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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Les pays européens (mal) vus par leurs voisins

Les pays européens (mal) vus par leurs voisins | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Depuis cinq ans, le graphiste bulgare Yanko Tsvetkov joue avec les stéréotypes dans ses «cartes des préjugés».

 

Yanko Tsvetkov s’est alors lancé dans une série de cartes de l’Europe et du monde «vu par» les Suisses, les Norvégiens, les Roumains, l’Amérique Latine, les gays, les Vikings... D'abord publiées sur Internet, elles trouvent bientôt un éditeur. Les Atlas de Yanko Tsvetkov se moquent des idées fixes sur les Anglais impérialistes et buveurs de thé, les Polonais qui sont plombiers et catholiques, les Espagnols bruyants (en dehors des heures de sieste), et les Français qui ne se lavent jamais et sont fiers de manger des grenouilles.

 

 

Pour l'auteur, le plus important n’est pas de chercher à se débarrasser de ses préjugés, mais d’en plutôt d’en avoir conscience. Et surtout, d'en rire. Pour Tsvetkov, l’homme a toujours cherché à rejeter la faute sur autrui et trouvé un bouc émissaire : «C’est le cœur du fonctionnement des préjugés. J’essaye surtout de regarder le côté marrant des choses. C’est quand ils sont pris au sérieux que les préjugés peuvent vraiment poser problème.»

Même si certains préjugés semblent fonctionner, le Bulgare rappelle qu'il faut toujours s'en méfier. «Par exemple, il y a un stéréotype selon lequel les Allemands n’ont pas le sens de l’humour... Et pourtant, c’est dans un journal allemand qu’une de mes cartes a été publiée la première fois !», rigole-t-il. «Ce que j’espère, c’est que la connaissance de ces stéréotypes pourra inspirer un peu d’humilité vis-à-vis des autres.»

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Comment les Européens voient l'Allemagne

Comment les Européens voient l'Allemagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Par le biais d'un questionnaire diffusé dans plusieurs pays européens, le réseau Europa ("Le Monde", "The Guardian", "La Stampa"...) a pu dresser un portrait de ce que pensent les Européens de l'Allemagne et de sa politique.

 

Efficaces, organisés et gagnants. Ou bien arrogants, dominateurs et autoritaires. Sauveurs du projet européen. Ou bien tourmenteurs impitoyables de quiconque vit au sud de la "ligne des oliviers". Dès qu'il est question des Allemands, les Européens sont, semble-t-il, profondément divisés. Pour certains, la zone euro se serait effondrée si l'Allemagne n'avait pas fermement tenu la barre. Pour d'autres, des dizaines de millions d'Européens du Sud connaîtraient un destin meilleur s'ils n'avaient pas subi son emprise.

Dans la perspective des élections allemandes, dont l'issue aura un impact décisif sur le reste du continent, le Guardian et plusieurs journaux partenaires dans trois des principaux pays européens ont interrogé leurs lecteurs sur la vision qu'ils ont du rôle dirigeant de l'Allemagne dans la crise de la zone euro, et sur l'élection elle-même. L'enquête a suscité des réactions étonnamment nombreuses et permis d'exprimer des sentiments visiblement refoulés depuis trois ans. En quelques heures, plus de 7 000 lecteurs ont répondu, ce qui en fait l'un des exercices participatifs les plus prolifiques de notre lectorat.

Par la nature auto-sélective des interventions, ce type d'enquêtes n'a guère de valeur statistique. Mais entre les plaisanteries, l'hostilité et les inévitables commentaires mal embouchés de gens cachés derrière des pseudonymes tels que Ernst Stavro Blofeld ou Philip Schleswig-Holstein-Sonderburg-Glücksburg, un certain nombre de tendances convergentes peuvent être relevées. Ainsi dans l'enquête espagnole, la tonalité des réactions est largement négative.

"L'Allemagne cherche à augmenter son pouvoir, à imposer des solutions qui lui conviennent, note Alejandro Gimenez. Elle tente de transformer les pays du Sud en un réservoir de main-d'œuvre bon marché, dépourvue de droits, privée de sécurité d'emploi et de protection juridique. Elle considère l'euro comme monnaie unique quand ça l'arrange, et comme une confédération de monnaies nationales quand c'est son intérêt de le faire." Sa compatriote Karen Gonzalez affirme que non seulement l'Allemagne a profité de la crise et jeté aux orties les principes fondamentaux de l'UE, mais qu'elle a "préféré procéder à des rafistolages plutôt que de s'appliquer à traiter véritablement le fond des problèmes qui sont en train d'étrangler des pays comme l'Espagne. Or cette politique risque d'entraîner un retour de bâton."

De nombreux lecteurs estiment que l'insistance de l'Allemagne à imposer la rigueur budgétaire en échange des fonds de secours européens n'a fait qu'aggraver les choses dans les pays qui avaient désespérément besoin d'un minimum de croissance pour alléger leurs épreuves. Depuis quelques mois, la crise de la zone euro est entrée dans une de ses rémissions périodiques, du fait que le coût des emprunts pesant sur les Etats s'est quelque peu allégé et que le continent montre de timides signes de redressement économique. Mais pour certains Grecs, comme Ioannis Pelegrinis, le pire est encore à venir. "La direction allemande poursuit à l'évidence ses propres intérêts financiers, comme doit le faire tout gouvernement national. Malheureusement, elle le fait aux dépens des autres membres de l'UE et de la zone euro. C'est exactement le genre d'attitude qui finira par provoquer la dislocation de l'UE."...

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Orgueil et préjugés: Anina Ciuciu

Orgueil et préjugés: Anina Ciuciu | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

"Je m’appelle Anina, je suis Rom et j’entre en Master à la Sorbonne. Ma famille et moi avons quitté la Roumanie il y presque 15 ans, pour fuir les discriminations dont étaient (et sont toujours !) victimes les Roms dans leur propre patrie".

Carte blanche à une jeune française, qui est à la fois rom d'origine roumaine. Une européenne, une vraie, en réalité... 

 

Nous avons pris le chemin de l’exil, comme beaucoup d’autres, pour fuir cette misère qui s’impose comme une fatalité à mon peuple. Nous sommes partis avec l’espoir de trouver en France, "pays des droits de l’Homme", une vie meilleure, une vie digne. Nombreux sont ceux qui pensent que nous avons fait preuve de lâcheté, caractéristique soi-disant inhérente à mon peuple. Mais ne se rendent-ils pas compte du courage nécessaire pour prendre la décision de tout laisser derrière soi, en ne sachant pas ce que le sort nous réserve à l'arrivée ?Le voyage fut assez périlleux. En 1997, les frontières entre la Roumanie et les Etats membres de l’UE étaient fermées. Nous avons risqué notre vie en empruntant des chemins sinueux en montagne pour éviter les douanes. En arrivant en France, nous pensions être au bout de nos peines mais nous n’y étions - et n'y sommes - toujours pas les bienvenus. Comme partout, d’ailleurs. Nous avons dû à nouveau faire preuve de persévérance pour surmonter les difficultés qui ont parsemé notre chemin : titre de séjour incertain, logement insalubre et provisoire… Mais nous avons, ma famille et moi, grâce à l’aide de certaines personnes formidables qui tordent le cou aux préjugés, réussi à obtenir depuis quelques années cette vie digne dont rêvaient mes parents...

 

Pourquoi accuser la communauté entière des délits commis par certains de ses membres ? Les Roms sont-ils vraiment différents des autres communautés ? Les Roms ne sont-ils pas aussi des hommes et femmes à part entière qu’il convient de connaître et de juger de façon individuelle ? C’est en grande partie cette envie de me battre contre les préjugés qui a nourri cette orientation vers une carrière de magistrat. Par définition, le préjugé est une injustice, puisqu’il s’agit d’un "procès" fait à une personne mise en cause pour sa seule appartenance à une communauté, à une religion… Ce droit censé être identique pour tous, prohibant toute forme de discrimination basée sur l’appartenance ethnique mais qui a pourtant laissé subsister jusqu’à récemment, dans de nombreux pays de l’Union Européenne dont la France, une discrimination flagrante. Celle-ci consistait à limiter à un nombre restreint les métiers accessibles aux Roms et à exiger que les entreprises payent une taxe pour l’embauche d’un Rom. Sous l’impulsion de la Commission européenne, cette restriction, fort heureusement, vient d'être abolie en France. Mais à mon sens il ne s’agit là que d’un premier pas, aussi considérable soit-il, dans la résolution de la question Rom à l’échelle européenne....

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Chers Allemands, détendez-vous

Chers Allemands, détendez-vous | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Condescendante, mais efficace : l’Allemagne a longtemps fasciné autant qu’elle a agacé les Italiens. A présent que le technocrate Mario Monti est à leur tête, ils ont retrouvé de l’assurance et n'ont pas peur de dire qu’Angela Merkel aurait elle aussi quelques leçons à prendre, note Die Zeit. Extraits.

Par Birgit Schönau.

 

Un lundi après-midi à l'aéroport Leonardo da Vinci de Rome. Dans le hall, la queue pour passer les contrôles de sécurité ne cesse de s'allonger et deux Allemands s'impatientent.

"Il n'y a que l'Italie pour avoir une telle pagaille!", s'exclament-ils. Un Italien se retourne vers les râleurs et les fusille du regard. "Germans never change" [“Les Allemands ne changent jamais”], lâche-t-il en détachant chaque mot. "Vous savez toujours tout mieux que tout le monde, c'est toujours vous qui donnez les ordres". Confus, les deux Allemands se taisent et l'Italien les ignore. N’allant pas vers la même destination, aucun de trois n'entendra le pilote de la Lufthansa saluer les passagers du vol Rome-Düsseldorf par un : "Notre décollage est prévu dans une demi-heure, mais avec les Italiens, on ne sait jamais".

Cette scène se déroulait il y a quelques mois alors que le gouvernement de Silvio Berlusconi touchait à sa fin. A l'époque, la moitié de l'Europe se moquait de l'Italie et l'Allemagne riait peut-être un peu plus fort que les autres. La troisième puissance économique européenne était avant tout considérée comme le pays du "bunga-bunga" et si son problème de dette était très sérieux, les Italiens, eux, continuaient à ne pas être pris au sérieux....

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SOCIÉTÉ • "L'Italie est un pays raciste"

SOCIÉTÉ • "L'Italie est un pays raciste" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Au lendemain du meurtre de deux Sénégalais à Florence, beaucoup s'interrogent sur les raisons de ce déferlement de haine : la crise, la dette, l'échec des hommes politiques ?

Pour le chroniqueur d'un journal de droite, il n'y a aucune excuse à trouver, le pays est raciste, tout simplement.

Par Filippo Facci, de Libero.

 

Chez nous les journalistes, 1 + 1 = 4 : pour peu qu’il arrive deux événements à caractère xénophobe, aussitôt on avance la théorie de la tendance, du filon, de la brise qui s’est muée en tornade, et ce même s’il n’existe aucune tendance, aucun filon, aucune brise qui se soit muée en tornade. Les deux événements en question sont bien sûr le meurtre de deux Sénégalais, perpétré [le mardi 13 décembre] par Gianluca Casseri avant de se suicider (Casseri qu’on qualifie "de droite" avant même de préciser qu’il s’agit d’un fou sous traitement depuis des années), et le raid punitif dans un campement de Roms à Turin [le samedi 10 décembre] déclenché par le faux témoignage d'une adolescente ayant accusé deux Roms de l’avoir violée.

Les tentatives de voir dans ces deux évènements je ne sais quel "air du temps" ont été déclinées de diverses manières dans divers commentaires : certains ont avancé une habituelle et non moins dangereuse résurgence de la droite, d’autres, croyant déceler une tendance européenne, ont mis en cause Breivik, le bourreau d’Oslo, d’autres encore redoutent des virus sociaux potentiellement contagieux...

 

Quoi qu'on en dise, les gens – même les plus tolérants – ne les supportent pas. Peu importe la différence entre un Rom, un Roumain, un Rom roumain, Rom non roumain, un Rom de Pologne, un Gitan, un Sinti ou un simple nomade. Il s'agit d'un racisme qui ne fait pas de différence. On peut bien le contextualiser, l'expliquer... ça reste ni plus ni moins du racisme : le seul - réel - qui existe. Chez nous, on a tendance à crier au racisme pour un oui ou pour un non, à le confondre avec la moindre intolérance ou un préjugé. Et c'est insupportable. Mais cela n'enlève rien au fait qu'il s'agit bien de racisme. Un point c'est tout.

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Roms: pourquoi la Commission européenne sermonne la France

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Les propos de Manuel Valls sur l'incapacité des Roms à s'intégrer a mené la Commission à rappeler les règles en matière de libre circulation applicable à ces populations, et menacé l'hexagone de poursuites.
En adhérant à l’Union européenne, la Roumanie et la Bulgarie ont manifestement réussi à communautariser leur incapacité à vivre avec leur minorité Rom. Avec une régularité métronomique, le sujet enflamme les opinions publiques des pays européens confrontés à une population dont elle ne partage pas le mode de vie et qu’elle estime «inassimilable». Après l’Italie de Romano Prodi, en 2007, après la France de Nicolas Sarkozy en 2010, c’est à nouveau l’hexagone qui fait parler de lui, Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, jugeant que les Roms sont majoritairement incapables de s’intégrer et devront donc être reconduits dans leur pays. La Commission européenne, comme en 2007, comme en 2010, s’est étranglée. Le gouvernement français semble avoir oublié que la Roumanie et la Bulgarie, pays d’origine des Roms se trouvant en France, sont aussi membres de l’Union (depuis 2007) ce qui donne à leurs citoyens, fusent-ils issus d’une minorité maltraitée, des droits garantis par les traités. «La libre circulation, comme la liberté de résider dans un autre pays, sont des droits fondamentaux», a ainsi rappelé le porte-parole de la Commission, Olivier Bailly. En particulier, l’intégration n’est pas une condition pour exercer son droit à séjourner dans un autre État membre... Néanmoins, il faut distinguer selon la durée du séjour : durant trois mois, tous les citoyens européens peuvent librement circuler dans les vingt-huit pays de l’Union sans qu’on ne puisse rien leur demander. Le fait que ni la Roumanie, ni la Bulgarie ne soient membres de l’espace Schengen ne change rien à l’affaire : les papiers de leurs citoyens seront contrôlés aux frontières externes de l’espace, comme ceux des Britanniques, mais c’est tout. En revanche, au-delà de 3 mois de séjour, les citoyens doivent prouver qu’ils disposent soit de ressources suffisantes, soit d’un emploi, afin qu’ils ne deviennent pas une charge pour la collectivité d’accueil. Et comme ils sont Européens, l’accès à l’emploi ne peut leur être refusé. Sauf, bien sûr, en cas de mesures transitoires prévues par les traités d’adhésion, ce qui est le cas des Roumains et des Bulgares. Mais, à partir du 1er janvier 2014, les dernières restrictions à la liberté d’établissement seront levées : ils pourront donc librement venir travailler en France. En résumé, la reconduite à la frontière des Roms n’est donc possible que si le délai de trois mois est dépassé et qu’ils n’ont ni travail, ni ressource....
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Finlande : Umayya, l’immigrée qui tend un miroir au racisme - Rue89

Finlande : Umayya, l’immigrée qui tend un miroir au racisme - Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Umayya Abu-Hanna, immigrée d’origine palestinienne, a vécu trente ans en Finlande. Ne supportant plus les vexations racistes, elle s’est installée avec sa fille âgée de 3 ans à Amsterdam.

 

Umayya Abu-Hanna, 51 ans, a l’habitude de secouer la société finlandaise. En 1995, elle est devenue la première personne issue de l’immigration à présenter une émission télévisée en Finlande. Elle s’est ensuite engagée en politique, aux côtés des Verts. Elue au conseil municipal d’Helsinki, elle a également été candidate à des élections législatives et européennes.

Bien intégrée dans la vie politique et médiatique finlandaise, elle a pourtant décidé, en 2010, de quitter son pays d’accueil pour s’installer à Amsterdam.

Dans une chronique publiée dimanche dernier dans le quotidien de référence finlandais Helsingin Sanomat, elle explique les raisons de ce départ. Mère adoptive d’une fillette à la peau noire, elle assure qu’elle ne pouvait plus supporter la xénophobie des Finlandais.

 

Elle raconte son expérience :

« En Finlande, on m’a toujours crié dessus. Pendant trente ans, j’ai eu droit à tout : “bougnoule”, “terroriste”, “Ali Baba”, “musulmane”... Et pourtant, je ne savais pas encore que la peau noire pouvait attirer autant de haine.

Ma fille adoptive est une Zoulou, née à Johannesburg, en Afrique du Sud. Une fois, alors qu’elle était âgée d’1 an et que nous attendions tranquillement le métro à Helsinki, une grand-mère de 80 ans s’est postée en face d’elle et s’est mise à lui crier : “ Sale nègre !”

Elle a regardé autour d’elle, agitant ses bras pour montrer aux autres ce qu’elle avait trouvé : “ Regardez, une putain de nègre ” !

La grand-mère n’était ni folle, ni saoule, juste un être humain normal.

Environ trois fois par mois, un Finlandais ordinaire s’en prenait à ma fille, en ma présence. Des ados par exemple, lui répétaient : “ Nègre, nègre !”

Une autre fois, lorsque ma fille était âgée de 2 ans, nous nous trouvions dans un vol Finnair en direction de Paris. Un couple d’une quarantaine d’années s’est approché de ma fille, qui se tenait devant un emplacement pour des valises. J’ai souri, car je pensais qu’ils allaient dire quelque chose de mignon. L’homme a approché son visage de celui de ma fille et a grogné : “ Sale nègre, vire tes mains des valises !”

Devant la répétition de telles scènes, je ne savais pas comment faire comprendre à ma fille qu’elle était quelqu’un d’important, quelqu’un de valeur. Nous avons donc déménagé à Amsterdam. »

...

 

Pour Anna Rastas :

« Personne ne veut être raciste. Les Finlandais se voient comme des gens innocents, qui veulent seulement protéger une certaine image de leur pays. »

Une image paisible, à l’écart du monde, qu’ils craignent d’écorner en permettant l’émergence d’une société multiculturelle.

En octobre dernier, trois militants de gauche ont publié un livre, intitulé « L’Extrême droite finlandaise ». D’après eux, les opinions racistes reçoivent de plus en plus de place dans les médias finlandais. Ils se saisissent de l’exemple du mouvement nationaliste Suomen Sisu, qui dénonce le multiculturalisme et milite pour un traitement « séparé mais égal » des races.

Dans le livre, le créateur de cette organisation se félicite d’être entendu dans les médias, et d’avoir réussi à ériger l’immigration comme un sujet de débat public.

Dan Koivulaakso, l’un des auteurs de l’enquête, s’en inquiète :

« Je ne crains pas les opinions racistes. Ce qui m’inquiète, c’est comment elles sont reçues. Ces opinions pourraient cesser d’appartenir à une frange limitée de la population, et devenir populaires. »

Dans sa chronique, Umayya Abu-Hanna insiste sur le fait qu’en Finlande, égalité signifie similarité. Que d’après certains Finlandais, il faut se ressembler pour perpétuer l’unité du pays....

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Non, les Roms ne sont pas nomades... et autres clichés

Non, les Roms ne sont pas nomades... et autres clichés | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
A l'occasion de la réunion interministérielle sur les Roms ce mercredi, revue de quelques idées reçues qui ont la vie dure.

 

Pour deux tiers des Français, les Roms sont «un groupe à part», si l’on en croit un sondage mené cette année par la Commission nationale consultative des droits de l’homme. A part comment ? Revue de quelques clichés qui collent à la peau des Roms.

 

Cliché numéro 1 : ils sont nomades par nature. «Il n’y a pas de Roms ou de Tsiganes nomades. Du tout.» Martin Olivera, anthropologue membre de l’Observatoire européen Urba-rom et formateur en Seine-Saint-Denis auprès de l’association Rues et Cités, est clair : «Il n’y a qu’une petite minorité de groupes qui ont une tradition de mobilité saisonnière, sur de petites distances et toujours à partir d’un point d’attache, lié à leur travail : ferronerie, musique... Mais l’immense majorité d’entre eux est sédentaire.»...

 

Cliché numéro 2 : ils déferlent sur l'Europe

Il résiste mal aux chiffres. Certes, on dénombre entre 10 et 12 millions de Roms en Europe, dont six millions au sein de l’Union européenne. Ces chiffres, retenus par le Conseil européen, regroupent des communautés hétérogènes : «les Roms, les Sintés (Manouches), les Kalés (Gitans) et les groupes de population apparentés en Europe, dont les Voyageurs et les branches orientales (Doms, Loms)...

 

Cliché numéro 3 : ils s'entassent dans des bidonvilles

Les Roms n’ont ni pour idéal de vie ni pour tradition de s’entasser à 40 dans des squats. Ni de camper dans des recoins urbains. Pas davantage en Roumanie ou Bulgarie qu'en France. C’est une résultante de la précarité dans laquelle il sont plongés, recadrent de concert les associations....

 

Cliché numéro 4 : tous des voleurs de poules

Ou de tuyaux de cuivre. On se souvient des «problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms» érigés priorité nationale par Nicolas Sarkozy en juillet 2010. Ou des impressionnantes statistiques du ministère de l’Intérieur d’où il ressortait une subite explosion de la «délinquance impliquant des ressortissants roumains», comprendre Roms.

Là encore, conséquence de la précarité et de la stigmatisation, répondent les associations. Les ressortissants roumains et bulgares, citoyens européens depuis 2007, font l’objet jusqu’au 31 décembre 2013 de «mesures transitoires» qui, de fait, les excluent du marché du travail....

 

Cliché numéro 5 : ils ne veulent pas parler français

Dans les bidonvilles, la plupart des enfants, quand ils sont scolarisés comme le prévoit la loi française pour les moins de 16 ans, apprennent assez vite le français. Les choses se compliquent avec les expulsions, qui entraînent une rupture de la scolarisation....

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Des flemmards ces Grecs? | Slate

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Si l’Europe est un gâchis, c’est parce que les Grecs sont tout le contraire des Allemands travailleurs. Faux!

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Il est vrai que la quantité de travail fournie par les Allemands et les Grecs n’est pas du tout la même – mais ce n’est pas ce que vous croyez! Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), en 2008, l’Allemand moyen a travaillé 1.429 heures. Le travailleur grec moyen, lui, a travaillé 2.120 heures. En Espagne, les personnes actives ont fourni en moyenne 1.647 heures; en Italie, 1.802. Les Néerlandais surpassent même leurs camarades germaniques dans la paresse, avec une charge de travail de seulement 1.389 heures par an.

Après avoir étudié ces chiffres, vous pourrez réviser votre jugement. Si vous vous remémorez votre dernier voyage à Florence ou à Barcelone, vous vous rappellerez peut-être avoir été frappé par l’affluence des touristes allemands (ou peut-être étaient-ils hollandais ou danois).

En réalité, ce n’est pas le fait que les populations soient très travailleuses ou non qui crée la richesse d’un pays. En tout état de cause, lorsque les gens sont pauvres, ils travaillent dur. Sans vouloir verser dans la banalité, l’«effort» d’un petit producteur de riz ou d’un déménageur de canapés n’a rien à voir avec celui d’un chroniqueur du New York Times. Il est vrai que toutes choses étant égales par ailleurs, on peut souvent élever ses revenus en augmentant son taux de travail. Mais il est complètement rétrograde de penser que les pays qui se situent au sommet de l’échelle économique y sont parvenus grâce aux exploits professionnels de leurs habitants. Au niveau national, le phénomène inverse se produit: plus les Allemands sont riches, moins ils travaillent....

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Les Allemand(e)s sont... | Slate

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Convergence franco-allemande oblige, voici dix idées reçues sur nos voisins d'outre-Rhin.

 

Plus que jamais en ces temps de crise de l’euro, la référence à nos partenaires d’outre-Rhin est d’actualité. Pour les encenser ou les décrier, ils ne laissent pas indifférents: on parle de «convergence avec l’Allemagne», de FrançAllemagne, de modèle allemand, de bismarckisation de l’Europe, de germanophobie…

Mais nous les connaissons bien mal, ces cousins germains. La preuve, on ne parle d’eux qu’à coup d’idées fausses, de préjugés, ou de blagues pas toujours bien fines. La preuve, voici dix idées reçues sur nos voisins qui sont souvent parfois à côté de la plaque:...

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