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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Comment l'argument pour l'austérité s'est effondré - Paul Krugman

Comment l'argument pour l'austérité s'est effondré - Paul Krugman | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

En temps normal, une erreur de calcul dans un article en économie serait une vrai broutille en ce qui concerne le reste du monde . Mais en avril 2013, la découverte d'une telle erreur—en fait, une erreur de codage dans une feuille de calcul, associée à plusieurs autres failles dans l'analyse—est devenue non seulement le premier sujet de conversation de la profession en économique, mais a fait les manchettes. Rétrospectivement, nous pourrions même dire qu'elle a changé le cours de la politique.

Pourquoi? Parce que l'article en question, “Growth in a Time of Debt,”(La croissance au temps de l'endettement) par les économistes de Harvard, Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, avait acquis le statut de référence essentielle dans le débat sur la politique économique. Depuis que l'article avait commencé à circuler, les austéritaires—partisans de l'austérité budgétaire, et de fortes réductions immédiates dans les dépenses gouvernementales—avaient cité ses conclusions pour défendre leur position et attaquer leurs détracteurs. Chaque fois que l'on osait suggérer, comme John Maynard Keynes l'avait fait, «que le boom, et non pas la récession, est le bon moment pour l'austérité», que les réductions devraient attendre que les économies soient plus fortes, l'ont se voyait répondre que Reinhart et Rogoff avaient démontré qu'attendre serait désastreux, et que les économies font le grand saut dans le vide chaque fois que la dette publique dépasse 90 pour cent du PIB.

En vérité, Reinhart-Rogoff ont peut-être eu une influence plus immédiate sur le débat public que tout autre article dans l'histoire de l'économie. L'affirmation d'une règle du '90 pour cent' ayant été citée comme l'argument décisif pour l'austérité par tout un éventail de personnalités allant de Paul Ryan, l'ancien vice-candidat à la présidentielle, qui préside la Commission du budget de la Chambre des Représentants (Etats Unis), à Olli Rehn, le premier responsable économique à la Commission européenne, à la rédaction du journal Washington Post. Ainsi, la révélation que le supposé seuil de 90 pour cent était un artefact d'erreurs de programmation, d'omissions de données, et de techniques statistiques étranges a soudainement tourné en ridicule un nombre considérable de personnalités dirigeantes.


Le vrai mystère, cependant, c'est pourquoi Reinhart-Rogoff avaient jamais été pris au sérieux, voir canonisés, en premier lieu. Dès le début, les critiques exprimaient de fortes réticences quant à la méthodologie et les conclusions de l'article, des questions qui auraient du suffire à faire réfléchir. En outre, l'article Reinhart-Rogoff était en fait déjà le deuxième cas d'un document brandi comme preuve décisive en faveur de l'austérité en économie, à s'écrouler après un examen minutieux. A peu près la même chose s'était passé, quoique moins spectaculairement, quand les austéritaires étaient devenus entichés d'un article d'Alberto Alesina et Silvia Ardagna prétendant montrer que sabrer dans les dépenses du gouvernement aurait peu d'impact négatif sur la croissance économique et pourrait même avoir un effet expansionniste. Pour sûr, cette expérience aurait pu inspirer une certaine prudence...

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Berlin renonce à interdire un parti néonazi

Berlin renonce à interdire un parti néonazi | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le gouvernement allemand a décidé mercredi de ne pas lancer une procédure d'interdiction du parti néonazi NPD, jugeant une telle opération peu efficace pour lutter contre l'extrême droite.

 

Le gouvernement soutiendra en revanche l'initiative du Bundesrat, chambre haute du Parlement allemand, représentant les Etats régionaux (Länder), qui avait décidé le 14 décembre dernier de saisir la Cour constitutionnelle pour faire interdire ce parti ouvertement raciste, antisémite et nostalgique du IIIe Reich. La chambre basse du Parlement allemand, le Bundestag, doit encore décider en avril si oui ou non elle lance, elle aussi, une demande d'interdiction.


Certains soulignent qu'il est plus facile de contrôler les extrémistes de droite s'ils sont réunis dans une structure légale et non bannis et dans l'ombre. Le ministre allemand de l'intérieur, Hans-Peter Friedrich, a également insisté pour que "l'Etat et la société combattent l'extrême droite", lors de la conférence de presse commune avec sa collègue de la justice.

Une précédente procédure d'interdiction du NPD avait échoué en 2003 à cause d'un vice de procédure. Cet échec avait tourné au camouflet politique pour le gouvernement d'alors.

 

Fondé en 1964 par d'anciens fonctionnaires nazis, le parti dispose d'élus dans les Länder de Saxe (depuis 2004) et de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale (depuis 2006). Dans certaines communes proches de la frontière polonaise, il est monté jusqu'à 33 % lors du dernier scrutin régional.

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UNION EUROPÉENNE • Libéralisation de la distribution d’eau en Europe

UNION EUROPÉENNE • Libéralisation de la distribution d’eau en Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

000 000 de signatures ont été réunies par l’initiative citoyenne Right 2 Water, qui entend imposer à la Commission européenne un débat sur son programme de libéralisation de la distribution d’eau en Europe. La fédération Mehr Demokratie (Plus de démocratie), initiatrice de la consultation, vise désormais les 2 millions de signataires d’ici novembre 2013, relate le quotidien berlinois Die Tageszeitung.

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Les traités européens rendent la séparation des activités bancaires impossible!

Les traités européens rendent la séparation des activités bancaires impossible! | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

C'est le titre d'un billet posté hier, 27 Août 2012, par Art Monica et quelques autres. Je reviens dessus car j'imagine que tout le monde ne l'a pas vu.

" Le gouvernement présidé par Hollande semble fermement décidé à adopter sans consultation citoyenne le TSCG (Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance, appelé également Pacte budgétaire). Ce Traité entrera en action le 1er janvier 2013 lorsque douze Etats membres de la zone euro l'auront ratifié.

Aux contraintes imposées par les précédents Traités (la dette publique autorisée ne doit pas dépasser 60% du PIB, et le déficit budgétaire 3 % du PIB) s'ajoutera la «Règle d’or», qui stipule que «Le budget général devra être équilibré ou en excédent». Cette règle sera intégrée « par le biais de dispositions contraignantes et permanentes, de préférence au niveau constitutionnel, de façon à garantir son respect dans le processus budgétaire national ».

En voulant inscrire cette Règle d’or dans leurs constitutions, les états européens, qui ont déjà perdu toute marge de manœuvre en matière monétaire, abandonneront le levier de la politique budgétaire et entreront dans un cercle vicieux...

 

....Pourquoi les gouvernements européens mènent-ils une telle politique ? Par aveuglement idéologique, incompétence, et/ou pour permettre aux classes dirigeantes de remettre en cause des droits sociaux qui avaient été concédés auparavant ?

Quoi qu’il en soit de ses motifs, une telle orientation implique dés maintenant le renoncement aux procédures démocratiques : les textes sont rédigés dans l’opacité la plus totale ; ils sont votés dans l'urgence par les parlements sans aucun débat ni consultation publics préalables; le Parlement européen, seule instance démocratiquement élue, est mis à l’écart…...

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Questions sur l'Europe: Bilan du sommet de Bruxelles / France Inter

Questions sur l'Europe: Bilan du sommet de Bruxelles / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Crise de l’euro, dette, le sommet de Bruxelles a-t-il accouché d’une souris ou de nouvelles avancées ?

Le sud a-t-il réellement fait plier l’Allemagne. Quelles conséquences pour la France des décisions prises à Bruxelles à l’heure ou le gouvernement installe une politique de rigueur.

Invités :

- Andreas SCHWAB, membre du bureau du Groupe du Parti Populaire Européen (Démocrates-Chrétiens)

- María MUÑIZ DE URQUIZA, membre du Groupe de l'Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen

- Rui TAVARES, membre du Groupe des Verts/Alliance libre européenne

- Marielle de SARNEZ, Vice-présidente du Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe.

 

Durée de l'émission: 34'55''

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BCE: que cache la bataille entre la France et l'Allemagne?

BCE: que cache la bataille entre la France et l'Allemagne? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Officiellement tout va bien entre la France et l'Allemagne dans leur lutte contre la dette. Mais en coulisses, la bataille pour la nomination du chef éco de la BCE est vive.

Débat de 6mn (sur France Info)

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La crise et les trois Europe

La crise et les trois Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L’UE pourrait bientôt être divisée entre les performants, les boiteux et les attardés, s’inquiète la politologue roumaine Alina Mungiu-Pippidi. Et ne comptons pas sur une identité européenne factice pour réunir tout ce monde.

Par Alina Mungiu-Pippidi, du Romania Libera.

 

L'Europe a connu d'autres crises. Pourquoi celle-ci est-elle plus tragique ? Tout le monde – à commencer par les Américains – pariait sur la capacité de l'Europe à amener les pays périphériques vers un même dénominateur commun, tant en ce qui concerne la démocratie que la prospérité, de sorte que de telles crises n'apparaissent que comme des "problèmes de croissance".

En réalité, affirme Ivan Krastev dans son texte pour le Symposium Dahrendorf [qui s’est tenu les 9 et 10 novembre à Berlin à la mémoire du sociologue allemand Ralf Dahrendorf, décédé en 2009], il s’agit d’une crise de désintégration : tout ce qui a rendu possible le projet européen se retourne contre lui en ce moment de divergence. La démocratie d'abord, avec le populisme et les concessions faites à ce dernier par les dirigeants européens, et l'Etat providence en tant que droit que les démocraties peuvent fournir à leurs citoyens, indépendamment de la conjoncture économique.

Les partisans de l'Europe croient que si nous prouvions l'existence d'une identité européenne commune, la solidarité avec les autres coulerait de source, de même que le soutien aux politiques européennes et une intégration plus poussée. Alors pourquoi les Grecs, qui ont de l'identité à revendre, ne soutiennent-t-ils pas la politique de leur gouvernement ? Plus généralement, comment l'identité, à elle seule, pourrait-elle servir de légitimation à toute politique ?...

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Europe, Agence de notation et l'intervention de Nicolas Sarkozy à la télévision / France Inter

Europe, Agence de notation et l'intervention de Nicolas Sarkozy à la télévision / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Dbéats et réflexion entre Jean-Marie Colombani, Caroline Fourest et Dominique Reynié. Durée: 20 mn.

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Turquie : le processus d'adhésion à l'UE pas remis en cause par les manifestations

Turquie : le processus d'adhésion à l'UE pas remis en cause par les manifestations | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Si des responsables européens ont critiqué le recours à la force par la police turque, ils se sont gardés de remettre en cause le processus, qui piétine déjà depuis plusieurs mois.

 

L'embrasement de la rue turque depuis le 1er juin contre le premier ministre Recep Tayyip Erdogan crée un certain embarras au niveau de l'exécutif européen. Au cours d'une conférence, vendredi 7 juin, sur les relations entre la Turquie et l'UE, M. Erdogan, de retour d'un voyage offciel de trois jours, s'est dit ouvert aux "exigences démocratiques" tout en rejetant les actions violentes.

Depuis Istanbul, le commissaire européen à l'élargissement, Stefan Füle, avait dénoncé le recours à la force par la police qui "n'a pas sa place dans une démocratie", appelant la Turquie "à ne pas abandonner ses valeurs de liberté et de respect des droits de l'homme". La chancelière allemande, Angela Merkel, elle, a dit compter "sur le fait que l'on discute des problèmes avec les jeunes du pays, et qu'aucune violence ne soit exercée contre les manifestants".

Face à ces accusations, M. Erdogan, qui refuse toujours de revenir sur le projet immobilier à Istanbul qui a cristallisé les rancœurs, a répondu :

"Des événements similaires se sont produits dans plusieurs autres pays, en Grèce, en France, en Allemagne. Ce sont tous des pays en l'Union européenne. Que diront ceux qui essaient de nous faire la leçon d'Occupy Wall Street ?"


Pour autant, les responsables européens se sont gardés de remettre en cause le processus d'admission de la Turquie dans l'Union européenne. "Si elle se poursuit à ce rythme, il faudra cinquante ans pour l'achever" déplorait le ministre des affaires étrangères turc, Ahmet Davutoglu, alors que la négociation sur une éventuelle adhésion a débuté à la fin 2004.

De fait, les négociations piétinent depuis des mois, en raison de l'hostilité de pays européens, notamment la France et l'Allemagne, à une pleine adhésion turque. Partisans et adversaires d'un élargissement, à terme, à la Turquie se trouvent confortés dans leur point de vue : pour les premiers, seul un ancrage européen permettra à ce pays de 76 millions d'habitants de progresser réellement vers la démocratie ; pour les seconds, la révolte populaire et la réponse qui lui est donnée confirment que ce régime n'a pas la capacité d'intégrer l'Union et d'adhérer à ses principes....


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DÉBAT : Nous, le peuple européen disparu

DÉBAT : Nous, le peuple européen disparu | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Aller vers “plus d’Europe” pourrait aider le continent à sortir de la crise. Mais encore faudrait-il créer les Européens.

 

Pour retrouver ce sens d’une destinée commune, que nous avons perdu le siècle dernier, il convient de miser sur l’Education, les échanges culturels et les initiatives politiques, explique un journaliste français.

Par Olivier Guez, du New York Times.  

Ainsi la Grèce ne s’est pas effondrée et l’Europe a commencé à souffler. Mais pas pour longtemps. Les électeurs rebelles d’Italie, qui ont opté pour un milliardaire extravagant et un clown, nous ont rappelé la semaine dernière combien la crise que traversait le continent était profonde.

Pendant ce temps, la France fait cavalier seul au Mali, ou presque, et la Grande-Bretagne parle ouvertement de quitter le navire Europe. Ce n’est pas seulement la monnaie de l’Europe qui est en crise, c’est son âme.

Si tant est qu’elle ait jamais existé, la vision embryonnaire d’une Europe unie se désagrège du fait de l’absence de soutien de ses peuples. Chacun nourrit ses propres ressentiments ou ses propres soupçons à l’égard de ses partenaires. Mais tous souffrent du même manque : très peu de leurs citoyens se considèrent d’abord et avant tout comme des Européens.

 

Comment est-ce possible ? L’histoire européenne de ces cinquante dernières années est généralement décrite comme une progression pas à pas vers un avenir commun. Mais peut-être, pour comprendre où nous en sommes arrivés aujourd’hui, faudrait-il faire commencer cette histoire plus tôt – non pas avec le rapprochement franco-allemand dans les années 1960 -, mais avec le modèle d’Europe qui prévalait pendant la décennie précédant le cataclysme de 1914.

A bien des égards, l’Europe de 1913 était plus cosmopolite et plus européenne que l’Europe d’aujourd’hui. Les idées et les nationalités se brassaient et convergeaient les unes vers les autres dans un creuset de créativité....

 

C’est pour cette raison que l’Europe doit trouver une idée neuve, une nouvelle vision, un ciment pour l’avenir. Les nobles principes auxquels nous sommes habitués ne suffiront pas. Les droits de l’homme, le pluralisme, la liberté de pensée, la démocratie sociale de marché – apparaissent tous dans les constitutions nationales ; les citoyens n’ont pas besoin de l’Union européenne pour en bénéficier. Comment, dans ces conditions, développer des liens affectifs avec l’Europe ?

La réponse réside peut-être dans la conception d’une Europe plus charnelle, une Europe qui a des couleurs, des odeurs, un folklore, une force poétique. Et de la diversité. Cet objectif ne s’articule pas sur des principes connus – une langue, une histoire ou des lignées communes – mais sur l’exact opposé : une entente culturelle et un cadre de référence qui dépassent les frontières et sont fondamentalement européens. Au sujet de l’Europe, Milan Kundera parle d’un "maximum de diversité dans un minimum d’espace" – une affirmation peut-être aussi forte que "liberté, égalité, fraternité", ou "tous les hommes sont égaux".

Ce type d’idéal fondateur est la condition sine qua non de l’unité politique du continent.....

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Traité européen : « Marianne » lance le débat interdit

Traité européen : « Marianne » lance le débat interdit | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Une fois de plus, le silence enterre le débat sur l'Europe que nous voulons. Quatre personnalités donnent leur point de vue pour nous éclairer.

 

Rien n’est pire que les débats escamotés ou interdits. Voilà pourquoi il importe de tirer la sonnette d’alarme à propos du nouveau Traité européen – le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG). En effet, le gouvernement entend faire avaliser ce document comme s’il s’agissait d’un texte anecdotique, via un simple vote de l’Assemblée nationale, sans créer les conditions d’un vaste échange public, et sans envisager le moins du monde d’organiser un référendum sur le sujet. Si le peuple n’est pas consulté à propos d’une telle question, sur quoi donc le sera-t-il ?

 

Avant l’élection présidentielle, le candidat Hollande jurait de ne jamais accepter ce qu’il appelait le traité « Merkozy » et de le renégocier. Or rien ne ressemble plus à l’ancien traité que le nouveau. Il s’agit bel et bien du même document auquel a été rajouté un « pacte de croissance » sans engagement précis. Certains considèrent qu’il s’agit d’un compromis acceptable sous réserve d’améliorations futures. Mais parapher le texte en l’état n’est-ce pas courir le risque de mettre encore plus le pays à la merci d’institutions européennes dont la dévotion à l’orthodoxie néolibérale a conduit l’euro au bord du gouffre ? Ne s’agit-il pas d’une menace pour la souveraineté nationale comme pour l’Union européenne elle-même, qui risquerait de ne pas résister à un tel carcan ?

Au-delà même des appréciations des uns et des autres, l’important est de mettre les cartes sur la table. Marianne a donc décidé de lancer la grande confrontation en donnant la parole à quatre personnalités et en invitant ses lecteurs à dire ce qu’ils pensent du nouveau traité, de ses conséquences et de la manière dont il doit être débattu.

 

*Guillaume Bachelay : Enfonçons la porte de l'europe conservatrice

 

*Jacques Généreux : La règle d'or, règle des ânes

 

*Marie-France Garaud : Gouverner c'est savoir dire non

 

*Jean-Paul Besset : Le référendum ? Un faux nez des antieuropéens !

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Les roms sont-ils des citoyens européens comme les autres ?

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L’actualité européenne est à la Une sur Les Chaînes Parlementaires.

 

Ce rendez-vous dédié à l’Union présente les événements marquants de la semaine européenne et leurs conséquences sur notre vie quotidienne.

Au programme : portraits, reportages, interviews pour une Europe plus accessible et plus concrète. De Bruxelles à Strasbourg, les caméras des Chaînes parlementaires invitent les téléspectateurs à voir plus loin, au-delà de nos frontières, une Europe dans tous ses Etats.

L’actualité européenne articulée autour de trois rubriques :
+ Tour d’Europe : un député européen commente un journal tout en images sur l’actualité de l’Union et de ses 27 Etats membres.
+ Le dossier de la semaine : les réactions d’un député à un reportage portant sur un dossier inscrit dans l’agenda européen (Commission ou Parlement).
+ Destination Europe : les analyses d’un invité sur un reportage réalisé dans un pays européen (mise en oeuvre d’une décision européenne, une solution nationale originale ou l’illustration d’un problème ou d’un blocage…)

Invités :
+ Mme Véronique de Keyser, députée belge, vice présidente des socialistes et des démocrates européens,
+ M. Cristian Dan Preda, député européen roumain, proche du conseiller du président roumain pour la Francophonie.

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La grande coalition européenne

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Jusqu’à présent, il n’y avait guère de discussions idéologiques en Europe, par manque de vraie culture du débat.

Avec un président français et une chancelière allemande politiquement opposés, l’UE pourrait apprendre à discuter, et ranimer l’intérêt des citoyens. Par Stefan Kornelius, de Süddeutsche Zeitung.

 

Arriver dans la ronde des chefs d’Etat et de gouvernement européens permet de souffler. Une fois qu’on est là, au milieu des présidents, des chanceliers et des premiers ministres, on est dans la place, on a réussi, on peut regarder de haut l’opposition dans son pays, son petit esprit, et les critiques. Ici, on se partage le copieux gâteau du pouvoir. En l’absence de véritable concurrence sur l’échiquier européen, les chefs de gouvernement surplombent les parlements et les partis. Ils ont délaissé la Commission. C’est ce qui rend le Conseil européen si unique – et aussi si prévisible....

...Mais alors, qui décide pour l’Europe ? Un appareil institutionnel inachevé ? S’il fonctionnait mieux, celui-ci jouirait d’une plus grande confiance. Les questions véritablement centrales – la légitimité démocratique, la surveillance et le contrôle – demeurent en suspens. Autant de preuves de l’immaturité du continent.

Les institutions nationales elles aussi sont trop faibles pour porter à elles seules le poids de l’Europe entière. L’Etat-nation est devenu trop étriqué pour cette Europe qui, sur le plan commercial, est depuis longtemps tributaire des forces de la mondialisation, et qui ne peut faire valoir son rang dans le concert des puissances mondiales autrement qu’unie.

Voilà au moins dix ans que l’Europe est aux prises avec la mondialisation....

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Débat sur la situation économique / France Inter

Débat sur la situation économique / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Bruno Duvic recevait Jean-Pisani Ferry, économiste pour Le réveil des démons (Fayard)

et Thierry Pech, directeur de la rédaction d'Alternatives économiques pour Le temps des riches. Anatomie d'une sécession (Seuil) pour un 7/9 consacré à la crise économique en Europe.

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Europe fédérale / Europe des peuples : la double illusion ? - Idées - France Culture

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En d’autre temps, la phrase d’Alain Juppé aurait fait l’effet d’une bombe : « je suis favorable à une véritable fédération européenne ». C’est ce que déclarait le chef de la diplomatie française le 29 septembre dernier, à la télévision, ne provoquant en retour que quelques rares commentaires. « Je suis favorable à une véritable fédération européenne » : propos pourtant surprenants, voire inédits, dans la bouche d’un ministre des affaires étrangères, qui plus est issu de la famille gaulliste.

Peut-être tout simplement Alain Juppé avait-il senti le vent tourner. Car depuis quelque temps, le projet fédéraliste est à nouveau à la mode. Et c’est la crise, en particulier grecque, qui explique ce retour de flamme d’un projet qu’on croyait devenu obsolète après l’élargissement de l’Union à 27.

A l’UMP comme au PS, (malgré quelques dissidences en interne), une forme de consensus semble se dessiner autour de l’idée d’ « abandons supplémentaires de souveraineté », d’ « harmonisation des politiques économiques ». De gouvernement commun de la zone Euro.

Les citoyens eux-mêmes y seraient favorables : selon le dernier Eurobaromètre du Parlement de Strasbourg, plus de la moitié des électeurs européens considèrent qu’une coordination des mesures entre les Etats membres serait la meilleure façon de remédier… à la crise.

Mais pour mener quelle politique ? Et avec quelle légitimité démocratique ? ...

 

Emission radiophonique de 39 minutes.

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