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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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La justice européenne se prononce contre le «tourisme social» - Information - France Culture

La justice européenne se prononce contre le «tourisme social» - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La Cour de Justice de l'Union européenne établit un lien direct entre le droit de séjour et le droit à bénéficier des prestations sociales dans un pays. Dans un arrêt rendu mardi 11 novembre, elle statue que les Etats membres ne sont pas tenus d'octroyer des prestations sociales à des immigrés intracommunautaires qui ne cherchent pas de travail. 


La Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE) avait été saisie par une Roumaine, Elisabeta Dano. Avec son fils, elle vit chez sa sœur à Leipzig depuis 2010 et s’est vue refuser les aides sociales par l’Agence pour l’emploi allemande, au motif qu'elle ne cherchait pas activement du travail. La justice européenne a suivi la décision du tribunal de Leipzig, estimant qu'elle état conforme à la directive européenne sur la libre circulation. Cela confirme l’avis de l’avocat général de la CJUE, Melchior Wathelet. En mai dernier, il avait estimé que la décision de l’Allemagne permettait « d’éviter les abus et une certaine forme de « tourisme social  », reprenant l'expression de ceux qui énoncent un abus du principe de libre circulation entre États membres de l'Union européenne....


Cette décision n'apporte rien à l'état actuel du droit sur les conditions d'accès aux prestations, mais « ce qui est nouveau c'est l'argumentaire de la lutte contre le "tourisme social". Symboliquement cela valide le diagnostic porté par une partie du spectre politique qui fait de la libre circulation des personnes un problème. C'est inquiétant par ce que cela révèle d'un climat», estime Antoine Math, chercheur à l'IRES et spécialiste de la protection des droits sociaux au Gisti.....

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Les Inrocks - Pourquoi les pays les plus touchés par la crise n’ont pas voté en masse pour l’extrême-droite?

Les Inrocks - Pourquoi les pays les plus touchés par la crise n’ont pas voté en masse pour l’extrême-droite? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Drôle de paradoxe. Alors que l’Europe du sud est soumise à un régime drastique d’austérité depuis 2009, c’est le Royaume-Uni, le Danemark, l’Autriche ou encore la France qui ont porté les partis eurosceptiques au Parlement européen dimanche 25 juin. Soit des pays dont le PIB vole bien plus haut que celui de leurs voisins méditerranéens.

 

Pourtant les Portugais avaient de quoi pester. Sous tutelle de la troïka – Commission européenne, la banque centrale et le FMI – jusque début mai, le petit pays est dans une situation critique malgré les rumeurs de reprise économique. Un chômage à 15% (35% chez les jeunes), le départ annuel d’environ 100 000 personnes depuis le début de la crise, une mortalité est en hausse…

En Espagne ou en Grèce, même chose. Fin mai, les agences de notation ont relevé les notes de la dette à long terme de Madrid (de “BBB -” à “BBB” selon Standard & Poor’s), sortie de la tutelle de la troïka en janvier, et d’Athènes (“B-” à “B” selon Fitch). Une embellie économique loin d’être ressentie par les habitants. Après deux ans de récession en Espagne et six en Grèce, plus d’un quart de la population active est au chômage, plus de la moitié des jeunes (61% à Athènes) sans emploi, et le taux de pauvreté fixé aux alentours de 23 %.

  

Mais les scrutins de ces pays du sud ont donné gagnant les partis traditionnels ou la gauche radicale. Au Portugal, c’est le parti socialiste (31%). En Espagne comme à Chypre, encore sous perfusion européenne, c’est la droite populaire qui est arrivé en tête. En Grèce, la coalition d’extrême gauche Syriza a rafflé la mise (27%), le parti néo-nazi Aube dorée s’octroyant quand même 10% des voix. Pourquoi?

 

 

Hypothèse n°1 : un profond attachement à l’Union européenne

“Les pays qui à l’heure actuelle sont en crise doivent souvent leur liberté à l’Europe”, commente Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale. Le Portugal, comme l’Espagne ou la Grèce, ont été sous régime dictatorial jusqu’au mitan des années 1970. Ces pays enracinent dès lors leur transition démocratique dans l’Union européenne : Madrid et Lisbonne demandent à adhérer à l’UE dès 1977, avant de devenir des Etats-membres en 1986.

Par ailleurs, ces pays, en voie de sortie de crise, attribuent en partie cette embellie économique à l’Union européenne. “Malgré la rudesse des plans d’austérité, les électeurs ont pu considérer que l’Union a participé à améliorer leurs économies nationales”, analyse Magali Balent, spécialiste des extrêmismes européens à l’IRIS. “Une forme de reconnaissance” qui les aurait empêché de voter pour les partis anti-UE....

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L'Islande va enterrer sa candidature à l'UE, sans référendum

L'Islande va enterrer sa candidature à l'UE, sans référendum | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Islande va enterrer sa candidature à une adhésion à l'Union européenne, sans le référendum initialement promis par les deux partis eurosceptiques au pouvoir.

 

L'Islande va enterrer sa candidature à une adhésion à l'UE, sans même organiser le référendum initialement promis par les deux partis eurosceptiques au pouvoir. C'est ce qu'ont annoncé, vendredi 21 février, les partis du progrès (centre) et de l'indépendance (droite), qui se sont mis d'accord sur un projet de loi demandant au gouvernement de « retirer la candidature à une adhésion à l'Union européenne » déposée par le pays en 2010.

« Un tel projet de loi sera de ma responsabilité. Le ministre des affaires étrangères à l'époque avait présenté le projet de candidature, donc il est naturel que je présente le projet pour la retirer », a déclaré le ministre des affaires étrangères, Gunnar Bragi Sveinsson.

PAS DE CANDIDATURE SANS RÉFÉRENDUM

Cette issue était prévisible. Le gouvernement avait d'ores et déjà dissous les instances de négociation avec l'UE, et leur travail était suspendu depuis le début de la campagne des législatives de 2013. En mai, les deux partis avaient pourtant promis un référendum, où le « non » était favori. Mais le projet de loi indique qu'une « autre candidature ne sera pas déposée sans d'abord tenir un référendum ».

Alors que l'Islande est associée à l'UE via la convention de Schengen et l'espace économique européen, le principal obstacle à une adhésion est la pêche, sujet qui n'a pas été abordé lors des négociations entre Bruxelles et Reykjavik...

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Royaume-Uni : David Cameron bousculé par les eurosceptiques

Royaume-Uni : David Cameron bousculé par les eurosceptiques | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Une lettre de 95 députés traduit la frustration des eurosceptiques, alors que M. Cameron s'est engagé à renégocier les relations avec Bruxelles et à organiser d'ici à 2017 un référendum sur une sortie éventuelle du Royaume-Uni de l'UE.
Près d'une centaine de députés conservateurs britanniques demandent à David Cameron que la chambre des Communes du Parlement du Royaume-Uni puisse mettre son veto à toute législation européenne existante et future, rapporte le Sunday Telegraph. « Nous vous appelons à [...] faire de l'idée d'un veto national sur les lois actuelles et futures de l'Union européenne, une réalité », écrivent 95 députés au premier ministre britannique, de nouveau pressé par son aile droite de durcir sa position vis-à-vis de l'UE. Ce veto, qui nécessiterait l'adoption d'une loi par les parlementaires britanniques, « permettrait au Parlement [de Westminster] de ne pas appliquer la législation européenne quand il en est de notre intérêt national », ajoutent-ils. Actuellement, le Parlement britannique n'a pas de droit de veto automatique sur les lois européennes, et le premier ministre ne peut utiliser de veto que sur des sujets très sensibles, comme la défense et le budget de l'UE. Peu de temps après son élection en 2010, M. Cameron avait cependant mis en place « un verrou législatif » rendant obligatoire le recours à un référendum à chaque future velléité d'abandon de prérogatives au profit de Bruxelles. Downing Street a réagi dimanche à la lettre des députés en assurant que le premier ministre allait « étudier de près cette idée. Mais nous avons besoin de savoir ce que cela signifierait sur le plan pratique ». « Cependant, a poursuivi un porte-parole de M. Cameron, si des Parlements nationaux rejetaient régulièrement et unilatéralement des lois européennes, le marché unique ne fonctionnerait pas. »...
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L'Europe doit soutenir les manifestants ukrainiens, derniers europhiles | Slate

L'Europe doit soutenir les manifestants ukrainiens, derniers europhiles | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L’Europe, ce n’est pas seulement un marché, c’est aussi un ensemble de valeurs et de principes que l’Ukraine aurait dû adopter si elle avait signé avec Bruxelles. Certains oligarques sont «européens» par pragmatisme. Les manifestants de Kiev le sont par idéalisme.

 

Des centaines de milliers de manifestants dans les rues, les bâtiments gouvernementaux occupés, la statue de Lénine déboulonnée: la deuxième révolution ukrainienne est en marche.

La première, en 2004, avait laissé intactes quelques effigies du fondateur de l’URSS, symbole d’une œuvre inachevée. La deuxième réussira-t-elle mieux?

Le facteur déclenchant a été le refus du président Viktor Ianoukovitch de signer l’accord d’association avec l’Union européenne qu’il avait paraphé quelques mois plus tôt. Cette décision a été comprise par une grande partie de la population ukrainienne comme la volonté des dirigeants de tourner le dos à l’Europe.

Viktor Ianoukovitch et son Parti des régions représentent d’abord cette Ukraine orientale tournée traditionnellement vers la Russie et dépendante du grand voisin pour sa production industrielle qui ne trouverait pas preneur ailleurs. Ils représentent aussi les oligarques qui, comme en Russie, ont bâti leur fortune sur les ruines de l’économie planifiée.

Cette division de l’Ukraine entre une partie occidentale, orientée vers la Pologne, de tradition catholique qui pratique la langue ukrainienne et une partie orientale peuplée de russophones, de religion orthodoxe, qui a vécu longtemps des mines et des grands combinats communistes, cette division n’est pas nouvelle.

Elle s’est manifestée dans les urnes après la «Révolution orange» de 2004, les pro-occidentaux et les pro-russes se sont succédé au pouvoir. Mais cette lecture de l’opposition entre les manifestants de Kiev et le président Ianoukovitch est trop simple. Si l’Ukraine orientale ne manifeste pas, elle ne se mobilise pas non plus pour soutenir le pouvoir. Les oligarques sont divisés.

Certains font de bonnes affaires avec Moscou et craignent de les perdre si le Kremlin met ses menaces à exécution en cas d’accord avec l’Union européenne. Mais d’autres, et parfois les mêmes, sont bien conscients que le développement de leur pays et leur accès au marché international passent par une modernisation de l’économie, le respect d’un minimum de règles juridiques voire l’établissement d’un Etat de droit à la place de l’arbitraire et de l’affairisme....

 

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UE-Etats-Unis : La vraie crise de confiance transatlantique

UE-Etats-Unis : La vraie crise de confiance transatlantique | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Vu d'Europe, le scandale des écoutes de la NSA sape la crédibilité et le prestige des Américains. Mais de l'autre côté de l'Atlantique, c'est l'incapacité chronique des Européens de mettre un terme à la crise qui inquiète le plus les décideurs.

 

Il ne fait guère de doute que l'indignation des Européens contre les écoutes américaines embarrasse Washington. Mais à New York, où la frontière entre le pragmatisme et le cynisme est extrêmement ténue, l’écho de la crise diplomatique s’est aussitôt fracassé sur les murs de Wall Street : chez les opérateurs de marché et les banquiers d’investissements, dont beaucoup sont passés par West Point ou ont servi dans les Marines et dans les services de renseignements avant d’entrer dans la finance, la nouvelle polémique au cœur de laquelle se trouvent les Etats-Unis est non seulement jugée “inutile” (il n’existe pas sur cette planète de gouvernement qui ne cherche pas à espionner les faits et gestes de son voisin), mais également considérée comme “une énième tentative de masquer les vrais problèmes de l’Europe”.

“De qui ont-ils peur, en Allemagne ?", s’interrogeait hier un trader d’une grande société de courtage internationale. “Auraient-ils peur qu’après avoir écouté les prédictions téléphoniques d’Angela Merkel sur l’avenir de l’euro, le Trésor américain nous ordonne de vendre vos obligations séance tenante ?”. Evidemment, c’est une boutade. Pour autant, ce cynisme dissimule une réalité objective qui – de notre point de vue – mériterait la même attention que l’on accorde à cette affaire d’espionnage : les grands gestionnaires de portefeuille de la finance américaine, les spéculateurs, mais aussi les économistes et les analystes de Wall Street, voient s’enraciner en eux la conviction que l’Europe se remet à avancer en ordre dispersé, que la zone euro a perdu l’élan qui la faisait avancer vers l’union politique et que le vent des réformes structurelles, qui avait permis aux pays périphériques de se lancer dans un programme de modernisation économique et institutionnelle, est en train de retomber aujourd’hui, faute d’intérêt.

 

Or, l’équation est connue : qui dit problèmes de gouvernance, dit gain potentiel élevé. L’ennui, c’est que ce sont toujours les plus faibles qui en font les frais. Dans ce contexte, un des problèmes majeurs est que cette partie de poker qui se joue aux dépens des gouvernements et des épargnants européens n’a ni jury pour fixer les règles, ni arbitre pour les faire appliquer. Aujourd’hui, le marché européen, contrairement au marché américain, a des airs de no man’s land dans lequel règne seule la loi du plus fort. Prenons la taxe Tobin sur les transactions financières : seuls 11 pays de la zone euro ont décidé de l’adopter créant ainsi les conditions d’un énième déséquilibre concurrentiel sur un marché financier qui est pourtant commun sur le papier.

Mais on pourrait aussi parler de l’euro : si, d’un côté, la finance américaine soutient que la monnaie européenne risque une nouvelle fois de boire le bouillon d’ici l’été prochain, de l’autre, la manœuvre orchestrée par la Fed et du Trésor américain en faveur d’un dollar faible permet aux cambistes de spéculer avec de bonnes chances de gain sur l’euro fort, artificiellement maintenu à un cours élevé au vu de la santé de l’économie européenne et des analyses qui diagnostiquent à l’Europe une crise profonde. Si un système est sur le point de sauter, la monnaie (ou la dette) chute : en l’occurrence, l’ordre naturel des choses est inversé. Le cours des bonds du Trésor américain est le reflet de cette situation : plus il était question, ces dernières semaines, d’un défaut des Etats-Unis, et plus les titres d’Etat américains montaient, comme si le risque de défaillance ne les concernait pas, ou presque....

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Croatie : les vieilles difficultés du nouveau membre de l'UE

Croatie : les vieilles difficultés du nouveau membre de l'UE | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Premier Etat à rejoindre l'UE depuis l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie en 2007, la Croatie est en récession depuis 2009, et le chômage touche 20 % de sa population.

 

Dix ans de laborieuses négociations et, au bout du chemin, l'adhésion, ce lundi 1er juillet, de la Croatie à l'Union européenne (UE). Un aboutissement pour l'ex-république yougoslave – la deuxième après la Slovénie à rejoindre l'UE –, mais pas le Graal.

Le pays reste confronté à des difficultés structurelles majeures. Des difficultés qui rappellent, de l'avis de plusieurs économistes, celles de "vieux" pays de l'UE : la Grèce, l'Italie ou le Portugal.

 

Un pays en récession depuis cinq ans

La Croatie est en récession depuis 2009. Le PIB croate se situe 39 % en dessous de la moyenne européenne, seules la Roumanie et la Bulgarie se plaçant derrière Zagreb, selon l'office des statistiques de l'UE. Et si Zagreb table sur une prévision de croissance de 0,7 % cette année et de 2,4 % l'an prochain, la Commission européenne prévoit une baisse du PIB de 1 % en 2013 et une faible reprise (0,2 %) l'an prochain...


Un endettement de mauvais aloi

Le déficit budgétaire devrait atteindre 4,7 % du PIB cette année, et pourrait même être de 5,6 % en 2014, au-delà du plafond des 3 % prévu par l'UE. Dans un document publié le 29 mai, l'exécutif européen a prévenu qu'il pourrait engager rapidement une procédure de déficit excessif contre Zagreb.

Une situation qui inquiète également le Fonds monétaire international, qui soulignait l'urgence, en décembre dernier, d'une réforme structurelle concernant le budget de l'Etat et le financement de sa dette, essentiellement en euros, ce qui fragiliserait son économie en cas de retournement de la confiance des investisseurs sur les marchés....

 

 

Un taux de chômage dévastateur chez les jeunes

Depuis le début de la crise, en 2008, plus de 150 000 emplois ont été détruits dans le pays, qui compte 4,4 millions d'habitants. Le chômage touche 20 % de la population active. Mais il fait en particulier des ravages chez les jeunes, où il dépasse 50 %. Un groupe créé sur Facebook indiquant l'intention de quitter le pays a dépassé son objectif de 50 000 signataires, et approche de 60 000.

Et tout un pan de l'économie, subventionné ou du moins soutenu par l'Etat, va devoir apprendre à voler de ses propres ailes. Ainsi, en adhérant à l'UE, Zagreb se voit interdire de verser de subventions à la compagnie Croatia Airlines, ce qui lui permettait de fonctionner malgré les dettes qui s'accumulaient. Selon le plan de restructuration, un poste sur cinq devra être supprimé dans cette entreprise, qui emploie actuellement 1 100 personnes....



Un modèle encore largement dépendant des subsides européens

La perle de l'Adriatique a été bénéficiaire des fonds de pré-adhésion à hauteur de 998 millions d'euros. Elle compte toujours sur l'aide européenne, cette fois au titre des fonds structurels et de cohésion, aide estimée à plus de 1 milliard d'euros par an d'ici à 2020.

Mais l'UE est elle-même confrontée à une récession dans neuf de ses pays membres. Selon Paul Vandoren, le chef de la délégation de l'UE en Croatie, le problème de Zagreb est d'abord celui de sa compétitivité. "ll faudrait que les Croates se renseignent, prennent des initiatives, s'organisent, pour être compétitifs", juge-t-il dans un entretien au Monde....


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«L’Europe est le seul endroit au monde où l’identité n’est pas un culte mais une question»

«L’Europe est le seul endroit au monde où l’identité n’est pas un culte mais une question» | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Julia Kristeva. Psychanalyste et écrivaine

Extraits:

"L’Europe est le seul endroit au monde où l’identité n’est pas un culte mais une question, non seulement grâce à la pluralité des langues et des cultures, mais aussi à la spécificité de notre héritage grec, juif et chrétien. La culture est le grand atout de l’Europe, pourtant elle ne figure pas dans le traité de Rome : est-elle à ce point une évidence, ou bien l’Europe, sortant en lambeaux de la Seconde Guerre mondiale, a-t-elle eu honte de ses plaies ? Depuis, on multiplie les «programmes» pour le «patrimoine culturel». Mais existe-t-il une culture européenne ? Laquelle ? Après avoir succombé aux dogmes identitaires jusqu’aux crimes, et peut-être aussi parce qu’il a succombé et en a fait l’analyse mieux que tant d’autres, un «nous» européen est en train d’émerger, pour lequel l’identité est une inquiétude questionnante : à contre-courant des certitudes identitaires qui préparent toujours et encore de nouvelles guerres.

Mais les politiques, soumis à l’économie et à la finance, ont perdu de vue la question de la civilisation. Ils ont peur de parler d’Europe dans les campagnes électorales. Les intellectuels, dont certains sont encore prompts à s’engager, se font rares sur le chantier culturel européen. Ils portent une grande responsabilité dans la crise européenne actuelle. En revanche, je soutiens que les peuples européens, les Grecs, les Polonais, et même les Français, bien que tous choqués par la crise qu’ils identifient avec l’Europe, se sentent fiers d’appartenir à sa culture prestigieuse. Un trésor flou et peu rentable qu’ils ne sauraient définir mais qui les définit et fascine aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières. Un désir d’Europe existe en dehors de notre continent, je le constate en Amérique latine, en Chine…

 

       Mais peut-on concrètement construire une identité européenne ?

      J’admire mes étudiants européens, une nouvelle espèce d’individus kaléidoscopiques. Par exemple, un jeune Norvégien, en cycle Erasmus, parle anglais couramment, apprend le chinois et prend des cours en français sur le génie féminin. Le multilinguisme n’est plus seulement une utopie, c’est une réalité. Il pourrait être un trait significatif de l’identité européenne en train de se construire.

L’Europe reprend la définition française de la diversité culturelle à l’occasion de la discussion qu’elle mène avec les Etats-Unis sur l’audiovisuel : la culture n’est pas une marchandise comme les autres, et chacun doit pouvoir se reconnaître dans l’exception française.

Dans cet esprit, la traduction des patrimoines nationaux est indispensable, et l’Europe en donne l’exemple, en parlant 25 langues au moins à chaque séance plénière. Le multilinguisme passe par la traduction. Cela représente un coût supplémentaire et beaucoup préfèrent en faire l’économie.

Mais ce souci de singularité est aussi un fleuron de la culture européenne, depuis Duns Scot au XIIIe siècle, qui pensait que la vérité ne réside pas dans les idées abstraites ni dans la matière opaque, mais dans cet homme-ci, dans cette femme-là. Je traduis : le respect de la singularité est l’aboutissement des droits de l’homme. Et le génie de chacun, de chacune, éclate dans sa singularité partagée avec celles des autres. D’où ma conception du féminisme : que le mouvement des femmes n’aboutisse pas à une massification, comme ce fut le cas des autres mouvements émancipateurs qui ont échoué dans la banalisation ou la terreur (tous les bourgeois, tous les prolétaires, tous les tiers-mondistes…), mais favorisent… le génie féminin. Suis-je féministe ? Certainement, version «scotiste»..."

 

 

 

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Adhésion de la Croatie (1/6) : Aller de l'avant, même si ...

Adhésion de la Croatie (1/6) : Aller de l'avant, même si ... | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L’adhésion à l’Union européenne tant attendue, le 1er juillet, se fait plus inquiétante aujourd’hui que la crise frappe. Les politiques d’austérité prônées par Bruxelles refroidissent l’enthousiasme des Croates. Pourtant, un retour en arrière est impensable. Par Denis Romac, de Novi List.

 

Pourquoi les Croates ne se réjouissent-ils pas de leur entrée dans l'UE ? A quoi bon en avoir rêvé pendant plus de 20 ans, à l'époque ou le vieux monde s'effaçait au profit du nouveau, à quoi bon quand on constate que cette adhésion se construit aux dépens du peuple ?

Seulement 7% des Croates interrogés souhaitent assister à un feu d'artifices le 1er juillet prochain – date de l’entrée du pays dans l'UE – signe de l'indifférence avec laquelle nous attendons ce moment. Il est évident qu'un sujet aussi complexe mérite une réponse complexe, mais on peut expliquer cette réaction par le fait que l'Europe vit une crise sans précédent.

Pour tous ces pays comme la Croatie, longtemps gouvernés par des élites irresponsables, l'Europe représente un certain cadre institutionnel et politique qui, à plus ou moins long terme, assurera le bien-être et garantira l’Etat de droit.

 

Cependant, cette crise a bien montré que tout cela n'était qu'une grande illusion. L'Union européenne n'assure plus le bien-être d'un pays. L'Europe d'aujourd'hui est gouvernée par la politique d'austérité, même si les plus grands économistes signalent que les dettes ne sont pas la cause de la crise mais bien ses conséquences. Mais laissons ça de côté pour le moment et analysons le résultat de cette politique. La politique d'austérité a poussé plusieurs pays "mineurs" vers une catastrophe économique et sociale – ce qui était impensable il y a quelques années. Non seulement la politique européenne anti-crise ne fonctionne pas, le FMI l'admet maintenant, mais pour couronner le tout, cette politique de récession s'applique uniquement au peuple, afin de satisfaire les oligarchies financières et les banques.

Résultat : La Génération Perdue. En Espagne, presque 55 % des jeunes sont au chômage, en Grèce ils sont 58 % ! Le reste de l'Europe ne se porte pas mieux, un jeune sur quatre est sans emploi.

Il ne s'agit plus uniquement de politique, mais d'humanité. La Commission européenne impose sans relâche des mesures qui punissent toutes les couches de la population. Comment se fait-il qu'aujourd'hui, Angela Merkel s'oppose à la plus petite réduction de la dette grecque alors qu'en 1953 l'Europe avait effacé 60% de la dette allemande ? Comment se fait-il que l'Allemagne refuse à la Grèce ce qu'on lui a permis à elle ?...

 

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Turquie : le processus d'adhésion à l'UE pas remis en cause par les manifestations

Turquie : le processus d'adhésion à l'UE pas remis en cause par les manifestations | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Si des responsables européens ont critiqué le recours à la force par la police turque, ils se sont gardés de remettre en cause le processus, qui piétine déjà depuis plusieurs mois.

 

L'embrasement de la rue turque depuis le 1er juin contre le premier ministre Recep Tayyip Erdogan crée un certain embarras au niveau de l'exécutif européen. Au cours d'une conférence, vendredi 7 juin, sur les relations entre la Turquie et l'UE, M. Erdogan, de retour d'un voyage offciel de trois jours, s'est dit ouvert aux "exigences démocratiques" tout en rejetant les actions violentes.

Depuis Istanbul, le commissaire européen à l'élargissement, Stefan Füle, avait dénoncé le recours à la force par la police qui "n'a pas sa place dans une démocratie", appelant la Turquie "à ne pas abandonner ses valeurs de liberté et de respect des droits de l'homme". La chancelière allemande, Angela Merkel, elle, a dit compter "sur le fait que l'on discute des problèmes avec les jeunes du pays, et qu'aucune violence ne soit exercée contre les manifestants".

Face à ces accusations, M. Erdogan, qui refuse toujours de revenir sur le projet immobilier à Istanbul qui a cristallisé les rancœurs, a répondu :

"Des événements similaires se sont produits dans plusieurs autres pays, en Grèce, en France, en Allemagne. Ce sont tous des pays en l'Union européenne. Que diront ceux qui essaient de nous faire la leçon d'Occupy Wall Street ?"


Pour autant, les responsables européens se sont gardés de remettre en cause le processus d'admission de la Turquie dans l'Union européenne. "Si elle se poursuit à ce rythme, il faudra cinquante ans pour l'achever" déplorait le ministre des affaires étrangères turc, Ahmet Davutoglu, alors que la négociation sur une éventuelle adhésion a débuté à la fin 2004.

De fait, les négociations piétinent depuis des mois, en raison de l'hostilité de pays européens, notamment la France et l'Allemagne, à une pleine adhésion turque. Partisans et adversaires d'un élargissement, à terme, à la Turquie se trouvent confortés dans leur point de vue : pour les premiers, seul un ancrage européen permettra à ce pays de 76 millions d'habitants de progresser réellement vers la démocratie ; pour les seconds, la révolte populaire et la réponse qui lui est donnée confirment que ce régime n'a pas la capacité d'intégrer l'Union et d'adhérer à ses principes....


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«Pour la première fois, les attitudes des Français ressemblent à celles des Grecs…»

Bruce Stokes, du Pew Research Center, déplore le fossé qui se creuse avec l’opinion publique allemande :

 

Directeur des études d’opinion internationales du Pew Research Center, Bruce Stokes observe depuis longtemps les évolutions du continent européen. Il n’en est que plus choqué des résultats en France cette année.

La France en «chute libre» dit votre étude. N’y allez-vous pas un peu fort ?

Lorsqu’on demande aux Français ce qu’ils pensent de la situation économique, comment vont leurs finances personnelles, comment ils voient l’avenir ou ce qu’ils pensent de l’intégration européenne, les réponses sont à chaque fois plus négatives et la tendance semble s’accélérer par rapport à nos précédentes études. Nous n’avons pas généralisé à partir d’un ou deux indicateurs : c’est tout un spectre de réponses qui s’effondrent. Les attitudes françaises évoluent dramatiquement en 2013, par rapport aussi aux autres pays et notamment aux Allemands.

Vous signalez une telle divergence entre les opinions françaises et allemandes que l’on se demande : le fameux couple franco-allemand peut-il encore tenir sur ces sables mouvants ?

Les opinions publiques allemande et française n’ont jamais été parfaitement similaires, mais la France jouait auparavant un rôle hybride, intermédiaire entre les attitudes allemandes et celles des pays du sud de l’Europe. Dans cette étude 2013, nous observons pour la première fois que les attitudes des Français ressemblent vraiment à celles des Grecs, des Italiens ou des Espagnols. Le gouffre s’est creusé avec les Allemands. A la longue, si Français et Allemands ont des perceptions à ce point divergentes, cela risque de compliquer leur coopération politique. Cela isole aussi davantage l’Allemagne, qui semble de plus en plus vivre sur un autre continent. Mais cela peut rendre la France plus nécessaire que jamais dans son rôle de pont avec Berlin.

L’Allemagne a-t-elle de toute façon une alternative à la France ?

Non, il n’y a pas d’alternative à la France. Une autre des découvertes de cette étude est d’ailleurs que le gouvernement allemand a plus de marge de manœuvre qu’il ne le dit. ...

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Habermas : « L’Allemagne tient dans ses mains la clé du destin européen » - Rue89

Habermas : « L’Allemagne tient dans ses mains la clé du destin européen » - Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le grand philosophe allemand Jürgen Habermas, 83 ans, commente assez rarement l'actualité.

 

Vendredi, pourtant, il a donné une conférence à l’université de Louvain, en Belgique, devant 1 000 personnes, pour mettre en garde son propre pays : la démocratie libérale en Allemagne n’est pas un acquis, le rôle dominant qu’elle a pris dans le pilotage de la crise de la dette pourrait, si elle n’y prenait garde, tourner au désastre.

Selon lui, les dirigeants européens sont piégés dans un dilemme :

ils veulent d’un côté préserver l’euro, et la seule façon d’y parvenir est de le faire de façon technocratique, discrète, sans y mêler le peuple devenu eurosceptique ;

 

ils doivent de l’autre côté avancer pour aboutir à une meilleure intégration politique, seule façon pour que la zone euro fonctionne correctement. Les déséquilibres persisteront tant que les pays prendront des décisions politiques avec pour seul critère l’intérêt national.

Habermas plante alors sa première banderille sur le gouvernement de son pays qui, « malgré quelques concessions, a collé à ce dogme avec constance ».

 

Selon le philosophe, la dynamique technocratique a pour résultat d’exposer l’Europe aux vents du marché. L’Europe a besoin d’une ancre, que seule la démocratie, l’expression d’une « société civile irritable et excitable », peut apporter.

Le philosophe prône la création d’une démocratie supranationale. Pour commencer, il faut, dit-il transformer l’union monétaire en union politique, cœur de l’Europe, seule façon d’éviter de tomber dans le piège de la technocratie.

Selon Habermas, le gouvernement allemand « tient dans ses mains la clé du destin de l’Union européenne » :

« S’il y a un gouvernement, parmi les Etats-membres, capable de prendre l’initiative de réviser les traités [dans le sens d’une union politique, ndlr], c’est bien le gouvernement allemand. Bien sûr, les autres gouvernements ne pourraient demander assistance sur la base de la solidarité que s’ils sont eux-même prêts à transférer une part de leur souveraineté au niveau européen [...]. La principale question, c’est donc de s’assurer non seulement que l’Allemagne est en position de prendre l’initiative, mais aussi qu’elle a intérêt à le faire. »...

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Grèce: l'austérité racontée au quotidien (vidéo)

Chroniques d’un hiver européen, une série documentaire sur l’ampleur et la violence, symbolique et sociale, de l’austérité imposée aux Grecs. Après l'épisode 1, Athènes, de la récession à la dépression, retrouvez les deux autres documentaires : Athènes, l'engrenage de l'austérité et Athènes, la quête d'un ailleurs.

 

À l’origine du projet, le jeune documentariste Étienne Haug s’est entouré de plusieurs professionnels de l’image (Sébastien Lecordier, Camille Pillias et Nelly Ollivaul) pour accoucher de cette idée originale qui fait se juxtaposer témoignages sonores, état des lieux chiffré et photographies contextualisées. Ce documentaire est agencé avec les images des photographes grecs Stefania Mizara et Achilleas Zavallis, qui sont allés recueillir les sentiments mêlés de leurs compatriotes tantôt révoltés et tantôt résignés. Les trois premiers épisodes nous montrent comment les Grecs, depuis que la troïka a dicté la conduite au pays, sont devenus les jouets d’un capitalisme destructeur. Dont les méthodes, autant que les effets, n’en finissent plus de maintenir cet État sous perfusion. Ce libéralisme sauvage censé contenir une dette accumulée dont personne n’entreprend de rechercher les véritables fondements a souvent été commenté ou décrypté à la hache par une série de calculs fumeux.

 

D’annonces et de mesures arbitraires jugées toutes plus nécessaires les unes que les autres… Il s’agit ici de rompre avec cette chimère et de rendre compte, dans la bouche de ses victimes, de la manière dont une récession prend racine dans les foyers et modifie les habitudes d’un peuple. Cette dictature de la dette, ses discours péremptoires et son cynisme aveugle, revêt plusieurs visages. Cette « dévaluation interne » est décrite par le site d’information économique Bloomberg ainsi : « Il s’agit de restaurer la compétitivité de manière brutale en faisant chuter les salaires. Cela nécessite toutefois le maintien d’un chômage élevé de manière à supprimer les possibilités de négociation. » Un ouvrier confirme que, depuis la dégradation de la crise, les conventions collectives sont devenues factices : « La loi ne te protège plus. » Le travail gratuit commence à pénétrer les mœurs. Un instituteur annonce à la télévision qu’il ne supporte plus d’entendre ses élèves répéter : « Monsieur, j’ai faim »… Les Grecs sont usés de devoir chercher perpétuellement les moyens de subsister, d’être tournés vers le seul objectif de « payer ses factures ». Cette usure est concomitante avec une perte de lien social : beaucoup se replient dangereusement sur eux-mêmes....

 

Vidéos à visionner à partir du lien...

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Il est plus que temps que l'Allemagne et la France se réconcilient

Il est plus que temps que l'Allemagne et la France se réconcilient | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les dissensions entre Paris et Berlin sont à l'origine de toutes les inquiétudes sur l'économie européenne. Fusion fiscale, pacte du type «je réforme en France, tu relances en Allemagne»: tout doit être exploré pour le bien commun.

 

Le moment est venu de ressouder l'axe franco-allemand avec un nouvel acier pour le XXIe siècle. Cinquante ans après la signature du traité de l'Elysée, vingt-deux ans après Maastricht, cinq ans après le début d'une crise dont l'Europe ne sort pas, il est temps que le couple se parle les yeux dans les yeux. Le monde entier le demande, les dissensions entre Paris et Berlin sont à l'origine de toutes les inquiétudes sur l'économie européenne et, par contrecoup, mondiale. Il n'est pas une capitale qui se réjouisse de l'aigreur de la relation entre Angela Merkel et François Hollande, pas même, pour une fois, Londres! L'axe qui construisait l'Europe la détruit.

 

 

Depuis la signature du traité de Maastricht, en 1992, toute la classe politique française sans exception a trouvé utile à son image électorale de porter des coups répétés contre l'Allemagne[1]. Vingt-deux ans de dédain (Balladur qui ignore l'union politique proposée par la CDU allemande en 1994), de fausses peurs d'une «Europe allemande», de sottes vexations (François Hollande candidat voit le SPD à Berlin et évite la chancelière «de droite»), d'imbéciles attaques (celles d'un Montebourg ou d'un Bartolone). Autant de blessures successives depuis Jacques Chirac, qui ont transformé un lien historique en noeuds d'incompréhensions, de rancoeurs et de méfiances.

L'Allemagne n'est pas exempte de reproches: les deux derniers chanceliers, Gerhard Schröder et Angela Merkel, ne sont pas des militants de la cause européenne. La République fédérale, grisée par ses succès ces dernières années, s'estime encombrée par l'Europe plutôt que portée par elle. Elle ne s'en détourne pas, il en faudrait beaucoup plus, mais en supporte de moins en moins le poids et elle s'est durcie.....

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UNION EUROPÉENNE • Un appel pour l'Europe et contre le populisme

UNION EUROPÉENNE • Un appel pour l'Europe et contre le populisme | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
"ll y a une Europe au-delà de Bruxelles", proclame le sociologue allemand Ulrich Beck dans un appel publié ce jeudi dans les colonnes de La Repubblica et signé par une quarantaine d'intellectuels et d'écrivains européens.

 

"Quelle Europe voulons-nous ? [...] Est-ce que nous voulons le 'moins d'Europe' de David Cameron, dicté par les impératifs du marché, ou une 'autre Europe' qui soumet le marché à des règles démocratiques, comme y songe le président du Parlement européenn Martin Schulz ?" interroge le sociologue allemand Ulrich Bek dans un appel publié en une de La Repubblica.

L'Europe se trouve dans un moment of decision*, écrit l'intellectuel, grand habitué des colonnes du quotidien italien, qui invite les citoyens à se mobiliser pour les élections européennes qui auront lieu en mai. C'est la première fois depuis la signature du traité de Lisbonne et du déclenchement de la crise que les électeurs vont pouvoir s'exprimer pour infléchir l'orientation politique de l'Union européenne, souligne-t-il. "Les partis antieuropéens et leurs candidats veulent être élus démocratiquement pour saper la démocratie en Europe. Nous invitons les citoyens d'Europe à ne pas voter en faveur de cette attaque politique suicidaire", proclame Ulrich Beck.

Une quarantaine de personnalités, d'intellectuels et d'écrivains européens ont signé cet appel parmi lesquels : Zygmunt Bauman, Daniel Birnbaum, Angelo Bolaffi, Jacques Delors, Slavenka Drakulic, Jürgen Habermas, Agnes Heller, Mary Kaldor, Edgar Morin, Cees Nooteboom, Ilma Rakusa, Costas Simitis, Lilian Thuram, Christina Weiss ou encore Michel Wievorka.

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Le Royaume-Uni et l’Europe à reculons / France Inter

Le Royaume-Uni et l’Europe à reculons / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En 1975, les électeurs britanniques confirment par référendum l'entrée de leur pays dans la Communauté. Mais, dès cette époque, le taux d'adhésion à l'Europe était relativement faible et la question divisait les deux grands partis de gouvernement.
Vincent DUBOIS's insight:
Durée: 29 minutes
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Selon Catherine Ashton, Kiev signera l'accord d'association avec l'UE

Selon Catherine Ashton, Kiev signera l'accord d'association avec l'UE | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
UKRAINE / UNION EUROPéENNE - « Moscou n'impose rien à personne ». C'est ce qu'a déclaré ce jeudi 12

décembre le président russe, Vladimir Poutine, à propos de l'Ukraine. Les manifestants pro-européens en sont à leur quatrième semaine d'action et plus d'un millier de personnes sont encore rassemblées sur la place principale de Kiev, soutenues, et de manière chaque jour plus visible par l'Europe et les Etats-Unis. Washington menace même maintenant de prendre des sanctions contre le régime de Kiev. Un régime qui pencherait finalement pour un rapprochement avec l'Union européenne. C'est en tout cas ce que Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne affirme.

 

Pour les institutions européennes, un rapprochement avec l’Ukraine semble de plus en plus probable. C’est ce qu’affirme la chef de la diplomatie de l’Union, Catherine Ashton, qui revient d’un déplacement de deux jours à Kiev.


« Monsieur Ianoukovitch m’a assurée qu’il entendait signer l’accord d’association, a déclaré Madame Ashton. Et d'ajouter : Il a souligné les défis économiques à court terme auxquels l’Ukraine est confrontée. Mon opinion est que ces défis économiques qui sont réels peuvent être relevés non seulement avec le soutien des institutions européennes, mais également en montrant que le pays a un plan sérieux en signant cet accord d’association ».

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Les Inrocks - Les alliances fragiles des partis d'extrême droite européens

Les Inrocks - Les alliances fragiles des partis d'extrême droite européens | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En France, Marine Le Pen refuse l'étiquette d'extrême droite. Mais sur le terrain européen, elle tend la main aux leaders du FPÖ autrichien et du parti pour la liberté hollandais.

Qui la lui serrent du bout des doigts, jugeant le Front national trop sulfureux.

Aujourd’hui marque le début de la libération de ce monstre nommé Bruxelles.”

 

 

Geert Wilders et Marine Le Pen raffolent des bonnes formules. A tel point qu’on se demande si les deux ne s’adonnent pas à un concours d’éloquence, ce mercredi 13 novembre, dans la salle de presse du Parlement de La Haye. A l’élégant leader du Parti pour la liberté (PVV) qui qualifie l’Union européenne “d’Etat nazi”, Marine Le Pen donne le change. “Nous, vieilles nations européennes, obligées de demander la permission à Bruxelles pour toute chose. Il faut retrouver la souveraineté territoriale, la souveraineté monétaire, la souveraineté budgétaire”, martèle-t-elle. Sourires carnassiers, poignée de main : l’alliance Wilders-Le Pen est scellée.



Ce n’est pas la première fois que Marine Le Pen rend visite au dirigeant de l’extrême droite néerlandaise. Un premier déjeuner avait été organisé entre les deux leaders en mai dernier, pour “jeter les bases d’une collaboration à venir”. Leur objectif ? “Rabattre le caquet des élites europhiles lors des élections européennes”, selon la formule de Wilders. Le FN et le PVV espèrent créer un groupe parlementaire rassemblant les partis nationalistes afin de peser dans les débats à Strasbourg et à Bruxelles. Pour ce faire, ils doivent réunir vingt-cinq députés de sept nationalités différentes.

Alors, en bons VRP, le FN et le PVV sillonnent l’Europe depuis des mois. En octobre, Marine Le Pen a rendu visite à Jimmie Aakesson, leader populiste des Démocrates de Suède ; fin septembre, Marion Maréchal-Le Pen s’adressait au Vlaams Belang, la formation xénophobe flamande. L’eurotour extrémiste de Geert Wilders l’a conduit, lui, en Italie et en Scandinavie. A l’heure actuelle, le FN compte sur les extrêmes droites néerlandaise, suédoise, autrichienne et belge. Il espère rallier l’Italie (sinon la Ligue du Nord, au moins la Destra ou Fratelli d’Italia), Malte ou le Danemark.

“Les partis eurosceptiques ont compris qu’il fallait s’allier avec des mouvements politiques compatibles et aller au-delà de l’interdiabolisation”, estime Ludovic de Danne, le conseiller Europe de Marine Le Pen. Le FN est déjà allié au sein de l’Alliance européenne pour la liberté (EAF) à d’autres souverainistes “compatibles” (Vlaams Belang, FPÖ autrichien et Démocrates suédois). Mais hors de question de s’associer aux radicaux ultranationalistes comme le Jobbik hongrois, “un mouvement outrancier et folklorique”, selon de Danne. Paradoxalement, la fille Le Pen préfère poser avec le sulfureux Geert Wilders, jugé puis relaxé pour incitation à la haine raciale en 2011 après avoir comparé le Coran à Mein Kampf....

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En Autriche, la "grande coalition" sous la pression de l'extrême droite

En Autriche, la "grande coalition" sous la pression de l'extrême droite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Trois partis populistes et europhobes se disputent les électeurs, dimanche, aux législatives.

 

La remontée de l'extrême droite xénophobe, le FPÖ de Heinz-Christian Strache, tout comme le surgissement d'un nouveau parti créé par le milliardaire austro-canadien Frank Stronach, très critique envers les instances bruxelloises, sont deux éléments marquants des élections législatives autrichiennes, dimanche 29 septembre. Si les forces eurosceptiques pourraient représenter plus d'un quart des suffrages, elles ne devraient pas suffire à bouleverser le paysage politique et le Parlement restera majoritairement proeuropéen.

Faute de mieux, les électeurs vont sans doute reconduire la "grande coalition" entre le Parti social-démocrate autrichien (SPÖ) et les chrétiens-démocrates du Parti populaire ÖVP. En Autriche, cet attelage a souvent fait ses preuves après la seconde guerre mondiale, quand il s'agissait d'effacer le traumatisme de la "guerre civile" de 1934, puis de l'austrofascisme et du nazisme.

Au pouvoir depuis cinq ans, la grande coalition a permis aux Autrichiens de traverser sans trop de mal les turbulences de la crise financière et de conserver un taux de chômage – 4,8 % – parmi les plus bas de l'Union européenne. Mais ses bons résultats économiques n'empêchent pas un sentiment d'usure : un récent sondage créditait les partis de la coalition gouvernementale d'à peine 49 % des voix à eux deux, contre 55 % en 2008.

Si le SPÖ du chancelier Werner Faymann reste nettement en tête, avec 27 % des intentions de vote, les chrétiens-démocrates, conduits par le vice-chancelier et ministre des affaires étrangères, Michael Spindelegger, perdent du terrain : ils n'obtiendraient plus que 22 % des suffrages et sont talonnés par le FPÖ, à 21 %.

 

Plus lisse et souriant que le défunt Jörg Haider, Heinz-Christian Strache a travesti la xénophobie en message évangélique : "Aime ton prochain. Pour moi, ce sont nos Autrichiens", proclament ses affiches, qui le montrent discutant avec une sage jeune fille blonde vêtue de rose. Des tracts envoyés à chaque foyer précisent le sens restrictif de cet altruisme : "Eliminer les injustices dans notre propre pays au lieu de gaspiller de l'argent à secourir des Etats en faillite de l'Union européenne."

Au plan international, M. Strache a donné des conférences de presse au côté de la présidente du Front national, Marine Le Pen, tout en évitant de frayer avec l'extrême droite néofasciste la plus virulente comme Aube dorée en Grèce ou le Jobbik en Hongrie.

Mais le FPÖ a surtout profité des bévues de son principal concurrent sur le terrain du populisme de droite, Frank Stronach, eurosceptique non xénophobe. ...

 

 

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La Croatie, 28ème État membre de l’Union européenne, par Florent Marciacq - P@ges Europe - La Documentation française

La Croatie, 28ème État membre de l’Union européenne, par Florent Marciacq - P@ges Europe - La Documentation française | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le 1er juillet 2013, la Croatie devient le 28ème État membre de l’Union européenne (UE). Cette adhésion parachèvera un long processus de transformation, initié dans les années 1990, avec la dislocation de la Yougoslavie. Si les accomplissements de la Croatie en l’espace de deux décennies sont tout à fait remarquables, notamment en matière de développement économique et de démocratie, le pays devra encore faire face à de nombreux défis structurels. Preuve que l’intégration européenne ne s’arrête pas à l’adhésion à l’UE.


Via Thomas-Penette Michel
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La Croatie veut rejoindre la zone euro "dès que possible"

La Croatie veut rejoindre la zone euro "dès que possible" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La Croatie qui deviendra le 28e pays de l'Union européenne le 1er juillet espère pouvoir intégrer la zone euro d'ici quatre à cinq ans.

 

A deux jours de son entrée dans l'Union européenne le 1er juillet, la Croatie a manifesté le souhait de rejoindre la zone euro "dès que possible", soit dans "quatre ou cinq ans", affirme samedi 29 juin, le directeur de la Banque centrale croate, Boris Vujcic. 

Dans un entretien au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, il précise qu'à l'heure actuelle "nous ne respectons pas certains critères d'entrée", comme l'inflation et le déficit budgétaire trop élevés. Mais M. Vujcic espère bien "passer durablement sous les 60 % du PIB, ou au moins qu'il reste à ce niveau", critère indispensable au passage à la monnaie unique.

Interrogé sur d'éventuelles craintes à l'idée de rejoindre une zone euro actuellement en crise, il a rappelé que d'ici quatre ou cinq ans "il faudra que la zone euro ait réglé ses difficultés, sinon nous aurons de gros problèmes. De ce point de vue, c'est presque un luxe d'être du dehors et de pouvoir observer".

Il cite entre autres la nécessité d'une union bancaire et d'une convergence fiscale, ainsi que des réformes dans les pays ayant perdu en compétitivité et à l'endettement pas encore maîtrisé.

La Croatie deviendra le 1er juillet le 28e membre de l'Union européenne, au terme d'un processus qui a pris huit ans pour que le pays réponde aux critères des Européens, rendus plus exigeants depuis le début de la crise financière et à la lumière des difficultés rencontrées par les deux membres les plus récents, la Bulgarie et la Roumanie, entrés en 2007.

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ÉCOSSE-CATALOGNE • Indépendance : des Ecossais rationnels, des Catalans passionnés

ÉCOSSE-CATALOGNE • Indépendance : des Ecossais rationnels, des Catalans passionnés | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le référendum sur l’indépendance de l'Ecosse trouve un écho en Espagne. Si les Ecossais se montrent pragmatiques sur la question, les Catalans, qui partagent la même volonté d'émancipation, peinent de leur côté à dépassionner le débat.

 

En mars dernier, le gouvernement écossais annonçait que la date du référendum sur l'indépendance de la région avait été fixée au 18 septembre 2014. L'annonce avait suscité un vif débat outre-Manche. Le 1er juin, El Diario, journal espagnol en ligne, lui a donné une nouvelle impulsion en confrontant les visions écossaise et catalane de l'indépendance. "Ecosse rationnelle, Catalogne émotionnelle", titre le site d'information, qui contredit les idées reçues à propos des deux peuples.

Dans la presse internationale, les Ecossais ont une réputation de peuple fougueux et combatif. Le quotidien de Glasgow, The Herald, rappelait avec humour le 10 juin dernier les clichés répandus sur Ecossais : "Des nationalistes romantiques élevés au malt" pour les journaux allemands, des "highlanders" pour la presse russe. Ce peuple impétueux serait donc, à en croire les journaux étrangers, favorable à la sécession. Pourtant les premiers sondages annoncent un "non" au référendum. La patrie de Braveheart aurait-elle donc perdu de sa fougue ? se demande le quotidien écossais.

Pour El Diario, la réponse est claire : c'est oui. Dans les années 1970, les revendications d’indépendance étaient rythmées par le slogan "It’s Scotland Oil !" (c’est le pétrole de l’Ecosse). Mais "le débat [actuel] s’est déroulé avec la pondération qui caractérise la patrie d’Adam Smith (économiste écossais) et de David Hume (philosophe écossais)", souligne t-il : "la rationalité a dominé". Tandis que les Catalans manifestent aux cris de "l’Espagne nous vole !" (Espanya ens roba), les écossais réfléchissent plus concrètement au rôle déterminant de la Banque d’Angleterre dans leur économie ou aux conséquences de leur sortie de l’Union européenne s'ils votaient pour l'indépendance, analyse le journal en ligne...

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Altersommet à Athènes. Gilles Garnier : "Les anti-austéritaires doivent se montrer unis"

Altersommet à Athènes. Gilles Garnier : "Les anti-austéritaires doivent se montrer unis" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
A Athènes débute aujourd’hui l’altersommet. Plus de 170 organisations, syndicales, associatives, réseaux… issues du continent européen se rassemblent pour dénoncer la construction européenne et dessiner une Europe sociale et démocratique. Gilles Garnier, en charge des questions européennes pour le PCF fait partie de la délégation en Grèce. Il explique à l’Humanité.fr ses attentes sur ce sommet des peuples.

 

    Des FES ont existé, des rencontres entre responsables syndicaux, politiques… De quelle nouveauté cet altersommet est-il porteur ?
     Gilles Garnier. La plupart des forums sociaux se sont tenus avant la crise de 2008 et son aggravation, en 2010. Les organisations qui participaient à ces sommets étaient très rétives à aller vers des propositions communes soit avec des associations, soit avec des organisations politiques. La force de cet altersommet est la volonté enfin affirmée de manière très large d’organisations syndicales venues de la sphère catholique, laïque, progressiste et de grands réseaux associatifs et le Parti de la gauche européenne de travailler sur un appel commun des peuples d’Europe. La situation l’exige.

    Certains seraient réticents à ce soutien des partis politiques…
    Gilles Garnier. Les missions des organisations syndicales, partis politiques et réseaux associatifs sont différentes. Il est normal que chacun garde son indépendance. Mais la volonté de travailler à dialoguer est déjà un pas essentiel. Il faut quand même se rappeler que, dans les forums sociaux, nous étions invités sur la pointe des pieds ! Nous n’avions pas droit de citer. Le fait que l’on nous reconnaisse le droit de participer mais aussi de dialoguer et de co-construire est important. Dans le même esprit, nous allons lancer l’appel du 16 juin ; les participants au niveau français sont d’ailleurs les mêmes que ceux qui vont participer à l’altersommet. Et ils savent qui l’organisent, qui participent. Tout cela est très positif. S’il faut avancer pas à pas, nous avancerons pas à pas. De toute façon, chacun sera devant sa responsabilité. L’essentiel est que le diagnostique soit commun – et c’est le cas et aussi que les pistes de solutions se rapprochent. Mais je ne demanderai jamais à une organisation syndicale d’être un parti politique, pas plus qu’on ne demandera à un parti politique d’être une organisation syndicale. Il faut avancer en confiance....

 

 

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Municipales britanniques : les anti-Européens réalisent une montée en puissance

Municipales britanniques : les anti-Européens réalisent une montée en puissance | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
ROYAUME-UNI - Le parti populiste, l’Ukip, a réalisé une percée historique lors des élections locales au Royaume-Uni, infligeant un sérieux revers aux conservateurs menés par David Cameron.
Le scrutin avait une valeur de test à l'approche des législatives de 2015.

 

La vague populiste déferle au Royaume-Uni. Avec 26 % des voix, selon les résultats partiels, le Parti de l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) a réalisé une percée historique lors des élections municipales en Angleterre et au Pays de Galles. Cette victoire électorale de la formation anti-européenne et anti-immigration signe la meilleure performance pour le quatrième parti du pays depuis la Seconde Guerre mondiale. Il obtient en effet 147 postes de conseillers contre huit auparavant.


"Il s'agit d'un changement de cap dans la politique britannique", a lancé le chef de l'Ukip, Nigel Farage, dont le parti ne dispose pas de siège au Parlement britannique mais compte 12 députés au Parlement européen.

Selon lui, la formation aurait tiré profit de la déception des gens à l'égard des trois formations traditionnelles, conservateurs, travaillistes et libéraux. "Nous avons trois partis qui n'ont plus la capacité de gouverner notre propre pays, qui nous ont laissés au bord de la faillite et laissé la porte ouverte aux politiques d'immigration", a-t-il déclaré à la BBC.

"Nous avons été malmenés par tout le monde, attaqués par tout le corps politique qui a fait de son mieux pour empêcher les gens biens de sortir et de voter pour l'UKIP. Ce qu'ils ont fait en nombre", a-t-il par ailleurs affirmé sur Sky News...

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CARTOGRAPHIE • La confiance dans l’Union européenne au plus bas

CARTOGRAPHIE • La confiance dans l’Union européenne au plus bas | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Après cinq années de crises financières successives, les citoyens européens – ainsi que ceux qui aspirent à le devenir – n'ont plus confiance en l'Union.

 

"La confiance des citoyens dans l’Europe n’a jamais été aussi basse", assure en une The Guardian dans son édition du 25 avril. Un sondage réalisé fin 2012 montre en effet la flambée de l’euroscepticisme, "avivée par la crise de la dette". Des pays traditionnellement très proeuropéens comme l'Espagne, l'Italie ou l'Allemagne connaissent un "déclin vertigineux" de la confiance de leurs citoyens dans l'Union européenne (UE).

 

La chute de confiance la plus spectaculaire s’est produite en Espagne avec 72 % des habitants qui "tendent à ne plus croire en l’Europe", contre seulement 20 % qui y adhèrent encore. Il y a cinq ans, 65 % des Espagnols avaient confiance en l'UE. En France, ce manque de confiance est passé de 47 % en 2007 à 61 % en 2012.

"Les chiffres fournis par Eurobaromètre soulèvent des questions fondamentales sur la légitimité démocratique de l'UE après la pire crise qu’elle ait connue depuis sa création [1950]", souligne le quotidien britannique.

José Ignacio Torreblanca, directeur du Conseil européen pour les Affaires étrangères, un think tank, affirme que "les citoyens pensent désormais que la façon dont est gérée la crise de l’euro fait obstacle à leur démocratie nationale". "Ces chiffres représentent un cauchemar pour les dirigeants européens", note The Guardian.

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