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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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L'Europe doit soutenir les manifestants ukrainiens, derniers europhiles | Slate

L'Europe doit soutenir les manifestants ukrainiens, derniers europhiles | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L’Europe, ce n’est pas seulement un marché, c’est aussi un ensemble de valeurs et de principes que l’Ukraine aurait dû adopter si elle avait signé avec Bruxelles. Certains oligarques sont «européens» par pragmatisme. Les manifestants de Kiev le sont par idéalisme.

 

Des centaines de milliers de manifestants dans les rues, les bâtiments gouvernementaux occupés, la statue de Lénine déboulonnée: la deuxième révolution ukrainienne est en marche.

La première, en 2004, avait laissé intactes quelques effigies du fondateur de l’URSS, symbole d’une œuvre inachevée. La deuxième réussira-t-elle mieux?

Le facteur déclenchant a été le refus du président Viktor Ianoukovitch de signer l’accord d’association avec l’Union européenne qu’il avait paraphé quelques mois plus tôt. Cette décision a été comprise par une grande partie de la population ukrainienne comme la volonté des dirigeants de tourner le dos à l’Europe.

Viktor Ianoukovitch et son Parti des régions représentent d’abord cette Ukraine orientale tournée traditionnellement vers la Russie et dépendante du grand voisin pour sa production industrielle qui ne trouverait pas preneur ailleurs. Ils représentent aussi les oligarques qui, comme en Russie, ont bâti leur fortune sur les ruines de l’économie planifiée.

Cette division de l’Ukraine entre une partie occidentale, orientée vers la Pologne, de tradition catholique qui pratique la langue ukrainienne et une partie orientale peuplée de russophones, de religion orthodoxe, qui a vécu longtemps des mines et des grands combinats communistes, cette division n’est pas nouvelle.

Elle s’est manifestée dans les urnes après la «Révolution orange» de 2004, les pro-occidentaux et les pro-russes se sont succédé au pouvoir. Mais cette lecture de l’opposition entre les manifestants de Kiev et le président Ianoukovitch est trop simple. Si l’Ukraine orientale ne manifeste pas, elle ne se mobilise pas non plus pour soutenir le pouvoir. Les oligarques sont divisés.

Certains font de bonnes affaires avec Moscou et craignent de les perdre si le Kremlin met ses menaces à exécution en cas d’accord avec l’Union européenne. Mais d’autres, et parfois les mêmes, sont bien conscients que le développement de leur pays et leur accès au marché international passent par une modernisation de l’économie, le respect d’un minimum de règles juridiques voire l’établissement d’un Etat de droit à la place de l’arbitraire et de l’affairisme....

 

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CARTOGRAPHIE • La confiance dans l’Union européenne au plus bas

CARTOGRAPHIE • La confiance dans l’Union européenne au plus bas | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Après cinq années de crises financières successives, les citoyens européens – ainsi que ceux qui aspirent à le devenir – n'ont plus confiance en l'Union.

 

"La confiance des citoyens dans l’Europe n’a jamais été aussi basse", assure en une The Guardian dans son édition du 25 avril. Un sondage réalisé fin 2012 montre en effet la flambée de l’euroscepticisme, "avivée par la crise de la dette". Des pays traditionnellement très proeuropéens comme l'Espagne, l'Italie ou l'Allemagne connaissent un "déclin vertigineux" de la confiance de leurs citoyens dans l'Union européenne (UE).

 

La chute de confiance la plus spectaculaire s’est produite en Espagne avec 72 % des habitants qui "tendent à ne plus croire en l’Europe", contre seulement 20 % qui y adhèrent encore. Il y a cinq ans, 65 % des Espagnols avaient confiance en l'UE. En France, ce manque de confiance est passé de 47 % en 2007 à 61 % en 2012.

"Les chiffres fournis par Eurobaromètre soulèvent des questions fondamentales sur la légitimité démocratique de l'UE après la pire crise qu’elle ait connue depuis sa création [1950]", souligne le quotidien britannique.

José Ignacio Torreblanca, directeur du Conseil européen pour les Affaires étrangères, un think tank, affirme que "les citoyens pensent désormais que la façon dont est gérée la crise de l’euro fait obstacle à leur démocratie nationale". "Ces chiffres représentent un cauchemar pour les dirigeants européens", note The Guardian.

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«A Chypre, on subit une guerre. Une guerre économique»

«A Chypre, on subit une guerre. Une guerre économique» | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Quelques centaines de lycéens et étudiants ont défilé à Nicosie ce mardi matin contre le plan conclu à Bruxelles.

 

«Nous ne sommes pas là pour demander quoi que ce soit, nous sommes là pour montrer notre présence et dire à la troïka [UE – BCE – FMI] et à notre président que nous ne sommes pas d’accord.» Quelques centaines d’étudiants et de lycéens ont défilé en direction du Parlement à Nicosie ce mardi matin, au lendemain de l’annonce de l’accord trouvé dans la nuit de dimanche à lundi à Bruxelles et qui, s’il évite la faillite à l’île, exigera de lourds sacrifices de la population. En tête de cortège, une banderole «Vos erreurs, notre futur». Drapeau grec ou chypriote sur le dos, les jeunes manifestants, rameutés via Facebook, chantent en boucle «Troïka, Merkel, dehors», ou «Hands off Cyprus», slogan devenu mot clé de la mobilisation encore limitée à Nicosie.

Témoin du fort sentiment antiallemand ambiant, une banderole «Hitler – Merkel même merde» est déployée devant les caméras. D’autres brandissent des drapeaux européens barrés d’une croix rouge. Manos, 17 ans, ne cautionne pas: «On n’est pas contre le peuple allemand lui-même. Bien sûr qu’Angela Merkel n’est pas Hitler. Mais ce qu’ils veulent dire avec ces slogans, c’est qu’on subit une guerre. Une guerre économique qui va tous nous affecter.» Encore au lycée, il voudrait pouvoir poursuivre ses études à l’étranger, architecture ou médecine peut-être. «Ici le niveau n’est pas très bon. Pour faire de bonnes études, il faut aller en Angleterre, en Allemagne, aux Etats-Unis. Mais ça coûte cher. Nos parents économisent pour nous payer ces études, mais avec le plan de Bruxelles, cet argent mis à la banque ne vaudra plus rien. Et nous on restera ici à faire des petits boulots.»


Près du Parlement, une fille est occupée à graffer sur un mur une figure de Jésus, baillon de révolutionnaire sur le visage: «C’est pour dire que même un peuple pacifiste comme le nôtre est prêt à se battre s’il le faut», explique-t-elle.

Les étudiants vivent comme un déni de démocratie le fait que le plan conclu à Bruxelles ne passe pas au Parlement. Irene, 20 ans, étudiante en langue : «Ce plan décide de tout notre futur. Nous sommes maintenant sous la coupe du FMI et ce n’est que le début. Il va y avoir beaucoup de chômage, surtout pour nous les jeunes, alors que nous n'y sommes pour rien dans ce qui arrive. C'est injuste. La moindre des choses aurait été que le peuple ait son mot à dire !» Ero, 20 ans également, aurait préféré «une sortie de l’Europe. Tout allait mieux pour Chypre avant qu’on entre dans l’Europe en 2004. L’Europe, je veux dire l’Europe comme rêve, c’est fini »...


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Plusieurs choses que vous ignorez sûrement sur Erasmus - Rue89

Plusieurs choses que vous ignorez sûrement sur Erasmus - Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Erasmus est sauvé. La "success story" de l'Union européenne était menacée : "Erasmus est à court d’argent", reconnaissait début octobre le porte-parole du commissaire européen au Budget.

 

Le programme européen d’échange d’étudiants et de professeurs allait-il disparaître en raison des coupes budgétaires imposées par de nombreux pays de l’Union ?

Finalement non. Lors de sa plénière de décembre, le Parlement européen a soutenu l’accord de six milliards d’euros destiné à couvrir les factures en suspens ainsi que le budget 2013, sauvant ainsi un programme vieux de 25 ans. La première année, à peine plus de 3 000 étudiants en avaient profité ; ils sont 270 000 aujourd’hui. En 25 ans, plus de deux millions de jeunes issus de 33 pays ont ainsi pu étudier à l’étranger.

Un programme pour tous ? Qui favorise l’intégration européenne ? Et qui marche vraiment bien ? Pas si sûr...

 

1.L’anglais plus que la fiesta au soleil.L’Espagne est le premier pays d’accueil et d’origine des étudiants Erasmus. Soit. Mais la France et l’Allemagne suivent. L’Hexagone arrive en deuxième position : environ 30 000 étrangers y séjournent cette année, et le même nombre d’étudiants le quitte pour parfaire ses connaissances hors des frontières.... 2.Portugal, Danemark et Suède à la mode

 Erasmus stagne en France. Entre 2005 et 2009, les arrivées ont cru de 2,8% seulement, et les départs d’un petit 8,6%.

Le Portugal, le Danemark et la Suède deviennent en revanche des destinations de plus en plus prisées ; entre 2005 et 2009, le Portugal a vu ses séjours Erasmus augmenter de 45%.

Encore plus flagrant : le nombre d’étudiants turcs en mobilité Erasmus augmente très rapidement. Ils étaient moins de 3 000 en 2005, pour passer la barre des 8 000 en 2010 – une augmentation de 180%.

 

3.Trop cher pour plaire à tous

 Le programme devait concerner 10% des étudiants, rappellent les auteurs d’une étude du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq) sur le sujet. L’objectif est loin d’être atteint...

 

4.L’étudiant Erasmus : une femme de 23,5 ans

Pour l’année académique 2009-2010, l’âge moyen des étudiants Erasmus était de 23,5 ans.

Et l’étudiant était une étudiante : 62% des Erasmus sont des femmes, soit une part légèrement supérieure à celle des femmes dans la population étudiante globale....

 

5.Pas très branchés sciences dures

Ce sont enfin les étudiants issus de l’enseignement supérieur universitaire qui se déplacent plus que ceux issus des filières professionnalisantes, selon les mêmes études. Et ils se penchent en priorité sur les sciences sociales, les affaires ou le droit, voire les sciences humaines ou les arts. Les disciplines scientifiques restent boudées....

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Union européenne : Ces frontières disparues méritent le Nobel

Union européenne : Ces frontières disparues méritent le Nobel | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’attribution du Nobel de la paix à l’UE a laissé beaucoup de monde perplexe.

Pourtant, note le politologue José Ignacio Torreblanca, un voyage sur les vestiges de la longue “guerre civile européenne” commencée au XIXème siècle devrait suffire à la justifier.

 

Des frontières qui s’étiolent. Des frontières rouillées, oubliées, abandonnées. Des frontières dont personne ne se souvient. Une impressionnante série de photographies explique à elle seule pourquoi l’Union européenne a été récompensée par le prix Nobel de la paix. Elle explique aussi pourquoi, malgré la crise existentielle que traverse le continent, les Européens ont de nombreuses raisons de se réjouir.

Pour s’en convaincre, il suffit de penser pendant un instant au mur élevé par les Etats-Unis le long de sa frontière méridionale, ou aux chemins accidentés que trace le mur de séparation qu’Israël a construit, sans parler de la frontière entre les deux Corées. Ces trois démarcations sont purement et simplement un monument à l’échec, une illustration de l’incapacité de nombreux êtres humains à vivre en paix malgré leurs multiples origines, valeurs et convictions politiques ou religieuses.

Nous, les Européens, étions exactement comme ça autrefois. Ces bornes, clans et lignes de partage qui n’ont l’air de rien sont en réalité les témoins de millions de morts, les stigmates couverts du sang des centaines de milliers de jeunes qui ont donné leur vie pour défendre ces frontières, traversées par des millions de réfugiés et de personnes déplacées.

 

La génération de nos grands-parents sait de quoi elle parle, car ces enfants ont joué dans les décombres de ce que les historiens ont appelé “la grande guerre civile européenne”, un conflit qui, avec la France et l’Allemagne en son centre, a commencé en 1870 et s’est terminé en 1945 à l’issue de deux guerres mondiales. La génération suivante, toutefois, se souvient aussi très bien d’une Europe divisée en deux par un “rideau de fer”, d’après l’expression de Churchill.

Ce passé semble d’autant plus surprenant aujourd’hui : on se demande pourquoi toutes ces démocraties faisant partie de ce qui était la Communauté européenne, qui non seulement partageaient des valeurs politiques et des systèmes économiques, mais qui avaient aussi conspiré pour lutter coude à coude et dos à dos dans le cadre de l’Alliance atlantique, ont tant tardé à faire tomber leurs frontières, à unifier leurs monnaies et à supprimer les contrôles frontaliers. Les jeunes d’aujourd’hui ont tout naturellement intégré à leurs vies la liberté de mouvement et l’euro. Le reste du monde, toutefois, ne vit pas selon les mêmes règles.

L’Alsace et la Lorraine, Dantzig, les Sudètes ou le Danube, heureusement, n’ont plus aucun sens et sont devenus de simples événements historiques. Les Européens, malgré leurs problèmes, vivent une période semblable, voire meilleure que la “pax romana” dont a jadis profité l’Europe, à une différence près : si la romanisation a été imposée à feu et à sang, contre la volonté des peuples qui habitaient alors le continent, la “pax europæa” a été conclue pacifiquement en faisant appel au droit, à la démocratie et au respect de l’identité des peuples.

 

l est crucial de rappeler que les frontières ne se sont pas éteintes et n’ont pas disparu de mort naturelle. Le mur de Berlin est tombé par la volonté des citoyens d’Allemagne de l’Est, qui ont décidé de s’exprimer en descendant dans la rue pour aller demander asile dans les ambassades allemandes ou occidentales à Budapest et à Prague....

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Mort annoncée d'Erasmus : pourquoi ce programme est essentiel pour l'Europe

Mort annoncée d'Erasmus : pourquoi ce programme est essentiel pour l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
J'ai beaucoup changé grâce à cette année Erasmus.

 

Erasmus sera bientôt en cessation de paiement, d'après le député européen Alain Lamassoure. Les coupes budgétaires imposées par de nombreux pays européens ont en effet asphyxié le programme. Faut-il accepter cette perte au nom de la rigueur ? Surtout pas pour notre contributrice, qui nous parle de son expérience Erasmus.

Par Beatrice Masiani, ex étudiante Erasmus.

 

ERASMUS. Pour moi, l'échange Erasmus, c’est un programme fondamental pour consolider l’Union européenne… et c’est aussi ma plus belle expérience. Italienne, j’ai fait un échange Erasmus à Paris, lors de ma quatrième année d’architecture. Cette année m'a beaucoup apporté :

1. Du point de vue de l’autonomie. C’était la première fois que je vivais toute seule, loin de mes parents. En Italie, ce n’est pas comme en France, on reste chez ses parents jusqu’à ce qu’on travaille dans une autre ville ou qu’on se marie… Ce n’est pas évident de partir pendant ses études, surtout quand on habite à Rome, ce qui était mon cas.

2. Du point de vue scolaire. La France et l’Italie ont des approches très différentes de l’enseignement de l’architecture. L’architecture française s’inspire des beaux-arts, l'italienne de l’ingénierie. De plus, l’université française est beaucoup plus basée sur la pratique que l'italienne. Voir deux méthodes différentes, cela permet d’ouvrir sa réflexion.

3. Du point de vue personnel. Mon année Erasmus m’a permis d’apprendre le français. Je ne parlais quasiment pas en arrivant, et dès le mois de janvier j’arrivais à me débrouiller. Évidemment, c’était difficile de s’exprimer au début. Mais cela fait partie de l’aventure....

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L'heure n'est pas à "plus d'Europe"

L'heure n'est pas à "plus d'Europe" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Mise en commun de la dette ? Union bancaire ? Union politique ? Autant de changements évoqués ça et là afin de résoudre la crise politique et économique que traverse l’Europe.

Mais les Européens ne semblent pas encore prêts à faire le pas vers davantage d’intégration.

Par Martin Winter, du Süddeutsche Zeitung.

 

Cet été, alors que se joue manifestement le dernier round de la crise de l’euro, l’envie est venue au monde politique allemand de disserter sur l’avenir de l’Europe. Les Sociaux-démocrates et les Verts [dans l’opposition] plaident pour une mise en commun de la dette européenne, avec une union bancaire et fiscale. En bref, ils voudraient céder à Bruxelles la souveraineté de l’Etat sur son budget. Quant à la CDU d’Angela Merkel, elle dit qu’elle souhaite faire de l’Europe une union politique – quoi que cela puisse signifier exactement. Et parce que tout cela altèrerait profondément la Constitution, elle prône aussi un référendum, rapide si possible.

Doucement, est-on tenté de dire. Il est vrai que l’Union européenne est mal préparée aux tempêtes du monde globalisé. Dans cette grave crise financière, sa structure politique est inadaptée, et elle s’est avérée instable. Mais avant d’aller sacrifier dans la précipitation le cœur de la souveraineté nationale, il serait bon de se demander s’il existe un autel sur lequel sacrifier quelque chose.

Au-delà des frontières allemandes, aucun Etat ni aucun autre peuple européen serait prêt, dans sa grande majorité, à renoncer à la souveraineté nationale et à faire le pas vers un Etat fédéral européen. Il n’est d’ailleurs pas certain que les Allemands eux-mêmes accepteraient finalement d’abandonner leur souveraineté.

Cette crise n’a pas rapproché les peuples européens, elle n’a fait que les rendre plus sceptiques vis-à-vis du projet européen. Il y a sept ans, le projet de Constitution européenne, qui ne touchait quasiment pas à la souveraineté nationale, a lamentablement échoué à l’épreuve de divers référendums [en France et aux Pays-Bas]. Un accord qui réduirait les nations européennes à des Etats fédérés serait sans aucun doute voué à un sort au moins tout aussi triste.

Les désirs ne peuvent masquer la réalité. Même si on parvenait à convaincre quelques peuples de confier les éléments clés de leur souveraineté à une autorité centrale européenne, la nouvelle Europe serait plus petite, beaucoup plus petite que l’Europe actuelle. Certains suivraient la Grande-Bretagne et quitteraient le navire. On aurait alors un petit noyau d’Europe vraisemblablement pas assez grand pour avoir un poids politique dans le monde...

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Les Européens, trop différents pour s'entendre

Les Européens, trop différents pour s'entendre | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Plus que les écarts entre les performances économiques des pays de l’UE, ce sont les fossés culturels entre les Européens qui constituent l’obstacle principal à la création d’une véritable communauté homogène.

Il n’est dès lors pas étonnant qu’on ait autant de mal à la construire. Par Richard Swartz, de Dagens Nyheter.

 

Beaucoup ont essayé d’unifier l’Europe. Tous s’y sont cassé les dents : Attila, Charlemagne, Napoléon, Hitler. La dernière tentative en date est celle de l’Union européenne. Laquelle ne s’est pas faite flamberge au vent, l’Europe étant devenue, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, un continent pacifiste, mais par des moyens inoffensifs tels que la bonne volonté, des institutions communes, des lois et des règlements. L’euro est la dernière, et sans doute la plus audacieuse, de ces initiatives en faveur d’une Europe unifiée.

L’origine du projet européen moderne est politique, même si l’accent a été mis depuis le début sur l’économie. La communauté du charbon et de l’acier visait à sortir les industries nécessaires à la guerre du cadre de l’Etat-nation afin de prévenir de nouveaux conflits. Les économies nationales devaient se retrouver dans un grand marché unique dépourvu de frontières et converger peu à peu les unes vers les autres.

Le projet ne se fondait pas simplement sur la suprématie de l’économie mais aussi sur l’idée que la rationalité économique devait permettre l’émergence d’une communauté de vues dans d’autres domaines dans le but de créer un ensemble qui ressemblerait à des Etats-Unis d’Europe....

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Comment parler d’Europe à ses élèves ? - analyse critique des programmes actuels, idées

Comment parler d’Europe à ses élèves ? - analyse critique des programmes actuels, idées | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Bien que l’éducation à la citoyenneté figure dans les programmes du primaire et du secondaire, les profs manquent d’une formation suffisante pour enseigner l’Europe à leurs élèves. Pour autant, certaines initiatives fonctionnent.

 

Ça sert à quoi l'Europe ? » « C'est quoi les 27 ? » « Et la Grèce, elle va par­tir de l'Union ? » Autant de ques­tions qui res­tent sou­vent sans réponse à l'école. Selon le rap­port « Citizenship Education in Europe », réa­lisé par le réseau Eurydice pour la Commission euro­péenne, les profs n'ont pas la for­ma­tion néces­saire en France pour for­mer leurs élèves à la citoyen­neté, ni leur par­ler de l'Europe. Fanny Dubray, vice-présidente de l'association Mouvement euro­péen – France (ME-F) le confirme : « Il y a un défi­cit de for­ma­tion et d'outils péda­go­giques, l'Europe est abor­dée super­fi­ciel­le­ment à l'IUFM. »Les pro­grammes sco­laires sont égale­ment cri­ti­qués par les euro­philes. « Les ensei­gnants se voient impo­ser un cadre de géné­ra­li­tés his­to­riques et géo­gra­phiques sans rap­port avec les pré­oc­cu­pa­tions des élèves », cri­tique Nicole Lucas, pro­fes­seure agré­gée et doc­teure en his­toire contem­po­raine à l'Université de Bretagne Occidentale (UBO). « On ne parle pas assez d'Europe et quand on le fait, cela reste très abs­trait. Les manuels ont une vision trop juri­dique et ins­ti­tu­tion­nelle, ça n'a pas de sens à l'école. »....


Via alozach, Vincent DUBOIS
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Dépensons-nous pour la croissance

Dépensons-nous pour la croissance | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les différents scrutins du 6 mai ont exprimé la rupture entre responsables politiques et citoyens européens.

Pour éviter que la situation ne dégénère, il faut abandonner l’obsession de la rigueur pour relancer la solidarité et l’intégration qui ont fait l’Europe, estime une éditorialiste italienne.

 

Assez avec l’Europe des arrogants, des chefs qui ne connaissent que la loi du plus fort. Assez avec l’Union qui a dégénéré en une pyramide féodale, avec un seul grand Etat – le seul véritablement souverain – à sa tête, et la pléthore des vassaux et autres vavasseurs à ses ordres. Assez avec l’Europe peu convaincante des proclamations : c’est scandaleux, alors que la crise économique fait des dégâts, que l’austérité lui emboîte le pas et que l’emploi se fait rare.

Jamais auparavant, avant le "super-dimanche" dernier, on avait eu conscience avec autant de brutalité de la portée du divorce entre l’Europe, ses classes dirigeantes et ses citoyens. Une rupture qui a mûri au sein même d’un projet commun qui non seulement est en perte de vitesse, mais qui a fini par renier l’esprit et la politique des origines et s’obstine à ignorer la réalité : le mécontentement et la frustration croissante des citoyens. D’où la perte d’adhésion de leur part....

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Le triste délitement de l'idée européenne - LeMonde.fr

Le triste délitement de l'idée européenne - LeMonde.fr | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les Français veulent moins d'Europe. Une majorité d'entre eux se dit indifférente à l'idée européenne. Quand elle n'y est pas hostile. Moins d'un Français sur deux estime important que l'Europe permette à son pays de peser davantage sur les décisions politiques et économiques prises au niveau mondial. Le même pourcentage juge que la défense d'un "modèle européen" - économie de marché associée à une forte protection sociale - n'est pas une priorité en ce XXIe siècle naissant.

S'il y avait au sein de l'Union européenne (UE) un classement des opinions en fonction de leur degré d'europhilie, la France serait sans doute dans les rayons du bas. Les derniers partisans de l'intégration européenne sont prévenus : ils vont très vite avoir besoin d'une solide dose d'antidépresseurs.

Tels sont du moins les enseignements d'un sondage réalisé par l'insitut Ipsos/Logica pour Le Monde sur "L'attitude des Français à l'égard de l'Europe". On peut toujours chicaner sur la difficulté qu'il y a à appréhender les évolutions de l'opinion sur une question aussi vaste. Mais, enfin, le résultat est là, que nous publions ce jour. Il mesure l'humeur du pays sur l'Europe : elle est défavorable...
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Une majorité de Grecs reste favorable à l'Europe malgré l'austérité - LeMonde.fr

Une majorité de Grecs reste favorable à l'Europe malgré l'austérité - LeMonde.fr | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Monde.fr - Plus de sept Grecs sur dix disent ne pas souhaiter "la sortie de l'euro", malgré les mesures d'austérité imposées par les créanciers, UE et FMI, selon un sondage.

Seuls 19,6 % des gens interrogés se sont prononcés pour le retour à la drachme, monnaie nationale du pays avant son adhésion dans la zone euro en 2002, selon ce sondage effectué par l'institut grec Marc entre les 15 et 17 février sur un échantillon de 1 013 ménages à travers le pays....

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L'euroscepticisme n'est pas fini

L'euroscepticisme n'est pas fini | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L’élection du conservateur pro-européen Sauli Niinistö à la présidence finlandaise, le 5 fevrier, face à un autre europhile, l’écologiste Pekka Haavisto, a été favorablement accueillie en Europe. Car il y a presque un an, la percée des Vrais Finlandais lors des législatives avait conduit à un durcissement d’Helsinki dans les négociations sur l’aide à la Grèce. Pourtant, note Helsingin Sanomat, ce résultat n’annonce pas la fin “de la méfiance des citoyens envers l’UE”...

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«Pour la première fois, les attitudes des Français ressemblent à celles des Grecs…»

Bruce Stokes, du Pew Research Center, déplore le fossé qui se creuse avec l’opinion publique allemande :

 

Directeur des études d’opinion internationales du Pew Research Center, Bruce Stokes observe depuis longtemps les évolutions du continent européen. Il n’en est que plus choqué des résultats en France cette année.

La France en «chute libre» dit votre étude. N’y allez-vous pas un peu fort ?

Lorsqu’on demande aux Français ce qu’ils pensent de la situation économique, comment vont leurs finances personnelles, comment ils voient l’avenir ou ce qu’ils pensent de l’intégration européenne, les réponses sont à chaque fois plus négatives et la tendance semble s’accélérer par rapport à nos précédentes études. Nous n’avons pas généralisé à partir d’un ou deux indicateurs : c’est tout un spectre de réponses qui s’effondrent. Les attitudes françaises évoluent dramatiquement en 2013, par rapport aussi aux autres pays et notamment aux Allemands.

Vous signalez une telle divergence entre les opinions françaises et allemandes que l’on se demande : le fameux couple franco-allemand peut-il encore tenir sur ces sables mouvants ?

Les opinions publiques allemande et française n’ont jamais été parfaitement similaires, mais la France jouait auparavant un rôle hybride, intermédiaire entre les attitudes allemandes et celles des pays du sud de l’Europe. Dans cette étude 2013, nous observons pour la première fois que les attitudes des Français ressemblent vraiment à celles des Grecs, des Italiens ou des Espagnols. Le gouffre s’est creusé avec les Allemands. A la longue, si Français et Allemands ont des perceptions à ce point divergentes, cela risque de compliquer leur coopération politique. Cela isole aussi davantage l’Allemagne, qui semble de plus en plus vivre sur un autre continent. Mais cela peut rendre la France plus nécessaire que jamais dans son rôle de pont avec Berlin.

L’Allemagne a-t-elle de toute façon une alternative à la France ?

Non, il n’y a pas d’alternative à la France. Une autre des découvertes de cette étude est d’ailleurs que le gouvernement allemand a plus de marge de manœuvre qu’il ne le dit. ...

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Union européenne : Une citoyenneté de papier

Union européenne : Une citoyenneté de papier | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les traités européens garantissent les droits des citoyens-consommateurs. Mais dans la pratique, les manquements à ces principes sont légion, en particulier vis-à-vis des ressortissants d’un autre Etat membre.

 

Depuis quelque temps, presque toutes les chaînes de télévision roumaines diffusent des spots sur le thème "Je suis citoyen européen et j'ai des droits".

Le citoyen y est mis en scène dans des situations concrètes du quotidien : il a acheté un ordinateur portable qui ne fonctionne pas, il veut rendre un produit acheté en ligne ou sa chambre d'hôtel n'est pas climatisée.

Devant le refus des "prestataires de services", il assène d’un ton résolu et assuré : "Savez-vous qui je suis ? Je suis citoyen européen et j'ai des droits". Certes, la campagne est utile. Le citoyen roumain-européen apprend que l'UE lui a apporté quelques droits : il peut rendre un produit qui ne lui convient pas ou réclamer des dédommagements.

Mais cette campagne est bâtie selon le style quelque peu ennuyeux et insistant de la Commission européenne et de ses fonctionnaires : depuis des années, il tombe sur l'Europe sous la forme de brochures et autres spots publicitaires destinés au "citoyen européen".

Or le citoyen européen, bien qu'il puisse ainsi connaître ses droits si son ordinateur portable tombe en panne ou s’il tombe lui-même sur de la viande de cheval dans un paquet de lasagnes, semble bien abattu ces derniers temps. Car certains de ses droits, dont certains comptent parmi les "piliers de la construction européenne" (comme celui de travailler et de s'installer n'importe où dans l'UE), ne lui sont pas accordés. L'époque où l'on parlait d'une "Europe des citoyens" s'est envolée, mais toute cette rhétorique délibérément confiante et fleurant bon le slogan est restée au stade du "matériel informatif" élaboré par la Commission.

 

La crise économique n'est pas la seule coupable, même si l'austérité court toujours sur notre continent vieillissant. Par exemple, par décision européenne, des citoyens européens chypriotes ont vu leurs comptes pillés. Mais cela est motivé par le sauvetage de l'euro, qui est notre monnaie à nous tous, donc il faut se montrer solidaire ! Cette solidarité dans le désordre et décidée en haut ne peut cependant pas fonctionner tant que, un peu partout dans l'Union, fleurissent les isolationnismes et que le motif biblique du "bouc émissaire" revient à la mode.

 

L'idée que les institutions européennes n'ont pas de légitimité démocratique et que par conséquent les citoyens ne sont pas représentés a été récupérée dans bon nombre de pays par les partis populistes : la faute des "autres" est un artifice simple et qui rapporte des voix. Les Britanniques, dont l'euroscepticisme a toujours été source d'un amusement garanti, sont retombés depuis un certain temps dans l'obsession triste de l'invasion roumano-bulgare....

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DÉBAT : Nous, le peuple européen disparu

DÉBAT : Nous, le peuple européen disparu | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Aller vers “plus d’Europe” pourrait aider le continent à sortir de la crise. Mais encore faudrait-il créer les Européens.

 

Pour retrouver ce sens d’une destinée commune, que nous avons perdu le siècle dernier, il convient de miser sur l’Education, les échanges culturels et les initiatives politiques, explique un journaliste français.

Par Olivier Guez, du New York Times.  

Ainsi la Grèce ne s’est pas effondrée et l’Europe a commencé à souffler. Mais pas pour longtemps. Les électeurs rebelles d’Italie, qui ont opté pour un milliardaire extravagant et un clown, nous ont rappelé la semaine dernière combien la crise que traversait le continent était profonde.

Pendant ce temps, la France fait cavalier seul au Mali, ou presque, et la Grande-Bretagne parle ouvertement de quitter le navire Europe. Ce n’est pas seulement la monnaie de l’Europe qui est en crise, c’est son âme.

Si tant est qu’elle ait jamais existé, la vision embryonnaire d’une Europe unie se désagrège du fait de l’absence de soutien de ses peuples. Chacun nourrit ses propres ressentiments ou ses propres soupçons à l’égard de ses partenaires. Mais tous souffrent du même manque : très peu de leurs citoyens se considèrent d’abord et avant tout comme des Européens.

 

Comment est-ce possible ? L’histoire européenne de ces cinquante dernières années est généralement décrite comme une progression pas à pas vers un avenir commun. Mais peut-être, pour comprendre où nous en sommes arrivés aujourd’hui, faudrait-il faire commencer cette histoire plus tôt – non pas avec le rapprochement franco-allemand dans les années 1960 -, mais avec le modèle d’Europe qui prévalait pendant la décennie précédant le cataclysme de 1914.

A bien des égards, l’Europe de 1913 était plus cosmopolite et plus européenne que l’Europe d’aujourd’hui. Les idées et les nationalités se brassaient et convergeaient les unes vers les autres dans un creuset de créativité....

 

C’est pour cette raison que l’Europe doit trouver une idée neuve, une nouvelle vision, un ciment pour l’avenir. Les nobles principes auxquels nous sommes habitués ne suffiront pas. Les droits de l’homme, le pluralisme, la liberté de pensée, la démocratie sociale de marché – apparaissent tous dans les constitutions nationales ; les citoyens n’ont pas besoin de l’Union européenne pour en bénéficier. Comment, dans ces conditions, développer des liens affectifs avec l’Europe ?

La réponse réside peut-être dans la conception d’une Europe plus charnelle, une Europe qui a des couleurs, des odeurs, un folklore, une force poétique. Et de la diversité. Cet objectif ne s’articule pas sur des principes connus – une langue, une histoire ou des lignées communes – mais sur l’exact opposé : une entente culturelle et un cadre de référence qui dépassent les frontières et sont fondamentalement européens. Au sujet de l’Europe, Milan Kundera parle d’un "maximum de diversité dans un minimum d’espace" – une affirmation peut-être aussi forte que "liberté, égalité, fraternité", ou "tous les hommes sont égaux".

Ce type d’idéal fondateur est la condition sine qua non de l’unité politique du continent.....

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Delors conseille aux Britanniques de quitter l'Union européenne

Delors conseille aux Britanniques de quitter l'Union européenne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le socialiste propose au Royaume-Uni d'opter pour "une autre forme de partenariat" au sein de l'Europe.

 

L'ancien président de la Commission européenne, le socialiste Jacques Delors, a suggéré vendredi 27 décembre au Royaume-Uni, hostile à plus d'intégration européenne, de quitter l'UE et d'opter pour une autre forme de partenariat avec le Vieux continent.

Les Britanniques s'intéressent seulement à leurs intérêts économiques, à rien de plus. On pourrait leur proposer une autre forme de partenariat", estime Jacques Delors, dans un entretien au quotidien économique allemand "Handelsblatt".

Le Premier ministre britannique David Cameron, qui subit les pressions des "eurosceptiques" de son parti conservateur, avait déclaré le mois dernier qu'il soutenait l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE, mais qu'il voulait "un nouvel accord" qui comporte une procédure de non-participation sur des problèmes-clé.

Dans un entretien publié jeudi dans le "Guardian", le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a averti que ces tentatives de récupérer des pouvoirs aux dépends de l'Europe pourraient mettre l'UE en danger.....

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Erasmus n'a plus d'argent

Erasmus n'a plus d'argent | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

ÉCONOMIE - Erasmus -qui a fêté ses 25 ans cette année- n'a plus d'argent, les caisses du fonds social sont vides et d'autres programmes européens seront bientôt en cessation de paiement si les Etats refusent de renflouer le budget européen en 2012, a annoncé mardi le député européen français Alain Lamassoure.

"Le fonds social européen est en cessation de paiement depuis le début du mois et ne peut plus effectuer de remboursements aux Etats", a révélé le président de la commission des budgets du Parlement européen au cours d'un point de presse.

"La semaine prochaine ce sera le tour d'Erasmus, le programme pour les étudiants, et à la fin du mois, le programme pour la Recherche et l'Innovation n'aura plus d'argent", a-t-il ajouté.

La faute incombe aux gouvernements qui ont taillé dans le budget 2012 en limitant les dépenses à 129 milliards d'euros, soit une coupe de 4 milliards par rapport aux propositions de la Commission et du Parlement européen, pour le mettre au diapason de la rigueur imposée à l'Europe par la crise financière....

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Mais quel est "votre point de vue sur l'Europe" ?

Mais quel est  "votre point de vue sur l'Europe" ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les citoyens européens ont sûrement une opinion sur des sujets comme la réglementation de la finance ou celle du prix des fruits et légumes. Voire une idée sur ce que sera l’UE en 2020.

Ils peuvent les exprimer sur un site lancé par la Commission européenne. Même si elles ne sont pas toujours très convaincantes, constate un journaliste roumain. Par Gabriel Giurgiu, de Dilema Veche.

 

Lorsque je me retrouve à court de sujets sur l'Europe, je vais me percher sur l’une des branches de cet arbre touffu qu’est le portail de l'Union européenne, jusqu'à ce que je trouve un rameau douillet où je pourrai cueillir rapidement des sujets de reportage : la partie "Votre point de vue sur l'Europe".

En ce moment, par exemple, on y trouve 36 sujets qui attendent nos opinions, à nous, les quelque 500 millions de citoyens des Etats membres. On y trouve de tout pour tous, depuis le régime commercial à appliquer aux fruits et légumes d’origine communautaire, en passant par le dilemme sur le fait de savoir si les citoyens de l'UE doivent ou non manger des animaux clonés, jusqu'au futur des relations économiques avec les Etats-Unis. Sans oublier des questions d'intérêt beaucoup plus général, telle l'utilisation, payante ou non, des autoroutes.

 

Cette branche du site est relativement jeune, elle a bourgeonné il y a quelques années suite au tintamarre provoqué par les critiques sur le déficit démocratique, le manque de consultation publique et de participation citoyenne directe dans le processus décisionnel alambiqué de Bruxelles.

Mais l'initiative en elle-même n'incite pas à la plaisanterie. De très nombreuses propositions ont une portée financière directe dans certaines industries ou secteurs économiques. On peut raisonnablement supposer que mes compatriotes [roumains] intéressés par la proposition de réglementation des fonds spéculatifs seront moins nombreux que ceux qui ont (ou qui devraient avoir) une opinion sur les changements de politiques communautaires concernant la production de fruits et légumes. Je recommande ainsi une lecture (fût-elle en diagonale). Vous trouverez, j'en suis sûr, au moins un sujet qui vous poussera à laisser votre avis....

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La valeur de l’Europe

La valeur de l’Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L’Europe traverse une phase qui marquera son histoire. Nos actes en Europe et notre discours sur l’Europe aujourd’hui façonneront pour longtemps notre continent et sa culture politique. C’est en ce moment précisément que se dessinent, pour de nombreuses années, l’image que les Allemands se font de l’Europe, le regard que nos voisins européens portent sur l’Allemagne et celui du monde sur l’Europe.

Pour débattre de ces questions,  la conférence « La valeur de l’Europe », se tiendra le mardi 18 septembre 2012, dans le « Weltsaal » du ministère fédéral des Affaires étrangères à Berlin.
La conférence est organisée à l’invitation de M. Guido Westerwelle, député du Bundestag allemand, Ministre Fédéral des Affaires étrangères, en partenariat avec la Fondation Bertelsmann, ARTE et le Deutschlandfunk.


Via Thomas-Penette Michel
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Le sentiment national reste bien ancré

Le sentiment national reste bien ancré | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour les eurosceptiques, l’intégration européenne menace la culture et l’identité nationales. Mais existe-t-il pour autant une “identité européenne” commune ?

Dans ce nouvel épisode de sa série sur les Euromythes, le Groene Amsterdammer sonde l’opinion des Européens.

 

Plus l’intégration européenne augmente, plus la culture et l’identité nationales sont atteintes. Voilà, en gros, la crainte des eurosceptiques. Mais c’est aussi, implicitement, l’espoir des fédéralistes : plus l’identité européenne des citoyens est forte, mieux c’est.

Quoi qu'il en soit, une coopération européenne accrue ne menace pas l’identité nationale. Ce n’est pas vrai. Toutes les enquêtes le prouvent : quelle que soit la région, les citoyens s’identifient d’abord à leur propre pays et, ensuite, dans une bien moindre mesure, à l’Europe.

Bien entendu, cela varie selon le pays et la question posée, mais le sentiment d’attachement est clair à chaque fois. D’abord le pays, ensuite l’Europe. Selon l’Eurobaromètre 2010 : “La plupart des personnes interrogées se sentent surtout liées à leur propre pays (…) C’est le cas dans tous les Etats membres de l’UE.”

Au cours de la dernière décennie, l’idée que la politique (plus de participation démocratique, un parlement européen plus fort), l’éducation (des programmes d’échange, un cours d’histoire européenne en classe) ou la cohésion sociale (augmenter la cohésion entre les pays européens) pourraient contribuer à une identité européenne a été démentie. Même si certains fonctionnaires de l’UE aimeraient croire le contraire, la tendance s’est plutôt inversée...

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Erasmus, "success story" d'un quart de siècle

Erasmus, "success story" d'un quart de siècle | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Avec un budget augmenté de 70 % sur la période 2014-2020, le programme Erasmus doit être simplifié dès cette année pour être plus accessible.

 

C'est la "success story" de l'Union européenne. Présente à Copenhague, le 9 mai, pour introduire la conférence sur le 25e anniversaire du programme Erasmus, la commissaire européenne pour l'éducation, la culture et la jeunesse, Androulla Vassiliou, a tressé les lauriers de cette initiative lancée en 1987. "En faisant de la mobilité étudiante une réalité, a-t-elle déclaré, Erasmus a été plus efficace qu'aucun autre programme pour unir les jeunes Européens."

La conférence, au cours de laquelle a été présentée une forte relance d'Erasmus, a donc d'abord permis de dresser un constat flatteur de ce populaire programme.

En 2012-2013, trois millions de jeunes Européens auront bénéficié de ces bourses, de 250 euros par mois en moyenne, qui leur auront permis de poursuivre leurs études dans un autre pays de l'Union européenne (ou l'un des six autres pays non membres qui se sont associés au programme). Les derniers chiffres présentés à Copenhague montrent que le succès ne se dément pas : l'année 2010-2011 a été marquée par une hausse de 8,5 % sur un an du nombre d'étudiants Erasmus (à 231 000)....

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25 ans d'Erasmus: un programme ciment de la construction européenne

25 ans d'Erasmus: un programme ciment de la construction européenne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Évoquer le programme Erasmus sans mentionner L'auberge espagnole relève de la gageure, nous ne nous y risquerons pas.

 

Quand Cédric klapish part filmer une bande de grands adolescents venus des quatre coins de l'Europe à Barcelone pour poursuivre leurs études loin de chez eux, le réalisateur ne sait pas que sa comédie deviendra un film culte de la "génération erasmus". À sa sortie en 2002, L'auberge espagnole (regardez la bande-annonce) révèle aux yeux de milliers d'étudiants l'existence d'un programme d'échanges encore quelque peu confidentiel. Depuis, le nombre d'étudiants français partant chaque année avec Erasmus a presque doublé (16.000 en 2002, plus de 31.000 désormais).Lancé en 1987 par onze Etats de l'Union, le programme a d'ores et déjà permis à plus de deux millions de jeunes Européens d'étudier dans le cadre d'échanges impliquant désormais 33 pays dont les 27 membres de l'UE, l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège, la Suisse, la Croatie et la Turquie.

 

"La génération Erasmus aura une influence croissante dans la société"....

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Allemagne: Dans la peau d'un Grec

Allemagne: Dans la peau d'un Grec | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

A quoi ressemblerait la vie d’un fonctionnaire allemand moyen si la République fédérale était contrainte de suivre la même cure d’austérité draconienne qu’elle impose en ce moment à la Grèce ? Avec l’aide de quelques experts, Cicero a essayé de l’imaginer.

Par Marie Amrhein, de Cicero à Berlin.

 

Appelons-le Erich Hansen. Erich Hansen est éducateur dans le public dans une petite ville de la Hesse [dans le centre de l’Allemagne]. Avec les jeunes qu’il accueille dans sa structure, il fait des allers et retours réguliers à Marbourg, non loin de là, pour y jouer au bowling.

A l’avenir, Erich Hansen devra se poser la question de savoir s’il ne serait pas préférable d’emmener les enfants dans la forêt – le ticket d’entrée au bowling pourrait devenir trop onéreux, et Erich Hansen doit se serrer la ceinture. Comme le reste de la République fédérale.

Appuyons-nous sur l’hypothèse formulée par la fondation Hans Böckler avec l’aide de l’Institut de macroéconomie et de recherches conjoncturelles (IMK) pour comprendre à quoi ressemblerait l’Allemagne si elle était soumise aux mêmes plans de rigueur que la Grèce.

Le salaire d’Erich Hansen fonderait de 3 250 euros mensuels à 2 760. En revanche, sa cotisation d’assurance-maladie bondirait en un an de 530 euros, pendant que la TVA passerait de 19 à 22 %. L’éducateur, qui aime bien prendre une petite bière et griller une cibiche après le travail, doit s’attendre à une flambée de 33 % des taxes frappant l’alcool, le carburant et les cigarettes....

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Réconcilier les Européens avec l'Europe - LeMonde.fr

Réconcilier les Européens avec l'Europe - LeMonde.fr | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Monde.fr - L'exigence de démocratie est irrésistible.

 

Ce sont les dysfonctionnements des démocraties nationales qui sont largement la cause des désordres actuels : en vertu du traité de Maastricht, les gouvernements de la zone euro restent chargés des politiques économiques et sociales et doivent se surveiller les uns les autres. On a vu le résultat. En violant les promesses de rigueur budgétaire ou en reportant les réformes indispensables, plusieurs responsables nationaux ont non seulement abusé leurs partenaires, mais ils ont aussi lésé leur propre population, notamment les jeunes et les générations futures. La tyrannie du court terme, l'excès d'endettement, public ou privé, le clientélisme ont abouti à un désastre que les populations paient cher. Nul ne peut plus prétendre que la démocratie nationale irait bien tandis que "l'Europe" irait mal.

Dans le même temps, la crise a accentué le besoin de légitimation des décisions européennes. Le chômage fait des ravages, la précarité et les inégalités s'accroissent. Trop d'Européens ont le sentiment d'être dans un tunnel. Ils sont prêts à faire des efforts si ceux-ci sont équitablement répartis. Ils veulent surtout comprendre qui décide et peser sur les choix afin de retrouver dignité et espoir...

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