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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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«L’Europe est le seul endroit au monde où l’identité n’est pas un culte mais une question»

«L’Europe est le seul endroit au monde où l’identité n’est pas un culte mais une question» | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Julia Kristeva. Psychanalyste et écrivaine

Extraits:

"L’Europe est le seul endroit au monde où l’identité n’est pas un culte mais une question, non seulement grâce à la pluralité des langues et des cultures, mais aussi à la spécificité de notre héritage grec, juif et chrétien. La culture est le grand atout de l’Europe, pourtant elle ne figure pas dans le traité de Rome : est-elle à ce point une évidence, ou bien l’Europe, sortant en lambeaux de la Seconde Guerre mondiale, a-t-elle eu honte de ses plaies ? Depuis, on multiplie les «programmes» pour le «patrimoine culturel». Mais existe-t-il une culture européenne ? Laquelle ? Après avoir succombé aux dogmes identitaires jusqu’aux crimes, et peut-être aussi parce qu’il a succombé et en a fait l’analyse mieux que tant d’autres, un «nous» européen est en train d’émerger, pour lequel l’identité est une inquiétude questionnante : à contre-courant des certitudes identitaires qui préparent toujours et encore de nouvelles guerres.

Mais les politiques, soumis à l’économie et à la finance, ont perdu de vue la question de la civilisation. Ils ont peur de parler d’Europe dans les campagnes électorales. Les intellectuels, dont certains sont encore prompts à s’engager, se font rares sur le chantier culturel européen. Ils portent une grande responsabilité dans la crise européenne actuelle. En revanche, je soutiens que les peuples européens, les Grecs, les Polonais, et même les Français, bien que tous choqués par la crise qu’ils identifient avec l’Europe, se sentent fiers d’appartenir à sa culture prestigieuse. Un trésor flou et peu rentable qu’ils ne sauraient définir mais qui les définit et fascine aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières. Un désir d’Europe existe en dehors de notre continent, je le constate en Amérique latine, en Chine…

 

       Mais peut-on concrètement construire une identité européenne ?

      J’admire mes étudiants européens, une nouvelle espèce d’individus kaléidoscopiques. Par exemple, un jeune Norvégien, en cycle Erasmus, parle anglais couramment, apprend le chinois et prend des cours en français sur le génie féminin. Le multilinguisme n’est plus seulement une utopie, c’est une réalité. Il pourrait être un trait significatif de l’identité européenne en train de se construire.

L’Europe reprend la définition française de la diversité culturelle à l’occasion de la discussion qu’elle mène avec les Etats-Unis sur l’audiovisuel : la culture n’est pas une marchandise comme les autres, et chacun doit pouvoir se reconnaître dans l’exception française.

Dans cet esprit, la traduction des patrimoines nationaux est indispensable, et l’Europe en donne l’exemple, en parlant 25 langues au moins à chaque séance plénière. Le multilinguisme passe par la traduction. Cela représente un coût supplémentaire et beaucoup préfèrent en faire l’économie.

Mais ce souci de singularité est aussi un fleuron de la culture européenne, depuis Duns Scot au XIIIe siècle, qui pensait que la vérité ne réside pas dans les idées abstraites ni dans la matière opaque, mais dans cet homme-ci, dans cette femme-là. Je traduis : le respect de la singularité est l’aboutissement des droits de l’homme. Et le génie de chacun, de chacune, éclate dans sa singularité partagée avec celles des autres. D’où ma conception du féminisme : que le mouvement des femmes n’aboutisse pas à une massification, comme ce fut le cas des autres mouvements émancipateurs qui ont échoué dans la banalisation ou la terreur (tous les bourgeois, tous les prolétaires, tous les tiers-mondistes…), mais favorisent… le génie féminin. Suis-je féministe ? Certainement, version «scotiste»..."

 

 

 

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Le « modèle allemand » ou comment s'obstiner dans l'erreur, par Pierre Rimbert (Le Monde diplomatique)

Rapport après rapport, les données économiques viennent contredire les politiques d'austérité imposées aux pays européens par l'Allemagne, la BCE et la Commission européenne. Et pourtant, rien ne change.

 

Il n’est pas rare qu’un personnage de Tex Avery emporté par son élan franchisse le bord d’une falaise et poursuive sa course quelques instants dans le vide avant de mordre la poussière. Les politiques d’austérité imposées aux pays européens par l’Allemagne, la Banque centrale européenne, et — avec un enthousiasme déclinant — le Fonds monétaire international (FMI) ainsi que la Commission européenne, ont-elle atteint ce point où le coureur, comprenant soudain qu’il n’a plus rien sous les pieds, jette un regard penaud avant de s’écrouler ?

Pas encore.

Certes l’Italie, l’Espagne, la Grèce, le Portugal, La Hongrie, la République tchèque soumis à l’obligation de coupes claires dans leurs services publics et dépenses d’Etat s’enfoncent dans la récession. Même les Pays-Bas et la Finlande, alliés traditionnels de l’Allemagne en matière de rigueur, ont connu une baisse d’activité en 2012, cependant que la France et le Royaume-Uni stagnaient. Seule la Pologne affichait l’année dernière une croissance supérieure à... 1 %.

Certes, la zone euro passée sous la toise de la bureaucratie austéritaire comptait à la fin du mois d’avril 19,2 millions de chômeurs (12,1 % de la population active selon Eurostat), un chiffre record et qui néanmoins ne dit rien de la dégradation vertigineuse des conditions d’existence du peuple grec.

Certes, un chef économiste du FMI a reconnu en janvier que son institution avait gravement sous-estimé les dégâts engendrés par l’impératif de restriction budgétaire : là où le modèle prévoyait qu’une réduction d’un euro de la dépense publique entraînerait une baisse de 0,5 euro de la richesse produite, l’analyse empirique montre que la contraction de l’activité serait deux à cinq fois supérieure.

Certes enfin, la thèse des illustres économistes de Harvard Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff selon laquelle une dette supérieure à 90 % du produit intérieur brut affaiblirait la croissance a été taillée en pièce par un étudiant de l’Université du Massachusetts, qui s’est amusé à refaire les calculs : les auteurs, cités comme des prophètes par les partisans de l’austérité — du commissaire européen aux affaires économiques et monétaires Olli Rehn à l’ancien directeur de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet — avaient écarté des données contradictoires et construit leur modèle à partir d’un tableur affecté par une erreur de formule.

Il n’en faudrait pas tant à un âne pour faire demi-tour.

Mais à l’instar des personnages de Tex Avery, banquiers centraux, économistes orthodoxes et dirigeants politiques ignorent les faits et galopent, pour quelques temps encore, dans un éther de croyance...

 



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L'Europe a-t-elle un avenir?

L'Europe a-t-elle un avenir? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
UNION EUROPÉENNE - La période de fortes instabilités que traverse l'Europe depuis la crise grecque semble sans fin. Elle réveille inévitablement une question récurrente si ce n'est existentielle, l'Europe a-t-elle encore un avenir?

 

Déjà, lorsque l'Europe débordait de projets à la fin des années 80 et au début des années 90, de nombreux observateurs s'interrogeaient sur son avenir: l'union monétaire serait-elle viable sans fédéralisme budgétaire? Est-ce qu'une union économique et monétaire pourrait exister sans union politique? La chute du mur de Berlin et la fin du système bipolaire signifiaient une Europe enfin retrouvée mais posaient aussi cette délicate question: quelles sont les frontières de l'Europe, où s'arrête l'Europe? À chaque étape cruciale de la construction européenne, la question du devenir de l'Europe s'est posée.

 

Ce questionnement récurent est inévitable puisque la construction européenne est un processus gradualiste, itératif, inachevé. Le champ des possibles demeure toujours très ouvert et conséquemment l'incertain fait partie de la dynamique européenne.

L'objet Europe est d'autant plus difficilement définissable qu'il y a un grand nombre de bâtisseurs. On connaît la fameuse réplique de Kissinger: "l'Europe, quel numéro de téléphone?". Que répondre à cette question sinon qu'il y a eu 6, puis 9, 10, 12, 15, 25 et qu'il y aura bientôt 28 numéros de téléphone, tandis qu'au niveau institutionnel le leadership est partagé entre plusieurs présidences, celle du Conseil européen, de la Commission, de l'Eurogroupe, des Affaires étrangères. Cette sur-abondance d'acteurs pose inévitablement problème car chacun (ou presque) possède son propre horizon européen. Le futur de l'Europe n'est donc pas consensuel, il est potentiellement conflictuel.

Cette Europe des États est notre histoire au long cours, histoire qui pesait lourdement hier, et pèse encore aujourd'hui. En ce cinquantenaire du Traité de l'Elysée, et sans bien sûr minimiser le chemin parcouru depuis l'après seconde guerre mondiale par ces deux pays, ces deux peuples au nom de l'unité européenne, il est frappant de constater que la France et l'Allemagne continuent d'évoluer sur des planètes différentes. ...

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La cogestion allemande peut-elle nous servir de modèle ? 24H - France - Allemagne - Idées - France Culture

La cogestion allemande peut-elle nous servir de modèle ? 24H - France - Allemagne - Idées - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Taxation des CDD, et création de droits rechargeables pour les chômeurs d'un côté ; mise en place de mesures de flexibilité au sein des entreprises de l'autre : ils ont fini par s'entendre !
Marc Landré du Figaro avait donc vu juste mardi dernier dans cette même émission, en pronostiquant la conclusion d'un accord entre les partenaires sociaux, à l'issue de l'ultime négociation au Medef sur la sécurisation de l'emploi (puisque tel était le nom donné à ces discussions).
Tous ceux qui promettaient un échec, arguant de la trop grande divergence de points de vue entre le patronat et les syndicats, tous ceux là se sont donc trompés (même si, il faut le rappeler, ni la CGT, ni FO n'ont signé cet accord).
C'est fait, mais ce fut compliqué. Le gouvernement a dû se montrer menaçant : "attention, nous allons légiférer sans tenir compte de votre avis" pour que la discussion se débloque.
Ce fut compliqué…et ce n'est pas fini car que va-t-il se passer à présent ?
Le texte doit être validé par les organisations. Il y aura ensuite une loi pour transposer l'accord, laquelle devrait être présentée en conseil des ministres début mars, pour une promulgation attendue au mois de mai. Ainsi va la démocratie sociale en France : c'est encore et toujours le Parlement qui a le dernier mot. D'autres façons de faire existent pourtant, au moins aussi efficaces. Et c'est la raison de notre présence aujourd'hui en Allemagne.

Avez-vous déjà entendu parler du Mitbestimmung, que l'on pourrait traduire, de manière un peu approximative par "cogestion"?

Connaissez-vous la Sozialpartnerschaft, le partenariat social qui régit les relations entre syndicats et patronats allemands depuis l'après-guerre ? Un modèle, encore un, qui lui a vraiment fait la preuve de son efficacité.

De ce côté-ci du Rhin, la concertation prime sur tout le reste, la grève n'intervient qu'en tout dernier ressort.

Pourtant, ce modèle risque de ne pas sortir indemne de la crise...

 

Durée de l'émission: 39 minutes.

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Les Inrocks - A qui profite la crise ?

Les Inrocks - A qui profite la crise ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Il nous parle avec le ton posé du vieux sage universitaire, mais les analyses de Joseph E. Stiglitz sur notre système économico-politique ne sont pas éloignées de celles d’un Mélenchon.

Extraits de l'entretien:

  Notre Président, François Hollande, qui avait mené campagne contre la finance égoïste, vient d’annoncer aux Français deux années d’austérité. Qu’en pensez-vous ?

    C’est très déconcertant, d’autant que l’austérité va détériorer encore plus l’économie française. Merkel, Hollande et d’autres dirigeants européens disent “l’austérité n’est qu’un volet, l’autre, c’est la croissance”. Beau discours, mais qui n’est pas du tout suivi par les actes. Le volet européen de croissance est très marginal et l’austérité massive va la tuer dans l’oeuf. On a l’impression qu’ils craignent les réactions des marchés, comme quand Clinton est arrivé au pouvoir. Malgré tout, Clinton avait su convaincre les marchés qu’en période de récession il fallait accepter les déficits et être fiscalement responsable, le temps de retrouver de la croissance puis des surplus budgétaires.

...

Et si vous étiez Merkel ou Hollande, que feriez-vous pour la zone euro ?

Déjà, vous êtes en meilleure position que les États-Unis parce que vous avez de bons systèmes de santé et de protection sociale. Le plus gros problème de la zone euro, ce sont ses règles ! Chaque pays peut garder ses particularités culturelles, mais il faudrait tendre vers un fédéralisme économique, fiscal et financier tout en conservant votre modèle social.

Si l’Europe faisait cela, vous pourriez ensuite définir une stratégie de croissance commune. De plus, ce fédéralisme empêcherait la spéculation des marchés contre tel ou tel pays. Mais je crains que les courants libéraux l’emportent et que l’Europe tende plutôt vers le modèle américain que vers le modèle scandinave. La situation de l’Allemagne n’est pas aussi florissante qu’on le dit. On met souvent en avant les statistiques allemandes, le PIB allemand, mais on parle moins de la condition du travailleur moyen qui n’est pas si reluisante. Oublions un peu le PIB et observons les conditions de vie de la majorité des citoyens, car un système économique qui ne profite qu’à la minorité au sommet est pour moi un échec....

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La valeur de l’Europe

La valeur de l’Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L’Europe traverse une phase qui marquera son histoire. Nos actes en Europe et notre discours sur l’Europe aujourd’hui façonneront pour longtemps notre continent et sa culture politique. C’est en ce moment précisément que se dessinent, pour de nombreuses années, l’image que les Allemands se font de l’Europe, le regard que nos voisins européens portent sur l’Allemagne et celui du monde sur l’Europe.

Pour débattre de ces questions,  la conférence « La valeur de l’Europe », se tiendra le mardi 18 septembre 2012, dans le « Weltsaal » du ministère fédéral des Affaires étrangères à Berlin.
La conférence est organisée à l’invitation de M. Guido Westerwelle, député du Bundestag allemand, Ministre Fédéral des Affaires étrangères, en partenariat avec la Fondation Bertelsmann, ARTE et le Deutschlandfunk.


Via Thomas-Penette Michel
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Iphigénie, Jonas et le sacrifice de la Grèce

Iphigénie, Jonas et le sacrifice de la Grèce | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Alors que le Premier ministre Antonis Samaras entame une tournée européenne pour demander un assouplissement des conditions du sauvetage de la Grèce, l’éditorialiste Nikos Konstandaras évoque les mythes antiques pour expliquer que ce n’est pas en jetant Athènes à la mer que l’on sauvera l’euro. Par Nikos Konstandaras, de I Kathimerini à Athènes.

De nombreux hommes politiques étrangers, des économistes et autres observateurs ont évoqué la possibilité d’une sortie de la Grèce de la zone euro (et peut-être même de l'Union européenne), de sorte que la question domine l’intégralité des discussions portant sur l'avenir de notre pays. Les pourparlers que le Premier ministre Antonis Samaras doit avoir cette semaine avec Angela Merkel, François Hollande et Jean-Claude Juncker ne feront pas exception. Si nous voulons éviter de parler directement du “sacrifice” de la Grèce, il faut cependant voir comment chaque partie envisage l’idée du départ de notre pays de la zone euro et ses conséquences possibles.

Il est évident que les Grecs et le noyau dur de nos bailleurs de fonds, notamment certains politiques et économistes allemands, affichent une différence culturelle dans ce domaine. Les Grecs parlent du sacrifice d'Iphigénie, un acte qui permettra aux partenaires de hisser les voiles vers leur propre salut, en construisant leur avenir sur la base d’une injustice. Les “étrangers”, pour leur part, semblent considérer la Grèce comme les membres de l’équipage et les passagers qui regardent Jonas avant de décider de le jeter par-dessus bord pour se sauver d’une terrible tempête. Nous, les Grecs avons tendance à voir la dimension tragique des événements tout en restant passifs.

On sacrifie l’innocent pour le bénéfice de tous : la victime n'a aucune implication ou responsabilité au-delà de sa propre existence. Nos partenaires calvinistes, cependant, perçoivent l’effort collectif comme la raison même de la contribution de chaque membre : les rôles ne sont pas prédéfinis, comme dans le monde de la tragédie, mais attribués sur la base de chaque effort individuel. Dans notre monde, la victime est celui qui, pour une raison indépendante de ses propres responsabilités, se détruit pour servir les intérêts obscurs des autres ; alors que pour nos partenaires “pragmatiques”, tout le monde est jugé selon sa contribution à l'ensemble.

Quel est, cependant, le résultat du sacrifice d'Iphigénie, de Jonas ? Et que se passera t-il après l’éventuelle expulsion de la Grèce de la zone euro ou d’une autre institution européenne ? ...

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Le chant du cygne des agences de notation | Bakchich

Le chant du cygne des agences de notation | Bakchich | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

A force de rabaisser les Etats, les agences de notations ont dégradé leur réputation.

 

O rage, ô désespoir, ô Moody’s ennemi ! L’Allemagne n’a-t-elle donc tant économisé que pour cette infamie ? …Et oui, Moody’s, en mal de publicité en cette période estivale, a tenté le coup : faire parler d’elle en menaçant de dégrader l’Allemagne comme sa rivale S&P l’avait réussi en dégradant les Etats-Unis l’année dernière.

Dans les deux cas, le motif invoqué pour revoir la note est plus politique qu’économique. S&P affirmait que la santé économique des Etats-Unis était moins en jeu que l’incapacité de l’administration Obama d’arriver à obtenir un accord du Congrès sur le relèvement du plafond d’endettement autorisé. Moody’s de même souligne que le problème de la dette allemande est moins la gestion des finances publiques germaniques ou la croissance à court terme que les incertitudes sur l’avenir de l’euro qui affectent l’avenir de l’Allemagne elle-même.

Coup d’éclat qui s’est révélé un coup d’épée dans l’eau. D’abord parce que les experts de Moody’s dans leur hâte de se faire remarquer et dans leur volonté de griller la politesse à S&P ont oublié de mettre sous surveillance la Finlande. La justification a posteriori de cet oubli a conduit certains à se demander si en fait, ces grands experts savaient que la Finlande est en zone euro … !!

Ensuite parce que les très intrigants « marchés » n’ont pas suivi et la dette allemande continue à compter parmi celles qui se placent le mieux. Enfin, parce que la première page des journaux n’a pas été mobilisée pour faire grand bruit autour de cette terrible nouvelle....

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Leçons espagnoles

Leçons espagnoles | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Plombée par sa dette privée, L’Espagne qui respectait à la lettre les règles de la discipline budgétaire est devenue la principale menace de la zone euro.

Et démontre ainsi la stupidité des règles budgétaires européennes, estime Guillaume Duval dans sa chronique pour Radio Nova.

 

Les Européens ont décidé le 9 juin dernier d’aider l’Espagne à recapitaliser ses banques à hauteur de 100 milliards d’euros si nécessaire. Le cas espagnol vous semble particulièrement emblématique des faiblesses de la zone euro…

Absolument. L’Espagne illustre les failles dans le fonctionnement de l’eurozone tant avant le déclenchement de la crise qu’après. Avant 2008 en effet, le pays était considéré comme un élève modèle de la discipline budgétaire : en 2005, 2006 et 2007, l’Espagne avait dégagé un excédent budgétaire et en 2008 sa dette publique représentait tout juste 40 % de son produit intérieur brut (PIB), 27 points de moins qu’en Allemagne. Et pourtant, aujourd’hui, c’est bien la crise de la dette publique espagnole qui menace la survie de la zone euro. Cherchez l’erreur… L’Espagne est la meilleure preuve de la stupidité des règles budgétaires européennes...

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Fédéralisme à marche forcée, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique)

Fédéralisme à marche forcée, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique) | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les grandes catastrophes encouragent les croyants les plus fervents à redoubler aussitôt de piété. Ainsi en est-il des fédéralistes européens.

refusant de concevoir qu’on puisse un jour tourner le dos aux politiques d’intégration — monétaire, budgétaire, commerciale — qui ont aggravé la crise économique, ils souhaitent au contraire renforcer l’autorité de ceux qui les ont mises en œuvre. Les sommets européens, les pactes de stabilité, les mécanismes disciplinaires n’ont rien arrangé ? C’est, répondent invariablement nos dévots, parce qu’ils n’ont pas été assez loin : pour eux, toute réussite s’explique par l’Europe, et tout échec par le manque d’Europe (1). Cette foi du charbonnier les aide à dormir à poings fermés et à faire de jolis rêves.Des cauchemars, aussi, car les fédéralistes ne détestent pas les tempêtes. Les annoncer leur permet même de briser toute résistance à leur grand dessein en prétextant l’urgence. Au milieu du gué et sous la mitraille, nul ne doit faire machine arrière. Il faut franchir la rivière ou se noyer, précipiter le « sursaut fédéral » ou consentir à la catastrophe. « Si la confédération actuelle n’évolue pas vers une fédération politique avec un pouvoir central, estimait ainsi en novembre dernier l’ancien ministre des affaires étrangères allemand Joschka Fischer, la zone euro — et l’ensemble de l’Union — va se désintégrer (2). » En France, les trois grandes radios nationales et deux des principaux quotidiens prêchent chaque jour cette antienne.

A entendre les fédéralistes, on imaginerait volontiers que les instances européennes manquent de pouvoir et de ressources, tandis que les Etats disposeraient d’une autorité et de moyens illimités. Mais la Banque centrale européenne (BCE), qui a géré la crise avec le succès que l’on sait, consacrant récemment la somme de 1 000 milliards d’euros au refinancement des banques, ne dépend ni des gouvernements ni des électeurs de l’Union. Loin d’être trop contrainte par un défaut d’intégration quelconque (budget commun, ministre unique), l’harmonisation des politiques européennes sous la toise de l’austérité allemande a déjà produit des résultats, puisqu’elle est parvenue à creuser l’endettement des Etats et à accroître la misère des peuples…

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Zone euro : le malade bouge encore

Zone euro : le malade bouge encore | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Non, l'euro n'a pas dit son dernier mot. Revue de détail des raisons qu'il y a encore d'espérer une sortie par le haut de la crise.

 

Il reste quelques raisons de ne pas désespérer de l’euro. Ce qui est encourageant, ce n’est pas tant qu’on ait parlé de la nécessité d’un plan de croissance européen au G8 ou au sommet européen informel du mercredi 23 mai. La faiblesse de la croissance dans la zone euro est depuis longtemps un sujet d’inquiétude hors d’Europe, pour les Etats-Unis, pour le Fonds monétaire international (FMI). En Europe même, il y avait eu cette lettre du 20 février dernier signée par treize chefs de gouvernement et adressée à Hermann von Rompuy, le président de l’Union, en appelant à un plan européen en faveur de la croissance. Puis le plaidoyer de Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE), pour un « pacte de croissance ». Et la Commission planche depuis plusieurs mois sur des instruments de relance de l’investissement au niveau européen.

Ce qui a changé, fondamentalement, c’est que l’Allemagne n’est plus en position de force. Cela est dû en partie, mais en partie seulement, à l’élection de François Hollande....

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ÉCONOMIE • L'Europe au bord du suicide

ÉCONOMIE • L'Europe au bord du suicide | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En s'obstinant à imposer toujours plus d'austérité à des pays en difficulté comme l'Espagne, les dirigeants européens mènent le continent à sa perte, affirme le Prix Nobel d'économie Paul Krugman.

 

Le 14 avril, The New York Times s'est fait l'écho d'un phénomène qui se développe en Europe : le suicide lié à la crise économique, les gens se donnant la mort par désespoir, après avoir perdu leur emploi ou vu leur entreprise faire faillite. L'article était bouleversant. Mais je suis sûr que je n'ai pas été le seul lecteur, notamment parmi les économistes, à me dire que le problème n'était peut-être pas tant les individus que l'apparente détermination des dirigeants européens à pousser l'ensemble du continent au suicide.

Prenons le cas de l'Espagne, qui est aujourd'hui l'épicentre de la crise. Elle n'est pas en récession, mais en pleine dépression, avec un taux de chômage de 23,6% - chiffre comparable à celui des Etats-Unis pendant la crise de 1929 - et de plus de 50% chez les jeunes. Cela ne peut pas durer - et c'est précisément pour cela que les taux d'intérêt que doit payer Madrid ne cessent d'augmenter....

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Le triste délitement de l'idée européenne - LeMonde.fr

Le triste délitement de l'idée européenne - LeMonde.fr | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les Français veulent moins d'Europe. Une majorité d'entre eux se dit indifférente à l'idée européenne. Quand elle n'y est pas hostile. Moins d'un Français sur deux estime important que l'Europe permette à son pays de peser davantage sur les décisions politiques et économiques prises au niveau mondial. Le même pourcentage juge que la défense d'un "modèle européen" - économie de marché associée à une forte protection sociale - n'est pas une priorité en ce XXIe siècle naissant.

S'il y avait au sein de l'Union européenne (UE) un classement des opinions en fonction de leur degré d'europhilie, la France serait sans doute dans les rayons du bas. Les derniers partisans de l'intégration européenne sont prévenus : ils vont très vite avoir besoin d'une solide dose d'antidépresseurs.

Tels sont du moins les enseignements d'un sondage réalisé par l'insitut Ipsos/Logica pour Le Monde sur "L'attitude des Français à l'égard de l'Europe". On peut toujours chicaner sur la difficulté qu'il y a à appréhender les évolutions de l'opinion sur une question aussi vaste. Mais, enfin, le résultat est là, que nous publions ce jour. Il mesure l'humeur du pays sur l'Europe : elle est défavorable...
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Comment l'argument pour l'austérité s'est effondré - Paul Krugman

Comment l'argument pour l'austérité s'est effondré - Paul Krugman | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

En temps normal, une erreur de calcul dans un article en économie serait une vrai broutille en ce qui concerne le reste du monde . Mais en avril 2013, la découverte d'une telle erreur—en fait, une erreur de codage dans une feuille de calcul, associée à plusieurs autres failles dans l'analyse—est devenue non seulement le premier sujet de conversation de la profession en économique, mais a fait les manchettes. Rétrospectivement, nous pourrions même dire qu'elle a changé le cours de la politique.

Pourquoi? Parce que l'article en question, “Growth in a Time of Debt,”(La croissance au temps de l'endettement) par les économistes de Harvard, Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, avait acquis le statut de référence essentielle dans le débat sur la politique économique. Depuis que l'article avait commencé à circuler, les austéritaires—partisans de l'austérité budgétaire, et de fortes réductions immédiates dans les dépenses gouvernementales—avaient cité ses conclusions pour défendre leur position et attaquer leurs détracteurs. Chaque fois que l'on osait suggérer, comme John Maynard Keynes l'avait fait, «que le boom, et non pas la récession, est le bon moment pour l'austérité», que les réductions devraient attendre que les économies soient plus fortes, l'ont se voyait répondre que Reinhart et Rogoff avaient démontré qu'attendre serait désastreux, et que les économies font le grand saut dans le vide chaque fois que la dette publique dépasse 90 pour cent du PIB.

En vérité, Reinhart-Rogoff ont peut-être eu une influence plus immédiate sur le débat public que tout autre article dans l'histoire de l'économie. L'affirmation d'une règle du '90 pour cent' ayant été citée comme l'argument décisif pour l'austérité par tout un éventail de personnalités allant de Paul Ryan, l'ancien vice-candidat à la présidentielle, qui préside la Commission du budget de la Chambre des Représentants (Etats Unis), à Olli Rehn, le premier responsable économique à la Commission européenne, à la rédaction du journal Washington Post. Ainsi, la révélation que le supposé seuil de 90 pour cent était un artefact d'erreurs de programmation, d'omissions de données, et de techniques statistiques étranges a soudainement tourné en ridicule un nombre considérable de personnalités dirigeantes.


Le vrai mystère, cependant, c'est pourquoi Reinhart-Rogoff avaient jamais été pris au sérieux, voir canonisés, en premier lieu. Dès le début, les critiques exprimaient de fortes réticences quant à la méthodologie et les conclusions de l'article, des questions qui auraient du suffire à faire réfléchir. En outre, l'article Reinhart-Rogoff était en fait déjà le deuxième cas d'un document brandi comme preuve décisive en faveur de l'austérité en économie, à s'écrouler après un examen minutieux. A peu près la même chose s'était passé, quoique moins spectaculairement, quand les austéritaires étaient devenus entichés d'un article d'Alberto Alesina et Silvia Ardagna prétendant montrer que sabrer dans les dépenses du gouvernement aurait peu d'impact négatif sur la croissance économique et pourrait même avoir un effet expansionniste. Pour sûr, cette expérience aurait pu inspirer une certaine prudence...

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Société : Le jour où la classe moyenne se soulèvera

Société : Le jour où la classe moyenne se soulèvera | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Nos dirigeants ne réalisent pas qu'ils sont assis sur un baril de poudre, prévient le philosophe polonais Marcin Król

 

Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les pauvres et les malheureux qui font les révolutions en Occident, mais bel et bien les classes moyennes. Ce fut le cas de toutes les révolutions, à commencer par la Révolution française, à l’exception près de la révolution d'Octobre, qui a été un coup d'Etat perpétré dans une situation de désordre politique extrême.

Quand la classe moyenne décide-t-elle de déclencher la révolution ? Premièrement, il ne s'agit pas de la classe moyenne dans son ensemble, ni même d'un groupe organisé, encore moins d'une communauté mais plutôt de leaders de la classe moyenne, ceux qui aujourd'hui gagnent les élections en Europe et que l’on traite d’irresponsables (car n'appartenant pas à la gériatrique classe politique traditionnelle), mais qui tout à coup se révèlent non seulement très populaires, mais aussi étonnamment efficaces.

 

Dans le cas classique de la Révolution française, le rôle d'avant-garde révolutionnaire a été joué par des avocats, des entrepreneurs, des employés de l'administration publique de l'époque et par une partie des officiers de l'armée. Le facteur économique était important, mais pas primordial.

Les éléments déclencheurs du mouvement révolutionnaire sont avant tout l'absence d’ouverture dans la vie publique et l'impossibilité de la promotion sociale. Lorsque l'aristocratie a tenté de limiter à tout prix l'influence des avocats et des hommes d'affaires, elle a incité à la révolution. Dans toute l'Europe, à l'exception de la sage Angleterre, la nouvelle classe moyenne, avec ses citoyens de deuxième catégorie, n'était pas en mesure de décider de son propre sort.

 

Qu'en est-il de la discrimination aujourd'hui ? Elle est différente et semblable à la fois. Certes, l'aristocratie ne monopolise plus la prise de décisions, mais les banquiers, les spéculateurs boursiers et les managers qui gagnent des centaines de millions d'euros, écartent habilement du processus décisionnel la classe moyenne, qui en subit de sévères conséquences. Chypre en est le dernier, et très significatif, exemple...

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Europe : quand l'horizon démocratique s'éloigne - Information - France Culture

Europe : quand l'horizon démocratique s'éloigne - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Affirmer comme beaucoup le font aujourd’hui que le climat politique qui règne en Europe ces derniers temps nous renvoie aux heures sombres de notre passé continental, voilà qui n'a pas grande originalité.

Crise économique et sociale, défiance à l'égard des partis traditionnels, adhésion à des discours d’exclusion : dès lors qu'on fait le choix de regarder en arrière, tout nous ramène vers les années 30.

Jusque-là, personne n'avait songé à creuser beaucoup plus profond dans notre Histoire commune.

Personne, jusqu'à ce que David Engels, notre invité ce matin, ait une illumination : et si les soubresauts actuels de l'Union européenne n'étaient rien d'autre qu'une redite de la chute de la République romaine ?

David Engels est bien placé pour tenter la comparaison : il est titulaire de la chaire d'Histoire romaine de l'Université libre de Bruxelles

Dans un livre mal intitulé « Le déclin : la crise de l'Union européenne et la chute de la république romaine », publié aux éditions du Toucan, il dresse une série d'analogies entre Rome avant l’empire et l’Union européenne avant le pire.

L’une comme l’autre ont traversé, ou traverseraient, une grave crise d’identité : manque de repères culturels, ouverture aux autres mal maitrisée.

Rome s’en est sortie en renonçant à la République pour se livrer à Octavien, qui deviendra le premier empereur sous le nom d’Auguste.

L’Europe, nous dit ce jeune historien, n’a pas d’autre alternative : elle doit se transformer en un pouvoir plus fort, plus centralisé, moins démocratique.

 

Durée de l'émission: 90 minutes

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La crise est-elle enfin en train de donner naissance à une révolution de la pensée économique ?

La crise est-elle enfin en train de donner naissance à une révolution de la pensée économique ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'économie mondiale connait une dépression d’une ampleur au moins équivalente à celle qui a débuté dans les années 1970. Les réponses apportées aujourd'hui se différencient pourtant des solutions proposées il y a trente ans.

 

Quatre ans après le début de la Grande Récession, l'économie mondiale ne va pas toujours pas mieux, les électeurs perdent patience et les gouvernements tombent comme des quilles. Selon les données de l’OCDE, le PIB des Etats-Unis a reculé de 3,9% entre la fin 2007 et la fin 2009. En comparaison, la contraction économique fut plus sévère au Royaume-Uni (5,5%), moins prononcée en France (-2,8%), et à peu près identique en Allemagne (-4,0%). Cette situation laisse ainsi de l'espace à une révolution dans la manière de penser, et si ce n'est pas encore en politique, on commence à assister à une modification de la pensée économique.

Prenons d'abord l'exemple du Fond monétaire international (FMI). Jusqu'alors bastion de l'austérité, l'institution se met depuis quelques mois à se prononcer en faveur de politiques fiscales expansionnistes. La Réserve fédérale américaine (Fed) s'est quant à elle engagée en faisant tourner la planche à billets sans limite, tant que l'emploi ne s'est pas rétabli. Et la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé des achats d'obligations illimités avec l'impression de billets, une politique dénoncée comme étant le travail du démon par le président de la Bundesbank allemande.

Sir Mervyn King, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, a lui choisi de se battre contre un raz-de-marée de soutiens en faveur d'un “dropping money from helicopters”, c'est-à-dire de laisser tourner la planche à billets. King a tenu à distinguer "la bonne et la mauvaise création d'argent". Selon lui, de telles opérations combineraient des politiques fiscales et monétaires et il n'y a aucun besoin de le faire. Lorsque la Banque a décidé combien d'argent elle devrait créer, c'est au gouvernement seul d'augmenter la dépense ou de réduire les taxes. Il estime cette répartition des responsabilités nécessaire et démocratique.....

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Derrière la crise de l'euro, l'inquiétant retour de l'ultra-nationalisme

Derrière la crise de l'euro, l'inquiétant retour de l'ultra-nationalisme | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La montée des nationalismes provoquée par la crise ressemble-t-elle à ce qui s'est passé après la grande dépression ? Une comparaison pas si absurde.

 

Après Stalingrad, D-Day et La chute de Berlin, l'historien britannique Anthony Beevor va publier le 11 octobre un livre monument sur la Seconde Guerre mondiale (chez Calmann-Lévy). Une oeuvre globale et majeure, dont Le Point rendra compte prochainement. Or récemment, au cours d'un déjeuner à Londres, Beevor a raconté qu'à sa grande surprise, lorsqu'il s'est rendu il y a quelques semaines aux Pays-Bas pour faire la promotion de ce livre, le ministre des affaires Étrangères lui a demandé s'il accepterait de participer à un colloque sur le thème "Deuxième Guerre mondiale et crise de l'eurozone, similitude et différences"...

L'historien, qui dans son livre décrit avec précision la montée des nationalismes dans l'Europe des années 30, refuse l'amalgame, même s'il perçoit certains traits communs entre les deux époques. Et il concluait qu'heureusement la différence majeure entre les deux situations, c'est qu'il n'existe pas aujourd'hui d'idéologie, comme le nazisme ou le communisme, susceptibles de mobiliser les masses et d'anesthésier les esprits, comme ce fut le cas à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

Pourtant, ajoutait Beevor, la montée d'un certain extrémisme, notamment en Grèce, commence à devenir inquiétante pour la cohésion de la zone euro et même de l'Europe. En effet, si les incidents qui se produisent là-bas sont moins médiatisés qu'au moment des élections du printemps, les manifestations de voyous racistes, issus du mouvement d'extrême droite Aube dorée, se multiplient dans des proportions alarmantes...

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Cinq idées folles (mais pas toutes idiotes) pour sauver l’euro - Rue89

Cinq idées folles (mais pas toutes idiotes) pour sauver l’euro - Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Hollande et Merkel se sont retrouvés jeudi au chevet de la zone euro. Afin de les aider à réfléchir, Rue89 a dégoté cinq idées iconoclastes permettant d'éviter l'iceberg.

 

François Hollande et Angela Merkel se sont retrouvés jeudi soir au chevet de la zone euro, toujours malade de ses dettes publiques. L’été a été étonnamment calme sur les marchés financiers et pourtant, l’Europe est loin d’être tirée d’affaire.

Plusieurs pays n’arrivent toujours pas à se financer normalement. Les solutions proposées pour stabiliser le navire sont soit très risquées (jeter à l’eau le matelot grec) soit très complexes et longues à mettre en place (une plus grande intégration politique, un plus grand contrôle bancaire, de nouveaux instruments financiers, un changement du rôle de la banque centrale, etc.).

Quelques experts ont avancé des solutions plus folles, mais aussi plus simples et plus radicales. Mais ils prêchent jusque-là dans le désert. En voici cinq exemples.

 

1°Fusionner toutes les dettes et les restructurer

Paul Jorion n’est pas économiste de formation – il est anthropologue – mais il l’est devenu par passion. Il est l’un des rares à avoir prévu la crise des subprimes avant 2008....

 

2°Ecrêter TOUTES les dettes publiques

Nicolas Dufourq est directeur financier de Cap Gemini. Sur Rue89, il a avancé une proposition originale : écrêter TOUTES les dettes publiques européennes, y compris l’allemande, de 20%....

L’idée d’un écrêtement général a également germé outre-Rhin, sous une plume très différente, celle d’une député du parti de gauche (Die Linke), Sahra Wagenknecht.

Tous les pays verraient leur dette amputée et ramenée à 60% du PIB (actuellement, celle de l’Allemagne est de 81,2% du PIB, celle de la France de 100%)....

 

3°Une grosse taxe « one shot » sur le patrimoine

En 2010, l’ancien Premier ministre de gauche Giuliano Amato a proposé une idée simple : réduire la dette italienne de 120% à 80% du PIB italien en ponctionnant, en une seule fois, le patrimoine du tiers des Italiens les plus riches.....

 

4° Séparer la bonne dette (bleue) de la mauvaise (rouge)

Dans les Echos, le même Jacques Delpla a proposé de séparer, pour les émissions futures, les dettes en deux parties.

« Une partie senior (bleue), dont la qualité serait identique aux obligations fédérales allemandes (le Bund) et qui irait au maximum jusqu’à 60% du PIB : elle serait toujours remboursée avant les autres dettes publiques et serait implicitement notée AAAA....

 

5° Faire sortir l’Allemagne de l’Euro

C’est une idée imaginée par John Prout, ancien responsable de la salle des marchés du Crédit commercial de France.

Elle a été reprise sur son blog par l’Américain Clyde Prestowitz, président de l’Economic Strategy Institute. Le problème de l’euro, disent-ils, n’est pas la faiblesse de la périphérie, c’est la force excessive de l’Allemagne.

Selon eux, du point de vue de l’économie allemande, l’euro est sous-évalué (d’où les énormes excédents de ce ce pays, mais il est surévalué pour tous les autres pays :

« Du fait de l’énorme compétitivité internationale de l’Allemagne et de la taille prééminente de son économie, l’euro est bien plus fort qu’il ne le serait dans une eurozone sans Allemagne. »...

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Ramon Gorriz : "L’urgence d’une nouvelle architecture pour l’Europe" | Humanite

Ramon Gorriz : "L’urgence d’une nouvelle architecture pour l’Europe" | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Madrid (Espagne), envoyée spéciale. Secrétaire confédéral à l’action syndicale des Commissions ouvrières, Ramon Gorriz juge nécessaire un référendum sur la politique gouvernementale. Et n’écarte pas la possibilité d’une grève générale à l’automne.

 

Depuis plusieurs mois, les Commissions ouvrières (CCOO) dénoncent l’urgence sociale dans laquelle se trouve le pays. Qu’en est-il après les dernières réformes et plans d’ajustement ?

Ramon Gorriz. Nous sommes dans une situation d’extrême gravité économique où l’élément central, et le plus inquiétant, est l’augmentation du chômage. Il y a désormais 5 693 100 chômeurs, et il y a de fortes chances que nous atteignons les 6 millions à la fin de l’année. Les mesures du gouvernement du Parti populaire (droite conservatrice), qui sont de la même veine que les ­politiques d’austérité européennes de la troïka (Banque centrale, Commission ­européenne, FMI – NDLR), aggravent la récession, le chômage, et appauvrissent la société. L’augmentation des impôts indirects, qui affectent surtout ceux qui ont le moins de ressources, les agressions contre les salariés du public, les « recortes » (coupes budgétaires – NDLR) des allocations ­chômage vont de pair avec la très grave réforme du marché du travail qui facilite les licenciements. Nous sommes face à un conflit social et ­économique entre le capital et le travail qui sera de longue durée. À moins que l’on ne change de politique....

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L'Europe, la Hongrie et le fascisme d'aujourd'hui: l'alarme de Paxton

L'Europe, la Hongrie et le fascisme d'aujourd'hui: l'alarme de Paxton | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Membre de l'Union européenne depuis 2004, la Hongrie est dotée depuis ce début d'année d'une nouvelle Constitution. Imposé par la droite extrême du premier ministre Viktor Orban, ce texte liberticide est bien plus qu'une régression démocratique. C'est une alarme pour tous les Européens sur ce que serait un fascisme d'aujourd'hui, son nouveau credo et ses nouveaux atours. Démonstration par le détour d'un livre trop peu commenté de l'historien américain Robert O. Paxton, Le Fascisme en action (Seuil, 2004).

 

Avant de ramasser en synthèse ces caractéristiques du fascisme en action, par-delà les circonstances et les conjonctures, Paxton résumait le contexte favorable à sa renaissance dans une description anticipatrice, dont la résonance avec le climat politique actuel de certains pays européens est évidente: «Les signes avant-coureurs bien connus – propagande nationaliste exacerbée et crimes haineux – sont importants, mais insuffisants. Avec ce que nous savons aujourd'hui sur le cycle fasciste, nous sommes en mesure de découvrir des signes avant-coureurs beaucoup plus menaçants dans des situations de paralysie politique lors d'une crise, dans l'attitude de conservateurs à la recherche d'alliés plus énergiques et prêts à renoncer aux procédures légales et au respect de la loi afin d'obtenir un support de masse via la démagogie nationaliste et raciste. Les fascistes sont proches du pouvoir lorsque les conservateurs commencent à leur emprunter leurs méthodes, font appel aux passions mobilisatrices et essaient de coopter la clientèle fasciste.»...

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Le sommet européen vu par les économistes atterrés

Le sommet européen vu par les économistes atterrés | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le sommet européen vu par les économistes atterrés - Alors que s'ouvre aujourd'hui le sommet européen à Bruxelles, le collectif d'économistes anti-libéraux livre son diagnostic et son traitement dans un ouvrage : L'Europe mal-Traitée.  Pour eux, le Pacte budgétaire du 2 mars 2012 nous conduit dans le mur. Le compléter par un volet de croissance ne suffira pas, il faut revoir le traité de fond en comble.

 

L'Europe est au plus mal. Si le diagnostic n'est pas nouveau, les symptômes ne cessent de s'aggraver. Un à un les dominos vacillent. Après la Grèce, l'Irlande et le Portugal, l'Espagne et Chypre ont, à leur tour, sollicité l'aide européenne. Sans apaiser les marchés qui redoutent que le sommet européen du 28 et 29 juin n'aboutisse à aucune avancée significative. Et pourtant, seul un sursaut de l'intégration européenne pourrait dénouer la crise.

Malgré un discours ferme, François Hollande peine à imposer ses vues à la chancelière allemande. Surtout, sa stratégie d'ajouter un volet de croissance au Pacte budgétaire du 2 mars 2012 ne remet pas fondamentalement en cause ce traité. "A tort !", pointent les économistes atterrés, un collectif contre la persistance de la pensée néolibérale.

"En paralysant les politiques budgétaires nationales, en instaurant la "règle d'or", ce traité va plonger l'Union dans une austérité perpétuelle. En ne s'attaquant à aucune des causes de la crise actuelle, il risque d'aboutir à l'explosion de l'Europe et à l'effondrement de la démocratie en Europe", martèle le collectif dans son nouvel ouvrage l'Europe mal-Traitée (Les liens qui libèrent, 8€). "Ce Pacte ne doit pas être complété mais véritablement refondé".

Croissance, stabilité financière, renforcement de l'union monétaire.... Les économistes atterrés décryptent, pour nous, les enjeux du sommet européen du 28 et 29 juin et livrent leur prescription...

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VU D'INDONÉSIE • Le foot, dernier rempart contre la barbarie

VU D'INDONÉSIE • Le foot, dernier rempart contre la barbarie | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Alors que l'Euro 2012 s'ouvre ce soir à Varsovie, l'écrivain, poète et chroniqueur de football Sindhunata clame dans un texte aux accents lyriques son amour du ballon rond, dernier refuge de la poésie depuis l'horreur d'Auschwitz.

 

Au milieu du tapage de l'Euro 2012 en Pologne, Auschwitz ne doit pas être oublié. Heureusement, plusieurs sélections, dont celle d'Allemagne, se sont rendues en pèlerinage dans ce camp d’extermination sous la conduite de Wolfgang Niersbach, le président de la Fédération allemande de foot (DFB).

Ainsi s'exprime Niersbach. "Face à cette infamie humaine, produit d’une histoire sombre, nous devons toujours nous souvenir du message de notre ancien président, Richard von Weizsäcker : 'Celui qui ferme les yeux sur le passé sera aveugle au présent.'" On est bien forcé d’admettre qu’Auschwitz est l’échec absolu de la philosophie des Lumières qui passait jusque-là pour l’apothéose de la raison éclairée de la civilisation moderne occidentale. Selon le philosophe de l’école de Francfort Theodor Adorno, "toute culture après Auschwitz n’est qu’ordure".

Pourquoi ? Parce qu'à Auschwitz sont apparus la vanité et le néant absolus d’une culture qui prétendait se battre pour l’humanité. Adorno affirme même qu’écrire de la poésie après Auschwitz est un acte de barbarie. Est-ce vrai qu’après Auschwitz il ne peut plus y avoir de poésie ? Non ! Il nous reste encore un espace poétique, à savoir le monde du foot. De même que la poésie est un fruit culturel, le foot est un monde ludique culturel dans lequel les enfants que nous sommes doivent faire preuve de noblesse, d’honnêteté et se montrer beaux joueurs. Le foot est aussi un monde d’humanité où tout est traité à égalité, le noir comme le blanc. Je pense qu’il n’y a pas d’autre monde où le racisme et le fanatisme sont combattus avec autant de détermination, et s’ils surgissent, la sanction est extrêmement sévère...

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De l'identité constitutionnelle des États membres de l'UE

De l'identité constitutionnelle des États membres de l'UE | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les actes d'un colloque qui fait le point sur l'état de la réflexion autour de la notion émergente et mal cernée d'identité constitutionnelle des Etats membres.

 

« Si l´essentiel des principes et des valeurs des Etats membres en matière de protection des droits fondamentaux leurs sont communs et si leur protection est désormais assurée à l´échelon communautaire, chaque Etat membre souhaite néanmoins se réserver la possibilité au moins sur le plan théorique, de défendre ses valeurs et ses principes propres. »

Duteiller de Lamotte résume ainsi ce qui, valable pour les droits fondamentaux, l’est aussi plus généralement pour tout ce qui se réfère à la notion d’identité constitutionnelle. Les auteurs intervenant dans cet ouvrage, vont, tour à tour, présenter un aspect touchant à cette identité en tentant d’en livrer une esquisse de définition. Ainsi, seront abordées, outre le concept philosophique d’identité, les approches des cours de justice de l’Union européenne et de celle de la Convention européenne des droits de l’Homme ainsi que celles de certaines des cours constitutionnelles nationales.

Alexandre Viala introduit le colloque en présentant le concept d’identité constitutionnelle. Il constate qu´une des fonctions « aveugle » de la globalisation « est de broyer des particularismes culturels », ce qui, à son tour susciterait un besoin d'identité auprès des Etats, et plus particulièrement en droit constitutionnel....

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Juif ou français, il faut choisir | Slate

Juif ou français, il faut choisir | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La tuerie de Toulouse vécue par une Américaine pour qui cet acte s’explique par un antisémitisme que les Français refusent de regarder en face.

Par Rachael Levy-

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En pratique, la laïcité française signifie que vous ne pouvez pas exprimer vos croyances religieuses en public: cela veut dire que dans les écoles publiques, les filles musulmanes n’ont pas le droit de porter le voile, les garçons juifs de mettre leur kippa et les chrétiens d’arborer ostensiblement leur croix. Et cela signifie également que lorsqu’un examen national tombe un jour férié selon votre religion, eh bien tant pis pour vous, parce que la laïcité implique qu’être français passe avant tout le reste.

La laïcité s’invite régulièrement dans le débat politique. Elle est même l’un des moteurs des élections présidentielles de cette année. Ce mois-ci justement, le Premier ministre François Fillon a suggéré aux juifs et aux musulmans d’abandonner leurs «traditions ancestrales» consistant à manger de la viande casher et halal, mettant ainsi au premier plan l’opinion française selon laquelle on ne peut à la fois être quelqu’un de religieux et un bon citoyen...

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