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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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La victoire de Cameron est mauvaise pour l'Europe

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Le Premier ministre est plutôt favorable à un maintien de la Grande-Bretagne dans l’UE, mais il avait promis que les Britanniques seraient appelés à se prononcer sur la question. Or il devra compter avec les eurosceptiques, UKIP, et avec la force nouvelle des indépendantistes écossais.

Les sondages laissaient craindre cinq années d’incertitude et d’instabilité au Royaume-Uni, avec un Parti conservateur et un Parti travailliste à peu près à égalité. Ils ont été démentis par les électeurs qui ont redonné leur confiance au Premier ministre David Cameron, mais l’incertitude demeure. Non pour le gouvernement qui sera dominé par les conservateurs, avec ou sans une coalition avec un Parti libéral-démocrate bien affaibli, en fonction des résultats définitifs. Mais pour l’avenir du Royaume-Uni dans l’Europe.

David Cameron avait en effet promis que les Britanniques seraient appelés à se prononcer sur leur maintien dans l’Union européenne au plus tard en 2017, s’il gagnait les élections. C’est chose faite et il devra maintenant organiser la consultation, peut-être même avant deux ans s’il ne veut pas prolonger l’incertitude.....

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Syriza, une chance pour Hollande

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Evidemment, les soutiens français les plus évidents de la gauche radicale grecque sont plutôt Cécile Duflot, Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon. Mais, si le parti d'Alexis Tsipras accède au pouvoir, Hollande pourrait se retrouver dans la position qu’il adore: celle du médiateur et du conciliateur entre deux orientations extrêmes, celui qui fait la synthèse.

 

Dans le jeu de François Hollande, une nouvelle carte peut apparaître au soir du dimanche 25 janvier.

Syriza, le parti de la gauche radicale grecque, est bien placé pour remporter les élections anticipées, aux dépens de la Nouvelle démocratie (ND-centre droit) et du Pasok (socialiste). Ces deux partis historiques qui se sont succédé au pouvoir depuis la chute des colonels en 1974, gouvernaient ensemble depuis 2012. Si la Nouvelle démocratie du Premier ministre sortant Antonis Samaras peut espérer faire presque jeu égal avec Syriza, le Pasok s’est effondré. Les deux partis paient en tous cas leur adhésion à la cure d’austérité imposée par la fameuse «troïka» (Banque centrale européenne, Commission européenne et Fond monétaire international) pour tenter de rétablir la situation économique d’un pays au bord de la faillite.

Le chef de Syriza, Alexis Tsipras, a fait campagne contre le «memorandum» de la troïka: baisse des salaires et des pensions, privatisations, réforme de l’Etat et des services publics. Il a promis, s’il arrive au pouvoir, de renégocier la dette grecque, qui atteint 175% du PIB et qui continue d’augmenter malgré les coupes claires dans les dépenses publiques. Il ne prône ni la sortie de la Grèce de l’Union européenne ni l’abandon de l’euro, mais il se propose de «réorienter» la politique européenne, au moins vis-à-vis de son pays.

Pour François Hollande, c’est une bonne nouvelle. Après tout, c’est le but qu’il s’était fixé en arrivant à l’Elysée en 2012. Certes sur un mode plus modéré. Et c’est là qu’il a –en partie– échoué. Pour créer un rapport favorable à une réorientation de la politique européenne dans un sens moins rigoureux que souhaité par l’Allemagne, il comptait sur le soutien de l’Italie gouvernée par le centre-gauche et même de l’Espagne des conservateurs. L’axe des pays du sud n’a pas fonctionné....

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Klaus Iohannis, le nouveau président roumain: un «Allemand» qui veut faire de la Roumanie un pays «normal»

Klaus Iohannis, le nouveau président roumain: un «Allemand» qui veut faire de la Roumanie un pays «normal» | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les électeurs ont voulu protester contre la corruption qui mine l'Etat, mais aussi contre la pauvreté d’un pays à la traîne dans l’Union européenne.

 

En élisant Klaus Iohannis à la présidence de la République, dimanche 16 novembre, les Roumains ont manifesté leur rejet des vieux caciques de la politique, héritiers de l’ancien régime. Au deuxième tour de l’élection présidentielle, ils ont voté à plus de 55% pour un homme qui représente à lui tout seul deux minorités du pays: Klaus Iohannis fait partie de la petite communauté d’origine allemande en Roumanie (36.000 personnes, soit moins de 0,3% de la population) et il est de confession luthérienne dans un pays à majorité orthodoxe.

C’est une rupture en Roumanie.

Depuis la révolution de palais qui mit fin au régime policier du couple Ceausescu en décembre 1989, la nomenklatura post-communiste avait réussi à contrôler le pouvoir même si une forme d’alternance sauvait les apparences de la démocratie. Le Premier ministre, Victor Ponta, est membre du Parti social-démocrate qui a succédé au Parti communiste. Au premier tour, qui a eu lieu le 2 novembre, il était arrivé largement en tête des quatorze candidats alors en lice. Avocat, spécialisé dans les affaires de corruption, il est réputé pour ne pas avoir été très regardant sur ses fréquentations. Il était soupçonné de vouloir reprendre en main la justice après avoir nommé une jeune femme tenace à la tête de l’administration anticorruption (DNA) qui a pris son rôle trop au sérieux. De nombreux anciens cadres du parti au pouvoir ont été convoqués.

Klaus Iohannis doit son succès à la forte mobilisation des électeurs. La participation a augmenté entre les deux tours. Les jeunes se sont particulièrement mobilisés et les Roumains de l’étranger ont pu voter plus facilement qu’au premier tour où les consulats se sont laissé déborder par l’afflux des électeurs. L’opposition libérale soupçonnait les autorités d’avoir sciemment organisé le désordre.....

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Sexe, tolérance et Europe des 28: pourquoi l’élection européenne n’est pas l’Eurovision | Slate

Sexe, tolérance et Europe des 28: pourquoi l’élection européenne n’est pas l’Eurovision | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Europe, c’est la paix. L’Europe, c’est sexy. L’Europe, c’est la fin des frontières et la diversité des cultures mêlées à la joie d’être ensemble... Pourquoi les opérations de com qui veulent inciter les citoyens européens à voter tombent-elles à ce point à côté de la plaque? Pourquoi on a parfois l’impression que le concours ringard et niais de l’Eurovision se prolonge au-delà du sacre de Conchita Wurst? ...
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Crise ukrainienne: et si l'Union en profitait pour relancer l'Europe de l'énergie? | Slate

Crise ukrainienne: et si l'Union en profitait pour relancer l'Europe de l'énergie? | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'attitude de Moscou à l’égard de Kiev, et sa façon d'utiliser le gaz comme moyen de pression sur le pouvoir politique ukrainien en décidant de revenir sur les baisses de tarifs consenties fin 2013, devrait inciter l’Union européenne à réévaluer sa politique énergétique.

L'attitude de Moscou à l’égard de Kiev, et sa façon d'utiliser le gaz comme moyen de pression sur le pouvoir politique ukrainien en décidant de revenir sur les baisses de tarifs consenties fin 2013, devrait inciter l’Union européenne à réévaluer sa politique énergétique. Et, plus précisément, à la reconstruire si l'on suit le constat d’échec dressé en janvier 2014 par Jean Pisani Ferry, commissaire général à la stratégie et à la prospective.

Dans le rapport «La crise du système électrique européen; diagnostic et solutions», il relève que, malgré la volonté de créer un marché de l’électricité intégré et libéralisé, «ni la sécurité d’approvisionnement, ni la préservation de la compétitivité européenne, ni enfin la maîtrise des émissions de gaz à effet de serre par l’efficacité énergétique et le recours aux énergies renouvelables ne sont assurées». Explosif, surtout au moment où les relations commerciales entre l’Union européenne et  la Russie se durcissent sur fond de crise ukrainienne, et où des sanctions sont maintenant prises.

 

Le gaz, dans le paysage énergétique et la production d’électricité, tient une place particulière. L’Union européenne importe environ la moitié de sa consommation. Le gaz russe arrive en tête, mais ses parts de marché ont eu tendance à se contracter au cours de la dernière décennie, estime l’institut Eurostat: de 42% en 2002, il ne représentait plus que 32% des achats de gaz de l’Union hors de ses frontières.

 

Notons au passage qu'assurant 27% des importations de charbon et 34% de pétrole brut, la Russie s’impose comme le premier pourvoyeur extérieur d’énergie de l’Union européenne –ce qui pèse forcément très lourd dans les relations diplomatiques. 

 

Cette dépendance est toutefois très variable selon les membres de l’Union. S’agissant du gaz, alors que la France ne se fournit auprès de la Russie que pour 15% de ses importations, cette proportion est plus du double pour l’Allemagne, quadruple pour l’Autriche, sextuple pour la Pologne et encore plus pour les Pays Baltes.

Dans ces conditions, au nom de la sécurité d’approvisionnement, une question mérite d’être posée: la Russie est-elle un partenaire fiable? Le Sénat français s'interrogeait déjà dans un rapport en 2007, au lendemain de la crise russo-ukrainienne de 2006. Aujourd’hui, l'interrogation est toujours d’actualité.

Certes, avec la construction de nouveaux gazoducs, les approvisionnements européens de gaz russe sont moins tributaires des relations entre la Russie et l’Ukraine par où ne transitent plus que 40% des exportations de gaz russe. Mais, au-delà même du dossier ukrainien, on voit bien les risques encourus par l’Union dans l’hypothèse où Moscou utiliserait la fermeture des robinets comme mesure de rétorsion dans le cadre d’un bras de fer diplomatique.  L’Europe, d’ailleurs, a déjà réagi: la diversification des sources d’approvisionnement depuis le début du XXIe siècle a pour objectif de repousser ce risque en réduisant la dépendance au même fournisseur....

 

 

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En Espagne comme en France, le bouleversement des modes de vie effraye | Slate

En Espagne comme en France, le bouleversement des modes de vie effraye | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En Espagne, le gouvernement Rajoy envisage d’interdire le recours à l’avortement (sauf pour des cas exceptionnels, viols ou santé de la mère).

 

Un revers dans l’histoire de l’émancipation des femmes, un coup d’arrêt inédit, une incongruité  à l’aune de l’extension des droits de l’individu qui caractérise les pays démocratiques depuis des décennies. Ici, comme en France avec  la Manif pour Tous en 2012-2013, les institutions catholiques mènent une contre-offensive, tirant parti du vertige qui saisit ces sociétés face aux transformations rapides des modes de vie, un séisme culturel dans lequel se conjuguent désirs d’autonomie et progrès technologiques. Ce projet de loi a t-il des chances d’aboutir?

 

Dans les années 70-80, suite à la Movida, la famille espagnole s’est engagée dans la modernité, comme partout en Europe, mais avec de vraies spécificités. Partant d’une situation très traditionnelle, le divorce a été interdit jusqu’en 1981 et l’avortement légalisé seulement en 2010, l’Espagne a effectué en trois décennies une révolution sidérante. On s’y marie peu, le taux de nuptialité y est un des plus bas d’Europe, et l’âge du mariage ne cesse de reculer: pour les hommes il est passé de 27 ans en 1975 à 35 ans en 2010 (32 ans pour les femmes). On y divorce autant qu’en France.  On fait peu d’enfants, 1, 4 enfant par femme, un taux parmi les plus défavorables d’Europe, alors que dans ce pays très catholique la famille moyenne comportait  3 enfants en 1965. Plus d’un tiers d’entre eux nait hors mariage. L’Espagne a adopté une loi instituant le mariage gay dès 2005 -il concerne 3% des mariages, environ. Autre particularité, les adultes mettent du temps pour quitter le foyer parental, une tendance qui s’est même accentuée dans la période récente avec le chômage qui touche sévèrement les jeunes: en 2012, 38 % des 25-34 ans habitent encore chez leur parents, 43 % pour les hommes.

 

En France, pays laïcisé et, sur certains points plus en avance (l’avortement a été légalisé en 1975), l’individualisme a aussi pris le pas sur la famille, mais sous des formes différentes. D’abord,  le nombre de personnes qui vivent seules ne cesse d’augmenter, un phénomène du pour une part à l’allongement de la vie, mais aussi à des choix, et à la fragilité des liens conjugaux. Cet attrait pour la vie en solo est confirmé par la croissance du nombre de célibataires et de divorcés, et par l’effritement du nombre de mariages.

Quelle place l’enfant détient-il dans cette évolution? Ici, la natalité est dynamique  –un peu plus de deux enfants par femme, un chiffre stabilisé depuis quelques années, mais supérieur à celui des années 1990. Parallèlement, une majorité d’enfants nait dans un foyer non marié....

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Berlusconi et «Aube dorée», le destin de l'Europe se joue au sud | Slate

Berlusconi et «Aube dorée», le destin de l'Europe se joue au sud | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’Europe vient d’enregistrer à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle, si l’on ose dire, est l’offensive lancée enfin par le gouvernement grec contre le mouvement néo-fasciste «Aube dorée» et son leader.

La mauvaise est, bien sûr, la nouvelle folie de Silvio Berlusconi qui, plutôt que d’accepter le verdict qui le condamne après avoir été déclaré coupable de fraude fiscale, préfère plonger l’Italie dans la crise. Il vient d'obliger les ministres de son parti à démissionner collectivement du gouvernement.

 

 

La situation italienne est d’une autre nature et n’en redevient pas moins extrêmement préoccupante. Pour l’Italie elle-même bien sûr, mais aussi pour l’ensemble de la zone euro. Il s’agit là de la dernière «facétie» de Silvio Berlusconi, dont la fin politique se déroule de plus en plus comme un triste feuilleton ou prime une fois encore l’intérêt égoïste et personnel de celui qui, à la tête du gouvernement italien, a d’abord pensé à ses propres affaires aux dépens de l’intérêt général.

La presse italienne a d’ailleurs été à peu près unanime à fustiger le comportement d’un homme qui cherche par tous les moyens à faire diversion et éviter l’humiliation d’un vote qui, au Sénat, pourrait conduire à sa déchéance politique. La sagesse eut été pour lui d’accepter de se retirer sur la pointe des pieds, tout en continuant à donner sa bénédiction au gouvernement de coalition entre le centre droit et le centre gauche. Un tel comportement est manifestement hors de sa portée.

Si la crise devait perdurer, cela pourrait avoir pour effet de paralyser toute action publique dans un pays qui a furieusement besoin de redresser ses comptes et sa situation (la perspective économiques pour 2014 est encore celle d'une année de récession). Elle pourrait aussi conduire à de nouvelles élections dans un climat volontairement tendu par Silvio Berlusconi. Comme si ce dernier souhaitait entrainer l’Italie dans sa chute. ...

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Télévision publique grecque: «Cette fermeture est un choc et un scandale pour l'information» | Slate

Télévision publique grecque: «Cette fermeture est un choc et un scandale pour l'information» | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le gouvernement grec a annoncé mardi 11 juin au soir la fermeture «à la clôture des programmes» de la télévision publique ERT, à cause de sa mauvaise gestion.

 

 

Le gouvernement grec a annoncé mardi 11 juin au soir la fermeture «à la clôture des programmes» de la télévision publique ERT, à cause de sa mauvaise gestion. «La diffusion de ERT s'arrêtera après la fin des programmes ce soir», a dit un porte-parole, Simos Kedikoglou, à la presse sidérée. ERT, composée de trois chaînes, et employant plusieurs milliers de personnes, est selon lui «un cas d'absence exceptionnel de transparence et de dépenses incroyables. Et tout ceci prend fin maintenant». Et avec le service publique audiovisuel.

 

Slate s'est entretenu avec le journaliste Vangelis Demeris, correspondant à Bruxelles d'ERT de 2001 à février 2013. Il travaille pour le quotidien Ethnos (deuxième quotidien grec) et pour l’agence de presse grecque.

             Cette fermeture est-elle une surprise ou saviez-vous qu'elle était imminente?

            ERT allait mal. J'y ai travaillé de 2001 à 2013, en CDD renouvelables tous les ans. En février dernier, tous les postes de correspondants ont été supprimés. La troika avait gelé les embauches dans le secteur public et l’ERP n’avait pas trouvé de méthode pour nous réembaucher. Mais cette fermeture totale? Il y avait des rumeurs, des spéculations depuis ce matin. Mais je ne m’attendais pas à ça. C’est un choc et un scandale. Je suis consterné, c’est absurde.

 

             La troika (Commission européenne, FMI et Banque centrale européenne) faisait pression sur la Grèce pour une diminution des emplois dans le secteur public. Selon le plan de sauvetage négocié en novembre 2012,  il devait y avoir 150.000 suppression d'emplois dans le secteur public sur la période 2010-2015.

           Et c’est ça aussi qui est inquiétant. Le gouvernement a voulu privatiser le groupe gazier DEPA. Cela aurait allégé les comptes publics. Mais on a appris cette semaine que c’était définitivement loupé. Je pense qu’il y a aussi une certaine manipulation de l’opinion publique. On a essayé de détourner l’attention de cet énorme fiasco....

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Le sauvetage de Chypre remet en lumière l'affaire Magnitski | Slate

Le sauvetage de Chypre remet en lumière l'affaire Magnitski | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Aucun pays au monde n’a accueilli le plan de sauvetage de l’économie chypriote par l’Union européenne, rejeté quelques jours après son annonce par un vote du Parlement, avec plus d’hostilité que la Russie.

 

l faut dire que le plan, qui prévoyait une taxe importante sur les dépôts bancaires du pays en échange d’un prêt de 10 milliards d’euros de la zone euro et du FMI, menaçait directement les intérêts économiques de nombreux ressortissants et entreprises russes. Chypre est en effet devenu au cours des dernières décennies une véritable «machine à laver l’argent des criminels russes» grâce notamment aux accords fiscauxqui lient les deux pays. A Chypre, les entreprises écran peuvent rester anonymes, les banques sont discrètes et les impôts sont faibles.

Un rapport secret de l’équivalent allemand de la CIA (le Bundesnachrichtendienst, BND), divulgué en novembre 2012, décrivait le type d’opérations complexes par lesquelles des capitaux illicites russes étaient transférés vers Chypre. Résultat: les Russes détiennent entre 24 et 26 milliards d’euros dans les coffres des banques chypriotes, selon les différentes estimations, une somme bien supérieure au PIB annuel du petit pays méditerranéen.

 

Une affaire en particulier illustre la fuite d’argent sale russe vers Chypre: l’affaire Sergueï Magnitski. Cet avocat russe qui travaillait pour le fonds d’investissement britannique Hermitage Capital Management avait découvert une énorme escroquerie fiscale de 175 millions d’euros, orchestrée par des policiers et des agents des impôts. Accusé à son tour d’évasion fiscale à la suite de ses découvertes, il est mort en prison en 2009 après un an de détention préventive.

Alors que l’affaire a entraîné des sanctions américaines à l’encontre des fonctionnaires russes impliqués, William Browder, le fondateur et PDG du fonds d’investissement, ne cesse depuis d’enquêter sur la mort de Magnitski, mais aussi sur ce qui est advenu de l’argent dont il avait dénoncé le vol. Et il est arrivé à la conclusion que 23 millions d’euros de cette somme ont atterri dans les banques chypriotes....

 

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La Suisse, riche de son «non» à l'Europe | Slate

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Il y a vingt ans, le pays refusait d'entrer dans l'Espace économique européen. Résultat: un chômage à 3%, un excédent extérieur record, une dette publique maîtrisée. L'économie suisse se porte comme un charme malgré le niveau élevé du franc suisse.

 

Nos voisins suisses n'en reviennent toujours pas: le franc suisse a beau se trouver à un niveau très élevé depuis désormais presque deux ans, l'économie helvétique, elle, résiste.

«Malgré le marasme, la Suisse crée encore et toujours des emplois» titrait fin novembre le quotidien suisse Le Temps. Et de fait, le pays a créé 80.000 emplois au troisième trimestre, soit une progression de 1,9% sur un an, et le chômage ne dépasse pas 3%. Même l'industrie –qui devrait être pénalisée par le haut niveau de la devise– recrute toujours.

Ce n'est pas tout: la croissance a beau être plutôt molle (+0,9% prévus pour 2012), «le budget est équilibré, la dette publique ne représente que 37% du PIB, les prix sont à la baisse (-0,2%) et les comptes courants extérieurs dégagent un excédent de 12% du PIB», énumère Stéphane Garelli, professeur à l'IMD Lausanne et directeur du centre sur la compétitivité mondiale.

Bref, la Suisse ressemble chaque jour un peu plus à un îlot de prospérité dans une Europe en pleine tourmente.

Si l'on en croit l'économiste, la raison serait tout bonnement à chercher dans l'allergie des Suisses à tout ce qui peut ressembler, de près ou de loin, à l'intégration européenne. Le 6 décembre 1992, il y a tout juste 20 ans, le pays refusait en effet de rejoindre l'Espace économique européen, cette antichambre de l'Union européenne dont même les plus réticents à l'UE, comme l'Islande, la Norvège et le Liechtenstein, font pourtant partie.

 

La prospérité suisse ne vient pas de ce refus en lui-même, mais plutôt des réactions qu'il a provoquées chez les partisans du «oui». «Les entreprises ont eu peur que le marché européen ne se ferme à elles», explique Stéphane Garelli. Alors, elles sont allées vendre ailleurs: en Chine, en Amérique latine, dans les anciens pays de l'Union soviétique. Et de fait, la part des Vingt-Sept de l'UE dans les exportations suisses est passée de 66,5% en 1992 à 58,5% en 2010....

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Sortie du nucléaire: l'Allemagne n'a jamais autant exporté d'énergie | Slate

Sortie du nucléaire: l'Allemagne n'a jamais autant exporté d'énergie | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Contre toute attente, un an après la fermeture de sept de ses seize réacteurs nucléaires encore en activité, l'Allemagne bat des records d'export d'énergie. Selon le dernier bilan de l'Organisation fédérale de l'économie de l'énergie et de l'eau...

l'Allemagne enregistre un excédent commercial équivalent à 12,3 térawatt-heures sur les trois premiers trimestres 2012.Une remontée spectaculaire par rapport à l'an dernier sur la même période, où le solde des échanges était négatif, avec 0,2 terawatt-heures. Et des résultats également en forte hausse en regard des résultats de 2010, où l'excédent commercial ne se chiffrait qu'à 8,8 térawatt-heures.

Le coût peu élevé de l'électricité produite en Allemagne la rend en effet attractive aux yeux des autres pays européens, à l'instar des Pays-Bas, devenu l'un de ses plus gros clients, où les fournisseurs d'énergie préfèrent ralentir leur production et acheter de l'électricité en Allemagne car cela revient moins cher....

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Sur les Roms, l'Europe est volontaire mais ambiguë | Slate

Sur les Roms, l'Europe est volontaire mais ambiguë | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La Commission européenne veut se montrer volontariste lorsqu’il s’agit de «l’inclusion» des Roms. Plans stratégiques, fonds européens et même… surveillance de la France.

Mais ce volontarisme pourrait s’avérer plus ambigu qu’il n’y parait.

 

Il fallait tendre un peu l’oreille pour l’entendre, mais la Commission européenne a parlé. Face aux démantèlements de campements roms décidés par le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, l’institution a placé une nouvelle fois la France sous «surveillance» le 10 août.

Après le coup de colère de Viviane Reding, vice-présidente de la Commission européenne, en 2010, à l’encontre des expulsions de Roms menées tambour battant par Nicolas Sarkozy, c’est cette fois au tour du gouvernement socialiste d’être observé de près. But de ce contrôle européen: vérifier que la législation communautaire est bien respectée lorsqu’on force ces ressortissants roumains ou bulgares à quitter leurs camps et à rentrer dans leur pays d’origine.

Cette décision confirme le poids grandissant qu’a acquis la Commission européenne à propos des Roms. Certes, la majeure partie des politiques qui concernent cette minorité se joue au niveau national ou local. Mais l'institution fait valoir son rôle de «coordinatrice» et d’incitatrice de pratiques se voulant vertueuses… bien que certains lui reprochent d’être beaucoup trop timide.

D’après la Commission européenne, les Roms sont au nombre de 10 à 12 millions en Europe. Contrairement à l’image en partie fantasmée d’une population «nomade», ils quittent leur pays pour fuir ou s'octroyer de meilleures perspectives de vie. Car les Roms «sont nombreux à être confrontés aux préjugés, à l’intolérance, à la discrimination et à l’exclusion sociale dans leur vie quotidienne. Ils sont marginalisés et vivent pour la plupart, sur le plan socioéconomique, dans une extrême pauvreté», souligne-t-on à la Commission....

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Vive l’euro faible! | Slate

Vive l’euro faible!  | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Une monnaie moins forte, favorisant les exportations, c'est à peu près le seul moyen qu'il reste à l'Europe pour soutenir sa croissance.

 

La monnaie européenne a reculé de 15% par rapport au dollar depuis un an. C’est le bon côté, le seul, de la crise. Un euro vaut 1,21 dollar. Encore un recul de 15% et les deux grandes devises mondiales seront à parité. L’euro restera encore bien au dessus de son plus bas: 0,84 dollar, mais cet affaiblissement représente l’un des seuls moteurs encore possible pour ranimer la zone euro, qui plonge dans la récession. Le FMI prévoit maintenant une chute de 0,3% du PIB cette année avant une reprise sans force de 0,7% en 2013. Pour la France les économistes ne prévoient plus en moyenne qu’un minuscule +0,2% cette année et 0,7% l’an prochain.

Le recul de la monnaie unique permettrait un regain de compétitivité à l’exportation hors-zone et, en sens inverse, un renchérissement des importations irremplaçables comme l’énergie. Mais au total, l’effet serait bénéfique, en particulier pour les pays malades comme l’Espagne. Rééquilibrer la balance des paiements ibériques éliminerait l’un des déficits et montrerait que le pays, gloalement, ne vivrait plus au dessus de ses moyens. Ne resteraient plus que les déficits «internes», celui des ménages, de l’Etat et des régions, et bien entendu les mauvaises créances bancaires....

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Mario Draghi et les Grecs, c'est César contre les Hellènes

Mario Draghi et les Grecs, c'est César contre les Hellènes | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En fermant ses guichets aux banques grecques, la BCE a pris une décision rude, vue d'Athènes, mais pleinement justifiée. Mario Draghi trace la voie la plus saine de sortie de la crise: à chacun son rôle, son travail et ses efforts.

 

La puissance des Grecs a toujours été de savoir transformer leurs querelles internes en tragédies de portée universelle. Nous y revoilà. La Grèce est le pays des éternels querelleurs qui n'en finissent jamais de vouloir ruser avec les règles humaines à l'aide de leurs dieux.

En 2010, il a fallu mettre en place un programme exceptionnel pour sauver Athènes; en 2015, il le faut encore.

A nouveau, les Grecs accusent les autres, l'Allemagne, Bruxelles et Francfort, de leurs inhumains malheurs. Mais les Grecs ont l'habileté, un rôle confirmé dans l'Histoire, de transfigurer leurs petites histoires en un drame général, aujourd'hui sur la question tragique de l'austérité et des dettes.

Ils ont raison et font mouche: l'Europe continue de mal répondre à ces questions. Le dieu Obama est venu du ciel leur donner un argument de fond et de taille: rien n'est possible sans la croissance, ce devrait être la priorité absolue en zone euro. La querelle idéologique, tapie au fond des esprits, est ressortie aussitôt et s'est enflammée: pour l'orthodoxie ou l'hétérodoxie? Pour l'offre ou la demande? La droite ou la gauche? Le Nord ou le Sud? Ricardo ou Keynes?...

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Les Européens bougent peu en Europe

Les Européens bougent peu en Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Vingt ans après l'avènement du grand marché, les migrations intra-européennes restent marginales. Reste à savoir s'il faut ou non déplorer ce constat.

 

0,3%: c'est le pourcentage de la population de l'Union européenne qui, chaque année, fait ses valises pour aller s'installer dans un autre pays de l'Union. Au total, 3% des citoyens européens vivent aujourd'hui dans un autre Etat membre. Reconnaissons-le, ces chiffres, dévoilés par France Stratégie dans un rapport intitulé «Profils migratoires européens dans la crise», semblent très faibles. Ils sont même deux fois moindres que ceux de l'immigration venant de pays tiers.

Est-ce un bon ou un mauvais signe?

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Il est plus que temps que l'Allemagne et la France se réconcilient

Il est plus que temps que l'Allemagne et la France se réconcilient | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les dissensions entre Paris et Berlin sont à l'origine de toutes les inquiétudes sur l'économie européenne. Fusion fiscale, pacte du type «je réforme en France, tu relances en Allemagne»: tout doit être exploré pour le bien commun.

 

Le moment est venu de ressouder l'axe franco-allemand avec un nouvel acier pour le XXIe siècle. Cinquante ans après la signature du traité de l'Elysée, vingt-deux ans après Maastricht, cinq ans après le début d'une crise dont l'Europe ne sort pas, il est temps que le couple se parle les yeux dans les yeux. Le monde entier le demande, les dissensions entre Paris et Berlin sont à l'origine de toutes les inquiétudes sur l'économie européenne et, par contrecoup, mondiale. Il n'est pas une capitale qui se réjouisse de l'aigreur de la relation entre Angela Merkel et François Hollande, pas même, pour une fois, Londres! L'axe qui construisait l'Europe la détruit.

 

 

Depuis la signature du traité de Maastricht, en 1992, toute la classe politique française sans exception a trouvé utile à son image électorale de porter des coups répétés contre l'Allemagne[1]. Vingt-deux ans de dédain (Balladur qui ignore l'union politique proposée par la CDU allemande en 1994), de fausses peurs d'une «Europe allemande», de sottes vexations (François Hollande candidat voit le SPD à Berlin et évite la chancelière «de droite»), d'imbéciles attaques (celles d'un Montebourg ou d'un Bartolone). Autant de blessures successives depuis Jacques Chirac, qui ont transformé un lien historique en noeuds d'incompréhensions, de rancoeurs et de méfiances.

L'Allemagne n'est pas exempte de reproches: les deux derniers chanceliers, Gerhard Schröder et Angela Merkel, ne sont pas des militants de la cause européenne. La République fédérale, grisée par ses succès ces dernières années, s'estime encombrée par l'Europe plutôt que portée par elle. Elle ne s'en détourne pas, il en faudrait beaucoup plus, mais en supporte de moins en moins le poids et elle s'est durcie.....

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Comment le parti d'extrême droite Jobbik a colonisé la Hongrie | Slate

Comment le parti d'extrême droite Jobbik a colonisé la Hongrie | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Karaokés nationalistes, groupes de rock au discours agressif, manuels ancestraux, taxis partisans, costumes traditionnels, sites d'information... Le parti d'extrême droite, qui espère rassembler plus de 20% des électeurs lors des deux rendez-vous électoraux de 2014, a envahi tous les aspects de la vie quotidienne.

 

«Nous sommes désormais le plus populaire des partis radicaux de l’Union européenne!», lançait fièrement Gábor Vona, leader du parti d’extrême droite hongroise Jobbik, dimanche 6 avril, à l’annonce des résultats anticipés des législatives remportées par le Fidesz de Viktor Orban.

 

Le Jobbik, ce jeune et virulent parti, y a culminé à un peu plus de 20,5%, le meilleur score de son histoire, même s'il ne lui a permis de rafler que 23 sièges au Parlement hongrois. Fondé en 2003, il avait fait sa grande entrée en politique aux élections européennes de 2009, envoyant trois députés siéger à Strasbourg, pour réitérer à domicile un an plus tard, avec 17% des suffrages aux législatives de 2010. Une performance que le parti espère renouveler lors des prochaines européennes, fin mai, pour conquérir un siège supplémentaire.

 

«Le Jobbik, ce n’est pas un parti, c’est une communauté», déclarait György Szilágyi, chef de file du parti à Budapest, à l’occasion de son dernier meeting, le 4 avril.

Une affirmation on ne peut plus pertinente. Car le Jobbik, qui critique aussi bien la corruption politique que les intérêts sionistes, les dérives des banques, l’accaparements des terres, les «déviants homosexuels», les «criminels tsiganes», plaide pour un référendum sur la sortie de l’UE et la réinstauration de la peine de mort, est un parti que sous-tend un ensemble de valeurs et d’objets «totems». Son succès est indissociable de ses composantes «communautaires», alternatives rassurantes au chaos qui règne actuellement dans la politique hongroise.

En l’espace de quelques années, grâce à la maîtrise des réseaux sociaux, la mise en place de relais médiatiques et l’organisation d’événements fédérateurs, il a su rallier autour de son orbite des dizaines de milliers de Hongrois. Si une grande partie de ses électeurs se contentent de glisser un bulletin contestataire dans l’urne lors des élections, il est aussi possible de mener une existence «nationaliste» sur la planète Jobbik. Mode d’emploi....

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Cinq idées pour rendre les élections européennes plus attractives | Slate

Cinq idées pour rendre les élections européennes plus attractives | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Réforme du mode de scrutin, campagne plus longue, listes transnationales... De nombreuses propositions ont été avancées pour améliorer la lisibilité et l'intérêt d'un scrutin qui n'a attiré aux urnes qu'un peu plus de 40% des citoyens en 2009.

 

 

Les 24 et 25 mai prochain, les électeurs français désigneront leurs 74 représentants au Parlement européen. Vous ne connaissiez pas la date? Pas étonnant, puisque ces élections ont du mal à mobiliser l'attention: en 2009, seulement 40,6% des Français y ont participé, un taux en baisse par rapport à celui, déjà faible, de 2004 (42,8%).

Plus les années passent, plus l’Europe s’élargit et plus le taux de participation global chute: il est passé de 62% en 1979 à 43% en 2009. Une baisse de participation justifiée, selon certains chercheurs, par l’entrée dans l’Union de pays d’Europe centrale et orientale qui ne manifestent pas un grand intérêt pour ces élections, avec par exemple des taux de participation autour de 20 ou 21% en Lituanie et Slovaquie.

 

Selon Nicolas Leron, président du think tank Eurocité, les élections européennes ne passionnent pas pour une simple et bonne raison:

«L’enjeu politique n’existe pas. [...] Peu de gens sont au courant de ces élections et peu sauront vous donner les noms des députés français qui siègent au Parlement. Il y a un vrai déficit d’information. Pourtant, les gens disent vouloir être informés.»

D'après les chiffres de l'Eurobaromètre de la Commission européenne de mars 2013, 84% des sondés pensent que, si les citoyens étaient mieux informés sur les partis politiques, sur les élections européennes en général et sur l’impact de l’Union européenne sur leur vie quotidienne , le vote lors des élections européennes serait bien plus conséquent. La responsabilité de la faible participation incomberait donc aux institutions et aux partis, qui échoueraient à mobiliser.

Mais une part de cette moindre mobilisation n'est-elle pas aussi imputable à la façon dont sont élus les députés? Ces dernières années, plusieurs réformes ont été évoquées pour rendre ces élections plus lisibles et attractives pour les citoyens européens. En voici cinq.......

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L'Europe doit soutenir les manifestants ukrainiens, derniers europhiles | Slate

L'Europe doit soutenir les manifestants ukrainiens, derniers europhiles | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L’Europe, ce n’est pas seulement un marché, c’est aussi un ensemble de valeurs et de principes que l’Ukraine aurait dû adopter si elle avait signé avec Bruxelles. Certains oligarques sont «européens» par pragmatisme. Les manifestants de Kiev le sont par idéalisme.

 

Des centaines de milliers de manifestants dans les rues, les bâtiments gouvernementaux occupés, la statue de Lénine déboulonnée: la deuxième révolution ukrainienne est en marche.

La première, en 2004, avait laissé intactes quelques effigies du fondateur de l’URSS, symbole d’une œuvre inachevée. La deuxième réussira-t-elle mieux?

Le facteur déclenchant a été le refus du président Viktor Ianoukovitch de signer l’accord d’association avec l’Union européenne qu’il avait paraphé quelques mois plus tôt. Cette décision a été comprise par une grande partie de la population ukrainienne comme la volonté des dirigeants de tourner le dos à l’Europe.

Viktor Ianoukovitch et son Parti des régions représentent d’abord cette Ukraine orientale tournée traditionnellement vers la Russie et dépendante du grand voisin pour sa production industrielle qui ne trouverait pas preneur ailleurs. Ils représentent aussi les oligarques qui, comme en Russie, ont bâti leur fortune sur les ruines de l’économie planifiée.

Cette division de l’Ukraine entre une partie occidentale, orientée vers la Pologne, de tradition catholique qui pratique la langue ukrainienne et une partie orientale peuplée de russophones, de religion orthodoxe, qui a vécu longtemps des mines et des grands combinats communistes, cette division n’est pas nouvelle.

Elle s’est manifestée dans les urnes après la «Révolution orange» de 2004, les pro-occidentaux et les pro-russes se sont succédé au pouvoir. Mais cette lecture de l’opposition entre les manifestants de Kiev et le président Ianoukovitch est trop simple. Si l’Ukraine orientale ne manifeste pas, elle ne se mobilise pas non plus pour soutenir le pouvoir. Les oligarques sont divisés.

Certains font de bonnes affaires avec Moscou et craignent de les perdre si le Kremlin met ses menaces à exécution en cas d’accord avec l’Union européenne. Mais d’autres, et parfois les mêmes, sont bien conscients que le développement de leur pays et leur accès au marché international passent par une modernisation de l’économie, le respect d’un minimum de règles juridiques voire l’établissement d’un Etat de droit à la place de l’arbitraire et de l’affairisme....

 

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En Grèce, les lentilles de l’austérité | Slate

En Grèce, les lentilles de l’austérité | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Constantinos Polychronopoulos cuisine des lentilles. Ce n’est pas son vrai métier, mais c’est mieux que rien en ces temps de crise. Depuis qu’il a été renvoyé de sa société de marketing il y a 3 ans, il n’a pas retrouvé de véritable emploi.

 

Il a donc ouvert une soupe populaire itinérante qui circule dans tout Athènes pour nourrir les pauvres et les affamés. Constantinos récolte les dons de lentilles –phakes (fa-kess) en grec– qu’il fait cuire avec des tomates, des oignons et des feuilles de laurier dans une grande marmite, afin de concocter un plat épais et nourrissant. «Ce n’est pas l’aumône, nous dit-il en servant son plat dans des tasses en polystyrène. C’est un dîner commun entre amis. Nous sommes tous dans le même bateau et nous mangeons tous ensemble.»

Le cliché habituellement véhiculé sur la Grèce moderne est celui d’une famille heureuse trinquant autour d’une table chargée d’agneau grillé, de feta, de plats d’aubergines, de salades de tomates à l’huile d’olive et de desserts au miel.

On ne montre pas les personnes qui se battent pour un chou gratuit, qui ouvrent un frigo désespérément vide ou qui récupèrent les oranges invendables sur les marchés en plein air. On ne montre pas non plus la soupe de lentilles gratuite. D’un seul coup, l’avenir commence à ressembler au passé.

La Grèce est en récession depuis 2008, mais les vrais problèmes ont débuté en 2009, après une déclaration du gouvernement révélant que le pays était complètement asphyxié par la dette publique. Vint ensuite le temps des mesures d’austérité strictes en échange d’un renflouement des caisses par des prêts de plusieurs milliards d’euros. Ces trois dernières années, l’économie s’est quasiment effondrée: le taux officiel du chômage a pratiquement triplé pour atteindre 27%. Plus de 60% de ces chômeurs grecs sont sans emploi depuis au moins un an.

Ceux qui ont toujours leur travail, même s’ils ont vu leur salaire diminuer d’un tiers ou plus, s’estiment chanceux. Ils n’achètent toutefois plus trop de côtelettes de porc ni de gouda d’importation, comme ils le faisaient en des périodes plus favorables. Ils sortent aussi moins souvent au restaurant. A la télévision, les émissions de «cuisine à petits prix» se sont multipliées.

Dans l’une d’elles, un chef souriant et rondouillard apprend aux téléspectateurs à préparer cinq repas avec entrée/plat/dessert pour seulement 50 euros par semaine. Il faut également parler du succès du livre de cuisine Les recettes de la faim, recueil de conseils donnés par des Grecs ayant survécu à la famine de la Seconde Guerre mondiale (exemple: conserver vos miettes de pain dans un bocal pour les manger plus tard)...

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Que l’Europe serait belle sans l’Allemagne… | Slate

Que l’Europe serait belle sans l’Allemagne… | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
On peut comprendre l'exaspération que suscite la politique d'Angela Merkel. Néanmoins, on doit se méfier des conséquences de manifestations anti-allemandes ou de pressions trop appuyées sur la chancelière.

 

L'atmosphère est tendue en Europe, où la rigueur germanique commence à lasser, comme l'illustrent l'appel à une éventuelle «confrontation» avec Berlin lancé par le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone ou le texte du PS réclamant un «affrontement démocratique» avec le partenaire allemand. A l’opposé, en Allemagne ou en Finlande, des jugements sévères sont portés sur l’Europe du sud. Tout cela risque de mal finir.

De fait, on a vraiment l’impression que l’Europe se délite sous nos yeux. En Allemagne, on ne compte plus les dérapages verbaux de dirigeants politiques et économiques présentant les Européens du sud comme des fainéants qui en veulent à l’argent des Allemands qui, eux, travaillent et gèrent correctement leur économie. En Finlande, à en croire des sondages, la moitié des citoyens se montrent hostiles à l’idée de nouveaux plans de sauvetage européens, quitte à mettre l’euro en péril.

Dans les pays qui ont dû se résoudre à appeler leurs partenaires européens à l’aide, on dénonce la dureté des traitements imposés, dureté attribuée pour l’essentiel à Angela Merkel et aux autres dirigeants du nord. La zone euro se retrouve ainsi coupée en deux, avec une France qui apparaît plus proche du sud que du nord  par bien des aspects de sa situation économique.

 

Comme toujours, la réalité est plus nuancée. Les populations du sud devraient d’abord interpeller leurs dirigeants: si on leur fait avaler des potions aussi amères, c’est bien parce que leurs pays ont été mal gérés et que leur état de santé est vraiment critique.

Mais il est vrai que l’Allemagne ne fait rien pour leur éviter des traitements aussi désagréables. Angela Merkel, à l’approche d’échéances électorales importantes, ne semble avoir qu’un seul souci: montrer aux électeurs allemands qu’elle défend fermement leurs intérêts et que les aides aux autres pays européens sont calculées au plus juste......

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Dix défis pour Obama II [2/10]: Sauver la Grèce, sauver l'Europe | Slate

Dix défis pour Obama II [2/10]: Sauver la Grèce, sauver l'Europe | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Obama veut que l'on se souvienne de lui comme d’un président d’importance. Quel meilleur moyen de passer à la postérité que de se faire l'héritier des Démocrates ayant initié le projet européen: Franklin D.

Par Georges Papandreou

 

C'était une époque différente, avec un autre leadership américain sur le sol européen. Avec leurs diplomates et leurs dollars, les Etats-Unis avaient mis en place un audacieux projet politique; il visait à mettre un terme à la guerre et à instaurer une période de prospérité. La menace des chars soviétiques se faisait toujours sentir de l'autre côté du Rideau de fer; on pensait que la prospérité européenne permettrait de mettre un frein à l'expansion communiste; qu'elle rééquilibrerait le pouvoir soviétique à l'Est.

Le projet porta ses fruits –mais si ses retombées furent principalement économiques, ses fondements étaient des plus politiques. Ce projet était né d'un consensus auquel se ralliait la majorité des intéressés: les guerres européennes devaient prendre fin, et les horreurs de la Seconde Guerre mondiale ne devaient plus jamais se reproduire. C'était là un idéalisme tempéré par la logique de la Guerre froide –et ce fut la plus grande victoire de la diplomatie américaine au XXe siècle.

Ce projet européen est aujourd'hui menacé, et la situation nécessite un retour du leadership américain. L'Europe est certes la seule à disposer des moyens nécessaires pour sortir de la crise, mais durant son second mandat, le président Obama doit lui venir en aide –et ce en la protégeant d'elle-même.

Il faudra avant toute chose sauver la Grèce. Mon pays a souvent consenti à appliquer la doctrine de l'austérité drastique qui prédomine en Europe; mais pour les marchés obligataires mondiaux, les coupes opérées dans le budget grec ne sont visiblement jamais assez profondes.

La Grèce est ici victime d'une crise de confiance: les incertitudes qui planent sur notre maintien au sein de l'eurozone ont paralysé notre économie. Elles ont fait disparaître toute perspective d'activité commerciale d'ici la résolution du problème –ce qui garantit presque sa non-résolution. L'Europe doit être claire: «La crise prend fin, ici et maintenant. La Grèce fait partie de l'eurozone –point final.»

Cependant, pour qu'une telle déclaration soit crédible, elle doit recevoir l'appui de la puissance économique la plus importante et la plus dynamique du monde. Et c'est là qu'Obama doit intervenir. Le président américain peut contribuer à résoudre la crise en usant d'une diplomatie économique habile –habileté qui a certes fait défaut à son administration jusqu'ici.....

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Le débat sur le mariage universel comme thérapie collective | Slate

Le débat sur le mariage universel comme thérapie collective | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le débat sur le mariage universel et l’adaptation de la loi aux nouvelles formes de parentalité a servi de thérapie collective pour les Néerlandais, en particulier les chrétiens. Au tour de la France?

 

Les nombreux sondages et enquêtes sociologiques sur la tolérance des Européens et des Français montrent une baisse quasi-linéaire des préjugés homophobes, dans tous les pays et toutes les classes sociales, surtout pour des raisons démographiques: les jeunes Européens sont beaucoup plus tolérants que leurs parents, et les vieux racistes sexistes homophobes finissent par mourir. Il existe encore des poches d’homophobie, mais elles sont le plus souvent cantonnées aux jeunes hommes sous-éduqués et désocialisés et aux homos dans le placard (qui apparemment se sentent obligés de compenser).

Quand j’ai préparé ma thèse sur l’accès des minorités au pouvoir politique en France et aux Pays-Bas, une des études de cas portait justement sur la discussion de l’égalité des droits pour les gays: alors qu’aux Pays-Bas la droite (oui oui) et la gauche laïques discutaient des modalités de l’ouverture du mariage universel, la France bricolait le pacs avec une droite prise en otage par Boutin et ses copains et une gauche qui ne pouvait s’empêcher de lâcher régulièrement une perle homophobe.

Aux Pays-Bas, chaque groupe –des lesbiennes radicales anti-mariage aux protestants les plus rigoristes en passant par les homos de droite, les syndicats ou les associations anti-racistes– avaient pu s’exprimer. En France, on entendait surtout l’Eglise, des psychanalistes über-lacaniens, des féministes bizarrement éprises de la complémentarité au lieu de l’égalité, et deux-trois folles de service qui trouvaient que le mariage bourgeois, non merci, on ne veut pas singer le couple hétérosexuel.

 

Presque quinze ans plus tard, le hiatus s’est accentué. Aux Pays-Bas, Geert Wilders instrumentalise l’égalité homme-femme et homo-hétéro pour mieux stigmatiser les musulmans. Ce n’est pas bien, mais cela montre que le sujet fait l’objet d’un immense consensus, malgré le coup de barre à droite du pays. Les partis chrétiens (CDA et ChristenUnie) ne se gênent pas pour promouvoir depuis dix ans des gays et des lesbiennes au rang de ministres, avant tout parce qu’ils sont jugés compétents.

Les seuls qui essayent de défendre les weigerambtenaren (ces officiers d’état civil évangéliques qui refusent encore de marier les couples de même sexe, à compter sur les doigts d’une main) sont ceux qui refusent aux femmes le droit d’être élues députées et aimeraient que les femmes retournent s’occuper des enfants et de la cuisine. Autant dire que 97% des Néerlandais les trouvent ridicules....

 

 

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Défense, politique étrangère... Les propositions pour une Europe bien plus intégrée | Slate

Défense, politique étrangère... Les propositions pour une Europe bien plus intégrée | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le rapport du groupe de réflexion composé de 11 des 27 ministres des Affaires étrangères européens (dont ceux de la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et la Pologne, c'est-à-dire 5 des 27 ministres des Affaires étrangères européens (dont ceux de la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et la Pologne, c'est-à-dire 5 des 6 plus gros pays) a rendu son rapport final le 17 septembre. Ils souhaitent une refonte de la politique étrangère de l’Union européenne. Dans ce document de 8 pages, ils affirment:

«Nous devons sur le long terme tenter de mettre en place une politique de défense européenne avec des efforts en commun concernant l’industrie de défense (par exemple la création d’un marché commun pour les projets d’armement); pour quelques membres du groupe cela pourrait éventuellement impliquer une armée européenne.»

 

Le groupe propose, en outre, que «la protection des frontières extérieures de l’espace Schengen soit renforcée (par la création d’une «police européenne des frontières») ou, à moyen terme, qu’un visa européen soit créé».

Autre proposition de taille: l’élection directe du président de la Commission, qui nommerait les membres d’un «gouvernement européen».

Les propositions n’ont cependant pas été acceptées par l’ensemble des pays, et la plupart des plus importantes sont présentées entre parenthèses ou sont précédées d’une indication afin de préciser que l’ensemble des pays ne sont pas tombés d’accord sur ce point.

Mené par le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, ce groupe n’est pas sans importance, même si, note le New York Times, ce ministre allemand appartient à un parti minoritaire dans la coalition allemande, et qu’il est donc difficile de juger si les propositions seront étudiées sérieusement.

«Le renouveau en Allemagne du concept d’union politique reflète le fait que la classe politique allemande est devenue de plus en plus intégrationniste à mesure que la crise de l’euro a progressé. Mais, ce que les partenaires de l’Allemagne souhaitent savoir, c’est si les Allemands sont sérieux dans leur croyance à une Europe plus intégrée, ou si leur demande de plus d’Europe est seulement une réponse émotionnelle aux difficultés qu’ils rencontrent», relate Charles Grant, directeur du think tank le Center for European Reform au New York Times.

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Les quatre visages de l’émigration espagnole | Slate

Les quatre visages de l’émigration espagnole | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Très médiatisée, la fuite des cerveaux est anecdotique face au retour des migrants dans leur pays d’origine. Il y a aussi les Espagnols qui auraient mieux fait de rester, sans compter ceux dont c’est l’argent qui n’aurait pas dû émigrer...

 

«Je m’appelle Javier del Rey, j’ai 24 ans, j’ai étudié les télécommunications. J’ai cherché du travail mais je n’ai rien trouvé. Je vais devoir apprendre l’anglais et sortir du pays pour espérer trouver un emploi.» Les jeunes diplômés espagnols n’ont pas encore fini leurs devoirs: une fois leurs études bouclées, ils devront désormais partir tenter leur chance ailleurs pour ne pas finir sous le toit des parents à vivre de leurs allocations retraite, comme témoigne Javier del Rey dans une vidéo d’El Pais.

Le slogan de la plateforme d’indignés Juventud sin futuro, «Si tu finis tes études en Espagne, tu as trois débouchés: par terre, mer ou air», résume un sentiment partagé chez les Espagnols: l’émigration est devenue une fatalité, dans un pays où un jeune âgé entre 15 et 24 ans sur deux est au chômage. En 2011, pour la première fois depuis des lustres, le taux d’émigration a dépassé celui d’immigration, avec un solde de 55.626 personnes.

Cette tendance au départ, conjuguée à la hausse persistante du taux de chômage et aux prévisions d’une récession économique sans fin, conforte un discours pessimiste sur la fuite des cerveaux. Déjà, les comparaisons fusent avec les vagues d’émigration qui ont marqué l’histoire de l’Espagne: Galiciens et Andalous en Argentine et en Algérie au XIXè siècle, Républicains en France au XXè, puis émigration économique en Suisse et en Allemagne dans les années 1960. La différence tiendrait juste au fait que la «nouvelle émigration espagnole» concerne une génération qui ne part pas occuper des chantiers mais des laboratoires scientifiques et des cabinets d’architectes....

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