Union Européenne, une construction dans la tourmente
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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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La droite bulgare gagne les élections législatives

La droite bulgare gagne les élections législatives | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Boïko Borissov réussit le pari de devenir premier ministre pour la troisième fois, mais il devra compter avec les partis ultranationalistes.


Boïko Borissov a gagné son pari. Dimanche 26 mars, il a remporté une nouvelle fois les élections législatives et s’apprête à devenir pour la troisième fois premier ministre conservateur du pays. Mais il a évité tout triomphalisme en commentant cette nouvelle victoire, avec 33 % des voix selon les estimations, devant le Parti socialiste bulgare (PSB) de Kornelia Ninova, qui double son score de 2014 avec 28 % des suffrages. S’il y a une chose que sait faire M. Borissov, c’est bien de gagner les élections. Il est à l’aise dans la compétition électorale, plus sans doute que dans l’art de gouverner. Après avoir voté, il a usé d’une métaphore sportive en se réjouissant de la victoire de la Bulgarie contre les Pays-Bas, la veille : « Les Bulgares sont meilleurs quand ils sont sous-estimés. » Les sondages ont longtemps donné le PSB en tête. Il a reconnu que « le combat avait été difficile », en félicitant avec insistance le Parti socialiste et en rappelant que le pays devait rester « uni » avant de prendre la présidence de l’Union européenne en janvier 2018....

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Les Inrocks - L'Autriche va-t-elle élire le premier président d'extrême droite de l'Union européenne ?

Les Inrocks - L'Autriche va-t-elle élire le premier président d'extrême droite de l'Union européenne ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le 4 décembre, l'Autriche devra mettre fin à l'interminable feuilleton de l'élection présidentielle et choisir ente l’écologiste Alexander Van der Bellen et le candidat d’extrême droite Norbert Hofer. Un enjeu crucial, car ce dernier menace à son tour, après le Brexit, de quitter l'UE.


La tension était palpable entre les deux candidats au second tour de l’élection présidentielle autrichienne, lors du débat télévisé, le 27 novembre 2016. A quelques jours de l’échéance, le 4 décembre, l’écologiste Alexander Van der Bellen et le candidat d’extrême droite Norbert Hofer sont au coude-à-coude dans les sondages, malgré un léger avantage de ce dernier. Après plus de 350 jours de campagne, l’objectif est de mobiliser le plus possible des électeurs, lassés d’aller voter pour la troisième fois en neuf mois. En avril 2016, les résultats du premier tour de l’élection présidentielle en Autriche ont surpris le pays entier : aucun des deux candidats des principaux partis (le SPÖ socialiste, et l’ÖVP conservateur, alternant au pouvoir depuis 1951) ne s’est qualifié pour le second tour. A leur place, le plus jeune candidat de cette présidentielle, Norbet Hofer, 44 ans, candidat d’extrême droite du FPÖ, et Alexander Van der Bellen, 72 ans, pour le parti écologiste. Le pays s’est profondément divisé sur la question, jusqu’au second tour, donnant Van der Bellen vainqueur. Mais un vice de procédure (lié notamment au vote par correspondance) va conduire au report du scrutin, par deux fois. De quoi entamer sérieusement la confiance des Autrichiens en leur démocratie ; surtout, de quoi perdre de vue l’utilité de se déplacer pour élire un homme à une fonction vacante depuis près d’un an....

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Autriche : le péril Hofer

Autriche : le péril Hofer | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Ce dimanche, les Autrichiens pourraient élire un leader d’extrême droite à la présidence. Cet ingénieur de 45 ans apporterait une nouvelle victoire aux nationalistes européens.


Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Autriche pourrait se réveiller lundi avec un président d’extrême droite. Norbert Hofer, le candidat de la Liberté d’Autriche (FPÖ), est arrivé largement en tête du premier tour avec plus de 35% des voix, devant Alexander Van der Bellen, ex-patron des écologistes, qu’il devance de près de 14 points. Quel que soit le résultat du second tour ce dimanche, le président fédéral ne sera donc pas issu des rangs conservateurs ou sociaux-démocrates. Une première dans l’histoire de la deuxième République. Pourtant, bien peu d’observateurs pariaient sur la victoire de cet ingénieur en aéronautique de 45 ans, que les sondages ne créditaient encore en janvier que de 8% d’intentions de vote. «Vous allez être surpris de ce que peut accomplir un président.» Ces propos, assénés d’un ton affable au cours d’un débat télévisé à quelques jours du premier tour, résonnent désormais comme une menace. Jusqu’à présent, le président autrichien occupait surtout une fonction honorifique. Le président sortant, Heinz Fischer, est une figure populaire aux airs débonnaires, gentiment moqué mais respecté comme autorité morale...

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VIDEO. Danemark: le parti anti-immigration enregistre un score historique aux législatives

VIDEO. Danemark: le parti anti-immigration enregistre un score historique aux législatives | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Parti populaire danois a recueilli 21,1% des suffrages lors des législatives jeudi. Il se positionne ainsi comme le plus grand parti du bloc de droite et la deuxième force politique du pays, après la gauche.

 

Une conséquence de la polémique des quotas pour répartir les migrants au sein de l'Union européenne? Jeudi, le Parti populaire danois (DF), formation de droite populiste hostile à l'immigration, a enregistré son meilleur score en recueillant 21,1% des suffrages à l'issue des élections législatives au Danemark. 

Arrivé après les sociaux-démocrates (26,3%) et devant le parti de droite Venstre (19,5%), le DF devient pour la première fois le plus grand parti du bloc de droite, vainqueur des élections avec 90 mandats, contre 85 à la gauche. Ceci ne signifie pas pour autant que DF participera au futur gouvernement. 


Outre ses position intransigeantes sur l'immigration, DF est en désaccord avec les autres partis de droite sur les questions européennes et les dépenses publiques en matière de protection sociale. Fondé en 1995, dans l'intention de protéger "l'héritage culturel danois", ce parti n'a cessé de gagner en influence. 
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Quelles sont les extrêmes droites européennes ?

Quelles sont les extrêmes droites européennes ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Quelles sont les composantes de l'extrême droite européenne ? Quels thèmes ont-elles en commun ? Sur quoi s'opposent-elles ?
Vincent DUBOIS's insight:

Vidéo de 8'06''

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Néonazis, Indignés et féministes entrent au Parlement européen

Néonazis, Indignés et féministes entrent au Parlement européen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le scrutin de dimanche a vu émerger nombre de petits partis.



Né du mouvement des Indignés qui marqua l’année 2011 par l’occupation des places publiques dans les grandes villes espagnoles, Podemos («Nous pouvons») entend porter au Parlement européen les revendications des manifestants: lutte contre la corruption, contre la finance-reine, réforme du système économique, redonner la parole aux citoyens… En figure de proue du parti, Pablo Iglesias, 35 ans, professeur de sciences politique à l’université de Madrid. Il occupera l’un des cinq sièges remportés par son parti que les électeurs ont placé en quatrième position des résultats avec 7,9% des voix. En France, la liste «féministes pour une Europe solidaire» a fait autour de 0,16%, ce qui est loin d'être suffisant pour le Parlement.

Ils sont plus de 300 000 Allemands à avoir choisi le Parti national démocrate d’Allemagne (NPD), ce parti d’extrême droite raciste et antisémite fondé en 1964. Le NPD ne récolte que 1% des suffrages exprimés, mais c’est suffisant pour qu’il entre au Parlement pour la première fois de son histoire. Le parti profite d’une réforme du système électoral allemand pour les européennes, passé à la proportionnelle intégrale, c’est-à-dire qu’il n’y a plus de seuil minimum pour avoir un élu. C’est un de ses plus anciens membres qui devrait occuper le siège gagné à Strasbourg, Udo Voigt. Cet admirateur d’Adolf Hitler avait été un temps éloigné du parti car suspecté par ses pairs d’homosexualité, pratique que le NPD réprouve au plus au point refusant même tout statut civil aux homosexuels.

C’est la Suédoise Soraya Post qui sera la première féministe élue comme telle au Parlement. Avec un score de 5,3%, sa liste Feministikt Initiativ («Initiative féministe») gagne un siège. Pour elle, c’est en réaction à l’extrême droite et au racisme que certaines voix se sont portées sur sa candidature. Elle y voit le début d’un mouvement qui dépasse le féminisme seul.

 

A l’origine petit mouvement étudiant, le Jobbik, parti antisémite, antirom, anticommunisme et anticapitalisme, fait son entrée au Parlement, avec trois sièges. Avec 14,68% des voix, le Jobbik est en recul par rapport aux élections législatives du 6 avril, où il avait remporté 20% des suffrages. Son leader, le trentenaire Gabor Vona, se sera donné beaucoup de mal pour lisser l’image du parti et faire oublier sa milice prompte à ratonner les Tsiganes. Aujourd’hui, le Jobbik, toujours jugé infréquentable par une partie de l’extrême droite européenne, manipule les thèmes classiques des nationalistes : immigration, chômage, traditionalisme religieux.


Autre gagnant de la réforme du système électoral allemand, le parti satirique Die PARTEI. Il aura suffi de 184 525 voix, soit 0,6% des suffrages exprimés, pour permettre à l’humoriste Martin Sonneborn, 49 ans, de faire son entrée au Parlement....Die PARTEI a fait campagne pour les Européennes autour de trois slogans simples: «Merkel est bête», «Merkel est grosse» et «Non à l’Europe, Oui à l’Europe».

Martin Sonneborn ne compte toutefois pas s’éterniser dans les couloirs de Bruxelles ou de Strasbourg. Il a promis de passer les quatre premières semaines de son mandat à «préparer intensivement sa démission» en faveur d’un autre candidat de Die PARTEI. «Nous allons essayer de démissionner tous les mois, pour infiltrer 60 de nos adhérents (à raison de un par mois pendant les cinq ans du mandat) dans le Parlement européen» et être ainsi généreusement rétribués à tour de rôle par Bruxelles.


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Slovaquie : La démocratie à l'épreuve d'un petit Führer

Slovaquie : La démocratie à l'épreuve d'un petit Führer | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’élection du néo-nazi Marian Kotleba comme gouverneur d’une région, le week-end dernier, est le dernier exemple de la montée de l’extrême droite en Europe.

L’élite politique et la société slovaques, qui ont favorisé le succès de cet outsider seront-il à la hauteur de la situation ?

Par Martin Ehl

 

 

Lors de la récente fête nationale [le 11 novembre], des ultranationalistes polonais ont brûlé la sculpture arc en ciel installée sur une place du centre-ville de Varsovie et ont incendié une guérite devant l'ambassade de Russie. C'en est devenu une affaire internationale. Leur alter ego slovaque Marian Kotleba est allé un pas plus loin. En remportant les élections régionales, le week-end dernier, il a été élu gouverneur de la région de Banska Bystrica. Un choc pour les Slovaques.

 

Cet homme, qui fait l'apologie de l'Etat fasciste slovaque et se félicite de l'expulsion des Juifs, se laisse appeler "Vodca", souhaite envoyer des milices contre les Roms et dont le programme de son Parti populaire Notre Slovaquie peut se résumer par "improvisation populiste nourrie d'éléments néonazis", s'est emparé d'une des huit régions de la Slovaquie.

Après l'entrée du Jobbik au Parlement hongrois en 2010, il n'est plus étonnant de voir qu'en Europe centrale la frustration et la déception face à l'évolution politique et économique du pays font le lit d'un politicien extrémiste et de son parti. Les accusations mutuelles que s’échangent les responsables politiques slovaques de gauche et de droite, sous la forme d'un "c'est toi le responsable de cette situation, pas moi", révèlent leur cécité face au changement de mentalités à l'oeuvre au sein de leur société.

 

La présence de Kotleba au second tour a mobilisé davantage d'électeurs que dans les quatre autres régions où on votait samedi 23 novembre. Les voix en sa faveur ne sont pas venues d’un seul groupe social.

Cette victoire le portera naturellement vers à l’élection présidentielle l’année prochaine et d'autres élections locales. Certes, ses chances de succès au premier scrutin sont nulles, mais il lui permettra de préparer le terrain en vue des élections législatives de 2016. Et s'il est vrai qu'il sera isolé en tant que gouverneur de région, il lui sera ainsi plus facile de se poser en victime du système et de gagner des points, estime le sociologue Martin Bútora.....

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Europe : quand l'horizon démocratique s'éloigne - Information - France Culture

Europe : quand l'horizon démocratique s'éloigne - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Affirmer comme beaucoup le font aujourd’hui que le climat politique qui règne en Europe ces derniers temps nous renvoie aux heures sombres de notre passé continental, voilà qui n'a pas grande originalité.

Crise économique et sociale, défiance à l'égard des partis traditionnels, adhésion à des discours d’exclusion : dès lors qu'on fait le choix de regarder en arrière, tout nous ramène vers les années 30.

Jusque-là, personne n'avait songé à creuser beaucoup plus profond dans notre Histoire commune.

Personne, jusqu'à ce que David Engels, notre invité ce matin, ait une illumination : et si les soubresauts actuels de l'Union européenne n'étaient rien d'autre qu'une redite de la chute de la République romaine ?

David Engels est bien placé pour tenter la comparaison : il est titulaire de la chaire d'Histoire romaine de l'Université libre de Bruxelles

Dans un livre mal intitulé « Le déclin : la crise de l'Union européenne et la chute de la république romaine », publié aux éditions du Toucan, il dresse une série d'analogies entre Rome avant l’empire et l’Union européenne avant le pire.

L’une comme l’autre ont traversé, ou traverseraient, une grave crise d’identité : manque de repères culturels, ouverture aux autres mal maitrisée.

Rome s’en est sortie en renonçant à la République pour se livrer à Octavien, qui deviendra le premier empereur sous le nom d’Auguste.

L’Europe, nous dit ce jeune historien, n’a pas d’autre alternative : elle doit se transformer en un pouvoir plus fort, plus centralisé, moins démocratique.

 

Durée de l'émission: 90 minutes

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Grèce : un député de Syriza tabassé par l’extrême droite | Humanite

Grèce : un député de Syriza tabassé par l’extrême droite | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dimitris Stratoulis, syndicaliste et député du parti de gauche Syriza, principale formation d'opposition en Grèce, s’est fait rouer de coups de pieds et poing par un groupe de sympathisants du parti néo-nazi Aube dorée.

Dimitris Stratoulis, 54 ans, syndicaliste et cadre du Syriza, a dénoncé à la police avoir été battu devant le stade olympique, où il est allé suivre avec son fils un match de football entre AEK et Atromitos (1ère division). Au sortir du match, il a été frappé à coups de pied au corps et d'un coup de poing à la tête. Blessé, il a reçu les premiers soins par des médecins de l'infirmerie du stade. Ses agresseurs ont déclaré être membres d'Aube dorée, une formation d'extrême-droite qui a démenti être impliquée dans l'affaire. Selon le parlementaire, l'un des assaillants lui a crié: "Maintenant, on va te tuer."
Ce ne serait pas la première fois que le parti d'extrême-droite, accusé surtout d'être impliqué dans des agressions contre des travailleurs immigrés, s’en prend à des élus. Le porte-parole et député de l'Aube dorée, Ilias Kassidiaris, avait frappé au visage la députée communiste Liana Kanelli au cours d'un débat transmis en direct à la télévision, en juin dernier. L'immunité parlementaire de trois députés de ce parti a récemment été levée après qu'ils ont été poursuivis pour des attaques contre des immigrés....
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Vers un référendum sur l'indépendance de la Catalogne

Vers un référendum sur l'indépendance de la Catalogne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
CATALOGNE - La coalition nationaliste du président de Catalogne Artur Mas conserve la majorité mais recule aux élections de dimanche 25 novembre.

 

La gauche indépendantiste connaît une forte poussée, selon un sondage effectué à la sortie des bureaux de vote. C'est la première étape pour l'organisation d'un référendum sur l'indépendance de la communauté autonome.La CiU obtiendrait entre 54 et 57 sièges contre 62 aux élections de 2010, tandis que le parti historique de la gauche indépendantiste, ERC, gagnerait entre 20 et 23 sièges, contre 10 en 2010, selon un sondage diffusé par les télévisions catalane et espagnole.

"Une fois de plus, CiU gagne les élections. Conséquence de ces premiers résultats, la prochaine législature aura comme objectif la consultation des Catalans sur l'autodétermination", a immédiatement commenté le chef de campagne de la coalition, Luis Corominas.

Toutefois, si ces résultats se confirmaient, ils obligeraient la coalition nationaliste conservatrice d'Artur Mas à faire des alliances avec d'autres partis.....

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La crise espagnole dope le nationalisme catalan

La crise espagnole dope le nationalisme catalan | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
ESPAGNE - Le gouvernement espagnol de Mariano Rajoy doit faire face, en pleine crise économique, à une poussée de fièvre nationaliste de la Catalogne. "Bien plus qu'une autonomie financière", il est désormais question d'indépendance.

 

Le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, qui jouait gros ce mardi face aux barons régionaux du pays, peut souffler. La 5e Conférence des présidents des Communautés autonomes espagnoles - une instance qui réunit notamment les présidents des 17 communautés autonomes, l'équivalent des régions françaises -, qu’il présidait, s’est finalement conclue sans fracas.

Le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, qui jouait gros ce mardi face aux barons régionaux du pays, peut souffler. La 5e Conférence des présidents des Communautés autonomes espagnoles - une instance qui réunit notamment les présidents des 17 communautés autonomes, l'équivalent des régions françaises -, qu’il présidait, s’est finalement conclue sans fracas.

Toutefois, ce répit, sur le plan interne, obtenu ce mardi lors de la Conférence des présidents des Communautés autonomes par le chef du gouvernement central espagnol sera de courte durée. À l’instar des régions autonomes comme l'Andalousie, Valence et Murcie au bord de la faillite, la pourtant très riche Catalogne – 18 % du PIB national - se trouve entraînée par la crise économique sans précédent qui plombe le pays depuis plus de quatre ans.

Très endettée, croulant sous une ardoise de 42 milliards d'euros (21 % de son PIB), et confrontée à des difficultés financières aigües, elle a récemment dû ravaler sa fierté nationaliste pour demander 5 milliards d’euros d’aides financières à l'État central. Mais surtout, les responsables catalans refusent de payer pour un État en faillite. Car selon la Catalogne, le gouvernement espagnol, qui collecte l'impôt, ne reverse pas assez à la région. Les Catalans souhaitaient par conséquent conclure un "pacte fiscal" calqué sur celui accordé au Pays basque, qui lève et gère ses impôts, tout en transfèrant dix fois moins de ses richesses par habitant au fisc espagnol....

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Derrière la crise de l'euro, l'inquiétant retour de l'ultra-nationalisme

Derrière la crise de l'euro, l'inquiétant retour de l'ultra-nationalisme | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La montée des nationalismes provoquée par la crise ressemble-t-elle à ce qui s'est passé après la grande dépression ? Une comparaison pas si absurde.

 

Après Stalingrad, D-Day et La chute de Berlin, l'historien britannique Anthony Beevor va publier le 11 octobre un livre monument sur la Seconde Guerre mondiale (chez Calmann-Lévy). Une oeuvre globale et majeure, dont Le Point rendra compte prochainement. Or récemment, au cours d'un déjeuner à Londres, Beevor a raconté qu'à sa grande surprise, lorsqu'il s'est rendu il y a quelques semaines aux Pays-Bas pour faire la promotion de ce livre, le ministre des affaires Étrangères lui a demandé s'il accepterait de participer à un colloque sur le thème "Deuxième Guerre mondiale et crise de l'eurozone, similitude et différences"...

L'historien, qui dans son livre décrit avec précision la montée des nationalismes dans l'Europe des années 30, refuse l'amalgame, même s'il perçoit certains traits communs entre les deux époques. Et il concluait qu'heureusement la différence majeure entre les deux situations, c'est qu'il n'existe pas aujourd'hui d'idéologie, comme le nazisme ou le communisme, susceptibles de mobiliser les masses et d'anesthésier les esprits, comme ce fut le cas à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

Pourtant, ajoutait Beevor, la montée d'un certain extrémisme, notamment en Grèce, commence à devenir inquiétante pour la cohésion de la zone euro et même de l'Europe. En effet, si les incidents qui se produisent là-bas sont moins médiatisés qu'au moment des élections du printemps, les manifestations de voyous racistes, issus du mouvement d'extrême droite Aube dorée, se multiplient dans des proportions alarmantes...

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Le miroir néerlandais d'une Europe sans boussole / France Inter

Le miroir néerlandais d'une Europe sans boussole / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Avec 50% d’indécis, on ne sait pas pour qui voteront demain les Néerlandais. Les partis nationalistes ou les plus critiques vis-à-vis des politiques d’austérité aujourd’hui conduites par l’Union européenne

peuvent opérer une remontée après avoir eu puis perdu la faveur des électeurs. Les formations les plus favorables à un rétablissement des équilibres budgétaires et à une poursuite de l’aide apportée aux pays européens les plus fragilisés pourraient bien confirmer, à l’inverse, la remontée qu’ils viennent d’opérer dans les sondages mais, quels que soient les résultats de ces législatives, c’est aux Pays-Bas que l’ampleur du divorce entre les Européens et l’Europe est plus visible. Voilà un pays qui fut durant des siècles le plus tolérant d’Europe, qui avait naturellement compté parmi les membres fondateurs de ce qui est devenu l’Union et qui a désormais changé du tout au tout. Les Pays-Bas sont désormais le pays d’Europe où l’islamophobie est la plus profondément ancrée, où la crainte d’une perte d’identité nationale est devenue un sujet de débat permanent porté par de solides intellectuels et où le rejet de l’Europe grandit toujours plus depuis que les Néerlandais avaient, comme les Français, rejeté par référendum le projet de traité constitutionnel en 2005.

Ce n’est pas que tout se confonde et se mêle. Il y a, d’un côté, à l’extrême-droite nationaliste, des islamophobes devenus de plus en plus europhobes et, de l’autre, une gauche radicale qui refuse l’austérité et l’Europe qui la porte sans nullement faire des musulmans des boucs émissaires. Ces deux forces, le Parti pour la liberté et le Parti socialiste, sont évidemment différentes mais, dans l’opinion, leurs messages se rejoignent et se fondent dans un même rejet de ce qui n’est pas néerlandais, ne s’inscrit pas dans l’histoire de ce pays et pourrait conduire – c’est la crainte – à un retour sur l’évolution des mœurs et le niveau de protection sociale, la libération de la femme, les droits des homosexuels et l’Etat providence...

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En Europe, la colère d'extrême droite se banalise toujours davantage

En Europe, la colère d'extrême droite se banalise toujours davantage | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les électeurs européens n'ont jamais été aussi nombreux à être hostiles aux immigrés, aux musulmans et à l'Union européenne.


Après le Brexit et le référendum italien, et avec des élections nationales qui se profilent en 2017 aux Pays-Bas, en France et en Allemagne, la crainte que l'Europe se fasse balayer par une vague populiste, gonflée aux sentiments anti-mondialisation, anti-musulmans et anti-immigrés, et galvanisés par les partis d'extrême droite, est de plus en plus justifiée. De fait, la stratégie a l'air de fonctionner: les sondages montrent que les individus ayant une opinion favorable au Front national (FN) en France, au parti Alternative pour l'Allemagne (AfD) outre-Rhin et au Parti pour la liberté (PVV) aux Pays-Bas sont, ont tendance à être plus hostiles aux immigrés, aux réfugiés et aux musulmans, que le reste de leurs concitoyens. Ils sont aussi davantage eurosceptiques et méfiants vis-à-vis de la mondialisation que leurs compatriotes. La rhétorique pernicieuse et nativiste d'une Marine Le Pen ou d'un Geert Wilders, fondateur du PVV, est sans doute essentielle pour attirer des partisans. Mais le fait est que l'intensité et l'ampleur des sentiments populistes et d'extrême droite chez leurs sympathisants –et dans une frange non négligeable de l'opinion publique globale– se fait de plus en plus sentir en France, en Allemagne et aux Pays-Bas....

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Election présidentielle annulée en Autriche : tout à refaire !

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Ils pensaient avoir gagné d’une courte tête ; les écologistes autrichiens seront – comme les 6,4 millions de leurs concitoyens inscrits sur les listes électorales – rappelés aux urnes ! La Cour constitutionnelle du pays a déclaré, vendredi, le scrutin du 22 mai dernier invalide, en raison de nombreuses irrégularités dans le dépouillement et le système de vote par correspondance. Une nouvelle élection pourrait être organisée en septembre. Le suspense sera total : l’écologiste Alexander Van der Bellen (Die Grünen) l’ayant emporté d’une (très) courte tête, avec 50,3% des suffrages et seulement 30863 voix d’avance, devant le candidat d’extrême droite Norbert Hofer (FPÖ).
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Orbán au ban - Libération

Orbán au ban - Libération | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Cynique et sans scrupules, le Premier ministre hongrois vient d’autoriser son armée à réprimer les migrants. Face à cette radicalisation, la question de la place de la Hongrie au sein de l’Europe commence à se poser.

 

Tout en rêvant d’une Europe des nationalismes, l’homme fort de Budapest profite de sa croisade pour continuer à affaiblir l’Etat de droit chancelant. Mardi soir, la télévision hongroise annonçait que si le ministre de la Défense restait en place, le Premier ministre prenait désormais en main la conduite des opérations. Comme si la Hongrie était en guerre. Le 21 septembre, la droite populiste majoritaire au Parlement a d’ailleurs donné des pouvoirs accrus à la police et à l’armée. Cette dernière pourra tirer sur les migrants en utilisant des armes non-létales : fusils à filet, grenades lacrymogènes, balles de caoutchouc ou engins pyrotechniques. Une mobilisation partielle, sur la base du volontariat, a été décrétée. Les militaires patrouilleront le long d’une double clôture de barbelés qui court sur toute la frontière (175 km) entre la Hongrie et la Serbie, et sur des segments de la frontière avec la Croatie et la Roumanie.

S’ajoute à cela toute une batterie de lois répressives contre les réfugiés. .....

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Aube Dorée et Pegida réunis dans un meeting soutenu par Marine Le Pen

Aube Dorée et Pegida réunis dans un meeting soutenu par Marine Le Pen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La présidente du FN a envoyé un message vidéo lors de ce rassemblement organisé à Rome par la Ligue du Nord, où se côtoyaient néofascistes et néonazis.

 

La dédiabolisation en prend un coup sur la carafe. Le 28 février dernier, Marine Le Pen a apporté son soutien à un grand meeting qui réunissait notamment néofascistes et néonazis à Rome, révèle Mediapart jeudi (abonnés). «N’ayant pu me joindre à vous, je tenais à vous saluer chaleureusement, et à vous adresser ce message de soutien, alors que vous vous êtes massivement mobilisés dans les rues de Rome aujourd’hui, afin de protester contre les politiques mortifères menées dans toute l’Europe», lance la présidente du Front national dans un message vidéo.

Parmi les participants à ce rassemblement, «les néofascistes italiens de CasaPound, les anti-islam allemands de Pegida, des sympathisants d’Aube dorée, des identitaires français», énumère Mediapart. Sans oublier des croix celtiques et une pancarte à l’effigie de Mussolini.

Evoquant les «combats» qu’elle partage avec la foule, Marine Le Pen fustige, entre autres, «l’Union soviétique européenne» (une «prison des peuples»), les «vents mauvais de la mondialisation sauvage», «l’immigration massive», qui «détériore», dit-elle, «une harmonie chèrement acquise au sein de nos sociétés» et constitue un «terreau où recrutent les terroristes islamistes»....

Vincent DUBOIS's insight:

Une preuve de plus de la peste brune qui nous menace. Nos concitoyens qui votent pour le parti de Marine le Pen ne peuvent pas dire qu'ils ne le font pas en connaissance de cause: elle apporte son soutien aux partis xénophobes, racistes, antisémites, nazis et fascistes de toute l'Europe. Bref à tous ceux qui sont liberticides, anti-démocratiques et intolérants. Voilà l'Europe qui nous est proposée par le FN: le refus de l'Autre! A bon entendeur.

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Vague europhobe sur le Vieux Continent

Vague europhobe sur le Vieux Continent | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
UKIP au Royaume-Uni, Front national en France et Parti populaire au Danemark arrivent en tête.

 

Paris-Londres-Copenhague. Tel est le trio gagnant de la droite extrême, après les élections européennes du dimanche 25 mai.

Le Front national, le UKIP et le Parti populaire danois (Dansk Folkeparti ; DF) arrivent en tête dans chacun de leur pays, provoquant un véritable séisme. Marine Le Pen dynamite le paysage politique français, tout comme Nigel Farage, le chef du UKIP, qui écrase les conservateurs et devance les travaillistes. Au Danemark, DF a cinq points d'avance sur les sociaux-démocrates au pouvoir. Ils sont l'image la plus visible de cette vague europhobe qui part à l'assaut du Parlement européen pour le détruire de l'intérieur.

 

Quand ils ne sont pas premiers, les partis europhobes obtiennent des scores importants en Autriche, en Hongrie, en Suède et en Grèce. En Italie, Beppe Grillo (21 %) est largement distancé par la liste du président du conseil de centre gauche, Matteo Renzi (41 %), qui a trempé sa légitimité démocratique dans ce scrutin. Mais l'ancien comique devrait envoyer une petite vingtaine de députés au Parlement européen.

L'extrême droite a cependant connu quelques déceptions électorales qui empêchent la vague brune de se transformer en tsunami. Aux Pays-Bas, l'allié privilégié de Marine Le Pen, le Parti pour la liberté de Geert Wilders, est en recul par rapport à 2009. De même à Helsinki, les Vrais Finlandais ne se classent qu'en troisième position, alors que certains sondages les plaçaient en tête. Enfin, à Bratislava, le Parti national slovaque n'a pas réussi à faire élire le moindre eurodéputé, ce qui posera un problème à Marine Le Pen pour constituer son groupe d'extrême droite.

 

Ces partis europhobes représenteront plus de 140 députés, près d'un cinquième du Parlement. Mais ils auront bien du mal à s'entendre à Strasbourg et à Bruxelles. Ils représentent des tribus qui se méfient les unes des autres.

A l'exception de Beppe Grillo, qui est inclassable, ils se rattachent tous à des traditions d'extrême droite, même s'ils veulent parfois les faire oublier.

Les partis populistes scandinaves essaient de gommer leur origine d'extrême droite et récusent – à l'exception des Suédois, qui hésitent encore – une alliance avec le Front national. Ils ont depuis longtemps opéré leur recentrage politique qui les pousse à collaborer avec des gouvernements dirigés par des partis traditionnels, comme en Finlande ou au Danemark, dans la législature précédente....

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Les Inrocks - Les alliances fragiles des partis d'extrême droite européens

Les Inrocks - Les alliances fragiles des partis d'extrême droite européens | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En France, Marine Le Pen refuse l'étiquette d'extrême droite. Mais sur le terrain européen, elle tend la main aux leaders du FPÖ autrichien et du parti pour la liberté hollandais.

Qui la lui serrent du bout des doigts, jugeant le Front national trop sulfureux.

Aujourd’hui marque le début de la libération de ce monstre nommé Bruxelles.”

 

 

Geert Wilders et Marine Le Pen raffolent des bonnes formules. A tel point qu’on se demande si les deux ne s’adonnent pas à un concours d’éloquence, ce mercredi 13 novembre, dans la salle de presse du Parlement de La Haye. A l’élégant leader du Parti pour la liberté (PVV) qui qualifie l’Union européenne “d’Etat nazi”, Marine Le Pen donne le change. “Nous, vieilles nations européennes, obligées de demander la permission à Bruxelles pour toute chose. Il faut retrouver la souveraineté territoriale, la souveraineté monétaire, la souveraineté budgétaire”, martèle-t-elle. Sourires carnassiers, poignée de main : l’alliance Wilders-Le Pen est scellée.



Ce n’est pas la première fois que Marine Le Pen rend visite au dirigeant de l’extrême droite néerlandaise. Un premier déjeuner avait été organisé entre les deux leaders en mai dernier, pour “jeter les bases d’une collaboration à venir”. Leur objectif ? “Rabattre le caquet des élites europhiles lors des élections européennes”, selon la formule de Wilders. Le FN et le PVV espèrent créer un groupe parlementaire rassemblant les partis nationalistes afin de peser dans les débats à Strasbourg et à Bruxelles. Pour ce faire, ils doivent réunir vingt-cinq députés de sept nationalités différentes.

Alors, en bons VRP, le FN et le PVV sillonnent l’Europe depuis des mois. En octobre, Marine Le Pen a rendu visite à Jimmie Aakesson, leader populiste des Démocrates de Suède ; fin septembre, Marion Maréchal-Le Pen s’adressait au Vlaams Belang, la formation xénophobe flamande. L’eurotour extrémiste de Geert Wilders l’a conduit, lui, en Italie et en Scandinavie. A l’heure actuelle, le FN compte sur les extrêmes droites néerlandaise, suédoise, autrichienne et belge. Il espère rallier l’Italie (sinon la Ligue du Nord, au moins la Destra ou Fratelli d’Italia), Malte ou le Danemark.

“Les partis eurosceptiques ont compris qu’il fallait s’allier avec des mouvements politiques compatibles et aller au-delà de l’interdiabolisation”, estime Ludovic de Danne, le conseiller Europe de Marine Le Pen. Le FN est déjà allié au sein de l’Alliance européenne pour la liberté (EAF) à d’autres souverainistes “compatibles” (Vlaams Belang, FPÖ autrichien et Démocrates suédois). Mais hors de question de s’associer aux radicaux ultranationalistes comme le Jobbik hongrois, “un mouvement outrancier et folklorique”, selon de Danne. Paradoxalement, la fille Le Pen préfère poser avec le sulfureux Geert Wilders, jugé puis relaxé pour incitation à la haine raciale en 2011 après avoir comparé le Coran à Mein Kampf....

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Les néo-nazis grecs d’Aube Dorée : la mécanique de la haine - Information - France Culture

Les néo-nazis grecs d’Aube Dorée : la mécanique de la haine - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

“Il n’y a pas eu de four crématoire, c’est un mensonge. Et il n’y a pas eu de chambre à gaz ", Nikos Michaloliakos, dirigeant du parti néonazi Aube dorée en mai 2012.

Ce soir là, en pleine campagne électorale, Nikos Michaloliakos ose des propos négationnistes sur Méga TV, chaine de télévision grecque.  En juin 2012, moins d'un mois plus tard, son parti Aube dorée obtient 6,92 % des suffrages aux élections législatives. 18 députés, dont sa femme Eleni entrent au Parlement grec.

Depuis la fin de la dictature des colonels en 1974, jamais pareil groupuscule n’était parvenu à franchir le seuil de cette arène démocratique. Au même moment, Athènes connait l’une des pires crises économiques de son histoire : dette colossale, troïka impitoyable, impôts monstres et manifestations ultra-violentes.


Jusqu’à cet acte de trop, le meurtre d’un chanteur de rap, Pavlos Fyssas, et la tentative de décapiter le mouvement néonazi, dont les membres n’ont pas hésité à lancer des « Heil  Hitler » quand certains de ses députés ont été exclus de l’hémicycle.

 

Aujourd’hui, trois députés sont en prisons, trois autres en liberté sous caution. Plusieurs policiers ont été démis de leur fonction. Pour la première fois, la droite conservatrice et l’indéboulonnable Pasok (socialiste) sonnent la charge.

 

Durée de l'émission: 44 minutes

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Finlande : Umayya, l’immigrée qui tend un miroir au racisme - Rue89

Finlande : Umayya, l’immigrée qui tend un miroir au racisme - Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Umayya Abu-Hanna, immigrée d’origine palestinienne, a vécu trente ans en Finlande. Ne supportant plus les vexations racistes, elle s’est installée avec sa fille âgée de 3 ans à Amsterdam.

 

Umayya Abu-Hanna, 51 ans, a l’habitude de secouer la société finlandaise. En 1995, elle est devenue la première personne issue de l’immigration à présenter une émission télévisée en Finlande. Elle s’est ensuite engagée en politique, aux côtés des Verts. Elue au conseil municipal d’Helsinki, elle a également été candidate à des élections législatives et européennes.

Bien intégrée dans la vie politique et médiatique finlandaise, elle a pourtant décidé, en 2010, de quitter son pays d’accueil pour s’installer à Amsterdam.

Dans une chronique publiée dimanche dernier dans le quotidien de référence finlandais Helsingin Sanomat, elle explique les raisons de ce départ. Mère adoptive d’une fillette à la peau noire, elle assure qu’elle ne pouvait plus supporter la xénophobie des Finlandais.

 

Elle raconte son expérience :

« En Finlande, on m’a toujours crié dessus. Pendant trente ans, j’ai eu droit à tout : “bougnoule”, “terroriste”, “Ali Baba”, “musulmane”... Et pourtant, je ne savais pas encore que la peau noire pouvait attirer autant de haine.

Ma fille adoptive est une Zoulou, née à Johannesburg, en Afrique du Sud. Une fois, alors qu’elle était âgée d’1 an et que nous attendions tranquillement le métro à Helsinki, une grand-mère de 80 ans s’est postée en face d’elle et s’est mise à lui crier : “ Sale nègre !”

Elle a regardé autour d’elle, agitant ses bras pour montrer aux autres ce qu’elle avait trouvé : “ Regardez, une putain de nègre ” !

La grand-mère n’était ni folle, ni saoule, juste un être humain normal.

Environ trois fois par mois, un Finlandais ordinaire s’en prenait à ma fille, en ma présence. Des ados par exemple, lui répétaient : “ Nègre, nègre !”

Une autre fois, lorsque ma fille était âgée de 2 ans, nous nous trouvions dans un vol Finnair en direction de Paris. Un couple d’une quarantaine d’années s’est approché de ma fille, qui se tenait devant un emplacement pour des valises. J’ai souri, car je pensais qu’ils allaient dire quelque chose de mignon. L’homme a approché son visage de celui de ma fille et a grogné : “ Sale nègre, vire tes mains des valises !”

Devant la répétition de telles scènes, je ne savais pas comment faire comprendre à ma fille qu’elle était quelqu’un d’important, quelqu’un de valeur. Nous avons donc déménagé à Amsterdam. »

...

 

Pour Anna Rastas :

« Personne ne veut être raciste. Les Finlandais se voient comme des gens innocents, qui veulent seulement protéger une certaine image de leur pays. »

Une image paisible, à l’écart du monde, qu’ils craignent d’écorner en permettant l’émergence d’une société multiculturelle.

En octobre dernier, trois militants de gauche ont publié un livre, intitulé « L’Extrême droite finlandaise ». D’après eux, les opinions racistes reçoivent de plus en plus de place dans les médias finlandais. Ils se saisissent de l’exemple du mouvement nationaliste Suomen Sisu, qui dénonce le multiculturalisme et milite pour un traitement « séparé mais égal » des races.

Dans le livre, le créateur de cette organisation se félicite d’être entendu dans les médias, et d’avoir réussi à ériger l’immigration comme un sujet de débat public.

Dan Koivulaakso, l’un des auteurs de l’enquête, s’en inquiète :

« Je ne crains pas les opinions racistes. Ce qui m’inquiète, c’est comment elles sont reçues. Ces opinions pourraient cesser d’appartenir à une frange limitée de la population, et devenir populaires. »

Dans sa chronique, Umayya Abu-Hanna insiste sur le fait qu’en Finlande, égalité signifie similarité. Que d’après certains Finlandais, il faut se ressembler pour perpétuer l’unité du pays....

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Les néofascistes du NPD dans le viseur de Berlin

Les néofascistes du NPD dans le viseur de Berlin | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Allemagne va lancer une procédure d'interdiction du parti d'extrême droite devant la Cour constitutionnelle.

 

L'Allemagne s'apprête à lancer une procédure d'interdiction du parti néonazi NPD. Les patrons des Länder allemands ont décidé jeudi à l'unanimité de suivre l'avis des ministres régionaux de l'Intérieur et d'engager une procédure devant la Cour constitutionnelle de Karlsruhe. Cependant, l'échec d'une précédente tentative et la peur de donner au parti des crânes rasés un coup de projecteur avant les législatives continuent d'attiser les réticences, notamment au sein du gouvernement fédéral.

Après la décision des ministres-présidents, le Bundesrat (la Chambre haute du Parlement, où siègent les représentants des États régionaux) pourrait lancer la procédure dès le 14 décembre. «Nous pouvons établir avec des preuves très complètes et accessibles au public que le NPD est un parti hostile à la loi fondamentale», affirme le ministre de l'Intérieur du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, Lorenz Caffier (CDU). «Les chances de pouvoir faire interdire ce parti sont très claires, ajoute son collègue de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Ralf Jäger (SPD). Le moment est arrivé pour la démocratie et les organes de protection de la Constitution de se prononcer.»

L'idée d'interdire le NPD a ressurgi après la découverte en 2011 de l' organisation criminelle d'extrême droite Clandestinité national-socialiste (NSU). Ses membres, proches du NPD, sont accusés d'avoir assassiné pour des raisons xénophobes dix personnes, la plupart d'origine turque, entre 2000 et 2006...

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Catalogne, Flandre, Ecosse : les nationalismes menacent-ils l’intégrité européenne ? - Idées - France Culture

Catalogne, Flandre, Ecosse : les nationalismes menacent-ils l’intégrité européenne ? - Idées - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les sommets européens ne sont jamais de tout repos. Celui qui démarre ce soir à Bruxelles ne dérogera pas à la règle. Car on va parler gros sous entre les 27. Il s’agit de s’entendre sur le niveau du budget communautaire pour la période 2014-2020, et de fixer la répartition des recettes. Acrobatie d’autant plus risquée que le Royaume Uni a choisi de replonger au temps joyeux du thatchérisme, rappelant à ses partenaires que son argent s’appelle « reviens » : I want my money back, et les menaçant même de faire sécession.

Faire sécession : voilà une perspective qui intéresse aussi un certain nombre de riches régions européennes : un désir exacerbé en ces temps de crise économique. Les mieux dotés ont du mal à supporter le fardeau de la solidarité en faveur des plus pauvres.

Ainsi la Catalogne, où auront lieu dimanche des élections anticipées, quelques semaines après la manifestation qui a vu défiler dans les rues de Barcelone près d’1/5 de la population de la région, en faveur de l’indépendance. Ainsi la Flandre, où les nationalistes ont remporté mi-octobre les élections municipales, et notamment Anvers, la 2e ville du pays. Ainsi l’Ecosse, qui se prépare à un référendum d’auto-détermination : ce sera en 2014. Bien entendu, ces velléités indépendantistes ne s’expliquent pas seulement par la conjoncture économique. Le terreau culturel et historique est favorable à leur réémergence. L’Ecosse, la Flandre, la Catalogne, sont des nations qui ont toutes eu des relations compliquées avec l’Etat central.

Peut-on en dire autant des rapports que ces régions entretiennent avec l’Union Européenne ? Et que se passerait-il justement si elles devenaient indépendantes : devraient-elles sortir aussi de l’Europe ?

 

Durée de l'émission: 39 minutes

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En Grèce, la banalisation d'Aube dorée

En Grèce, la banalisation d'Aube dorée | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Presque inconnu il y a deux ans, le groupuscule néonazi est devenu un parti officiel ayant pignon sur rue et sur les écrans. Il se nourrit de la crise de l'euro et du rejet de l'immigration.

 

Ce sont des images champêtres d'un mariage dans le Péloponnèse, diffusées dans le journal people de la chaîne grecque Star. Des invités viennent dire leur joie au micro d'un journaliste tout sourire. Ce sont des têtes désormais connues en Grèce. Ils sont tous députés d'Aube dorée, le parti d'extrême droite qui a remporté près de 7 % des suffrages aux élections législatives du 17 juin, et sont venus fêter le mariage d'un de leurs collègues.

Presque inconnu il y a deux ans, le groupuscule néonazi est devenu un parti officiel ayant pignon sur rue et sur les écrans. Il est constamment présent dans les médias, soit à travers les réactions de ses porte-parole, soit à travers les récits de leurs multiples actions et provocations. Les images sont généralement moins bucoliques que dans le Péloponnèse.

Début septembre, des groupes d'hommes en noir ont organisé des opérations de contrôle sur des marchés à Rafina, près d'Athènes, et à Missolonghi, dans l'Ouest. Ils ont demandé leurs papiers aux immigrants avant de saccager leurs stands. "Ils vendaient leurs marchandises au noir. Nous avons donc appelé la police plusieurs fois, mais elle n'est pas venue. Nous étions là pour défendre les autres vendeurs grecs", déclare Marlène Katinopoulou, une attachée parlementaire du parti. L'association des commerçants de Rafina s'est d'ailleurs félicitée de l'action d'Aube dorée...

 

"Aube dorée plonge ses racines dans l'histoire de l'extrême droite en Grèce, en faisant référence à la dictature des colonels [1967-1974], mais aussi à la collaboration pendant l'occupation allemande [1942-44] ", explique le politologue Elias Nikolakopoulos. "Le parti est fort dans les zones les plus touchées par la crise, mais aussi dans d'anciens fiefs des bataillons de sécurité", les milices armées par l'Allemagne pour lutter contre la résistance communiste.

"A cause de la crise économique, c'est la première fois qu'on voit se constituer en Grèce un mouvement fasciste qui s'appuie sur une base sociale, s'inquiète le politologue Georges Sefertzis. Les dictatures grecques étaient des régimes autoritaires sans enracinement social, Aube dorée s'adresse à une nouvelle génération qui n'a pas connu le régime des colonels, ne sait rien de la guerre civile qui s'est prolongée jusqu'en 1949, et identifie la démocratie à la corruption et au clientélisme des hommes politiques." Aube dorée n'a pas fini de hanter la Grèce.

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Grèce: la convergence des populismes

Grèce: la convergence des populismes | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

EXTRÊMES - Lors d'un meeting, au son des chansons révolutionnaires de Mikis Theodorakis, se trouvaient aux côtés des manifestants tous les députés de l'extrême droite pro-nazie d'Aube Dorée, des députés des "Grecs Indépendants", et un certain nombre de députés de la gauche radicale de Syriza. Tous unis contre le mal-nommé "Troïka" et le gouvernement.

 

Ces contrastes multiformes donnent un bref apercu de la confusion des esprits, du conformisme ambiant et du nihilisme impolitique qui règnent dans la Grèce actuelle. Les lignes de démarcation politique une fois abolies, tout est permis. Que les gauchistes défilent au coude-à-coude avec leurs ennemis pro-nazis, que les manifestants appartenant au "corps sécuritaire" et donc supposés le plus à droite (près de la moitié des policiers ont voté pour "l'Aube Dorée" aux élections parlementaires du 17 juin dernier) adoptent des slogans anarchistes ! Ce qui les unit est leur haine commune et viscérale des "usuriers", comme le dit l'Aube Dorée, ou de la "Troïka de l'intérieur", comme l'a suggéré à plusieurs reprises ces derniers jours Alexis Tsipras, le leader de Syriza, à savoir le gouvernement tripartite (droite, socialistes, gauche modérée) censé être au service de la "Troïka de l'extérieur" (FMI, BCE, UE). Si vous repérez un ingrédient maurrassien dans le discours de la gauche radicale grecque - "L'Anti-France" ou le "parti de l'étranger", disait le fondateur de l'Action francaise -, vous y êtes ! Un sondage récent montrant une nouvelle montée spectaculaire de l'Aube Dorée, passant de 7% (aux élections de juin) à 12%, le dit à sa manière: Tsipras est le leader le plus "populaire" au sein de l'électorat pro-nazi (avec 32%, alors même que son leader Nikos Michaloliakos n'obtient que 59% !)....

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