Union Européenne, une construction dans la tourmente
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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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La Grèce n'a pas payé le FMI

La Grèce n'a pas payé le FMI | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La date butoire pour le paiement de la dette de 1,6 milliards d’euros de la Grèce au Fonds monétaire international a expiré hier soir. C’est le plus important défaut de paiement de l’histoire du FMI.

 

“La Grèce est devenu le premier pays développé à faire un défaut de paiement vis-à-vis du FMI”, note The Wall Street Journal, alors qu’Athènes a laissé passer la date limite du 30 juin sans honorer le remboursement de 1,6 milliards. Les tractations se sont multipliées ces derniers jours pour essayer d’éviter ce défaut de paiement, en vain. De plus, Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, va soumettre à un référendum le 5 juillet le plan d’aide en cours de négociation avec ses partenaires européens et ses créanciers. Le quotidien américain précise que la Grèce a déposé une demande de délai au FMI hier 30 juin. Athènes doit rembourser 5,4 milliards d’euros à l’organisation mondiale cette année, sur une dette totale qui atteint les 21 milliards d’euros.

“C’est un échec historique de la zone euro”, estime pour sa part le quotidien britannique The Guardian. “La Grèce s’est retrouvée seule insolvable et presque en faillite après cinq ans et 240 millards d’euros de plan de sauvetage européen. C’est le premier pays européen à faire défaut à ses créanciers. Cela représente un coup historique pour une Europe engagée de manière irréversible dans sa monnaie unique depuis seize ans”, ajoute le journal.

“La Grèce est au bord de l’abîme”, affirme de son côté le quotidien conservateur espagnol ABC. “Le sort en est jeté. Athènes se réveille ce matin en terrain totalement inconnu. Les demandes de dernière minute formulées par le chef du gouvernement grec hier ont été considérées comme ‘impossibles’ par les dirigeants de la zone euro. Sans aucun doute, les ministres des Finances de la zone vont se réunir à nouveau aujourd’hui, un peu comme si de rien n’était, comme si la barrière symbolique qui a été franchi hier à minuit ne changeait pas complètement les choses.”...

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Réformes ou sortie de l’euro : comprendre le blocage sur la Grèce

Réformes ou sortie de l’euro : comprendre le blocage sur la Grèce | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Athènes et ses créanciers n’ont plus que quelques jours pour trouver un compromis qui éviterait à la Grèce un défaut de paiement et une sortie de l’euro.

 

Les tractations en cours entre les protagonistes de la crise grecque parviendront-elles à sortir enfin de l’impasse ? Après le nouvel échec des négociations avec les « institutions » (ex-Troïka), le 18 juin, Athènes est désormais dangereusement proche du défaut de paiement alors qu’elle est confrontée aux échéances de plusieurs remboursements. Le point sur la situation....
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La zone euro ouvre la voie au maintien d'Athènes sous perfusion jusqu'à l'été

La zone euro ouvre la voie au maintien d'Athènes sous perfusion jusqu'à l'été | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Eurogroupe a donné ce mardi son feu vert au projet de réformes présenté par la Grèce.

 

Les ministres des Finances de la zone euro ont avalisé mardi le projet de réformes présenté par Athènes, ouvrant ainsi la voie à la prolongation jusqu’à l’été du programme de financement du pays, pour le sauver de l’asphyxie financière. Cet accord de principe de l’Eurogoupe a été annoncé sur Twitter par le vice-président de la Commission européenne en charge de l’Euro, Valdis Dombrovskis.

«Après une téléconférence de l’Eurogroupe» pour examiner la liste des réformes présentée par Athènes, «les procédures nationales pour l’extension du programme grec peuvent commencer», a écrit Valdis Dombrovskis, faisant notamment référence au feu vert nécessaire du Parlement allemand.

Les consultations des ministres ont duré à peine plus d’une heure, après un premier aval donné dans la matinée par les institutions créancières (UE, BCE et FMI), l’ex-troïka à la feuille de route soumise par Athènes. La rédaction de la liste grecque s’est faite en étroite concertation entre le nouveau gouvernement grec de gauche radicale et les créanciers du pays, donnant lieu à des «échanges constructifs» durant tout le week-end, selon Valdis Dombrovskis.

 

Athènes a mis ainsi beaucoup d’eau dans son vin, en s’engageant notamment à renoncer à annuler les privatisations déja réalisées. Sur le relèvement du salaire minimum, autre promesse électorale emblématique de Syriza, la Grèce ne confirme ni le calendrier (2016), ni le montant (751 euros) envisagé jusqu’alors, et renvoie à une consultation avec les partenaires sociaux et les institutions européennes et internationales....

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GRÈCE • Athènes rompt avec la Troïka

GRÈCE • Athènes rompt avec la Troïka | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Syriza, le parti de gauche radicale qui a récemment gagné les élections en Grèce, semble tenir ses engagements de campagne. Yanis Varoufakis, le nouveau ministre des Finances, a déclaré que le pays mettrait fin à la coopération habituelle avec le FMI, la BCE et l'Union Européenne.

 

Depuis la victoire du parti de gauche radicale Syriza aux dernières élections législatives en Grèce, l'Europe vit au rythme des annonces sur la restructuration de la dette grecque. Élus sur un programme anti-austérité, les nouveaux hommes forts à Athènes savent qu'ils sont très attendus sur la scène internationale. 

Le 30 janvier dernier, la visite à Athènes de Jeroen Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe, a fourni le prétexte à quelques déclarations de principe du nouveau ministre grec des finances. Cité par le quotidien économique de référence Financial Times, Yanis Varoufakis a déclaré sans ambages que les grecs "ne négocierons pas avec un comité dont la constitution est pourrie depuis la base". Périphrase habile pour évoquer la fin de la coopération de l'État grec avec la Troika, triumvirat composé de la Banque centrale européenne (BCE), le Fond monétaire international (FMI) et l'Union européenne (UE), créé pour mener la sortie de crise dans le pays.

 

D'autre part, Yanis Varoufakis - qui a avancé sa venue en France à aujourd'hui - a également averti que "la Grèce n'acceptera pas une extension du programme de sauvetage de l'UE qui prendra fin en février" rejetant ainsi la possibilité d'une rallonge de sept milliards d'euros, rajoutant que "c'est cette position qui nous a permit de gagner la confiance du peuple grec" et de gagner les élections.

Jeroen Dijsselbloem, s'est voulu prudent, rappelant que "le problème des grecs n'a pas disparu dans la nuit qui a suivi les élections". Pour Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires cité par le quotidien britannique, "nous devons tous nous sentir concerné par la situation économique en Grèce. Notre but commun est stimuler la croissance. Pour cela, nous avons besoin de pragmatisme et du respect des engagements par les deux partis".....

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Victoire historique de la gauche radicale en Grèce

Victoire historique de la gauche radicale en Grèce | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Syriza obtient 36,5 % des voix, selon les projections du ministère de l'intérieur, soit 150 sièges. Sa victoire aux élections législatives est assurée, mais pas sa majorité absolue au Parlement.

 

La victoire de Syriza en Grèce est assurée, seule la question de la majorité absolue au Parlement est encore en jeu. Selon les projections du ministère de l'intérieur, le parti de gauche radicale obtient 36,5 % des voix à l'issue des élections législatives du dimanche 25 janvier.

« Le peuple grec a écrit l'Histoire » et « laisse l'austérité derrière lui », s'est félicité Alexis Tsipras, le dirigeant de Syriza, devant des milliers de personnes rassemblées sur l'esplanade de l'Université d'Athènes.« Le verdict du peuple grec signifie la fin de la troïka ».

Les projections en siège donnent au parti d’Alexis Tsipras, qui deviendra le plus jeune premier ministre grec en plus d'un siècle, 150 sièges au Parlement, à un siège de la majorité absolue. « Il y a un énorme suspense sur la majorité absolue », a dit Michalis Kariotoglou, un responsable de Singular Logic, qui traite les résultats pour le compte du ministère de l'intérieur. « Il se peut qu'il faille attendre le décompte de la totalité des voix. »....

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VU D’ALLEMAGNE • Une nouvelle crise grecque, le cauchemar des Européens

VU D’ALLEMAGNE • Une nouvelle crise grecque, le cauchemar des Européens | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La Grèce se dirige vers de nouvelles législatives le 25 janvier. Le favori, Alexis Tsipras, de la coalition de la gauche radicale, fait sursauter la presse en Europe du Nord, notamment en Allemagne.

 

"Nouvelles législatives en Grèce", "Changement de cap en Grèce", "Une réaction en chaîne fatale nous menace", "La crise de l'euro est-elle de retour ?"… En Allemagne, les titres tendent à dramatiser après l'annonce de l'échec du troisième tour de l'élection présidentielle en Grèce, ce 29 décembre.

Dans le pays qui se vit comme le principal secouriste de la Grèce endettée depuis le début de la crise de l'euro en 2010, la perspective de nouvelles élections à Athènes "réveille de vieilles inquiétudes", note le Handelsblatt. "Ces élections pourraient apporter une nouvelle orientation politique lourde de conséquences – si la coalition de la gauche radicale (Syriza) accède au pouvoir", s'inquiète le quotidien économique.

Car celui qui part en meilleure position n'est pas Antonis Samaras, Premier ministre actuel et réformateur apprécié à Bruxelles, mais Alexis Tsipras, le chef de la gauche radicale, souligne aussi le quotidien conservateur Die Welt....

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L’Europe ouvre la porte à une nouvelle aide au Portugal

L’Europe ouvre la porte à une nouvelle aide au Portugal | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’Union européenne est prête à accorder au Portugal le cas échéant une «aide supplémentaire» à l’issue de son plan d’assistance qui expire en mai 2014, a indiqué lundi le commissaire européen chargé des Affaires économiques, Olli Rehn.

«L’Europe tiendra parole» et continuera à soutenir le Portugal «si le pays a besoin d’une aide supplémentaire», à condition que Lisbonne «poursuive les réformes en cours», écrit M. Rehn dans les colonnes du journal économique Diario Economico.

«La priorité absolue est de conclure avec succès le programme en cours», insiste-t-il avant d’ajouter qu'«il est également indispensable que le Portugal maintienne sa discipline budgétaire et ses réformes structurelles pendant les prochaines années».

Le Portugal bénéficie depuis mai 2011 d’un programme d’assistance de 78 milliards d’euros accordé par l’Union européenne et le Fonds monétaire international. En échange, il met en œuvre un sévère programme de rigueur afin de réduire ses déficits.

«Il est normal de s’interroger sur ce qui va arriver» à l’issue du programme en mai, «mais donner une réponse à l’heure actuelle relèverait de la pure spéculation», fait valoir M. Rehn.

Le Premier ministre, Pedro Passos Coelho, avait assuré à la mi-décembre que son gouvernement avait «créé les conditions nécessaires» permettant au pays de ne pas recourir à un deuxième plan de sauvetage...
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Budget 2014: les parlementaires grecs s’enfoncent toujours plus dans l’impasse austéritaire

Budget 2014: les parlementaires grecs s’enfoncent toujours plus dans l’impasse austéritaire | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Parlement grec a adopté ce weekend un nouveau budget de rigueur pour 2014. Un budget dans la droite ligne des précédents, qui ont plongé la Grèce dans une "crise humanitaire" a dénoncé à la tribune Alexis Tsipras de Syriza.


La coalition de la droite et des socio-libéraux du Pasok survit malgré sa très faible majorité. Ce nouveau budget de rigueur a été adopté à 153 voix sur 300… Cette loi de finance 2014 mise sur une poursuite de la logique austéritaire, mais espère pourtant un retour de la croissance: +0,6 % en 2014 contre -4% prévus en 2013. Même la troïka n’y croit pas, et refuse de valider les prévisions macroéconomiques de la Grèce, tout en incitant à toujours plus d’austérité. Ce budget prévoit pourtant 2,1 milliards de revenus supplémentaires suite à des hausses d’impôts,  et une baisse de 3,1 milliards euros des dépenses, via de nouvelles coupes dans les secteurs de la santé, des assurances sociales et de l'éducation…

"Voter pour le budget signifie que le désastre va continuer" a lancé Alexis Tsipras, chef de fil du groupe parlementaire Syriza, premier parti d’opposition, devant les députés. Pour la gauche grecque, ce budget n’est pas qu’une question de chiffres. "Aujourd'hui, nous parlons de millions de personnes plongées dans la pauvreté, la faim et le désespoir". Voter cette loi, c’est emprunter "le chemin de la mort lente et douloureuse de l'économie et de la capacité de production de notre pays." Alexis Tsipras dresse ce constat accablant. "Vous savez que dans ce pays, les chômeurs et les retraités sont un million de plus que la population active. […] Vous savez que sur les 3,6 millions de travailleurs qui restent, près de la moitié, soit 1,8 millions travaillent dans des PME ou sont des fonctionnaires qui ont vu leurs revenus s'effondrer de 30%, 40% voir 50%. Vous savez que, pour le reste, soit 1,8 million de travailleurs dans le secteur privé, seulement 700 000 sont payés à temps et le reste, plus d'un million de travailleurs ont des retards de salaires d’un à douze mois.  […] En 2013 des milliers de ménages dans notre pays sont sans électricité ! Avez-vous compté tous ces gens autour de nous qui meurent brûlés, car ils doivent se chauffer aux braseros ?"

Malgré cette catastrophe humanitaire dénoncée par Tsipras, la droite et le Pasok ont voté le budget, en brandissant leurs performances macroéconomiques : un déficit budgétaire, passé de 15% du PIB en 2009 à 2,2% prévu en 2013. La Troika a néanmoins gelé le versement d'un prêt d'un milliard d'euros en discussion depuis septembre, faute d'avoir obtenu la mise en œuvre de réformes demandées...

 

 

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Moyen Age européen, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique)

Moyen Age européen, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique) | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les politiques économiques imposées par la défense de l'euro sont-elles encore compatibles avec les pratiques démocratiques ?

 

La télévision publique grecque fut créée au lendemain d’une dictature militaire. Sans autorisation du Parlement, le gouvernement qui exécute à Athènes les injonctions de l’Union européenne a choisi d’y substituer un écran noir. Avant que la justice grecque suspende la décision, la Commission de Bruxelles aurait pu rappeler les textes de l’Union selon lesquels « le système de l’audiovisuel public dans les Etats membres est directement lié aux besoins démocratiques, sociaux et culturels de toute société ». Elle a préféré cautionner le coup de force, plaidant que cette fermeture s’inscrivait « dans le contexte des efforts considérables et nécessaires que les autorités fournissent pour moderniser l’économie grecque ».

Les Européens ont fait l’expérience des projets constitutionnels rejetés par le suffrage populaire et néanmoins entérinés. Ils se souviennent des candidats qui, après s’être engagés à renégocier un traité, le font ratifier sans qu’entre-temps une virgule en ait été changée. A Chypre, ils ont failli subir la ponction autoritaire de tous leurs dépôts bancaires. Une étape supplémentaire vient donc d’être franchie : la Commission de Bruxelles se lave les mains de la destruction des médias grecs qui n’appartiennent pas encore à des armateurs, dès lors que cela permet de licencier séance tenante deux mille huit cents salariés d’un secteur public qu’elle exècre depuis toujours. Et de tenir ainsi les objectifs de suppressions d’emplois dictés par la « troïka » à un pays dont 60 % des jeunes sont au chômage.

Cet acharnement coïncide avec la publication par la presse américaine d’un rapport confidentiel du Fonds monétaire international (FMI) qui concède que les politiques mises en œuvre en Grèce depuis trois ans se soldent par des « échecs flagrants ». S’agit-il d’une méprise uniquement imputable à des prévisions de croissance enjolivées ? Sans doute pas. D’après le décryptage que fait le Wall Street Journal d’un texte verbeux à souhait, le FMI admet qu’une « restructuration immédiate [de la dette grecque] aurait été meilleur marché pour les contribuables européens, car les créanciers du secteur privé ont été intégralement remboursés grâce à l’argent emprunté par Athènes. La dette grecque n’a donc pas été réduite, mais elle est dorénavant due au FMI et aux contribuables de la zone euro plutôt qu’aux banques et aux fonds spéculatifs  »....

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Manifestations dans 28 villes espagnoles contre les mesures d'austérité

Manifestations dans 28 villes espagnoles contre les mesures d'austérité | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le gouvernement Rajoy souhaite récupérer 150 milliards d'euros d'ici à 2014 grâce à un plan de rigueur sans précédent, qui suscite des manifestations de masse.

 

Au son des tambours et des sifflets, les manifestants ont défilé dans les rues du centre de la capitale espagnole sous un soleil de plomb, agitant des drapeaux aux couleurs rouge et blanc des syndicats, et brandissant des pancartes sur lesquelles était écrit : "L'austérité ruine et tue" et "Les coupes budgétaires sont du vol".

"Nous espérons que le gouvernement réalise que l'on ne peut pas inverser la situation avec des coupes, des coupes et encore des coupes [budgétaires]. Il est temps de changer de cap et de faire davantage pour nourrir la croissance", a déclaré Diana Rodriguez, 47 ans, ancienne guichetière dans une banque, au chômage depuis presque deux ans.

"Le gouvernement doit changer de cap. Il est évident que le chemin sur lequel ils nous emmènent va juste nous enfoncer encore plus dans cette pagaille", a averti Carlos Lago, un fonctionnaire de 32 ans, qui portait un panneau où était inscrit : "Sans pain, il n'y a pas de paix." Les manifestations ont eu lieu simultanément dans 28 autres villes, dont Barcelone, seconde ville du pays, et Vigo, plus grande ville de Galice, au bord de l'Atlantique...

 

Le gouvernement Rajoy a fait le vœu de récupérer 150 milliards d'euros d'ici à 2014 grâce à un plan de rigueur sans précédent, qui a suscité des manifestations de masse. L'économie espagnole, quatrième de la zone euro, s'est rétractée de 0,5 % lors des trois premiers mois de 2013, sa septième baisse trimestrielle consécutive. Le chômage a atteint le taux record de 27,16 % de la population active, son plus haut niveau depuis la restauration de la République espagnole après la mort du général Franco en 1975.

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Crise de la dette : On a sacrifié la Grèce pour sauver l'euro

Crise de la dette : On a sacrifié la Grèce pour sauver l'euro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Selon le FMI, le plan de sauvetage de la Grèce a surtout permis à ses créditeurs de se décharger de leur responsabilité et se prémunir des risques de contagion. Les Grecs devraient se révolter et rediscuter des conditions du prêt, estime To Vima.

 

C’était donc ça : le plan d’aide était faussé depuis le début. Un plan qui a conduit à des conséquences dévastatrices. Un plan qui était censé “sauver” la Grèce, mais c’est plus exactement de l’euro qu’il s’agissait, et cela, à travers la mise à mort de la Grèce ! Et qui dit ça ? Eh bien, un des trois membres de la Troïka (BCE, UE, FMI) : le Fonds monétaire international. Et il critique autant ses partenaires que lui-même, mais aussi le gouvernement grec. Tous ensemble se sont dirigés vers une catastrophe qui n’avait pas d’autre motif que de faire gagner du temps aux autres [pays de la zone euro].

Le document du FMI qui a été publié le 5 juin est une gifle pour la politique de “sauvetage’’, mais surtout pour l’“Europe” — c’est à dire l’Allemagne — et également pour le gouvernement grec de l’époque, mené par [le socialiste George] Papandréou, qui avait signé le premier mémorandum.

Non seulement [les créditeurs] détruisent, mais ils donnent l’impression de vouloir utiliser la crise grecque pour protéger et, finalement, réorganiser la zone euro, au détriment de la Grèce.


Les documents sont exaspérants : le FMI avoue le crime, mais n’admet pas ses responsabilités. Il révèle de la manière la plus officielle le motif sans expliquer comment cette tragédie que traverse le pays — due non pas à la dette mais au plan de sauvetage — pourrait être affrontée une fois que les erreurs ont été reconnues. C’est d’un cynisme débordant…

Et naturellement, tout ceci expose irréparablement la classe politique grecque, qui soutenait le plan d’aide et qui le présentait comme le seul moyen de recours du pays. Et qui forçait vaille que vaille la Grèce à se plier à cette recette de mort avec pour alibi son sauvetage. Un sauvetage qui, comme l’a avoué le FMI, s’est révélé une catastrophe.

La classe politique ne s’est pas battue pour les intérêts du pays, mais au contraire, elle a préféré la voie facile et ne s’est souciée que du maintien de son pouvoir...

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Quitter l’euro pour sortir de la crise, préconise un économiste portugais

Quitter l’euro pour sortir de la crise, préconise un économiste portugais | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
«Tôt ou tard, le Portugal sera confronté à sa sortie de l’euro. C’est inévitable!», affirme un économiste portugais dans un livre à succès qui répond de manière iconoclaste aux craintes de ses compatriotes que leur pays, sous assistance financière, ne puisse jamais sortir de la crise.

Joao Ferreira do Amaral en est persuadé : pour sortir de la crise il suffit de sortir de l’euro comme il l’expose dans «Pourquoi devons nous quitter l’euro» (Porque devemos sair do Euro), paru en avril et qui, vendu en un mois à 8.000 exemplaires, figure parmi les meilleures ventes au Portugal.

«Cette sortie devra se faire quand la zone euro sera stabilisée, dans deux ou trois ans» et de «manière ordonnée», a-t-il expliqué dans un entretien à l’Afp.

Le retour à l’escudo, la monnaie nationale, doit être annoncée, selon lui, en concertation «avec les gouvernements européens, Bruxelles et la Banque centrale européenne qui continuerait dans un premier temps à financer les banques portugaises».

Au Portugal, la notoriété de Joao Ferreira do Amaral est déjà ancienne. Elle remonte aux années 90 quand l’économiste, ex-conseiller du président socialiste Mario Soares, s’était opposé à l’entrée du pays dans la zone euro, réalisée début 1999 après son intégration à l’UE en 1986.

«Je voyais déjà que l’économie portugaise serait inévitablement affectée par l’adhésion à cette monnaie», assure cet ancien professeur d’économie de 65 ans, aujourd’hui à la retraite, après avoir enseigné dans plusieurs universités portugaises.

En approuvant l’entrée dans la zone euro, «sans référendum», le parlement «renonçait à un instrument essentiel de son autonomie politique: l’émission monétaire», précise l’économiste dans son ouvrage.

«L’euro est une monnaie forte. Or, notre structure économique est peu compétitive. Dans ces conditions, l’économie ne peut pas croître. Et depuis que nous avons adopté l’euro, cette monnaie n’a eu de cesse de se valoriser», a-t-il ajouté...

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Italie: manifestations contre l'austérité

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ITALIE - A Rome, plusieurs dizaines de milliers d'Italiens ont manifesté, ce samedi 18 mai 2013, contre l'austérité et pour l'emploi, à l'appel du syndicat des métallurgistes. C'est la première manifestation depuis la formation du gouvernement Letta et l'annonce de premières mesures.

 

« Nous ne pouvons plus attendre ». C’est derrière ce slogan affiché en tête de cortège que des dizaines de milliers de travailleurs et de retraités ont réclamé samedi une correction radicale et immédiate de la politique économique menée par le tout nouveau gouvernement italien.

Alors que le président du Conseil Enrico Letta a annoncé vendredi le déblocage d’un million d’euros supplémentaire pour les chômeurs et la suspension du paiement de la taxe foncière pour les ménages et les entreprises afin de redonner un peu d’oxygène à une économie en récession, le syndicat Fiom CGL a estimé que ces mesures n’allaient pas assez loin et ne répondaient pas aux exigences.

La priorité, ce n’est pas la taxe foncière, c’est l’emploi et les investissements, explique le leader syndical Maurizio Landini qui demande l’arrêt des licenciements ou encore l’introduction d’un revenu minimum de citoyenneté.

Cette mobilisation à Rome a constitué une sorte de premier avertissement social pour le nouveau gouvernement Letta mais aussi un défi politique....

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Les Inrocks - Ils sont fous, ces Grecs !

Les Inrocks - Ils sont fous, ces Grecs ! | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En choisissant le référendum, Aléxis Tsípras donne une leçon de démocratie à l’Europe du libéralisme mal tempéré.

 

C’est tout de même exaspérant, ces gens qui se permettent de vous donner des leçons de démocratie ! Comme si c’était eux qui l’avaient inventée… En choisissant l’option référendum pour répondre au blocage des négociations avec les “institutions”, Aléxis Tsípras a d’ores et déjà réussi un coup de maître et donné une leçon de politique à ses interlocuteurs de Bruxelles ou Washington.

Ce référendum “ferme la porte à la poursuite des discussions”, s’étrangle le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, patron de l’Eurogroupe, qui ne peut même pas envisager que, muni d’un mandat démocratique, on fasse le choix de retourner devant les électeurs pour leur demander leur avis, quand le mandat en question ne peut plus qu’être renié ou travesti devant une fin de non-recevoir. Pour lui, l’organisation de ce scrutin envoie “un message négatif aux Grecs”.

Devant un tel aveu, aussi benoîtement formulé, Yánis Varoufákis n’a pas tort d’ironiser sur ces technocrates qui paraissent découvrir que l’idéal démocratique est un concept qui relève de l’émancipation des peuples et non de leur soumission à des puissances bien décidées à leur “tordre le bras”, pour reprendre la charmante expression en vogue à Bruxelles à propos de ces fichus Grecs.

Pris au dépourvu par l’initiative politique de Tsípras, qui a l’immense mérite de les révéler pour ce qu’ils sont, des idéologues maîtres chanteurs qui ne supportent pas que quiconque ose contester leurs dogmes néolibéraux, les membres de l’Eurogroupe geignent que l’accord était en vue, à portée de main, et que ces Grecs de Syriza sont des fous furieux qui s’apprêtent à rajouter du malheur à leur peuple....

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Les Inrocks - Siryza fait renaître l'espoir : Pour le meilleur et pour le Pirée

Les Inrocks - Siryza fait renaître l'espoir : Pour le meilleur et pour le Pirée | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Trois semaines après les élections législatives, le gouvernement de gauche radicale bénéficie d’un soutien quasi unanime. Reportage dans la capitale grecque où le Premier ministre, Aléxis Tsípras, est présenté comme le héros qui saura triompher de la rigueur européenne.

 

“Pour la première fois depuis sept ans, j’ai souri, avec honnêteté.” Nikos, 59 ans, a le teint hâlé, le cheveu blanchi par l’écume des jours et l’oeil rieur. Il est planté là, seul sur une gigantesque zone de construction navale, à l’extrémité nord du Pirée. Sur cette parcelle du port attenante à la petite cité ouvrière de Perama, les chantiers ont presque tous fermé. Restent quelques chiens errants, des paquebots rouillés, des grues immobilisées et des baraquements à l’abandon. Pour repérer Nikos, il faut suivre les effluves d’une fumée âcre. Un immigré qu’il emploie fait brûler des câbles électriques. Ancien patron d’une imposante entreprise portuaire de recyclage, Nikos n’a pas pu quitter les lieux. “Etre physiquement sur le port, ça me maintient en vie.” Après avoir déposé le bilan et licencié ses soixante employés, Nikos a loué une petite parcelle du port, pour tenter de continuer une activité, aussi restreinte soit-elle.

Câbles, pneus, roues, fauteuils de bureau, il recycle, stocke ou brûle… à ciel ouvert. Comme beaucoup d’habitants de Perama, il est endetté jusqu’au cou. “Asphyxié” : le terme revient en boucle. “Il y a encore quelques années, j’avais un train de vie luxueux. Motos, maisons, bateaux… j’amassais. Fils d’ouvrier, je m’étais battu pour construire un capital, je voulais que mes enfants vivent mieux. Presque du jour au lendemain, je me suis retrouvé pris à la gorge, sans liquidités. J’ai tenu six mois avant de me décider à licencier. Puis j’ai cédé. Les banques nous couraient après.”


La fierté d’être grec

Ancien membre actif du Pasok (parti social-démocrate grec, équivalent du PS français), Nikos s’est rapproché d’Aube dorée (extrême droite). Aux législatives de 2012, il accorde sa voix à ce parti néonazi, une manière à lui de hurler contre la décision gouvernementale d’entamer la privatisation du Pirée en revendant une partie des terminaux à l’armateur chinois Cosco. Cette privatisation, Aléxis Tsípras a promis de la bloquer. Nikos rejoint alors la gauche radicale en votant Syriza le 25 janvier. Aujourd’hui, il est fermement décidé à soutenir le nouveau gouvernement : “Tant qu’ils nous montrent qu’ils luttent pour mener à bien leurs projets, je serai avec eux. Même s’ils échouent. Dans ce pays, c’est la première fois qu’on voit des politiques s’investir pour nous. Tsípras est un gars bien, un jeune qui a des ambitions réelles. Il me rend ma fierté d’être grec.” Nikos a le sentiment d’être le rescapé d’une guerre pernicieuse, “parce qu’économique et silencieuse. La guerre la plus dévastatrice qui soit. Quand tu es au front, en principe, tu entends le bruit des obus, tu es prévenu, tu peux tenter de te protéger”.

Face au port, dans un café de Perama, Stefanos et Christos avouent s’être pris les obus en pleine face. Agés de 54 et 56 ans, les deux frères se retrouvent là, chaque jour, après avoir tenté de grappiller quelques heures de travail au port. “Entre 2010 et 2014, nous avons travaillé un an et demi. Dix jours par mois, en tout et pour tout.” Yeux cernés, veste élimée, cigarette allumée, ils ont le regard doux et la main tremblante. “Des années à travailler pour l’élégance des formes, des lignes, des courbes. C’est ça, la soudure. Nous avions du succès. Nous étions très bons à nous deux. En réalité, tous dans ce port, nous faisions du beau boulot, propre, et mondialement compétitif, expliquent-ils. Revenir chaque jour au port, c’est la dernière chose qui nous permet de tenir debout. Quand tu ne peux plus faire vivre ta famille, tu perds ta dignité. Alors que les Grecs sont des personnes fières. Ces bâtards ont étouffé notre fierté.”

Le plus humiliant : ne pas pouvoir aider leurs fils, être contraints de renoncer à financer les études des cadets. Le plus scandaleux : “Que des mômes tombent à terre d’épuisement à l’école, évanouis parce qu’ils n’ont pas assez à manger. Sur l’île de Salamina, juste en face.”....

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Mario Draghi et les Grecs, c'est César contre les Hellènes

Mario Draghi et les Grecs, c'est César contre les Hellènes | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En fermant ses guichets aux banques grecques, la BCE a pris une décision rude, vue d'Athènes, mais pleinement justifiée. Mario Draghi trace la voie la plus saine de sortie de la crise: à chacun son rôle, son travail et ses efforts.

 

La puissance des Grecs a toujours été de savoir transformer leurs querelles internes en tragédies de portée universelle. Nous y revoilà. La Grèce est le pays des éternels querelleurs qui n'en finissent jamais de vouloir ruser avec les règles humaines à l'aide de leurs dieux.

En 2010, il a fallu mettre en place un programme exceptionnel pour sauver Athènes; en 2015, il le faut encore.

A nouveau, les Grecs accusent les autres, l'Allemagne, Bruxelles et Francfort, de leurs inhumains malheurs. Mais les Grecs ont l'habileté, un rôle confirmé dans l'Histoire, de transfigurer leurs petites histoires en un drame général, aujourd'hui sur la question tragique de l'austérité et des dettes.

Ils ont raison et font mouche: l'Europe continue de mal répondre à ces questions. Le dieu Obama est venu du ciel leur donner un argument de fond et de taille: rien n'est possible sans la croissance, ce devrait être la priorité absolue en zone euro. La querelle idéologique, tapie au fond des esprits, est ressortie aussitôt et s'est enflammée: pour l'orthodoxie ou l'hétérodoxie? Pour l'offre ou la demande? La droite ou la gauche? Le Nord ou le Sud? Ricardo ou Keynes?...

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Espagne: des dizaines de milliers de partisans de Podemos dans la rue à Madrid

Espagne: des dizaines de milliers de partisans de Podemos dans la rue à Madrid | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Des dizaines de milliers de partisans de Podemos, allié de Syriza, défilent ce samedi dans la rue à Madrid pour montrer leur volonté de changement.

 

Des dizaines de milliers de personnes proches du parti antilibéral espagnol Podemos, allié de Syriza, manifestaient samedi dans les rues de Madrid pour démontrer qu’en Espagne aussi la volonté de «changement» n’a jamais été aussi forte.

La grande «marche pour le changement» prévue à partir de 12h00 (11h00 GMT) place de Cibeles à Madrid et qui devait relier la Puerta del Sol, dans le centre historique, rassemblait une foule compacte, sans doute des dizaines de milliers de personnes au démarrage, selon plusieurs journalistes de l’AFP.

  

«Si se puede, si se puede» (Oui, c’est possible), scandait la foule. «Tic tac, tic tac, c’est l’heure du changement», lisait-on aussi sur les grands calicots de manifestants débarquant de bus provenant des quatre coins de l’Espagne pour participer à la marche.

La marche intervient moins d’une semaine après la victoire dimanche du parti de gauche Syriza, dont les dirigeants ont régulièrement fait campagne aux côtés de ceux de Podemos.

Issus de deux des pays européens ayant vécu le plus durement la crise, avec encore plus d’un cinquième de leur population active au chômage, Podemos et Syriza partagent le même rejet de la «troïka» (Banque centrale et commission européennes, Fonds monétaire international).....

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A Athènes, la lutte des crasses

A Athènes, la lutte des crasses | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Cinq ans d’austérité ont aussi profondément affecté la vie démocratique grecque.

 

La Grèce est passée de la 68e place en 2008 à la 99e place en 2014 sur l’indice de la liberté d’expression. Au cours de la même période, la dette, elle, a continué à grimper pour atteindre 175% du PIB. C’est cet endettement irréductible qui monopolise les débats de l’actuelle campagne électorale en vue des élections législatives de dimanche, pour lesquelles Syriza («la coalition de la gauche radicale») est en tête des sondages.

Pourtant, crise économique et crise démocratique sont peut-être les deux faces d’une même pièce. Comme en témoignent les récentes dérives du travail législatif au Parlement. «C’est à partir de 2012 que le nouveau système a été mis en place», constate Sotiris Koukios, un journaliste indépendant, spécialiste du Parlement. Il dénonce la surabondance d’amendements qui n’ont rien à voir avec l’intitulé des lois : «C’est totalement illégal, la Constitution l’interdit. Mais c’est devenu la règle. Des mesures critiquables ou impopulaires passent ainsi au forceps sans aucune consultation. Car ces ajouts de dernière minute sont souvent illisibles et rédigés en centaines de paragraphes qui font référence à des centaines d’articles de lois, mentionnés par leur seul nom de code.»...

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Pourquoi la Grèce n'a jamais eu autant besoin de relâcher l'austérité

Pourquoi la Grèce n'a jamais eu autant besoin de relâcher l'austérité | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

GRÈCE - Athènes a de nouveau haussé le ton, jeudi, par la voix de son président Karolos Papoulias, interrogé par Arianna Huffington, présidente et fondatrice du Huffington Post qui était en Grèce pour le lancement de son édition locale. Le chef de l'Etat en fonction depuis 2005 s'en est pris à la Commission européenne, le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne, réunis sous la bannière de la "troïka".

Karolos Papoulias a évoqué des recommandations difficiles à remplir, alors que des discussions doivent reprendre avec le gouvernement grec. Le président de la République hellène assure également que les membres de la troïka démontrent régulièrement un "esprit moyen", ajoutant qu'ils agissent comme "s'ils parlaient à des cailloux et non à des gens".

Bien que l'économie de la Grèce semble se relever (croissance de 2,5% en 2015), le climat des négociations s'est détérioré ces derniers jours. Imaginez un blessé de longue date qui devrait réapprendre à marcher seul... Des inspecteurs de l'UE et du FMI étaient attendus à Athènes, mais il ne reste que trois semaines pour tenter de conclure un accord avant la date butoir du 8 décembre fixée par le gouvernement d'Antonis Samaras.

Le constat est simple: le deuxième plan d’aide à la Grèce arrive à échéance à la fin de décembre, il faut donc mettre en place les modalités de sortie. La majorité des pays de l’UE est favorable à la mise en place d’un "programme de précaution" sous la forme d’une ligne de crédits prise sur le fonds de soutien de la zone euro (MES). Une sorte de béquille pour accompagner Athènes dans les prochains mois....

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PORTUGAL • Les fruits amers de l'austérité

PORTUGAL • Les fruits amers de l'austérité | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Alors que l'Irlande sort du plan d'aide européen le 15 décembre, le Portugal et la Grèce restent sous la tutelle de la troïka. Les raisons de leur crise sont différentes.

Mais les trois pays souffrent d'une même absence de considération de la part de Bruxelles.

 

Au départ, l'Irlande devait bénéficier d'un programme de sauvegarde [une ligne de "crédit de précaution" pour sortir du plan d'aide], et les négociations irlandaises devaient nous guider vers les nôtres. Comme disait le vice-Premier ministre Paulo Portas, "mieux vaut être celte que grec".

Mais l'Irlande nous a filé entre les doigts : elle a décidé d'en appeler aux marchés, et nous avons perdu notre cicérone. On dit que c'est Dublin qui a décidé de prendre ce risque. Mais une autre version circule : l'Allemagne et la Finlande ont fait mine de tergiverser, et les Irlandais, qui bénéficient de taux acceptables sur les marchés, ont préféré ne pas risquer plusieurs mois supplémentaires d'incertitude. Voilà qui tend à confirmer que ces décisions dépendent moins des pays concernés par les plans d'aide, que de facteurs qui leur sont extérieurs.

Le gouvernement portugais a donc dû adapter son discours, avec la nouvelle thèse suivante : c'est la preuve que l'austérité fonctionne. Ainsi, si nous n'avons pas fait appel aux marchés en juillet, c'est parce que nous avons appliqué la recette de la troïka [UE-FMI-BCE, représentant les créanciers du Portugal] avec moins de rigueur que les Irlandais. Ou, ajoutent certains, parce que nous avons commencé les coupes trop tard.

 

Premier mensonge : l'austérité a porté ses fruits en Irlande. Le sauvetage de l'Irlande, que celle-ci a voulu refuser, avait pour seul objectif de sauver son secteur bancaire. Sur ce point, oui, il a fonctionné. Mais la situation financière irlandaise est bien loin du modèle défendu par la troïka. Alors que son plan d'ajustement a pris fin, l'Irlande affiche aujourd'hui une dette publique équivalente à la nôtre, une croissance médiocre et un déficit qui tourne autour de 8 %.

Si le Portugal cumulait ces mêmes indicateurs, nos taux d'intérêt dépasseraient allègrement les 6 % actuels. Mais l'Irlande peut se permettre de prendre le risque d'aller sur les marchés, car elle bénéficie de taux à 3,5 %. Et si les taux lui sont si favorables, c'est parce que, malgré l'austérité et le déséquilibre de ses comptes publics, Dublin affiche un volume d'exportations supérieur à 100 % de son PIB et jouit de facilités d'accès au marché financier nord-américain – tout cela grâce à l'anglais, que les Irlandais ont en commun avec les Etats-Unis.

Ainsi, le gouffre dans lequel l'Irlande était tombée - et où elle se trouve encore, à certains égards - n'est pas le résultat, comme la crise portugaise, de fragilités structurelles de l'économie aggravées d'abord par l'euro, puis par la crise financière internationale. Il est le résultat de ce vaste BPN [banque portugaise nationalisée après de nombreux scandales] qu'était devenu le système bancaire irlandais. De ce fait, la voie que prendra l'Irlande pour sortir de ce gouffre ne sera pas la même que la nôtre. Et, aussi nombreuses que soient dans ce pays les victimes de l'austérité, elle sera également plus facile....

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PORTUGAL • Une nouvelle année de vaches maigres

PORTUGAL • Une nouvelle année de vaches maigres | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La principale centrale syndicale appelle à une large mobilisation le 19 octobre pour dénoncer la cure d'austérité annoncée par le gouvernement sous l'impulsion de l'Union européenne, du Fonds monétaire international et de la Banque centrale européenne.

 

A la suite de l’examen par la troïka (UE, FMI et BCE) des comptes de l’Etat portugais, le gouvernement de Pedro Passos Coelho a annoncé le 13 octobre son budget pour l'année 2014. Alors que le bilan économique semblait plutôt positif et que des promesses de relance semblaient s’esquisser, c’est une nouvelle cure d’austérité dans les dépenses publiques qui s’annonce, décortiquée attentivement par la presse portugaise.

En effet, sous l’impulsion de la troïka qui impose une réduction des dépenses publiques de l'ordre de 4 %, le gouvernement espère économiser plus de 2 milliards d’euros et gagner en crédibilité sur les marchés pour se refinancer à un taux plus bas.

Ainsi, l’âge de la retraite passe de 65 à 66 ans et les pensions supérieures à 2 000 euros seront taxées. Les salaires de plus de 600 euros de la fonction publique subiront une baisse de 2,5 % à 12 %. En outre, presque tous les ministères devront se serrer la ceinture avec des coupes claires dans le budget de la santé (300 millions d'euros), de l’enseignement primaire et secondaire (500 millions), de l’enseignement supérieur (80,5 millions), de la justice (90 millions) et de la sécurité intérieure (27 millions). Il est également prévu la réduction de 30 % des effectifs de la défense nationale, l'augmentation du prix de l’électricité de 2,8 % et celle de la taxe audiovisuelle de 18 %. Le tribunal constitutionnel, qui a régulièrement botté en touche les propositions de lois du gouvernement, a vu son budget significativement réduit pour atteindre une baisse de 25 % en trois ans...

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Adhésion de la Croatie (1/6) : Aller de l'avant, même si ...

Adhésion de la Croatie (1/6) : Aller de l'avant, même si ... | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L’adhésion à l’Union européenne tant attendue, le 1er juillet, se fait plus inquiétante aujourd’hui que la crise frappe. Les politiques d’austérité prônées par Bruxelles refroidissent l’enthousiasme des Croates. Pourtant, un retour en arrière est impensable. Par Denis Romac, de Novi List.

 

Pourquoi les Croates ne se réjouissent-ils pas de leur entrée dans l'UE ? A quoi bon en avoir rêvé pendant plus de 20 ans, à l'époque ou le vieux monde s'effaçait au profit du nouveau, à quoi bon quand on constate que cette adhésion se construit aux dépens du peuple ?

Seulement 7% des Croates interrogés souhaitent assister à un feu d'artifices le 1er juillet prochain – date de l’entrée du pays dans l'UE – signe de l'indifférence avec laquelle nous attendons ce moment. Il est évident qu'un sujet aussi complexe mérite une réponse complexe, mais on peut expliquer cette réaction par le fait que l'Europe vit une crise sans précédent.

Pour tous ces pays comme la Croatie, longtemps gouvernés par des élites irresponsables, l'Europe représente un certain cadre institutionnel et politique qui, à plus ou moins long terme, assurera le bien-être et garantira l’Etat de droit.

 

Cependant, cette crise a bien montré que tout cela n'était qu'une grande illusion. L'Union européenne n'assure plus le bien-être d'un pays. L'Europe d'aujourd'hui est gouvernée par la politique d'austérité, même si les plus grands économistes signalent que les dettes ne sont pas la cause de la crise mais bien ses conséquences. Mais laissons ça de côté pour le moment et analysons le résultat de cette politique. La politique d'austérité a poussé plusieurs pays "mineurs" vers une catastrophe économique et sociale – ce qui était impensable il y a quelques années. Non seulement la politique européenne anti-crise ne fonctionne pas, le FMI l'admet maintenant, mais pour couronner le tout, cette politique de récession s'applique uniquement au peuple, afin de satisfaire les oligarchies financières et les banques.

Résultat : La Génération Perdue. En Espagne, presque 55 % des jeunes sont au chômage, en Grèce ils sont 58 % ! Le reste de l'Europe ne se porte pas mieux, un jeune sur quatre est sans emploi.

Il ne s'agit plus uniquement de politique, mais d'humanité. La Commission européenne impose sans relâche des mesures qui punissent toutes les couches de la population. Comment se fait-il qu'aujourd'hui, Angela Merkel s'oppose à la plus petite réduction de la dette grecque alors qu'en 1953 l'Europe avait effacé 60% de la dette allemande ? Comment se fait-il que l'Allemagne refuse à la Grèce ce qu'on lui a permis à elle ?...

 

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Comment l'argument pour l'austérité s'est effondré - Paul Krugman

Comment l'argument pour l'austérité s'est effondré - Paul Krugman | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

En temps normal, une erreur de calcul dans un article en économie serait une vrai broutille en ce qui concerne le reste du monde . Mais en avril 2013, la découverte d'une telle erreur—en fait, une erreur de codage dans une feuille de calcul, associée à plusieurs autres failles dans l'analyse—est devenue non seulement le premier sujet de conversation de la profession en économique, mais a fait les manchettes. Rétrospectivement, nous pourrions même dire qu'elle a changé le cours de la politique.

Pourquoi? Parce que l'article en question, “Growth in a Time of Debt,”(La croissance au temps de l'endettement) par les économistes de Harvard, Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, avait acquis le statut de référence essentielle dans le débat sur la politique économique. Depuis que l'article avait commencé à circuler, les austéritaires—partisans de l'austérité budgétaire, et de fortes réductions immédiates dans les dépenses gouvernementales—avaient cité ses conclusions pour défendre leur position et attaquer leurs détracteurs. Chaque fois que l'on osait suggérer, comme John Maynard Keynes l'avait fait, «que le boom, et non pas la récession, est le bon moment pour l'austérité», que les réductions devraient attendre que les économies soient plus fortes, l'ont se voyait répondre que Reinhart et Rogoff avaient démontré qu'attendre serait désastreux, et que les économies font le grand saut dans le vide chaque fois que la dette publique dépasse 90 pour cent du PIB.

En vérité, Reinhart-Rogoff ont peut-être eu une influence plus immédiate sur le débat public que tout autre article dans l'histoire de l'économie. L'affirmation d'une règle du '90 pour cent' ayant été citée comme l'argument décisif pour l'austérité par tout un éventail de personnalités allant de Paul Ryan, l'ancien vice-candidat à la présidentielle, qui préside la Commission du budget de la Chambre des Représentants (Etats Unis), à Olli Rehn, le premier responsable économique à la Commission européenne, à la rédaction du journal Washington Post. Ainsi, la révélation que le supposé seuil de 90 pour cent était un artefact d'erreurs de programmation, d'omissions de données, et de techniques statistiques étranges a soudainement tourné en ridicule un nombre considérable de personnalités dirigeantes.


Le vrai mystère, cependant, c'est pourquoi Reinhart-Rogoff avaient jamais été pris au sérieux, voir canonisés, en premier lieu. Dès le début, les critiques exprimaient de fortes réticences quant à la méthodologie et les conclusions de l'article, des questions qui auraient du suffire à faire réfléchir. En outre, l'article Reinhart-Rogoff était en fait déjà le deuxième cas d'un document brandi comme preuve décisive en faveur de l'austérité en économie, à s'écrouler après un examen minutieux. A peu près la même chose s'était passé, quoique moins spectaculairement, quand les austéritaires étaient devenus entichés d'un article d'Alberto Alesina et Silvia Ardagna prétendant montrer que sabrer dans les dépenses du gouvernement aurait peu d'impact négatif sur la croissance économique et pourrait même avoir un effet expansionniste. Pour sûr, cette expérience aurait pu inspirer une certaine prudence...

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Altersommet à Athènes. Gilles Garnier : "Les anti-austéritaires doivent se montrer unis"

Altersommet à Athènes. Gilles Garnier : "Les anti-austéritaires doivent se montrer unis" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
A Athènes débute aujourd’hui l’altersommet. Plus de 170 organisations, syndicales, associatives, réseaux… issues du continent européen se rassemblent pour dénoncer la construction européenne et dessiner une Europe sociale et démocratique. Gilles Garnier, en charge des questions européennes pour le PCF fait partie de la délégation en Grèce. Il explique à l’Humanité.fr ses attentes sur ce sommet des peuples.

 

    Des FES ont existé, des rencontres entre responsables syndicaux, politiques… De quelle nouveauté cet altersommet est-il porteur ?
     Gilles Garnier. La plupart des forums sociaux se sont tenus avant la crise de 2008 et son aggravation, en 2010. Les organisations qui participaient à ces sommets étaient très rétives à aller vers des propositions communes soit avec des associations, soit avec des organisations politiques. La force de cet altersommet est la volonté enfin affirmée de manière très large d’organisations syndicales venues de la sphère catholique, laïque, progressiste et de grands réseaux associatifs et le Parti de la gauche européenne de travailler sur un appel commun des peuples d’Europe. La situation l’exige.

    Certains seraient réticents à ce soutien des partis politiques…
    Gilles Garnier. Les missions des organisations syndicales, partis politiques et réseaux associatifs sont différentes. Il est normal que chacun garde son indépendance. Mais la volonté de travailler à dialoguer est déjà un pas essentiel. Il faut quand même se rappeler que, dans les forums sociaux, nous étions invités sur la pointe des pieds ! Nous n’avions pas droit de citer. Le fait que l’on nous reconnaisse le droit de participer mais aussi de dialoguer et de co-construire est important. Dans le même esprit, nous allons lancer l’appel du 16 juin ; les participants au niveau français sont d’ailleurs les mêmes que ceux qui vont participer à l’altersommet. Et ils savent qui l’organisent, qui participent. Tout cela est très positif. S’il faut avancer pas à pas, nous avancerons pas à pas. De toute façon, chacun sera devant sa responsabilité. L’essentiel est que le diagnostique soit commun – et c’est le cas et aussi que les pistes de solutions se rapprochent. Mais je ne demanderai jamais à une organisation syndicale d’être un parti politique, pas plus qu’on ne demandera à un parti politique d’être une organisation syndicale. Il faut avancer en confiance....

 

 

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Unis ce samedi contre la troïka

Du Portugal à la Grèce en passant par l’Espagne, l’Europe du Sud va vivre, ce samedi, au rythme des manifestations contre les politiques de restriction dictée par l’UE, la BCE et le FMI.  



Barcelone, correspondance. Comment se prépare la manifestation du 1er juin contre la troïka, alors que pas un mois ne passe sans que le gouvernement espagnol n’annonce de nouvelles coupes budgétaires ou réformes structurelles (retraites, éducation, santé…) ? Samedi, toute une myriade d’organisations issues du mouvement du 15-M (Indignés), de forces politiques de gauche battront le pavé.

 

Parmi eux, la Plate-forme des affectés par les crédits immobiliers. Jose Luis Romero est un des animateurs de l’antenne de l’Hospitalet (banlieue populaire de Barcelone). Chaque semaine, environ 200 personnes viennent aux assemblées. En trois ans, l’Hospitalet a pu empêcher 250 expulsions. C’est logiquement qu’il ira à la manif, « parce que, dit-il, c’est en allant dans la rue qu’on se fera entendre ».

Jordi Ortiz, quant à lui, est engagé dans la coopérative Somenergia, qui tente de développer des alternatives face à la puissance des groupes énergétiques. Quand on lui demande s’il n’y a pas un manque de coordination entre différentes composantes du mouvement du 15-M, il reconnaît que oui. Selon lui, cela est dû à un « certain manque de confiance entre les partenaires, mais aussi au manque d’habitude de travailler ensemble. Il faut du temps, mais quelque chose se passe ». Sentiment partagé par Manel Mora, de la CUP (extrême gauche). « C’est vrai qu’il y a l’individualisme, un rejet des syndicats et partis traditionnels. Mais le positif, c’est que se développent les luttes locales, par exemple contre la fermeture d’un centre de santé. À partir de ces luttes, la politique reprend un sens. » Idée en partie partagée par Angels Tomas, d’Izquierda Unida Barcelone. « À IU, nous invitons nos membres à participer aux mouvements dans les quartiers. Mais nous disons aussi attention aux discours anti-syndicaux ou anti-partis. C’est de la démagogie facile. Certes, il y a un problème avec les institutions politiques ou syndicales, mais nous avons aussi besoin d’elles pour avancer, et leurs adhérents ne sont pas tous “pourris”. Il ne faut pas seulement critiquer, mais aussi proposer. »...

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