Union Européenne,...
Follow
Find tag "crisedeladette"
6.4K views | +0 today
Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
Curated by Vincent DUBOIS
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

L'agence Moody's confirme le triple A de l'Union européenne

L'agence Moody's confirme le triple A de l'Union européenne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'agence de notation pointe notamment la « diminution » des risques liés à la crise de la dette dans la zone euro.



L'agence de notation Moody's a fait part, vendredi 14 mars, d'un regain d'optimisme pour les finances de l'Union européenne (UE), pointant notamment la « diminution » des risques liés à la crise de la dette dans la zone euro.

L'agence américaine, qui évalue la solvabilité des émetteurs de dette, a d'abord confirmé le triple « Aaa » assigné à l'Union européenne, la note maximale qui permet en théorie d'emprunter à plus bas coût auprès des marchés. Elle a également relevé de « négative » à « stable » la perspective de l'UE, indiquant ainsi qu'elle n'envisageait plus d'abaisser la note de l'Union à moyen terme.

Les décisions de l'agence Moody's rendent compte de l'embellie économique de la zone euro, qui est sortie d'une longue récession à la mi-2013.


Si, curieusement, l'agence ne mentionne pas la Grèce, épicentre de la crise de la dette dans la zone euro, dans son communiqué, Moody's affirme que les risques pesant sur la zone euro ont « diminué », permettant de réduire la pression qui pesait sur la qualité des actifs financiers détenus dans la région et sur la solvabilité de l'ensemble de l'Union.

Epaulée par le Fonds monétaire international (FMI), l'Union européenne avait dû se porter au secours de plusieurs pays de la zone euro (Grèce, Irlande, Portugal, Chypre) en les renflouant à coups de milliards d'euros de prêts entre 2010 et 2011 pour leur éviter la faillite.

L'Irlande a été la première à s'affranchir de l'assistance financière internationale en décembre et doit bientôt être rejointe par le Portugal. Selon l'agence, les risques que ces deux pays ne parviennent pas à rembourser leurs prêts au fonds de secours de l'UE ont « diminué ».

 

A l'appui de sa décision, Moody's invoque également « l'amélioration de la solvabilité » des principaux Etats-membres de l'Union européenne, qui avaient été mis à contribution par ces vastes plans de sauvetage. Ces dernières semaines, l'agence a ainsi relevé de « négative » à « stable » les perspectives de plusieurs pays européens jouissant encore du « triple Aaa », dont l'Allemagne et les Pays-Bas.

Moody's s'était également montrée plus optimiste pour certains pays frappés de plein fouet par la crise de la dette comme l'Italie et l'Espagne, qui a bénéficié d'un plan de recapitalisation bancaire.

L'agence, qui a également relevé vendredi la perspective de la Banque européenne d'investissement, pointe toutefois l'existence de problèmes « persistants » qui menacent les Vingt-Huit.

La note de l'UE serait ainsi « particulièrement sensible » aux changements qui pourraient affecter les quatre premiers contributeurs de l'Union européenne, dont la France. L'Hexagone bénéficie de la deuxième meilleure note possible (Aa1) mais sa perspective reste « négative ».

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Dette : la perte du triple A de l’Union européenne n’ébranle pas les marchés

Dette : la perte du triple A de l’Union européenne n’ébranle pas les marchés | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Standard and Poor’s sanctionne la dégradation récente de quelques piliers de l’Europe mais aussi celle de la cohésion européenne.La Grande-Bretagne en revanche sauve son triple A, mais reste sous pression.

Standard and Poor’s a l’art de gâcher les fêtes. L’agence de notation vient de retirer à l’Union européenne son triple A, l’équivalent d’un 20 sur 20. Une dégradation d’un cran à AA+, assortie malgré tout d’une perspective « stable », ce qui signifie qu’elle n’a pas forcément l’intention de dégrader plus avant cette note dans les prochains mois. Une maigre consolation qu’il faut voir comme une incitation à poursuivre les réformes. « La crédibilité globale en matière de crédit des désormais 28 membres de l’Union européenne a décliné », a ainsi justifié S&P dans un communiqué. Etonnant à un moment où les pays périphériques de la zone euro montrent des signes d’amélioration économiques à l’instar de l’Espagne et du Portugal. Mais les pays européens étaient dans le collimateur de S&P depuis presque deux ans, l’agence ayant placé la dette de la zone à perspective négative en janvier 2012. Standard and Poor’s concrétise aussi la perte de la note AAA par des piliers de la zone euro, dont dernièrement les Pays bas, en proie à une crise immobilière. Il ne reste plus que six pays de l’union bénéficiant de la note maximum pour S&P.

La nouvelle laisse pour l’instant les marchés financiers de marbre

Mais l’agence pointe également du doigt un autre problème, à quelques mois des élections européennes de juin prochain. Elle estime ainsi que la « cohésion » de l’UE s’est dégradée et que les discussions budgétaires deviennent de plus en plus difficiles entre le différents pays. Elle constate notamment que les principaux pays contributeurs, qui sont aussi souvent les bons élèves de l’Europe, demandent une réduction de leurs versements. L’Union Européenne reste malgré tout un emprunteur moyen sur les marchés financiers. Son encours de crédit s’établissait en décembre à 56 milliards d’euros.

Dans le même temps, Standard and Poor’s a confirmé la note AAA de la Grande-Bretagne, qui « continue de bénéficier de son exceptionnelle flexibilité monétaire ». Mais malgré la « solide reprise » de son économie, dont la croissance est estimée à plus de 2 % par an entre 2013 et 2016 et la promesse d’un excédent budgétaire en 2018, l’agence américaine a maintenu la perspective de Londres à négative. Il y a une chance sur trois pour qu’elle abaisse la note l’année prochaine, si la croissance s’avère plus fragile que prévu, ce qui remettrait en cause les objectifs de réduction du déficit. S&P est la seule des trois grandes agences de notation à avoir maintenu son triple AAA à la Grande-Bretagne ...

...
more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Budget 2014: les parlementaires grecs s’enfoncent toujours plus dans l’impasse austéritaire

Budget 2014: les parlementaires grecs s’enfoncent toujours plus dans l’impasse austéritaire | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Parlement grec a adopté ce weekend un nouveau budget de rigueur pour 2014. Un budget dans la droite ligne des précédents, qui ont plongé la Grèce dans une "crise humanitaire" a dénoncé à la tribune Alexis Tsipras de Syriza.


La coalition de la droite et des socio-libéraux du Pasok survit malgré sa très faible majorité. Ce nouveau budget de rigueur a été adopté à 153 voix sur 300… Cette loi de finance 2014 mise sur une poursuite de la logique austéritaire, mais espère pourtant un retour de la croissance: +0,6 % en 2014 contre -4% prévus en 2013. Même la troïka n’y croit pas, et refuse de valider les prévisions macroéconomiques de la Grèce, tout en incitant à toujours plus d’austérité. Ce budget prévoit pourtant 2,1 milliards de revenus supplémentaires suite à des hausses d’impôts,  et une baisse de 3,1 milliards euros des dépenses, via de nouvelles coupes dans les secteurs de la santé, des assurances sociales et de l'éducation…

"Voter pour le budget signifie que le désastre va continuer" a lancé Alexis Tsipras, chef de fil du groupe parlementaire Syriza, premier parti d’opposition, devant les députés. Pour la gauche grecque, ce budget n’est pas qu’une question de chiffres. "Aujourd'hui, nous parlons de millions de personnes plongées dans la pauvreté, la faim et le désespoir". Voter cette loi, c’est emprunter "le chemin de la mort lente et douloureuse de l'économie et de la capacité de production de notre pays." Alexis Tsipras dresse ce constat accablant. "Vous savez que dans ce pays, les chômeurs et les retraités sont un million de plus que la population active. […] Vous savez que sur les 3,6 millions de travailleurs qui restent, près de la moitié, soit 1,8 millions travaillent dans des PME ou sont des fonctionnaires qui ont vu leurs revenus s'effondrer de 30%, 40% voir 50%. Vous savez que, pour le reste, soit 1,8 million de travailleurs dans le secteur privé, seulement 700 000 sont payés à temps et le reste, plus d'un million de travailleurs ont des retards de salaires d’un à douze mois.  […] En 2013 des milliers de ménages dans notre pays sont sans électricité ! Avez-vous compté tous ces gens autour de nous qui meurent brûlés, car ils doivent se chauffer aux braseros ?"

Malgré cette catastrophe humanitaire dénoncée par Tsipras, la droite et le Pasok ont voté le budget, en brandissant leurs performances macroéconomiques : un déficit budgétaire, passé de 15% du PIB en 2009 à 2,2% prévu en 2013. La Troika a néanmoins gelé le versement d'un prêt d'un milliard d'euros en discussion depuis septembre, faute d'avoir obtenu la mise en œuvre de réformes demandées...

 

 

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

UE-Etats-Unis : La vraie crise de confiance transatlantique

UE-Etats-Unis : La vraie crise de confiance transatlantique | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Vu d'Europe, le scandale des écoutes de la NSA sape la crédibilité et le prestige des Américains. Mais de l'autre côté de l'Atlantique, c'est l'incapacité chronique des Européens de mettre un terme à la crise qui inquiète le plus les décideurs.

 

Il ne fait guère de doute que l'indignation des Européens contre les écoutes américaines embarrasse Washington. Mais à New York, où la frontière entre le pragmatisme et le cynisme est extrêmement ténue, l’écho de la crise diplomatique s’est aussitôt fracassé sur les murs de Wall Street : chez les opérateurs de marché et les banquiers d’investissements, dont beaucoup sont passés par West Point ou ont servi dans les Marines et dans les services de renseignements avant d’entrer dans la finance, la nouvelle polémique au cœur de laquelle se trouvent les Etats-Unis est non seulement jugée “inutile” (il n’existe pas sur cette planète de gouvernement qui ne cherche pas à espionner les faits et gestes de son voisin), mais également considérée comme “une énième tentative de masquer les vrais problèmes de l’Europe”.

“De qui ont-ils peur, en Allemagne ?", s’interrogeait hier un trader d’une grande société de courtage internationale. “Auraient-ils peur qu’après avoir écouté les prédictions téléphoniques d’Angela Merkel sur l’avenir de l’euro, le Trésor américain nous ordonne de vendre vos obligations séance tenante ?”. Evidemment, c’est une boutade. Pour autant, ce cynisme dissimule une réalité objective qui – de notre point de vue – mériterait la même attention que l’on accorde à cette affaire d’espionnage : les grands gestionnaires de portefeuille de la finance américaine, les spéculateurs, mais aussi les économistes et les analystes de Wall Street, voient s’enraciner en eux la conviction que l’Europe se remet à avancer en ordre dispersé, que la zone euro a perdu l’élan qui la faisait avancer vers l’union politique et que le vent des réformes structurelles, qui avait permis aux pays périphériques de se lancer dans un programme de modernisation économique et institutionnelle, est en train de retomber aujourd’hui, faute d’intérêt.

 

Or, l’équation est connue : qui dit problèmes de gouvernance, dit gain potentiel élevé. L’ennui, c’est que ce sont toujours les plus faibles qui en font les frais. Dans ce contexte, un des problèmes majeurs est que cette partie de poker qui se joue aux dépens des gouvernements et des épargnants européens n’a ni jury pour fixer les règles, ni arbitre pour les faire appliquer. Aujourd’hui, le marché européen, contrairement au marché américain, a des airs de no man’s land dans lequel règne seule la loi du plus fort. Prenons la taxe Tobin sur les transactions financières : seuls 11 pays de la zone euro ont décidé de l’adopter créant ainsi les conditions d’un énième déséquilibre concurrentiel sur un marché financier qui est pourtant commun sur le papier.

Mais on pourrait aussi parler de l’euro : si, d’un côté, la finance américaine soutient que la monnaie européenne risque une nouvelle fois de boire le bouillon d’ici l’été prochain, de l’autre, la manœuvre orchestrée par la Fed et du Trésor américain en faveur d’un dollar faible permet aux cambistes de spéculer avec de bonnes chances de gain sur l’euro fort, artificiellement maintenu à un cours élevé au vu de la santé de l’économie européenne et des analyses qui diagnostiquent à l’Europe une crise profonde. Si un système est sur le point de sauter, la monnaie (ou la dette) chute : en l’occurrence, l’ordre naturel des choses est inversé. Le cours des bonds du Trésor américain est le reflet de cette situation : plus il était question, ces dernières semaines, d’un défaut des Etats-Unis, et plus les titres d’Etat américains montaient, comme si le risque de défaillance ne les concernait pas, ou presque....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

VU DE POLOGNE • La désindustrialisation de l'Europe était une erreur

VU DE POLOGNE • La désindustrialisation de l'Europe était une erreur | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les pays qui ont conservé leur industrie résistent à la crise, selon la Commission européenne. Il est peut-être temps de revenir à l'économie réelle, estime le quotidien de Varsovie, qui rappelle que la Pologne serait bien placée pour en profiter.

 

La Pologne s'est désindustrialisée un peu moins vite que la plupart des pays européens et, depuis quelques années, la part de l'industrie dans le PIB du pays augmente. En 1995, la participation de l'industrie dans le PIB représentait 28 %. Au moment du passage à l'économie du marché, au début des années 1990, de nombreuses entreprises ont fait faillite parce qu'elles étaient incapables de faire face à la concurrence des produits importés. La part [de l'industrie dans le PIB] a diminué à 22 % en 2002, selon Eurostat.

Mais depuis quelque temps la tendance s'est renversée et, en 2012, le secteur industriel a représenté plus de 24 % du PIB polonais. C'est mieux que la moyenne européenne, où il ne représente que 19 %.

Il y a une exception notable : l'Allemagne, locomotive de l'économie européenne. En 2012, l'industrie a représenté 25,8 % de son PIB – encore mieux qu'en Pologne –, alors qu'en Europe et aux Etats-unis on était persuadés depuis des années qu'il valait mieux bâtir l'économie sur les services. On associait l'industrie aux technologies sales, pour lesquelles il n'y avait plus de place dans une économie fondée sur le savoir.

Mais cette opinion stéréotype commence à s'effacer. D'après les dernières publications de la Commission européenne, les pays les plus industrialisés se sont relativement mieux débrouillés pendant la crise que les moins industrialisés et que ceux ayant un secteur bancaire bien développé. Mais ce qui est fait est fait – on a privilégié les services, surtout financiers, au détriment de l'économie réelle – et il est difficile de revenir rapidement en arrière....

 

Après avoir inscrit l'industrie sur la liste des priorités dans la stratégie Europe 2020, Bruxelles a annoncé en octobre 2012 une réindustrialisation pour rééquilibrer l'économie de l'Union, insistant à l'occasion sur un "développement vert"....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

En Grèce, les lentilles de l’austérité | Slate

En Grèce, les lentilles de l’austérité | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Constantinos Polychronopoulos cuisine des lentilles. Ce n’est pas son vrai métier, mais c’est mieux que rien en ces temps de crise. Depuis qu’il a été renvoyé de sa société de marketing il y a 3 ans, il n’a pas retrouvé de véritable emploi.

 

Il a donc ouvert une soupe populaire itinérante qui circule dans tout Athènes pour nourrir les pauvres et les affamés. Constantinos récolte les dons de lentilles –phakes (fa-kess) en grec– qu’il fait cuire avec des tomates, des oignons et des feuilles de laurier dans une grande marmite, afin de concocter un plat épais et nourrissant. «Ce n’est pas l’aumône, nous dit-il en servant son plat dans des tasses en polystyrène. C’est un dîner commun entre amis. Nous sommes tous dans le même bateau et nous mangeons tous ensemble.»

Le cliché habituellement véhiculé sur la Grèce moderne est celui d’une famille heureuse trinquant autour d’une table chargée d’agneau grillé, de feta, de plats d’aubergines, de salades de tomates à l’huile d’olive et de desserts au miel.

On ne montre pas les personnes qui se battent pour un chou gratuit, qui ouvrent un frigo désespérément vide ou qui récupèrent les oranges invendables sur les marchés en plein air. On ne montre pas non plus la soupe de lentilles gratuite. D’un seul coup, l’avenir commence à ressembler au passé.

La Grèce est en récession depuis 2008, mais les vrais problèmes ont débuté en 2009, après une déclaration du gouvernement révélant que le pays était complètement asphyxié par la dette publique. Vint ensuite le temps des mesures d’austérité strictes en échange d’un renflouement des caisses par des prêts de plusieurs milliards d’euros. Ces trois dernières années, l’économie s’est quasiment effondrée: le taux officiel du chômage a pratiquement triplé pour atteindre 27%. Plus de 60% de ces chômeurs grecs sont sans emploi depuis au moins un an.

Ceux qui ont toujours leur travail, même s’ils ont vu leur salaire diminuer d’un tiers ou plus, s’estiment chanceux. Ils n’achètent toutefois plus trop de côtelettes de porc ni de gouda d’importation, comme ils le faisaient en des périodes plus favorables. Ils sortent aussi moins souvent au restaurant. A la télévision, les émissions de «cuisine à petits prix» se sont multipliées.

Dans l’une d’elles, un chef souriant et rondouillard apprend aux téléspectateurs à préparer cinq repas avec entrée/plat/dessert pour seulement 50 euros par semaine. Il faut également parler du succès du livre de cuisine Les recettes de la faim, recueil de conseils donnés par des Grecs ayant survécu à la famine de la Seconde Guerre mondiale (exemple: conserver vos miettes de pain dans un bocal pour les manger plus tard)...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Le chômage en Europe inquiète l'OCDE - Le Figaro

Le chômage en Europe inquiète l'OCDE - Le Figaro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it


Le chômage en Europe inquiète l'OCDE

«Le grand défi est de répondre à cette situation d'urgence en Europe», insiste Stefano Scarpetta, directeur de la division emploi et affaires sociales de l'organisation internationale.

 

C'est presque 16 millions de plus qu'en 2007, pour un taux global de 8 %. L'OCDE lance un message d'alarme pour éviter une crise sociale. 

L'OCDE lance un message d'alarme sur le niveau du chômage, qui reste élevé dans de nombreux pays, et les risques sociaux de plus en plus criants, en particulier chez les jeunes. En avril 2013, plus de 48 millions de personnes étaient sans travail dans le club des pays riches, soit presque 16 millions de plus qu'en 2007, pour un taux global de 8 %. À noter qu'il y a un net décrochage entre des États qui vont connaître une embellie, comme les États-Unis et l'Allemagne, en Europe, et d'autres, en particulier dans la zone euro, où le chômage bat des records.

D'ici à la fin de 2014, le taux atteindra 12,3 % pour les Dix-Sept, contre 12,2 % aujourd'hui. Il montera à 18,5 % au Portugal, 27,2 % en Espagne et 28,2 % en Grèce. «Le grand défi est de répondre à cette situation d'urgence en Europe», insiste Stefano Scarpetta, directeur de la division emploi et affaires sociales de l'organisation internationale. L'expert s'inquiète de la «fragilisation du tissu social» et de «l'inégalité croissante des revenus». Comme le souligne l'organisation, le chômage des jeunes se situe à «des niveaux sans précédent» dans l'Europe du Sud, à plus de 60 % en Grèce et 55 % en Espagne. Le plan adopté par l'Union européenne, qui prévoit la mise en place d'une garantie jeunesse, est une bonne chose, surtout le déblocage de ressources financières dès 2014....

 

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Grèce : grève massive de la fonction publique pour sauver des emplois

Grèce : grève massive de la fonction publique pour sauver des emplois | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Des dizaines de milliers de fonctionnaires grecs sont en grève ce lundi pour protester contre les nouvelles mesures d'austérité négociées entre le

gouvernement et la Troïka. Les représentants des bailleurs de fonds étaient justement présents à Athènes pour exiger de nouvelles coupes dans la fonction publique grecque.

Plusieurs milliers de fonctionnaires manifestaient devant le ministère de la Réforme administrative, dans le centre d'Athènes, au moment où la troïka des bailleurs de fonds de la Grèce imposait une nouvelle coupe dans la fonction publique avant de  se prononcer en faveur du versement de l'aide. Le rassemblement comptait de nombreux agents de la police municipale, particulièrement ciblés par la restructuration de la fonction publique qui est au cœur des discussions actuelles avec Bruxelles. Athènes s'est engagée à supprimer 4000 emplois publics d'ici à la fin de l'année et à imposer des mutations à 25 000 agents administratifs. Parmi les mutations concernées figurent 3500 agents de police municipale qui doivent rejoindre les forces de la police nationale.

"Dans un pays où le taux de chômage frôle les 30% et celui des jeunes les 60%, ces nouvelles mesures vont dans le sens d'un accroissement de la pauvreté", a dénoncé dans un communiqué le syndicat ADEDY, principale organisation de la fonction publique....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Crise politique au Portugal : les négociations continuent

Crise politique au Portugal : les négociations continuent | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les dirigeants portugais poursuivaient ce vendredi leurs négociations pour régler la crise politique. Le Premier ministre se veut rassurant après de longs entretiens la veille avec le ministre des Affaires étrangères démissionnaire, Paulo Portas qui est le chef du petit parti conservateur CDS-PP.

“M. Paulo Portas m’a assuré qu’une solution serait trouvée avec lui et le CDS-PP afin de garantir le soutien politique du CDS-PP au gouvernement et afin de garantir la stabilité dans le pays, a déclaré ce jeudi soir Pedro Passos Coelho. Ensemble avec M. Paulo Portas, nous travaillerons pour trouver la meilleure formule le plus rapidement possible.”

La crise a été provoquée par la démission surprise mardi dernier de Paulo Portas après celle également inattendue du ministre des Finances. Elle intervient alors que la “troïka” est attendue à Lisbonne à partir du 15 juillet pour passer de nouveau à la loupe les comptes du pays et valider une réforme de l’Etat visant à réduire les dépenses publiques de 4,7 milliards d’euros.

 

Durée du reportage: 1'06"

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Adhésion de la Croatie (1/6) : Aller de l'avant, même si ...

Adhésion de la Croatie (1/6) : Aller de l'avant, même si ... | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L’adhésion à l’Union européenne tant attendue, le 1er juillet, se fait plus inquiétante aujourd’hui que la crise frappe. Les politiques d’austérité prônées par Bruxelles refroidissent l’enthousiasme des Croates. Pourtant, un retour en arrière est impensable. Par Denis Romac, de Novi List.

 

Pourquoi les Croates ne se réjouissent-ils pas de leur entrée dans l'UE ? A quoi bon en avoir rêvé pendant plus de 20 ans, à l'époque ou le vieux monde s'effaçait au profit du nouveau, à quoi bon quand on constate que cette adhésion se construit aux dépens du peuple ?

Seulement 7% des Croates interrogés souhaitent assister à un feu d'artifices le 1er juillet prochain – date de l’entrée du pays dans l'UE – signe de l'indifférence avec laquelle nous attendons ce moment. Il est évident qu'un sujet aussi complexe mérite une réponse complexe, mais on peut expliquer cette réaction par le fait que l'Europe vit une crise sans précédent.

Pour tous ces pays comme la Croatie, longtemps gouvernés par des élites irresponsables, l'Europe représente un certain cadre institutionnel et politique qui, à plus ou moins long terme, assurera le bien-être et garantira l’Etat de droit.

 

Cependant, cette crise a bien montré que tout cela n'était qu'une grande illusion. L'Union européenne n'assure plus le bien-être d'un pays. L'Europe d'aujourd'hui est gouvernée par la politique d'austérité, même si les plus grands économistes signalent que les dettes ne sont pas la cause de la crise mais bien ses conséquences. Mais laissons ça de côté pour le moment et analysons le résultat de cette politique. La politique d'austérité a poussé plusieurs pays "mineurs" vers une catastrophe économique et sociale – ce qui était impensable il y a quelques années. Non seulement la politique européenne anti-crise ne fonctionne pas, le FMI l'admet maintenant, mais pour couronner le tout, cette politique de récession s'applique uniquement au peuple, afin de satisfaire les oligarchies financières et les banques.

Résultat : La Génération Perdue. En Espagne, presque 55 % des jeunes sont au chômage, en Grèce ils sont 58 % ! Le reste de l'Europe ne se porte pas mieux, un jeune sur quatre est sans emploi.

Il ne s'agit plus uniquement de politique, mais d'humanité. La Commission européenne impose sans relâche des mesures qui punissent toutes les couches de la population. Comment se fait-il qu'aujourd'hui, Angela Merkel s'oppose à la plus petite réduction de la dette grecque alors qu'en 1953 l'Europe avait effacé 60% de la dette allemande ? Comment se fait-il que l'Allemagne refuse à la Grèce ce qu'on lui a permis à elle ?...

 

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Miguel, Marina, Carlotta... ces Espagnols qui fuient la crise au Maroc

Miguel, Marina, Carlotta... ces Espagnols qui fuient la crise au Maroc | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Restaurateur, cadre, retraité, chômeur, architecte ou maçon. Ils sont des milliers à avoir traversé la mer pour chercher fortune sur l'autre rive de la Méditerranée.

 

Avant la crise économique de 2008-2009, le Maroc accueillait officiellement près de 3000 migrants espagnols. En 2011, ils étaient quatre fois plus nombreux. A Tanger, Ceuta, dans le nord du pays mais aussi plus au Sud, cette réalité est visible. Un long reportage consacré aux émigrés espagnols a été diffusé en mars sur la chaîne marocaine 2M. Le même mois, le site Tanjanews.com a même évoqué les "mendiants espagnols" qui font de la musique dans les rues tangéroises. Les réactions ont été vives sur la toile

Maria Jesus Herrera, du bureau espagnol de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) relativise. "La migration espagnole se fait davantage vers l'Amérique latine, où il n'y a pas de barrière linguistique voire en Allemagne ou en France, dit-elle. Mais le Maroc n'est qu'à treize kilomètres de notre pays et il existe une tradition économique pour les entreprises espagnoles de s'y installer."

Pere Navarro, conseiller social à l'ambassade d'Espagne à Rabat, insiste aussi sur les nouvelles implantations d'entreprises espagnoles. Une image plus valorisante à défendre pour cet officiel que celle de chômeurs ou de salariés fuyant un pays en crise et venant chercher meilleure fortune au Maroc. Les chiffres fournis par l'ambassade ne disent pas tout, surtout quand ils font état d'une "relative stabilité", avec quelque 10 000 Espagnols enregistrés officiellement - beaucoup ne sont pas déclarés. C'est peu comparé aux quelque 850 000 Marocains vivent en Espagne. "Les salaires sont nettement plus bas et venir ici sans projet professionnel n'est pas facile", explique M. Navarro....

 

Comme chaque année au printemps, des centaines de Marocaines ont traversé le détroit pour aller faire la campagne de fraises à Huelva, en Andalousie. Les migrations se croisent. Des Marocains installés en Espagne retournent au pays, pour quelques mois, pour faire le taxi par exemple, laissant leurs familles afin qu'elles continuent à bénéficier des aides sociales espagnoles. "On a même constaté des transferts de fond du Maroc vers l'Espagne pour aider les familles à y rester, pour qu'elles gardent leur place en Espagne", témoigne Anke Strauss, du bureau de l'OIM au Maroc....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Grèce : dans les griffes d’Aube dorée

Grèce : dans les griffes d’Aube dorée | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Fragilisés par la crise et le chômage de leurs parents, les adolescents sont une cible privilégiée du parti d’extrême droite qui tente de recruter jusque dans les lycées.
Par MARIA MALAGARDIS Envoyée spéciale à Athènes  

Tout s’est passé en quelques secondes : bercé par la musique de son iPod, Phivos n’a pas vu venir ses agresseurs. Le premier lui a coincé les bras dans le dos, pendant qu’un autre, muni d’un couteau, lui tailladait le nez, la joue, puis la gorge. Trois coups, assénés avec violence, au moment où Phivos s’apprêtait à franchir les grilles du lycée public de Palio Faliro, une paisible banlieue balnéaire dans le sud d’Athènes.

 

«Le salut nazi en classe»

Il est 8 h 30 ce matin-là, en janvier, et l’agression du garçon de 17 ans provoque immédiatement un mouvement de panique. Les hurlements des élèves alertent les responsables de l’établissement. «Les agresseurs se sont enfuis, Phivos était couvert de sang, je l’ai emmené à l’hôpital dans ma propre voiture. On a tous eu très peur», se souvient Lena Daminopoulou, la proviseure du lycée. Plusieurs mois après le drame, elle refuse pourtant de spéculer sur les motifs et l’identité des agresseurs : «L’un d’eux a été arrêté car Phivos l’avait reconnu. Pour le reste, l’enquête est en cours et c’est à la police de se prononcer.» Elle ne peut toutefois s’empêcher d’évoquer «un cercle habitué à la violence», «un climat politique un peu particulier» et «le besoin de protéger les enfants». Avant de lâcher : «C’est un incident regrettable, mais nous sommes vigilants. Dans d’autres banlieues voisines, à Kallithea, à Glyfada, les risques de dérapages sont bien plus nombreux. Il y a même des élèves qui font le salut nazi en entrant en classe ! Dans ces écoles, ils sont déjà bien présents.»


Ils ? Dans la Grèce d’aujourd’hui, tout le monde aura compris. Ce n’est pas que le sujet est tabou. Mais une peur diffuse incite souvent au silence, ou au moins à la discrétion, les victimes des néonazis d’Aube dorée, le parti d’extrême droite fondé au début des années 90 et qui a récemment fait son entrée au Parlement. Surtout lorsque les cibles sont des enfants. Il y a bien sûr le souci de les protéger, et aussi celui de ne pas stigmatiser l’école, le quartier… Ou encore un refus d’accorder trop d’importance à ce parti hier encore si marginal qu’il est difficile de l’imaginer s’immiscer dans les cours de récréation avec une audace parfois inquiétante.

 

Pour les parents de Phivos, l’agression de leur fils a été «une révélation et une prise de conscience», expliquent-ils d’une même voix, attablés à la terrasse d’un café, non loin du lycée. Dendis et Maria sont divorcés, mais ils tiennent à être présents tous les deux dès qu’il s’agit d’évoquer le sujet. «Il a d’abord fallu encaisser le choc, soupire Maria, en tirant nerveusement sur sa cigarette, et réaliser que cela nous arrivait à nous, à notre enfant.» Elle n’est pas dupe et sait que «l’agression de Phivos a marqué les esprits et ce, bien au-delà de ce quartier, parce que, pour la première fois, ils ont visé un petit Grec»...

 
more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

En Europe, la crise a précipité une refonte générale des retraites

Si la France en est à sa quatrième réforme en dix ans, la pérennité des sytèmes de retraite s'est posée de façon aiguë en europe depuis le début de la crise. Tour d'horizon des pensions.

 

En France, il a été porté en 2010 sous la présidence de Nicolas Sarkozy de 60 à 62 ans, à raison d'une augmentation de quatre mois par an jusqu'en 2018. Pour prétendre à une retraite sans décote, il faudra atteindre 67 ans. En Allemagne, l'âge légal est actuellement de 65 ans, pour atteindre progressivement un départ à 67 ans en 2029, selon la loi en vigueur de janvier 2012. Mais la différence la plus criante entre les deux systèmes repose sur la durée de cotisation.

Un Français qui commence aujourd'hui à travailler à 25 ans devra cotiser 41 ans et demi pour toucher une pension complète sans décote, qu'il atteindra au minimum à 66 ans (excepté s'il bénéficie d'un régime lié à la pénibilité).

Marisol Touraine envisage d'ailleurs la possibilité de suivre la préconisation du rapport Moreau sur l'avenir des retraites concernant un rallongement de la durée de cotisation en vue de la loi sur les retraites prévue en septembre, sans fournir de chiffre à l'appui.

Outre-Rhin, la durée de cotisation demeure inchangée, fixée à 45 ans. Les salariés allemands qui ont cotisé 35 ans peuvent également partir à la retraite à 63 ans, en subissant une décote. Selon Eurostat, l'âge effectif de départ à la retraite en Allemagne en 2012 est d'un peu plus de 62 ans, si bien que le taux d'emploi des seniors reste l'un des plus hauts d'Europe, estimé à 59,9 % en 2011....

 

La cure d'austérité en Europe du Sud s'est traduite uniformément par une hausse de l'âge légal de départ à la retraite dans chacun des pays. Ainsi, en 2011, l'Espagne a voté un recul de l'âge de départ de 65 à 67 ans à l'horizon 2025. En décembre de la même année, le gouvernement de Mario Monti, sous la pression de Bruxelles, avait introduit en Italie dans son plan de rigueur la fixation à 66 ans de l'âge de la retraite pour les hommes et à 62 ans pour les femmes.

En Grèce, fortement endettée et sous l'œil soucieux du FMI et de la Commission, c'est une loi de 2010 qui instaure l'alignement, de 60 à 65 ans, de l'âge de départ des femmes sur celui des hommes d'ici à fin 2013, en plus d'une baisse des pensions jusqu'à 20 %. En mai, le premier ministre portugais, Pedro Passos Coelho, à soumis l'idée d'une hausse de un an du même indicateur, soit de 65 à 66 ans pour les années à venir.

Si la durée de cotisation pour obtenir une pension pleine n'excède guère 35 années en Espagne et en Italie, 40 au Portugal et en Grèce d'ici à 2015, ces chiffres masquent une autre réalité : celle d'un chômage record qui touche de plein fouet les seniors. Du côté de Rome et d'Athènes, selon les chiffres 2011 d'Eurostat, ils sont plus des deux tiers sans emploi entre 55 et 64 ans et partent en moyenne à la retraite respectivement à l'âge de 60 et 61 ans environ...

 

Les pays d'Europe centrale, touchés par une forte hausse du chômage, n'ont pas contrevenu à la règle d'une réforme en profondeur de leur système de retraite. En Hongrie, où la pension moyenne de retraite s'élève à 358 euros en 2012 selon une étude du Trésor, l'âge l'égal va passer de 62 à 65 ans entre 2014 et 2021. Il faut aussi 40 annuités pour recevoir une retraite équivalente à 66 % du salaire brut moyen.

Idem pour la République tchèque, dont l'originalité comprenait la création en 2011 de fonds privés d'assurance-retraite pour alléger le fardeau du financement public.

La Pologne, qui prévoit que la moitié de sa population aura plus de 50 ans en 2040, a également durci l'ouverture des droits à la retraite en 2012 de 65 à 67 ans, soit le seuil le plus élevé avec le Royaume-Uni, l'Espagne et l'Allemagne....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

L’Europe ouvre la porte à une nouvelle aide au Portugal

L’Europe ouvre la porte à une nouvelle aide au Portugal | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’Union européenne est prête à accorder au Portugal le cas échéant une «aide supplémentaire» à l’issue de son plan d’assistance qui expire en mai 2014, a indiqué lundi le commissaire européen chargé des Affaires économiques, Olli Rehn.

«L’Europe tiendra parole» et continuera à soutenir le Portugal «si le pays a besoin d’une aide supplémentaire», à condition que Lisbonne «poursuive les réformes en cours», écrit M. Rehn dans les colonnes du journal économique Diario Economico.

«La priorité absolue est de conclure avec succès le programme en cours», insiste-t-il avant d’ajouter qu'«il est également indispensable que le Portugal maintienne sa discipline budgétaire et ses réformes structurelles pendant les prochaines années».

Le Portugal bénéficie depuis mai 2011 d’un programme d’assistance de 78 milliards d’euros accordé par l’Union européenne et le Fonds monétaire international. En échange, il met en œuvre un sévère programme de rigueur afin de réduire ses déficits.

«Il est normal de s’interroger sur ce qui va arriver» à l’issue du programme en mai, «mais donner une réponse à l’heure actuelle relèverait de la pure spéculation», fait valoir M. Rehn.

Le Premier ministre, Pedro Passos Coelho, avait assuré à la mi-décembre que son gouvernement avait «créé les conditions nécessaires» permettant au pays de ne pas recourir à un deuxième plan de sauvetage...
more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

PORTUGAL • Les fruits amers de l'austérité

PORTUGAL • Les fruits amers de l'austérité | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Alors que l'Irlande sort du plan d'aide européen le 15 décembre, le Portugal et la Grèce restent sous la tutelle de la troïka. Les raisons de leur crise sont différentes.

Mais les trois pays souffrent d'une même absence de considération de la part de Bruxelles.

 

Au départ, l'Irlande devait bénéficier d'un programme de sauvegarde [une ligne de "crédit de précaution" pour sortir du plan d'aide], et les négociations irlandaises devaient nous guider vers les nôtres. Comme disait le vice-Premier ministre Paulo Portas, "mieux vaut être celte que grec".

Mais l'Irlande nous a filé entre les doigts : elle a décidé d'en appeler aux marchés, et nous avons perdu notre cicérone. On dit que c'est Dublin qui a décidé de prendre ce risque. Mais une autre version circule : l'Allemagne et la Finlande ont fait mine de tergiverser, et les Irlandais, qui bénéficient de taux acceptables sur les marchés, ont préféré ne pas risquer plusieurs mois supplémentaires d'incertitude. Voilà qui tend à confirmer que ces décisions dépendent moins des pays concernés par les plans d'aide, que de facteurs qui leur sont extérieurs.

Le gouvernement portugais a donc dû adapter son discours, avec la nouvelle thèse suivante : c'est la preuve que l'austérité fonctionne. Ainsi, si nous n'avons pas fait appel aux marchés en juillet, c'est parce que nous avons appliqué la recette de la troïka [UE-FMI-BCE, représentant les créanciers du Portugal] avec moins de rigueur que les Irlandais. Ou, ajoutent certains, parce que nous avons commencé les coupes trop tard.

 

Premier mensonge : l'austérité a porté ses fruits en Irlande. Le sauvetage de l'Irlande, que celle-ci a voulu refuser, avait pour seul objectif de sauver son secteur bancaire. Sur ce point, oui, il a fonctionné. Mais la situation financière irlandaise est bien loin du modèle défendu par la troïka. Alors que son plan d'ajustement a pris fin, l'Irlande affiche aujourd'hui une dette publique équivalente à la nôtre, une croissance médiocre et un déficit qui tourne autour de 8 %.

Si le Portugal cumulait ces mêmes indicateurs, nos taux d'intérêt dépasseraient allègrement les 6 % actuels. Mais l'Irlande peut se permettre de prendre le risque d'aller sur les marchés, car elle bénéficie de taux à 3,5 %. Et si les taux lui sont si favorables, c'est parce que, malgré l'austérité et le déséquilibre de ses comptes publics, Dublin affiche un volume d'exportations supérieur à 100 % de son PIB et jouit de facilités d'accès au marché financier nord-américain – tout cela grâce à l'anglais, que les Irlandais ont en commun avec les Etats-Unis.

Ainsi, le gouffre dans lequel l'Irlande était tombée - et où elle se trouve encore, à certains égards - n'est pas le résultat, comme la crise portugaise, de fragilités structurelles de l'économie aggravées d'abord par l'euro, puis par la crise financière internationale. Il est le résultat de ce vaste BPN [banque portugaise nationalisée après de nombreux scandales] qu'était devenu le système bancaire irlandais. De ce fait, la voie que prendra l'Irlande pour sortir de ce gouffre ne sera pas la même que la nôtre. Et, aussi nombreuses que soient dans ce pays les victimes de l'austérité, elle sera également plus facile....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

UNION EUROPÉENNE • Le marché juteux des visas Schengen

UNION EUROPÉENNE • Le marché juteux des visas Schengen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Des centaines de réfugiés économiques se noient en Méditerranée. Simultanément, Russes, Chinois ou Arabes fortunés acquièrent aisément un droit de séjour en Europe. Coup de projecteur sur un business qui passe souvent par un investissement immobilier.

 

Riga, 8 heures du matin. La file d'attente est déjà longue lorsque les guichets des services lettons de l'immigration ouvrent leurs portes. Une foule de Russes, de Kazakhs et de Chinois fortunés patientent avec leurs interprètes et leurs agents immobiliers, contrat de vente à la main.

Certains ne sont propriétaires en Lettonie que depuis quelques heures, bon nombre mettent pour la première fois les pieds dans la capitale et la plupart ne sont de toute manière que de passage. Tous n'attendent qu'une chose des autorités: un permis de séjour. Leur ticket d'entrée pour l'Europe. 

Le programme Residence Permit attire des milliers d'étrangers en Lettonie. Rares sont ceux qui élisent vraiment domicile dans le pays, mais chaque étranger acquérant un bien immobilier d'une valeur d'au moins 50 000 lats (70 000 euros) en province, ou de 100 000 lats dans la capitale, se voit octroyer un permis de séjour de cinq ans. Autrement dit, un accès libre à l'espace Schengen des 26 Etats européens. Cela fait trois ans que le gouvernement letton a adopté ce programme controversé pour sauver son marché immobilier, en grande difficulté. Aujourd'hui, d'autres pays européens suivent l'exemple de la république balte.


De l'argent contre un visa Schengen, voilà ce que proposent désormais les gouvernements de Grèce, d'Espagne ou de Hongrie pour attirer les capitaux étrangers. Cette initiative leur permet de contourner les sévères lois européennes sur l'immigration et les demandes d'asile. Elle laisse également songeur au plan éthique, comme nous le rappelle le triste destin de centaines d'Africain, morts noyés au large des côtes de Lampedusa.

La forteresse Europe ferme hermétiquement ses portes aux émigrés pauvres : au moins 2 000 personnes ont perdu la vie en Méditerranée depuis le début de l'année 2011, rapporte l'Agence des Nations unies pour les réfugiés. Certains gouvernements européens veillent toutefois à laisser une porte de derrière ouverte aux migrants plus fortunés. "C'est du cynisme, déplore Karl Kopp, représentant de l'ONG Pro Asyl au niveau européen. On repousse par tous les moyens ceux qui ont vraiment besoin de protection et on distribue des laissez-passer à ceux qui ont suffisamment d'argent." L'exemple letton inspire surtout les Etats financièrement fragilisés par la crise de l'euro...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Crise de la dette : La troïka au bord de l'implosion

Crise de la dette : La troïka au bord de l'implosion | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les désaccords entre la Commission européenne et le FMI sur la manière d’en finir avec la crise de la dette en Europe ne cessent de s’amplifier. Au point qu’à Bruxelles, on commence à envisger doucement son démantèlement.

Par Ludovic Lamant de Mediapart

 

 

Les “hommes en noir” de la Troïka sont en instance de divorce. Trois ans après sa création, hors de tout cadre juridique prévu par les traités européens, cet organe à trois têtes, censé piloter les programmes de réforme des pays menacés de faillite au sein de la zone euro, est parcouru de vives tensions. A tel point qu'à Bruxelles, le débat sur l'après-Troïka est lancé.

Mise sur pied à l'occasion du “sauvetage” de la Grèce en mai 2010, l'impopulaire Troïka travaille aujourd'hui avec les gouvernements de trois autres États membres de la zone euro : le Portugal, l'Irlande et Chypre. C'est elle qui établit la liste des économies, réformes structurelles et autres privatisations qu'un pays doit s'engager à réaliser, s'il veut obtenir, en l'échange, un mégaprêt pour lui éviter le défaut. Le FMI fournit également des conseils aux Européens sur la réforme du secteur bancaire espagnol.

En trois ans, cette structure au fonctionnement opaque est devenue le symbole d'une gestion autoritaire de la crise, où des capitales de la zone euro se trouvent mises au pied du mur, contraintes pour éviter la faillite à réaliser des réformes rejetées par bon nombre de citoyens.

En toute logique, cette Troïka se dissoudra quand les plans d'aide (les bail-out) seront arrivés à terme. Par exemple à l'horizon 2016 pour Chypre, si l'on en croit les échéances officielles. Problème : sur le terrain, l'embellie semble encore fragile (Irlande), voire carrément inexistante (Grèce). D'autres mégaprêts pourraient donc être nécessaires et faire durer le supplice. Les Européens et le FMI devraient discuter, cette fin de semaine à Washington, d'une nouvelle enveloppe d'aide à la Grèce.

 

Si Bruxelles n'ose pas avancer franchement sur ce dossier, c'est avant tout parce que les États membres, l'Allemagne en tête, n'ont pas envie d'ouvrir la boîte de Pandore. Car remplacer la Troïka reviendrait sans doute à donner davantage de pouvoirs encore à la Commission européenne, pour la transformer un peu plus en un “fonds monétaire européen” – un scénario pas forcément plus populaire aux yeux de nombre de citoyens sur le continent…

Pourtant, la tension enfle de tous côtés. Principale explication : le malaise croissant du FMI, qui cherche à limiter la casse et ne pas perdre ce qui lui reste de légitimité dans la gestion de crise. Au printemps 2010, c'est Berlin surtout qui avait poussé pour que l'institution de Washington, alors dirigée par Dominique Strauss-Kahn, intervienne. C'est même l'une des conditions fixées par le parlement allemand, le Bundestag, pour valider chaque plan d'aide qui se présente : il faut que le FMI s'implique lui aussi.....

 

 

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

La crise économique s'atténue en Espagne

La crise économique s'atténue en Espagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le PIB espagnol a reculé de 0,1 % au second trimestre, contre 0,5 % au premier trimestre.

 

La récession dans laquelle l'Espagne, quatrième économie de la zone euro, est plongée depuis deux ans a été plus modérée au deuxième trimestre, selon les chiffres définitifs publiés jeudi 29 août par l'Institut national de la statistique (INE).

Le PIB a reculé de 0,1 % par rapport au premier trimestre, a annoncé l'INE, un chiffre identique à celui avancé par la Banque d'Espagne, qui table comme le gouvernement sur un retour au vert au troisième trimestre.

L'Espagne, qui a replongé en récession mi-2011, a enregistré en 2012 une chute de 1,6 % de son PIB, plus importante que le 1,4 % précédemment annoncé, selon les chiffres officiels révisés, publiés jeudi. La croissance affichée jusque-là pour 2011 a été réduite, de 0,4 % du PIB à 0,1 %...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

J’écris d’en bas, de la partie effondrée de l’Espagne

J’écris d’en bas, de la partie effondrée de l’Espagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En 2008, enceinte de huit mois, l’écrivaine espagnole Cristina Fallarás a été licenciée par le journal où elle travaillait comme sous-directrice. C’était le début du commencement de la débâcle d’un pays où sombrerait une grande partie de ses concitoyens. En novembre 2012, Cristina a reçu une lettre de la banque : pour cause de non-paiement, celle-ci a démarré une procédure d’expulsion. La lauréate du prix Hammett 2012 du meilleur roman policier en langue espagnole décrit ici cette chute : «Raconter nous sauve», dit-elle, et elle détaille l’angoisse de ceux qui sont broyés par le système. Après avoir dû rendre les clés de son appartement le 25 juin, elle est aujourd’hui provisoirement hébergée chez un ami.

Je m’appelle Cristina Fallarás et je suis devenue l’expulsée la plus médiatisée d’Espagne. J’aurais préféré parler d’autre chose, mais l’époque et le pays imposent ce genre de sujet. Le mardi 13 novembre de l’an dernier, à 19 h 40, quelques heures avant le début de la deuxième grève générale de l’année en Espagne, un individu de la 20e chambre de Barcelone a sonné à la porte de mon appartement de la place Universidad. On entendait déjà les hélicoptères de la police, et les pétards des premiers piquets de grève qui mettaient toujours chez nous un petit air de fête. A l’instant précis où mon fils Lucas a ouvert la porte et dit «Maman, c’est un monsieur», j’ai cessé, je ne sais pas encore pour combien de temps, d’être écrivaine, journaliste et éditrice, pour devenir une expulsée qui pouvait témoigner par écrit, et argumenter devant une caméra. Un récit en direct, à la première personne, c’est pratique et ça fait mouche. La Sainte Trinité du journalisme : objet, sujet et analyse, trois en une.

Maintenant, lecteur, imaginez un terrain aussi grand qu’un pays, une surface genre pampa.

Arrêtez tout et allez-y, imaginez.

On y est ? Bon, alors regardez cette crevasse énorme, implacable et brutale, comme creusée par l’ongle d’un dieu déchirant la terre, elle coupe cette surface en deux. De la crevasse émane une haleine glacée, celle des Parques. Regardez encore : non moins soudainement une de ces deux parties (décrétons, pour des raisons sentimentales, qu’il s’agit de la partie gauche) s’effondre dans l’abîme et s’immobilise, suspendue dans le noir, entraînant tous ses habitants dans sa chute, stupéfaits, ahuris. Et rongés par la culpabilité.

L’autre partie de cette terre que vous avez imaginée, et que nous appellerons Espagne, est restée en haut, craignant d’encourir le même sort, l’attendant même, mais sous une forme moins grave : coupes claires dans les domaines de la santé, de l’aide sociale, des droits récemment acquis par les femmes, baisses de salaire… Leur mécontentement est compréhensible. Mais, en moins de temps que n’a mis le pays à déclarer que sa démocratie était aussi indestructible que frimeuse, les habitants du bloc effondré se sont vus privés de tout. Pour les rognures dont on a privé ceux d’en haut, ils donneraient volontiers santé et avenir....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Crise de la zone euro : La confrontation finale approche

Crise de la zone euro : La confrontation finale approche | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour la première fois depuis quatre ans, les dirigeants européens entament la saison estivale sans la crainte de trouver la zone euro en ruine à leur retour.

Mais, dans les mois à venir, de nouvelles réalités politiques, sociales et financières mettront une fois de plus à l’épreuve les compétences de l’UE en matière de gestion de crise.Par Tony Barber

 

 

A un mois de leurs traditionnelles vacances d’août, les dirigeants européens aimeraient sans doute, pour la première fois depuis quatre ans, profiter du soleil sans avoir à redouter un cataclysme imminent dans la zone euro. Les événements survenus la semaine dernière donnent quelques raisons d’être optimistes.

Après la crise qui a éclaté au Portugal la semaine dernière, avec la démission du ministre des Finances, il n’aura fallu que sept jours aux dirigeants du pays pour reprendre la maîtrise de la situation et calmer les marchés financiers. En Grèce – un pays qui, comme le Portugal, vit sous perfusion de l’aide internationale – les prêteurs trouvent le moyen de maintenir ouvert le robinet des aides d’urgence à destination d’Athènes en échange de réformes (certes encore inachevées).

Plus globalement, l’entrée de la Croatie dans l’UE, la décision d’entamer des pourparlers d’adhésion avec la Serbie et l’acceptation de la requête de la Lettonie d’intégrer la zone euro illustrent l’attrait que continue d’exercer l’unité européenne. Enfin, les derniers indices des directeurs d’achat, qui donnent une idée des perspectives du secteur privé, n’avaient pas été aussi favorables depuis mars 2012. L’Europe devrait sortir de l’ornière de la récession dans le courant du second semestre de cette année.

Aussi encourageants soient-ils, ces signes n’apportent aucune preuve tangible d’un quelconque affaiblissement de la crise, laquelle entre simplement dans une nouvelle phase. Les douze mois à venir apporteront leur lot de défis sur la scène politique, sociale et sur les marchés financiers qui, une fois de plus, mettront à l’épreuve les compétences de l’UE en matière de gestion de crise...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

La Grèce proche d'un accord avec l'UE et le FMI pour un nouveau prêt

La Grèce proche d'un accord avec l'UE et le FMI pour un nouveau prêt | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Athènes s'engage à licencier des 4000 fonctionnaires et à imposer plusieurs milliers de mutations vers d'autres services. Il devraitn en échange recevoir 8,1 milliards d'euros de prêts.

 

La Grèce a affirmé dimanche être proche d’un accord avec l’Union européenne et le FMI sur la réduction du nombre d’emplois publics, ouvrant la voie à la mise en place d’une nouvelle tranche de prêts de 8,1 milliards d’euros. «Des progrès très importants ont été réalisés» avait déclaré samedi soir le ministère des Finances après des discussions avec les créanciers de la Grèce, selon l’agence de presse ANA.  «Nous sommes tombés d’accord, il n’y aura pas d’autre réunion», sur l’épineuse question du licenciement de milliers de fonctionnaires, a ajouté un responsable ministériel.

Les experts de l’UE, de la Banque centrale européenne et du FMI réclament des gages à Athènes en matière de suppression d’emplois dans la fonction publique et de discipline budgétaire. Un accord avec les créanciers de la Grèce, réunis au sein de la troïka (EU-BCE-FMI) est indispensable avant la réunion de l’Eurogroupe lundi. Cet accord conditionne le déblocage d’une aide de 8 milliards d’euros, dont 6,3 milliards venant des Européens. Le FMI doit également décider avant la fin de juillet s’il contribuera à hauteur de 1,8 milliard d’euros.

 

La Grèce doit rembourser 6,6 milliards d’euros avant la mi-août. Pour rester sous perfusion, Athènes s’est engagée à supprimer 4000 emplois publics d’ici à la fin de l’année et à imposer des mutations à 25 000 agents de son administration pléthorique. Le gouvernement a ainsi proposé que des centaines d’enseignants participent à ce programme de mobilité vers d’autres services de l’état.....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Moyen Age européen, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique)

Moyen Age européen, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique) | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les politiques économiques imposées par la défense de l'euro sont-elles encore compatibles avec les pratiques démocratiques ?

 

La télévision publique grecque fut créée au lendemain d’une dictature militaire. Sans autorisation du Parlement, le gouvernement qui exécute à Athènes les injonctions de l’Union européenne a choisi d’y substituer un écran noir. Avant que la justice grecque suspende la décision, la Commission de Bruxelles aurait pu rappeler les textes de l’Union selon lesquels « le système de l’audiovisuel public dans les Etats membres est directement lié aux besoins démocratiques, sociaux et culturels de toute société ». Elle a préféré cautionner le coup de force, plaidant que cette fermeture s’inscrivait « dans le contexte des efforts considérables et nécessaires que les autorités fournissent pour moderniser l’économie grecque ».

Les Européens ont fait l’expérience des projets constitutionnels rejetés par le suffrage populaire et néanmoins entérinés. Ils se souviennent des candidats qui, après s’être engagés à renégocier un traité, le font ratifier sans qu’entre-temps une virgule en ait été changée. A Chypre, ils ont failli subir la ponction autoritaire de tous leurs dépôts bancaires. Une étape supplémentaire vient donc d’être franchie : la Commission de Bruxelles se lave les mains de la destruction des médias grecs qui n’appartiennent pas encore à des armateurs, dès lors que cela permet de licencier séance tenante deux mille huit cents salariés d’un secteur public qu’elle exècre depuis toujours. Et de tenir ainsi les objectifs de suppressions d’emplois dictés par la « troïka » à un pays dont 60 % des jeunes sont au chômage.

Cet acharnement coïncide avec la publication par la presse américaine d’un rapport confidentiel du Fonds monétaire international (FMI) qui concède que les politiques mises en œuvre en Grèce depuis trois ans se soldent par des « échecs flagrants ». S’agit-il d’une méprise uniquement imputable à des prévisions de croissance enjolivées ? Sans doute pas. D’après le décryptage que fait le Wall Street Journal d’un texte verbeux à souhait, le FMI admet qu’une « restructuration immédiate [de la dette grecque] aurait été meilleur marché pour les contribuables européens, car les créanciers du secteur privé ont été intégralement remboursés grâce à l’argent emprunté par Athènes. La dette grecque n’a donc pas été réduite, mais elle est dorénavant due au FMI et aux contribuables de la zone euro plutôt qu’aux banques et aux fonds spéculatifs  »....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Le FMI menacerait de suspendre son aide à la Grèce

Le FMI menacerait de suspendre son aide à la Grèce | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En raison d'inquiétudes sur le financement du plan de sauvetage à la Grèce, le Fonds monétaire international serait prêt à arrêter ses versement d'aide à la Grèce.

 

Nouvel ultimatum pour Athènes. Le Fonds monétaire international, inquiet à propos d'un trou de 3 à 4 milliard d'euros dans le plan sauvetage de 172 milliards prévu par les créanciers du pays, menacerait de suspendre son aide d'ici la fin du mois. C'est du moins ce qu'affirme, ce vendredi, le Financial Times qui cite des sources proches du dossier. En cause : le fait que des banques centrales  - notamment en France - auraient rechigné à mettre totalement en oeuvre le plan de restructuration de la dette tel qu'il était prévu. Les craintes du FMI sont en outre alimentées par les retards pris par les nationalisations en Grèce. Ce à quoi il faut ajouter les déboires du gouvernement Stournaras, vivement contesté pour avoir tenté de couper la télévision publique.

 

r, la Grèce attend le versement d'une tranche de 3,3 milliards d'euros d'aides à laquelle doit consentir la Troïka (UE, BCE et FMI), en mission dans le pays fin juin pour y achever son évaluation trimestrielle. Le président des ministres des Finances de l'Union européenne, Jeroen Dijsselbloem, a affirmé jeudi que ce financement ne devrait pas rencontrer de problème....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Rallumer la Grèce, éteindre Barroso « Je ne sais rien, mais je dirai tout

Rallumer la Grèce, éteindre Barroso « Je ne sais rien, mais je dirai tout | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

On le sait, le peuple grec est étranglé depuis quatre ans, depuis que la crise du crédit immobilier américain a débouché sur une crise financière mondiale qui a débouché sur un renflouement des banques à coups de centaines de milliards par les Etats (donc les contribuables, nous) qui a débouché sur une crise des dettes souveraines des Etats qui a débouché sur le problème de type grec (comme dirait Godard) qui est en fait un problème de type européen. Car au vu des budgets grecs et européens, l’Europe a très largement de quoi boucher la dette grecque qui représente un mini-trou en regard des richesses européennes (ou en regard des gouffres que sont la dette japonaise ou la dette américaine). Les Grecs comme les autres Etats européens pourraient d’ailleurs facilement rembourser leurs dettes et repartir de l’avant avec des taux à 1% mais au lieu de jouer ce qui devrait être son rôle auprès des Etats membres, la BCE prête à 1% aux banques qui prêtent à 4% voire 6% voire 8% voire 12% aux Etats.

Bref, on ne prête qu’aux riches et les banques se goinfrent sur le dos des Grecs, Espagnols, Portugais, etc. Mais ça ne suffisait pas d’affamer les Grecs et de les virer de leurs jobs et de leurs logements, on a aussi décidé de couper leur télé publique...

 

L’Europe, c’est une magnifique idée et on y croit toujours, mais pas celle du libéralisme, de la rigueur mortelle pour les peuples, des égoïsmes nationaux, de la concurrence fiscale et sociale, des paradis fiscaux, bref, pas celle de Merkel, de Cameron, des institutions bancales et incomplètes, de la commission européenne non élue et de son président José Manuel Barroso.  Tiens, Barroso, il vient de perdre une immense occasion de fermer sa gueule de laquais des banques et de larbin des anglosaxons. L’Europe, grâce à la France (mais oui, pour une fois qu’on peut féliciter Hollande et le gouvernement, allons-y gaiement), vient d’obtenir une belle victoire existentielle et politique : exclure l’audiovisuel (dont le cinéma) des négociations commerciales avec les Etats-Unis. Victoire de l’exception culturelle arrachée aux tenants de la seule et toute puissante loi du marché. Victoire d’une certaine idée du modèle européen face au « tout-pognon all business » américain. Victoire soutenue par la grande majorité des parlementaires européens représentant les peuples européens. Et Barroso se permet de chier dans la colle en traitant la position française de « réactionnaire » ! Mais de quoi ! José Manuel Barroso, vous n’êtes pas élu, vous n’avez aucune légitimité à vous exprimer ainsi, crachant sur une décision collective européenne, soutenue par les élus européens et par les peuples européens. Depuis dix ans, vous n’avez strictement rien foutu pour le bien commun européen, vous n’avez fait que profiter des avantages d’une position prestigieuse, et par votre phrase sur la France et l’exception culturelle, vous terminez votre mandat en trahissant l’Europe, ses élus et ses peuples. C’est à cause de gens comme vous et de vos politiques économiques criminelles que les peuples souffrent. Vous avez fait tant de mal et si peu de bien qu’on a envie de vous dire la même chose que Jean-Christophe Cambadélis, mais en moins poli : fermez votre gueule et barrez-vous !

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Manifestations dans 28 villes espagnoles contre les mesures d'austérité

Manifestations dans 28 villes espagnoles contre les mesures d'austérité | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le gouvernement Rajoy souhaite récupérer 150 milliards d'euros d'ici à 2014 grâce à un plan de rigueur sans précédent, qui suscite des manifestations de masse.

 

Au son des tambours et des sifflets, les manifestants ont défilé dans les rues du centre de la capitale espagnole sous un soleil de plomb, agitant des drapeaux aux couleurs rouge et blanc des syndicats, et brandissant des pancartes sur lesquelles était écrit : "L'austérité ruine et tue" et "Les coupes budgétaires sont du vol".

"Nous espérons que le gouvernement réalise que l'on ne peut pas inverser la situation avec des coupes, des coupes et encore des coupes [budgétaires]. Il est temps de changer de cap et de faire davantage pour nourrir la croissance", a déclaré Diana Rodriguez, 47 ans, ancienne guichetière dans une banque, au chômage depuis presque deux ans.

"Le gouvernement doit changer de cap. Il est évident que le chemin sur lequel ils nous emmènent va juste nous enfoncer encore plus dans cette pagaille", a averti Carlos Lago, un fonctionnaire de 32 ans, qui portait un panneau où était inscrit : "Sans pain, il n'y a pas de paix." Les manifestations ont eu lieu simultanément dans 28 autres villes, dont Barcelone, seconde ville du pays, et Vigo, plus grande ville de Galice, au bord de l'Atlantique...

 

Le gouvernement Rajoy a fait le vœu de récupérer 150 milliards d'euros d'ici à 2014 grâce à un plan de rigueur sans précédent, qui a suscité des manifestations de masse. L'économie espagnole, quatrième de la zone euro, s'est rétractée de 0,5 % lors des trois premiers mois de 2013, sa septième baisse trimestrielle consécutive. Le chômage a atteint le taux record de 27,16 % de la population active, son plus haut niveau depuis la restauration de la République espagnole après la mort du général Franco en 1975.

more...
No comment yet.