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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Comment les Européens voient l'Allemagne

Comment les Européens voient l'Allemagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Par le biais d'un questionnaire diffusé dans plusieurs pays européens, le réseau Europa ("Le Monde", "The Guardian", "La Stampa"...) a pu dresser un portrait de ce que pensent les Européens de l'Allemagne et de sa politique.

 

Efficaces, organisés et gagnants. Ou bien arrogants, dominateurs et autoritaires. Sauveurs du projet européen. Ou bien tourmenteurs impitoyables de quiconque vit au sud de la "ligne des oliviers". Dès qu'il est question des Allemands, les Européens sont, semble-t-il, profondément divisés. Pour certains, la zone euro se serait effondrée si l'Allemagne n'avait pas fermement tenu la barre. Pour d'autres, des dizaines de millions d'Européens du Sud connaîtraient un destin meilleur s'ils n'avaient pas subi son emprise.

Dans la perspective des élections allemandes, dont l'issue aura un impact décisif sur le reste du continent, le Guardian et plusieurs journaux partenaires dans trois des principaux pays européens ont interrogé leurs lecteurs sur la vision qu'ils ont du rôle dirigeant de l'Allemagne dans la crise de la zone euro, et sur l'élection elle-même. L'enquête a suscité des réactions étonnamment nombreuses et permis d'exprimer des sentiments visiblement refoulés depuis trois ans. En quelques heures, plus de 7 000 lecteurs ont répondu, ce qui en fait l'un des exercices participatifs les plus prolifiques de notre lectorat.

Par la nature auto-sélective des interventions, ce type d'enquêtes n'a guère de valeur statistique. Mais entre les plaisanteries, l'hostilité et les inévitables commentaires mal embouchés de gens cachés derrière des pseudonymes tels que Ernst Stavro Blofeld ou Philip Schleswig-Holstein-Sonderburg-Glücksburg, un certain nombre de tendances convergentes peuvent être relevées. Ainsi dans l'enquête espagnole, la tonalité des réactions est largement négative.

"L'Allemagne cherche à augmenter son pouvoir, à imposer des solutions qui lui conviennent, note Alejandro Gimenez. Elle tente de transformer les pays du Sud en un réservoir de main-d'œuvre bon marché, dépourvue de droits, privée de sécurité d'emploi et de protection juridique. Elle considère l'euro comme monnaie unique quand ça l'arrange, et comme une confédération de monnaies nationales quand c'est son intérêt de le faire." Sa compatriote Karen Gonzalez affirme que non seulement l'Allemagne a profité de la crise et jeté aux orties les principes fondamentaux de l'UE, mais qu'elle a "préféré procéder à des rafistolages plutôt que de s'appliquer à traiter véritablement le fond des problèmes qui sont en train d'étrangler des pays comme l'Espagne. Or cette politique risque d'entraîner un retour de bâton."

De nombreux lecteurs estiment que l'insistance de l'Allemagne à imposer la rigueur budgétaire en échange des fonds de secours européens n'a fait qu'aggraver les choses dans les pays qui avaient désespérément besoin d'un minimum de croissance pour alléger leurs épreuves. Depuis quelques mois, la crise de la zone euro est entrée dans une de ses rémissions périodiques, du fait que le coût des emprunts pesant sur les Etats s'est quelque peu allégé et que le continent montre de timides signes de redressement économique. Mais pour certains Grecs, comme Ioannis Pelegrinis, le pire est encore à venir. "La direction allemande poursuit à l'évidence ses propres intérêts financiers, comme doit le faire tout gouvernement national. Malheureusement, elle le fait aux dépens des autres membres de l'UE et de la zone euro. C'est exactement le genre d'attitude qui finira par provoquer la dislocation de l'UE."...

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Habermas : « L’Allemagne tient dans ses mains la clé du destin européen » - Rue89

Habermas : « L’Allemagne tient dans ses mains la clé du destin européen » - Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le grand philosophe allemand Jürgen Habermas, 83 ans, commente assez rarement l'actualité.

 

Vendredi, pourtant, il a donné une conférence à l’université de Louvain, en Belgique, devant 1 000 personnes, pour mettre en garde son propre pays : la démocratie libérale en Allemagne n’est pas un acquis, le rôle dominant qu’elle a pris dans le pilotage de la crise de la dette pourrait, si elle n’y prenait garde, tourner au désastre.

Selon lui, les dirigeants européens sont piégés dans un dilemme :

ils veulent d’un côté préserver l’euro, et la seule façon d’y parvenir est de le faire de façon technocratique, discrète, sans y mêler le peuple devenu eurosceptique ;

 

ils doivent de l’autre côté avancer pour aboutir à une meilleure intégration politique, seule façon pour que la zone euro fonctionne correctement. Les déséquilibres persisteront tant que les pays prendront des décisions politiques avec pour seul critère l’intérêt national.

Habermas plante alors sa première banderille sur le gouvernement de son pays qui, « malgré quelques concessions, a collé à ce dogme avec constance ».

 

Selon le philosophe, la dynamique technocratique a pour résultat d’exposer l’Europe aux vents du marché. L’Europe a besoin d’une ancre, que seule la démocratie, l’expression d’une « société civile irritable et excitable », peut apporter.

Le philosophe prône la création d’une démocratie supranationale. Pour commencer, il faut, dit-il transformer l’union monétaire en union politique, cœur de l’Europe, seule façon d’éviter de tomber dans le piège de la technocratie.

Selon Habermas, le gouvernement allemand « tient dans ses mains la clé du destin de l’Union européenne » :

« S’il y a un gouvernement, parmi les Etats-membres, capable de prendre l’initiative de réviser les traités [dans le sens d’une union politique, ndlr], c’est bien le gouvernement allemand. Bien sûr, les autres gouvernements ne pourraient demander assistance sur la base de la solidarité que s’ils sont eux-même prêts à transférer une part de leur souveraineté au niveau européen [...]. La principale question, c’est donc de s’assurer non seulement que l’Allemagne est en position de prendre l’initiative, mais aussi qu’elle a intérêt à le faire. »...

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Dix défis pour Obama II [2/10]: Sauver la Grèce, sauver l'Europe | Slate

Dix défis pour Obama II [2/10]: Sauver la Grèce, sauver l'Europe | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Obama veut que l'on se souvienne de lui comme d’un président d’importance. Quel meilleur moyen de passer à la postérité que de se faire l'héritier des Démocrates ayant initié le projet européen: Franklin D.

Par Georges Papandreou

 

C'était une époque différente, avec un autre leadership américain sur le sol européen. Avec leurs diplomates et leurs dollars, les Etats-Unis avaient mis en place un audacieux projet politique; il visait à mettre un terme à la guerre et à instaurer une période de prospérité. La menace des chars soviétiques se faisait toujours sentir de l'autre côté du Rideau de fer; on pensait que la prospérité européenne permettrait de mettre un frein à l'expansion communiste; qu'elle rééquilibrerait le pouvoir soviétique à l'Est.

Le projet porta ses fruits –mais si ses retombées furent principalement économiques, ses fondements étaient des plus politiques. Ce projet était né d'un consensus auquel se ralliait la majorité des intéressés: les guerres européennes devaient prendre fin, et les horreurs de la Seconde Guerre mondiale ne devaient plus jamais se reproduire. C'était là un idéalisme tempéré par la logique de la Guerre froide –et ce fut la plus grande victoire de la diplomatie américaine au XXe siècle.

Ce projet européen est aujourd'hui menacé, et la situation nécessite un retour du leadership américain. L'Europe est certes la seule à disposer des moyens nécessaires pour sortir de la crise, mais durant son second mandat, le président Obama doit lui venir en aide –et ce en la protégeant d'elle-même.

Il faudra avant toute chose sauver la Grèce. Mon pays a souvent consenti à appliquer la doctrine de l'austérité drastique qui prédomine en Europe; mais pour les marchés obligataires mondiaux, les coupes opérées dans le budget grec ne sont visiblement jamais assez profondes.

La Grèce est ici victime d'une crise de confiance: les incertitudes qui planent sur notre maintien au sein de l'eurozone ont paralysé notre économie. Elles ont fait disparaître toute perspective d'activité commerciale d'ici la résolution du problème –ce qui garantit presque sa non-résolution. L'Europe doit être claire: «La crise prend fin, ici et maintenant. La Grèce fait partie de l'eurozone –point final.»

Cependant, pour qu'une telle déclaration soit crédible, elle doit recevoir l'appui de la puissance économique la plus importante et la plus dynamique du monde. Et c'est là qu'Obama doit intervenir. Le président américain peut contribuer à résoudre la crise en usant d'une diplomatie économique habile –habileté qui a certes fait défaut à son administration jusqu'ici.....

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FRANCE • Le modèle allemand, d'accord, mais à petite dose et en sourdine

FRANCE • Le modèle allemand, d'accord, mais à petite dose et en sourdine | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Après la conférence de presse du président Hollande le 13 novembre et la première visite officielle du premier ministre Jean-Marc Ayrault à Berlin les 15 et 16 novembre, qu'en est-il de la convergence franco-allemande ?

 

Quatre cents journalistes du monde entier réunis à l’Elysée pour interroger François Hollande et, en deux heures et demie de conférence de presse, une seule question sur les relations franco-allemandes… Quel tournant ! Les deux dernières années de la présidence Sarkozy ont été dominées par la question des relations entre la France et l’Allemagne.

Les deux pays se présentaient comme un duo. Aux yeux des Français, des Allemands et du reste du monde, ils formaient une équipe. “Merkozy” dirigeait l’Europe – en ne faisant pas toujours le bonheur des autres Etats de l’Union. Puis Hollande a placé à la tête de son gouvernement Jean-Marc Ayrault, un homme qui devrait être une aubaine pour les rapports entre les deux pays, mais qui suscite plutôt de nouveaux malentendus outre-Rhin. Il connaît l’Allemagne par cœur. Mais cela ne veut pas dire qu’il soit adepte du “modèle allemand”.

Bien au contraire. Jean-Marc Ayrault est un Français affirmé et un Européen convaincu, qui connaît si bien l’Allemagne qu’il en perçoit dans le détail les atouts et les faiblesses. Dans sa fonction de Premier ministre, il sait parfaitement quelle dose d’Allemagne administrer à ses concitoyens. A son grand dam, Nicolas Sarkozy en a prescrit une surdose. M. Ayrault sait surtout, quant à lui, que la politique fonctionne complètement différemment des deux côtés du Rhin...

 

n Allemagne, on sous-estime souvent la difficulté qu’il y a à faire accepter des réformes aux Français. Néanmoins, Hollande et Ayrault veulent moderniser leur pays. Ils veulent même libéraliser le marché du travail et alléger les charges des entreprises – en principe, selon le modèle allemand. Ils ont créé une banque d’investissement qui ressemble fort à la Kreditanstalt für Wiederaufbau [KfW, établissement de crédit public qui finance des missions d’intérêt général], ils tiennent au système de formation en alternance et ils sont adeptes du partenariat social à l’allemande. Mais si les deux socialistes français venaient à le reconnaître ouvertement, ils signeraient leur arrêt de mort politique.

Certains éléments de la gauche, y compris au sein du Parti socialiste, n’ont guère d’affinités avec l’Allemagne, et ils sont têtus. Beaucoup rejettent l’économie de marché. Aussi le tandem Hollande-Ayrault s’emploie-t-il à faire passer ses objectifs pour ainsi dire sans que les Français s’en rendent compte, ou du moins, sans faire trop de vagues.

Et sous des airs d’inconstance, ils avancent réellement, comme le montre la récente baisse de 20 milliards d’euros du coût du travail – qui a même surpris, et enchanté, le Medef (sans que celui-ci en fasse étalage, bien entendu)...

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Mais quel est "votre point de vue sur l'Europe" ?

Mais quel est  "votre point de vue sur l'Europe" ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les citoyens européens ont sûrement une opinion sur des sujets comme la réglementation de la finance ou celle du prix des fruits et légumes. Voire une idée sur ce que sera l’UE en 2020.

Ils peuvent les exprimer sur un site lancé par la Commission européenne. Même si elles ne sont pas toujours très convaincantes, constate un journaliste roumain. Par Gabriel Giurgiu, de Dilema Veche.

 

Lorsque je me retrouve à court de sujets sur l'Europe, je vais me percher sur l’une des branches de cet arbre touffu qu’est le portail de l'Union européenne, jusqu'à ce que je trouve un rameau douillet où je pourrai cueillir rapidement des sujets de reportage : la partie "Votre point de vue sur l'Europe".

En ce moment, par exemple, on y trouve 36 sujets qui attendent nos opinions, à nous, les quelque 500 millions de citoyens des Etats membres. On y trouve de tout pour tous, depuis le régime commercial à appliquer aux fruits et légumes d’origine communautaire, en passant par le dilemme sur le fait de savoir si les citoyens de l'UE doivent ou non manger des animaux clonés, jusqu'au futur des relations économiques avec les Etats-Unis. Sans oublier des questions d'intérêt beaucoup plus général, telle l'utilisation, payante ou non, des autoroutes.

 

Cette branche du site est relativement jeune, elle a bourgeonné il y a quelques années suite au tintamarre provoqué par les critiques sur le déficit démocratique, le manque de consultation publique et de participation citoyenne directe dans le processus décisionnel alambiqué de Bruxelles.

Mais l'initiative en elle-même n'incite pas à la plaisanterie. De très nombreuses propositions ont une portée financière directe dans certaines industries ou secteurs économiques. On peut raisonnablement supposer que mes compatriotes [roumains] intéressés par la proposition de réglementation des fonds spéculatifs seront moins nombreux que ceux qui ont (ou qui devraient avoir) une opinion sur les changements de politiques communautaires concernant la production de fruits et légumes. Je recommande ainsi une lecture (fût-elle en diagonale). Vous trouverez, j'en suis sûr, au moins un sujet qui vous poussera à laisser votre avis....

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Un été 2012 : Portugal « Je ne sais rien, mais je dirai tout

Un été 2012 : Portugal « Je ne sais rien, mais je dirai tout | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

C’est simple, je suis fan du petit pays au bout de l’Europe. J’adore le peu que je connais de sa littérature (Pessoa, bien sûr, Lobo Antunes, et Tabucchi qui était un peu portugais…), son cinéma (Monteiro en tête, puis Oliveira, l’ombrageux Costa, et le petit jeune Gomes, sans oublier Ruiz qui a su exhaler les feuilletonesques mystères de Lisbonne…), sa musique, du fado à la variétoche, d’Amalia Rodrigues à la géniale bo baloche de Ce Cher mois d’août, ses actrices (Leonor Silveira et Baldaque, Maria et Inès de Medeiros…), ses vins rouges de l’Alentejo et du Douro, ses charcuteries, son porc à l’Alentejane (avec des coques), son agneau confit, ses fruits de mers et poissons grillés, ses villes magnifiques (Lisbonne et ses cent villages, Porto et ses beautés plus âpres, Evora le bijou…), ses villages sublimes (connaissez-vous Ourem, Obidos, Estremoz, Mertola, Monsaraz…?), ses églises, quintas, couvents et palais tout blancs, parfois ornés de cascades pourpres de bougainvilliers, ses ruelles escarpées, ses trottoirs mosaïqués, ses montagnes, ses forêts de chênes liège ou d’eucalyptus, ses petits ports de pêcheurs, ses pâtisseries conventuelles, la musique de la langue lusitanienne que je ne comprend pas…

… mais j’aime surtout l’atmosphère unique de ce pays : un calme, une modestie qui reposent après la fiesta et la fierté du grand voisin espagnol. Ou peut-être est-ce une mélancolie très romanesque d’ex-empire qui flotte dans l’air, avec sa splendeur passée, fanée, enfuie. Dur dur de passer des Magellan ou Vasco de Gama au statut d’assistés en faillite de l’Europe en crise, même si le Portugal s’est trouvé des héros très contemporains avec les Ronaldo et autres Mourinho dont les trombines ornent presque toutes les pubs du pays....

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"L'immigration sera nécessaire pour l'Europe"

"L'immigration sera nécessaire pour l'Europe" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La commissaire européenne aux affaires intérieures, Cecilia Malmström, expose son point de vue sur l'espace Schengen.

Cecilia Malmström, commissaire européenne aux affaires intérieures, devait rencontrer, mardi 10 juillet, à Paris, Manuel Valls. Au menu, principalement : l'avenir de l'espace sans frontières de Schengen après l'approbation, par le ministre de l'intérieur français, du principe du rétablissement des contrôles aux frontières en cas de circonstances "exceptionnelles". Entretien:

           Le débat sur Schengen a été déclenché par les événements du "printemps arabe". A ce propos, vous estimez que l'Europe a raté une "opportunité historique". Pourquoi ?

         Que, dans notre voisinage immédiat, des populations fassent pacifiquement tomber des dictateurs et réclament la liberté et les droits de l'homme fut un événement majeur. Or qu'avons-nous dit à des gens qui s'inspiraient de nos valeurs ? Que nous étions en crise et que nous avions peur de "vagues bibliques" d'immigrés... Notez que 4 % seulement de ceux qui ont fui la Libye se sont dirigés vers l'Europe ! Notre attitude a entraîné une détérioration de nos relations avec ces pays et créé une suspicion qui commence seulement à être surmontée.

 

          Vous avez déclaré récemment que l'immigration n'était, pour l'Europe, "pas une menace mais une chance" et même "un facteur de croissance". Un discours qui surprend...

           Bien sûr, mais je le maintiens. L'immigration sera nécessaire, étant donné notamment l'évolution de la démographie dans la plupart de nos pays. On estime qu'en 2030, sans nouvelle immigration, la population européenne en âge de travailler aura diminué de 12 %. Des chefs d'entreprise me confient régulièrement leur difficulté à recruter des gens qualifiés alors même que le chômage est au plus haut. L'Allemagne manque d'ingénieurs ; d'ici à 2020, le secteur européen de la santé devrait manquer de 2 millions de personnes...

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Le sommet européen vu par les économistes atterrés

Le sommet européen vu par les économistes atterrés | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le sommet européen vu par les économistes atterrés - Alors que s'ouvre aujourd'hui le sommet européen à Bruxelles, le collectif d'économistes anti-libéraux livre son diagnostic et son traitement dans un ouvrage : L'Europe mal-Traitée.  Pour eux, le Pacte budgétaire du 2 mars 2012 nous conduit dans le mur. Le compléter par un volet de croissance ne suffira pas, il faut revoir le traité de fond en comble.

 

L'Europe est au plus mal. Si le diagnostic n'est pas nouveau, les symptômes ne cessent de s'aggraver. Un à un les dominos vacillent. Après la Grèce, l'Irlande et le Portugal, l'Espagne et Chypre ont, à leur tour, sollicité l'aide européenne. Sans apaiser les marchés qui redoutent que le sommet européen du 28 et 29 juin n'aboutisse à aucune avancée significative. Et pourtant, seul un sursaut de l'intégration européenne pourrait dénouer la crise.

Malgré un discours ferme, François Hollande peine à imposer ses vues à la chancelière allemande. Surtout, sa stratégie d'ajouter un volet de croissance au Pacte budgétaire du 2 mars 2012 ne remet pas fondamentalement en cause ce traité. "A tort !", pointent les économistes atterrés, un collectif contre la persistance de la pensée néolibérale.

"En paralysant les politiques budgétaires nationales, en instaurant la "règle d'or", ce traité va plonger l'Union dans une austérité perpétuelle. En ne s'attaquant à aucune des causes de la crise actuelle, il risque d'aboutir à l'explosion de l'Europe et à l'effondrement de la démocratie en Europe", martèle le collectif dans son nouvel ouvrage l'Europe mal-Traitée (Les liens qui libèrent, 8€). "Ce Pacte ne doit pas être complété mais véritablement refondé".

Croissance, stabilité financière, renforcement de l'union monétaire.... Les économistes atterrés décryptent, pour nous, les enjeux du sommet européen du 28 et 29 juin et livrent leur prescription...

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UNION EUROPÉENNE • L'Allemagne mène l'Europe à la ruine

UNION EUROPÉENNE • L'Allemagne mène l'Europe à la ruine | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'ancien ministre des Affaires étrangères allemand Joschka Fischer n'a pas de mots assez durs à l'encontre de la politique d'austérité imposée par Angela Merkel.

 

Paris et Berlin ont la responsabilité de sauver l'Union européenne tant qu'il en est encore temps.

 

La situation de l’Europe est grave, très grave. Qui aurait pu penser que le premier ministre britannique David Cameron appelle les gouvernements de la zone euro à trouver le courage de fonder une union budgétaire (avec un budget commun et une dette publique garantie conjointement)? Cameron a également affirmé que seule une intégration politique plus poussée serait en mesure d’empêcher une disparition de l’euro. Un premier ministre britannique conservateur ! La maison européenne est en flammes et Downing Street réclame une réponse résolue et rationnelle des sapeurs-pompiers.

Malheureusement, la brigade des sapeurs-pompiers est dirigée par l’Allemagne, avec à sa tête la chancelière Angela Merkel. L’Europe continue donc à tenter d’éteindre l’incendie avec de l’essence – l’austérité imposée par l’Allemagne – avec pour conséquence d’avoir transformé, en à peine trois ans, la crise financière de la zone euro en une crise existentielle européenne. Ne nous faisons pas d’illusions: si l’euro venait à disparaître, l’Union européenne (la plus grande économie mondiale) disparaîtrait également, entraînant une crise économique mondiale d’une ampleur inédite pour la plupart des personnes vivant aujourd’hui. L’Europe est au bord du gouffre et ne manquera pas d’y tomber à moins que l’Allemagne – et la France – ne change de direction.

Les récentes élections en France et en Grèce, les élections municipales en Italie et la poursuite des manifestations en Espagne et en Irlande montrent que l’opinion publique ne croit plus aux strictes mesures d’austérité voulues par l’Allemagne....

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Dépensons-nous pour la croissance

Dépensons-nous pour la croissance | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les différents scrutins du 6 mai ont exprimé la rupture entre responsables politiques et citoyens européens.

Pour éviter que la situation ne dégénère, il faut abandonner l’obsession de la rigueur pour relancer la solidarité et l’intégration qui ont fait l’Europe, estime une éditorialiste italienne.

 

Assez avec l’Europe des arrogants, des chefs qui ne connaissent que la loi du plus fort. Assez avec l’Union qui a dégénéré en une pyramide féodale, avec un seul grand Etat – le seul véritablement souverain – à sa tête, et la pléthore des vassaux et autres vavasseurs à ses ordres. Assez avec l’Europe peu convaincante des proclamations : c’est scandaleux, alors que la crise économique fait des dégâts, que l’austérité lui emboîte le pas et que l’emploi se fait rare.

Jamais auparavant, avant le "super-dimanche" dernier, on avait eu conscience avec autant de brutalité de la portée du divorce entre l’Europe, ses classes dirigeantes et ses citoyens. Une rupture qui a mûri au sein même d’un projet commun qui non seulement est en perte de vitesse, mais qui a fini par renier l’esprit et la politique des origines et s’obstine à ignorer la réalité : le mécontentement et la frustration croissante des citoyens. D’où la perte d’adhésion de leur part....

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FRANCE • Une semaine de campagne vue par les correspondants étrangers

FRANCE • Une semaine de campagne vue par les correspondants étrangers | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Chaque vendredi, trois correspondants étrangers en France nous livrent leurs impressions sur une semaine de campagne présidentielle, depuis les coulisses de l'émission "Elysée 2012 : vu d'ailleurs" diffusée sur LCI en partenariat avec Courrier international....

 

3 vidéos de correspondants étrangers à découvrir.

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Schadenfreude, mon amour

Schadenfreude, mon amour | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La crise financière revient menacer l’Espagne, et tout ce que trouvent à faire les autres pays européens, c’est de se réjouir que cela ne tombe pas sur eux. Ce sentiment, que la langue allemande exprime bien, risque de perdre l’Europe, prévient un politologue espagnol.

Par Fernando Vallespín, publié dans El Pais.

 

Puisque toute l’Europe parle désormais allemand, apprenons donc un mot : Schadenfreude, qui désigne la joie que provoque le malheur d’autrui. Le mot n’a de traduction dans presque aucune autre langue, au point que toutes ont fini par l’emprunter à l’allemand. Car ce sentiment, lui, n’est évidemment pas l’apanage des Allemands. C’est même celui qui prédomine dans la triste Europe actuelle.

Comme le montrent les récentes déclarations de Mario Monti [qui s’est déclaré “énormément préoccupé” par la situation espagnole] et de Nicolas Sarkozy [qui a déclaré que l’Espagne est “emporté dans une crise de confiance” et s’en sert comme argument électoral], les malheurs d’un pays font les petits bonheurs d’autres, qui croient ainsi exorciser leurs propres infortunes....

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On sauve les banques, pas le peuple- Par Tony Gatlif

On sauve les banques, pas le peuple- Par Tony Gatlif | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Depuis des années, je me suis mis au côté des Tsiganes, des manouches et des gitans pour essayer de rectifier les préjugés dont ils sont toujours victimes. C'était il y a 30 ans.

 

Aujourd'hui, je suis du côté de ceux qui perdent leur pays : en Grece, au Portugal, en Espagne... J'ai habité dans plusieurs de ces pays, je connais bien leur culture. Ce qui se passe est injuste. Je suis un indigné parmi d'autres, pas l'un de leur représentant. Personne ne l'est. Leur message est clair : il y a un système qui ne va pas. Un système financier qui ne va pas du tout, et dans lequel nous vivons. Les Grecs en payent les pots cassés. Ce n'est pas de leur faute s'ils sont endettés à ce point. Pareil pour l'Espagne, et même en France. On se réveille un matin et on nous dit : "vous devez des milliards". On ne voyait jusque-là pas la couleur du système, qui risque de nous mettre à terre. Les gens me disent : "on ne comprend pas"....

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Rallumer la Grèce, éteindre Barroso « Je ne sais rien, mais je dirai tout

Rallumer la Grèce, éteindre Barroso « Je ne sais rien, mais je dirai tout | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

On le sait, le peuple grec est étranglé depuis quatre ans, depuis que la crise du crédit immobilier américain a débouché sur une crise financière mondiale qui a débouché sur un renflouement des banques à coups de centaines de milliards par les Etats (donc les contribuables, nous) qui a débouché sur une crise des dettes souveraines des Etats qui a débouché sur le problème de type grec (comme dirait Godard) qui est en fait un problème de type européen. Car au vu des budgets grecs et européens, l’Europe a très largement de quoi boucher la dette grecque qui représente un mini-trou en regard des richesses européennes (ou en regard des gouffres que sont la dette japonaise ou la dette américaine). Les Grecs comme les autres Etats européens pourraient d’ailleurs facilement rembourser leurs dettes et repartir de l’avant avec des taux à 1% mais au lieu de jouer ce qui devrait être son rôle auprès des Etats membres, la BCE prête à 1% aux banques qui prêtent à 4% voire 6% voire 8% voire 12% aux Etats.

Bref, on ne prête qu’aux riches et les banques se goinfrent sur le dos des Grecs, Espagnols, Portugais, etc. Mais ça ne suffisait pas d’affamer les Grecs et de les virer de leurs jobs et de leurs logements, on a aussi décidé de couper leur télé publique...

 

L’Europe, c’est une magnifique idée et on y croit toujours, mais pas celle du libéralisme, de la rigueur mortelle pour les peuples, des égoïsmes nationaux, de la concurrence fiscale et sociale, des paradis fiscaux, bref, pas celle de Merkel, de Cameron, des institutions bancales et incomplètes, de la commission européenne non élue et de son président José Manuel Barroso.  Tiens, Barroso, il vient de perdre une immense occasion de fermer sa gueule de laquais des banques et de larbin des anglosaxons. L’Europe, grâce à la France (mais oui, pour une fois qu’on peut féliciter Hollande et le gouvernement, allons-y gaiement), vient d’obtenir une belle victoire existentielle et politique : exclure l’audiovisuel (dont le cinéma) des négociations commerciales avec les Etats-Unis. Victoire de l’exception culturelle arrachée aux tenants de la seule et toute puissante loi du marché. Victoire d’une certaine idée du modèle européen face au « tout-pognon all business » américain. Victoire soutenue par la grande majorité des parlementaires européens représentant les peuples européens. Et Barroso se permet de chier dans la colle en traitant la position française de « réactionnaire » ! Mais de quoi ! José Manuel Barroso, vous n’êtes pas élu, vous n’avez aucune légitimité à vous exprimer ainsi, crachant sur une décision collective européenne, soutenue par les élus européens et par les peuples européens. Depuis dix ans, vous n’avez strictement rien foutu pour le bien commun européen, vous n’avez fait que profiter des avantages d’une position prestigieuse, et par votre phrase sur la France et l’exception culturelle, vous terminez votre mandat en trahissant l’Europe, ses élus et ses peuples. C’est à cause de gens comme vous et de vos politiques économiques criminelles que les peuples souffrent. Vous avez fait tant de mal et si peu de bien qu’on a envie de vous dire la même chose que Jean-Christophe Cambadélis, mais en moins poli : fermez votre gueule et barrez-vous !

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PORTUGAL • Pourquoi l'Allemagne offense l'Europe

PORTUGAL • Pourquoi l'Allemagne offense l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les pays européens seraient-ils jaloux de l'Allemagne, tel que l'a affirmé le ministre des Finances outre-Rhin ? Pas du tout, répond dans une lettre ouverte le président du Conseil économique et social portugais à Wolfgang Schäuble.

 

Vous avez affirmé qu'il y a des pays de l'Union européenne qui sont jaloux de l'Allemagne. La première observation que je souhaite faire, Monsieur le Ministre, c'est que les relations entre Etats ne se régissent pas par des sentiments de cette nature. Les relations entre Etats sont guidées par des intérêts.

Je voudrais vous dire également, Monsieur le Ministre, que comparer l'attitude de certains Etats à des enfants qui, à l'école, sont jaloux des meilleurs élèves est, au minimum, offensant pour des millions d'Européens qui ont fait des sacrifices brutaux ces dernières années, avec une réduction très significative de leur pouvoir d'achat. Ils souffrent d'une récession économique ayant déjà conduit à la fermeture de nombreuses entreprises, à des niveaux de chômage inacceptables et à une perte d'espoir dans l'avenir.

 

"Nous avions déjà compris votre position"

Vous avez ajouté : "Les autres pays savent très bien que nous assumons nos responsabilités." On apprend donc que la nouvelle façon de qualifier le concept de pouvoir est de l'appeler responsabilité ! Et vous avez encore dit: "Chacun doit mettre son budget en conformité, chacun doit être compétitif sur le plan économique". A cet égard, j'aimerais vous informer que nous l'avions déjà compris, nous le faisons avec beaucoup de sacrifice, sans tergiverser et selon les règles qui nous ont été imposées.

Quand le ministre des Finances du plus puissant Etat de l'Union européenne fait des affirmations de cet acabit, il devient l'un des responsables du fait que le projet européen soit toujours plus près de la fin. Je vous explique. Le grand objectif du projet européen a été de garantir la paix en Europe. La paix et la prospérité en Europe n'ont été possibles que parce qu'on a tenu compte, s'agissant du développement du projet politique de l'intégration européenne, de la grande diversité d'intérêts entre pays, des différentes cultures et traditions et des différents regards sur le monde. Il y a toujours eu la volonté de conjuguer cette diversité, ces nuances et ces différences entre Etats-membres dans un ensemble de valeurs communes...

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Delors conseille aux Britanniques de quitter l'Union européenne

Delors conseille aux Britanniques de quitter l'Union européenne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le socialiste propose au Royaume-Uni d'opter pour "une autre forme de partenariat" au sein de l'Europe.

 

L'ancien président de la Commission européenne, le socialiste Jacques Delors, a suggéré vendredi 27 décembre au Royaume-Uni, hostile à plus d'intégration européenne, de quitter l'UE et d'opter pour une autre forme de partenariat avec le Vieux continent.

Les Britanniques s'intéressent seulement à leurs intérêts économiques, à rien de plus. On pourrait leur proposer une autre forme de partenariat", estime Jacques Delors, dans un entretien au quotidien économique allemand "Handelsblatt".

Le Premier ministre britannique David Cameron, qui subit les pressions des "eurosceptiques" de son parti conservateur, avait déclaré le mois dernier qu'il soutenait l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE, mais qu'il voulait "un nouvel accord" qui comporte une procédure de non-participation sur des problèmes-clé.

Dans un entretien publié jeudi dans le "Guardian", le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a averti que ces tentatives de récupérer des pouvoirs aux dépends de l'Europe pourraient mettre l'UE en danger.....

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Traité européen : « Marianne » lance le débat interdit

Traité européen : « Marianne » lance le débat interdit | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Une fois de plus, le silence enterre le débat sur l'Europe que nous voulons. Quatre personnalités donnent leur point de vue pour nous éclairer.

 

Rien n’est pire que les débats escamotés ou interdits. Voilà pourquoi il importe de tirer la sonnette d’alarme à propos du nouveau Traité européen – le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG). En effet, le gouvernement entend faire avaliser ce document comme s’il s’agissait d’un texte anecdotique, via un simple vote de l’Assemblée nationale, sans créer les conditions d’un vaste échange public, et sans envisager le moins du monde d’organiser un référendum sur le sujet. Si le peuple n’est pas consulté à propos d’une telle question, sur quoi donc le sera-t-il ?

 

Avant l’élection présidentielle, le candidat Hollande jurait de ne jamais accepter ce qu’il appelait le traité « Merkozy » et de le renégocier. Or rien ne ressemble plus à l’ancien traité que le nouveau. Il s’agit bel et bien du même document auquel a été rajouté un « pacte de croissance » sans engagement précis. Certains considèrent qu’il s’agit d’un compromis acceptable sous réserve d’améliorations futures. Mais parapher le texte en l’état n’est-ce pas courir le risque de mettre encore plus le pays à la merci d’institutions européennes dont la dévotion à l’orthodoxie néolibérale a conduit l’euro au bord du gouffre ? Ne s’agit-il pas d’une menace pour la souveraineté nationale comme pour l’Union européenne elle-même, qui risquerait de ne pas résister à un tel carcan ?

Au-delà même des appréciations des uns et des autres, l’important est de mettre les cartes sur la table. Marianne a donc décidé de lancer la grande confrontation en donnant la parole à quatre personnalités et en invitant ses lecteurs à dire ce qu’ils pensent du nouveau traité, de ses conséquences et de la manière dont il doit être débattu.

 

*Guillaume Bachelay : Enfonçons la porte de l'europe conservatrice

 

*Jacques Généreux : La règle d'or, règle des ânes

 

*Marie-France Garaud : Gouverner c'est savoir dire non

 

*Jean-Paul Besset : Le référendum ? Un faux nez des antieuropéens !

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Notre vraie communauté européenne

Notre vraie communauté européenne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'union fiscale pour compléter la monnaie commune est le seul moyen de sortir de la crise, reconnaît l'écrivain allemand Martin Walser.

Mais il ne faut pas oublier que la véritable Europe a toujours été une communauté d'apprentissage qui respecte les différences culturelles.

 

Tous les soirs, on nous divertit à coups de points de vue sur la crise. Chez moi, l’effet produit est le suivant : j’écoute chaque expert pour voir s’il veut (encore) de l’Europe ou si, au contraire, il entend nous faire revenir à une multiplicité de devises nationales, sans l’euro.

Seuls ont mes suffrages ceux qui souhaitent que l’Union européenne soit aussi une union monétaire. L’euro est là. Il est plus qu’une devise. Qu’aujourd’hui un pays européen puisse se trouver contraint de quitter l’euro, de revenir à l’âge des devises nationales, de redevenir le jouet de toutes les spéculations, est un scénario cauchemardesque.

Voilà des années de cela, le conservateur suisse Christoph Blocher a déclaré, au sujet de la Suisse, qu’une union monétaire ne saurait fonctionner sans union budgétaire. Ce dont nous avons entre-temps tous fait l’expérience, sur un plan financier. Heureusement, nous avons osé l’union monétaire en l’absence d’union budgétaire. Laquelle doit être créée aujourd’hui, a posteriori. Si cette union n’est pas irréalisable sur un plan pratique, elle ne sera pas le résultat d’une vision, mais d’une législation construite pas à pas. Et voilà qu’un expert grandiloquent demande si la monnaie unique doit contraindre les Européens à "aplanir leurs différences culturelles" !

Une monnaie commune assortie d’une comptabilité coordonnée ne nivellera pas plus les différences culturelles et mentales que ne le font des langues étrangères dominantes. Comme aucun autre continent, l’Europe a derrière elle une longue tradition de l’inter-apprentissage et de l’inter-compréhension.

S’il est un point sur lequel les économistes n’ont pas à s’inquiéter, ce sont bien les différences culturelles. Celles-ci sont si anciennes, tellement inébranlables, que l’économie peut être régulée en toute sérénité. Responsabiliser les Etats en vue d’une gestion communautaire de l’économie, voilà l’objectif. Aujourd’hui, tous appellent de leurs vœux une régulation des marchés financiers. Où la BCE jouerait le rôle d’une instance centrale capable de s’adapter à chaque situation. C’est suffisant.

Nous avons derrière nous plusieurs siècles au cours desquels se sont développés des idéaux communs. Je ne suis pas impressionné par les gens qui entendent me démontrer que nous ne pouvons pas nous permettre cette Union pour telle ou telle raison....

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Européens, mais pas sans nations

Européens, mais pas sans nations | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Union européenne est un Empire, selon l'historien Thierry Baudet. Certes, lui répond le philosophe Roger Scruton, à condition qu'il ne dénigre pas les nations qu'il dirige. Car c'est là que nait l'attachement à une communauté.

Par Roger Scruton, pour le NRC Handelsblad. Traduction: Mélanie Liffschitz.

 

Le livre et l’article de Thierry Baudet publié par le NRC Handelsblad la semaine dernière suscitent la controverse. Il a pourtant raison sur un point : le projet d’intégration européenne a été fondé sur l’idée que le nationalisme et le principe de souveraineté nationale étaient à l’origine des guerres qui avaient secoué l’Europe. A partir de ce constat fondateur, l’intégration européenne a été conçue de façon unidimensionnelle, comme un processus d’union qui ne cesserait de croître, chapeauté par un commandement centralisé. Et selon lequel plus le pouvoir central gagnerait de pouvoir, plus les puissances nationales auraient à en céder.

Cet objectif n'a pourtant pas été choisi par les peuples européens qui, à chaque fois qu’ils ont l’occasion de s’exprimer sur la question, le rejettent – c’est pourquoi tout est fait pour qu’ils n’aient jamais l’occasion de voter. Le processus européen progresse pourtant inéluctablement vers plus de centralisation, plus de contrôle imposé d’en haut, plus de dictature des juges et des bureaucrates non élus, plus d’abrogations de lois pourtant votées par des parlements élus, plus de traités constitutionnels conçus sans la moindre contribution des peuples concernés. Le tout soutenu par une monnaie unique imposée sans avoir défini clairement qui paierait les dettes.

On aboutit de plus en plus à un gouvernement impérial, ce qui prouve bien que le contraire du nationalisme, ce ne sont pas les Lumières mais bien l’Empire. La seule chose qui pourrait enrayer ce mouvement, ce sont les sentiments nationaux des peuples européens....

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L'euro en procès sur la blogosphère

L'euro en procès sur la blogosphère | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour notre blogueur associé Laurent Pinsolle, l'impasse économique dans laquelle se trouvent les pays de l'Union Européenne semble de plus en plus relayée sur le net. Et les analyses des anti-euro apparaissent très solides.

Roland Hureaux, blogueur et chroniqueur sur Marianne 2, a récemment publié un papier reprenant les dernières critiques formulées par Paul Krugman et Joseph Stiglitz, les deux prix Nobel d’économie progressistes. Le second affirme que «si l’euro survit, ce sera au prix d’un chômage élevé et d’une énorme souffrance, notamment dans les pays en crise». Selon lui «l’obstination des dirigeants européens dans l’ignorance des leçons du passé est criminelle».

Paul Krugman, qui tient un blog pour le New York Times, dans une interview au Spiegel, ridiculise le plan de croissance européen décidé il y a une semaine. Pour lui, «c’est un pistolet à eau contre un rhinocéros qui charge. Ce sont des choses ridicules et insignifiantes». S’ils ne militent pas formellement contre l’euro, les deux s’en approchent de plus en plus. Et Krugman vient de lancer un manifeste contre la rigueur pour mener des politiques de relance s’inspirant des années 1930.

Jacques Sapir dénonce un «sommet en trompe-l’œil ». Il juge le montant du pacte de croissance «parfaitement dérisoire»....

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mirocha17's comment, July 8, 2012 4:00 AM
parfaite désinformation, que cela arrangerait bien les américains si l'euro explosait et donc avec le chaos en europe, car s'il n'y avait pas le ciment de l'Euro, ce serait du chacun pour soi, s'il y a beaucoup d'avancées à faire, de correctifs,ne jetons pas la seule unité de l'Europe, ou bien alors, nous sommes devenus fadingues.. bien que les allemands avanceront quand la France engagera ses réformes structurelles, cad réduire la couverture sociale, réduire les fonctionnaires, son train de vie, il y 1/3 de moins en RFA et cela fonctionne, mais ce sont nos politiques qui sont des lâches ou incompétents au choix...
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Le rêve européen est en train de mourir sous nos yeux | Slate

Le rêve européen est en train de mourir sous nos yeux | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La relance seule ne sauvera pas l'Union. François Hollande doit agir pour empêcher que ce rêve, qui était celui de la France, ne disparaisse pas.

 

Si le gouvernement croit qu'une relance de la croissance européenne peut lui permettre de gagner assez de points de PIB pour stabiliser le chômage et échapper à des coupes budgétaires sacrificielles, il se trompe.

Le réalisme doit le conduire à ne pas attendre beaucoup de cette trop vantée «relance européenne», du moins telle qu'il l'envisage, c'est-à-dire sans changement fédéral. Il en irait tout autrement si la France, tournant la page de quinze ans d'euroscepticisme, redevenait la force d'entraînement de l'Union. Si, en clair, François Hollande défaisait les bottes de plomb de Chirac-Jospin pour chausser celles, allantes, de Giscard-Mitterrand. Mais le voudra-t-il?

Pour l'heure, sur la table des discussions ouvertes sur «l'Europe de la croissance», il y a sept «instruments» ou, si l'on veut sept manières d'agir, depuis la Banque européenne d'investissement (BEI) jusqu'à la hausse des salaires en Allemagne en passant par la baisse de l'euro. Patrick Artus a calculé pour chacun l'incidence potentielle sur la croissance (1). Ensuite, l'économiste en chef de Natixis a fait le tri des mesures qui sont probables, c'est-à-dire celles qui peuvent faire l'objet d'un compromis entre la France, l'Allemagne et les 15 autres pays de la zone euro. Hélas, il constate que les dispositifs les plus efficaces pour accélérer la croissance sont les plus improbables (abandon de la rigueur en Allemagne, baisse délibérée de l'euro...)...

...Trois ans et demi après le début de la crise des dettes, l'Europe est toujours incapable de prendre les décisions qui s'imposent. La «fatigue» devant cette Europe trop compliquée, trop lente, pousse les directeurs financiers des grands groupes à «sortir le cash» du Vieux Continent. La fuite des investisseurs asiatiques, américains ou moyen-orientaux devient alarmante. Les non-Européens n'y croient tout simplement plus. Et beaucoup de vieux militants de l'euro se découragent....

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Les Allemands sont-ils donc totalement incapables de comprendre que leur vision de la rigueur pousse les autres pays européens à la faillite ?

Les Allemands sont-ils donc totalement incapables de comprendre que leur vision de la rigueur pousse les autres pays européens à la faillite ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour répondre efficacement à la crise de la zone euro, il faut aussi et d’abord apporter une réponse crédible à l’insolvabilité des pays qui ne peuvent plus se refinancer sur les marchés financiers et qui sont en sursis de défaut sur leurs dettes.

 

Avant tout, pour répondre efficacement à la crise de la zone euro, il faut aussi et d’abord apporter une réponse crédible à l’insolvabilité des pays qui ne peuvent plus se fournir sur les marchés financiers (Grèce et Portugal) et qui sont en sursis de faillite par des mécanismes de solidarité qui ne règlent rien à leur situation, ne font que gagner du temps pour imposer – je me répète - par l’assistanat faussement bienveillant de comptables allemands, une véritable dictature sur la société.

Ces pays ne peuvent continuer à supporter le poids de l’intérêt de leur dette - de l’ordre de 4 à 5 points de PIB annuellement. Pour la France, par exemple, une telle situation signifierait 85 milliards d'euros d’intérêts payés sur le poids actuels notre dette, soit 40 milliards en plus donnés au système financier ou 2% de notre PIB. Avec une telle charge, notre pays qui a une économie pourtant bien plus saine que ces pays, rentrerait immédiatement en récession. Et nous avons osé - sous le diktat allemand - imposer à ces pays cette charge avec l’effet suivant : tous les pays du Sud et non seulement la Grèce et le Portugal deviennent encore plus insolvables en raison de la récession de leur économie.

Sans autre politique que celle menée actuellement au Sud, nous nous enfoncerons encore un peu plus dans la crise, car à la demande qui tirait auparavant la croissance, il n’y aura pas eu la substitution d’une croissance tirée par l’offre sans casser toutefois la demande....

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La principale tâche de François Hollande: sortir par le haut de la crise de l'euro

La principale tâche de François Hollande: sortir par le haut de la crise de l'euro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Maintenant les choses sérieuses vont commencer car la campagne ne permettait sans doute pas de traiter au fond les problèmes nés de la crise de la monnaie unique.

...Maintenant les choses sérieuses vont commencer car la campagne ne permettait sans doute pas de traiter au fond les problèmes nés de la crise de la monnaie unique. Le Président Hollande aura à créer avec l'Allemagne le rapport de convictions pour amener celle-ci à accepter de revoir le rôle de la Banque Centrale européenne, à la fois pour casser la spéculation contre l'euro et pour en abaisser le cours, aujourd'hui surévalué. Seul, l'adossement du mécanisme européen de solidarité (MES) à la BCE pourra permettre de décourager durablement la spéculation. C'est ainsi seulement qu'on pourra prévenir une rechute de la crise de l'euro. Par ailleurs, tous les moyens doivent être mobilisés pour ramener l'euro à une parité plus proche de son cours de lancement et moins pénalisante pour notre compétitivité. Une certaine dévaluation de l'euro par rapport aux autres dérives (dollar mais aussi yuan qui lui est rattaché, yen, livre britannique) est seule en mesure de faire souffler en Europe une brise de croissance dont elle a bien besoin....

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Le modèle allemand est perfectible, mais il est encore trop méconnu !

Le modèle allemand est perfectible, mais il est encore trop méconnu  ! | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Notre Etat social doit aider sa population pauvre à reprendre pied.

Par Reinhard Schäfers, ambassadeur d'Allemagne à Paris.

 

Il a beaucoup été question, ces derniers temps, du "modèle allemand". Je tiens à être clair : l'Allemagne ne se considère pas comme le pays idéal que tous les autres devraient prendre en exemple. Elle aussi ses problèmes : un niveau d'endettement élevé et un faible taux de natalité, notamment. Le système économique et social allemand fait l'objet d'analyses souvent très justes mais j'entends également de nombreuses demi-vérités. C'est pourquoi j'aimerais rétablir quelques faits.

Concernant le chômage. Début 2004, l'Allemagne était la "championne du monde des délocalisations d'emplois" et comptait 5 millions de chômeurs, contre 3 millions aujourd'hui. Qu'est-ce qui explique cette évolution ? Face aux effrayants chiffres du chômage de l'époque, le gouvernement fédéral, en coopération avec les syndicats, a adopté une politique visant à relancer l'emploi. Si préserver un emploi suppose d'assouplir les modèles de temps de travail et de recourir au temps partiel ou au chômage partiel, cela vaut généralement mieux pour les salariés comme pour les entreprises que des licenciements.....

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J'espère que la Grèce va foutre le bordel! Par Georges Moustaki

J'espère que la Grèce va foutre le bordel! Par Georges Moustaki | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La Grèce est mon pays d'origine. Je l'ai connue à 30 ans, et j'en suis tombé amoureux. A l'heure où la Grèce s'apprête à recapitaliser les banques, j'aime voir les Grecs continuer leurs mouvements de protestation.

 

Mes deux parents étaient grecs. Ils vivaient à Alexandrie, ville grecque, fondée par Alexandre le Grand. Alexandrie abritait aussi une école de philosophie qui en faisait la rivale d'Athènes. Mes parents étaient des fils d'immigrés. Mon grand-père paternel était tailleur, il confectionnait des gilets, des pièces uniques. Il a trouvé l'Égypte accueillante, il s'y est donc installé. Mon grand-père maternel, resté en Grèce, a subi des persécutions qui l'ont contraint à s'exiler, lui aussi.J'ai attendu l'âge de 30 ans pour me rendre en Grèce. Je ne souhaitais pas faire mon service militaire auquel j'étais astreint si j'y allais. Chaque fois que je renouvelais mon passeport au consulat de Grèce, on me demandait "Et votre service? C'est pour bientôt? Quand vous rendrez-vous en Grèce?" Je leur répondais: "Envoyez-moi une demande officielle, j'y répondrai". Mais, je n'ai jamais rien reçu. À l'ambassade parisienne, la secrétaire me répétait: "Méfie-toi, si tu vas en Grèce, tu risques de te faire attraper..."

Après toutes ces mises en garde, j'ai fini par mettre un pied en Grèce, mais à reculons, même si j'avais passé l'âge du service. Et finalement j'ai fait un voyage merveilleux qui jusqu'à aujourd'hui me laisse des traces affectives très fortes.

La Grèce, je ne peux pas en parler avec une grande rigueur politique. Aujourd'hui, quand mes amis m'appellent pour me raconter leur situation, mon cœur se serre. Ce ne sont pas les plus pauvres, mais la crise a chamboulé tous leurs projets. Ils font partie de la bourgeoisie, ils ont fait des études, tout comme leurs enfants. Pourtant certains ont dû s'expatrier pour échapper à l'ouragan de la crise. Ceux qui sont restés et que l'on pensait à l'abri de tout commencent à connaître la misère....

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