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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Europe : une présidence qui a le tournis

Europe : une présidence qui a le tournis | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Irlande a pris le 1er janvier la présidence de l'Union européenne pour six mois, mais cette responsabilité a été depuis trop longtemps vidée de sa substance et les intérêts nationaux sont de plus en plus privilégiés.

 

Après Chypre - dont personne ne se souvient - l'Irlande vient de prendre, le 1er janvier, la présidence tournante de l'Union européenne pour six mois dans une indifférence totale.

A l'origine, ce système avait pour objectif d'offrir à chaque Etat membre, à tour de rôle, l'occasion de présider les débats européens, de déterminer ses priorités et de se donner une visibilité européenne. Mais, depuis l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne qui a instauré la présidence du Conseil européen, avec Herman Van Rompuy, la présidence semestrielle tournante a perdu de son intérêt.

D'autant que, en pleine crise de l'euro, quatre pays qui ont récemment présidé l'UE n'ont pas adopté la monnaie unique (Hongrie, Pologne, Danemark, Chypre). Du coup, les «grands pays» de l'Union préfèrent désormais prendre leurs décisions en dehors de la présidence tournante et multiplier les sommets à nombre réduit.

Alors que chaque présidence doit porter, en principe, quelques priorités collectives, le poids des intérêts nationaux ne cesse de grandir. Certes, le Premier ministre irlandais, Enda Kenny, a martelé l'importance que revêtait l'obtention d'un accord sur la supervision des banques, mais il souhaite avant tout obtenir, «d'ici à fin mars», un accord de restructuration de la dette bancaire de son pays (31 milliards)....

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Quand l'Angola fait main basse sur l'industrie portugaise

Quand l'Angola fait main basse sur l'industrie portugaise | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Aujourd’hui, le phénomène majeur, au Portugal, est le rachat massif de toutes les industries portugaises en déconfiture par l’Angola, qui bénéficie de la manne pétrolière et diamantaire.

actuellement, on ne parle que du rachat par des Angolais de la majorité de la presse portugaise, dont les quotidiens sportifs, très nombreux dans ce pays fou de foot.

On pourrait y voir une revanche et un clin d’œil malicieux de l’Histoire, si les rachats étaient le fait du gouvernement angolais et du Président José Eduardo dos Santos, en fonctions depuis 1979, à la tête d’un régime officiellement « marxiste-léniniste » (mais où le multipartisme est autorisé) ; mais ils sont le fait de la richissime famille du Président angolais, notamment de sa fille, Isabel dos Santos, dont la fortune s'élève à 170 millions de dollars et qui est considérée comme la femme la plus riche de l'Afrique sub-saharienne, alors que la majorité de la population angolaise est toujours plongée dans une profonde misère; le mariage de la dame en 2003 avait coûté 4 millions de dollars : ainsi va le « marxisme-léninisme » au XXI ème siècle…

Isabel dos Santos a des intérêts dans les télécommunications, les médias, la vente au détail, le ciment et dans l'industrie de l'énergie, à la fois en Angola et au Portugal. En plus de son intérêt commercial dans le pétrole et les diamants....

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Traité européen : « Marianne » lance le débat interdit

Traité européen : « Marianne » lance le débat interdit | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Une fois de plus, le silence enterre le débat sur l'Europe que nous voulons. Quatre personnalités donnent leur point de vue pour nous éclairer.

 

Rien n’est pire que les débats escamotés ou interdits. Voilà pourquoi il importe de tirer la sonnette d’alarme à propos du nouveau Traité européen – le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG). En effet, le gouvernement entend faire avaliser ce document comme s’il s’agissait d’un texte anecdotique, via un simple vote de l’Assemblée nationale, sans créer les conditions d’un vaste échange public, et sans envisager le moins du monde d’organiser un référendum sur le sujet. Si le peuple n’est pas consulté à propos d’une telle question, sur quoi donc le sera-t-il ?

 

Avant l’élection présidentielle, le candidat Hollande jurait de ne jamais accepter ce qu’il appelait le traité « Merkozy » et de le renégocier. Or rien ne ressemble plus à l’ancien traité que le nouveau. Il s’agit bel et bien du même document auquel a été rajouté un « pacte de croissance » sans engagement précis. Certains considèrent qu’il s’agit d’un compromis acceptable sous réserve d’améliorations futures. Mais parapher le texte en l’état n’est-ce pas courir le risque de mettre encore plus le pays à la merci d’institutions européennes dont la dévotion à l’orthodoxie néolibérale a conduit l’euro au bord du gouffre ? Ne s’agit-il pas d’une menace pour la souveraineté nationale comme pour l’Union européenne elle-même, qui risquerait de ne pas résister à un tel carcan ?

Au-delà même des appréciations des uns et des autres, l’important est de mettre les cartes sur la table. Marianne a donc décidé de lancer la grande confrontation en donnant la parole à quatre personnalités et en invitant ses lecteurs à dire ce qu’ils pensent du nouveau traité, de ses conséquences et de la manière dont il doit être débattu.

 

*Guillaume Bachelay : Enfonçons la porte de l'europe conservatrice

 

*Jacques Généreux : La règle d'or, règle des ânes

 

*Marie-France Garaud : Gouverner c'est savoir dire non

 

*Jean-Paul Besset : Le référendum ? Un faux nez des antieuropéens !

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L'euro en procès sur la blogosphère

L'euro en procès sur la blogosphère | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour notre blogueur associé Laurent Pinsolle, l'impasse économique dans laquelle se trouvent les pays de l'Union Européenne semble de plus en plus relayée sur le net. Et les analyses des anti-euro apparaissent très solides.

Roland Hureaux, blogueur et chroniqueur sur Marianne 2, a récemment publié un papier reprenant les dernières critiques formulées par Paul Krugman et Joseph Stiglitz, les deux prix Nobel d’économie progressistes. Le second affirme que «si l’euro survit, ce sera au prix d’un chômage élevé et d’une énorme souffrance, notamment dans les pays en crise». Selon lui «l’obstination des dirigeants européens dans l’ignorance des leçons du passé est criminelle».

Paul Krugman, qui tient un blog pour le New York Times, dans une interview au Spiegel, ridiculise le plan de croissance européen décidé il y a une semaine. Pour lui, «c’est un pistolet à eau contre un rhinocéros qui charge. Ce sont des choses ridicules et insignifiantes». S’ils ne militent pas formellement contre l’euro, les deux s’en approchent de plus en plus. Et Krugman vient de lancer un manifeste contre la rigueur pour mener des politiques de relance s’inspirant des années 1930.

Jacques Sapir dénonce un «sommet en trompe-l’œil ». Il juge le montant du pacte de croissance «parfaitement dérisoire»....

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mirocha17's comment, July 8, 2012 7:00 AM
parfaite désinformation, que cela arrangerait bien les américains si l'euro explosait et donc avec le chaos en europe, car s'il n'y avait pas le ciment de l'Euro, ce serait du chacun pour soi, s'il y a beaucoup d'avancées à faire, de correctifs,ne jetons pas la seule unité de l'Europe, ou bien alors, nous sommes devenus fadingues.. bien que les allemands avanceront quand la France engagera ses réformes structurelles, cad réduire la couverture sociale, réduire les fonctionnaires, son train de vie, il y 1/3 de moins en RFA et cela fonctionne, mais ce sont nos politiques qui sont des lâches ou incompétents au choix...
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Grèce libre?

Grèce libre? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Depuis Athènes d'où il raconte régulièrement le quotidien d'une Grèce en crise, notre blogueur associé Panagiotis Grigoriou apporte son analyse de l'élection du week-end. Avec recul et anticipation, malgré son immersion.

 

Respirez librement, respirez enfin librement, c'est la prise de la Bastille du bipartisme, l'effondrement du système collaborationniste du Pasok et de la Nouvelle Démocratie. Ce n'est qu'un début, les forces du Mémorandum, les forces de l'occupation ont été délégitimées par le vote du peuple. Nous avons résisté à la guerre économique et psychologique, nous n'avons plus peur du chantage, car le peuple grec sait désormais que les sommes prétendument prêtées à la Grèce dans le cadre des accords illégaux passés avec la Troïka, iront dans les poches de ces rapaces des marchés et aux banques. Nous pouvons désormais les menacer, et c'est aussi un message adressé à la chancellerie de Berlin. Le cobaye a bougé, il a crié, il a dit « Non ». Si finalement ils décident notre dynamitage, nous dynamiterons aussitôt toute la zone euro. Nos agents au ministère de l'Economie, vomissent chaque jour davantage la présence des contrôleurs Allemands au sein de leurs services. Les Allemands sont encore là, mais ils partiront par un vol direct Lufthansa, au départ de l'aéroport d'Athènes. Par la même occasion, tous les médias contrôlés par les armateurs ou par les promoteurs BTP, viennent de recevoir aussi une raclée historique, les peuple a préféré les ignorer. Il ont été délégitimés, ainsi que toute la politique du Mémorandum avec, bon débarras, la lutte continue. »

Voilà en résumé, la prose du journaliste Georges Trangas ce matin sur la radio Real-Fm....

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Grèce: «Salopards, nous mourrons de faim. Pourquoi ?» dit-on aux CRS

Grèce: «Salopards, nous mourrons de faim. Pourquoi ?» dit-on aux CRS | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Quand certains scandent qu'ils ne veulent plus être sauvés, d'autres veulent incendier le Parlement.

 

Athènes ; sous le Mémorandum II et sous la pluie. Lundi, les passants s'arrêtaient un instant devant les écrans. En direct : l'Eurogroup et le nouvel accord nous concernant. En face, les boutiques vendaient du carnaval pour quatre sous. Comme nos parlementaires automates avec la démocratie.

 

Se tirer:

C'est annoncé pour le 1er mars : la fin des salaires encore entiers, la fin des retraites, et la fin de la dignité, mais pas encore la leur. La Constitution violée doit être modifiée au plus vite pour s'aligner sur le droit anglais des « créanciers », ainsi Theodoros Pangalos, vice Président du Conseil, déclare sur Europe 1 qu'il a toujours été partisan de l'abandon de la souveraineté.

Depuis le Mémorandum II je crois bien que les suicides deviennent plus fréquents, ou sinon, c'est la presse qui en dit davantage. En tout cas, sur l'île d'Eubée, un homme de 56 ans se tire une balle, seul sur la plage, car selon le reportage « ce père de deux enfants, rencontrait des problèmes financiers... ». Apparemment, le Mémorandum II n'apporte pas la pierre philosophale, donc... on se tire ailleurs... comme on peut, dans ce pays...

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La Hongrie devant ses juges, les médias et diplomates français face à eux-mêmes

La Hongrie devant ses juges, les médias et diplomates français face à eux-mêmes | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les récentes critiques à l'encontre des mesures du gouvernement de Viktor Orban montrent bien une chose : les médias français méconnaissent la Hongrie.

 Avec un usage immodéré de « l'amalgame et l'anathème », Henri de Montéty met en cause le traitement journalistique superficiel ou erroné de certaines informations. Sans compter sur « l'atonie » du corps diplomatique français, vraisemblablement révélatrice d'un manque de valorisation des spécificités culturelles de chaque pays européen.

 

La Hongrie a longtemps « posé un problème » aux médias français. Mais le problème semble en voie de résorption, comme en témoignent, coup sur coup, un long dossier dans le Monde (5-6 février) et un article dans la dernière livraison du Monde diplomatique (février).
Le cas hongrois rentre dans le rang : on lui consacre enfin des analyses approfondies. Le Monde — de même que Marianne2 il y a quelques temps — s’efforce d’expliquer la situation de la Hongrie à l’aune du changement de régime raté (à refaire).

Le Diplo distingue, quant à lui, au sein du programme politique d’Orban, ce qui relève de la droite et de la gauche et en fait, en guise de synthèse, un programme souverainiste (chacun peut avoir, bien entendu, son opinion sur un tel programme). Le Monde, en particulier, met en évidence les causes du rejet de la gauche libérale (affairisme, laxisme budgétaire, mensonges électoral)...

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Pourquoi la France n'a pas intérêt à copier le modèle allemand

Pourquoi la France n'a pas intérêt à copier le modèle allemand | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour Gilbert Casasus, professeur en études européennes à l'université de Fribourg en Suisse, il est normal qu'Angela Merkel affiche son soutient pour Nicolas Sarkozy.

Mais il est tout aussi normal de ne pas considérer que l'Allemagne est un bon modèle pour la France...

 

Il n’y a rien de choquant à ce qu’Angela Merkel soutienne Nicolas Sarkozy. Au contraire. En effet, il est souhaitable que les personnalités politiques dépassent leur propre appartenance nationale pour soutenir au-delà des frontières leurs amis politiques. C’est là faire preuve d’un véritable sentiment européen, c’est là apporter sa contribution à la citoyenneté européenne. C’est là mettre aussi fin à cette hypocrisie conservatrice qui voudrait que l’on ne se préoccupe pas de la politique intérieure de ses voisins. N’importe quel socialiste reste aussi socialiste, qu’il soit français ou espagnol ; n’importe quel chrétien-démocrate reste chrétien-démocrate qu’il soit allemand ou belge. Et qu’Angela Merkel vienne prêter main forte à son ami politique Nicolas Sarkozy, cela paraît d’autant plus normal que ces deux dirigeants européens partagent les mêmes idées de droite....

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Crise : d'Athènes à Paris-Témoignage

Crise : d'Athènes à Paris-Témoignage | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Un œil un peu avisé. Un vol Athènes - Paris. Et le constat d'une différence d'ambiance. L'anthropologue et blogueur Panagiotis Grigoriousur nous fait vivre le quotidien d'une Grèce en crise...

 

Mercredi matin à Athènes on se demandait s'il y a grève. « Non, c'est pour demain ». Elle sera générale. Ou presque. La première … papadémique.
Les journalistes en revanche, étaient déjà en grève. Pas d'infos au réveil. Après tout … ce n'est pas si mal. Une épouse fatiguée reprend vite son mari, l'air blasée : « C'est mieux sans nouvelles, je ne veux plus rien savoir, que des catastrophes ….». Il a aussitôt hoché sa tête, compréhensif, la tristesse déjà dans les bagages. En route vers l'aéroport par le Proastiakos, sorte de RER aux wagons propres et neufs. Tarification spéciale aéroport, 8 euros. En revanche ni portillon automatique, ni contrôleur...

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Les Européens font comme les Shadoks, ils creusent, ils creusent...

Les Européens font comme les Shadoks, ils creusent, ils creusent... | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les dirigeants européens réunis à Bruxelles ont décidé de la recapitalisation des banques. Il faudra trouver 110 milliards d'euros. Mais les solutions trouvées ressemblent au gag d'uun feuilleton célèbre diffusé au temps de l'ORTF, lorsqu'on ignorait ce qu'était une crise financière....

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Allemagne : un clone de Schröder ?

Allemagne : un clone de Schröder ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le candidat du SPD à la chancellerie veut instaurer la «justice sociale». En reniant ses positions passées...

 

Peut-on faire des ménages - à 25 000 € la conférence - chez les banquiers et être le candidat de la «justice sociale» ? Le social-démocrate Peer Steinbrück, désigné lundi 10 décembre candidat à la chancellerie du SPD pour les élections de 2013, n'y voit pas de problème : «Qu'est-ce que mon compte en banque a à voir avec ma volonté de procurer un salaire convenable aux gens ?» C'est donc sans complexes et sous les applaudissements nourris de son mentor Gerhard Schröder que Peer Steinbrück a présenté son programme de campagne contre Angela Merkel. Il veut instaurer un salaire minimum légal, fixer des quotas de femmes dans la direction des entreprises, imposer les plus riches, séparer les activités de banque de détail et de banque d'affaires, augmenter le budget de l'éducation, ou encore, pour ceux qui auront cotisé quarante-cinq ans, ramener l'âge de la retraite à 63 ans. Bref, un vrai programme de gauche.  

Pourtant, au vu de ses antécédents, peut-on croire que si Peer Steinbrück est élu, c'est bien la politique qui sera menée à Berlin ? Beaucoup, ici, en doutent. «Il y a beaucoup de Schröder dans Steinbrück», explique le politologue Heinrich Oberreuter. En effet, Peer Steinbrück incarne la continuité avec l'agenda 2010, le train de réformes libérales du marché de l'emploi lancé en 2005 par le chancelier Schröder et poursuivi lorsque lui-même était le ministre des Finances d'Angela Merkel, dans un gouvernement de coalition (2005-2009). S'il a abouti à restaurer la compétitivité du pays et à faire reculer le chômage (6,1 %), cet agenda 2010 a conduit à une explosion des inégalités entre riches et pauvres....

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Crise grecque : l'adieu à la classe moyenne...

Crise grecque : l'adieu à la classe moyenne... | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La société grecque est en pleine mutation. D'après notre blogueur associé Panogiotis Grigoriou, on observe de moins en moins de mixité sociale dans les rues d'Athènes.

Il va jusqu'à affirmer que la situation mènera à une disparition pure et simple de la classe moyenne...

 

Les chefs Troïkans, ont quitté paraît-il précipitamment le territoire de notre baronnie vendredi soir (21/09). Les journaux et les écrans de l'éphémère, ont, une fois de plus, sonné les trompettes de l'imbroglio : on apprend alors que «Samaras résiste, la preuve : il n'y aurait pas d'accord finalisé entre le gouvernement et la Troïka», ou sinon au contraire que «tout serait suspendu aux élections américaines». Il n'en est rien en réalité, et c'est ainsi que nombreux sont ceux qui n'accordent plus tellement d'importance aux états d'âme des journalistes. «Bien plus encore lorsque les temps sont sombres et qu'il convient d'avoir des choses la plus large vision possible», dira le poète (Elytis). Sauf que cette vision nous fait encore défaut. Les sujets grecs, réalisent du moins que les «grands» journalistes, dépendent du... «tiers-payant» de la bancocratie, et par conséquent, de sa mise en scène tirant parti des jeux d'ombre et de lumière pour nous subjuguer. Ils en deviennent (les) placébos, ou (les) puissants psychotropes, c'est selon, surtout dans cette usure accélérée et finalement la mort (dans toutes ses étapes) que nous constatons chaque jour autour de nous. Âge alors des extrêmes à répétition après un court répit. Pour l'homme, les temps furent toujours hélas maigres et il faut sans cesse lutter pour (provisoirement) éliminer toute forme de boursouflure et de démesure. Comme avec le méta-capitalisme que nous digérons en ce moment avec ses écorces et ses noyaux. Éliminer donc... si possible...

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Ô généreuse BCE !

Ô généreuse BCE ! | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Quand la Banque centrale européenne se lance dans la charité, le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle ne fait pas les choses à moitié. Des sommes qui donnent le tournis...

La BCE vient de frapper fort dans le petit monde du mécénat et de la charité! C'est un communiqué de presse de la Banque centrale européenne qui nous apprend la fracassante nouvelle: une «initiative caritative» à destination d'associations des dix-sept pays de la zone euro. Le montant de ces dons donne le tournis : 110 500 euros... soit 6 500 euros par organisation caritative. La bonté n'a visiblement pas de limite à la BCE. L'argent versé provient en réalité de fonds reçus par les membres du directoire de la banque centrale, dont son président, Mario Draghi.

Le communiqué explique sans plus de précisions: «conformément aux règles éthiques adoptées par la BCE, les membres du personnel ne peuvent accepter pour eux-mêmes des rémunérations de la part de tiers pour des activités extérieures» liées à leur fonction ou au sein de la banque......


Via Alcofribas
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Grèce : le système de santé est en train d'exploser

Grèce : le système de santé est en train d'exploser | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La situation ne cesse d'empirer en Grèce, où les habitants sont confrontés à une pénurie de médicaments.

Panagiotis Grigoriou, notre blogueur associé, décrit leur détresse tout en dénonçant l'aveuglement de «ces docteurs Folamour de l'hyper-capitalisme» dont Pierre Moscovici fait partie à ses yeux.

 

En nous réveillant ce matin, nous avons appris que nous sommes tous Lettons. Nos commentateurs radiophoniques ont ainsi découvert les dernières déclarations de Christine Lagarde, lors d'une interview accordée au journal suédois Svenska Dagbladet. Pour résumer, elle a affirmé que nous devrions nous inspirer de l'exemple des politiciens lettons qui se sont pliés au programme du FMI. Contrairement à la Grèce, les réformes ont été largement acceptées.

«On nous raconte que nos politiciens sont bien sages car ils acceptent toutes les décisions des Européens, c'est à dire des Allemands, sans même protester. Cela fait vingt-trois ans que nous attendons une amélioration. Nos salaires mensuels s'élèvent à 150 euros ou, au mieux, à 300 euros. C'est une honte ! Nous mourons à petit feu aussi, et voilà que vos politiciens et les Allemands vous ordonnent d'accepter les salaires bulgares, non, et encore non, nous n'en voulons plus chez nous non plus, ils veulent écraser nos peuples, c'est évident. Chez vous, il y a certains riches mais ils se disent en difficultés, mon salaire de femme de ménage a été diminué, sauf que la dame pour qui je travaille vient d'acheter un nouveau chien à 350 euros, et ce n'est pas terminé, il faut encore payer pour qu'elle le fasse vacciner. Je retourne chez moi en Bulgarie me changer les idées en juillet, et qui sait, j'y resterais peut-être... Bien, voilà c'est pour ce médicament, vous l'avez encore ?»....

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«Quel avenir pour la Grèce sous le IVème Reich allemand ?»

«Quel avenir pour la Grèce sous le IVème Reich allemand ?» | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Encore un suicide politique en Grèce, où la crise de l'euro fait des ravages. A dix jours des élections législatives anticipées, notre blogueur associé Panagiotis Grigoriou décrit le positionnement des médias et l'état d'esprit des Athéniens, rongés par la peur de l'avenir

 

« L'argent coule à flots. Les tenants de la Baronnie arrosent ainsi notre petit monde médiatique restant. Les élections sont pour bientôt. » Telle fut l'analyse de Giorgos Trangas ce matin (radio Real-FM) sur ses collègues journalistes, sans les nommer.

En dehors de ce que Trangas peut soutenir, c'est un fait désormais « visible », car le dilemme (et/ou le chantage), ne tient plus qu'à un seul fil :

« Quelle peut-être la chance de la Grèce, en dehors de la famille européenne et de la zone euro. Comme si voter pour ou contre définira le maintien du pays dans la zone euro. Seulement, ce maintien, tout comme son contraire, résultera sans doute de la destruction de notre économie et de notre société. Mais puisque ce dilemme est posé par les forces autoproclamées "de la responsabilité", à savoir le PASOK et la Nouvelle démocratie, plus leurs "restes" qui s'y collent, levons alors les yeux vers le paradis de l'euro-zone.

Regardons enfin en face cette "Sainte famille" européenne de la solidarité, des volontés et des visions communes ! C'est cette "famille" qui prétend ramener la Grèce sur le droit chemin, exigeant de notre pays, une austérité à hauteur de 7% de son PNB, (en réduisant dramatiquement les salaires, les retraites, le budget de la santé ou de l'éducation et ainsi de suite)...

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Avec le chômage des jeunes, l'émigration devient une option en Italie

Avec le chômage des jeunes, l'émigration devient une option en Italie | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Il y a bien moins de jeunes en Italie qu'en France. Pourtant, être jeune et Italien, c’est réunir suffisamment de critères pour s’assurer… d’être au chômage. Dans la botte, 31% des jeunes de moins de 25 ans sont sans emploi (1).

 Un record bien au-dessus de la moyenne européenne et qui complique la vie des jeunes transalpins, obligés d’accepter petits boulots ou stages en attendant mieux.

 

Cecilia a 24 ans, un diplôme petite enfance obtenu l’année dernière… et un moral en berne. En cause, un emploi sous-payé qui ne correspond pas à ses qualifications. «Quand j’ai obtenu mon diplôme, j’ai cherché un travail pendant presque un an. Impossible de trouver. On me disait toujours : "On vous rappellera".
Mais évidemment le téléphone ne sonnait jamais», se souvient-elle, amère. «C’est comme si nous, les jeunes, on ne comptait pour rien dans ce pays»...

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Grèce : « Derrière le guichet automatique, il y a la soupe populaire »

Grèce : « Derrière le guichet automatique, il y a la soupe populaire » | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Jour après jour, Panagiotis Grigoriou peint le tableau d'une Grèce affaiblie et isolée, marquée par le chômage, la pauvreté et l'exil.

Aujourd'hui le blogueur revient sur le démantèlement du pays entre la Russie, la Chine et l'Union européenne, à l'heure où le chômage concerne quasiment la moitié de la population active. Chronique d'une société qui ne croit plus en ses dirigeants, ni (presque plus) en elle-même.

 

Crète, Thessalie, faubourgs d'Athènes. En deux jours, trois nouveaux suicides réussis s'ajoutent à une liste déjà longue. On y prête attention, mais sans plus. Les ministres Papadémiens s'initient à … la planète des pauvres à leur manière. Stupéfaction de plus d'un ces jours-ci, à prétendument découvrir l'effroyable réalité des tyrannies à peine voilées du Troïkanisme. Fausse stupéfaction : « Alors comment ? Le peuple a-t-il si faim ? »
Car la faim est aussi une tyrannie politique, pour nous c'est désormais évident...

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Allemagne: la culture sacrifiée sur l'autel de la croissance?

Allemagne: la culture sacrifiée sur l'autel de la croissance? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Allemagne, le moteur européen, le grand champion de l'emploi et du triple A, manque-t-elle de consistance ?

Culturellement parlant, sans doute, car « l'Allemagne d'aujourd'hui est beaucoup plus ennuyeuse que par le passé », souligne le chroniqueur Gilbert Casasus. C'est la question du « paradoxe allemand », à savoir comment un pays économiquement riche s'est appauvri sur le plan culturel et intellectuel....

 

Aujourd’hui, la République fédérale s’est aseptisée et rares sont les idées progressistes qui prennent racine sur son territoire. Les Verts se sont assagis, les pacifistes pacifiés, les féministes calmées, et les antinucléaires rangés du côté du gouvernement, trop heureux de la décision d’arrêter d’ici quelques années la production électrique issue des centrales atomiques.

Et plus encore, les polémiques sur la seconde Guerre mondiale ont été rangées dans les tiroirs de l’histoire. Génération oblige, plus aucun jeune allemand ne doit s’interroger sur le rôle de ses parents à l’époque de la Seconde Guerre mondiale. Libérée du fardeau du passé, la jeunesse allemande d’aujourd’hui est aussi intéressante ou aussi peu intéressante que ne l’est n’importe quelle jeunesse européenne.

Plus encline à exprimer sa sympathie envers « les pirates » de l’Internet, elle n’a plus rien qui la distingue vraiment de celle des autres États partenaires de l’Allemagne....

 

Aujourd’hui économiquement en pointe, la République fédérale d’Allemagne a quelque peu perdu de sa superbe sur le plan des idées. C’est là son paradoxe de ce début du 21e siècle. Mais peu nombreux sont les observateurs et spécialistes de l’Allemagne à l’avoir reconnu.
Parce que les clichés ont décidément la vie dure, l’image de l’Allemagne reste encore trop souvent celle d’un pays où se mêlent fierté économique et richesse philosophique. Si la première persiste, que dire de la seconde ?

A l’exception de quelques noms, comme ceux de Rüdiger Safranksi, Peter Sloterdijk, Axel Honneth ou Julian Nida-Rümerlin, les philosophes allemands de ce début du 21e siècle n’ont pas fait oublier leurs illustres aînés. De surcroît, certaines de leurs prises de position sont pour le moins discutables. C’est notamment le cas de celles de Peter Sloterdijk qui, déjà naguère favorable à l’instauration « d’une domestication de l’homme (à travers) un élevage du parc humain », s’en prend depuis 2009 à l’impôt sur le revenu.

 

Ses analyses ne sont, de loin, pas partagées par tous ses collègues. Certains, tel Axel Honneth, préservent encore l’esprit de la philosophie critique allemande dont l’école de Francfort a écrit ses plus belles pages. Néanmoins, la pensée de Sloterdijk ne demeure pas sans incidence sur cette Allemagne moderne qui, s’éloignant à grandes enjambées de « l’économie sociale de marché », accepte désormais la précarité et le sous-emploi...

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L’axe Berlin-Paris contre l'indépendance des peuples européens ?

Les banques et leurs filiales avivent les conflits entre les intérêts nationaux, constate Jean-Pierre Alliot. Pour lui, l’Europe promise de la démocratie et de la paix apparaît comme une union instable qui dévore les nations et contraint leurs habitants à payer tribut aux financiers des pays les plus puissants....

Les deux berceaux de l’Europe, l’Italie et la Grèce, ont été privées de leur droit d’évincer elles-mêmes leurs gouvernements faillis et de les remplacer par des gouvernements indépendants des banques. C’est le conseil européen qui, le 26 octobre dernier, a mis fin à l’indépendance relative dont jouissaient encore, au moins formellement, ces deux nations. Le projet de référendum a été aboli, le Premier ministre grec et le président du Conseil italien ont été déposés puis remplacés par deux satrapes.

Comparaison n’est pas raison, certes, mais l’actualité présente parfois de telles analogies avec l’Histoire, qu’elle provoque la réflexion et permet parfois de discerner les tendances profonde des forces en présence et de caractériser, de voir clairement une réalité masquée par les images floues des déclarations officielles prononcées dans des conférences de presse théâtralisées...

 

Après l’Irlande, les marchés ont donc eu raison de la Grèce et de l’Italie. Les marchés ? Dans chaque pays, quelques dizaines de milliers de propriétaires de grandes fortunes et leurs gestionnaires dans les banques, qui se font concurrence et s’affrontent là où s’achètent et se vendent les biens : les bourses de valeurs. Leurs initiatives, qui sont en général des réactions à la crainte de perdre une part de ce qu’ils possèdent, les unissent dans des réflexes moutonniers et participent à ce qui les constitue en couche dominante des classes possédantes.
Couche dominante ? Dictatoriale, pratiquement. L’Italie « a besoin de réformes, pas d'élections » anticipées si elle souhaite rassurer les marchés, a estimé le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. C’était le 11 novembre dernier…

 

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