Palestine à l'ONU : la France veut entraîner l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le ralliement de Paris à la démarche de Mahmoud Abbas – qui demande l'élévation du statut de la Palestine d'entité observatrice à Etat observateur non membre des Nations unies –, semble avoir incité l'Espagne à opter pour le "oui".

 

"L'Espagne votera demain "oui" en cohérence avec notre histoire et parce que nous croyons que c'est la solution la plus adéquate pour nous rapprocher de la paix", a déclaré le ministre des affaires étrangères, José Manuel Garcia-Margallo. Le Parti populaire (PP, droite) du premier ministre Mariano Rajoy paraissait très divisé sur la question. Mais l'initiative française semble avoir agi comme un levier, incitant Madrid à sauter le pas.

Les regards sont désormais tournés vers le Royaume-Uni, qui n'a toujours pas rendu publique sa position. Le gouvernement de David Cameron a fait savoir qu'il était disposé à appuyer l'initiative de M. Abbas à trois conditions : que celui-ci s'engage à reprendre les négociations avec Israël sans conditions, qu'il s'engage à ne pas demander un statut d'Etat membre à part entière auprès du Conseil de sécurité de l'ONU et qu'il renonce à saisir la Cour pénale internationale (CPI), comme l'y autorise le statut d'Etat observateur.

Des exigences repoussées par la direction palestinienne, même si son représentant à l'ONU, Riyad Mansour, a fait savoir que les Palestiniens ne se précipiteraient pas, au lendemain du vote, pour rejoindre les agences de l'ONU et la CPI. Londres doit néanmoins composer avec une opinion publique largement acquise à la cause palestinienne. Selon un récent sondage, 59 % des Britanniques soutiennent les aspirations palestiniennes à l'ONU...