Union Européenne, une construction dans la tourmente
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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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La Lituanie entre dans la zone euro avec espoir et inquiétude

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Le 1er janvier 2015, le pays balte est le dix-neuvième pays à rejoindre l’union monétaire. Un rempart contre la Russie.

 

Vilnius, un après-midi frisquet de décembre. Un immense sapin de Noël décoré de notes de musique se dresse devant l’hôtel de ville, au cœur de la vieille ville. De rares passants se pressent autour du petit marché, sur la place. Dans sa boutique, tout près, Ramune Piekautaite range quelques vêtements. Depuis plusieurs semaines, elle affiche les prix à la fois en euros et dans la devise lituanienne, pour préparer la clientèle. « Le litas est la monnaie de notre indépendance, j’y suis très attachée », dit avec nostalgie cette jolie blonde de 44 ans, en songeant à ces jours de janvier 1991 où elle participa aux manifestations contre l’armée soviétique. « Mais tout sera plus facile avec l’euro : plus de frais de change pour payer mes fournisseurs italiens, plus de problème pour voyager, convient-elle. Et puis nous serons un peu plus près encore de l’Europe. »

Après l’Estonie en 2011 et la Lettonie en 2014, la Lituanie est, le 1er janvier 2015, le dernier pays balte à rentrer dans la zone euro, qui comptera alors dix-neuf membres. Et la crise de l’union monétaire, qui peine encore à renouer avec la croissance, n’a pas refroidi les ardeurs de ce petit Etat de 3 millions d’habitants. Il faut dire qu’en 2006-2007 il avait raté son examen de passage, à cause de l’inflation galopante (11 % en 2008). Une humiliation désormais oubliée.

Mais surtout la crise ukrainienne et les mouvements militaires russes dans l’enclave voisine de Kaliningrad ont réveillé les douloureux souvenirs de cinquante ans d’occupation soviétique. « Ici, tout le monde a un père, un grand-père ou une tante qui a été déporté dans les camps de Sibérie », témoigne Laimutis Paskevicius, patron d’un centre médical à Vilnius. « L’entrée dans l’euro est une étape de plus dans notre ancrage au camp de l’Ouest, essentiel pour notre sécurité, explique Rimantas Sadzius, le ministre des finances. Désormais, les pays baltes se tiennent du bon côté du mur. »...

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UE-Etats-Unis : La vraie crise de confiance transatlantique

UE-Etats-Unis : La vraie crise de confiance transatlantique | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Vu d'Europe, le scandale des écoutes de la NSA sape la crédibilité et le prestige des Américains. Mais de l'autre côté de l'Atlantique, c'est l'incapacité chronique des Européens de mettre un terme à la crise qui inquiète le plus les décideurs.

 

Il ne fait guère de doute que l'indignation des Européens contre les écoutes américaines embarrasse Washington. Mais à New York, où la frontière entre le pragmatisme et le cynisme est extrêmement ténue, l’écho de la crise diplomatique s’est aussitôt fracassé sur les murs de Wall Street : chez les opérateurs de marché et les banquiers d’investissements, dont beaucoup sont passés par West Point ou ont servi dans les Marines et dans les services de renseignements avant d’entrer dans la finance, la nouvelle polémique au cœur de laquelle se trouvent les Etats-Unis est non seulement jugée “inutile” (il n’existe pas sur cette planète de gouvernement qui ne cherche pas à espionner les faits et gestes de son voisin), mais également considérée comme “une énième tentative de masquer les vrais problèmes de l’Europe”.

“De qui ont-ils peur, en Allemagne ?", s’interrogeait hier un trader d’une grande société de courtage internationale. “Auraient-ils peur qu’après avoir écouté les prédictions téléphoniques d’Angela Merkel sur l’avenir de l’euro, le Trésor américain nous ordonne de vendre vos obligations séance tenante ?”. Evidemment, c’est une boutade. Pour autant, ce cynisme dissimule une réalité objective qui – de notre point de vue – mériterait la même attention que l’on accorde à cette affaire d’espionnage : les grands gestionnaires de portefeuille de la finance américaine, les spéculateurs, mais aussi les économistes et les analystes de Wall Street, voient s’enraciner en eux la conviction que l’Europe se remet à avancer en ordre dispersé, que la zone euro a perdu l’élan qui la faisait avancer vers l’union politique et que le vent des réformes structurelles, qui avait permis aux pays périphériques de se lancer dans un programme de modernisation économique et institutionnelle, est en train de retomber aujourd’hui, faute d’intérêt.

 

Or, l’équation est connue : qui dit problèmes de gouvernance, dit gain potentiel élevé. L’ennui, c’est que ce sont toujours les plus faibles qui en font les frais. Dans ce contexte, un des problèmes majeurs est que cette partie de poker qui se joue aux dépens des gouvernements et des épargnants européens n’a ni jury pour fixer les règles, ni arbitre pour les faire appliquer. Aujourd’hui, le marché européen, contrairement au marché américain, a des airs de no man’s land dans lequel règne seule la loi du plus fort. Prenons la taxe Tobin sur les transactions financières : seuls 11 pays de la zone euro ont décidé de l’adopter créant ainsi les conditions d’un énième déséquilibre concurrentiel sur un marché financier qui est pourtant commun sur le papier.

Mais on pourrait aussi parler de l’euro : si, d’un côté, la finance américaine soutient que la monnaie européenne risque une nouvelle fois de boire le bouillon d’ici l’été prochain, de l’autre, la manœuvre orchestrée par la Fed et du Trésor américain en faveur d’un dollar faible permet aux cambistes de spéculer avec de bonnes chances de gain sur l’euro fort, artificiellement maintenu à un cours élevé au vu de la santé de l’économie européenne et des analyses qui diagnostiquent à l’Europe une crise profonde. Si un système est sur le point de sauter, la monnaie (ou la dette) chute : en l’occurrence, l’ordre naturel des choses est inversé. Le cours des bonds du Trésor américain est le reflet de cette situation : plus il était question, ces dernières semaines, d’un défaut des Etats-Unis, et plus les titres d’Etat américains montaient, comme si le risque de défaillance ne les concernait pas, ou presque....

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Les Polonais majoritairement contre l'adhésion à l'euro

La future adhésion de la Pologne à la zone euro est rejetée par 62 % des Polonais, selon un sondage publié par le quotidien "Rzeczpospolita".

 

Seuls 32 % souhaitent l'adoption de la monnaie européenne et 6 % n'ont pas d'opinion, selon ce sondage, réalisé par l'institut Homo Homini auprès de 1 067 Polonais adultes le 22 mars, en pleine crise chypriote.

La Pologne veut mettre au plus vite son économie en conformité avec le traité de Maastricht, mais elle n'est pas pressée de remplacer son zloty par l'euro. Le président Bronislaw Komorowski a récemment déclaré que la Pologne prendrait la décision sur son adhésion à la zone euro après 2015.


L'adoption de l'euro requiert par ailleurs un amendement de la Constitution, pour lequel une majorité nécessaire de deux tiers n'est pas actuellement réunie. Opposée à l'adhésion, la droite nationaliste réclame un référendum sur cette question, en dépit de l'engagement pris par Varsovie au moment de son entrée dans l'Union européenne, en 2004, d'adopter à terme la monnaie européenne.

Actuellement, seule la dette publique de la Pologne, autour de 55 % du PIB, est conforme aux exigences de Maastricht. Son inflation moyenne en 2012 s'est chiffrée à 3,7 % et son déficit des finances publiques reste toujours supérieur à la barre requise de 3 % du PIB (3,4 % en 2012). Le chef du gouvernement libéral, Donald Tusk, et ses ministres assurent que Varsovie remplira en 2015 tous ces critères. En attendant, la Pologne vient d'adhérer au pacte budgétaire européen, espérant éviter ainsi une marginalisation qui menace les pays non membres de la zone euro.

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Les Inrocks - Le Pays basque se dote d’une nouvelle monnaie : l’eusko

Les Inrocks - Le Pays basque se dote d’une nouvelle monnaie : l’eusko | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les bureaux de change sont prêts. La parité est parfaite : 1 euro = 1 eusko. Des billets de 1, 2, 5, 10 et 20 eusko, certifiés par la Banque de France, vont être mis en circulation à partir du 31 janvier.

 

La baguette à 1 eusko, c’est dès demain au Pays basque.
L’eusko, qui se veut une monnaie complémentaire, aura la même valeur juridique qu’un ticket-resto ou qu’un chèque-cadeau (pas question donc de remplacer complètement l’euro).
Les habitants du Pays basque Nord (c’est-à-dire le Pays basque français) pourront échanger des euros contre des eusko dans de petits commerces faisant office de bureaux de change. L’échange étant irréversible, il leur faudra alors dépenser leurs nouveaux billets au sein d’un réseau de prestataires agréés par la Charte de la monnaie locale. Coiffeur, plombier, pharmacien, ostéopathe, paysan, comité des fêtes… 130 entreprises, commerces et associations, répartis sur l’ensemble du Pays basque, ont pour l’instant adhéré à la Charte.
Ainsi, dans le restaurant El Asador, à Bayonne, on pourra dès demain manger du fromage de brebis accompagné de confiture de cerise pour 6 eusko au lieu de 6 euros. Le gérant, Firmin Belchit, est curieux de voir ce que ça va donner. « Il faut tester la température, affirme-t-il. Ca ne prendra peut-être pas immédiatement, mais l’idée d’une monnaie locale est très bonne ». Né dans la région, il y voit l’occasion de « défendre les traditions et la langue basque ».

 

L’initiative, chapeautée par l’association Euskal Moneta, a mis deux ans à aboutir. L’idée est née lors d’une rencontre avec des militants écologistes et altermondialistes au contre-sommet de Cancun, fin 2010. Des habitants du Lot-et-Garonne viennent de lancer « l’Abeille », une monnaie complémentaire utilisée à Villeneuve-sur-Lot pour promouvoir le commerce local. Le collectif basque à l’origine d’Euskal Moneta décide de s’en inspirer. Un comité de pilotage d’une dizaine de personnes se met en place. « Mais le ficelage du projet a été plus complexe que prévu », révèle Adrien Kempf, un jeune homme de 27 ans qui parle au nom du collectif. « On a été prudent, on a fait les choses dans les règles. »
Deux experts-comptables sont engagés pour prendre en charge les aspects techniques et juridiques. Les billets sont présentés à la Banque de France pour vérifier leur conformité avec la règlementation en vigueur. Pour éloigner les faussaires, les coupures seront sécurisées (papier filigrané, encre phosphorescente…). Et pour utiliser l’eusko, il faudra nécessairement adhérer à l’association Euskal Moneta. Les euros échangés seront quant à eux conservés dans un fond de réserve...

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Crise de la zone euro : Le pacte faustien de l'Allemagne

Crise de la zone euro : Le pacte faustien de l'Allemagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dans son célèbre Faust, Goethe présente la monnaie fiduciaire comme la poursuite de l’alchimie par d’autres moyens. Une conception que l’on retrouve dans la position de l’Allemagne sur la crise de la zone euro.

Pour quiconque essaye de comprendre le rapport des Allemands à l’argent et à la dette dans le cadre de la crise de la zone euro, toutes les routes mènent à Francfort.

Siège de deux banques centrales, la Bundesbank et la Banque centrale européenne (BCE), la capitale financière allemande abrite également à l’ombre de la tour de la BCE une bâtisse baroque au crépi jaune : c’est là que le grand poète allemand Johann Wolfgang von Goethe vit le jour en 1749.

La Goethe Haus, qui est aujourd’hui un musée, accueille [jusqu’au 30 décembre] une exposition passionnante, “Goethe et l’argent”, expliquant en quoi les comportements sociétaux vis-à-vis de l’argent éclairent les écrits de Goethe, qui eux-mêmes ont façonné les rapports des Allemands à l’argent. Goethe est né dans un milieu cossu, grâce à une affaire familiale prospère et quelques mariages avantageux. Bien qu’il entretînt des relations amicales avec plusieurs familles d’argentiers – lui même faillit épouser une fille de banquier –, les pertes qu’essuyèrent les institutions financières au lendemain des guerres napoléoniennes l’engagèrent à se méfier des banques. Ses livres de compte personnels montrent qu’il était loin de correspondre au stéréotype de l’Allemand économe puisqu’il n’était pas rare qu’il dépensât 15 % de ses revenus annuels en vins. Sa mère et ses employeurs le renflouaient régulièrement. Comme le soulignent les commissaires de l’exposition de Francfort, il justifiait ses prodigalités au prétexte qu’elles étaient “essentielles au développement de sa personnalité”.

Il se montra bien plus rigoureux quand, à partir de 1782, il fut nommé ministre des Finances du duché de Saxe-Weimar, dont les frontières correspondaient à la partie occidentale du Land de Thuringe. Cette expérience forgea sa pensée et lui inspira son chef-d’œuvre en vers, Faust – lecture obligatoire dans toutes les écoles allemandes –, dont l’argument s’articule sur le fameux “pacte faustien” entre le savant éponyme et le diable, incarné par Méphistophélès. Celui-ci promet à Faust de réaliser tous ses vœux sur Terre, mais si Faust cherche un jour à prolonger éternellement un instant de son existence, alors Méphisto lui prendra son âme.
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La perte du AAA, c'est aussi une bonne nouvelle - Blog Dominique Seux

La perte du AAA, c'est aussi une bonne nouvelle  - Blog Dominique Seux | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La France a été dégradée cette nuit par l’agence Moody’s.

 

cette nuit, l’agence Moody’s a donc dégradé la note donnée aux obligations qu’émet le Trésor français pour se financer sur les marchés. Est-ce seulement une mauvaise nouvelle ?

En réalité et quitte à surprendre, non ! Certes, bien sûr, c’est une mauvaise nouvelle qui, aujourd’hui, va reléguer le psychodrame de l’UMP au rang de sitcom passant juste avant le journal de 20 heures. Mais j’ai envie de dire que c’est aussi une bonne nouvelle - même si cela paraît paradoxal et cynique.

1 - Commençons par un point précis : c’est sur le plan technique qu’il est le plus difficile, ce matin, d’évaluer son impact sur les marchés . Pourquoi ?
La France avait déjà perdu le triple A de l’agence Standard & Poor’s. Il s’en était suivi des heures et des heures et des pages et des pages de commentaires. Mais le Trésor avait continué à se financer à bas prix, Paris étant, restant finalement, plus sûr que Madrid ou Rome. C’est encore le cas. On peut penser que cela va continuer, parce que la dégradation de cette nuit était attendue. En même temps, le fait que deux agences internationales sur trois aient dégradé la France - seule Fitch reste sur le triple AAA - (ce fait) change la donne parce que les investisseurs (fonds de pension, banques) s’obligent à avoir des titres notés 20/20 dans leurs portefeuilles. Mais, comme on va l’entendre seriner toute la journée, Aa1, cela reste 19/20. Donc, a priori pas de catastrophe sur les marchés, mais on verra...

 

3 - Malgré tout cela, c’est aussi une bonne nouvelle ? Nous allons assister toute la journée à des discussions de cour de récré entre la droite et la gauche : "c’est la gestion Sarkozy-Fillon qui est sanctionnée" ; "non c’est la politique irresponsable Hollande-Ayrault". Mais ce qui est important est que la décision de Moody’s va obliger la France à bouger, à s’adapter. Est pointée par Moody’s la perte de compétitivité de notre économie, les rigidités du marché du travail et des biens et services, la situation budgétaire et la difficulté que nous aurions à résister à de nouveaux chocs dans la zone euro parce que nos échanges ne sont pas assez avec les pays émergents. A noter que l’agence pointe non pas le niveau des déficits ou de la dette, mais leur trajectoire. Au-delà, c’est l’incapacité à tenir nos promesses dans la durée (30 ans de chômage et de déficits publics) qui est pointée. La leçon : on le sait, on le dit, mais on voit bien que le plan de compétitivité de la semaine dernière ne peut être qu’un début, pas une fin...

 

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La Bulgarie renonce à l'euro

La Bulgarie renonce à l'euro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La crise de la monnaie unique pousse plusieurs pays candidats à revoir leurs calculs...

 

Autrefois promesse de stabilité et de cercle vertueux, la monnaie européenne a cessé de susciter l'appétit des membres de l'Union européenne (UE) qui ne l'ont pas encore adoptée. Dernier exemple en date : le plus pauvre des Vingt-Sept, la Bulgarie, qui renonce à entrer dans la zone euro au vu de la crise actuelle. Pourtant, le pays satisfait déjà à tous les critères exigés.

"Je ne vois actuellement aucun bénéfice à entrer dans la zone euro, seulement des coûts", a expliqué le ministre des finances, Simeon Djankov, au Wall Street Journal, le 3 septembre. "A raison, le public veut savoir pour qui nous devrons payer si nous entrons. C'est trop risqué pour nous et il n'est pas évident de savoir quelles sont les règles et ce qu'elles seront dans un an ou deux."

Sous l'autorité du premier ministre Boïko Borissov, la Bulgarie ne s'en sort pas si mal, en comparaison avec ses voisins du sud de l'Europe. Le pays a enregistré une croissance de 1,7 % en 2011, qui devrait être inférieure cette année. Comme l'a souligné la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), surtout, son déficit budgétaire a été réduit à 2,1 % de son PIB par le truchement d'une baisse drastique des retraites et des salaires dans le secteur public. La monnaie nationale, le lev, est très solide. Du coup, le ministre-président Borissov se permet même de faire la leçon aux autres dirigeants européens, qui n'auraient pas le courage de prendre les "décisions difficiles" qui s'imposent. "C'est comme un enfant gâté qui refuse d'aller chez le dentiste pour remédier à sa mauvaise haleine", expliquait-il au Wall Street Journal.

Sofia n'est pas la seule capitale à se replier sur sa monnaie. Tandis que l'Estonie a déjà rejoint la zone euro début 2011 (après la Slovénie en 2007 et la Slovaquie en 2009), la Lettonie et la Lituanie ne sont plus pressées de suivre son exemple....

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Réactions en chaîne après les décisions de la BCE

Réactions en chaîne après les décisions de la BCE | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Au lendemain de l'annonce du plan de rachat de dettes publiques par la Banque centrale européenne, les dirigeants de l'Union saluent une décision positive, à l'exception, toujours, de la Bundesbank.

 

C'est un geste sans précédent. Lors de sa réunion mensuelle à Francfort, jeudi 6 septembre, la Banque centrale européenne a annoncé un plan de rachat de dettes publiques de la zone euro, et ce, pour un montant illimité.

Alors que l'institution tend enfin les bras aux pays en difficultés – qui réclamaient son aide depuis des mois, en vain –, les réactions se multiplient au sein de l'Union européenne, sur une décision considérée de manière générale comme positive, à l'exception de la banque centrale allemande, dont la position n'a pas changé.

Le nouvel arsenal de sauvetage de la zone euro annoncé par la BCE a été salué unanimement par le président français, François Hollande, et le premier ministre britannique, David Cameron. "Je respecte l'indépendance de l'institution, mais je considère qu'elle a agi en conformité au mandat qui lui est confié" en veillant à la "stabilité des prix" et à la "croissance en Europe", a déclaré le premier, tandis que le second a, lui, souligné que l'institution de Francfort était "plus proche que jamais" de ce que souhaitait le gouvernement britannique "depuis deux ans".

"Nous souhaitons, les uns comme les autres, Français et Britanniques, qu'il y ait des décisions qui soient prises au prochain Conseil européen du mois d'octobre pour que les questions relatives à la Grèce et à l'Espagne" soient "enfin" réglées, a ajouté François Hollande. Selon lui, "les Européens sont en train de régler les problèmes qui leur étaient posés depuis trop longtemps et la Banque centrale européenne y contribue utilement"....

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Notre vraie communauté européenne

Notre vraie communauté européenne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'union fiscale pour compléter la monnaie commune est le seul moyen de sortir de la crise, reconnaît l'écrivain allemand Martin Walser.

Mais il ne faut pas oublier que la véritable Europe a toujours été une communauté d'apprentissage qui respecte les différences culturelles.

 

Tous les soirs, on nous divertit à coups de points de vue sur la crise. Chez moi, l’effet produit est le suivant : j’écoute chaque expert pour voir s’il veut (encore) de l’Europe ou si, au contraire, il entend nous faire revenir à une multiplicité de devises nationales, sans l’euro.

Seuls ont mes suffrages ceux qui souhaitent que l’Union européenne soit aussi une union monétaire. L’euro est là. Il est plus qu’une devise. Qu’aujourd’hui un pays européen puisse se trouver contraint de quitter l’euro, de revenir à l’âge des devises nationales, de redevenir le jouet de toutes les spéculations, est un scénario cauchemardesque.

Voilà des années de cela, le conservateur suisse Christoph Blocher a déclaré, au sujet de la Suisse, qu’une union monétaire ne saurait fonctionner sans union budgétaire. Ce dont nous avons entre-temps tous fait l’expérience, sur un plan financier. Heureusement, nous avons osé l’union monétaire en l’absence d’union budgétaire. Laquelle doit être créée aujourd’hui, a posteriori. Si cette union n’est pas irréalisable sur un plan pratique, elle ne sera pas le résultat d’une vision, mais d’une législation construite pas à pas. Et voilà qu’un expert grandiloquent demande si la monnaie unique doit contraindre les Européens à "aplanir leurs différences culturelles" !

Une monnaie commune assortie d’une comptabilité coordonnée ne nivellera pas plus les différences culturelles et mentales que ne le font des langues étrangères dominantes. Comme aucun autre continent, l’Europe a derrière elle une longue tradition de l’inter-apprentissage et de l’inter-compréhension.

S’il est un point sur lequel les économistes n’ont pas à s’inquiéter, ce sont bien les différences culturelles. Celles-ci sont si anciennes, tellement inébranlables, que l’économie peut être régulée en toute sérénité. Responsabiliser les Etats en vue d’une gestion communautaire de l’économie, voilà l’objectif. Aujourd’hui, tous appellent de leurs vœux une régulation des marchés financiers. Où la BCE jouerait le rôle d’une instance centrale capable de s’adapter à chaque situation. C’est suffisant.

Nous avons derrière nous plusieurs siècles au cours desquels se sont développés des idéaux communs. Je ne suis pas impressionné par les gens qui entendent me démontrer que nous ne pouvons pas nous permettre cette Union pour telle ou telle raison....

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Les vrais gagnants de la Zone Euro | Bakchich

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La Zone Euro illustre à la perfection la fable de la Cigale et la fourmi. Démonstration:

Sans que l’on s’en rende compte, la crise financière qui s’éternise en conduisant les banques européennes, qui s’en défendent de plus en plus mollement, au bord de l’asphyxie, ranime de vieux nationalismes qu’on croyait enterrés à jamais en Europe. Jusqu’à revoir fleurir des allusions plus ou moins subtiles à la Seconde Guerre Mondiale.

Dans le collimateur des états dits périphériques, ces fameux PIIGS réputés festifs et nonchalants, l’intransigeante Allemagne présumée prospère qui refuse obstinément de régler leurs ardoises sans un abandon irrévocable et préalable d’une forte dose de leur souveraineté politique et budgétaire, au nom de la convergence européenne.

La charge de Mario Monti lors du sommet du 29 juin, relayée par la déclaration du président de la BCE selon laquelle, il était prêt à passer bravement outre les objections de principe teutonnes dès lors que la sauvegarde de l’Euro était dans la balance, ne sont déjà plus qu’un lointain souvenir.

D’autant que le service des études macroéconomiques de la Banque UBS, vient de rendre public, un document qui remet méchamment les pendules à l’heure et apporte pas mal d’eau au moulin de madame Merkel.

Le graphique qui risque de faire plus de dégâts que la dépêche d’Ems du 13 juillet 1870, s’intitule « croissance réelle du revenu des ménages de 2000 à 2010 dans les économies de la zone Euro, par décile de revenu, en % cumulé »

Il révèle que le trio de ceux qui ont le plus profité de la création de l’Euro au cours de la décennie écoulée sont, comme on pouvait s’y attendre….La Grèce, le Portugal et l’Espagne dans cet ordre....

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Fraport schafft den Euro ab

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Es ist ein symbolisches Willkommen in der Hauptstadt des Euro: Das große, blaue Euro-Zeichen am Eingang von Terminal 2 des Frankfurter Flughafens.

 

DOCH JETZT MUSS DER EURO WEG!

Fraport-Sprecher Christopher Holschier (30): „Der Abbau wird am 15. August stattfinden. Das Zeichen würde es nicht mehr durch den TÜV schaffen, deshalb wird es aus Sicherheitsgründen abgebaut.“

Seit der Einführung des Euro thront das Wahrzeichen am Terminal. Eingeweiht mit viel Tamtam und viel Prominenz. 17 gelbe Sterne schmücken ihn, Millionen Fluggäste jährlich werden am Terminal 2 von ihm begrüßt....

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Les annonces décevantes de la BCE : psychanalyse et analyse

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Les mesures annoncées par la Banque Centrale Européenne correspondent à ce qui se murmurait depuis quelques jours : je me limiterai à la décision d’acheter des obligations souveraines italiennes et espagnoles en vue de diminuer le taux d’intérêt de leurs emprunts. Pour comprendre la portée de cette décision, il convient de regarder de plus près la portée de cette annonce...


Via Alcofribas
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On en a encore pour notre argent

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Les eurosceptiques se plaisent à faire remarquer que les Pays-Bas sont un des plus gros contributeurs nets de l'UE, et donc qu'ils mettent des "milliards d'euros" dans les caisses de Bruxelles. Mais les Néerlandais obtiennent-ils quelque chose en retour ? Le Groene Amsterdammer mène l'enquête.

 

Et si l’on comparait notre contribution à l’UE avec ce que nous recevons en retour (des subventions agricoles et des petits dons pour des régions de second plan comme le Flevoland) ? On pourrait froidement faire un calcul coûts/bénéfices. Depuis des années, les Pays-Bas comptent parmi les principaux contributeurs nets de l’Europe. Plus de deux cents euros par citoyen néerlandais et par an, soit un total de 3,6 milliards d’euros, ce qui est cependant moins que la Suède ou l’Allemagne par exemple.

On peut toutefois se demander si les avantages se résument uniquement à ces quelques milliards de subventions provenant de Bruxelles. Car ce n’est pas tout. Il ressort de certaines études que les Pays-Bas tirent un tel profit de l’Europe que leur contribution nette est presque insignifiante en comparaison. Selon Hans Vollaard, politologue à l’université de Leyde, “il faut considérer la somme versée comme une sorte de contribution au libre marché”. Le Bureau central du Plan a calculé assez précisément ce que cette contribution a rapporté en 2011 : le libre marché intérieur a représenté en moyenne pour les Néerlandais un mois de salaire par an, et l’euro au maximum une semaine de salaire....

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La Lettonie devient le 18e pays à adopter l'euro

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Sans entrain, le pays balte à la croissance modèle s'apprête à adopter la monnaie unique. La population craint une flambée des prix.

 

La Lettonie, élève modèle de l'Union européenne avec ses taux de croissance à faire pâlir ses voisins, s'apprête à adopter l'euro le 1er janvier, imperturbable face à une opinion publique réticente. Ce pays balte de 2 millions d'habitants deviendra le 18e membre de la zone euro et le 4e pays ex-communiste de l'Europe centrale et orientale à adopter la monnaie commune après la Slovénie en 2007, la Slovaquie en 2009 et l'Estonie en 2011. La Lituanie voisine devrait suivre le mouvement en 2015, les trois pays baltes - trois anciennes républiques soviétiques - seront alors tous dans l'euro.

Avec une hausse annuelle de son PIB de plus de 5 % en 2011 et 2012, la Lettonie, membre de l'UE depuis 2004, caracole en tête du bloc des 28 et devrait continuer en 2013 avec une croissance de plus de 4 %. Mais elle a payé le prix fort pour redresser ses finances et se plier aux critères de Maastricht, avec une cure d'austérité drastique pour s'extirper de la plus profonde récession au monde, ayant entraîné une chute de son PIB de près d'un quart en 2008-2009. Aujourd'hui, le Premier ministre Valdis Dombrovskis fait valoir que l'adhésion à l'euro aidera l'économie lettone en facilitant les échanges et en renforçant la confiance des investisseurs.

 

 

Mais il peine à convaincre ses compatriotes qui redoutent que l'abandon de leur devise nationale, le lats, ne provoque une flambée des prix. Seulement 20 % des Lettons soutiennent le passage à l'euro et 58 % y sont opposés, selon les sondages. Le ministre letton des Finances, Andris Vilks, assure que le passage à l'euro va se faire en douceur. "Je ne pense pas qu'il y aura des problèmes importants. Nous avons beaucoup appris de l'exemple de l'Estonie où les prix n'ont augmenté que de 0,2 % ou 0,3 %", lors de l'adoption de l'euro en 2011, a-t-il déclaré récemment à la télévision. Mais les prestataires de services sociaux ne se montrent pas aussi confiants.

"Notre département des finances est préparé. Je pense qu'il faudra trois ou quatre mois pour mesurer l'impact, mais nous avons des plans pour aider les gens - en particulier les personnes âgées - s'il y a des problèmes", affirme Diana Indzere, chef des services sociaux dans la petite ville de Sigulda, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Riga....

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Quitter l’euro pour sortir de la crise, préconise un économiste portugais

Quitter l’euro pour sortir de la crise, préconise un économiste portugais | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
«Tôt ou tard, le Portugal sera confronté à sa sortie de l’euro. C’est inévitable!», affirme un économiste portugais dans un livre à succès qui répond de manière iconoclaste aux craintes de ses compatriotes que leur pays, sous assistance financière, ne puisse jamais sortir de la crise.

Joao Ferreira do Amaral en est persuadé : pour sortir de la crise il suffit de sortir de l’euro comme il l’expose dans «Pourquoi devons nous quitter l’euro» (Porque devemos sair do Euro), paru en avril et qui, vendu en un mois à 8.000 exemplaires, figure parmi les meilleures ventes au Portugal.

«Cette sortie devra se faire quand la zone euro sera stabilisée, dans deux ou trois ans» et de «manière ordonnée», a-t-il expliqué dans un entretien à l’Afp.

Le retour à l’escudo, la monnaie nationale, doit être annoncée, selon lui, en concertation «avec les gouvernements européens, Bruxelles et la Banque centrale européenne qui continuerait dans un premier temps à financer les banques portugaises».

Au Portugal, la notoriété de Joao Ferreira do Amaral est déjà ancienne. Elle remonte aux années 90 quand l’économiste, ex-conseiller du président socialiste Mario Soares, s’était opposé à l’entrée du pays dans la zone euro, réalisée début 1999 après son intégration à l’UE en 1986.

«Je voyais déjà que l’économie portugaise serait inévitablement affectée par l’adhésion à cette monnaie», assure cet ancien professeur d’économie de 65 ans, aujourd’hui à la retraite, après avoir enseigné dans plusieurs universités portugaises.

En approuvant l’entrée dans la zone euro, «sans référendum», le parlement «renonçait à un instrument essentiel de son autonomie politique: l’émission monétaire», précise l’économiste dans son ouvrage.

«L’euro est une monnaie forte. Or, notre structure économique est peu compétitive. Dans ces conditions, l’économie ne peut pas croître. Et depuis que nous avons adopté l’euro, cette monnaie n’a eu de cesse de se valoriser», a-t-il ajouté...

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La Lettonie demande à adhérer à la zone euro

La Lettonie demande à adhérer à la zone euro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La monnaie européenne serait adoptée le 1er janvier 2014, selon le calendrier actuellement prévu.

 

La Lettonie a signé lundi sa demande officielle d’adhésion à l’euro, se préparant ainsi à devenir le 18e pays à adopter la monnaie commune.

Lors d’une cérémonie à Riga, le Premier ministre Valdis Dombrovskis, le ministre des Finances Andris Vilks et le gouverneur de la Banque centrale Ilmars Rinkevics ont signé le document qui devrait permettre à cet Etat balte de 2 millions d’habitants à rejoindre la zone euro au 1er janvier 2014. «Une croissance économique plus rapide est possible si la Lettonie est dans la zone euro», a estimé Vilks, qualifiant cette démarche d'«historique». Valdis Dombrovskis, qui a fait de l’adhésion de son pays à l’euro un élément central de sa politique depuis quatre ans, a de son côté balayé les inquiétudes concernant l’impasse politique en Italie et la nouvelle crise qui pourrait en résulter pour la zone euro.

«De temps en temps les membres de la zone euro ont des problèmes politiques mais tout cela fait partie du processus démocratique, cela ne remet pas en question notre accession à la zone euro», a-t-il dit à l’AFP. Les experts de la Commission européenne sont attendus à Riga dans les semaines à venir pour vérifier les comptes de ce pays. Leur rapport sera ensuite soumis à la Commission européenne et aux ministres des Finances de l’UE pour approbation en juin, avant d'être transmis à la Banque centrale européenne qui devra se prononcer de son côté en juillet. Les dirigeants lettons assurent que leur pays respecte déjà tous les critères de Maastricht requis pour l’adoption de la monnaie européenne...

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La survie de l'euro n'est plus en jeu

La survie de l'euro n'est plus en jeu | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Éditorial. Les Européens ont décidé que les marchés n'auraient pas la peau de l'euro. Et cela fonctionne. La spéculation s'est estompée. En cette fin 2012, les nuages se déplacent vers les Etats-Unis.

 

La Grèce n'est plus l'épicentre de la crise financière mondiale. L'agence Standard & and Poor's a relevé la note du pays de six crans, la faisant passer de "défaut partiel" à B-. Une note médiocre, qui ne permet pas au pays de se financer sur les marchés, mais qui atteste d'une sortie de la zone de grand danger. Après cinq années de récession, bientôt six, de premiers signes positifs apparaissent : le pays pourrait renouer avec la croissance en 2014.

Le salut des Grecs est bien sûr venu d'eux-mêmes : ils ont subi une purge sans précédent, qui a conduit à une chute du produit intérieur brut (PIB) de 20 % depuis 2008. Mais ce salut est surtout venu des Européens. Le basculement a eu lieu cet été, lorsque Angela Merkel a enfin arrêté sa doctrine : la Grèce ne sortira pas de l'euro, quoi qu'il arrive. La chancelière allemande s'est décidée, sur la pression de François Hollande, qui invoquait un devoir politique et de solidarité, conjuguée à celle de Mario Draghi, président de la BCE, qui mettait en garde sur les risques incalculables, pour le reste de la zone euro, de l'expulsion d'un de ses membres. M. Draghi a ensuite pu confirmer qu'il soutiendrait sans limite la monnaie unique.

Cet été, donc, les Européens ont décidé que les marchés n'auraient pas la peau de l'euro. Et cela fonctionne. La spéculation s'est estompée. En cette fin 2012, les nuages se déplacent vers les Etats-Unis, à la peine pour s'accorder sur la "falaise budgétaire", tandis que le nouveau gouvernement japonais fait fonctionner dangereusement la planche à billets, à la recherche d'une croissance perdue....

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L'Europe se met d'accord sur la supervision bancaire

L'Europe se met d'accord sur la supervision bancaire | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
EUROPE - Les ministres européens des Finances sont parvenus jeudi 13 décembre à l'aube à un accord unanime sur la supervision unique des banques de la zone euro, au terme d'un marathon de 14 heures de discussions à Bruxelles.

C'est un "accord historique", a commenté le commissaire européen chargé des Services financiers, Michel Barnier, sur son compte Twitter. "C'est un cadeau de Noël pour nous, mais aussi pour toute l'Europe", a affirmé le ministre chypriote des Finances, Vassos Shiarly, qui présidait la réunion.

La mise en place d'une supervision commune des banques de la zone euro, confiée à la Banque centrale européenne (BCE), est la première étape de l'union bancaire souhaitée par les dirigeants européens pour tenter d'empêcher de nouvelles crises.

Les 27 ont finalement trouvé un compromis sur les points qui bloquaient depuis plusieurs mois, ce qui va leur permettre de présenter un front uni dans les discussions qui vont maintenant s'ouvrir avec le Parlement, et qui devraient débuter dès la semaine prochaine.

Les ministres des Finances de l'UE ont ainsi rempli le contrat qui leur avait été fixé par le sommet de juin: trouver un accord politique avant la fin de l'année 2012.

La supervision intégrée des banques, qui concernera à terme non seulement la zone euro mais aussi les autres pays de l'UE qui souhaiteront participer au mécanisme, n'entrera pas en oeuvre progressivement au cours de l'année 2013, comme cela avait d'abord été envisagé, mais sera opérationnelle en une seule fois, le 1er mars 2014.

"Pierre par pierre, nous sommes en train de résoudre la crise de la zone euro", s'est félicité le ministre français Pierre Moscovici. "C'est un signal adressé au reste du monde: on peut faire confiance à l'Europe, on peut faire confiance à la zone euro", a-t-il ajouté...
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Le premier ministre grec brandit la menace d'une sortie de l'euro

Le premier ministre grec brandit la menace d'une sortie de l'euro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Il appelle ses alliés au Parlement à voter les mesures de rigueur réclamées par l'UE et le FMI.

Les votes cruciaux attendus, mercredi sur une loi-cadre détaillant des économies budgétaires de plus de 18 milliards d'euros, et dimanche sur le budget 2013, sont la condition pour que le pays "en finisse définitivement et irrévocablement" avec le danger d'un retour à la drachme, a souligné M. Samaras. "Nous devons sauver le pays de la catastrophe (...) si nous échouons à rester dans l'euro rien n'aura de sens", a-t-il insisté.

Il a appelé les partis socialiste, Pasok, et de gauche modérée, Dimar, soutenant l'exécutif de coalition mais ébranlés par l'ampleur des sacrifices réclamés, à rester engagés dans la bataille pour "servir les intérêts suprêmes de la nation".

En échange de ce train de redressement courant jusqu'en 2016 – contre lequel les syndicats organisent une grève générale et des manifestations mardi et mercredi – le pays espère recevoir plus de fonds que la seule tranche de 31,5 milliards d'euros gelée depuis juin et sans laquelle il risque la cessation de paiement mi-novembre, a-t-il indiqué.

Il a relevé que ce supplément, qui serait tiré sur le reliquat des prêts UE-FMI encore à verser, réinjecterait des liquidités dans une économie totalement à sec, en cinquième année de récession.

M. Samaras, qui s'était targué jusque-là d'avoir écarté le menace d'un retour à la drachme, a renoué avec des accents dramatiques au vu des fissures au sein de l'alliance gouvernementale qui écornent sa majorité parlementaire...

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Angela Merkel et les "scorpions" de la Cour

Angela Merkel et les "scorpions" de la Cour | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Ils sont huit. Huit juges à être en mesure de porter un coup fatal à l'euro et donc à l'Europe. Peut-être le feront-ils d'ailleurs mercredi 12 septembre à 10 heures.

 

Hormis leurs homologues de la Cour suprême des Etats-Unis, aucun magistrat au monde n'a autant de pouvoir. Et pourtant, même aux yeux des Allemands, les juges de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe restent de parfaits inconnus. Hormis peut-être le président, Andreas Vosskuhle, qui paraît de temps à autre dans les médias, les sept autres peuvent aller boire une bière sans craindre d'être dérangés. Même leur nom n'évoque rien à leurs concitoyens.

La première explication tient au fédéralisme. En décidant en 1951 d'installer cette Cour à près de 300 kilomètres au sud de Bonn, les responsables politiques ont mis les juges à l'abri. Cette ville sans charme du Bade-Wurtemberg semble avoir été choisie pour décourager les lobbyistes et les paparazzi. La seconde est l'étonnante discrétion qui entoure leur nomination. Les seize juges - il y a en fait deux Chambres composées de huit juges chacune mais seule la seconde traite des affaires européennes - sont nommés pour moitié par les 69 membres du Bundesrat, la Chambre haute du Parlement, et pour moitié par une commission de douze députés représentant les partis siégeant au Bundestag. Pour être élu, il faut avoir au moins 40 ans, être juriste et obtenir les deux tiers des voix. Grâce à ce système, chaque nomination est consensuelle. Avantage : si certains juges sont marqués politiquement, impossible comme à Washington de les cataloguer en fonction du parti auquel ils doivent leur poste. Inconvénient : il n'y a pas de nomination sans discrètes tractations. Comme l'a remarqué Die Zeit : comparée à ce système, l'élection du pape constitue presque un modèle de transparence. Autre différence avec les Etats-Unis : nommés pour douze ans (non renouvelables), les juges doivent partir à 68 ans...

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La BCE lance un deuxième programme de rachat des dettes publiques

La BCE lance un deuxième programme de rachat des dettes publiques | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La Banque centrale européenne a annoncé qu'elle interviendra pour un montant illimité, lors de sa réunion mensuelle à Francfort.

 

La Banque centrale européenne (BCE) va intervenir à des montants illimités sur le marché de la dette des Etats de la zone euro face aux primes de risques élevées réclamées à certains pays, a annoncé jeudi 6 septembre son président, Mario Draghi.

La BCE va lancer un nouveau programme, baptisé "Outright monetary transactions" (OMT), en raison "des perturbations graves observées sur le marché des obligations publiques qui proviennent de craintes infondées de la part des investisseurs sur la réversibilité de l'euro", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Francfort.

Si l'euro est "irréversible" a-t-il redit, le conseil des gouverneurs de la BCE a cependant du reconnaître qu'une voix manquait à l'unanimité de la décision, la Bundesbank allemande ayant fait une large publicité de son opposition à ce plan.

 

"Nous sommes strictement dans le cadre de notre mandat", a toutefois assuré M. Draghi. Sans surprise, l'institution a par ailleurs laissé son principal taux directeur inchangé, à 0,75 %, soit son plus bas niveau historique auquel il avait été fixé en juillet.

Peu après l'annonce, l'euro est monté à son niveau le plus élevé depuis deux mois. A 13 h 45 à Paris, la monnaie unique européenne est montée à 1,265 2 dollar, son niveau le plus élevé depuis le 2 juillet, avant de chuter brutalement sous 1,262 dollar, pendant la conférence de presse.

Au cours de l'été, son président Mario Draghi avait promis une intervention "de taille adéquate" sur le marché de la dette pour soulager les pays confrontés à l'envolée de leurs taux d'emprunt. Il s'agit finalement d'une reprise du programme d'achat de dette des Etats, à l'arrêt depuis des mois, dans une version déjà baptisée "SMP 2.0" par la banque Goldman Sachs....

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La Grèce réclame un délai de grâce

La Grèce réclame un délai de grâce | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
A Berlin demain, à Paris samedi, le Premier ministre grec cherchera à adoucir les exigences européennes. Le point sur la situation du pays, et sur les grandes échéances à venir.

 

Par DOMINIQUE ALBERTINI

Sur le point de recevoir – séparément – le Premier ministre grec Antonis Samaras, Angela Merkel et François Hollande se retrouvent à Berlin, ce jeudi. Les deux dirigeants doivent accorder leurs violons, notamment sur l'octroi d'un délai supplémentaire à Athènes pour revenir à l'équilibre budgétaire. A l'approche d'un mois de septembre décisif, voici les principaux enjeux de la période à venir....

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Alerte maximale sur l'euro

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L'austérité a déclenché une récession européenne dont il sera difficile de sortir à court terme.

 

L'euro est-il moribond ? La question qui court depuis des mois atteint ces jours-ci une acuité décisive. L'Allemagne, qui a subi dix ans de réformes impopulaires et de baisse du pouvoir d'achat avant de se redresser, rechigne légitimement à financer ses voisins moins rigoureux.

La proximité des élections générales interdit à Angela Merkel toute concession importante. Derrière le "nein" germanique, motivé par les efforts consentis par toute une population, on trouve des pays encore plus raides dans leurs convictions libérales, qu'il s'agisse des Pays-Bas, de la Finlande ou des pays baltes, qui bloquent sans état d'âme tout assouplissement de la rigueur exigée des pays en difficulté.

L'hiver financier étant venu en plein été, les fourmis, c'est le moins qu'on puisse dire, ne sont pas prêteuses. Quant à la Banque centrale européenne, surveillée étroitement par les orthodoxes allemands et les dogmatiques de la finance, elle se refuse toujours à monétiser la dette, seule solution pour amortir la crise en cours.

 

Cette prédominance de l'austérité a déclenché une récession européenne dont il sera difficile de sortir à court terme et qui rendra le remboursement de la dette encore plus malaisé. Du coup les souffrances sociales et les efforts financiers imposés aux pays du sud risquent de devenir insupportables.

La Grèce, dont le PIB plonge verticalement depuis des années, vit l'enfer économique de la déflation sans pouvoir rembourser plus sa dette qu'il y a cinq ans, en dépit des aides européennes largement prodiguées. L'Espagne et l'Italie doivent se refinancer à des taux d'intérêts usuraires qui accroissent sa dette au lieu de la réduire. Hybride nord-sud, la France garde son crédit mais pâtit d'un ralentissement économique mortifère...

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Vive l’euro faible! | Slate

Vive l’euro faible!  | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Une monnaie moins forte, favorisant les exportations, c'est à peu près le seul moyen qu'il reste à l'Europe pour soutenir sa croissance.

 

La monnaie européenne a reculé de 15% par rapport au dollar depuis un an. C’est le bon côté, le seul, de la crise. Un euro vaut 1,21 dollar. Encore un recul de 15% et les deux grandes devises mondiales seront à parité. L’euro restera encore bien au dessus de son plus bas: 0,84 dollar, mais cet affaiblissement représente l’un des seuls moteurs encore possible pour ranimer la zone euro, qui plonge dans la récession. Le FMI prévoit maintenant une chute de 0,3% du PIB cette année avant une reprise sans force de 0,7% en 2013. Pour la France les économistes ne prévoient plus en moyenne qu’un minuscule +0,2% cette année et 0,7% l’an prochain.

Le recul de la monnaie unique permettrait un regain de compétitivité à l’exportation hors-zone et, en sens inverse, un renchérissement des importations irremplaçables comme l’énergie. Mais au total, l’effet serait bénéfique, en particulier pour les pays malades comme l’Espagne. Rééquilibrer la balance des paiements ibériques éliminerait l’un des déficits et montrerait que le pays, gloalement, ne vivrait plus au dessus de ses moyens. Ne resteraient plus que les déficits «internes», celui des ménages, de l’Etat et des régions, et bien entendu les mauvaises créances bancaires....

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Juncker : « La zone euro est prête à agir avec la BCE »

Juncker : « La zone euro est prête à agir avec la BCE » | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
INTERVIEW - Le président de l'Eurogroupe s'inquiète de voir la zone monétaire prisonnière du débat politique allemand.

 

LE FIGARO. - Les résolutions du dernier sommet ont fait long feu, l'Espagne et l'Italie frôlent l'asphyxie financière, l'euro revient dans la tourmente. Vous présiderez l'Eurogroupe jusqu'à la fin de l'année. Cinq mois décisifs?

Jean-Claude JUNCKER. - Les mois qui viennent seront tendus. Nous vivons sous la dictature de la courte vue. Les dirigeants sont poussés à réagir à tout, tout le temps, dans un feu d'artifice qui n'a rien à voir avec l'épaisseur des vraies questions. On ne se donne plus le temps de réfléchir. Moi, je prétends que les marchés se trompent aujourd'hui, comme ils se sont toujours trompés: lourdement. Pendant dix ans, ils ont fait croire que la Grèce se portait financièrement aussi bien que l'Allemagne! La crise donnera raison à ceux qui ont réagi dans le calme et la sérénité, pas à ceux qui ont suivi les hérésies et les bêtises du moment…

 

Quelles sont les décisions à prendre?

La zone euro en est à ce point où elle doit prouver par tous les moyens sa détermination à garantir la stabilité. Le monde parle de la monnaie commune comme si elle n'en avait plus que pour quelques mois. En Europe, nous n'avons que l'euro! Personne ne doit douter de la volonté collective des dix-sept pays. Personne ne doit penser que la politique est un mot creux.

 

Cela sauvera-t-il la Grèce?

Ceux qui croient qu'une sortie de la Grèce réglerait le problème se trompent. Ils ne comprennent rien aux causes profondes de la crise...

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