Un quart des Européens menacés de pauvreté ou d'exclusion sociale | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En 2011, les risques de pauvreté et d'exclusion sociale ont augmenté pour les Européens, contrairement aux objectifs de la stratégie Europe 2020 de réduire le taux de pauvreté de 25%.

 

En 2011, les risques de pauvreté ou d’exclusion sociale ont touché 119, 6 millions de personnes, soit 24 % de la population de l’UE, selon les données publiées par Eurostat, lundi 3 décembre. En 2010, ce taux était de 23, 4 %. Presque un quart de la population européenne souffre donc d’au moins un des symptômes d’exclusion, retenus par Eurostat : un revenu inférieur à 60 % du revenu médian (qui sépare la population en deux parties égales), un manque de ressources empêchant un niveau de vie décent, ou encore une situation de sous-emploi. L’Est de l’Europe est le plus exposé, avec 49 % des Bulgares, 40 % des Roumains et des Lettons, 33 % des Lituaniens et 31 % des Grecs et des Hongrois. En revanche, la République tchèque, les Pays-Bas, le Luxembourg et l’Autriche connaissent les taux de pauvreté les moins élevés, entre 15 et 17 %.

 

« Il convient de noter que le taux de risque de pauvreté est une mesure relative de la pauvreté et que le seuil de pauvreté varie considérablement selon les États membres », précise Eurostat. Si l’on considère le revenu total disponible, comprenant donc les aides sociales, la Bulgarie, la Roumanie, l’Espagne et la Grèce ont les proportions les plus fortes de populations en situation de « pauvreté monétaire », entre 21 et 22 %, contre une moyenne européenne de 17 %...