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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Les Européens bougent peu en Europe

Les Européens bougent peu en Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Vingt ans après l'avènement du grand marché, les migrations intra-européennes restent marginales. Reste à savoir s'il faut ou non déplorer ce constat.

 

0,3%: c'est le pourcentage de la population de l'Union européenne qui, chaque année, fait ses valises pour aller s'installer dans un autre pays de l'Union. Au total, 3% des citoyens européens vivent aujourd'hui dans un autre Etat membre. Reconnaissons-le, ces chiffres, dévoilés par France Stratégie dans un rapport intitulé «Profils migratoires européens dans la crise», semblent très faibles. Ils sont même deux fois moindres que ceux de l'immigration venant de pays tiers.

Est-ce un bon ou un mauvais signe?

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UNION EUROPÉENNE • Le marché juteux des visas Schengen

UNION EUROPÉENNE • Le marché juteux des visas Schengen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Des centaines de réfugiés économiques se noient en Méditerranée. Simultanément, Russes, Chinois ou Arabes fortunés acquièrent aisément un droit de séjour en Europe. Coup de projecteur sur un business qui passe souvent par un investissement immobilier.

 

Riga, 8 heures du matin. La file d'attente est déjà longue lorsque les guichets des services lettons de l'immigration ouvrent leurs portes. Une foule de Russes, de Kazakhs et de Chinois fortunés patientent avec leurs interprètes et leurs agents immobiliers, contrat de vente à la main.

Certains ne sont propriétaires en Lettonie que depuis quelques heures, bon nombre mettent pour la première fois les pieds dans la capitale et la plupart ne sont de toute manière que de passage. Tous n'attendent qu'une chose des autorités: un permis de séjour. Leur ticket d'entrée pour l'Europe. 

Le programme Residence Permit attire des milliers d'étrangers en Lettonie. Rares sont ceux qui élisent vraiment domicile dans le pays, mais chaque étranger acquérant un bien immobilier d'une valeur d'au moins 50 000 lats (70 000 euros) en province, ou de 100 000 lats dans la capitale, se voit octroyer un permis de séjour de cinq ans. Autrement dit, un accès libre à l'espace Schengen des 26 Etats européens. Cela fait trois ans que le gouvernement letton a adopté ce programme controversé pour sauver son marché immobilier, en grande difficulté. Aujourd'hui, d'autres pays européens suivent l'exemple de la république balte.


De l'argent contre un visa Schengen, voilà ce que proposent désormais les gouvernements de Grèce, d'Espagne ou de Hongrie pour attirer les capitaux étrangers. Cette initiative leur permet de contourner les sévères lois européennes sur l'immigration et les demandes d'asile. Elle laisse également songeur au plan éthique, comme nous le rappelle le triste destin de centaines d'Africain, morts noyés au large des côtes de Lampedusa.

La forteresse Europe ferme hermétiquement ses portes aux émigrés pauvres : au moins 2 000 personnes ont perdu la vie en Méditerranée depuis le début de l'année 2011, rapporte l'Agence des Nations unies pour les réfugiés. Certains gouvernements européens veillent toutefois à laisser une porte de derrière ouverte aux migrants plus fortunés. "C'est du cynisme, déplore Karl Kopp, représentant de l'ONG Pro Asyl au niveau européen. On repousse par tous les moyens ceux qui ont vraiment besoin de protection et on distribue des laissez-passer à ceux qui ont suffisamment d'argent." L'exemple letton inspire surtout les Etats financièrement fragilisés par la crise de l'euro...

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Miguel, Marina, Carlotta... ces Espagnols qui fuient la crise au Maroc

Miguel, Marina, Carlotta... ces Espagnols qui fuient la crise au Maroc | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Restaurateur, cadre, retraité, chômeur, architecte ou maçon. Ils sont des milliers à avoir traversé la mer pour chercher fortune sur l'autre rive de la Méditerranée.

 

Avant la crise économique de 2008-2009, le Maroc accueillait officiellement près de 3000 migrants espagnols. En 2011, ils étaient quatre fois plus nombreux. A Tanger, Ceuta, dans le nord du pays mais aussi plus au Sud, cette réalité est visible. Un long reportage consacré aux émigrés espagnols a été diffusé en mars sur la chaîne marocaine 2M. Le même mois, le site Tanjanews.com a même évoqué les "mendiants espagnols" qui font de la musique dans les rues tangéroises. Les réactions ont été vives sur la toile

Maria Jesus Herrera, du bureau espagnol de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) relativise. "La migration espagnole se fait davantage vers l'Amérique latine, où il n'y a pas de barrière linguistique voire en Allemagne ou en France, dit-elle. Mais le Maroc n'est qu'à treize kilomètres de notre pays et il existe une tradition économique pour les entreprises espagnoles de s'y installer."

Pere Navarro, conseiller social à l'ambassade d'Espagne à Rabat, insiste aussi sur les nouvelles implantations d'entreprises espagnoles. Une image plus valorisante à défendre pour cet officiel que celle de chômeurs ou de salariés fuyant un pays en crise et venant chercher meilleure fortune au Maroc. Les chiffres fournis par l'ambassade ne disent pas tout, surtout quand ils font état d'une "relative stabilité", avec quelque 10 000 Espagnols enregistrés officiellement - beaucoup ne sont pas déclarés. C'est peu comparé aux quelque 850 000 Marocains vivent en Espagne. "Les salaires sont nettement plus bas et venir ici sans projet professionnel n'est pas facile", explique M. Navarro....

 

Comme chaque année au printemps, des centaines de Marocaines ont traversé le détroit pour aller faire la campagne de fraises à Huelva, en Andalousie. Les migrations se croisent. Des Marocains installés en Espagne retournent au pays, pour quelques mois, pour faire le taxi par exemple, laissant leurs familles afin qu'elles continuent à bénéficier des aides sociales espagnoles. "On a même constaté des transferts de fond du Maroc vers l'Espagne pour aider les familles à y rester, pour qu'elles gardent leur place en Espagne", témoigne Anke Strauss, du bureau de l'OIM au Maroc....

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La population allemande a augmenté en 2012 grâce à l'immigration

La population allemande a augmenté en 2012 grâce à l'immigration | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Après huit ans de déclin, la population allemande a légèrement augmenté en 2011 et en 2012.

L'immigration a une nouvelle fois permis d'enrayer le déclin démographique allemand en 2012. L'année dernière, la population allemande a augmenté pour la deuxième année consécutive, atteignant environ 82 millions d'habitants fin décembre, a annoncé lundi l'Office des statistiques Destatis. Fin 2011, l'Allemagne comptait 81,8 millions d'habitants. Les progressions de ces deux dernières années restent modestes mais elles interviennent après huit années consécutives de déclin démographique.

 

Le regain de population s'explique par une forte poussée de l'immigration, notamment en provenance d'Europe centrale et des pays de l'Union européenne touchés par la crise économique. Le solde migratoire (différence entre les arrivées et les départs) est estimé pour 2012 à au moins 340.000 personnes, par Destatis, soit plus que le solde de 279.000 atteint en 2011. Le solde migratoire n'avait plus dépassé la barre des 300.000 depuis 1995....

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Les Inrocks - Portugal : la valise ou la misère

Les Inrocks - Portugal : la valise ou la misère | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Plongé depuis 2008 dans une crise profonde et sans issue visible, le Portugal connaît une vague d’émigration inédite depuis quarante ans. Un dixième de la population serait concerné.

 

L’humour est la politesse du désespoir. Les Portugais ne manquent ni de l’un, ni de l’autre. Pourtant, lorsque le Premier ministre de centre droit Pedro Passos Coelho leur a conseillé de “faire plus d’efforts” et de “quitter leur zone de confort en cherchant du travail ailleurs”, Sara Machado da Graça n’a pas ri. À ce souvenir, elle sert les dents et grogne. Les mots lui manquent pour exprimer sa colère. À cause de la crise, Sara doit quitter son pays. Sur une photo prise le 15 septembre lors de la manifestation contre l’austérité, tout sourire, elle porte un casque de chantier coiffé d’un petit avion et du slogan “C’est vous qui devriez partir là où un éclair vous casserait en deux”. Sara a 40 ans, un regard franc et l’énergie du désespoir comme carburant. Sa “zone de confort” – si elle en a déjà eu une – s’est effondrée depuis des mois. Plus de boulot, plus d’argent. D’argent, elle n’en avait pas vraiment besoin avant la naissance de son fils Bilal, un an et demi.

Aujourd’hui, elle n’a plus le choix. Le 5 décembre, valise et gamin sous le bras, elle posera le pied à Macao, ancienne colonie portugaise, sans billet retour.

...

Insister sur la fuite des cerveaux permet d’occulter les points communs avec la première vague d’émigration, rappel peu glorieux au passé, et de cacher l’ampleur de la casse sociale. Pour les dirigeants, “il faut rester dans la course”. Dans la rue, personne n’est dupe : “Dans un an, on sera comme la Grèce”, entend-on le plus souvent. “On l’est déjà”, estiment les plus pessimistes. Selon Eurostat, la dette du Portugal s’établissait à près de 190 milliards d’euros à la fin du premier trimestre 2012, soit environ 112 % du PIB. En échange d’un plan d’aide de 78 milliards d’euros, la “troïka” (regroupant des experts de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international) réclame la réduction des déficits. Le projet de budget 2013 est d’une rigueur exceptionnelle : relèvement de 4 % de l’impôt sur le revenu, baisse de 17 % du budget de la Santé, de 11 % pour l’Éducation. “Cette austérité renforce une récession déjà à 3 % en 2012″, estime l’économiste Nuno Teles.

Ces mesures s’ajoutent à la suppression des 13e et 14e mois des fonctionnaires, à la hausse de 20 à 23 % de la TVA, au passage de celle de la restauration de 13 à 23 %. Le chômage touche 16 % de la population, soit douze points de plus qu’il y a dix ans. Le salaire minimum tourne autour de 450 euros – moins qu’en Grèce. Le salaire moyen avoisine les 800 euros. Le durcissement des règles d’obtention des minima sociaux a exclu des milliers de familles du système. Les queues devant les soupes populaires s’allongent ; les ventes de porridge, bon marché, explosent...

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Pologne, les Allemands reviennent !

Pologne, les Allemands reviennent ! | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pendant des années, l’Allemagne de l'Ouest a été une destination de choix pour les émigrés polonais. Mais aujourd'hui, ce sont les Allemands qui traversent l’Oder à la recherche d’un emploi en Pologne.

Par Piort Cywinski, de Uwazam Rze.

 

"Lève-toi, paresseux, avant que je perde patience. Nous allons à Łódź !", dit le texte d’une chanson bien connue en Allemagne ("Theo, wir fahr'n nach Lodz") écrite au XIXe siècle, à l'époque de l'industrialisation et du plein essor industriel du district de Łódź. Pour les Allemands, cette ville était un eldorado. C’est ici qu’ils voyaient la possibilité d’une vie meilleure, c’est ici qu'ont bâti leur fortune les Scheibler de la Rhénanie, ou les familles saxonnes Geyer et Herbst. L'histoire aime se répéter.

Après les cataclysmes des deux guerres mondiales, et après l'effondrement du communisme, assistons-nous une nouvelle fois à l'arrivée d'une vague d'immigrants allemands en Pologne ? Certes, ce n'est pas encore l'exode, mais notre pays est néanmoins devenu l'un des lieux d'installation préférés des Allemands.

En 2006, la Pologne était à la cinquième place du classement des destinations pour les expatriés allemands, qui sont désormais plus nombreux en Pologne qu'en Espagne ou en France. Selon l'Office fédéral allemand des statistiques, 9 434 citoyens allemands ont déjà élu domicile en Pologne. Notre pays a ainsi détrôné de sa troisième place l'Autriche, pour se placer juste derrière la Suisse et les Etats-Unis...

 

Aujourd'hui, malgré les incitations pour venir travailler en Allemagne, sous forme d'offres de cours de langue gratuits, ou de formation professionnelle, ou même de versements de bonus exceptionnels par certaines entreprises, l'intérêt de nos compatriotes pour partir vivre au-delà de l'Oder est relativement faible.

Les rôles se sont inversés, la Pologne est devenue pour des milliers de voisins de l'Ouest l'un des pays les plus attractifs pour vivre et faire carrière. Près de 6 000 sociétés allemandes, petites et moyennes pour la plupart, ont déjà jeté l'ancre en Pologne. La valeur des investissements allemands est estimée à 22 milliards d'euros, ce qui représentait l'an dernier 21% de tous les investissements étrangers en Pologne.

Il y a quelques années, quand un Allemand déclarait vouloir partir travailler en Pologne, il entendait en règle générale : "Tu es fou ?!" Aujourd'hui, plus personne ne s'étonne. Les chômeurs allemands, en particulier ceux de la zone frontalière de l'ancienne RDA, y voient la possibilité de trouver un emploi fixe, et les jeunes diplômés une opportunité d'avancement professionnel et de missions plus ambitieuses....

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Les quatre visages de l’émigration espagnole | Slate

Les quatre visages de l’émigration espagnole | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Très médiatisée, la fuite des cerveaux est anecdotique face au retour des migrants dans leur pays d’origine. Il y a aussi les Espagnols qui auraient mieux fait de rester, sans compter ceux dont c’est l’argent qui n’aurait pas dû émigrer...

 

«Je m’appelle Javier del Rey, j’ai 24 ans, j’ai étudié les télécommunications. J’ai cherché du travail mais je n’ai rien trouvé. Je vais devoir apprendre l’anglais et sortir du pays pour espérer trouver un emploi.» Les jeunes diplômés espagnols n’ont pas encore fini leurs devoirs: une fois leurs études bouclées, ils devront désormais partir tenter leur chance ailleurs pour ne pas finir sous le toit des parents à vivre de leurs allocations retraite, comme témoigne Javier del Rey dans une vidéo d’El Pais.

Le slogan de la plateforme d’indignés Juventud sin futuro, «Si tu finis tes études en Espagne, tu as trois débouchés: par terre, mer ou air», résume un sentiment partagé chez les Espagnols: l’émigration est devenue une fatalité, dans un pays où un jeune âgé entre 15 et 24 ans sur deux est au chômage. En 2011, pour la première fois depuis des lustres, le taux d’émigration a dépassé celui d’immigration, avec un solde de 55.626 personnes.

Cette tendance au départ, conjuguée à la hausse persistante du taux de chômage et aux prévisions d’une récession économique sans fin, conforte un discours pessimiste sur la fuite des cerveaux. Déjà, les comparaisons fusent avec les vagues d’émigration qui ont marqué l’histoire de l’Espagne: Galiciens et Andalous en Argentine et en Algérie au XIXè siècle, Républicains en France au XXè, puis émigration économique en Suisse et en Allemagne dans les années 1960. La différence tiendrait juste au fait que la «nouvelle émigration espagnole» concerne une génération qui ne part pas occuper des chantiers mais des laboratoires scientifiques et des cabinets d’architectes....

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"L'immigration sera nécessaire pour l'Europe"

"L'immigration sera nécessaire pour l'Europe" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La commissaire européenne aux affaires intérieures, Cecilia Malmström, expose son point de vue sur l'espace Schengen.

Cecilia Malmström, commissaire européenne aux affaires intérieures, devait rencontrer, mardi 10 juillet, à Paris, Manuel Valls. Au menu, principalement : l'avenir de l'espace sans frontières de Schengen après l'approbation, par le ministre de l'intérieur français, du principe du rétablissement des contrôles aux frontières en cas de circonstances "exceptionnelles". Entretien:

           Le débat sur Schengen a été déclenché par les événements du "printemps arabe". A ce propos, vous estimez que l'Europe a raté une "opportunité historique". Pourquoi ?

         Que, dans notre voisinage immédiat, des populations fassent pacifiquement tomber des dictateurs et réclament la liberté et les droits de l'homme fut un événement majeur. Or qu'avons-nous dit à des gens qui s'inspiraient de nos valeurs ? Que nous étions en crise et que nous avions peur de "vagues bibliques" d'immigrés... Notez que 4 % seulement de ceux qui ont fui la Libye se sont dirigés vers l'Europe ! Notre attitude a entraîné une détérioration de nos relations avec ces pays et créé une suspicion qui commence seulement à être surmontée.

 

          Vous avez déclaré récemment que l'immigration n'était, pour l'Europe, "pas une menace mais une chance" et même "un facteur de croissance". Un discours qui surprend...

           Bien sûr, mais je le maintiens. L'immigration sera nécessaire, étant donné notamment l'évolution de la démographie dans la plupart de nos pays. On estime qu'en 2030, sans nouvelle immigration, la population européenne en âge de travailler aura diminué de 12 %. Des chefs d'entreprise me confient régulièrement leur difficulté à recruter des gens qualifiés alors même que le chômage est au plus haut. L'Allemagne manque d'ingénieurs ; d'ici à 2020, le secteur européen de la santé devrait manquer de 2 millions de personnes...

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ESPACE SCHENGEN • Bras de fer à Bruxelles

ESPACE SCHENGEN • Bras de fer à Bruxelles | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les députés ont suspendu leur coopération avec le Conseil européen pour protester contre le réintroduction du contrôle aux frontières que les Etats peuvent s'autoriser quand bon leur semble.

Le Parlement dénonce un mauvais coup porté à l'espace Schengen, à l'initiative de Berlin et de Paris.

 

Les députés européens ont suspendu leur coopération avec le Conseil sur cinq dossiers, dont celui de l'espace Schengen. Après avoir, le 12 juin, menacé de poursuivre le Conseil devant la Cour de justice européenne, pour "avoir sapé la légitimité du législatif européen", selon les propos de la députée roumaine Renate Weber, chargée du dossier Schengen. Pour l'hebdo de Bucarest Dilema Veche, ce bras de fer "ne concerne pas seulement les contrôles aux frontières", il touche à l'idée même de l'Union européenne.

La bataille a commencé le 7 juin, lorsque les ministres européens de l'Intérieur, sous l'impulsion de Paris et Berlin, ont décidé de renforcer les frontières entre les Etats de l'espace Schengen. Les contrôles pourront être rétablis sans l'aval de la Commission, de manière bilatérale [entre les pays concernés], et pas seulement pour trente jours, comme à présent, mais pour deux ans. De plus, le mécanisme de contrôle des accords de Schengen sur la libre circulation proposé par les Etats exclut la Commission et le Parlement.....

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Schengen : le Parlement européen en guerre contre les ministres de l'intérieur

Réunis à Luxembourg, les ministres de l'intérieur ont adopté jeudi 7 juin un projet de réforme de l'espace Schengen.

 

Martin Schulz, le président socialiste de l'assemblée a indiqué, lundi 11 juin, que son assemblée comptait mener "une lutte résolue" contre leur projet de modifier la base juridique pour évaluer le fonctionnement de l'espace sans visa et sans frontières intérieures. Il a évoqué une atteinte aux "droits de base" des citoyens européens.

Le changement envisagé réduit le rôle des eurodéputés pour l'évaluation de l'application des accords de Schengen. Lundi soir, la commission des libertés civiles du Parlement a voté par 47 voix pour et 3 abstentions un texte réclamant une évaluation communautaire - et non intergouvernementale - de l'application des dispositions en vigueur, "l'acquis Schengen".

Les membres de cette commission ont aussi rejeté le principe d'une "consultation renforcée" de Strasbourg, promise par les ministres.

"Les députés ne laisseront pas le Conseil saper le processus de codécision au cœur de la démocratie européenne", explique Hélène Flautre, élue du groupe des Verts......

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Sauve qui peut ! - Régime spartiate

Sauve qui peut ! - Régime spartiate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
D’un côté: la famille, le pays, la culture, le chômage, l’absence de perspectives. De l’autre: la solitude, le déracinement, l’emploi, la carrière, un salaire décent.

Quelle vie pour quel avenir?

 

Voilà les questionnements de la jeune génération grecque. Ils sont jeunes, ils ont la vie devant eux, des ambitions, des idées, la volonté de s’en sortir. Ils sont de plus en plus nombreux à faire le choix de quitter leur pays, non par réelle envie, mais par nécessité. Ce phénomène n'est pas mineur ou secondaire ; tous les jours, je rencontre et discute avec de nouveaux jeunes qui veulent s'en aller vivre à l'étranger, eux aussi. En même temps, que peut-on espérer d’un pays où le taux de chômage atteint les 22% (un chiffre qui a quasiment doublé en deux ans, depuis le début de la crise de la dette), celui des 15-24 ans dépassant les 50% (chiffres de l'Autorité des statistiques grecques) ; où les diplômes deviennent inutiles par manque d’emplois qualifiés ; où les chances de lancer une carrière sont quasiment impossibles (gel des embauches dans la fonction publique notamment) ; où il est devenu difficile de quitter le domicile familial en raison des dégâts de la crise économique au sein des foyers ; où ces mêmes familles n’ont plus toujours l’argent pour envoyer leur progéniture dans une grande ville pour qu’elle puisse étudier ; où l’on parle des jeunes comme d’une «génération perdue» (en écho à celle de l’entre-deux-guerres). Témoignages....

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Une nouvelle vague d'immigration réanime "Little Greece", à New York

Une nouvelle vague d'immigration réanime "Little Greece", à New York | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Comme dans les années 1960, les Grecs fuient leur pays en crise pour aller aux Etats-Unis.

Il y a tout juste un an, quand Michaelis Klouvas est revenu vivre à Astoria, le quartier grec de New York, situé dans le Queens et appelé aussi "Little Greece", il a trouvé la ville changée. L'influence de son pays, autrefois si présente, s'est estompée, selon lui. L'endroit est devenu plus métissé, plus latino. "Avant, il y avait des restaurants grecs, des magasins grecs, des pancartes en grec, partout", raconte-t-il. Depuis, les gens ont gagné de l'argent et sont partis vivre dans la banlieue chic de Long Island ou dans le New Jersey... D'autres sont rentrés au pays. Comme lui.

"L'erreur de ma vie, pense-t-il aujourd'hui. Mais ma femme voulait que la famille soit réunie." C'était en 1988. Après avoir rejoint vingt ans plus tôt son père charpentier, immigré aux Etats-Unis pour faire fortune, M. Klouvas, qui se fait maintenant appeler "Mike", avait décidé comme nombre de ses compatriotes exilés de retourner au pays. La situation économique y étant devenue plus florissante, pourquoi rester loin des siens ? "...

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Les Inrocks : Grèce-Turquie : le mur d'Arno Klarsfeld... et le vrai

Les Inrocks : Grèce-Turquie : le mur d'Arno Klarsfeld... et le vrai | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour combattre l’immigration clandestine, Arno Klarsfled suggère d'ériger un mur à la frontière greco-turque. En 2011, le gouvernement grec avait scandalisé la Commission européenne en annonçant la construction d’une clôture longue de 12 km....

 

Arno Klarsfeld, président de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, a trouvé une solution pour lutter contre l’immigration clandestine en Europe. Il faut construire un mur entre la Grèce et la Turquie, sur 130 km de frontière. Arno Klarsfled en parle sur BFMTV :

“Entre les Etats-Unis et le Mexique, il y a une grande barrière sur toute l'étendue du territoire, avec des patrouilles qui patrouillent sans cesse. C'est ce qu'il faut faire aux frontières européennes, c'est-à-dire en Grèce.”

Un mur? Quel genre de mur?

“Un mur c'est fait avec des fils, des barbelés, un mur quoi, comme à Rome, il y avait un mur. La paix a duré quatre siècles."

 

Arno Klarsfeld compare donc les frontières de l’Europe au limes romain, à défendre contre les invasions de tribus barbares. Si l'on pousse la comparaison, "la paix" devrait donc durer jusqu’à ce que les villageois du coin commencent à démonter le mur pour en faire autre chose, que les soldats abandonnent leur poste et que l’Europe s’écroule. En attendant, tout ira bien....

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Comprendre l'immigration clandestine en Europe en une carte

Comprendre l'immigration clandestine en Europe en une carte | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Depuis la création de l'Union européenne, la question du contrôle de la migration clandestine fait débat.
Vincent DUBOIS's insight:

Vidéo pédagogique de 2'27''

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ESPAGNE • Ouvrir l'espace Schengen aux Colombiens et aux Péruviens

ESPAGNE • Ouvrir l'espace Schengen aux Colombiens et aux Péruviens | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Premier ministre, Mariano Rajoy, va demander à l'Union européenne d'autoriser les citoyens colombiens et péruviens à effectuer, sans visa, des séjours de courte durée dans les pays de l'Union.

 

"Le gouvernement espagnol demandera dans les prochains jours à la Commission européenne et aux pays de l'espace Schengen de supprimer l'exigence de visas pour les Colombiens et les Péruviens qui souhaitent visiter les pays de l'Union européenne (UE)", rapporte El Mundo.

Selon le quotidien, le Premier ministre, Mariano Rajoy, a annoncé cette décision par téléphone aux présidents colombien et péruvien, Juan Manuel Santos et Ollanta Humala.

L'obligation actuelle à l'égard des Colombiens fut adoptée en mars 2001, lors de l'élaboration de "la liste des 132 pays auxquels l'UE commença à exiger un visa dès le 1er avril 2001", rappelle El País. Lors des négociations concernant cette liste, l'Espagne avait adopté une attitude neutre et s'était abstenue d'intervenir sur sa composition. Une décision qui avait suscité une "vague de critiques" dans le pays, compte tenu "des liens traditionnels avec les pays hispano-américains", souligne le quotidien.

Selon certains membres de la représentation espagnole à Bruxelles, "il n'aurait pas été raisonnable" que Madrid vote contre la politique commune européenne, rapporte El País. Maintenant, Mariano Rajoy "estime que la situation doit changer", et il met en avant l'accord commercial multipartite entre l'UE, la Colombie et le Pérou, entré en vigueur le 1er mars 2013. Il a également réaffirmé la volonté de l'Espagne de s'impliquer dans l'Alliance du Pacifique. 

Toutefois, El País précise qu'il existe une liste de pays auxquels l'UE retirera cette obligation. Mais elle "n'inclut pour le moment ni le Pérou ni la Colombie". Si cette liste peut être modifiée en 2014, une quelconque modification "requiert l'appui des partenaires européens".

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Union européenne : Une citoyenneté de papier

Union européenne : Une citoyenneté de papier | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les traités européens garantissent les droits des citoyens-consommateurs. Mais dans la pratique, les manquements à ces principes sont légion, en particulier vis-à-vis des ressortissants d’un autre Etat membre.

 

Depuis quelque temps, presque toutes les chaînes de télévision roumaines diffusent des spots sur le thème "Je suis citoyen européen et j'ai des droits".

Le citoyen y est mis en scène dans des situations concrètes du quotidien : il a acheté un ordinateur portable qui ne fonctionne pas, il veut rendre un produit acheté en ligne ou sa chambre d'hôtel n'est pas climatisée.

Devant le refus des "prestataires de services", il assène d’un ton résolu et assuré : "Savez-vous qui je suis ? Je suis citoyen européen et j'ai des droits". Certes, la campagne est utile. Le citoyen roumain-européen apprend que l'UE lui a apporté quelques droits : il peut rendre un produit qui ne lui convient pas ou réclamer des dédommagements.

Mais cette campagne est bâtie selon le style quelque peu ennuyeux et insistant de la Commission européenne et de ses fonctionnaires : depuis des années, il tombe sur l'Europe sous la forme de brochures et autres spots publicitaires destinés au "citoyen européen".

Or le citoyen européen, bien qu'il puisse ainsi connaître ses droits si son ordinateur portable tombe en panne ou s’il tombe lui-même sur de la viande de cheval dans un paquet de lasagnes, semble bien abattu ces derniers temps. Car certains de ses droits, dont certains comptent parmi les "piliers de la construction européenne" (comme celui de travailler et de s'installer n'importe où dans l'UE), ne lui sont pas accordés. L'époque où l'on parlait d'une "Europe des citoyens" s'est envolée, mais toute cette rhétorique délibérément confiante et fleurant bon le slogan est restée au stade du "matériel informatif" élaboré par la Commission.

 

La crise économique n'est pas la seule coupable, même si l'austérité court toujours sur notre continent vieillissant. Par exemple, par décision européenne, des citoyens européens chypriotes ont vu leurs comptes pillés. Mais cela est motivé par le sauvetage de l'euro, qui est notre monnaie à nous tous, donc il faut se montrer solidaire ! Cette solidarité dans le désordre et décidée en haut ne peut cependant pas fonctionner tant que, un peu partout dans l'Union, fleurissent les isolationnismes et que le motif biblique du "bouc émissaire" revient à la mode.

 

L'idée que les institutions européennes n'ont pas de légitimité démocratique et que par conséquent les citoyens ne sont pas représentés a été récupérée dans bon nombre de pays par les partis populistes : la faute des "autres" est un artifice simple et qui rapporte des voix. Les Britanniques, dont l'euroscepticisme a toujours été source d'un amusement garanti, sont retombés depuis un certain temps dans l'obsession triste de l'invasion roumano-bulgare....

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Selon un élu social-démocrate suédois, faciliter l'immigration peut compliquer la lutte contre chômage

Selon un élu social-démocrate suédois, faciliter l'immigration peut compliquer la lutte contre chômage | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En Suède, le chef de l'opposition s'est illustré dimanche 23 décembre par des propos surprenants de la part d'un élu social-démocrate : Stefan Löfven a critiqué dans la presse un accord conclu l'an dernier qui facilite l'immigration. Selon le leader de gauche, le trop grand nombre important d'arrivées ne simplifie pas la lutte contre le chômage....

 

Le nouveau chef de file des sociaux-démocrates, Stefan Löfven, estime que le clivage social que l’on constate aujourd’hui en Suède est en grande partie dû à une politique d’immigration trop généreuse. Il critique un accord conclu en mars 2011 entre le gouvernement de centre-droit et le parti Vert (opposition), qui a facilité l'immigration pour des motifs économiques de ressortissants de pays non membres de l'Union européenne. 

L’arrivée massive, selon lui, de ressortissants de pays non membres de l’Union européenne pour des raisons économiques est une erreur : « Ce n’est pas ce type de mesure qui va régler la question de la lutte contre le chômage. Faire venir de la main d’œuvre étrangère bon marché sans penser à leur intégration n’est pas digne de la Suède. » Il souhaite des discussions au sein de l’Union européenne et dans son pays sur la question du rapprochement familial et de la répartition des immigrés dans l’Union.

Stefan Löfven est cependant favorable à la poursuite d’une immigration généreuse, pour les réfugiés politiques. ...

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Les secrets de la forteresse Europe

Les secrets de la forteresse Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L’UE cherche sans cesse à renforcer la surveillance de ses frontières extérieures, en utilisant des technologies toujours plus coûteuses. Mais sont-elles efficaces ? Et qui, dans nos démocraties, contrôle les contrôleurs ?

Par Frank Mulder, du de Groene Amsterdammer

 

"Il n’y a pas d’alternative”, déclarait, il y a 4 ans, Franco Frattini, commissaire européen chargé de la Justice, de la Liberté et de la Sécurité, devant le Parlement européen. Comme les criminels avaient une meilleure technologie que la nôtre, il annonçait deux projets. Le premier prévoyait la surveillance permanente de toutes les frontières extérieures, y compris à l’aide de drones, pour détecter les migrants en mer. Le deuxième proposait l’instauration de "frontières intelligentes”, permettant la reconnaissance biométrique de toutes les personnes qui entrent et sortent de l’Europe.

Le premier projet, Eurosur (système européen de surveillance des frontières), censé démarrer le 1er octobre 2013, est actuellement examiné par le Parlement européen. "Tous les Etats membres doivent créer un centre qui coordonne l’ensemble des activités de surveillance des frontières menées par la police, les douanes et la marine”, explique Erik Berglund, directeur chargé du renforcement des capacités au sein de Frontex, l’agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures, à Varsovie. “Jusqu’à présent, le partage des informations n’a lieu que sur la base du volontariat”.

Eurosur a un triple objectif, souligne Berglund : “Détecter les migrants clandestins, lutter contre la criminalité internationale et sauver les réfugiés qui s’enfuient par bateau”. Selon les ONG, ce dernier aspect est surtout un argumentaire de vente. "Eurosur contribue peut-être à repérer les bateaux”, dit Stephan Kessler du Service jésuite des réfugiés à Bruxelles. "Mais il n’existe toujours pas de procédure pour déterminer qui doit sauver les gens et où ceux-ci doivent demander le statut de réfugié. L’an dernier, Malte et l’Italie ont discuté pendant 5 jours d’un petit bateau en mer”...

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POLOGNE • Vers un pays de vieux ?

POLOGNE • Vers un pays de vieux ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Depuis son adhésion à l'Union européenne, la situation démographique déjà inquiétante de la Pologne s'aggrave, les jeunes choisissant d'émigrer avec leurs enfants ou de les élever à l'étranger.

Le système social du pays pourrait pâtir de cette catastrophe démographique à venir.

 

Lorsque la Pologne est entrée dans l'Union européenne en 2004, le pays a commencé à perdre une partie de la génération venue au monde lors de la poussée démographique de la fin des années 70 et du début des années 80. Partis à la recherche d'une meilleure qualité de vie, ces gens ont trouvé à l'étranger ce qu'ils cherchaient. Et leurs enfants, tout d'abord laissés au pays, sont en train de les rejoindre. Selon le dernier recensement national, en mars 2011, deux millions de Polonais [sur 38,5 millions d'environ] se trouvaient à l'étranger. 11 % d'entre eux étaient des enfants de moins de 14 ans. Mais selon les estimations de l'économiste et démographe Krystyna Iglicka, le nombre de ces enfants pourrait atteindre en réalité 300 000, soit 35 % de plus que les chiffres officiels.

"A terme, aucune famille ne peut fonctionner normalement quand ses membres restent séparés trop longtemps", explique Agata Zygmunt, démographe à l'Université de Silésie de Katowice, qui souligne que les politiques familiales des pays hôtes de l'émigration polonaise favorisent ce regroupement. "En Grande-Bretagne ou en Allemagne, les familles peuvent compter sur une meilleure aide sociale qu'au pays. Les allocations sont plus importantes, il est aussi plus facile de trouver une place à la crèche ou à la maternelle", énumère Mme Zygmunt....

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Les expatriés de la crise de l'euro : "Mon salaire était devenu une peau de chagrin"

Les expatriés de la crise de l'euro : "Mon salaire était devenu une peau de chagrin" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Olga Konstantellou, 29 ans, a quitté sa Grèce natale pour vivre avec son compagnon argentin à Buenos Aires. Et s'y plaît.

 

Dans un large sourire, Olga Konstantellou s'excuse de son espagnol balbutiant. Cette Grecque de 29 ans se sent plus à l'aise en anglais. Il y a seulement six mois qu'elle est arrivée à Buenos Aires :"le 2 janvier, pour commencer, tout juste la nouvelle année et une nouvelle vie !".

Elle a quitté Athènes pour fuir la crise, avec en mémoire l'image "des mendiants dans les rues". Elle appartient à une génération de Grecs qui a reçu une bonne éducation, a voyagé et peut espérer trouver du travail à l'étranger. Beaucoup de ses amis ont émigré "en Allemagne, en Grande-Bretagne, dans les pays scandinaves, au Canada, et jusqu'en Nouvelle-Zélande ou en Australie". Olga, elle, a choisit l'Argentine car elle est tombée amoureuse d'un Argentin. Elle a connu Julian, à Athènes, un jour torride de juillet 2009. L'étudiant en sociologie voyageait à travers l'Europe. Ils se sont croisés dans la rue et il lui a demandé des conseils touristiques.

"Les Grecs et les Argentins se ressemblent, ils sont chaleureux, ouverts et se lient facilement d'amitié", dit dans un éclat de rire Olga. Les deux jeunes gens se sont retrouvés l'année suivante pour faire un voyage à travers l'Amérique latine. Olga a eu le coup de foudre pour Buenos Aires, son architecture "mélange de Paris, Barcelone et New York" et le climat ensoleillé. La débâcle grecque l'a poussée à y revenir pour tenter sa chance.....

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Intégration : une étude donne la parole aux migrants

Intégration : une étude donne la parole aux migrants | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Réalisée auprès de 7 473 immigrés extracommunautaires dans sept pays européens, elle vise à «faire entendre la voix des immigrants» sur l’intégration. Les résultats seront présentés aujourd’hui à l’occasion d’un colloque à Paris.

 

Principaux intéressés des débats sur l’intégration, on entend pourtant peu l’opinion des migrants. «Faire entendre la voix des immigrants [...] pour influencer la formulation des politiques d’intégration et d’immigration en Europe», voilà donc le but de l’étude, conduite par la Fondation Roi-Baudouin et le Migration Policy Group, qui sera présentée aujourd’hui lors d’un colloque à l’Institut d’études politiques de Paris.

7 473 immigrés extracommunautaires, résidant en situation régulière dans quinze villes de sept pays européens (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Hongrie, Italie, Portugal) ont été interrogés entre octobre 2011 et janvier 2012. Compte rendu, au niveau européen et au niveau français:

*Travail : un immigré sur trois s'estime surqualifié.....

 

*Obtenir un permis de séjour longue durée : un souhait largement partagé....

 

*Vie privée : des difficultés face au regroupement familial...

 

*Participer à la vie politique : une revendication forte...

 

*Accéder à la nationalité : un parcours d'obstacles...

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Grèce : La détresse des migrants pris au piège de Patras - LeMonde.fr

Grèce : La détresse des migrants pris au piège de Patras - LeMonde.fr | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Monde.fr - Harcelés, victimes d'agressions, les réfugiés tentent de survivre en marge d'un pays incapable de les prendre en charge. Reportage de Benoit Vitkine journaliste au Monde et Myrto Papadopoulos photographe.

 

12 photographies à découvrir.

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Espace Schengen : les contrôles aux frontières à nouveau autorisé

Espace Schengen : les contrôles aux frontières à nouveau autorisé | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La situation à la frontière entre la Turquie et la Grèce a motivé cette décision de rétablir les contrôles, prise jeudi par les ministres de l'intérieur de l'UE.

 

Les contrôles nationaux aux frontières de l'espace européen Schengen pourront être rétablis temporairement, à des conditions présentées comme "strictes" par les ministres de l'intérieur de l'Union européenne (UE), réunis jeudi 7 juin à Luxembourg. Manuel Valls, le ministre socialiste de l'intérieur, participait à son premier conseil des Vingt-Sept.

Le compromis défini prévoit la possibilité pour les Etats de rétablir les contrôles aux frontières nationales durant six mois, période pouvant être prolongée jusqu'à vingt-quatre mois au total. Cela en raison de "circonstances exceptionnelles" faisant en sorte que le contrôle d'une frontière externe de l'espace sans visa et sans frontières intérieures ne peut plus être assuré.

Une requête franco-allemande antérieure évoquait la lutte contre "l'immigration clandestine" comme une condition d'un possible retour au contrôle des passeports. Cette formule a été abandonnée. Aujourd'hui, les contrôles peuvent déjà être rétablis en cas de menaces pour l'ordre public ou la sécurité.....

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Malte, Alcatraz de l’Europe pour migrants africains

Malte, Alcatraz de l’Europe pour migrants africains | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Début 2002 : des bateaux déversent sur Malte plusieurs milliers de migrants africains. Dix ans plus tard, la petite île de la Méditerranée s’est muée en prison pour immigrés venus demander l’asile dans l’Union européenne.

 

Au large des côtes maltaises, vers 23 heures, le 14 janvier, un point dans la nuit. Un rafiot en bois de sept mètres de long sur deux de large dérive sur la Méditerranée. A son bord, Ahmed*, frêle Somalien de 31 ans sommé par sa famille de fuir son village et la folie meurtrière des milices islamistes. Depuis son départ il y a trois jours des côtes libyennes, Ahmed partage ces quelques mètres carrés avec soixante-sept autres migrants africains dont neuf femmes et, passager plus rare, un bébé né à bord. Prix de la traversée : 500 dollars.

Soudain, un avion P-3C Orion de la patrouille maritime de l’US Air Force déchire le ciel. L’embarcation est signalée, les autorités maltaises envoient un bateau à sa rencontre. Des hommes en bonnet, masque et combinaison blanche de chirurgien apparaissent, ils enfilent aux migrants des gilets de sauvetage orange. Au petit matin, Ahmed et les autres passagers sont débarqués, un à un, sur le port industriel de Floriana, en bordure sud de la capitale, La Valette. Sur le quai, deux bus floqués Pulizija (“police”) et quelques journalistes les attendent. L’arrivée du bateau fait la une du Times of Malta....

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Les Irlandais repartent pour Liverpool

Les Irlandais repartent pour Liverpool | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

En raison du chômage qui sévit dans une Irlande en crise, l’émigration connaît son plus haut niveau depuis vingt ans. Beaucoup d’émigrés posent leurs valises à Liverpool, la cité portuaire britannique, dont plus des trois-quarts des habitants ont une ascendance irlandaise.

Par Helen Carter, de The Guardian.

 

Comme Boston et Glasgow, Liverpool est depuis longtemps synonyme de terre d’émigration pour les Irlandais. Pendant un temps, le tigre celtique a rugi et c’est dans le sens inverse que l’on traversait la mer d’Irlande. Puis la croissance a changé de bord et le Merseyside [comté de Liverpool] est désormais la destination d’une nouvelle génération de migrants.

On estime que 75 000 citoyens irlandais pourraient émigrer en 2012 – soit plus qu’à la fin des années 1980. Dans un pays qui compte 4,5 millions d’habitants, un tel phénomène suscite énormément d’intérêt, à tel point que l’Irish Times a lancé un blog baptisé Generation Emigration, dont le titre est présenté sous la forme d’un tableau d’affichage d’aéroport...

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