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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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ROYAUME-UNI • Lobbying : deux députés se font piéger par des journalistes

ROYAUME-UNI • Lobbying : deux députés se font piéger par des journalistes | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Deux parlementaires britanniques sont dans l'embarras après avoir été filmés par une caméra cachée en train de proposer leurs services de lobbying à des représentants d'une société chinoise fictive. En réalité, ils avaient affaire à des journalistes du Daily Telegraph.

 

ilmé en caméra cachée, Rifkind aurait dit aux "hommes d’affaires" qu’il pourrait "leur être utile en leur ouvrant les portes de n’importe quel ambassadeur britannique". Quant à Straw, il se serait notamment vanté que ses activités de lobbying dans le passé avaient déjà porté leurs fruits : pour une société de marchandises, il avait réussi à obtenir "en toute discrétion" la modification d’un texte de loi de l’Union européenne, en échange de 60 000 livres [82 000 euros] par an.

C'est notamment cette "discrétion" qui pose problème. Si toucher des revenus en complément de la rémunération de député n’est pas illégal en soi, "les députés devraient être entièrement transparents" sur ces revenus et ils ne devraient pas "utiliser des ressources parlementaires – dont les locaux – pour leurs activités commerciales privées", rappelle The Daily Telegraph.

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Klaus Iohannis, le nouveau président roumain: un «Allemand» qui veut faire de la Roumanie un pays «normal»

Klaus Iohannis, le nouveau président roumain: un «Allemand» qui veut faire de la Roumanie un pays «normal» | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les électeurs ont voulu protester contre la corruption qui mine l'Etat, mais aussi contre la pauvreté d’un pays à la traîne dans l’Union européenne.

 

En élisant Klaus Iohannis à la présidence de la République, dimanche 16 novembre, les Roumains ont manifesté leur rejet des vieux caciques de la politique, héritiers de l’ancien régime. Au deuxième tour de l’élection présidentielle, ils ont voté à plus de 55% pour un homme qui représente à lui tout seul deux minorités du pays: Klaus Iohannis fait partie de la petite communauté d’origine allemande en Roumanie (36.000 personnes, soit moins de 0,3% de la population) et il est de confession luthérienne dans un pays à majorité orthodoxe.

C’est une rupture en Roumanie.

Depuis la révolution de palais qui mit fin au régime policier du couple Ceausescu en décembre 1989, la nomenklatura post-communiste avait réussi à contrôler le pouvoir même si une forme d’alternance sauvait les apparences de la démocratie. Le Premier ministre, Victor Ponta, est membre du Parti social-démocrate qui a succédé au Parti communiste. Au premier tour, qui a eu lieu le 2 novembre, il était arrivé largement en tête des quatorze candidats alors en lice. Avocat, spécialisé dans les affaires de corruption, il est réputé pour ne pas avoir été très regardant sur ses fréquentations. Il était soupçonné de vouloir reprendre en main la justice après avoir nommé une jeune femme tenace à la tête de l’administration anticorruption (DNA) qui a pris son rôle trop au sérieux. De nombreux anciens cadres du parti au pouvoir ont été convoqués.

Klaus Iohannis doit son succès à la forte mobilisation des électeurs. La participation a augmenté entre les deux tours. Les jeunes se sont particulièrement mobilisés et les Roumains de l’étranger ont pu voter plus facilement qu’au premier tour où les consulats se sont laissé déborder par l’afflux des électeurs. L’opposition libérale soupçonnait les autorités d’avoir sciemment organisé le désordre.....

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Ça sent le roussi pour Rajoy

Ça sent le roussi pour Rajoy | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le scandale politico-financier qui entoure l’ex-trésorier du Parti populaire, entendu ce lundi par les juges, se rapproche un peu plus de Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol. Alors que l’opposition réclame sa démission, Rajoy a déclaré qu’il irait jusqu’au bout de son mandat.


La pression monte autour de Mariano Rajoy, le président du gouvernement espagnol. Luis Bárcenas, l’ancien trésorier du Parti populaire (PP, droite conservatrice), le parti de Rajoy, a été entendu à huis clos une bonne partie de la journée par le juge Pablo Ruz dans le scandale du financement occulte du PP. Et les informations qu’il détient font trembler toute la droite espagnole. Le quotidien espagnol El Mundo titrait ce matin : « Bárcenas va révéler aujourd’hui au juge Ruz 19 années de comptabilité du PP ». De nombreux membres du PP auraient reçu des compléments de salaire, avec de l’argent issu de la corruption. Selon les agences de presse espagnoles EFE et Europa Press, Bárcenas aurait déclaré au juge avoir remis, en 2010, 25 000 euros en billets de 500 euros à Mariano Rajoy, au pouvoir depuis décembre 2011, et à María Dolores de Cospedal, la secrétaire générale du PP depuis 2008, sans toutefois pouvoir en apporter de preuve.

Démission

Une affaire de fonds secrets qui suscite l’ire des Espagnols, alors que le taux de chômage frôle les 27 % (voire plus de 56 % chez les jeunes) et que les expulsions locatives se multiplient. Alfredo Pérez Rubalcaba, le secrétaire général du PSOE, le parti socialiste espagnol, a réclamé hier la démission de Mariano Rajoy, comme il l’avait déjà fait en février 2013. Mais cette fois, le PSOE a annoncé aussi « rompre toutes relations avec le PP » et a appelé à « une concertation entre les partis d’opposition pour définir une stratégie commune contre le président. » Rubalcaba aurait ainsi rencontré Josep Antoni Duran i Lleida, le porte-parole de CiU, une fédération de partis politiques catalans de centre-droit.

Il en faut plus pour déstabiliser Mariano Rajoy, habile dans l’art de la passe. Droit dans ses bottes, le président du gouvernement espagnol a refusé toute démission. « L’État de droit ne se soumet pas au chantage. », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse commune avec Donald Tusk, son homologue polonais en visite en Espagne. Avant d’ajouter qu’il irait jusqu’au bout de son mandat...

 

 

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Radio Prague - Coup de filet au siège du gouvernement, le Premier ministre dans la tourmente

Radio Prague - Coup de filet au siège du gouvernement, le Premier ministre dans la tourmente | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

C’est un coup de filet sans précédent auquel a précédé la police tchèque dans la nuit de mercredi à jeudi. Une opération d’envergure qui pourrait avoir d’importantes retombées politiques. En effet, l’Unité de lutte contre le crime organisé (ÚOOZ) est intervenue au siège du gouvernement et a interpellé plusieurs responsables politiques. Selon les informations disponibles jeudi en début d’après-midi, cette opération policière, qui constitue une première historique de par son envergure et le lieu de l’intervention, concernerait également le Premier ministre Petr Nečas.

 

Selon les médias tchèques, qui citent « une source bien informée », les détectives de l’ÚOOZ ont procédé à une descente non seulement au siège du gouvernement, mais aussi au Ministère de la Défense et au siège de l’institution en charge des forêts du pays. Plus concrètement, au moins quatre personnes auraient été interpellées. Il s’agit de l’ancien chef du club parlementaire du parti civique démocrate (ODS) Petr Tluchoř, l’ancien ministre de l’Agriculture Ivan Fuksa, lui aussi membre de l’ODS, dont le Premier ministre est le leader, et la directrice du cabinet de ce dernier, Jana Nagyová. L’ancien chef du Service de renseignement militaire et actuel directeur de l’Administration des réserves matérielles publiques, Ondřej Páleník, figurerait également dans le groupe des interpellés. Préparée depuis déjà deux ans, la descente de la police aurait été accélérée en raison notamment des fuites de certaines informations. Journaliste de l’hebdomadaire Respekt, Jaroslav Spurný s’est exprimé sur cette situation : « La raison concrète de cette opération n’est pas encore connue. Dans tous les cas, il s’agit d’une grande intervention, avec quelque 400 policiers déployés. Je sais que d’autres opérations de ce type devraient être menées jusqu’à samedi matin à d’autres endroits également. D’après mes sources, il serait question de l’affaire étroitement liée aux ‘parrains pragois’. »...

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Corruption : Transparency International pointe le niveau «décevant» de la zone euro

Corruption : Transparency International pointe le niveau «décevant» de la zone euro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L'Italie et la Grèce sont, respectivement, 72e et 94e au classement mondial que publie l'ONG Tranparency International. Danemark, Finlande et Nouvelle-Zélande se partagent la première place. La France est 22e, l'Allemagne 13e.

 

La corruption continue de faire des ravages dans le monde et touche en zone euro les pays les plus affectés par la crise, Grèce et Italie notamment, dont le classement se détériore, indique Transparency International dans son rapport annuel publié mercredi. Qui pointe notamment un niveau de corruption «décevant» en zone euro «dans les pays les plus affectés» par la crise économique et financière.

Cette année, l'Italie et la Grèce sont respectivement 72e et 94e, n'obtenant que 42 et 36 points, et perdent respectivement 3 places et 14 places par rapport au classement précédent, indique Transparency, qui a son siège à Berlin. L'Italie affiche ainsi un niveau équivalent à la Tunisie (41 points), tandis que la Grèce égale celui de la Colombie.

Parmi les pays récemment frappés par la crise de la dette, l'Irlande (25e), l'Espagne (30e) et le Portugal (33e) obtiennent des scores supérieurs à 60 points. Moins durement touchées par la crise, l'Allemagne et la France se classent respectivement 13e et 22e, avec des notes supérieures à 70.

Transparency recommande une nouvelle fois à l'UE «d'accentuer les efforts pour prévenir la corruption au sein des institutions publiques».

Le Danemark, la Finlande et la Nouvelle-Zélande se partagent la première place des pays les plus vertueux avec des scores de 90. Japon et Royaume-Uni se classent 17e ex-aequo, juste devant les Etats-Unis qui sont 19e....

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Les Espagnols en ont assez des "chorizos"

Aucun parti et aucune région ne sont épargnés par les scandales de corruption ou de fraude qui pullulent en Espagne. En cause : l'impact du boom immobilier, à l'origine de tous les maux du pays.

 

Francisco Correa se faisait surnommer "Don Vito", en référence au film Le Parrain. Il est sorti le 11 juin de la prison de Soto del Real, après plus de trois ans de détention préventive, sans avoir encore été jugé. Cet homme d'affaires espagnol est considéré comme le cerveau du grand scandale politico-financier baptisé l'"affaire Gürtel". Il est accusé d'avoir arrosé de pots-de-vin pendant dix ans des élus du Parti populaire en échange de l'adjudication de contrats de travaux publics et d'organisation d'événements d'envergure tels que la visite du pape à Valence en 2006. L'enquête judiciaire continue toujours.

En revanche, le 18 juin, le procès de l'"affaire Malaya", un immense réseau de blanchiment d'argent et de corruption urbanistique à Marbella, en Andalousie, a enfin commencé, après sept ans d'instruction. Le procureur a demandé un "verdict exemplaire" pour ce qui fait figure de symbole de la corruption municipale. En 2006, le nombre de personnes impliquées avait conduit le conseil des ministres à ordonner la dissolution du conseil municipal. Et, aujourd'hui, sur le banc des accusés, on trouve aussi la célèbre chanteuse de copla Isabel Pantoja.

Aucun parti et aucune région ne sont épargnés par les scandales de corruption, abus de biens sociaux ou fraude qui pullulent en Espagne. A Alicante, des voyages, voitures de luxe et "traductrices roumaines" ont été payés avec les fonds destinés au ramassage des ordures dans l'"affaire Brugal".....

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ROUMANIE • Dan Diaconescu, de la télé poubelle à la politique choc

ROUMANIE • Dan Diaconescu, de la télé poubelle à la politique choc | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le patron de la chaîne privée OTV, célèbre pour ses émissions racoleuses, a fondé l'an dernier son propre parti, le Parti du peuple. Celui-ci connait un succès fulgurant.

A quelques semaines d'échéances électorales importantes, les sondages lui sont très favorables, ce qui inquiète le quotidien România Libera.

 

S'il n'existait pas déjà, il est certain que quelqu'un inventerait une formation avec les aspirations et le profil du Parti du peuple [PPDD, qui se déclare centriste, créé en 2011 par Dan Diaconescu]. La preuve en est la prévision, dans les derniers sondages, des résultats électoraux de cette formation politique du patron d'OTV [chaîne de télévision privée, très en vogue en Roumanie] : les intentions de vote se situeraient entre 12 % et 14 %, soit plus que le Parti démocrate libéral (PDL, au pouvoir). Cela signifie que le parti de Diaconescu ne pourra pas être évité dans les négociations pour la passation du pouvoir de 2012 [les élections locales sont prévues le 10 juin et les élections législatives en novembre]. Nous pourrions nous retrouver avec des hommes proches de Diaconescu à des postes clés du gouvernement. Mais qui sont les leaders du PPDD ? Il s'agit essentiellement d'hommes d'affaires douteux, de fonctionnaires malhonnêtes, carriéristes notoires ou personnages mondains....

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Bulgarie: Bojko Borisov, le Gerb au pouvoir | Bakchich

Bulgarie: Bojko Borisov, le Gerb au pouvoir | Bakchich | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Malgré les scandales, les affaires de corruption ou les soupçons de collusion avec la mafia, le Premier ministre bulgare semble indéboulonnable.

Depuis le discours de Sarko Ier à Villepinte, la France Forte a découvert ébahie que l'espace Schengen ne serait en fait qu'un énorme gruyère, laissant se faufiler chaque jouer flots d'immigrants et de contrebandiers en tout genre. Et le candidat président a laissé entendre qu'un nouveau trou béant ne va pas tarder à s'ouvrir: la Bulgarie et sa frontière avec la Turquie, portes ouvertes aux cargaisons venues de cet Orient si compliqué et anxiogène Irak, Afghanistan, Pakistan voire Chine. Sofia continue de négocier son adhésion à Schengen après avoir, malgré la longue opposition de Sarkozy et Merkel, été intégré à l'Union Européenne.

Classé parmi les pays les plus pauvres et corrompus d'Europe, la Bulgarie n'a pas, ces derniers temps, reçu que l'hommage du chef d'Etat Français…

 

Le Gerb, allié de l'UMP au parlement européen au sein du PPE (parti populaire européen) a remporté l'élection sans que l'UE, Sarkozy ou les Etats-Unis n'en disent un mot, sans doute fascinés par le véritable patron du pays: le Premier Ministre Bojko Borisov, indéboulonnable Premier ministre depuis juillet 2009, boss du Gerb et misogyne notoire. «ll n’y a pas de lesbiennes en Bulgarie, juste des femmes qui n’ont pas encore rencontré Bojko», assure une blague populaire. Tout un programme....

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DÉMOCRATIE • Que faire de cette Espagne rongée par la corruption ?

DÉMOCRATIE • Que faire de cette Espagne rongée par la corruption ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les affaires ne cessent de se multiplier au sein des deux principaux partis. La dernière en date a conduit la ministre de la Santé, Ana Mato, à démissionner le 26 novembre. Cette gabegie fait le jeu du nouveau mouvement de gauche Podemos, issu de la mobilisation des Indignés.

 

Filesa, Naseiro, Roldán, Gürtel, Bárcenas, Nóos, Pujol, Púnica… On pourrait raconter toute l’histoire de l’Espagne de ces dernières décennies rien qu’à partir des affaires de corruption (lire encadré). La toute dernière vague d’arrestations a remis le problème sous les feux des projecteurs, occultant la perspective temporelle.

Nous, individus, pouvons avoir la mémoire qui flanche, les archives de la presse, non. Et le diagnostic est sans appel : l’Espagne est atteinte de corruption aiguë. Reste une question : Docteur, y a-t-il un traitement ? Juges, sociologues, associations de lutte contre la corruption et politiciens eux-mêmes semblent penser qu’il existe bien un remède à ce mal qui, en Espagne, ne paraît pas conjoncturel, mais bien structurel. Les chiffres sont éloquents : le Conseil général du pouvoir judiciaire (CGPJ) a recensé 1 661 instructions en cours en 2013, dans les différentes instances de la justice espagnole, pour des délits de corruption.

Environ 500 personnes sont emprisonnées, mises en examen ou visés par une enquête pour ce type d’accusations. Et à en croire une étude menée l’année dernière par des experts de l’université de Las Palmas [Canaries], la corruption a un coût annuel de 40 milliards d’euros. Une brève série statistique qui permet de comprendre pourquoi les Espagnols, dans la dernière enquête du CIS [Centre d’enquêtes sociologiques], placent la corruption au deuxième rang de leurs préoccupations : 42,3 % des personnes interrogées la considèrent comme le plus grave problème du pays, juste après le chômage.

S’il est difficile de déterminer précisément l’origine du mal, la combinaison entre un cadre légal déficient, l’insuffisance des moyens alloués et un certain laxisme général aura incontestablement offert un terreau de choix aux malversations dans le monde politique, la fonction publique et les milieux d’affaires....

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Union Européenne : la grande misère des lanceurs d’alerte | Bakchich

Union Européenne : la grande misère des lanceurs d’alerte | Bakchich | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Transparency International fait le point sur la protection des whistleblowers dans l’Union. Pas brillant.

Mark Worth, un activiste diplômé en journalisme par l’université de Floride et en engineering par l’Institut de Technologie du même état américain a rejoint en 2012 l’ONG Transparency International en qualité de coordinateur du programme d’alerte éthique. Il vient de se pencher avec le soutien financier de la Commission Européenne, sur la protection juridique dont bénéficient les lanceurs d’alerte à l’intérieur de l’Union Européenne (Whistleblowing in Europe : Legal Protections for whistleblowers in the UE ».)

 

 

Son rapport qui vient de paraître n’est pas de nature à susciter des vocations chez les citoyens européens confrontés à la précarité croissante et au triomphe de la cupidité, et qui voudraient dénoncer les faits de corruption ou les pratiques illicites dont ils pourraient avoir directement et personnellement connaissance au sein du Vieux Continent.  


En gros et selon une nomenclature de 15 facteurs explicitement présentée dans son étude, les législations des états de l’union se répartissent en 3 catégories : 

 

- ceux (4 états)  qui possèdent un cadre juridique suffisamment protecteur pour les lanceurs d’alerte tant du secteur public que du privé ;

- ceux - les plus nombreux - (16 états) dans lesquels existent des éléments de protection encore insuffisants ; 

- ceux enfin (7 états) dans lesquels il n’est pas recommandé de dénoncer les agissements fautifs ou criminels dont on pourrait avoir connaissance. 

 

On est surpris de constater dans cette troisième catégorie la présence de la Finlande, qui, faute d’une législation adaptée, s’en remet au civisme atavique de ses concitoyens pour éviter au pays de sombrer dans les affres de la corruption. 

Pour les autres (Bulgarie, Grèce, Lituanie, Portugal, Slovaquie et Espagne), cette troisième marche du podium (ceci) explique probablement cela (l’explosion des pratiques de corruption) : nous avons par exemple, avec un peu d’avance sur les experts économiques patentés, dit dans ces colonnes, à quel point le cocktail explosif d’élus locaux et de promoteurs immobiliers corrompus jusqu’à la moelle, de règles d’urbanisme parfois dignes du Wild West et de banquiers avides a été déterminant pour expliquer l’intensité des  crises immobilière et banquière ibériques.

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Europe centrale : La corruption a la peau dure

Europe centrale : La corruption a la peau dure | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Près de dix ans après leur adhésion à l’UE, certaines pratiques douteuses perdurent dans plusieurs pays de l’ancien bloc communiste.

 

Les pressions de Bruxelles ne semblant pas être efficaces, le changement devra venir des Etats concernés, estime un correspondant basé à Varsovie. Par Jan Hunin

 

 

Petr Nečas, Premier ministre tchèque, a fini par démissionner. Il a présenté sa démission lundi après-midi [le 17 juin], cinq jours après la révélation du plus gros scandale de corruption dans l’histoire récente du pays.

Manifestement, Petr Nečas aurait préféré que les choses se passent différemment. Ces derniers jours, il avait fait comprendre qu’il n’avait rien à se reprocher et qu’il resterait en poste, quoi qu’il en soit.

Pourtant, il devrait s’estimer heureux. Il y a quelques semaines, un de ses anciens homologues, le Premier ministre slovène Janez Janša, a été condamné par un tribunal de Ljubljana à deux ans de prison. Il est soupçonné d’avoir accepté un pot-de-vin pour l’acquisition de véhicules blindés finlandais. Les similitudes sont frappantes entre cette affaire et le scandale de corruption en République tchèque. Dans ce cas également, des commandes de l’armée ont rapporté un pactole.

Des initiatives anti-corruption, enfin

Non loin de là, la situation n’est pas meilleure. En Croatie, un pays qui dans deux semaines deviendra membre de l’Union européenne, l’ancien Premier ministre, Ivo Sanader, est en prison en attendant d’être jugé. Il risque plus de dix ans de prison.

Les problèmes auxquels sont confrontés ces anciens Premiers ministres sont à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Une bonne nouvelle, parce que près de dix ans après l’élargissement de l’Union européenne à l’Est, des initiatives sont enfin prises pour lutter contre la corruption. Car la République tchèque, la Slovénie et la Croatie ne sont pas des exceptions.

Dans d’autres pays de l’ancien bloc de l’Est, la justice s’est enfin mise en marche, lentement, mais sûrement, contre le crime organisé. Même les pays qui ont très mauvaise réputation, comme la Roumanie et la Bulgarie, ont pris des initiatives qui étaient inconcevables il y a encore quelques années. Au fil des derniers mois, pas moins de trois ministres ont été mis en examen.

La mauvaise nouvelle, c’est que ces problèmes témoignent de la lenteur avec laquelle on vient à bout des vieilles habitudes. Les nouveaux États membres ont certes adapté leur législation aux souhaits de Bruxelles, mais souvent, ils ne l’appliquent pas. Ce comportement est un héritage du communisme. La corruption était alors une composante naturelle de la vie sociale....

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SLOVÉNIE • Un peuple en colère

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Naguère considérée comme le pays le plus stable de la région, la Slovénie s’enfonce dans la crise et le clientélisme politique. La contestation qui a commencé dans la ville s'est propagé à tout le pays.

Le 27 février, après la chute du Premier ministre Janez Jansa, Alenla Bratusek, chef du parti  de centre-gauche, prend la tête du nouveau gouvernement.

 

Maribor a toujours eu la réputation d’être une ville où il ne se passait rien. Le taux d’abstention aux élections y était plus élevé qu’ailleurs, ses habitants ne s’engageaient pas particulièrement dans la vie sociale ou politique. Comment est-il possible qu’en une seule semaine 20 000 personnes aient défilé sur la place de la Liberté, brandissant des pancartes contre le maire de la ville, jetant des œufs, des chaises et des cocktails Molotov sur l’hôtel de ville ? On n’en revient toujours pas. D’autant plus que, comme dans une sorte d’extase généralisée, le pays tout entier est descendu dans la rue en signe de solidarité avec Maribor.En vingt ans d’indépendance, c’est un fait sans précédent. On parle même de “l’insurrection de Maribor” comme d’un événement historique. Mais quelles en sont les causes ?

La première est la décision du maire de Maribor, Franc Kangler, d’installer des radars fixes à tous les carrefours importants de la ville. En quelques jours seulement, ils ont enregistré 70 000 infractions – autant d’amendes à payer pour une population qui accuse déjà durement le coup de la crise économique. Qui plus est, les radars ont été installés à des endroits où il était le plus facile de prendre les automobilistes en faute, et non pas à proximité des écoles, par exemple. Mais ce n’est pas tout.Le droit de concession des radars a été accordé à une entreprise privée. La majorité des amendes (environ 93 %) a été encaissée par cette entreprise, qui avait promis de renouveler le système des feux rouges. Ainsi, le maire a réussi une mission impossible, à savoir privatiser l’Etat.

Les premiers signes de contestation n’ont pas tardé, et on a commencé à trouver des radars incendiés à Maribor.L’affaire de la privatisation des radars n’était que la dernière en date. Maribor a sauté à pieds joints dans le système du capitalisme néolibéral...

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L'OCDE épingle la France dans la lutte contre la corruption : Tendances Politiques

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L'OCDE épingle la France dans la lutte contre la corruption
La justice française se laisse-t-elle aller lorsqu'il s'agit de lutter contre la corruption des fonctionnaires étrangers par des entreprises françaises? C'est en tout cas ce qu'il ressort d'un pré-rapport confidentiel de l'OCDE que s'est procuré le Canard Enchaîné.
http://www.tendances-politiques.com/blog/view/10053/locde-epingle-la-france-dans-la-lutte-contre-la-corruption

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BULGARIE • Il faudra plus qu'un coup de peinture avant d'entrer dans Schengen

BULGARIE • Il faudra plus qu'un coup de peinture avant d'entrer dans Schengen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'adhésion du pays à la zone de libre circulation a été reportée à cause du manque de progrès dans la lutte contre la corruption et la criminalité organisée. Sofia se targue pourtant d'avoir rempli toutes les conditions.

Ce n'est pas exactement le cas, comme l'atteste cette enquête de Troud.

 

"Une petite couche de peinture nous sépare encore de Schengen." C'est avec ces mots que le Premier ministre a évoqué notre adhésion à l'espace de libre circulation il y a un an. Ce jour-là, Boïko Borissov a vu rouge lorsqu'une journaliste autrichienne lui a demandé si la Bulgarie était vraiment prête, vu que le pays est considéré comme le plus corrompu et le plus criminalisé de toute l'Union européenne (UE). "Notre frontière est mieux gardée que celle de nombreux autres pays de l'UE", s'était-il énervé, en expliquant qu'il ne restait plus que "quelques bricoles" à accomplir avant de remplir toutes les conditions, comme le "rafraîchissement de la peinture d'un immeuble administratif" – allusion au centre d'accueil d'immigrés clandestins à la frontière turque.

Depuis, ce centre a été repeint et il est fonctionnel ; mais l'entrée de la Bulgarie dans l'espace Schengen a été, une fois de plus, reportée. [Le 2 mars, face au veto persistant des Pays-Bas, les dirigeants de l'UE ont une nouvelle fois repoussé la décision, à septembre 2012.]...

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Italie : Umberto Bossi démissionne de la direction de la Ligue du Nord

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L'ex-allié de Silvio Berlusconi est mis en cause dans une affaire de détournements de fonds.

 

M. Bossi a présenté sa "démission irrévocable" de son poste de secrétaire général au cours d'une réunion de la direction de ce parti implanté dans le Nord, qui s'est tenue dans l'après-midi à Milan, selon les médias italiens. M. Bossi, fondateur de ce mouvement fédéraliste et hostile aux immigrés, dont l'appui était indispensable à Silvio Berlusconi lors de son dernier mandat (2008-2011), a été toutefois nommé président du mouvement, un poste taillé sur mesure et surtout honorifique...

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