Union Européenne, une construction dans la tourmente
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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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En Europe, la colère d'extrême droite se banalise toujours davantage

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Les électeurs européens n'ont jamais été aussi nombreux à être hostiles aux immigrés, aux musulmans et à l'Union européenne.


Après le Brexit et le référendum italien, et avec des élections nationales qui se profilent en 2017 aux Pays-Bas, en France et en Allemagne, la crainte que l'Europe se fasse balayer par une vague populiste, gonflée aux sentiments anti-mondialisation, anti-musulmans et anti-immigrés, et galvanisés par les partis d'extrême droite, est de plus en plus justifiée. De fait, la stratégie a l'air de fonctionner: les sondages montrent que les individus ayant une opinion favorable au Front national (FN) en France, au parti Alternative pour l'Allemagne (AfD) outre-Rhin et au Parti pour la liberté (PVV) aux Pays-Bas sont, ont tendance à être plus hostiles aux immigrés, aux réfugiés et aux musulmans, que le reste de leurs concitoyens. Ils sont aussi davantage eurosceptiques et méfiants vis-à-vis de la mondialisation que leurs compatriotes. La rhétorique pernicieuse et nativiste d'une Marine Le Pen ou d'un Geert Wilders, fondateur du PVV, est sans doute essentielle pour attirer des partisans. Mais le fait est que l'intensité et l'ampleur des sentiments populistes et d'extrême droite chez leurs sympathisants –et dans une frange non négligeable de l'opinion publique globale– se fait de plus en plus sentir en France, en Allemagne et aux Pays-Bas....

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PAYS-BAS • Les médias se révoltent contre Geert Wilders

PAYS-BAS • Les médias se révoltent contre Geert Wilders | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Plusieurs rédacteurs en chef néerlandais ont pris position contre le leader populiste à la suite du discours qu'il a tenu le 19 mars à La Haye, après son échec aux municipales. C'est un fait très rare aux Pays-Bas, rapporte sur son blog le correspondant à Paris de RTL Nieuws.

 

Unis contre la haine. Ce 21 mars, plusieurs rédacteurs en chef néerlandais ont pris position contre le leader "peroxydé" Geert Wilders, dont le PVV [parti de la droite populiste néerlandaise] a obtenu de bons scores – mais pas la victoire – à La Haye lors des municipales du 19 mars. Une initiative extrêmement rare dans le plat pays.

A l’origine de ce ras-le-bol commun, un meeting électoral du PVV le 19 mars soir après l’élection dans la capitale batave. Le chef du Parti pour la liberté demande à son public s’il veut "plus de Marocains ou moins de Marocains aux Pays-Bas et dans cette ville". "Moins, moins, moins !", répondent les militants à cette question qui n’en était pas une. Wilders de répondre : "Ok, nous allons nous en occuper".



Jeudi après-midi, le rédacteur en chef adjoint de RTL Nieuws, Pieter Klein, a publié une lettre ouverte à l’adresse de Wilders. Il y explique que pour la première fois en 25 ans d’existence, la direction de la rédaction prend position contre un homme politique. "A cause de tes idées, tu es menacé depuis des années et c’est inadmissible", écrit le journaliste.

Il poursuit un peu plus loin : "Mais là tu as réussi. Tu as vraiment dépassé les bornes." Pieter Klein qualifie les paroles de Wilders de "répugnantes, à vomir". "Ça te surprend que les comparaisons historiques foisonnent ? Bien sûr que non. Tu les as cherchées délibérément. Juden raus. Hitler. Goebbels. Des souvenirs à la déportation. (…) Et ensuite, tu joues la victime. Geert, honte à toi."...

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Les Pays-Bas restent hantés par la mémoire de l’esclavage - Les Inrocks

Les Pays-Bas restent hantés par la mémoire de l’esclavage - Les Inrocks | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Comme tous les ans depuis 2000, au 1er juillet, les Pays–Bas commémorent l’abolition de l’esclavage perpétré dans leurs anciennes colonies du Surinam et des Antilles néerlandaises.

 

Dans une ambiance festive, une parade rythmée par les chants des marcheurs, vêtus pour la plupart des costumes traditionnels, célèbre le “Keti Koti” (“chaînes brisées” en surinamien). Mais en 2013, 150 ans après la fin des traites négrières, la cérémonie est teintée d’une atmosphère particulière. Si les habituels discours prononcés à l’issue de la marche n’ont toujours pas exprimé les excuses que beaucoup attendent, la présence du couple royal, bien que silencieuse, marquait un nouveau pas vers la reconnaissance de cette histoire restée longtemps taboue.

Au delà du folklore ou du discours officiel, les sentiments des Néerlandais à l’égard de cette célébration restent plus que mitigés. Ainsi de nombreux participants aux festivités arboraient un badge “1863″. Parmi eux l’entrepreneure Jennifer Tosch :

“1863, c’est l’abolition légale mais cela n’a pas mis fin à l’esclavage. Le gouvernement de l’époque a imposé par la violence une ‘période d’apprentissage’ de dix ans prétextant que les esclaves n’étaient pas prêts pour la liberté”.

Celle qui se définit comme Surinamienne-Américaine se souvient: “Je suis venue il y a un an pour faire des recherches sur ma famille qui a vécu ici avant de migrer vers les Etats-Unis”. Déçue par l’absence de reconnaissance de la mémoire des Noirs, la dynamique californienne crée alors le Black Heritage Amsterdam Tour, une visite guidée alternative axée sur la contribution des Noirs – dont la présence remonte au XVIe siècle – au patrimoine de la ville : “Aux Etats-Unis, le même sujet est bien plus débattu ; ici, le passé des descendants d’esclaves reste une histoire cachée.”...

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Croatie : Une adhésion semée d'embûches

Croatie : Une adhésion semée d'embûches | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les Pays-Bas ont été le 22ème Etat membre à ratifier l’adhésion de la Croatie à l'UE, prévue le 1er juillet prochain.

Une décision juste, estime NRC Handelsblad, même si le laxisme dont ont fait preuve les Vingt-Sept lors de l’élargissement à la Bulgarie et la Roumanie les a poussés à être plus sévères avec Zagreb.

 

 

A une large majorité, la Deuxième chambre du Parlement néerlandais a ratifié le traité d’adhésion de la Croatie à l’Union européenne ce 29 janvier. Après la chute du Mur, en 1989, c’est une sorte de dette d’honneur de l’“ancienne” Union européenne, et par conséquent des Pays-Bas également, vis-à-vis de ce pays des Balkans.

L’Europe a en outre tout intérêt à ce que la stabilité se maintienne dans cette région encore ravagée par la guerre il y a seulement une vingtaine d’années. A cet égard, l’adhésion à l’Union européenne offre une des meilleures garanties.

Cependant, une fois de plus, cette procédure d’adhésion laisse à l’Union un goût amer. On aurait pu s’attendre à ce que l’UE tire les leçons des expériences roumaine et bulgare, deux pays qui sont devenus membres de l’UE en 2007, alors qu’ils n’y étaient pas encore prêts.

Les règles d’adhésion de l’Union avaient été mises de côté au profit de considérations politiques. Résultat : six ans après leur adhésion, la Roumanie et la Bulgarie n’ont toujours pas réussi à mettre en place un Etat de droit qui fonctionne correctement et sont confrontées à une corruption à grande échelle.

 

Les gouvernements néerlandais successifs ont plaidé, à raison, en faveur du respect rigoureux des critères de Copenhague, qui définissent les conditions requises pour accepter les nouveaux arrivants au sein de l’Union. Dans le cas de la Croatie, leur application a été nettement plus sévère et les procédures de contrôle ont été renforcées.....

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Le débat sur le mariage universel comme thérapie collective | Slate

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Le débat sur le mariage universel et l’adaptation de la loi aux nouvelles formes de parentalité a servi de thérapie collective pour les Néerlandais, en particulier les chrétiens. Au tour de la France?

 

Les nombreux sondages et enquêtes sociologiques sur la tolérance des Européens et des Français montrent une baisse quasi-linéaire des préjugés homophobes, dans tous les pays et toutes les classes sociales, surtout pour des raisons démographiques: les jeunes Européens sont beaucoup plus tolérants que leurs parents, et les vieux racistes sexistes homophobes finissent par mourir. Il existe encore des poches d’homophobie, mais elles sont le plus souvent cantonnées aux jeunes hommes sous-éduqués et désocialisés et aux homos dans le placard (qui apparemment se sentent obligés de compenser).

Quand j’ai préparé ma thèse sur l’accès des minorités au pouvoir politique en France et aux Pays-Bas, une des études de cas portait justement sur la discussion de l’égalité des droits pour les gays: alors qu’aux Pays-Bas la droite (oui oui) et la gauche laïques discutaient des modalités de l’ouverture du mariage universel, la France bricolait le pacs avec une droite prise en otage par Boutin et ses copains et une gauche qui ne pouvait s’empêcher de lâcher régulièrement une perle homophobe.

Aux Pays-Bas, chaque groupe –des lesbiennes radicales anti-mariage aux protestants les plus rigoristes en passant par les homos de droite, les syndicats ou les associations anti-racistes– avaient pu s’exprimer. En France, on entendait surtout l’Eglise, des psychanalistes über-lacaniens, des féministes bizarrement éprises de la complémentarité au lieu de l’égalité, et deux-trois folles de service qui trouvaient que le mariage bourgeois, non merci, on ne veut pas singer le couple hétérosexuel.

 

Presque quinze ans plus tard, le hiatus s’est accentué. Aux Pays-Bas, Geert Wilders instrumentalise l’égalité homme-femme et homo-hétéro pour mieux stigmatiser les musulmans. Ce n’est pas bien, mais cela montre que le sujet fait l’objet d’un immense consensus, malgré le coup de barre à droite du pays. Les partis chrétiens (CDA et ChristenUnie) ne se gênent pas pour promouvoir depuis dix ans des gays et des lesbiennes au rang de ministres, avant tout parce qu’ils sont jugés compétents.

Les seuls qui essayent de défendre les weigerambtenaren (ces officiers d’état civil évangéliques qui refusent encore de marier les couples de même sexe, à compter sur les doigts d’une main) sont ceux qui refusent aux femmes le droit d’être élues députées et aimeraient que les femmes retournent s’occuper des enfants et de la cuisine. Autant dire que 97% des Néerlandais les trouvent ridicules....

 

 

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Elections législatives : les Néerlandais plébiscitent l'Europe

Elections législatives : les Néerlandais plébiscitent l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les Néerlandais ont choisi deux partis pro-européens, libéraux et travaillistes, tandis que l'extrême droite de Geert Wilders a été sanctionnée.

 

Les Néerlandais ont plébiscité, mercredi 12 septembre, deux partis pro-européens, libéraux et travaillistes, tandis que l'extrême droite de Geert Wilders a été sanctionnée dans un scrutin législatif considéré comme un baromètre du sentiment anti-européen dans un des pays moteurs de la zone euro.

Après les premiers décomptes, les libéraux du premier ministre sortant, Mark Rutte, obtiennent 41 sièges de député sur 150 (contre 31 en 2010), les travaillistes de Diederik Samsom, 37 sièges (30 en 2010), loin devant les socialistes d'Emile Roemer (gauche dure eurosceptique), crédités de 16 sièges (15 en 2010).

Si ces résultats devaient se confirmer, Mark Rutte devrait se succéder à lui-même et les Pays-Bas continuer à s'aligner sur l'Allemagne en matière d'austérité budgétaire sur la scène européenne. Hasard du calendrier, la Cour constitutionnelle allemande a autorisé mercredi l'adoption par Berlin des derniers mécanismes de sauvetage de la zone euro, levant une incertitude majeure sur la gestion de la crise financière.

"C'est un grand encouragement pour l'agenda que nous avons défendu pour sortir ce pays de la crise", a assuré Mark Rutte à ses partisans, rassemblés à La Haye : "le VVD [le parti libéral] n'a jamais été aussi grand que ce soir". Prudent, il a toutefois assuré vouloir attendre le décompte final avant de se proclamer plus grand parti des Pays-Bas : "Les travaillistes pourraient encore gagner". Les résultats définitifs, qui donneront la composition de la prochaine chambre basse du Parlement, doivent être confirmés lundi par le Conseil électoral...

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Le miroir néerlandais d'une Europe sans boussole / France Inter

Le miroir néerlandais d'une Europe sans boussole / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Avec 50% d’indécis, on ne sait pas pour qui voteront demain les Néerlandais. Les partis nationalistes ou les plus critiques vis-à-vis des politiques d’austérité aujourd’hui conduites par l’Union européenne

peuvent opérer une remontée après avoir eu puis perdu la faveur des électeurs. Les formations les plus favorables à un rétablissement des équilibres budgétaires et à une poursuite de l’aide apportée aux pays européens les plus fragilisés pourraient bien confirmer, à l’inverse, la remontée qu’ils viennent d’opérer dans les sondages mais, quels que soient les résultats de ces législatives, c’est aux Pays-Bas que l’ampleur du divorce entre les Européens et l’Europe est plus visible. Voilà un pays qui fut durant des siècles le plus tolérant d’Europe, qui avait naturellement compté parmi les membres fondateurs de ce qui est devenu l’Union et qui a désormais changé du tout au tout. Les Pays-Bas sont désormais le pays d’Europe où l’islamophobie est la plus profondément ancrée, où la crainte d’une perte d’identité nationale est devenue un sujet de débat permanent porté par de solides intellectuels et où le rejet de l’Europe grandit toujours plus depuis que les Néerlandais avaient, comme les Français, rejeté par référendum le projet de traité constitutionnel en 2005.

Ce n’est pas que tout se confonde et se mêle. Il y a, d’un côté, à l’extrême-droite nationaliste, des islamophobes devenus de plus en plus europhobes et, de l’autre, une gauche radicale qui refuse l’austérité et l’Europe qui la porte sans nullement faire des musulmans des boucs émissaires. Ces deux forces, le Parti pour la liberté et le Parti socialiste, sont évidemment différentes mais, dans l’opinion, leurs messages se rejoignent et se fondent dans un même rejet de ce qui n’est pas néerlandais, ne s’inscrit pas dans l’histoire de ce pays et pourrait conduire – c’est la crainte – à un retour sur l’évolution des mœurs et le niveau de protection sociale, la libération de la femme, les droits des homosexuels et l’Etat providence...

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Liberté religieuse: Washington épingle la France et l'Europe

Liberté religieuse: Washington épingle la France et l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dans leur rapport annuel publié lundi, les États-Unis regrettent que «de plus en plus de pays en Europe, dont la Belgique et la France, restreignent le code vestimentaire», ce qui pénalise des musulmans.

Une allusion aux lois antiburqa.

 

La France n'est pas un élève exemplaire en matière de liberté religieuse, estiment les États-Unis, qui ont publié lundi leur rapport annuel sur la question. Le mémorandum, rédigé par le département d'État, porte un regard sévère sur la situation en Europe, mettant en cause la France pour sa législation antiburqa. Les «pays européens sont de plus en plus divers en termes ethniques, raciaux et religieux» mais «ces évolutions démographiques s'accompagnent d'une augmentation de la xénophobie, de l'antisémitisme et de sentiments antimusulmans», déplore Washington.

Le rapport met notamment en exergue «la Belgique et la France, qui ont des lois restreignant le code vestimentaire qui pénalisent des musulmans». Une allusion aux législations contre le voile intégral. Ces critiques américaines ne sont pas nouvelles. L'interdiction de la burqa a toujours été un sujet de contentieux entre Paris et Washington, qui ne manque pas une occasion de le rappeler.

La France est aussi épinglée sur le sujet de l'antisémitisme. «Il y a une poussée mondiale, qui se manifeste par du révisionnisme, la négation ou la glorification de l'Holocauste, l'opposition à Israël ou des actes de vandalisme», constate le rapport. Sont mentionnés les profanations de synagogues en Égypte et en Ukraine, les mouvements antisémites aux Pays-Bas et au Venezuela, ainsi que le parti antisémite hongrois Jobbik. Budapest est aussi violemment critiquée pour avoir adopté une loi régulant les organisations religieuses....

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Pourquoi la phobie de l'islam gagne du terrain

Pourquoi la phobie de l'islam gagne du terrain | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les mouvements d'extrême droite européens se retrouvent sur un point : la dénonciation de l'immigration musulmane, alliée au spectre du terrorisme. Enquête sur un fantasme.

 

Nous sommes sur le plateau de France 2, le 22 avril, au soir du premier tour de la présidentielle. Les résultats tombent. Les Français ont crédité Marine Le Pen de 17,9 %. Exalté, le porte-parole du Front national, Gilbert Collard, annonce la couleur : "On est la nouvelle droite ! C'est vrai que Nicolas Sarkozy, ça paraît bien fini." Justifié dans ses prises de position par la surenchère du président sortant sur l'immigration et l'islam, réunissant 6,4 millions de voix, le FN se pose en parti d'alternance. Il se prépare à affronter l'UMPen multipliant les triangulaires aux législatives. Il en a les forces. Marine Le Pen est arrivée première ou deuxième dans 116 circonscriptions sur 577, dépassant les 25 % dans 59 d'entre elles.Ce succès de l'extrême droite, sa conversion en une "droite nationale" rejetant, au moins en paroles, "les formes de xénophobie, de racisme et d'antisémitisme", tout en faisant de la lutte contre l'immigration musulmane son cheval de bataille, fait écho à la percée dans toute l'Europe de formations politiques similaires. Citons le Parti du peuple danois, le Parti pour la liberté néerlandais, le FPÖ et le BZÖ autrichiens, les Vrais Finlandais, le Parti du progrès norvégien, le flamand Vlaams Belang, Droit et Justice en Pologne, Ataka en Bulgarie, la Ligue du Nord en Italie, les Démocrates en Suède, l'Union démocratique du centre (UDC) en Suisse. Tous ces partis dépassent aujourd'hui les 5 % des suffrages, quand ils n'atteignent pas 25 %.....

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FN, Jobbik, PVV... L'extrême droite gangrène presque toute l'Europe | Slate

FN, Jobbik, PVV... L'extrême droite gangrène presque toute l'Europe | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le résultat de Marine Le Pen au premier tour de la Présidentielle ne doit pas cacher une réalité généralement européenne.

 

Si les premières estimations lui ont fait toucher les 20%, la réalité est cependant moindre: Marine Le Pen a obtenu au premier tour de l'élection présidentielle 17,9% des suffrages, ce qui représente tout de même un record pour le Front national (16,86% en 2002).

Coïncidence, ce record a pointé son nez la veille de la chute du gouvernement néerlandais. C'est Geert Wilders, le leader du Partij voor de Vrijheid (Parti pour la liberté, PVV), l'extrême droite néerlandaise, qui a mis fin à la coalition entre les libéraux (Volkspartij voor Vrijheid en Democratie, VVD) et les chrétiens démocrates (Christen Democratisch Appèl, CDA) en retirant son soutien à la seconde chambre. En cause: l'Europe.

Mis en demeure par l'Union européenne de réduire le déficit public de son pays, le Premier ministre Mark Rutte n'a pas réussi à convaincre son allier d'extrême droite. Ce dernier, estimant que les 16 milliards d'économies demandés ne devaient pas se faire sur le dos des citoyens, a décidé de quitter la table des négociations...

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Vers des élections anticipées aux Pays-Bas après l'échec des négociations budgétaires

Vers des élections anticipées aux Pays-Bas après l'échec des négociations budgétaires | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le premier ministre néerlandais, Mark Rutte, a confirmé l'échec des négociations budgétaires et estimé que la tenue d'élections législatives anticipées lui semblait être l'option logique.

 

Le gouvernement minoritaire de Mark Rutte, alliant ses Libéraux du VVD et les Chrétiens-démocrates (CDA) depuis octobre 2010, négociait depuis plus de six semaines avec les élus du Parti de la liberté (PVV) de Geert Wilders, dont le soutien au parlement est indispensable.

Entamées le 5 mars et initialement prévues pour durer trois semaines, les négociations devaient permettre d'aboutir à un accord pour économiser 16 milliards d'euros afin de réduire le déficit public des Pays-Bas. Le déficit public des Pays-Bas a atteint 28 milliards d'euros en 2011, soit 4,7 % du PIB, contre 5,1 % en en 2010, mais continue de dépasser la norme européenne des 3 %.

Le Bureau central du plan (CPB), dont les estimations sont utilisées par La Haye pour boucler le budget, avait estimé le 1er mars que le gouvernement néerlandais devait économiser environ 16 milliards d'euros en 2013 pour ne pas dépasser la limite européenne en matière de déficit public....

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Crise économique ou immigration ? Tour d’Europe des sujets de campagne numéro 1

Crise économique ou immigration ? Tour d’Europe des sujets de campagne numéro 1 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’Espagne, l’Italie et les Pays-Bas ont tous les trois connu une élection majeure ces derniers mois. Quels sont les thèmes qui ont marqué les campagnes électorales dans ces pays ?

 

Atlantico : L’Espagne, l’Italie et les Pays-Bas ont vécu une élection majeure en période de crise économique. Quel thème a le plus été abordé, la crise économique et financière ou le thème des valeurs identitaires, et notamment le problème de l’immigration ?

Fabio Liberti : A aucun moment les Italiens ses sont intéressés aux questions migratoires ou aux questions de société. Le gouvernement Monti est un cabinet de crise qui a un mandat précis et limité à la réforme économique. Même pour l’opinion publique, la crise a tout mangé....

Juan Pedro Quiñonero : En Espagne, le problème de l’immigration se pose là où il y a des « ghettos ». Il existe un micro parti d’extrême droite qui tient le même type de discours suranné et démagogique que le Front national en France. Mais il est vrai que, en ce qui concerne les grands leaders d’envergure nationale, José Luis Zapatero à gauche et Mariano Rajoy à droite, personne n’a voulu prendre le problème de l’immigration à bras les corps et en faire un débat national....

Marijn Kruk : Souvent les thèmes changent au fil de la campagne. Il est donc très difficile d’isoler un thème principal. Néanmoins, il est sûr que les questions économiques n’étaient pas très présentes pendant la campagne néerlandaise de 2010. A ce moment-là, la crise économique n’avait pas encore vraiment touché le pays. Le taux de chômage était à moins de 4% (il a augmenté depuis).....

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Ce que les Néerlandais ont fait pour nous | Presseurop (français)

Ce que les Néerlandais ont fait pour nous | Presseurop (français) | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Depuis le début de la crise, les Néerlandais enchaînent les clichés condescendants sur les citoyens des pays en difficulté comme la Grèce ou l'Italie. Ils devraient pourtant se rappeler que leur prospérité n'est pas le fruit de leur seule vertu, estime un journaliste hollandais.

Par Peter de Waard

 

Une grande partie des Néerlandais aimeraient se débarrasser non seulement des Grecs mais aussi des Italiens. Et en fait aussi des Espagnols et des Portugais. Et peut-être les Français feraient-ils également mieux de sortir de la zone euro. Ainsi que les Belges. Depuis la Seconde Guerre mondiale on n’a jamais vu un tel déchaînement de clichés sur des peuples européens qu’au cours des dernières semaines.Les Européens du Nord, qui travaillent dur, seraient séparés des feignants d’Europe du Sud par un fossé culturel désormais impossible à combler. Le passé est vite oublié. En 2004 et 2005 toute l’Europe faisait encore l’éloge de l’Espagne et de l’Irlande comme étant les plus belles réussites économiques de l'Union. Les Pays-Bas pouvaient s’estimer heureux de donner le bras à l’enfant prodige espagnol et au tigre celte. L’Espagne, le Portugal et l’Italie étaient le noyau de la nouvelle Europe...

 

La réussite économique n’est pas liée aux pays. C’est plutôt une question liée à la "loi de l’avance freinante", décrite en 1937 par l’historien Jan Romein : une avance se transforme à la longue en un retard. L'exonération illimitée des intérêts hypothécaires, la cherté des soins de santé et les pensions de retraite de la caisse sociale représentent à l’avenir un véritable fardeau pour les Pays-Bas...

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EUROPÉENNES 2014 • “La défaite historique d'un système politique”

EUROPÉENNES 2014 • “La défaite historique d'un système politique” | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Une "révolte contre les élites", une volonté de "changer ou mourir" : tel est le message de la population européenne qui s'est exprimée dans les urnes le 25 mai, estime la presse des pays de l'Union.

 

 

A l’issue du scrutin européen qui s'est déroulé du 22 au 25 mai dans les 28 pays de l'Union européenne, et pour 751 sièges, le Parti populaire européen (PPE, centre droite), crédité de 214 sièges (-60 sièges par rapport à 2009), est en tête, et en droit de revendiquer la désignation de son candidat Jean-Claude Juncker comme président de la Commission.

Le Parti socialiste européen, deuxième, devrait obtenir 189 sièges, et présente, pour sa part, l'Allemand Martin Schulz à ce poste. En troisième position, avec une prévision de 66 sièges (-18 sièges), les libéraux démocrates (Alde) proposent également un candidat, Guy Verhofstadt. En quatrième position, les écologistes (Verts ALE) peuvent compter sur 52 sièges, suivis des Conservateurs et réformistes (ECR, 46 sièges) et de la Gauche unitaire européenne (GUE/NGL) qui devrait en avoir 42 (+7 sièges). En ce qui concerne les forces d’extrême droite, qui ne formeront pas forcément un groupe, le Front national français obtiendrait à lui seul 24 sièges et le Ukip anglais 23.


“C'est la première fois en plus de cent ans qu'un parti autre que celui des conservateurs ou des travaillistes remporte un scrutin à l'échelle du pays”, s'inquiète The Spectator. Cet autre parti c'est l'Ukip, le Parti qui milite pour la souveraineté du Royaume-Uni, et qui est arrivé en tête des Européennes avec 27,5 % des voix, suivi par les travaillistes (25 %) et les conservateurs (près de 24 %). Dans sa chronique, James Forsyth explique la victoire de l'Ukip par le seul fait qu'il a placé le thème de l'immigration au centre de ses messages. “L'immigration est son unique argument de vente, car il souhaite que le Royaume-Uni quitte l'UE. Il affirme qu'il arrêtera l'immigration de citoyens européens vers la Grande-Bretagne, ce qu'aucun autre parti ne peut faire, car cette promesse est incompatible avec une Grande-Bretagne qui reste un Etat membre de l'UE.”...

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Aux Pays-Bas, le service public forcé d’avoir réponse à tout

Aux Pays-Bas, le service public forcé d’avoir réponse à tout | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le gouvernement n'avait pas prévu que sa nouvelle loi sur la transparence lui reviendrait comme un boomerang.

 

Les municipalités des Pays-Bas croulent sous les questions sans queue ni tête de leurs administrés qui les posent justement dans l’espoir qu’elles ne trouvent pas de réponse… La responsable : la loi WOB (Wet Openbaarheid Van Bestuur), sur la transparence du gouvernement. Ce texte sur le droit à l’information, adopté en 1980 et alors considéré comme exemplaire, impose à toutes les administrations - sauf le cabinet royal - de répondre aux questions du public sur leurs politiques et leur application. Ministères, provinces, collectivités territoriales et offices des eaux ont donc huit semaines pour répondre à des questions qui peuvent venir de particuliers, d’associations, d’entreprises ou de journalistes. Faute de quoi, ces administrations sont mises à l’amende et doivent verser une compensation à celui qui a posé sa question. Exemple de courrier envoyé par un usager : «Quelle typographie utilisez-vous dans les extraits de naissance ?» Réponse : 400 euros de moins dans les caisses de la bonne ville de Tytsjerksteradiel, dans la province de la Frise.

Avec la crise qui sévit depuis fin 2008, de plus en plus de Néerlandais abusent de la loi, pour toucher des sommes qui peuvent aller jusqu’à 1 260 euros - l’amende plafond -, chaque jour de retard après les huit semaines réglementaires pour apporter la réponse faisant grossir l’indemnité due. Si l’administration refuse de payer, l’usager peut tout simplement aller au tribunal. La règle fixée par la loi porte sur une pénalité de 20 euros par jour pendant les deux premières semaines de retard, puis 30 euros par jour les deux semaines suivantes et 40 euros par jour s’il n’y a toujours pas de réponse...

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Les Inrocks - Aux Pays-Bas , le mariage pour tous fête ses douze ans

Les Inrocks - Aux Pays-Bas , le mariage pour tous fête ses douze ans | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Loin des débats houleux qui agitent l’Hexagone, les Pays-Bas s’apprêtent à fêter les 12 ans du mariage pour tous. Reportage à Amsterdam.

 

Nienke donne ses rendez-vous au Café Saarein, le plus ancien bar lesbien de la ville, au coeur du Jordaan, le quartier bobo vintage d’Amsterdam. De peur qu’on ne la reconnaisse pas, elle envoie un message avant : “Je suis grande, 1,82 mètre, cheveux blonds courts mais je crois qu’en fait ça décrit toutes les lesbiennes néerlandaises (smiley).” Autodérision, nous sommes prévenus. Une fois dans le bar aux allures de pub irlandais, difficile de la reconnaître parmi la clientèle exclusivement féminine. Nienke est une habituée, la barmaid nous l’indique tout de suite. Très engagée dans la communauté lesbienne amstellodamoise, cette réalisatrice de 35 ans a été choisie en 2011 par la ville pour réaliser des courts métrages commémorant l’anniversaire des 10 ans du mariage gay.

Nienke : “Ici, vous n’entendrez personne dire ‘mariage gay’, c’est le même mariage qui était avant réservé aux hétéros qui a été élargi. Ce n’est pas une union de seconde zone, nous avons les mêmes droits.” Comment réagit-elle à ce qui se passe en France ? À peine le temps de finir la question qu’elle bondit : ”Je ne comprends pas que vous en soyez encore au débat et surtout qu’il y ait autant de gens opposés qui manifestent. Je pensais que la France était un pays moderne, occidental. Franchement, c’est une attitude de pays arabe ou africain.“ La comparaison, un peu rapide, a le mérite d’être claire. “Quand j’ai vu que l’Espagne avait ouvert le mariage aux gays, j’ai été très surprise. C’est un pays super catho, très macho, très famille. Le Portugal pareil, je ne m’y attendais vraiment pas.” À côté de Nienke, Marloes, brune, même âge :

“Les gens que je vois manifester ‘contre’ dans les rues de Paris me font vraiment peur. D’où sortent-ils ? Ça fait douze ans qu’on a le droit de se marier. Est-ce que le pays a explosé ? Non ! Est-ce que les enfants sont tous dégénérés ? Non ! Rien n’a changé, à part qu’ici les gays sont vraiment les égaux des hétéros. En plus, je ne vois pas pourquoi vous vous excitez comme ça parce qu’aux Pays-Bas, assez peu d’homos se sont finalement mariés.”...

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Les banques européennes prévoient de tailler dans leurs effectifs en 2013

Les banques européennes prévoient de tailler dans leurs effectifs en 2013 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Près de la moitié des banques européennes prévoient, en effet, de tailler dans leurs effectifs dans les six prochains...

Les banques universelles et les banques d'investissement seraient les plus touchées, selon le baromètre du secteur publié aujourd'hui par Ernst & Young.

 

Mauvaise nouvelle pour les salariés des banques européennes. Le mouvement de réduction des coûts, entamé à l'été 2011, va se poursuivre l'an prochain. Près de la moitié des banques européennes prévoient, en effet, de tailler dans leurs effectifs dans les six prochains mois, révèle le baromètre « European Banking Barometer » du cabinet Ernst & Young publié aujourd'hui. « Les suppressions de postes ont déjà commencé et le baromètre confirme que le secteur bancaire ne doit pas les considérer comme des cas isolés », souligne Marcel Van Loo, responsable des marchés bancaires et financiers pour l'Europe.

Les suppressions de postes seraient plus importantes aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, avec respectivement 70 % et 64 % des banques prévoyant de réduire la voilure. Les banques nordiques se montrent, elles, plus optimistes, seules 22 % d'entre elles affichant leur intention de réduire leur masse salariale.

Les banques universelles et les banques d'investissement seront les plus durement touchées, relève Ernst & Young....

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La récession frappe aux quatre coins de l'Europe

La récession frappe aux quatre coins de l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Espagne, Italie, Hongrie, Pays-Bas... tous publient des chiffres négatifs pour le PIB du troisième trimestre.

 

L'Espagne est restée en récession au troisième trimestre, avec un recul du PIB de 0,3 % par rapport au deuxième trimestre, selon les chiffres officiels définitifs publiés jeudi 15 novembre, et au lendemain d'une grève générale contre l'austérité, le chômage et la précarité. Le pays, quatrième économie de la zone euro, a renoué avec la récession fin 2011, moins de deux ans après en être sorti, et avait déjà vu son PIB reculer de 0,4 % au deuxième trimestre.

L'Espagne peine à se relever depuis l'éclatement de sa bulle immobilière en 2008. Le pays affiche un taux de chômage record, avec plus d'un actif sur quatre sans emploi, mais il multiplie les mesures de rigueur pour réduire son déficit public, ce qui freine, selon les économistes, le redémarrage de l'économie. Mercredi, l'Espagne a cependant reçu le soutien de la Commission européenne, qui a annoncé qu'elle ne demanderait pas d'efforts supplémentaires au pays pour la période 2012-2013, même s'il ne devrait pas être en mesure de respecter ses engagements sur le plan budgétaire.

En Italie, le PIB s'est contracté de 0,2 % au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent, et de 2,4 % sur un an, selon une première estimation publiée jeudi par l'institut de statistiques Istat....

 

Au Nord, c'est à peine mieux. Le produit intérieur brut des Pays-Bas a reculé de 1,1 % au troisième trimestre par rapport au deuxième trimestre, selon une première estimation de l'Office central des statistiques publiée jeudi. Les Pays-Bas avaient connu une légère récession lors de la deuxième partie de l'année 2011, mais en étaient sortis au premier trimestre 2012.

La Hongrie est de son côté restée en récession au troisième trimestre, son PIB accusant une nouvelle contraction pour le troisième trimestre consécutif...

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Les Pays-Bas, creuset du malaise européen

Les Pays-Bas, creuset du malaise européen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Bien que prospère, le pays n'échappe pas à la montée en puissance de formations radicales et eurosceptiques. Les élections législatives de mercredi auront valeur de test pour le reste de l'Europe.

 

Ils aimaient l'expression mais, aujourd'hui, ils semblent ne plus y croire eux-mêmes. Avec leur "modèle des polders" qui garantissait des prestations sociales de très haut niveau - dont des retraites exemplaires -, leur système politique consensuel fondé sur trois grands piliers (chrétien-démocrate, travailliste et libéral), leur adhésion raisonnée à l'Europe communautaire - dans laquelle ils voyaient surtout un atout pour leur économie très exportatrice -, les Néerlandais définissaient volontiers les Pays-Bas comme le "Gidsland", le "pays guide". Avec, en outre, une belle confiance en eux-mêmes, ils n'étaient pas loin d'estimer que leur royaume était proche d'une sorte d'idéal sur Terre.

Tout a été bouleversé en l'espace d'une dizaine d'années et il est probable que les élections législatives organisées le mercredi 12 septembre - les cinquièmes en l'espace d'une décennie... - confirmeront l'éparpillement de l'électorat, ce qui rendra un peu plus difficile encore la formation d'un gouvernement. D'autant que la reine Beatrix, chef de l'Etat, sera désormais privée de son rôle de médiatrice : une réforme confuse a abouti à confier à la Chambre basse le soin de désigner un "informateur", personnalité chargée d'explorer les pistes pour la formation du gouvernement. Mais, à La Haye, tout le monde semble ignorer comment le Parlement est censé procéder et, surtout, ce qu'il adviendra s'il ne peut dégager un accord.

Mercredi 12, vingt et une formations brigueront, en tout cas, les suffrages des électeurs et, à ce stade, des sondages pourtant omniprésents n'auront fait qu'ajouter à la confusion. Trois formations pourraient arriver en tête au soir du scrutin et, en théorie, prendre la main pour la formation d'une coalition. Laquelle ? Mystère. Car cela supposera, cette fois, un accord entre au moins trois partis, voire quatre ou cinq, pour former un gouvernement et, à ce stade, aucune perspective claire ne se dessine, ni à droite ni à gauche...

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Pays-Bas : les socialistes, opposés à l'austérité, favoris des législatives

Pays-Bas : les socialistes, opposés à l'austérité, favoris des législatives | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
"Nous voulons garder l'euro, mais nous ne sommes pas en mesure de dire si celui-ci va survivre au vu des mesures d'austérité néfastes qui sont prises actuellement" en Europe, a déclaré le leader socialiste, Emile Roemer.

 

Jusqu'alors adeptes d'une ligne dure en matière de discipline budgétaire, les Pays-Bas sont entrés de plain-pied dans la campagne pour les législatives du 12 septembre avec, pour favoris, des socialistes insurgés contre l'austérité "insensée". "La seule chose qu'un gouvernement puisse faire par ces temps de crise, c'est stimuler l'économie", a déclaré le leader socialiste Emile Roemer dans un entretien à l'AFP, dimanche 19 août, à l'occasion du lancement officiel de sa campagne : "Surtout pas d'austérité insensée !"

Le SP souhaite ramener le déficit public sous la limite européenne des 3 % en 2015 seulement, contre 4,7 % en 2011, alors que Bruxelles l'exige dès 2013. "Si le Parti socialiste entre au gouvernement avec au moins un ou deux autres partis de gauche, les Pays-Bas ne suivront plus l'Allemagne, qui pousse uniquement pour l'adoption de mesures d'austérité", assure à l'AFP André Krouwel, politologue à l'université libre d'Amsterdam (VU) : "Nous nous alignerons plus sur les Français par exemple."...

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On en a encore pour notre argent

On en a encore pour notre argent | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les eurosceptiques se plaisent à faire remarquer que les Pays-Bas sont un des plus gros contributeurs nets de l'UE, et donc qu'ils mettent des "milliards d'euros" dans les caisses de Bruxelles. Mais les Néerlandais obtiennent-ils quelque chose en retour ? Le Groene Amsterdammer mène l'enquête.

 

Et si l’on comparait notre contribution à l’UE avec ce que nous recevons en retour (des subventions agricoles et des petits dons pour des régions de second plan comme le Flevoland) ? On pourrait froidement faire un calcul coûts/bénéfices. Depuis des années, les Pays-Bas comptent parmi les principaux contributeurs nets de l’Europe. Plus de deux cents euros par citoyen néerlandais et par an, soit un total de 3,6 milliards d’euros, ce qui est cependant moins que la Suède ou l’Allemagne par exemple.

On peut toutefois se demander si les avantages se résument uniquement à ces quelques milliards de subventions provenant de Bruxelles. Car ce n’est pas tout. Il ressort de certaines études que les Pays-Bas tirent un tel profit de l’Europe que leur contribution nette est presque insignifiante en comparaison. Selon Hans Vollaard, politologue à l’université de Leyde, “il faut considérer la somme versée comme une sorte de contribution au libre marché”. Le Bureau central du Plan a calculé assez précisément ce que cette contribution a rapporté en 2011 : le libre marché intérieur a représenté en moyenne pour les Néerlandais un mois de salaire par an, et l’euro au maximum une semaine de salaire....

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Pays-Bas : la bataille des coffee-shops

Pays-Bas : la bataille des coffee-shops | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Sous la pression populaire, les commerces de cannabis du sud du pays seront fermés aux étrangers à partir du 1er mai.

 

Même quand on est prévenu, on ressent un petit choc en lisant l'affiche rouge placardée à l'entrée du coffee-shop Easy Going : "FRANCE : NON". Depuis octobre 2011, seuls les résidents des Pays-Bas et des pays limitrophes - la Belgique et l'Allemagne - ont le droit d'entrer et d'acheter du cannabis dans les 14 coffee-shops de Maastricht. Pour appliquer cette nouvelle règle, la direction de l'Easy Going a installé à l'entrée un guichet de contrôle : un portier scanne les pièces d'identité, puis actionne un portique pour laisser entrer les clients, un par un.

La salle de ce coffee-shop est propre, bien décorée et, de l'avis général, la qualité du produit est impeccable. Mais les serveuses sont moroses, car elles risquent d'être bientôt au chômage. Dès le 1er mai, sur décision du ministère de la justice, tous les étrangers en seront bannis, sans exception....

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Présidentielle : le 1er tour vu par les médias étrangers

Présidentielle : le 1er tour vu par les médias étrangers | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
De l'Allemagne à la Chine, en passant par l'Italie et les États-Unis, la presse revient sur les résultats, enseignements et surprises du premier tour.

*Allemagne: les jeux ne sont pas faits......

 

*Italie: l'ouragan Le Pen....

 

*Royaume-Uni: la peur du «vide politique»....

 

*Pays-Bas: Sarkozy victime de la crise...

 

*Belgique: les vrais choix au second tour...

 

*Luxembourg: le grand écart de Sarkozy...

 

*Pour les Grecs, la France s'impose face à l'Allemagne...

 

*États-Unis: un désir de changement....

 

*Chine: pas de désintégration sociale...

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Les Pays-Bas pourraient perdre leur triple A

Les Pays-Bas pourraient perdre leur triple A | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'agence de notation internationale Fitch a lancé le 19 avril un avertissement très clair aux Pays-Bas, handicapés par leur dette privée, la plus forte de la zone euro, mais aussi par leur situation politique complexe.

 

L'une des économies les plus performantes de la zone euro pourrait perdre sa note AAA, "si le gouvernement ne pratique pas un plan d'austérité ou s'il laisse le conflit politique faire ingérence dans la gestion économique", selon l'agence Fitch. Dès juin, La Haye pourrait avoir une mention négative sur ses perspectives, même si le triple A est maintenu.

Au coeur du problème économique du pays : la dette privée des Pays-Bas, passée de 190 % à 223 % du PIB entre 2000 et 2010, selon une lettre du ministère des Finances adressée en octobre au Parlement néerlandais. La dette publique est elle aussi élevée, excédant, à 64 % du PIB, le seuil de 60 % fixé par le pacte de stabilité dans la zone euro."Cette dette privée bloque l'efficacité de l'économie néerlandaise, estime Chris Buijink, le secrétaire général du ministère de l'Economie. Cet argent n'est pas disponible pour les entreprises"....

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Les Européens de l'Est disent merci à Geert Wilders

Les Européens de l'Est disent merci à Geert Wilders | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

En lançant un site anti-immigrés, le populiste néerlandais s’est encore une fois livré à une provocation de mauvais goût. Mais il a le mérite de nous pousser à nous interroger sur les rapports entre Européens de l'Est et de l'Ouest, estime un éditorialiste tchèque.

Par Martin Ehl, de Hospodarske Noviny de Prague.

 

Geert Wilders, le populiste de droite néerlandais, devrait être fait citoyen d’honneur d’Europe centrale. Deux raisons à cela : son intérêt pour l’efficacité de la lutte contre la corruption menée par les nouveaux états membres de l’UE, et son soutien à l’intégration de leurs citoyens dans le marché commun du travail.

Le Parti pour la Liberté de Wilders a récemment lancé un site internet sur lequel les Néerlandais peuvent signaler les cas où un travailleur polonais, tchèque ou roumain leur a fait perdre un travail. C’est là du populisme à l’état pur, pour la simple raison déjà que cette initiative va à l’encontre des lois en vigueur de l’UE.

Si le gouvernement de centre droit néerlandais conserve le pouvoir, c’est grâce à l’appui du parti de Wilders. Les ministres gardent donc un silence pudique, tandis que Wilders s’est vanté d’avoir déjà reçu 32 000 signalements après seulement deux jours de fonctionnement du site. Et l’Europe est à nouveau le théâtre d’un débat sur les (im)possibilités du marché commun du travail...

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