et en Espagne, ou comme nazie en Grèce. Et, tandis que The Economist se moquait une fois de plus de la chancelière, le plus grand magazine allemand, Der Spiegel, réalisait une de ses meilleures ventes avec en Une… le cinquantième anniversaire de la mort de l'écrivain Hermann Hesse. “Merkel sells. – Sauf en Allemagne”, constate la Welt am Sonntag :

Incroyable mais vrai : durant la totalité de la crise de l’euro, les magazines allemands n’ont pas fait une seule couverture sur la chancelière au centre de la tempête. Quand, plus tard, les historiens feront des recherches d’archives sur l’unification européenne, ils s’étonneront : pendant la crise, les Allemands ont acheté des journaux sur les cambrioleurs et les dresseurs de chiens...

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Merkel fouette Rajoy, la couverture qui choque l'Espagne

Merkel fouette Rajoy, la couverture qui choque l'Espagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
INTERNATIONAL - Facebook n'a pas "liké" la couverture de l'hebdomadaire satirique espagnol El Jueves. Sur celle-ci Angela Merkel et Mariano Rajoy sont caricaturés en sadomasochistes, avec la chancelière allemande dans le rôle dominant.

 

La une a été censurée sur le réseau social avant de faire le tour du Web ibère."Rajoy – Merkel, le début d'une belle amitié", titre la revue humoristique qui sévit depuis 1977 dans le pays, alors que sur l'illustration la chancelière propose "le fer ou le fouet" au premier ministre espagnol, à terre.

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MÉDIAS • Presseurop : au revoir

MÉDIAS • Presseurop : au revoir | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le site Presseurop, partenaire de Courrier international, s'arrête ce 20 décembre. La fin d'une belle aventure européenne en 10 langues ?

 

 

“Traduire en dix langues et confronter ce que la presse européenne et mondiale écrit de plus neuf et original sur l’Europe. Non pas l’Europe institutionnelle, déjà bien relayée, mais l’Europe telle que la vivent les femmes et les hommes” : cette profession de foi était la notre le 26 mai 2009, le jour où Presseurop est né. Quatre ans et demi plus tard, “ce rêve de journalistes et de citoyens” est accompli, mais il doit s’arrêter, faute de financement.

Pendant ce temps, l’Europe a changé de visage. En 2009, la question était de savoir si José Manuel Barroso serait reconduit à la tête de la Commission européenne, et si les Irlandais approuveraient le traité de Lisbonne lors d’un deuxième référendum. Quelques mois plus tard éclatait la crise grecque et son cortège de dangers pour l’ensemble de la zone euro. De l’Irlande au Portugal, du fonds de stabilisation européen à l’union bancaire, de “Merkozy” au millions de jeunes chômeurs en quête d’avenir, Presseurop s’est adapté à la nouvelle réalité de l’UE, suivant le quotidien des Européens et analysant les enjeux.

Ce travail, nous l’avons fait grâce à une équipe de journalistes, correspondants et traducteurs — plus de 100 personnes au fil des ans qu’il faut ici chaleureusement remercier — qui a su mettre en commun ses différences de langues, de culture ou de vision du monde. A l’heure où l’UE se divisait entre Nord et Sud, zone euro et non zone euro, élites européennes et citoyens, Presseurop s’est avéré un laboratoire vivant de ce que peut être l’espace public européen.

Nulle part ailleurs pouvait-on lire des éditoriaux grecs, les titres de la presse hongroise ou des reportages trouvés dans les journaux baltes, roumains ou allemands. Nulle part ailleurs pouvait-on comparer les analyses des journalistes les plus influents d’Europe. Nulle part ailleurs, surtout, pouvait-on lire et écrire des commentaires dans toutes les langues, traduits automatiquement.....

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Rejet d'ACTA: revue de presse

Rejet d'ACTA: revue de presse | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

En rejetant l’Accord commercial sur la contrefaçon (ACTA), les eurodéputés ont prouvé qu’il sont sensibles aux humeurs de l’opinion publique, se félicite la presse européenne, qui s’inquiète de la remise en question des principes de la propriété intellectuelle....

 

Mediapart: le rejet de l'accord anticontrefaçon marque symboliquement une étape dans la repolitisation de l'Europe. Perçu comme une structure lointaine et complexe, volontiers procédurier, avançant à pas minuscules de déclarations en avis, avec peu de tribuns identifiables [...]. Avec le rejet d'ACTA, il montre qu'il est une voie de recours possible pour des citoyens mobilisés. [Toutefois], la montée en puissance du législateur européen semble limitée aux questions de libertés publiques et de protection du citoyen....

 

Dans Gazeta Wyborcza, l’éditorialiste Ewa Siedlecka salue la chute d’ACTA comme “une grande victoire de la société civile” et assure que “le peuple européen” a ainsi manifesté son existence....

 

Pour Rzeczpospolita, “le vote du Parlement européen prouve qu’ACTA dans sa forme actuelle est mort”. Néanmoins, souligne le quotidien,

Les protestations des internautes ne veulent pas dire qu’ACTA n’a pas de supporters. Environ 130 organisations regroupant des auteurs et des médias se sont exprimées en faveur de l’accord. […] La fin d’ACTA ne veut pas dire que l’UE va renoncer à un accord pour protéger la propriété intellectuelle...

 

“Mauvaise nouvelle pour les éditeurs à propos du droit d’auteur”, estime Edoardo Segantini dans le Corriere della Sera :...

 

La Frankfurter Allgemeine Zeitung, de son côté, déplore une “victoire de la meute” :

La meute s’est jetée sur ACTA et a gagné (...) L’arrogance grégaire des cyber-fétichistes, cette “communauté de la toile” idéalisée et sacralisée, a voulu empêcher un précédent qui signifiait qu’enfin serait garanti par l’Etat ce que seul l’Etat peut garantir : le droit....

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